Étiquetté ‘USA’
You make my day
Actu — Article écrit par Vittorio le 14 novembre 2012 à 20 h 35 minDes citoyens de la Louisiane, du Texas, du Montana, du Dakota du Nord, de l’Indiana, du Mississippi, du Kentucky, de la Caroline du Nord, de l’Alabama, de la Floride, de la Géorgie, du New Jersey, du Colorado, de l’Oregon, de New York, etc. demandent sur le site « We The People » mis en place par l’administration Obama qu’elle accorde à leur État un retrait pacifique des États-Unis d’Amérique. 40 États sont concernés par ce mouvement inédit qui commence à prendre de l’ampleur : ce mercredi à 18h, plus de 97 000 Texans demandaient la sécession (soit près de 4 fois le nombre minimum pour un examen de la part de la Maison blanche), comme 33 000 Louisianais, 29 000 Floridiens ou 26 600 Tennesséen ! En Caroline du Sud, l’indépendance est réclamée par 20 000 personnes sur une pétition et plus de 13 000 citoyens sur une autre… Pour l’instant, la Maison blanche n’a pas réagi.
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Fofana, élève de Michéa
Sozial — Article écrit par Vittorio le 20 juin 2012 à 23 h 12 min- une employée US, Debbie Stevens, donne son rein à sa patronne puis se fait licencier pour absentéisme (c’est beaucoup, beaucoup plus subtil que ça* en réalité, mais basons-nous sur la « version officielle ») : « morale libérale en application » selon l’ex-prof montpelliérain ! Pourtant rien de libéral là-dedans, l’employée est juste naïve, et sa patronne une salope (en attendant ledit procès, mais d’ici là, n’est-ce pas). Toute l’Amérique « libérale » en a été scandalisée ? Rien n’y fait pour Michéa. Et d’ailleurs, dans un pays de régime socialiste, il n’y a plus de naïfs et d’enculés, c’est bien connu, ni de faits divers. Cet exemple qu’il sort littéralement de la manche courte de son tee-shirt Che Guevara avait pour but d’expliciter la logique de « don et contre-don », et donc son absence aux Etats-Unis, très largement fumeuse. Là où-aux USA- le don d’organe est ce qu’il y a de plus libre et gratuit, Michéa ne trouve rien de mieux à répondre que cet exemple, et donc d’affirmer que le socialisme, c’est à dire la solidarité forcée par l’impôt (et donc la force), ou la sécu, ou les machins administratifs tentaculaires, c’est vachement mieux. Et ça inciterait énormément à se sentir redevable vis à vis des autres. C’est évidemment l’inverse (soit le « dû et contre-dû »). En pays socialiste personne ne donne de rein. Mais tout le monde en attend un de l’Etat.
**livres saints de l’Islam, où lorsqu’il est dit que Mahomet a fait torturer un juif pour qu’il dise l’endroit où un trésor était caché, et bien…c’est un passage non sourcé, et probablement dû aux juifs. Des savants que ça s’appelle. Que des muzzs crient Khaybar ! Khaybar ! lorsqu’ils croisent de la Kippa est tout à fait innocent. Ou c’est de la faute des traders.
