Étiquetté ‘socialisme’


Sans le gras autour

Citations — Article écrit par le 3 avril 2013 à 14 h 08 min

Ce qu’il y a de bien dans le BQ, ici celui d’aujourd’hui, c’est qu’on obtient des infos exactes sans trop de gras autour :

M. CAHUZAC a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale et blanchiment de fonds provenant d’avantages procurés par une entreprise dont les services ou produits sont pris en charge par la Sécurité sociale, a annoncé l’un de ses avocats, Me Jean VEIL. Le blanchiment de fraude fiscale est puni de 5 ans de prison et 375000 euros d’amende. « Ce compte n’a pas été abondé depuis 2001 et l’essentiel de ses revenus provenait de son activité de chirurgien et accessoirement de son activité de consultant », a déclaré son avocat. M. CAHUZAC a été consultant pour l’industrie pharmaceutique après son passage comme conseiller technique au cabinet de M. Claude EVIN au ministère de la Santé (1988-1991). Les avocats de M. CAHUZAC, Mes VEIL et Jean-Alain MICHEL, évaluent le montant du blanchiment à environ 30000 euros. « Nous avons fait observer que les faits se rapportant à l’ensemble des recettes sont aujourd’hui largement prescrits », a ajouté Me VEIL. « Aucune mesure de cautionnement n’a été prononcée » contre M. CAHUZAC « qui s’est contenté de faire une déclaration aux juges », a poursuivi son avocat. Ce dernier « s’est engagé à ne faire aucun recours contre les investigations qui seront menées en Suisse », a-t-il poursuivi.

(…)

La mise en examen de M. Jérôme CAHUZAC, en fragilisant la majorité, conduit à de nouvelles interrogations quant à la longévité du gouvernement conduit par M. Jean-Marc AYRAULT. Alors qu’à l’évidence le président de la République ne souhaitait pas de remaniement important avant les élections municipales de mars 2014, voire européennes, en juin 2014, certains, dans la majorité, évoquent la possibilité d’un changement plus rapide, citant notamment les noms de MM. Michel SAPIN, ministre du Travail, et Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères, pour conduire une nouvelle équipe.

C’est vrai qu’avec Sapin ou Fabius, l’enthousiasme sera sans doute bien plus général qu’avec Ayrault…

(Précisons que Jean Veil est bien le fils de sa mère.)

Étiquetté : , , , , , , ,

Coulisses du progrès

Cinéma — Article écrit par le 18 février 2012 à 14 h 56 min

Burke and  Hare – Spoilers. Pleins de spoilers. Que des spoilers. J’encourage à voir le film avant de lire ce qui suit !

 

Ah, ce n’est pas tous les jours qu’il est permis de s’émerveiller d’un film ! Loin des lénifiantes et atroces productions françaises plus dégoulinantes de moraline glacée les une que les autres, ces déprimantes comédies réconciliatrices et collectivisantes, c’est à dire foncièrement mensongères et criminelles, c’est en Angleterre qu’il faut aller déterrer ce vivifiant et toujours instructif humour noir, cet humour qui révèle toujours cette part de vérité, cette part du vice révélée qui rend le monde un tant soit peu respirable. Et l’action du film se déroule en plein XIXeme, l’ère scientifico-puritano-progressiste par excellence, et le magnifique Burke and Hare ( « Cadavres à la pelle », John Landis) n’en finit pas d’aller jeter un coup d’œil sous ses jupons, pour notre plus grand bonheur. D’autant plus qu’il s’inspire d’un fait divers qui avait fait grand bruit, et dont les grandes lignes sont respectées :  Burke et Hare furent deux émigrés irlandais qui, à Édimbourg vers 1825, tuèrent 17 personnes pour vendre leurs cadavres à une université de médecine, en plein boom des recherches anatomiques et en pleine pénurie de macchabées frais suite à une modification de la loi réduisant fortement le nombre de peines capitales. Burke & Hare et leurs compagnes respectives furent arrêtés, mais seul Burke fut exécuté, chargé par ses compères, et  à cause d’un arrangement avec le Docteur Knox, l’influent commanditaire, lui-même ayant feint de ne pas connaitre l’origine des cadavres.

