Étiquetté ‘justice’
La justice expliquée à travers un cocu
Droit — Article écrit par Vae Victis le 23 septembre 2012 à 18 h 43 minLa sphère publique en France connaît très peu de dissonance, tout est lisse, régi par la pensée unique érigée en dogme. Toute contestation est rapidement purgée dans des « débats contradictoires » où l’on s’acharne à quatre ou cinq contre l’opposant unique. La variante étant de mimer la différence sur des points mineurs en convergeant sur le principal. La conséquence directe de ce unanimisme médiatique est que notre sphère publique est aussi inspirée que l’URSS sous Brejnev. Cinéma, littérature, télévision, art, philosophie, politique, humour, tout apparaît mort, triste, vieillot.
Je pourrais vous dire que les artistes les plus diffusés en France ces 15 dernières années doivent être Claude François et Dalida. Je pourrais aussi vous dire que je me suis retrouvé à une fête d’anniversaire avec des vingtenaires participer à un karaoké improvisé sur les gloires des années 70 et 80. Et ils connaissaient les paroles les cons ! Si je vous disais qu’en 2012, en France, l’humoriste le plus mis en avant est Anne Roumanoff. Une bonne femme de 50 ans à la tête bizarre, qui s’habille en rouge, qui n’a jamais fait rire personne, et dont le regain de succès est dû à la réalisation d’un sketch poussif sur Sarkozy à la fin de son mandat.
Toute la production intellectuelle comme culturelle est touchée. L’humour comme les autres. Je ne me souviens plus quand est-ce qu’un humoriste mainstream m’a fait rire pour la dernière fois. Alors je m’amuse du système. Tout les matins je lis la presse, et je manque de m’étouffer de rire en buvant mon thé. Quand je veux voir un bon spectacle je regarde un JT. J’imagine que les Russes aussi riaient le matin en lisant la Pradva. Dans tous les régimes dictatoriaux et totalitaires c’est la première réaction d’autodéfense, se marrer des mensonges et des arguties du système. J’aime particulièrement les histoires de criminels condamnés pour la 37ème fois qu’on libère, et lire les raisonnements juridiques et journalistiques pour nous convaincre du bien fondé des décisions. J’aime aussi beaucoup les reportages prétendument impartiaux, qui adoptent un ton raisonnable et dépassionné, pour répandre innocemment des idées complètement folles.
Les faits divers sont souvent drôles ainsi qu’intéressants pour comprendre l’époque. Prenons l’histoire de Nono le cocu. Nono est en instance de séparation avec sa femme qui a eu des enfants d’un autre lit. Nono est convié à quitter la maison (sa maison ?), mais se décide tout de même à rentrer chez lui sur les coups de 5 heures du matin. Sa femme avait organisé le soir même une petite soirée avec ses «camarades de travail». Et « Sébastien », 17 condamnations sur son casier, était resté poursuivre la soirée – on imagine – en tout bien tout honneur. Le mari ivre à peine rentré se fait sévèrement rosser par le nouvel homme de la maison. On nous dit que « la victime présente des blessures au niveau du visage. Elle doit subir une opération chirurgicale de l’œil dans les prochaines semaines. » L’avocat de la défense retient avec humour la légitime défense et les coups involontaires. Il a simplement « défendu sa personne et celles de madame et des enfants. » Celui-ci sera condamné à « huit mois d’emprisonnement sans mandat de dépôt afin de préserver sa situation professionnelle ».
Pour résumer, la femme se tape chez lui un autre homme avec un casier long comme un jour sans pain. Celui-ci décide – soit de son propre chef soit avec le consentement appuyé de la femme – de tabasser le mari. Finalement l’homme en question ressort libre pour ne pas déranger son emploi du temps. C’est triste mais je trouve cela très drôle. Et instructif.
