Étiquetté ‘Sarkozy’
Cheftaine
Citations — Article écrit par Nicolas le 28 juin 2012 à 12 h 10 minElle est comme ça, Cheftaine, totalement réfractaire à l’esprit de cour. Dans l’entourage du Monarque, elle est bien la seule qui ne s’y plie pas. Travailleuse et intransigeante, elle cache sa générosité sous une brutalité bourrue. Les cheveux coupés courts, une allure de garçon manqué, un sourire fugace qu’elle ne donne qu’à ses rares amis : elle est comme elle est, à prendre ou à laisser. Le Monarque a pris, les autres doivent faire avec. Ce qui ne va pas sans heurts. La guerre est ouverte entre Préfet Tigellin et Cheftaine. Elle est bien l’une des seules à qui il ne fait pas peur, elle voit clair dans son jeu, le trouve creux et veule. Il enrage de ne pas la tenir sous son influence, les fréquents coups de gueule de la jeune femme sont autant d’affronts à son autorité. Mais le Monarque lui passe tout. Il admire sa puissance intellectuelle et redoute, sans l’avouer, son caractère de cochon.
« Il peut gueuler contre les technos, poursuit-elle de son ton bougon. En réalité, ils ont pris le pouvoir et il ne s’en rend même pas compte. Le Monarque continue de faire son numéro sur le primat du politique sans s’apercevoir que ce sont les fonctionnaires qui dirigent. À force de tout concentrer au Château, de transformer son gouvernement en comité exécutif, avec un casting de Star Ac et des guignols en guise de ministres, il est arrivé au résultat inverse de celui qu’il affiche : c’est l’administration qui gouverne. Le Château est devenu le palais des grincements de dents, d’où l’on ne gère plus que l’impuissance… L’absence d’autorité politique des ministres a redonné le pouvoir aux fonctionnaires. Quel gâchis ! On a perdu tellement de temps au démarrage. On aurait dû virer tous les directeurs d’administration centrale. Depuis la nuit des temps, ils s’opposent au changement pour protéger leur pré carré. Ils observent, narquois, les gouvernements défiler : gauche, droite, gauche, droite. Et aux quelques ministres qui tentent de leur donner des instructions, ils répondent par l’immobilisme, l’air de dire « Cause toujours, dans quelques mois tu ne seras plus là, nous, on a l’éternité devant nous ! » Et le pire, c’est qu’ils ont raison ! Je voulais qu’on les vire, mais le Monarque ne m’a pas suivie. Il ne vire jamais personne. Il engueule, il rabaisse, il humilie, mais il ne vire pas. C’est le premier combat que j’ai perdu, et je le regrette tous les jours ! Tigellin a tout fait pour les protéger. Il est des leurs, c’est son réseau d’affidés, sa base arrière, la garantie de sa puissance.
— Dis donc, tu es encore plus sombre que moi !
— La rupture, c’est moi qui l’ai conceptualisée. C’était magnifique ! On y a tous cru ! Et tu vois le résultat ? Il le dit lui-même… Tous les jours, c’est un peu plus la rupture avec la rupture. Tout ce qu’on a dénoncé est encensé ! Notre système social archaïque est redevenu un modèle à préserver à tout prix, les déficits publics filent à toute allure, on fait la chasse aux étrangers indésirables, on déroule le tapis rouge aux dictateurs et ceux qu’on a combattus trustent tous les postes importants ! Un jour, il faudra bien essayer autre chose. La liberté et la responsabilité individuelle, par exemple ! Tu ne crois pas ? Aujourd’hui, on fait tout le contraire. Le Vieux Pays n’a jamais été aussi centralisé. L’administration, comme une pieuvre, étend ses tentacules à tous les échelons, étouffant toute initiative locale ou privée. Nous sommes les promoteurs d’un État totalitaire !
— Tu pousses un peu, non ?