Le film s’ouvre magistralement, tel une bonne pièce d’époque, sur un aparté du bourreau, expliquant la situation, et développant la loi économique de l’offre et de la demande, prophétisant avec bonhomie le marché de la vente de cadavres d’origines douteuses, juste avant de pendre une vieille voleuse prostituée, en plein milieu de la place du marché d’Édimbourg, exécution pour laquelle la foule suspend un instant ses activités, pour pousser un hourra et aussitôt les reprendre, dépouille immédiatement vendue à un employé de l’université de médecine. « Showtime ! ».  Secrets de coulisses. Coulisses de la société. Épopée grand-guignolesque, crachat-comme celui de la vieille édentée sur l’échafaud- au visage de la multitude confiante ! Comment ne pas y voir un pied-de-nez à nos ridicules idéaux humanistes ? Comment ne pas croire que seule l’apparence de la farce permet encore de contourner tout l’affairisme vigilant de nos censeurs ? Qu’on lise les critiques françaises, elle font comme si elles n’y avaient vu que du feu, à travers leurs pruderies forcées autant que brèves, eux les chantres de la dérangeance et des avancées sociétales clownesques : « une aimable pochade qui fait de cette comédie noire une source assurée, quoique relative, de divertissement » (Le Monde); « triste farce d’un John Landis usé par les ans » (Libération) ou encore « Le revenant fait pâle figure et ses gags sont moribonds » (l’Humanité)  à plus éclairé : « un délice savoureusement anachronique à l’aune du ton des comédies actuelles » mais finalement à côté de la plaque « le tout saupoudré de romantisme puisque l’argent récolté par Burke lui sert à financer la pièce de celle qu’il aime » (l’Express). Les rois de la magouille minable, de la promotion clic-clac, des petits arrangements entre amis et des grands moulinets moralistes  pas contents du tout qu’on se permette de mettre les pieds dans le plat de leur crapulerie à masque de mère-la-pudeur, alors on grimace sur la façade, on fait une moue de vieille fille sur l’apparence, afin d’éviter d’avoir à traiter du fond, et dans l’espoir qu’on ne s’y attarde pas. Et c’est tout le convoi médiatico-hygiéniste dans ce qu’il a d’éternellement moderne qui est disséqué dans ce film, si on sait y regarder, et notamment la façon qu’il a toujours eu, ce convoi, de littéralement voler les existences des miséreux et marginaux au nom des grandes causes morales, de les faire disparaitre du réel, pour seul but de disséquer leurs cadavres sur les plateaux de télévision, pour le bien radotent-ils, de tout le monde mais surtout desdits miséreux et marginaux. Le fameux corps social, le voilà ! Pas de visage, pas de nom, mais de la chair à canon puis de l’entrailles pour élite médiatique à masque de chirurgien fou, toujours le même bobard à trémolo, la même chansonnette pour gogos.

Je ne vais pas développer tout le film, mais souligner, avec ce magnifique rappel du réel du bourreau, c’est à dire celui qui est le plus proches des réalités humaines dernières (l’argent, le sexe, et la gloire-celle des universitaires rachetant ses cadavres pour les disséquer lors de fameux cours d’anatomie) les destins des deux protagonistes et de quelques autres. Burke est l’idéaliste, le romantique, qui répugne un peu à tuer, mais se laisse entrainer après être tombé amoureux d’une actrice, dont il ne voit pas qu’elle fut prostituée, tout aveuglé qu’il est, et pour lui permettre de monter Macbeth avec une distribution entièrement féminine, « vous innovez » répète-t-il passionnément à sa muse au jeu atroce, sans jamais parvenir à coucher avec. Hare est le vicieux. Il n’a aucun scrupule à tuer de différentes façons toutes plus drôles les unes que les autres, vieillards, promeneurs solitaires, ivrognes, marginaux, émigrés, encouragé par sa femme portée sur la boisson et avec laquelle il n’arrête pas de forniquer lorsqu’elle approuve et encourage son lucratif commerce. Burke finira dans le film par endosser les crimes, afin de sauver sa belle, qui trouva ça follement romantique et finira par coucher avec, enfin, avant son exécution, et de continuer ensuite sa carrière calamiteuse. Érotisme du vice, asexualité du romantisme. Et le docteur Knox, qui n’est dupe à aucun moment de l’origine des cadavres, complètement rempli d’orgueil, shooté à la célébrité que lui procure ses « dissections multiples » dans son université, et qui ne cesse de dire « pour la science » ! Et qui s’en tire grâce à l’appui des autorités, ravies du prestige ainsi acquis d’Édimbourg et de « l’argent apporté par tous ces étudiants ». Et le petit capitaine de police qui mène l’enquête avec minutie, qui lui aussi accepte de bidouiller les charges en échange d’un poste de colonel, mais qui finira par dire la vérité dans ses mémoires, qu’on le voit rédiger avec appétit ! Et l’espèce de chef maffieux d’époque, qui « protège » Burke et Hare contre 50% des bénéfices, et qu’on voit à la fin richissime, « ayant compris les bienfaits de la protection il fit ensuite fortune dans les assurances-vie », prémisses notre époque morbide reposant sur l’arnaque hygiéniste et sécuritaire. Quant à Hare et son épouse, ils monteront la première entreprise de pompes funèbres, d’aspect légal. Et la dépouille du romantique Burke, conforme à la réalité historique, finira disséquée, et son squelette, ainsi que son masque mortuaire et une partie de sa peau tannée, exposés, aujourd’hui encore, à l’Edimbourg Medical College. Ou encore l’assistant du Docteur Knox, dont on apprend qu’il s’appelle Charles Darwin (astuce scénaristique), et dont on glisse la thèse que seuls ceux qui savent s’adapter survivent ! Quelle fresque ! O jouissive ironie ! O révélations scabreuses des souterrains de l’humanité progressante et pure, et de ses avancées médicales et sociales aux prix de meurtres ! O démonstration odieuse des conditions et des moyens du progrès, assimilé avec le temps à la tunique de morale dont il doit se couvrir, progrès  que les pires crapules finiront par chanter tant il est commode pour absoudre leurs combines, et au final progrès comme combine totale et assumée. Progrès comme trafic de cadavres de l’Histoire,  puis producteur de cadavres en masse  et enfin déplacement de cadavres là où il n’en avait pas (tout rapport avec l’actualité serait purement fortuit). Plaisirs de l’immoralité révélée, de la mensongère moralité outragée !

