Étiquetté ‘immigration’


Naturalisations 2010 dans l’UE

Citations — Article écrit par le 19 novembre 2012 à 15 h 29 min

UE – nationalité délivrée à des étrangers : Plus de 810 000 personnes, la majorité originaires d’Afrique et d’Asie, ont acquis la nationalité d’un des 27 États de l’UE en 2010, selon des chiffres publiés vendredi par Eurostat. Quatre pays (Royaume-Uni, France, Espagne et Allemagne) ont représenté 70% de toutes les nationalités octroyées dans l’UE. Dans le détail, 195 000 personnes ont acquis la nationalité britannique, 143 000 la nationalité française, 124 000 la nationalité espagnole et 105 000 la nationalité allemande en 2010.

(Bulletin Quotidien du jour).

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Mélancolie historique

Citations, Littérature — Article écrit par le 8 janvier 2012 à 15 h 59 min

La mélancolie “historique” est bien la dernière dont j’eusse cru, enfant, que je puisse être un jour affecté. Eussé-je vécu dans un pays heureux, dans un pays vivant une phase heureuse de son histoire, je ne m’en fusse probablement même pas aperçu, je n’eusse pas songé à m’en réjouir. Je me serais dit que les destins individuels sont tout ce qui compte, que l’important est de faire sa vie en y mettant autant de talent et d’énergie qu’on le peut, que la tâche essentielle est de construire son bonheur individuel ou à tout le moins son destin. De même, je n’eusse probablement même pas songé à être français. Ce n’est pas ma pente naturelle. Je suis aussi peu chauvin qu’il est possible, j’aime autant ou plus les arts, les cultures et les paysages d’autres nations que ceux de la mienne et, si un choix objectif m’avait été offert, j’eusse sans douté préféré être anglais, ou écossais, les tempérament nationaux d’outre-Manche, si différents qu’ils soient l’un de l’autre, me semblant mieux accordés au mien que celui de cette rive-ci. N’empêche : qu’on prétende m’empêcher d’être français, ou qu’on veuille me forcer à l’être d’une façon aussi totalement déculturée, affadie, désolante que celle qui a cours aujourd’hui parmi nous, cela m’a donné le goût et la conscience de l’être vraiment, ne serait-ce que par dignité, ou par esprit de contradiction, ce qui est souvent la même chose. Et ce goût ne pouvait être qu’un goût mélancolique, cette conscience une conscience malheureuse. Comme l’amour des paysages et l’amour de la langue, l’amour de la France, aujourd’hui, ne saurait être qu’une longue tristesse. Être citoyen d’un pays qui meurt, et qui meurt aussi salement, aussi bêtement, aussi bassement, je ne sais pas comment on pourrait ne pas en souffrir.

Des deux catastrophes qui se sont abattues en même temps sur mon pays, l’effondrement de sa culture par l’effet de l’égalitarisme social, du prétendu “enseignement de masse” et de la dictature de la petite bourgeoisie, et d’autre part la dissolution d’un peuple au profit d’un autre ou de plusieurs autres, sur le territoire national, je ne sais pas laquelle m’affecte davantage. À la vérité elles ne sont guère séparables. L’une était la condition de l’autre. L’autre était seule à même de parachever l’une.

Renaud Camus, La Campagne de France


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Mon épicier explique la démographie

Politique — Article écrit par le 28 juillet 2011 à 19 h 27 min

Récemment en abordant le sujet sensible pour ne pas dire tabou de la démographie, de l’immigration, et des changements de population que cela induit avec un collègue, on en est venu à parler de son épicier maghrébin. Homme besogneux, ne craignant pas au contraire de beaucoup de ses contemporains de travailler durement, celui-ci ouvrant son épicerie tous les jours de la semaine de 7h00 à 22h00 sans interruption, ne fermant que rarement son magasin même en période de fête. Il est toujours agréable et souriant. Pour résumer il est bon commerçant. Il est marié, on peut sans doute dire de lui qu’il est bon père de famille. Il a toujours veillé à l’éducation de ses quatre enfants, dont trois ont faits des études supérieures, pour lui le travail et la réussite sociale sont des valeurs importantes, et il a donc pris soin à ce que ses enfants ne manquent de rien pour mettre toutes les chances de leur côté.