— Mais non ! Du berceau au tombeau, la vie de chaque individu doit être prise en charge. Il nous faut avoir réponse à tout. Dès qu’un nouveau besoin apparaît, qu’un nouveau problème se pose dans notre société, on se tourne vers nous d’un ton inquisiteur : mais que fait l’État ? Et nous, on est assez cons pour répondre : dormez tranquilles, bons citoyens, l’État veille sur vous ! Sauf que, en fait de bonne fée, on a confié nos vies à un ogre obèse et impotent qui, sous prétexte de philanthropie, confisque notre destin !
— Tu n’as pas tort… Nous vivons une drôle d’époque, où les préfets se piquent de diplomatie et les plumes conçoivent de grands desseins. Mais, dis-moi, toi qui es dans le premier cercle, tu ne dois pas être la seule à penser ça. Personne ne dit rien à la réunion du matin ?
— On est quelques-uns, en effet, à partager cet avis. Mais personne ne peut vraiment parler. Le Monarque est sous l’influence croisée de Conseiller aux Cultes et de Préfet Tigellin, c’est difficile de trouver un interstice pour se faufiler. Au fond, l’État omniscient et omnipotent, ça lui plaît. Ça le conforte dans son sentiment de toute puissance ! Et puis, de toute façon, maintenant c’est trop tard. Le Monarque gère la crise, que peut-il faire d’autre ? Et à cet exercice, il n’y a pas meilleur que lui. La guerre, qu’elle soit économique ou militaire, c’est son truc. Ça le met en situation, son autorité et son esprit de décision font merveille. Regarde ce qu’il a réussi aujourd’hui. Plutôt épatant, il faut bien le reconnaître ! Ce Rocky-là, je l’aime. Il me fait oublier le reste.
— Cheftaine, qu’est-ce que vous marmonnez dans votre coin ? l’interpelle le Monarque.
— Rien d’intéressant, Monsieur le Monarque. On parlait cinéma. (…) »
Marie-Célie Guillaume, Le Monarque, son fils, son fief.
Étiquetté : Guillaume, Mignon, Monarque, SarkozyMarine entre deux tours
Présidentielle — Article écrit par Nicolas le 24 avril 2012 à 14 h 09 minAu delà des interrogations sur son programme national-jacobin-républicain, on ne peut que se réjouir du bon résultat fait par Marine Le Pen. Comme toutes les évidences, celle-là va mieux en la proférant clairement.
Mais s’il y a une chose désespérante dans la droite dite « nationale » c’est sa capacité à s’auto-intoxiquer sur le mode de la congratulation. « Ça y est, cette fois bon sang de bois, on va casser la baraque. Faisons perde Sarkozy et tout va se recomposer autour de nous. » D’autant que la pensée éditorialisée y va de son antienne habituelle sur la menace que représente une percée du Front national. Combien de fois nous ont-ils fait le coup, ces vieux matois appointés qui squattent les rédactions assis sur leurs couilles taries depuis 1983 ? à peu près autant qu’il y a eu d’élections.
Essayons d’y voir plus clair, en quantifiant d’abord les choses.
Combien ?
Marine le Pen pèse donc, non 20% mais 17,9%.
Combien cela représente-t-il de voix ? 6,4 millions.
Autrement dit, Marine Le Pen retrouve un peu plus en voix que la mouvance nationale des élections de 1995, où le total Le Pen + Villiers faisait 6,1 millions de voix.
En pourcentage, c’est même moins que le total Mégret + Le Pen en 2002 (19,2%).
Où est le succès ?
Succès donc. Progrès considérable non. Pourquoi succès ?
Je vois trois raisons d’applaudir Marine Le Pen.
- D’abord la dédiabolisation semble fonctionner. Un bon marqueur de cela : les résultats du FN en outre-mer qui restent modestes mais en progression considérable par rapport à ceux de Jean-Marie Le Pen.
- Ensuite, à peu près stable en nombre comme en pourcentage, l’électorat du FN semble avoir évolué : il ne peut être que bon pour l’avenir de troquer des nostalgiques de l’Algérie française pour des jeunes qui mesurent chaque jour combien la coexistence entre Français et musulmans rêvée par les nostalgiques sur le forum d’Alger un soir de mai était une sale blague.