 

Quelle vie foisonnante dans ce film, quelle foultitude de détails choisis avec précision, qui plus est magnifiquement tourné et interprété ! Tout y est ! Efficacité de l’économie de marché démontrée sans fards, mouvements des foules ne voulant rien savoir d’elles-mêmes, orgueils, mensonges de la science, ou plutôt escamotage de ses causes premières et dernières, l’argent, le pouvoir et la gloire; mensonge romantique, dont l’amour dont il est sensé être emprunt est du même ordre (Burke a donné son nom au burking : façon d’étouffer quelqu’un avec la main, scène hilarante autant que symbolique dans laquelle Burke est outré que son compère décrive ce qu’il est en train de faire, étouffement du réel, silence des victimes, bouche cousue de la face sombre de l’avènement du confort, de la santé et du bonheur). Façon dont les acteurs du romantisme et du progrès s’attirent naturellement et se flattent, se reconnaissent dans leurs mensonges,  savent manipuler ceux qui les croient. Mise en abîme shakespearienne, lorsque l’enquête avance à mesure que la pièce féministe se joue ( cette idée de pièce féminisée, Macbeth en l’occurrence- c’est à dire Shakespeare massacré, détourné, est lumineuse, c’est tout le résumé déconstructionniste de notre époque, qui bidouille instinctivement toute œuvre mettant en lumière les origines de tous les trafics) ! Placards  de la vertu et du progrès pleins de dépouilles anonymes -je crois qu’on touche au génie lorsque le réalisateur met une faucille et un marteau dans les mains de nos compères ! Malheur à ceux qui croient aux vertus apparentes des choses ! Proximité de la mort et de l’érotisme, c’est à dire érotisme des coulisses, non parce que les coulisses de la société seraient vicieuses en elles-mêmes, mais parce que par définition, la foule se veut morale, et donc la jouissance d’échapper à cette foule passe par le vice. Jouissance ascendante de Hare et sa femme s’emboitant avec une joyeuse frénésie au fur et à mesure qu’ils échafaudent leurs plans, pendant qu’ils échafaudent leurs plans, c’est à dire qu’ils échappent aux mensonges glacés de la vertu par les délicieux mensonges du vice.

Ce film est un petit bijou.