Il paye ses impôts. Enfin comme beaucoup de français il fraude un peu. Mais cela ne fait pas de lui un homme malhonnête, il considère simplement que le fruit de son travail doit lui revenir, et que les impôts sont trop élevés. On aurait mauvais jeu de lui en vouloir de penser ainsi.

Il est musulman, il a une foi sincère. Cela ne fait pas lui un extrémiste, un de ces dangereux islamistes prônant un régime islamique. Non, mais il est homme à être touché par les choses de la religion, et il aime à se voir comme un bon croyant ; il aimerait d’ailleurs aller plus souvent à la mosquée, mais ses longues heures de travail l’en empêchent. Il se sent aussi peiner qu’aujourd’hui on associe l’islam au terrorisme, lui comme la majorité des maghrébins ou français d’origine maghrébine ne demande qu’à vivre en paix, sans être pris à parti pour ses croyances religieuses. Il a de même été contrarié par le caractère oppressif de l’interdiction du voile dans les établissements scolaires, et ressent cela comme une atteinte à l’islam et plus largement contre sa liberté religieuse. Ce qu’on doit bien reconnaître.

Il aime à s’informer de l’actualité du monde arabe, à être à l’écoute des débats qui l’agite, et à profiter d’un point de vue non occidental, d’une analyse de l’information passablement différente des chaînes françaises ; les chaînes satellitaires lui rendent ce service. Il se sent naturellement proche, en quelque sorte solidaire, de ce monde arabe de par sa culture et sa religion, la guerre en Irak lui a par exemple semblé une agression inadmissible contre un pays arabe et musulman qui ne menaçait aucunement la paix. Et il ne croit globalement pas aux bonnes intentions des américains. Il s’identifie de même facilement aux Palestiniens et à leurs revendications dans le conflit proche-oriental. Il aimerait que les palestiniens puissent aussi avoir leur Etat, avec des frontières sûres, qu’il soient libres et indépendants. Il juge souvent sévèrement les politiques israéliennes et les Israéliens eux mêmes.

Il aime aussi à ne pas se couper de ses racines, de son Algérie natale qu’il a quitté il y a plus de 30 ans avec une pointe d’amertume pour venir en France. Non pas avec de mauvaises intentions, mais pour pouvoir mener une vie meilleure pour lui et sa famille, espérant en immigrant et en travaillant dur pouvoir se mettre à l’abri du besoin ; les opportunités se faisant rares en Algérie. C’est pourquoi tous les ans, il passait un mois en Algérie avec ses enfants quand ceux-ci étaient plus jeunes, pour garder un lien avec la famille, mais aussi avec le pays, avec qui il entretient une certaine nostalgie. Il pense que c’est une bonne chose que ses enfants sachent d’où ils viennent, qu’elle est leur histoire, qu’elles sont leurs traditions, ce qui fait d’eux ce qu’ils sont. Qu’ils n’aient pas honte d’où ils viennent, il pense même qu’ils peuvent en être fiers.

Notre épicier est donc quelqu’un de tout à fait respectable, en tout cas pour ma part je ne vois rien de significatif à lui reprocher, même si je ne partage pas ses vues politiques. Alors d’où vient le problème ?