Étiquetté : don, fofana, islam, michéa, morale, USADe l’exploitation des crises humanitaires et du dilemme des gouvernants
Politique — Article écrit par Vae Victis le 20 juillet 2011 à 19 h 13 minIl est toujours difficile pour un pays touché par une crise réelle ou supposée telle, comme une famine, des troubles intérieurs, des catastrophes naturelles : raz de marée, tremblement de terre, ouragan, incendie de forêt… de réagir face à l’extérieur de manière appropriée. Il s’offre à ce pays deux opportunités, ce qui ressemble à un véritable dilemme, soit accepter l’aide internationale que la communauté éponyme ne manquera généralement pas de proposer, soit en connaissance de cause refuser cette aide. De toute façon quelque soit l’alternative choisie, dans les deux cas c’est jouer perdant – perdant. En cas d’acceptation de cette aide internationale, le pays touché fera démonstration de sa faiblesse, qu’il est incapable de répondre par lui même aux besoins de sa population, qu’il est débordé, et qu’une aide extérieure d’urgence s’impose pour lui venir en aide ; interprétation qui peut être légèrement problématique quand on est par exemple la première puissance mondiale, et qu’on tente de maintenir son leadership et son prestige. Il reste toujours la possibilité à ce pays, de refuser cette aide internationale, peut-être même souvent n’en a-t-il pas réellement besoin, celle-ci se révélant peu appropriée et superflue. Oui c’est une possibilité, mais dans ce cas il s’expose à subir les reproches voire plus de la communauté internationale dans son ensemble, et des pays qui lui sont déjà hostiles en particulier qui profiteront de l’occasion. On ne manquera pas de mettre en parallèle les souffrances des victimes, des populations démunies, la désorganisation des secours qui est inhérente aux catastrophes imprévues de plus ou moins grande ampleur, et le refus de l’aide internationale, comme si celle-ci la plupart du temps aurait changer quelque chose. Mais la question n’est pas là, nous sommes déjà dans la récupération politique mêlée à une atmosphère d’humanisme huileux, avec comme motifs d’indignation le désespoir de ces gens qui seraient abandonnés à eux-mêmes, le gouvernement du pays unanimement vilipendé se retrouve taxés de tous les maux ; par égoïsme, peur de perdre la face en avouant son incompétence, par nationalisme mal placé, celui-ci préfèrerait laisser souffrir sa population. Pour éviter ce type d’attaques il est généralement plus prudent de mettre son amour propre de côté, et d’accepter les tentes, les couvertures, les vivres, les sacs de riz, et les humanitaires encombrants, quelque soit l’usage qu’on compte en faire et l’utilité de tout ce bric-à-vrac.
Citons quelques exemples qui ont ces dernières années marqués l’actualité mondiale :
En 2002 une famine était censée menacer la Zambie, les agences de l’ONU prévoyaient déjà des millions de morts, en réalité cette famine effroyable n’était rien de plus qu’une disette localisée, que les autorités nationales étaient tout à fait capable de résorber, ce qu’elles firent d’ailleurs par la suite avec succès. Mais le mal était fait, l’aide internationale était en branle, les journalistes en mal d’enfants squelettiques arpentaient déjà le pays, les humanitaires débordant de solidarité pan-africaine ne demandaient qu’à suivre. Le gouvernement zambien pour ne pas déséquilibrer ses marchés agricoles par l’arrivée massive d’une aide alimentaire gratuite, risquant de mettre en faillite de nombreux agriculteurs, pris la décision controversée de repousser les propositions américaines, généreuses autant qu’intéressées puisque c’est pour eux une façon d’exporter leurs surplus agricoles. L’humanitarisme étant une attitude tellement établie dans les esprits, que le gouvernement ne prit pas le risque d’exposer ses véritables inquiétudes, et argua pour se justifier, et plaire aux européens qu’il refusait les céréales américaines parce qu’elles contenaient des OGM, ce qui pourrait nuire à la santé de la population. La Zambie fut alors alors prise à partie de manière très virulente en particulier par les autorités américaines, celles-ci allant jusqu’à la menacer. L’ambassadeur des États-Unis en Zambie n’hésita pas à déclarer avec la dignité qui lui est échu, de cette voix qui porte en soi la responsabilité du monde : « Les dirigeants qui refusent à leur peuple l’accès à l’aide alimentaire doivent être poursuivis pour les crimes contre l’humanité les plus graves. » Le tribunal de Nuremberg n’était pas loin.