La justice telle que la conçoive les Occidentaux aujourd’hui est un non sens. Les Occidentaux voudraient que des étrangers à leur cause, des fonctionnaires revêtus de toute la sagesse de leur charge et d’un sens de la justice universel, se préoccupent de leurs problèmes et punissent leurs ennemis personnels. On leur répète depuis l’école primaire que l’Etat défend l’intérêt général et protège les faibles… et ils le croient généralement. Les Occidentaux imaginent des policiers et des juges bienveillants qui n’auraient de cesse de faire le bien par idéal. « M. le policier, le vilain m’a fait du mal, aller donc l’arrêtez. M. le juge, punissez ce vilain qui m’a fait souffrir. » C’est ce qui arrive quand on rentre dans le jeu de l’Etat et qu’on raisonne par fictions juridiques, on finit vraiment par croire que des inconnus nous veulent du bien et n’auraient de cesse de venger notre honneur bafoué et nos préjudices.
Historiquement la justice publique a vu le jour pour pacifier les rapports entre clans, familles, et groupes d’individus constitués. Dans des cultures qui promouvaient la vengeance et la vendetta, des jugements se voulant impartiaux et donc justes, permettaient la recherche d’un accommodement raisonnable entre les parties. Au lieu de se venger sur la famille d’un voleur jusqu’à la 17ème génération, et réciproquement, on a considéré que punir le voleur et faire accepter le jugement à tout à chacun était moins destructeur socialement. Ce processus de reconnaissance a été long, il est quasi achevé dans certaines parties du monde, et n’est que débuté dans d’autres.
Sauf qu’en reconnaissant totalement la justice comme institution, on annule par là-même les rapports de force qui l’ont justifié. Dans une culture où la vengeance est quasi inconnue, la raison première à l’existence de la justice disparait. Elle n’a plus besoin de pacifier les rapports entre clans et familles, puisque les gens ne se vengent plus. Aujourd’hui on sait qu’à 99,9% les Occidentaux ne vengeront pas leur maison cambriolée, leur frère assassiné ou leur fille violée. Les gens pleurnichent, comptent sur leurs assurances, lâchent des ballons blancs, répètent plus « jamais ça », cherchent à comprendre, sont choqués que l’accusé n’expliquent pas assez ses motivations, « font leur deuil », mais ils ne se vengent pas.
Si vous enlevez la vengeance la justice n’a plus à pacifier la société. Elle peut donc aussi bien entériner l’état de fait. C’est ce que fait ici la justice. Les hommes de l’Etat, comme de bons maîtres, visent le trouble public minimum. Vu que le cocu ne veut pas se venger, la justice juge qu’il n’a pas lieu de lui donner gain de cause, et qu’il constituerait même un trouble public supérieur de priver son agresseur de son travail et de sa liberté. Elle donne donc au cocu un jugement qui reconnaît sa victimité, attribue une peine symbolique à l’agresseur, et le laisse sortir libre du tribunal pour qu’il continue de payer ses impôts.
Pour les mêmes raisons la justice est clémente envers certains groupes qui agissent par l’émeute dès qu’ils ont une bisbille, tandis que leurs opposants ne font que chouiner.
C’est une réaction logique que j’ai moi-même expérimenté. Une fois je me suis retrouvé coincé derrière une voiture, sur une voie assez large pour laisser passer un véhicule. En face d’elle une autre voiture. Au bout de quelques instants, je sors m’enquérir du problème. Une femme visiblement excédée voulait sortir, une racaille voulait entrer, aucun des deux ne voulaient bouger d’un pouce. Je discute avec la femme. Je discute avec la racaille, je joue l’empathie, il roule gentiment des mécaniques. Je m’imagine déjà le massacrer, mais la raison prédomine et je choisis la facilité. Je fais donc aimablement pression sur la femme, sur sa logique, son « intelligence », son envie de partir, pour qu’elle se range. Tout se règle gentiment en cinq minutes.
La justice et l’Etat agit de la même façon. La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Étiquetté : Humour, justiceLaxisme judiciaire 14
Droit — Article écrit par Nicolas le 23 mars 2012 à 17 h 02 minFaux policiers en herbe …
18 mars, 14h30, Sucy-en-Brie (94), quatre individus, munis de brassards police à l’intérieur d’un véhicule équipé d’un gyrophare bleu abordent un automobiliste. Ils le font descendre du véhicule, effectuent une palpation de sécurité, mais essuient un refus lorsqu’ils demandent à vérifier sa sacoche et s’enfuient lorsque leur victime exige qu’ils lui présentent leurs cartes professionnelles.
20h50, Bonneuil-sur-Marne (94), l’équipe intercepte un deuxième conducteur qui, lui non plus, ne se laisse pas piéger, appelle la police et communique signalements et numéro de plaque d’immatriculation.