 

 

 

Étiquetté : , ,

Point Godwin

Citations — Article écrit par le 13 septembre 2011 à 23 h 53 min

Pensez-vous sincèrement que les gens aient besoin d’être stimulés par ces élucubrations, même de façon oblique, pour ressentir les choses comme ils les ressentent ? Si l’on tient à établir un lien entre l’univers des discours et la manière dont les gens interprètent leur expérience, il y a selon moi quelque chose de plus frappant qui mériterait d’être creusé ; c’est cette occupation obsessionnelle de nos media par la seconde guerre mondiale ; plus exactement par le nazisme. Vous ne pouvez pas vous en souvenir, mais dans les années cinquante, soixante, Hitler était pratiquement oublié. Nous vivions dans l’euphorie de la reconstruction et, notre actualité politique, c’était quoi ? La guerre froide et les conflits coloniaux, c’est-à-dire des évènements concomitants. Les communistes célébraient pieusement le mensonge de leurs 75 000 fusillés et les anciens de la Résistance se retrouvaient rituellement devant les monuments aux morts. C’était tout. Ce passé, pourtant proche, était en cours de banalisation. Rien d’ailleurs que de très ordinaire dans cette lente érosion ; c’est un critère de vitalité. Aujourd’hui, en revanche, ce passé fait l’objet de constants rappels incantatoires. Hitler est partout, accommodé à toutes les sauces. C’est le nouveau croquemitaine d’une société qui retombe en enfance et se récite des contes effrayants avec spectres, fantômes et golem…

P.B. – Vous ne croyez pas aux revenants ?

J.F. – J’incline à penser que ces revenants sont utiles à certains. Hitler est devenu un argument polémique, et pas seulement en politique. A défaut de vouloir faire l’histoire contemporaine, nous fabriquons du déjà-vu, du simulacre, du pastiche. L’Hitlérisation du présent est un symptôme.

Julien Freund, Entretiens


Étiquetté : , ,

Selon que vous serez curé ou élu socialiste…

Actu, Mutation — Article écrit par le 24 novembre 2010 à 12 h 54 min

On apprend des trucs amusants en lisant Le Figaro. Ainsi le maire — socialiste — de Montoire qui avait une idée toute particulière de la collaboration entre les générations. Naturellement vous n’entendrez aucun journaliste demander à Martine Aubry des excuses publiques et une réparation. Naturellement vous n’entendrez aucun journaliste sembler dire que tous les élus socialistes seraient des pédophiles en puissance, contrairement à ce qu’ils sous-entendent régulièrement avec les prêtres catholiques. D’ailleurs la justice a fait preuve envers cet élu d’une mansuétude certaine ; entre membres de la nomenklatura politico-administrativo-journalistique, on ne va quand même pas commencer à se condamner avec trop de sévérité, hein ? De plus il est à peu près certain qu’on ne vous reparlera pas pendant plusieurs mois des « élus pédophiles » dans les journaux télévisés.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi à 18 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende l’ancien maire socialiste de Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher), Michel Cureau, pour des agressions sexuelles sur deux mineurs.

L’élu s’est également vu interdire, à titre définitif, toute activité impliquant un contact habituel avec des mineurs. Il sera inscrit sur le Fichier national des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), ce qui implique qu’il devra pointer tous les six mois à la gendarmerie.

Affaibli politiquement, Michel Cureau, 49 ans, avait préféré démissionner ce week-end de son poste de maire.

Lors de l’audience du 3 novembre, le parquet avait requis 3 ans de prison dont 2 avec sursis, 5 ans de privation des droits civiques et une interdiction définitive d’exercer toute activité en relation avec les enfants.

M. Cureau était poursuivi pour des agressions sur quatre jeunes, dont trois mineurs. Mardi, la 15e chambre correctionnelle l’a relaxé pour les agressions sexuelles contre deux d’entre eux. En revanche, elle l’a jugé coupable d’agression sexuelle sur un mineur de 15 ans, commis en 1994 et 1995, et pour la « corruption » d’un mineur de 18 ans, des faits remontant entre 2002 et 2004.

« Soulagé » de ses deux relaxes, Michel Cureau ne pensait pas faire appel, mais il souhaitait contacter son avocat avant de prendre une quelconque décision.

S’il a quitté la mairie de Montoire, afin d’y restaurer un climat apaisé, Michel Cureau reste conseiller général.

L’accusation reprochait à Michel Cureau des viols sur Mamadou, un Burkinabé de 22 ans, qui auraient été commis au mois d’août 2007, ainsi que des agressions sexuelles sur trois autres jeunes, mineurs, qui seraient survenus les années précédentes.

C’est la plainte déposée par Mamadou en 2007 qui avait déclenché une enquête et entraîné une kyrielle de dépositions à charge. Plusieurs témoins avaient alors accusé Michel Cureau de profiter de sa profession d’enseignant et des activités parascolaires dont il était responsable pour commettre des attouchements sur les adolescents qui l’entouraient.

Lors de l’audience, le 3 novembre, Michel Cureau avait vigoureusement nié les faits qui lui sont imputés. Concernant Mamadou, qui a assuré au juge d’instruction avoir subi des relations sexuelles sous la contrainte, l’élu avait affirmé qu’il était « consentant ».