Fin 2004 c’était au tour de l’Inde frappée par le tsunami de subir une campagne de dénigrement, après avoir refusé l’aide que presque tous les autres pays du Sud-Est asiatique avaient acceptés. Malgré le choc initial, l’Inde pays à l’échelle d’un sous-continent, de par sa profondeur géographique pu surmonter par ses seuls moyens cette épreuve ; les destructions s’étendant seulement sur quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres à l’intérieur des terres selon la topographie du terrain sur la côte Est du pays, ce qui présentait il est vrai une double difficulté, de fortes densités de population, et des zones littorales jouant un rôle vital pour les économies locales et nationales. Mais une fois les moyens transférés et une organisation mise sur pied, le gouvernement s’en tira de façon honorable, une intervention extérieure disparate et bien souvent inappropriée n’aurait de toute façon pas améliorer la qualité des secours. Les médias et les professionnels de l’humanitaire toujours à l’affût de chair fraîche ne manquèrent pas de pousser des cris d’orfraies, et d’instrumentaliser les victimes, reprochant son irresponsabilité au gouvernement indien, qui sacrifiait sur l’autel de ses ambitions régionales le sort des malheureux. Foutaise, mais il ne fait pas bon s’élever contre la machine humanitaire, qui a pour elle le monopole du cœur.
Et pour finir le type même du pays qu’il ne pensait sans doute jamais se retrouver en situation d’avoir recours à l’aide internationale, d’avoir à déplacer et héberger autant de réfugiés, de se retrouver ainsi débordé tel un pays du Tiers-monde. Pourtant avec une ville d’un million et demi d’habitants submergée par les eaux, auquel s’ajoute une bande côtière s’étendant de la Floride à la Louisiane ravagée, les Etats-Unis furent la victime totalement inattendue. Les Etats-Unis ont il est vrai bien plus l’habitude d’aller secourir des population menacées au quatre coins du globe, que d’être eux mêmes secourus. Une fois n’est pas coutume, la solidarité internationale joua cette fois en leur faveur, bien que le seul réel besoin exprimé par l’Administration Bush fut celui de l’approvisionnement pétrolier, les installations du golfe du Mexique assurant 15% de la consommation américaine étant inutilisables sur le moment. Mais le gouvernement déjà fragilisé pour sa gestion de la crise, opta pour la solution susceptible de faire le moins de vague possible, Condie annonça que les Etats-Unis accepteraient toute aide, d’où qu’elle vienne. Il semble pourtant que cette annonce fut contrariée à deux reprises, celles de Cuba et du Venezuela un rien provocatrices restèrent lettre morte. Les offres d’aide venant du monde entier ont afflué, la France a mis à la disposition des Etats-Unis notamment huit avions, deux navires, 600 tentes et 1.000 lits de camp. L’Union européenne a renouvelé ses propositions d’aide, y compris en puisant si nécessaire dans ses réserves pétrolières. Le Japon pays de tolérance et générosité, tout en restant digne s’est engagé à offrir 55 millions de yens aux régions touchées par le cyclone Katrina. Ect…
Sur la scène internationale, et tout particulièrement en France on ne manqua pas d’interpréter la situation de la Nouvelle-Orléans et l’acceptation de l’aide comme le symbole de l’Amérique, ce « géant aux pieds d’argile », qui à la moindre difficulté plonge dans l’anarchie, démonstration de l’échec de son système social, de cette Amérique raciste, délaissant ses pauvres, noirs, abandonnés par l’Etat américain. Les Etats-Unis victimes à leur tour du réchauffement climatique qui dévaste déjà le reste de la planète ; pays fracturé qui n’a que l’apparence de la puissance, qui gaspille ses maigres forces en Irak. Dans bien des cas les commentaires furent l’expression d’une haine anti-américaine, n’offrant que peu de retenue une fois la surprise passée. N’imaginons même pas ce qu’il serait arrivé, et à quels extrêmes nous serions arrivés dans l’exploitation hystérique et démagogique de ce désastre si l’Administration Bush avait refusé l’aide étrangère, ce refus devenant directement responsable de la situation de la ville et de ses habitants, le nationaliste va-t-en guerre Bush assoiffant, affamant, noyant, tuant, pillant lui même la population, au lieu de chercher à la sauver.