Peu après, la brigade anti criminalité (BAC) locale repère le véhicule sur un parking, occupé par les quatre « policiers ». Interpellés, trois sont âgés de 18 ans, le dernier a 16 ans, tous sont déjà connus des services de police.
A l’issue de leur garde à vue au service de l’accueil et de l’investigation de proximité de Créteil (94), les trois majeurs ont été condamnés en comparution immédiate à quatre mois d’emprisonnement ferme sans mandat de dépôt et remis en liberté, tandis que le plus jeune, déféré devant le juge des enfants, a été mis en examen et laissé libre.
Source : PPFlash du jour à 15h30.
La prison ferme sans mandat de dépôt ni incarcération, ça fait quand même très farce. Quatre faux policiers, aucune sanction immédiate ni efficace. Créteil fait un concours avec Bobigny ?
Étiquetté : juge, justice, magistrats, spéhyLaxisme judiciaire 12
Droit — Article écrit par Nicolas le 27 décembre 2011 à 17 h 45 minN’oublions pas le petit Noël de nos bons magistrats, qui torpillent les plan anti-cambriolages en remettant en liberté à tour de bras pendant les fêtes :
Dispositif anti-cambriolages : nouvelle méthodologie en action !
21 décembre, en après-midi, suite à un appel « 17 police secours », la brigade anti-criminalité se rend rue du Faubourg Saint Denis (10e) pour un cambriolage en cours dans un immeuble. Sur place, les policiers perçoivent des bruits suspects provenant du 6e étage, constatent qu’une porte d’entrée est forcée ; ils interpellent trois individus en train de fouiller l’appartement.
Agés de 16 et 17 ans, ils sont placés en garde à vue dans les locaux du service d’investigation transversale (SIT) qui est chargé, dans le cadre du nouveau dispositif, du traitement des cambriolages en flagrant délit dans la capitale.
L’antenne locale de police technique (ALPT) procède au relevé des traces papillaires qui confirme la présence des cambrioleurs interpellés et permet d’établir que deux d’entre eux sont connus pour des faits similaires.Entendus par les enquêteurs, ils nient les faits reprochés prétextant rechercher un squat pour dormir. Tous 3 ont été déférés, puis remis en liberté.
Source : PPFlash du jour à 16h35.
Étiquetté : justice, Liberté, magistratsLaxisme judiciaire 11
Droit — Article écrit par Nicolas le 8 décembre 2011 à 18 h 10 minArrêté pour la 48e fois…
30 novembre, 2h15, lors d’un contrôle routier dans le 8e arrondissement, le conducteur d’un véhicule refuse d’obtempérer aux policiers et prend la fuite ; un appel général est aussitôt diffusé par la salle d’information et de commandement de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).
Le fuyard heurte une première voiture dans le 1er arrondissement et poursuit sa course en direction de l’ouest parisien.
Engagé sur le périphérique, le chauffard percute une deuxième voiture et se retrouve immobilisé dans la circulation ; pour tenter de s’échapper à nouveau, il n’hésite pas à emboutir un véhicule de la brigade anti-criminalité (BAC) qui était à ses trousses.
Le conducteur, âgé de 27 ans déjà impliqué dans 47 procédures est alors interpellé et placé en garde à vue.Refusant de se soumettre aux vérifications d’usage et circulant sans permis de conduire, il a été déféré au Parquet de Paris puis a été laissé libre.
Source : PPflash du jour à 12h40.
Étiquetté : justice, magistrats, pourrisCitation Récupération en passant
Citations — Article écrit par Nicolas le 23 novembre 2011 à 23 h 04 min Au lieu de s’occuper du soin de protéger l’innocence, et de veiller à la sûreté des honnêtes gens (cette portion la plus précieuse de la société que nos lois ont toujours eu principalement en vue ; parce que ce n’est que par eux qu’elle peut subsister), nos prétendus nouveaux réformateurs, oubliant entièrement les vrais intérêts de cette humanité qu’ils nous prêchent si fort, semblent vouloir la réserver principalement en faveur de ceux qui en sont les fléaux et qui la déshonorent.
— Muyart de Vauglans, Lettre sur le système de l’auteur de L’Esprit des Lois, 1785.