« J’étais amoureux », avait-il déclaré. « Il a entretenu une relation avec moi, mais il l’a entretenue sans contrainte, je vous le garantis ».

La 15e chambre correctionnelle a décidé mardi de relaxer M. Cureau sur ces faits. En revanche, elle l’a jugé coupable d’agressions sur d’autres jeunes. (Le Figaro 23-11-10)

Résumons : pour avoir violé plusieurs mineurs, le conseiller général socialiste Michel Cureau est condamné à une amende et à de la prison avec sursis. Il ne passera pas un seul jour en prison. Et personne ne semble réclamer son éviction du poste d’élu qu’il détient encore.

Étiquetté :

Pour un socialisme consolateur

Mutation — Article écrit par le 26 juillet 2010 à 17 h 28 min

Les événements de Saint-Aignan comme de Grenoble nous aurons montrés que les Français prennent toute la mesure des évolutions du pays. J’ai pu lire des centaines de commentaires pointant tous dans la même direction ; une colère contenue, mais claire quant à la fermeté du traitement à réserver aux coupables.

Cette nouvelle prise de conscience pourrait à-priori nous redonner un peu d’espoir. Après tout n’était-ce pas l’objectif de la réinformation ? Mettre les Français face à la vérité.

Maintenant les Français savent.

Mais savoir ne suffit pas à stopper ou d’inverser les flux migratoires. Il ne suffit pas d’y être opposé pour que les immigrés cessent par magie de venir. Ils se moquent naturellement de nos avis. Ils continueront donc de s’installer dans nos pays, et nous de dépenser des dizaines de milliers d’euros par expulsion. Même si le FN venait au pouvoir, rien ne changerait, ce ne sont pas quelques moulinets avec les bras, un peu plus d’expulsions, plus de tracasseries qui empêchera la misère de s’acclimater à nos cieux. Il faudrait une froide cruauté que plus personne n’est prêt à assumer.

Des immigrés plus nombreux signifie qu’ils gagneront en poids électoral, qu’ils gagneront donc en influence sur les politiciens, qui seront plus incités encore à assister aux événements passivement. Dans l’espoir de glaner des voix comme d’éviter d’attiser les braises.

On espère encore en la police, on invoque l’Etat de droit, la République, les institutions et les grands principes, justement parce que nous ne formons plus de communauté. Nous ne sommes que des individus isolés, membres atomisés d’un peuple qui se nie lui-même. Et nous savons que la civilisation impose que nous fassions appel à l’Etat et à ses services impersonnels. Face à des hordes déchainées on peut douter que les appels à une politique de civilisation fassent le poids.

Surtout nous faisons peu d’enfants. Travail féminin, individualisme, familles éclatées, déculturation, « projet » d’enfant servent de toile de fond à la liquéfaction de l’Occident. Quand on détruit la base de la société, la famille, on détruit par là-même la société. C’est ce à quoi nous assistés ces dernières décennies.

Pour enfoncer le clou la lucidité bute sur les habitudes et cette tendance au pillage qu’exacerbe la démocratie. Personne ne remet en cause le principe d’aides sociales qui sponsorise l’invasion. Avec le déclin économique de nos pays, acheter la paix sociale va coûter proportionnellement de plus en plus cher. Et si nous n’envoyons plus les rejetons de Seine-Saint-Denis passer quelques vacances en Croatie les choses se déliteront d’autant plus vite.

Le Mondial aura marqué la fin des illusions qu’entretenaient les Français sur l’immigration, et au début de la gueule de bois. Tout le monde se rend compte du problème, mais les solutions ne nous sont plus accessibles, parce que nos structures mentales actuelles sont à l’exact opposé de celles qui ont donné toute sa grandeur à l’Occident. Un redressement signifierait remettre en cause l’ensemble de notre mode de vie. Tâche bien au-delà de nos forces et même de notre champ de perception.

Nous regretterons cette époque où l’on pouvait croire au métissage, à la France black-blanc-beur, à l’intégration, aux chances pour la France, aux pépites de la nation. A ce socialisme consolateur qui nous laissait l’espoir d’un monde coloré, ouvert et apaisé. Nous ne gagnons rien à connaître la vérité. Les gens assisteront impuissants aux changements. Sans même la consolation des illusions qui les accompagnaient jusqu’ici.

La France va se voir mourir.

Étiquetté : , , ,
Titre :

Lien :

Description :

Fermer