Le Texas montre la voie
Mutation — Article écrit par Nicolas le 23 mai 2010 à 13 h 46 minLe Texas Board of Education, qui décide des programmes scolaires dans cet État américain, a voté de nouveaux standards qui se rapprochent grandement des conceptions conservatrices dans le domaine des sciences sociales, rompant avec une tradition de gauchisme — appelé libéralisme aux États-Unis — qui, pour être moins prégnante que dans notre désastreuse Éducation (sic) nationale (re-sic) n’en est pas moins pernicieuse.
Parmi les nombreux changements qui concernent les programmes éducatifs du primaire et du secondaire, les élèves du Texas vont notamment être encouragés à remettre en question la « séparation de l’Église et de l’État », formule à laquelle les démocrates tiennent et qu’ils ont multipliée ces derniers temps dans l’espoir de l’imposer aux esprits pour peut-être la faire adopter légalement dans quelques années, alors qu’elle est clairement contraire à la Constitution américaine et à tout ce que l’on sait des Pères fondateurs.
Les nouveaux programmes évoqueront d’ailleurs de manière beaucoup plus approfondie la tradition chrétienne des Pères fondateurs, et mettront l’accent sur les succès des dirigeants conservateurs et du libre marché. Les élèves apprendront également que l’intervention de l’État peut facilement devenir un frein à l’innovation et à la prospérité, que les idéaux américains sont bénéfiques pour la planète et que des organisations internationales telles que les Nations unies peuvent constituer une menace pour la liberté individuelle. Que des bonnes choses, vous dit-on.
Le gouvernement américain sera désormais qualifié de « république constitutionnelle » plutôt que « démocratique », ce qui semble particulièrement choquer nos bonnes âmes européennes, lesquelles oublient un peu vite les multiples textes de Jefferson qui établissent que le modèle qu’il avait en tête pour son pays était Sparte bien plus qu’Athènes, comme le prouvent ses nombreuses citations de la Guerre du Péloponnèse
où Thucydide décrit la désastreuse transformation d’Athènes en démocratie d’opinion ploutocratique. Et la liste est encore longue. Le Dallas Morning News ne tourne pas autour du pot et estime de manière très directe que plusieurs des changements prévus aux programmes « ont clairement une teneur politique et philosophique à bien des égards » : cela ne nous change-t-il pas de tous ces abrutis de droite qui, en France, n’osent pas porter le fer dans l’Éducation nationale en y brisant une bonne fois le pouvoir des syndicats et des pédagogues et en démantelant une structure nationale qui n’a plus de sens et qu’il serait urgent de régionaliser pour en accroître l’efficacité ? Ce qui serait également une manière d’en limiter le pouvoir de nuisance et de lui rendre sa seule mission légitime : transmettre des connaissances, et non former des zombies-citoyens endoctrinés.
Ces changements sont vus par la gauche américaine avec d’autant plus d’angoisse que les 4,7 millions d’élèves du système éducatif public du Texas ne sont pas les seuls concernés : le Texas est un État qui pèse lourd, et les éditeurs de manuels scolaires harmonisent souvent leurs manuels pour se conformer aux directives du board texan, quitte à faire quelques sections détachables dans leurs manuels pour les États qui le demandent expressément.
Le conseil d’éducation du Texas, qui est dominé par des conservateurs catholiques, a voté à neuf contre cinq en faveur des nouveaux programmes qui s’appliquent à l’école primaire et secondaire. Pendant les débats, certaines des idées les plus controversées ont été abandonnées, comme celle d’appeler désormais la traite des esclaves « commerce triangulaire atlantique » ; espérons que cela sera bientôt le cas, pour rééquilibrer un débat où les chouineries incessantes des descendants d’esclaves commencent à devenir insupportables ; près d’un siècle et demi après la fin de l’esclavage, il serait temps que les noirs d’Amérique et d’ailleurs cessent de se défausser sur cet épisode de leurs impuissances et de leurs tares communautaires.
Étiquetté : école, Texas, USA
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