Le problème ne vient pas de notre épicier, du fait qu’on l’apprécie ou pas, ou qu’il soit charmant ou pas. Le problème provient de la multitude, des millions d’individus qui tout comme lui partagent un héritage culturel qui n’est ni français ni européen, et qu’ils comptent bien préserver, conserver. Après tout c’est leur droit le plus strict, tout à chacun a le droit d’être ce qu’il a envie d’être, mais cela crée une situation ou deux cultures majeures cohabitent tant bien que mal sur un même territoire. Elie Barnavi (entre autre ancien ambassadeur d’Israël en France) en parlant du conflit israélo-palestien aime rappeler que ce sont deux droits qui s’opposent, c’est à dire le droit des Palestiniens et le droits des Israéliens à habiter sur la même terre. A terme nous pourrions nous retrouver dans une telle situation. Il n’est d’ailleurs pas ici question de juger de ces cultures, mais simplement de faire remarquer qu’on assiste à un changement de population, ce qui implique que les références culturelles changent. D’une société judéo-chrétienne d’héritage gréco-romain, nous sommes passés à une société double à laquelle s’ajoute la culture islamique. Si cela se poursuit les transformations n’en deviendront que plus visibles.

Il faut bien admettre que c’est un sujet particulièrement difficile à discuter, les accusations les plus répugnantes ne sont jamais loin, les garants du politiquement correct veillent à tous les étages. On ne saurait selon eux parler d’immigration, de démographie sans voir les Maghrébins ou les Français d’origine maghrébine comme des voleurs, des délinquants, des terroristes, des djihadistes en puissance. En vérité des gens foncièrement malhonnêtes qui mèneraient consciemment une conquête. Cela est évidemment comme je l’ai précédemment expliqué totalement faux. L’erreur c’est de raisonner en terme de « bien » ou de « mal », de « gentils » ou de « méchants », alors que la démographie n’est pas affaire de jugement de valeur. La démographie a la froideur des chiffres. Les seuls critères pertinents sont les taux de fécondité, les tendances, les flux de populations. Ce n’est pas un problème de moralité individuelle ou collective de telle population donnée. C’est un problème de physique ; des forces sont à l’œuvre, on peut en mesurer les puissances et les conséquences qu’elles occasionnent.

Cette vision des choses heurte sans aucun doute nos propres valeurs, on aime à penser que les gens ne sont pas définis selon une appartenance ethnique mais selon leur mode de pensée. Pour ma part j’y souscris aussi, je considère qu’il existe certes un déterminisme qui nous pousse à reproduire les modes de vie de nos parents, amis, et plus largement ceux admis comme « normaux » au sein de nos sociétés, mais aussi que chacun peut se construire, et adopter les idées et l’identité qu’il souhaite si on le lui permet, s’il en a la volonté.
Dans les faits c’est possible. Les immigrés connaissent une multitude de situations différentes, allant de la totale assimilation au rejet le plus strict de toute influence occidentale. Mais dans cet écheveau de situations on peut tout de même discerner des tendances.

Globalement les immigrés de ces dernières décennies adoptent que plus ou moins superficiellement notre mode de vie avec tout ce que cela implique. Ce phénomène qui tranche avec les immigrations passées des Polonais ou des Italiens peut s’expliquer par le fait que la France et plus largement l’Europe a renoncé à sa politique d’assimilation, qui consistait à fondre dans le moule les immigrés étrangers, pour qu’ils deviennent des français comme les autres, bâtit sur le même modèle. Il faut préciser que ces flux migratoires sans précédents par leur importance ont empêché cette assimilation. Ainsi que l’origine des immigrés en question qui l’a rendu plus difficile. Car il est toujours plus aisé d’assimiler dans une société occidentale des Occidentaux, que des individus issus d’une civilisation qui diffère par les mentalités collectives, la religion, l’histoire… La technologie, les nouveaux moyens de communication (téléphone, mail, Skype, Google+, Facebook, presse en ligne, etc…), sont un autre obstacle à ce dessein. Il est beaucoup plus simple aujourd’hui de garder le contact avec sa famille, ses amis, son pays, et de leur rendre visite, ce qui complique l’immersion dans la société d’accueil.
Un autre élément a joué un rôle en défaveur de l’assimilation, ces immigrés Algériens – pour prendre cet exemple en particulier – étaient issus d’un Etat né de la lutte anti-française. D’où un double sentiment plus ou moins conscient, qui est à la fois le mépris pour les vaincus, et la rancœur due à l’échec de l’indépendance que leur immigration révèle, ce qui débouche, dans les deux cas, sur une certaine haine de la France qui n’a fait que s’accroître avec les générations suivantes ne trouvant pas leur place dans cette société.