- Enfin, le principal succès est de faire le plein des voix de son camp : les dissidents sont réduits à rien, et il ne semble pas y avoir de rancœurs dans l’électorat, ce qui n’était pas gagné vu l’histoire récente du FN.
La nature du changement ?
Le Front national nouvelle mouture semble donc plutôt bien fonctionner. Jusqu’à une esquisse de changement de nom pour les législatives, qui permettrait enfin de se défaire du haine qu’on y entend depuis 30 ans. Et qui aurait aussi l’avantage de forcer les représentations graphiques à adopter le bleu marine plutôt que le noir-SS ou le brun-SA. Toutes choses qui ne sont pas si anecdotiques qu’on croit.
Les limites de ce changement ? On les voit bien, sans savoir encore si elles sont le fait de la nouvelle direction ou du calendrier : la volonté persiste-t-elle ou non au FN de tout axer sur les élections présidentielles, sur une personne et son résultat personnel ?
Car ce qui continue à manquer cruellement ce sont les mairies, les collectivités locales, voire les alliances de circonstance pour obtenir des fiefs locaux, ces endroits où un parti se replie pour repartir en avant quand il lui arrive un mauvais coup. Ces bases aussi qui permettent à tous les partis de faire suivre l’intendance en confondant quelques emplois administratifs avec des emplois partisans, en ayant des imprimeurs amis bien disposés, etc. Qui permettent aussi l’accès plus large aux financements politiques publics, véritable verrou du système partisan français.
Un pari risqué
Beaucoup mettent pour cela un espoir démesuré dans les législatives. Mais on ne gagne pas une circonscription législative en arrivant premier au premier tour, qui plus est au premier tour d’une autre élection… Il ne faut pas se faire d’illusions : s’il pourra y avoir des triangulaires gagnées, le mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours fera en grande partie son effet habituel, empêchant et de loin le FN d’avoir autant de députés que son poids électoral lui permettrait d’en avoir dans un système proportionnel ou dans un scrutin à l’anglaise.
Ces mêmes optimistes éternels ne nient pas la difficulté. Ils promettent qu’elle disparaîtra par magie, la défaite de Sarkozy devant recomposer la droite autour du FN. Il y a à cela trois difficultés principales je crois :
- D’abord l’UMP a bien vu le péril. Même si Juppé a été publiquement un peu tancé par Sarkozy, que le maire de Bordeaux (et repris de justice, condamné pour prise illégale d’intérêt) monte au créneau pour resserrer les rangs veut dire quelque chose pour qui se souvient de ses méthodes et fonctions réelles au sein du RPR de la grande époque : en clair, Juppé vient de dire que le premier qui fera mine d’avoir un demi-regard pour le FN perdra son étiquette UMP, tout soutien du parti, et que tout sera fait pour le faire battre, y compris faire voter pour la gauche dans sa circonscription. Si quelqu’un sait tenir ses troupes à la schlague, c’est Juppé.
- Ensuite c’est reproduire presque à l’identique le calcul de Chirac contre Gicard en 1981. On sait ce que cela nous a valu sous les gouvernements socialistes.
- Enfin ce n’est pas vrai, la vie politique ne se recomposera pas autour d’un parti qui n’a pour élus que quelques députés européens et une poignée de conseillers régionaux. Là aussi il lui faudrait une force réelle, positive, des villes, des communautés de communes, un poids réel dans les agglomérations, et la capacité à peser sur des majorités régionales ou départementales. Sans cela, espérer une telle recomposition et imaginer qu’elle serait autre chose qu’un nombre anecdotique de ralliements personnels équivaut à attendre un miracle.
Après la dédiabolisation la normalisation ?
Le FN sera autre chose qu’un parti qui fait un coup dont on se félicite tous les 5 ans quand il aura conquis des bases locales, en partie par lui-même en partie en faisant des alliances régionales, chose que Jean-Marie Le Pen a toujours sans doute désiré, mais a semblé aussi regarder avec une certaine défiance, sans doute par peur de voir des barons bien assis le contester jusque dans le parti — il faut dire à sa décharge qu’il avait raison de se méfier, l’histoire du FN l’a prouvé.