Étiquetté : justice, récupérationRéquisitoire supplétif contre Rue 89
Droit — Article écrit par Nicolas le 11 août 2011 à 19 h 37 minRéquisitoire supplétif contre Rue 89
Nous reproduisons régulièrement les réquisitoires de Jules Lecroc, procureur général de la république sarkozystanaise.
Aurions-nous commis, Président, chers jurés, une erreur judiciaire ?
La question peut paraître oiseuse, tant il nous importe peu que le coupable soit désigné avec une grande rigueur du moment qu’on peut le livrer au bourreau avec célérité. Et dans les rares occasions où il nous arrive de juger en toute connaissance de cause un innocent qui sera relaxé, le traîner sur le banc d’infamie où il dégoûtera de sueurs froides et angoissées dans les affres du procès qu’on lui a concocté nous paraît déjà une vivante image de cette justice divine que l’on reconnaît immanquablement à son caractère incompréhensible et parfaitement arbitraire, car à quoi servirait d’être Dieu si on ne pouvait pas faire ce qu’on veut, y compris faire crever de peur des innocents pour se marrer, nom de Dieu ?
Mais foin de métaphysique de prétoire, avons-nous condamné à la légère Yannick Machin ? j’ai déjà oublié son nom, attendez… Yannick Cahuzac, qui a transmis un recours au tribunal — est-il taquin — au motif, que c’est Rue 89 qui font rien que faire tenir aux autres des propos condamnables dont il serait, lui, Cahuzac, innocent comme le sociologue qui vient de naître.
Nous ne nous permettrons pas de citer ici sa défense in extenso telle qu’elle est versée au dossier, mais Zineb Dryef de Rue 89 aurait fait de Yannick Cahuzac une caricature de sociologue en tronquant, déformant, triturant, patouillant, malaxant, voire en sollicitant ses propos.
Or Yannick apparaît sensible à l’opinion de notre tribunal au point de risquer une aggravation de sa peine ; rappelons qu’il avait été condamné à l’estrapade avec sursis, Rue 93 n’écopant que d’une condamnation pécuniaire, pour complicité. Pareille inconscience dans la demande de Yannick, et pareille confiance candide dans la justice de son pays, ne pouvaient que réjouir le tribunal.
N’hésitons pas, rouvrons donc le dossier afin de protéger la société des journalistes qui pullulent en toute impunité dans notre beau pays.
En plus des faits portés à la connaissance du tribunal par Yannick Cahuzac, et que nous avons versés d’enthousiasme au dossier — vous pensez que c’est pas nous qui allons douter de ce que raconte un sociologue spécialisé dans l’extrême-droite —, nous avons demandé à la police et au sergent Garcia de se livrer à une enquête de moralité sur Rue 57+32. Le résultat, est, comme bien l’on pense, 89, mais il est aussi accablant.
Tout d’abord, avant de basculer dans des activités journalistiques, Rue 69 avait eu le projet parfaitement immoral de monter un site pornographique. Nous avons retrouvé dans les fonds de poubelle de divers moteurs de recherche quelques-uns des titres qu’ils se proposaient de livrer à la perversité salace de leur public, dont la conscience politique risible n’égale que la pauvreté de l’univers fantasmatique : Interracial whores sucking huge black cocks, Beurettes de cité à gros seins, Martine biberonne comme une nympho, ou encore La Boniche est une bonasse, la production la plus dégoûtante, et toujours soumise à diverses procédures judiciaires outre-Atlantique, du label Pastèque & Pastrami — je sens que ce réquisitoire va faire péter l’audience, comme on dit dans le monde judiciaire.
Qu’attendre, Mesdames et Messieurs les jurés, de tels mercenaires ? qui envisageaient de se livrer à un commerce aussi dégoûtant, sans même, les accable un peu plus le rapport du sergent Garcia, s’être munis de quelques photos de chatons pour sauver les apparences ?
