Étiquetté ‘UMP’
Bidou pour la câlinothérapie à l’UMP
Citations — Article écrit par Bidou le 27 novembre 2012 à 11 h 45 minInterview de Bidou dans la Gazette de Maubourguet du jour :
Étiquetté : câlinothérapie, Copé, Fillon, UMPBidou, renvendiquez-vous toujours la victoire à l’UMP ?
Plus que jamais. Mais les grands medias ne m’écoutent pas. Je remercie d’ailleurs la Gazette de Maubourguet de me permettre de m’exprimer durant cette interview.
La douceur aurait été une solution ?
Ben meilleure que ce combat de coqs déplumés.
Que proposez-vous ?
J’ai d’abord pensé les inviter à un concours de qui a la plus grosse pour les départager, mais je me suis dit qu’Alain Soral risquait de revendiquer à son tour la victoire. Alors je ne vois plus du tout de solution, peut-être est-ce mieux que ce parti explose, qui avait été fondé en 2002 rien que pour faire ré-élire Jacques Chirac.
Quel rôle pouvez-vous jouer alors ?
Le parti Doux a toujours été indépendant. Nous n’avons jamais fait alliance avec personne, ou sur une base uniquement locale et en fonction d’une configuration électorale particulière, comme dans le cinquième arrondissement dont mon ami Jean Tibéri est l’élu. Mais nous nous préoccupons des adhérents, militants et même des sympathisants de l’UMP.
Trêve de langue de kapok, Bidou…
J’y viens : le parti Doux va mobiliser ses oursons, ses chatons, ses lapinous et même ses kikis et ses doudous pour mettre en place dans toute la France des cellules psychologiques afin d’assister les militants et électeurs de l’UMP dans l’épreuve qu’ils traversent. Nous n’abandonnerons pas des gens dont nous sommes malgré tout proches alors qu’ils sont dans le désarroi, qu’il ne savent plus vers qui se tourner et qu’à chaque journal télévisé, ils voient s’affronter Copé et Fillon, quand ce n’est pas Wauquiez et Mariani, ou même Tabarot et Pécresse.
Concrètement ?
Eh bien la grande force de la douceur, comme je l’ai toujours dit depuis mon petit livre doux, c’est d’être douce. Nous entendons donc promouvoir une assistance psychologique à base de câlinothérapie.
Pour tous les militants ?
D’abord pour les plus fragiles : jeunes militantes désemparées, femmes actives engagées mais qui se trouvent déboussolées par cette crise, mères de famille inquiètes pour leurs enfants. Quelques-uns de nos militants, qui par ailleurs sont anti-naturels, pourront s’occuper des vieux sénateurs saisis d’angoisse. Naturellement nous demanderons par voie de justice que soit saisie la subvention annuelle à l’UMP pour payer ces thérapies. Cela nous permettra de répandre la douceur encore plus avant dans notre société qui en a bien besoin. Enfin nous appelons en dernier recours à une bataille de polochons entre les deux camps qui se déchirent.
La douceur comme solution à tout ?
La douceur est toujours la solution. Elle peut-être câline, ferme, sévère, armée, ou même morale… mais oui, je crois qu’elle est une solution universelle. Si je ne le croyais pas, vous croyez que je serais en fourrure haute qualité, ignifugé, traité anti-acariens, anallergique, et fabriqué dans le Jura ? hein ? si je n’y croyais pas, je serais en peluche qui gratte fabriqué à Chang-ding-dong et bourré de substances volatiles dangereuses, du genre essence de fillonbenzène ou bacille de Copévici.
Tout de même Bidou, ces attaques ad hominem…
Je vous arrête tout de suite, ce ne peuvent être des attaques, et encore moins ad hoc minus comme vous dites. Je suis un nounours, je suis forcément gentil.
C’est vrai mais…
Mais rien du tout. Nounours = gentil. Vous n’allez quand même pas gâcher le noël de millions d’enfants, non ?
Certes non…
Parce que sinon nous manifesterons dans tout Maubourguet, vêtus de tenues de Noël, avec des balles de coton en guise de confettis, et distribuant des sucreries, tout en vous traitant de menteur et de honte de la profession au son des Ho ho ho ! Peut-être même de facho-copéiste. Et jusqu’à Marciac si on arrive à faire des chars décorés.
Bon… euh… … … c’est effectivement bientôt Noël… et… pour nos jeunes lecteurs, vous connaissez personnellement le père Noël, Bidou ?
C’est un bon copain, mais vous savez je le vois peu à cette période de l’année, car il est très occupé, évidemment. Courant janvier, traditionnellement je passe chez lui et nous évoquons la situation de la gentillesse, de la douceur et de l’innocence chez les enfants.