La suite nous dira si c’est un malheureux calendrier qui a contraint Marine Le Pen a aborder les choses dans le pire ordre possible, présidentielles d’abord, ou si elle a une volonté claire de transformer le FN pour le mieux en allant au bout du processus, en en faisant une vraie machine de guerre politique et plus ce que certains ont appelé « une PME familiale ». L’existence d’une vraie campagne entre elle et Gollnish semblait aller dans ce sens, nos lecteurs attentifs se souviendront sans doute qu’on l’avait saluée ici.
Étiquetté : FN, Génétique, Hollande, Marine, SarkozyBilan subjectif de l’action de Nicolas Sarkozy
Présidentielle — Article écrit par Nicolas le 21 février 2012 à 12 h 10 minDans les glop :
- Quasi suppression des droits de suscession : glop glop glop (si suppression complète il y en aurait même eu un 4e) ;
- Désacralisation de la fonction présidentielle : glop ;
- Soutien à la filière électro-nucléaire : glop glop ;
- Non remplacement d’une partie des fonctionnaires partant en retraite (même si c’est trop peu et s’il faudrait y contraindre aussi les collectivités locales) : glop glop ;
- Service minimum dans les transports terrestres : glop ;
- Avoir une femme qui nous change de la guenon castriste Mitterrande et de la mémère Chirac : glop ;
- Perte du AAA qui rendra plus difficile de continuer à s’endetter : glop un seul parce qu’il n’y est pas pour beaucoup ;
- Renforcement du lien franco-allemand : glop même si c’est ambigu ;
- Hausses de TVA et annonce d’une TVA sociale : glop ; s’il faut subir une hausse d’impôts, la TVA s’applique à tous, au moins, et on peut y échapper dans une certaine mesure c’est donc un vol moins immoral qu’une hausse de l’impôt sur le revenu ou de la CSG ;
- Avoir fait céder dans les mots une partie du politiquement correct ambiant (kärcher, roms, civilisations…) : glop glop.
Dans les pas glop
- N’avoir fait céder que dans les mots une partie du politiquement correct en se gardant bien de poursuivre dans les faits : pas glop ;
- Avoir battu le record d’entrée des immigrés légaux en France par année : pas glop pas glop pas glop ;
- Avoir ouvert le gouvernement à la diversité : pas glop même si Dati est plutôt bonne, c’est pas une raison ;
- Dire à longueur de temps des conneries, en grande partie soufflées par la jacobin-souverainiste étatiste Guaino : pas glop c’est vrai à force moi ça m’agace ;
- Instauration de diverses taxes nouvelles : pas glop un seul pas glop car les taxes écologiques de cet âne de Borloo sont comprises dans la ligne au dessous ;
- Avoir fait le Grenelle de l’Environnement : pas glop pas glop ;
- Avoir multiplié les radars sur nos belles routes de France et en être tout faraud : pas glop ;
- Interdiction de prospection des gaz de schiste : pas glop ;
- Taxer les revenus de l’épargne à hauteur de 49,5% si les dernières dispositions annoncées sont un jour appliquées : pas glop pas glop pas glop ;
- Avoir fait accepter par le Parlement le traité européen rejeté par référendum : pas glop pas glop ;
- Recrutement de tout un tas de socialistes, du président de la Cour des comptes à celui de la commision des finances alors qu’il aurait fallu organiser la chasse aux sorcières (la même que Hollande vient d’annoncer à l’égard des haut-fonctionnaires de droite en cas de victoire) : pas glop ;
- Maintien de tout un tas de lois qu’il faudrait abroger (Pleven, SRU, etc.) : pas glop ;
- Hadopi : pas glop [édit, grâce à la présence d'esprit de Von Mises, voir les comms].