Puis Rue 89 tomba, comme l’on sait, dans la politique, le sujet de société, les zyvas innocemment écrasés par des voitures de police et autres sujets d’actualité. Ils montèrent un site de gauche bien pensante et gluante, passant sans désemparer de la vente sponsorisée de lubrifiants spécial sodomie sans douleur au journalisme sans risque. L’une de leurs principales activités ? la délation. Oui chers jurés, oui Monsieur le Président dont je vois l’accablement soudain : sous couvert d’être de gauche citoyenne, Rue 89 dénonça des juifs. Moralement du moins. Face à la montée du métisme — c’est XP je crois qui nous prouva jadis ici même que le métis est l’aryen du XXIe siècle — est-il bien moral de dénoncer comme nazis de pauvres bougres qui trouvent juste un peu agaçant qu’on leur interdise comme aux chiens l’entrée des boîtes afro-caribéennes et des commerces halal ? à l’évidence, non. Si tous les hommes sont frères, il n’y a aucune raison de stigmatiser le nazi en prétendant que c’est un nazi. A fortiori ne doit-on pas dénoncer comme nazis des gens qui ne le sont pas. Or en parlant de Mein Kampf sans rime ni raison et en mentionnant Hitler avec une légèreté qui confine au négationnisme par banalisation et excès de zèle, c’est bien ce qu’a fait Rue Lauriston. S’ils ne sont pas condamnés avec ça je rends ma robe de procureur, ses manches et les effets qui y sont assortis.
Enfin Rue 88€95 est payé, on ne le répètera jamais assez : les politiciens filent de l’argent public qui vient de nos impôt à ces gens là, qui l’acceptent, c’est dire leur indépendance et la bassesse méprisable de leur cœur.
Or donc Mesdames et Messieurs les jurés, pour avoir trompé la justice, je vous demande instamment que l’organisation immorale, délatoire et subventionnée qu’est Rue 89 soit démantelée, l’immeuble où elle est installée rasé, son gros et son petit bétail — stagiaires, femmes de ménage, coursiers — sacrifié aux dieux infernaux et l’emplacement semé de sel. Le tout pour faire un exemple car la justice se doit avant tout d’être préventive dans notre beau Sarkozystan.
Quant à Yannick Cahuzac, si ce n’est lui c’est donc son frère, et comme on n’est pas à Bobigny sa condamnation est définitivement confirmée malgré ses protestations d’innocence qui seront néanmoins portées à la connaissance des badauds par voie d’affichage public.
Jules Lecroc, Procureur général du Sarkozystan.
Étiquetté : estrapade, justice, Lecroc, Rue 89, tribunalLaxisme judiciaire 10
Droit — Article écrit par Nicolas le 9 août 2011 à 11 h 23 minUn nouvel exploit des juges de Bobigny.
Le 25 juillet 2011, deux vigiles d’un supermarché de Noisy-le-Grand (93) tentent d’intercepter un groupe de cinq hommes ayant, pour la seconde fois de la journée, dérobé des bouteilles d’alcool. Ces derniers ne s’en laissent pas compter et agressent les agents de sécurité : le premier est victime d’un coup de couteau au visage et souffre de fractures au nez et à la cheville (90 jours d’ITT), le second, de blessures plus légères (7 jours d’ITT).
Les enquêteurs du service d’accueil et de l’investigation de proximité (SAIP) local identifient sur les bandes de vidéo du magasin quatre des assaillants.
A 6 heures le 2 août, trois hommes d’une vingtaine d’années sont interpellés avec l’assistance de la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) du 93. Des perquisitions de leurs domiciles permettent de saisir les vêtements portés par deux d’entre eux le jour des faits. A 11 heures, un quatrième homme se présente spontanément au commissariat : il est placé en garde à vue. A 12 heures, un cinquième protagoniste se constitue prisonnier, précisant que son frère jumeau interpellé tôt dans la matinée est hors de cause. Ce dernier est alors laissé libre.
Les quatre hommes, formellement reconnus par les victimes et les témoins, reconnaissent leur implication dans les violences en réunion, mais nient le coup de couteau et le vol ayant précédé l’agression.
Le 3 août à 17 heures 45, le cinquième et dernier agresseur se présente dans les locaux de police où il est interpellé.
Tous les cinq ont été déférés au parquet, et laissés libres sous contrôle judiciaire.
(Source : PPFlash du jour à 11h00)
Étiquetté : juges, justice, laxismeLaxisme judiciaire 9
Droit — Article écrit par Nicolas le 28 mars 2011 à 18 h 06 minLa ronde des voleurs
Le 27 mars, peu avant 11 heures, un homme âgé de 59 ans est sur le point de retirer de l’argent à un distributeur du 10ème arrondissement lorsqu’il est encerclé par 4 jeunes garçons.