Et ça augmente ?
Non, ça stagne. Avec une décrue plus rapide en fonction de l’âge ces dernières années. Mais je récupère toutes les adresses des vilaines filles, que je passe voir quelques années plus tard, avec mon fouet, pour vérifier ce qu’elles sont devenues et les punir si elles ne se sont pas reprises. C’est de là que vient la légende, amusante au demeurant, du nounours fouettard.
Sénat : du latin senex, vieillard
Politique — Article écrit par Nicolas le 27 septembre 2011 à 11 h 37 minSéisme politique, imprévu, première fois… le basculement du sénat à gauche fait s’exclamer tout ce que le journalisme politique compte de garde-chiourme mis en place par la nomenklatura française, ceux-là mêmes qui n’ont pas tout à fait fini leur deuil après la perte de leur candidat DSK.
Les conséquences ne seront pas celles qu’ils disent. Mais ça on a l’habitude ; pour savoir ce qu’il ne faut pas penser il suffit, depuis plusieurs décennies maintenant, d’écouter ce crétin pontifiant de Duhamel. Instantanément vous savez quelle est cette pensée molle, pré-mâché, pré-digérée, ce brouet intellectuel, ce vieux fond de soupe refroidie que servent les médias au bon peuple qu’il s’agit d’éclairer. La pensée éditorialisée.
En gros Nicolas Sarkozy se trouve dans la position d’un François Mitterrand durant ses deux septennats ou d’un de Gaulle quand Gaston Monerville cherchait à le faire enrager. Quel changement cardinal dans la politique française ! quel affaiblissement extraordinaire et inédit pour le pouvoir !
Soyons sérieux deux minutes et faisons donc ici un travail minimal de compréhension pour éviter à nos lecteurs d’écouter Duhamel ou autres nuisibles de son espèce.
La majorité a perdu un Sénat déjà rétif — il y a peu d’assemblées autant composées de vieux notables conservateurs privilégiés hostile à tout changement un peu appuyé — c’est entendu. Soulignons d’ailleurs qu’on pourrait ici, après les catholiques à babouches, parler des jeunes à déambulateurs. Ça fonctionne de la même façon : un coréen écologiste pénétré de sa propre importance au point de prendre des airs de mandarin épanoui à double menton, c’est un vieillard qui s’ignore.
Est-ce un bien ou un mal pour la majorité ? Au chapitre des désagréments il faut mettre les commentaires des commentateurs qui commentent, qui glosent, qui nous expliquent que c’était le dernier grand test, etc. Rappelons tout de même que le corps électoral des sénatoriales est un peu particulier, composé de gens qui n’ont pas de problèmes à payer leurs impôts, qui vivent généralement dans les beaux quartiers des circonscriptions dont ils forment le corps électoral, dont le pouvoir d’achat est soutenu par des indemnités d’élus, dont la suffisance sociale est généralement bien replète et qui, pour certains, ne sont électeurs que parce qu’ils ont un beau-frère conseiller général ou parce qu’ils sont permanents politiques (cas des électeurs supplémentaires non élus dans les villes de plus de 30000 habitants). Rien à voir avec une vraie élection, donc, pour ces sénatoriales qui sont le pire reste d’un autre âge et sans doute le legs le plus pourri que nous ait fait la 3e République. Et la surprise dont ils se gargarisent ? voilà des mois qu’ils nous parlaient d’un basculement probable à gauche, sinon des années à la faveur d’élections locales, et maintenant ils nous présentent cela comme une surprise. Difficile de plus nous prendre pour des coings… bref un désagrément passager et une apparence de fragilité que l’ennemi monte en épingle. Est-ce si grave ?
Au chapitre des avantages pour l’UMP maintenant ?
D’abord l’agitation du bocal. L’UMP est mal partie, si tout continue dans l’état, elle va crever. Ce n’est pas le jacobin psychorigide Guaino qui va y changer grand chose en passant à la télé. Quand on se trouve dans cette situation, toute agitation du bocal où l’on meurt lentement est bonne à prendre : au pire le bocal sera assez remué pour qu’on y surnage peut-être, au mieux le bocal tombera par terre et éclatera. Avec une majorité inchangée de sénateurs UMP, d’où serait venue l’agitation ? Peut-être aurait-il fallu la créer en dramatisant je ne sais quoi. Mais retrouver une majorité de gauche dans une assemblée croupion est alors une bénédiction : on reclive la vie politique, on la bipolarise à nouveau — en trompe l’oeil naturellement — avec beaucoup plus de facilité : il suffit d’agiter devant ces sénateurs de gauche des propositions populaires ou simplement indispensables mais dont on sait qu’elles leur sont insupportables. La crise économique, l’immigration, l’insécurité, la justice, l’Europe, l’ours des Pyrénées, l’air en bouteille ou l’eau en boite, n’importe quoi en fonction de l’actualité peut faire l’affaire. Le tout est de jouer à fond la carte d’un Sénat conservateur alors qu’y prend la majorité le vrai parti conservateur de France, cette gauche française qui ne veut rien changer et pour qui, surtout privée de DSK, le monde s’est figé dans un État-providence bien gras vivant à crédit, quelque part entre 1981 et 1985.