GLOPS : 15
PAS GLOPS : 19
Conclusion :
Étiquetté : bilan, glop, pas glop, présidentielle, SarkozyVotez Hollande
Actu, Politique, Présidentielle, Vidéo — Article écrit par John Terby Jr le 28 janvier 2012 à 2 h 17 min
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Étiquetté : 2012, Bayrou, Hollande, Lepen, SarkozyCourtisanerie et impéritie
Actu, Mutation — Article écrit par Vae Victis le 22 janvier 2012 à 10 h 53 minÉtiquetté : faillite, flatterie, SarkozyNicolas Sarkozy tacle Alain Madelin
Avant son discours d’hommage à Michel Debré, hier à Amboise, Nicolas Sarkozy a retrouvé les députés d’Indre-et-Loire, dont l’ancien ministre Hervé Novelli, père de la loi sur les autoentrepreneurs [dont il ne reste déjà plus que des lambeaux], qu’il a interpellé sur son ancien mentor, Alain Madelin. « Alain n’a rien compris à ce que je veux faire sur la TVA sociale. De toute façon, il veut tout déréguler, c’est nul ! », s’est emporté le chef de l’Etat à propos de l’ex-patron du courant libéral. Hervé Novelli et son ami le ministre de la défense, Gérard Longuet, autre libéral de l’UMP [gné ?], sont d’accord pour reconnaître « la mauvaise foi d’Alain ». Sans considérer que la TVA sociale est une solution à tous les problèmes, ils estiment qu’elle a un effet positif sur la compétitivité.
12 exécrables raisons de voter Sarkozy
Actu — Article écrit par Vae Victis le 7 janvier 2012 à 7 h 27 minPar VonMises
- Parce que Sarkozy nous a fâché à la fois avec la Turquie et Israël.
- Parce que quand Carla chante on n’entend rien.
- Parce que nommer une beurette analphabète et caractérielle pour diriger des pédés de gôche snobs, c’est une idée de génie.
- Parce qu’en attaquant la Lybie on a eu droit à plein de plans Top Gun avec des Rafales sur fond de soleil couchant au JT.
- Parce qu’Hollande a pour maîtresse une journaliste.
- Parce que Lagarde en chief economist c’est trop rigolo.
- Parce que j’attends le DVD de Christine Boutin goes lesbian.
- Parce que pour la première fois on a eu des meufs trop bonnes dans un gouvernement.
- Parce que les allemands prennent Sarkozy pour un clone de De Funès.
- Parce qu’il a sauvé l’économie mondiale, la paix dans le monde et arrêté le Docteur No.
- Parce qu’en nommant Frédéric Mitterrand il défend le tourisme sexuel en Thaïlande.
- Parce que Marine Le Pen n’annonce pas qu’elle fera du socialisme national en tenue de dominatrice et casquette SS.
12 piteuses raisons de voter François Hollande
Politique — Article écrit par Vae Victis le 1 janvier 2012 à 7 h 43 min- Parce que vous ne pensiez pas que lorsque Sarkozy parlait de « travailler plus pour gagner plus », il s’agissait de travailler plus pour gagner beaucoup plus de monnaie de singe, pour en donner beaucoup plus au fisc.
- Parce que Sarkozy est capable de nous fâcher en même temps avec la Turquie et Israël. Ce qui n’est que le dernier exploit de sa politique étrangère, où il a entrepris de nous brouiller à mort avec le Mexique, la Colombie, la Syrie, et de nous encercler d’États islamistes.
- Parce que Carla Bruni à force de se faire tirer la peau ressemble au Joker et que ça fait peur aux enfants.
- Parce que lorsque Sarkozy parlait de mettre l’écologie sur le devant de la scène, vous ne pensiez pas qu’il entendait que toutes ses réformes seraient biodégradables et décomposées avant la fin même de sa mandature.
- Parce que Christine Boutin est moins sexy que Susan Boyle.
- Parce que Dominique de Villepin n’est toujours pas pendu à un crochet de boucher. Même cette promesse n’aura pas été tenue.
- Parce que même ressuscitée par Marine Le Pen, la lutte des classes c’est toujours moche et populeux.