Au moment où il compose son code confidentiel, deux d’entre eux lui portent des coups de pieds et de poings permettant aux deux autres de retirer 2 000 euros. La victime parvient cependant à récupérer l’argent et met en fuite ses agresseurs.
Un appel général est diffusé sur les ondes ; les policiers de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) se mettent aussitôt sur les rangs.
Un opérateur de la cellule de veille active les retrouve grâce aux caméras de vidéoprotection de la RATP ; ils sont sur le quai de la station de métro Richelieu-Drouot. Deux patrouilles se rendent aussitôt sur place ; une brève course poursuite s’engage, le quatuor est interpellé, 2 sont âgés de 11 ans et deux de 13 ans.
Les plus âgés ont été déférés et les plus jeunes laissés libres à l’issue de leur garde à vue.
— Source : PPflash du jour à 18 heures.
Étiquetté : délinquance, juges, justiceLaxisme judiciaire 8
Droit — Article écrit par Nicolas le 23 mars 2011 à 13 h 56 minLe 12 janvier, un homme brise la vitre d’une automobiliste à Villepinte (93) et tente de lui arracher son sac à main. Elle résiste et se voit asséner plusieurs coups de poing en plein visage (7 jours d’ITT). L’homme prend la fuite les mains vides. Lors d’un passage au commissariat, la conductrice tombe nez à nez avec son agresseur, lui-même venu déposer plainte. Il a été interpellé le 15 mars. Un second fait a pu lui être imputé. Déféré devant le TGI de Bobigny, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et l’affaire renvoyée au 31 mars.
— Source : PPrama n°155 du 23 mars 2011.
Étiquetté : Bobigny, juges, justice, laxisme, magistratsLaxisme judiciaire 6
Droit — Article écrit par Nicolas le 8 mars 2011 à 13 h 34 min« Laissés libres »… mais laissés libre de quoi ? de recommencer ? de s’enfuir au bled ? de s’en prendre à leurs victimes pour se venger de la dénonciation de leurs actes ?
On remarquera également que, connu pour 28 faits délictueux (ou criminels, on ne sait pas), le principal protagoniste était toujours dehors, sans doute par la grâce de la PJJ et de la justice d’exception appliquée en France aux mineurs.
Ventes de véhicules entre particuliers : soyez vigilants !
Un couple de jeunes gens âgés de 24 et 23 ans met en vente sa voiture sur Internet. Le 24 février, rendez-vous est pris à proximité de la gare Saint-Lazare (9ème) avec un couple d’acheteurs, celui-ci leur remet un chèque de banque de 15 500 euros, chèque en fait volé. Une autre mauvaise surprise les attend : dès le lendemain, le vendeur reçoit des appels téléphoniques visant sa compagne, elle est menacée de mort et de viol si l’escroquerie dont ils ont été victimes est dénoncée ; l’interlocuteur exige également 7 000 euros pour restituer le véhicule.
Le 2ème district de police judiciaire (DPJ) est saisi de l’enquête.
Le 1er mars, le véhicule est contrôlé à Alfortville (94) et son conducteur, âgé de 17 ans ( !), connu pour 28 faits, interpellé.
Il est trouvé en possession de plus de 3 000 euros, du téléphone utilisé pour proférer les menaces, de la carte grise du véhicule et d’un contrat de cession au nom d’un individu âgé de 18 ans ; il est également bien connu des services de police.
Lors de la perquisition de son domicile – en fait celui de ses parents – sa sœur explique aux enquêteurs que depuis le placement en garde à vue de son frère, elle reçoit des appels de deux connaissances de celui-ci, inquiets de son sort. L’utilisatrice de l’une des lignes est identifiée, il s’agit bien d’une amie du « conducteur ». Elle est interpellée de même que le bénéficiaire du contrat de cession. Les victimes la reconnaissent, de même que le « conducteur », comme étant le couple d’acheteurs.
Déférés au Parquet de Paris, tous trois ont été laissés libres.
— Source : PPflash du jour à 12h20.
Étiquetté : insécurité, justice, magistrats
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