Le gouvernment va donc pouvoir paraître à nouveau réformateur, audacieux, allant de l’avant et à peu de frais il va pouvoir rejeter sur les sénateurs ses impuissances. Le premier acte va sans doute être la fameuse règle d’or budgétaire, que le Sénat de gauche va devoir bloquer dans les formes, donc d’une manière politiquement exploitable par l’UMP.
Certes sept mois c’est peu pour enfoncer le clou d’une gauche archaïque, impuissante, conservatrice et qui ronchonne, rotant ses déjeuners de luxe dans les ors au goût quasi-libanais du Luxembourg. Mais sept mois c’est aussi très long face à un forcené de l’activité débordante, qui plus est pas malhabile politiquement, comme l’est Nicolas Sarkozy. Sans compter que les deux candidats qu’on nous présente gagnants au PS sont un ex-gros qui fait quatrième république de notables radicaux comme une caricature de Sennep ou une sectaire excitée qui, si elle gagne, devra sa victoire aux bataillons de Sud-éducation et aux permanents syndicaux qui avaient déjà truqué son élection comme premier secrétaire… dans le genre gauche conservatrice ils sont différents mais très bien tous les deux. Deux grands bourgeois d’ailleurs.
Dans ce dispositif, une pièce serait importante pour l’UMP : conserver la présidence du Sénat à Larcher. Tout est possible au Sénat, on peut très bien imaginer une assemblée faiblement de gauche avec un président franc-mac et qui a sans doute utilisé à bon escient les fonds dont il dispose… Une assemblée où la gauche est majoritaire et où l’ordre du jour reste dicté par l’UMP à travers le gouvernement et la présidence serait idéale pour Nicolas Sarkozy, alors qu’un président de gauche au Sénat pourrait dans une certaine mesure déminer la stratégie de l’UMP. La bataille en coulisse va être rude, et les sénateurs indécis vont pouvoir faire monter les enchères pour financer des tas de trucs utiles dans leur circonscription sans recevoir le moindre argent pour leurs campagnes politiques locales, et encore moins pour s’enrichir personnellement, vous pensez bien…
Comme il n’y a pas de petits profits, cela pourrait définitivement marginaliser les zozos centristes de Borloo en les faisant passer pour ce qu’ils sont : des gauchistes tombés à droite par malentendu, des ambitieux médiatiques sans électorat réel.
Enfin il va de soi que cette stratégie où l’UMP paraîtrait plus « droitière » et politiquement active — pure apparence encore une fois — fonctionnerait bien mieux le moment venu si Marine Le Pen n’avait pas ses 500 signatures.
Étiquetté : élections, France, PS, pseudo-événement, sénat, UMP, UMPSC’est cela
Politique — Article écrit par Nicolas le 25 mars 2011 à 12 h 23 minHenri Guaino, conseiller spécial de l’Elysée, a indiqué vendredi, à titre « personnel », qu’il ne voterait pas pour un candidat du FN aux cantonales et qu’il « pourrait voter pour le Parti socialiste » en fonction « des cas ». « Il y a des candidats du Parti socialiste pour lesquels je ne voterai jamais, et puis il y a des candidats du Parti socialiste pour lesquels je voterai sans états d’âme, ça dépend des situations », a-t-il déclaré sur i-TELE et Radio Classique. (source : LCI)

Valérie Boyer, charcutière hallal et casher ?