- Parce que Marine Le Pen est la délicate synthèse du pire de la gauche et du pire de la droite : étatisme délirant, dirigisme, protectionnisme, autoritarisme, nationalisme ; et qu’elle serait bien capable de ruiner le pays en moins d’un an.
- Parce que même bourré, même à 3 grammes, c’est impossible de s’imaginer voter François Bayrou.
- Parce que François Hollande sous la pression va regrossir, qu’il n’osera plus s’afficher à la télé, et ce sera toujours ça de gagné par rapport au Magyar qui trouvait toujours un prétexte pour s’incruster dans l’info.
- Parce que la plus emmerdée sera Martine Aubry. C’est toujours ça de pris.
- Parce que tout le monde se demande si Carla Bruni quittera Sarkozy une fois qu’il aura perdu son pouvoir politique. On pourra ainsi le vérifier.
Pourquoi il se gênerait ?
Politique — Article écrit par Nicolas le 23 novembre 2011 à 18 h 59 min« C’est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler, la médecine à couler… » (Mary Poppins.)
Moi, j’aime bien Sarkozy.
Je lis Sarko m’a tuer. C’est une galerie de portraits amusante, où l’on voit à au moins deux reprises de hauts fonctionnaires de la PP expliquer qu’ils intervenaient régulièrement pour régulariser la nounou des enfants d’un tel ou le jardinier arabe de tel autre. Quand on y ajoute les policiers de gauche qui se plaignent qu’on ait flingué leur police de proximité, un juge moine-soldat de sa propre cause ou le calamiteux Idéal du Galouzeau, cela suffit à dire si la galerie de victimes m’a fait ressentir pour eux une sympathie exacerbée…
Mais ce n’est pas vraiment le problème, ni ce qui me fait bien aimer Sarkozy tout compte fait.
Ce que je trouve réjouissant chez cet homme, c’est précisément la brutalité qu’on lui reproche. C’est justement qu’il se comporte comme un voyou ou un parrain. C’est précisément cette foudre qui tombe en faisant fi des convenances, des papiers administratifs, en bousculant les habitudes des corps constitués, en faisant trembler et en scandalisant toute une insupportable nomenklatura de gens importants engoncés dans des habitudes de bonne compagnie et des routines légalistes dont ils ont l’air de croire qu’elles dureront encore cinquante siècles tant elles sont excellentes.
Déjà ça avait été quelque chose qui m’avait fait voter contre Royal : Sarkozy n’était pas de ce monde d’énarques, de ronds-de-cuir en chef, d’invertis mondains du Quai d’Orsay ou de juges en hermine… alors que Royal, elle, profondément, appartenait quand même à cette engeance.
J’accorde qu’il abaisse la fonction présidentielle. C’est même pour ça que je l’aime bien. Toutes ces apparences pompeuses, ces manières qu’a l’État de prétendre qu’il a droit au respect pour lui-même, c’est insupportable ; cette rhétorique foireuse où cette salope de Marianne s’est coulée alors qu’elle a détruit la société monarchique qui la justifiait tourne maintenant complètement à vide. Par l’exercice d’une certaine brutalité politique, Sarkozy le montre, le met en évidence, l’incarne au plus haut de l’État.
Chacun sait bien que derrière les grands discours sur le vivre ensemble, sur la République, sur l’État de droit, sur les représentant du peuple, sur la solidarité ou sur le bien commun, derrière les principes électoraux et démocratiques, il n’est question que de rapports de force. Mitterrand le disait. Sarkozy le montre.
Chacun sait bien que sans ses instances de répression, ce bel édifice qui affirme poser sur la conscience universelle et les principes les plus sacrés serait saccagé en trois jours. Et qu’il ne tient donc, derrière les conneries pompeuses, que par la force et son usage brutal, ou du moins la possibilité de cet usage.
« Et pourquoi je me gênerais ? » est paraît-il l’une des phrases que Nicolas Sarkozy répète souvent. Et c’est — tout simplement — vrai : pourquoi il se gênerait ?