Politique — Article écrit par Nicolas le 3 février 2011 à 13 h 04 min
L’élue UMP du moment c’est Valérie Boyer (8e circonscription des Bouches-du-Rhône, adjoint au maire à l’inénarrable Jean-Claude Gaudin), qui, sous un langage plein de neutralité et d’égalité et de laïcité proposerait, ni plus ni moins, que l’Assurance maladie rembourse officiellement la circoncision rituelle :
Mme Valérie Boyer attire l’attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le cadre juridique de la circoncision pratiquée dans les règles de l’art par un chirurgien. Lorsque son indication est posée pour des raisons médicales (diagnostic phimosis), la circoncision est prise en charge par l’assurance maladie et fait l’objet d’une codification CCAM sous le titre posthectomie code JHFA009. Lorsque son indication est rituelle (signe d’appartenance religieuse pour les juifs et musulmans), la circoncision n’est pas prise en charge par l’assurance maladie puisqu’elle n’est dictée par aucune considération médicale. Elle revient entre 500 et 1000 euros à la famille qui la sollicite pour son enfant. Compte tenu de cet état de fait, nombre de circoncisions rituelles sont effectuées sous couvert d’une indication médicale car les familles ont tendance à beaucoup insister auprès du médecin voire même à ne pas décalotter l’enfant pour qu’il développe un vrai phimosis impliquant la prise en charge par l’assurance maladie. Le moindre coût financier de l’acte et la garantie qu’il soit effectué dans les règles de l’art, donc sans risque de complication en comparaison avec les méthodes artisanales, constituent les principaux arguments qui conduisent à ces détournements et aux fraudes à l’assurance maladie. Car la pratique ancestrale de la circoncision implique un taux important de complications (hémorragies, surinfections, plaies et mutilations du gland) nécessairement prises en charge par la sécurité sociale et générant un surcoût pour l’assurance maladie. L’évolution démographique et sociologique de notre pays pose la question de la place de cet acte chirurgical en termes de santé publique, de coût pour l’assurance maladie et de laïcité. En effet, en 2006, lors du congrès annuel de l’association française des urologues, un médecin de la CNAM avait évalué à 9 millions d’euros par an la couverture de cet acte pour l’ensemble du pays. Entre la prise en charge complète par l’assurance maladie ou par les familles de cet acte, une troisième voie serait envisageable impliquant la création d’un contrat d’assurance circoncision proposé à la naissance des enfants mâles et destiné à prendre en charge les frais de réalisation de l’acte chirurgical. Il pourrait être, en outre, envisagé sous certaines conditions préservant le principe de laïcité, une participation limitée de l’assurance maladie. Elle la remercie de lui faire connaître son avis sur le sujet et sur la possibilité de mettre en place un groupe de réflexion intégrant les différents partenaires (assurance maladie, professionnels de santé, associations d’usagers) afin d’élaborer un protocole clair et applicable à tous qui préserve la neutralité et l’égalité républicaine.
Le texte est abondamment cité et circule ici et là.
On notera que Valérie Boyer n’a rien pour m’être sympathique : avant de devenir homme de l’État et de vivre grassement sur nos impôts, Valérie Boyer ne faisait pas un métier bien avouable non plus, puisqu’elle travailla pour le monopole étatique de la Sécurité sociale, puis pour une agence régionale d’hospitalisation. Comme on le voit toute personne tant soit peu libérale ne peut que la trouver louche, puisqu’elle a fait toute sa carrière professionnelle et politique (elle est secrétaire de l’UMP à la santé) dans une administration qui est la principale source de nos maux et l’une des causes de plus en plus de privations de liberté, le coût aberrant de l’assurance maladie vendue de manière obligatoire par le para-État monopolistique servant de prétexte à ces privations. Si l’on considère que l’État, au delà de son illégitimité radicale, ne devrait à tout le moins pas s’occuper de santé du tout, cette femme est donc une sorte de cauchemar.
Néanmoins il semble bien que les laïcs qui s’offusquent se tirent une balle dans le pied. Valérie Boyer s’explique d’ailleurs assez longuement sur son site.
Au total, elle a permis que soit posée à l’Assemblée nationale la question des circoncisions rituelles frauduleusement remboursées car déclarées médicales. En soi c’est un progrès notable sur la situation antérieure, même si on ne se fera pas trop d’illusions sur le devenir de sa question et les effets qu’elle pourrait avoir.
On peut même lui reconnaître quelque courage d’avoir abordé ce sujet miné.
Reste à savoir qui s’en est pris ainsi à Valérie Boyer, instrumentalisant la « réacosphère » et ses annexes pour diffuser une information mensongère qui la présente comme voulant faire rembourser les circoncisions rituelles.
Le fil n’est pas bien compliqué à tirer. C’est le même qui fait que certains mouvements se présentant comme des champions de la laïcité contre l’islam se révèlent d’une discrétion remarquable quand il est question de l’abattage rituel. Pour eux, la limite de leur laïcité revendiquée est claire : quand les prescriptions de rituel hallal rencontrent celles du Lévitique, ils semblent être très moyennement combattifs. De même à propos de la circoncision et des fraudes importantes auxquelles elle conduit ; ainsi la tentative de discréditer Valérie Boyer quand elle aborde ce sujet s’explique aisément.
Étiquetté : Boyer, circoncision, UMP
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