Alors, à tout prendre, oui, je préfère qu’on m’extorque mon impôt ou qu’on réduise mes libertés quand cela s’incarne dans un chef de l’État qui, d’une certaine manière qui tient au symbolique, expose au jour, par son comportement personnel — c’est ça le « truc d’incarner » —, la réalité, les tripes du régime : sa violence foncière. Je préfère que ce soit clair : s’il n’y avait pas, de la part de l’État, la menace d’une violence physique, je me défendrais contre ceux qui viendraient me voler ou me dire arbitrairement comment je dois me comporter.
Je ne dirais pas que j’y trouve quelque consolation, mais une certaine jubilation faite de lucidité et de dévoilement. La jubilation des baudruches qui éclatent et des vases chinois hideux qu’on pousse par terre. Je trouve un certain plaisir, même trouble, à ce que le Président de la République se comporte comme ce qu’il est : le chef d’une bande de voleurs plus malins que les autres, qui ont entrepris de s’appeler l’État pour échapper à toute punition en s’octroyant le monopole de la violence légale.
Exactement comme je préférerais un voleur de grand chemin qui ne prétendrait pas me faire la morale pour me démontrer combien son vol est doux, magnanime, en s’entourant d’un apparat qui ne viserait qu’à me prendre pour un con en plus.
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi autant de mes contemporains semblent mieux accepter le vol légal qu’est l’impôt ou la privation de liberté quand c’est fait avec une certaine dignité dans les actes du voleur en chef, en respectant des formes réputées vénérables, ou pourquoi cela leur paraît plus acceptable quand celui qui incarne le régime s’entoure de toute l’habituelle quincaille républicaine, étatique, nationale et présidentielle. Au point que, quand cet apparat manque, le seul reproche qu’ils font, c’est qu’on les en prive. Ce qui leur est intolérable, c’est qu’on leur fasse violence sans y mettre les formes qui leur permettent habituellement de l’accepter plus facilement en collectivité, de rationaliser tout ça.
L’attitude de Sarko, quand il tue ses ennemis, a l’avantage de montrer de quoi est réellement faite en dernière analyse notre organisation sociale et politique : de violence.
Quitte à avoir à la tête de l’État un président qui l’incarne, je préfère qu’il l’incarne bien. Je trouve même que d’une certaine manière, ainsi, on progresse.
Étiquetté : Etat, lookingglass, SarkozyTripoli reconnaît les émeutiers londoniens
Actu — Article écrit par Nicolas le 9 août 2011 à 1 h 15 minTripoli AP – Le gouvernement libyen reconnaît les émeutiers londoniens
Alors que les émeutes semblent s’étendre dans les banlieues londoniennes et gagner Birmingham, Le gouvernement de Tripoli vient de reconnaître le Conseil insurrectionnel des émeutiers comme le gouvernement légal du Royaume-Uni.
Dans la soirée, l’agence officielle libyenne se faisait l’écho de la position du gouvernement du colonel Kadhafi, transmise par le fils du guide, Saif-el-Islam, à des journalistes occidentaux réunis dans un hôtel de Tripoli.
« Ils sont pleinement légitimes dans leur désir d’émancipation et de liberté qui correspond aux principes qui guident le gouvernement de la Libye », a-t-il déclaré, assurant que le colonel Kadhafi enregistrerait sitôt que possible une allocution pour soutenir les combattants « inspirés à Londres et dans toute l’Angleterre par Dieu et les combats passés comme présents de la jamahiriya ».
Interrogé sur ce développement inattendu, le gouvernement français a fait part de sa volonté d’envoyer M. Bernard-Henri Lévy en mission à Finsbury Park afin de prendre contact avec les insurgés, tout en assurant que la France ne manquerait pas de porter haut ses valeurs, à Picadilly comme à Tripoli.
Étiquetté : Angleterre, guerre, Khadafi, SarkozyA bas Sarkozy!
Actu, Politique, Vidéo — Article écrit par John Terby Jr le 8 juin 2011 à 18 h 55 min*
http://conditoralmesiderum.blogspot.fr/
Étiquetté : 2012, Aubry, Sarkozy
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