Les immigrés ne sont pas des pages blanches sur lesquelles on peut impunément écrire, ils portent une culture, une identité, dont on tient d’autant plus qu’on vit à l’étranger. On se sent plus Français à Pékin qu’à Paris. Les Français sont aussi sensibles aux apports étrangers, soit par la séduction qu’ils exercent, soit parce qu’en démocratie on ne peut ignorer la culture d’électeurs nombreux. Aujourd’hui il ne faut pas voir l’intégration comme un phénomène univoque, elle a lieu dans les deux sens, les français de « souche » sont presque autant influencés culturellement par ces immigrés, que ces immigrés ne s’occidentalisent.

Ce renoncement à l’assimilation signifie implicitement que maintenant plusieurs populations de cultures différentes vivent dans le pays, c’est ce qu’on nomme avec emphase le multiculturalisme. C’est à dire ce que l’on appelle « intégration » à la française, dont il est vrai qu’on ne sait pas exactement ce que recouvre ce terme. Une sorte de mélange inconsistant entre le communautarisme à l’anglo-saxonne et les anciens objectifs d’assimilation, qui s’est à vrai dire globalement révélée un échec. Un déchirement entre deux tendances : syncrétisme et apartheid volontaire.
Avec le temps si ces tendances se poursuivent, avec des taux de natalité des nouveaux arrivants bien supérieurs à ceux qui sont traditionnellement les habitants de ce continent qui n’atteignent pas le taux de renouvellement, et surtout si la pression démographique se poursuit, si l’Afrique continue de se déverser sur l’Europe, il se pourrait bien que l’Europe devienne une extension de ce continent, inclut dans une nouvelle aire civilisationnelle. Actuellement un changement massif de population se produit dans le silence général, presque personne ne voulant prendre conscience des transformations profondes en cours et à venir, le politiquement correct poussant les autres à tenir leur langue. Le jour où la réalité se révélera au grand jour, où l’on ne pourra plus nier ce qui se passe, il se pourrait bien que cela aboutisse à une situation nous rappelant de tristes événements se passant dans les Balkans ou dans quelques lointains pays africains. Plus les les événements tarderont plus il se pourrait qu’ils soient terribles. A moins que la tendance actuelle se poursuivant, cet apport étranger globalement accepté sans heurts par les autochtones, continue d’infuser comme nous infusons en son sein.

Pour l’heure, c’est la première fois dans l’histoire que des peuples acceptent volontairement, et par idéologie, que d’autres peuples s’installent dans leurs Etats et les remplacent. C’est la pulsion de mort d’une société qui a mal vieilli et qui a force de se haïr finit par s’autodétruire.


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Le radical national du jour

Citations — Article écrit par le 17 janvier 2011 à 22 h 19 min

En vérité, l’immigration comporte certains périls, si, par ailleurs, elle répond à des besoins inéluctables. Elle peut affaiblir l’originalité et la pureté de la race. (…) Le moment est venu de réglementer, de façon minutieuse, et sévère, comme aux États-Unis, notre politique d’immigration.

Les phrases qu’on vient de lire avec un légitime scandale devant tant de racisme clairement exprimé sont de Louis Pasquet, sénateur des Bouches-du-Rhône et ministre du Travail vers 1926, cité dans L’Action française du 22 janvier 1927.

Curieusement, la notice biographique officielle de Louis Pasquet sur le site du Sénat, si elle mentionne bien un ouvrage sur l’immigration datant de 1927, ne croit pas bon de donner la teneur des idées de ce grand homme sur le sujet.

Exprimons le souhait que le lycée qui porte son nom en Arles soit rebaptisé au plus vite…

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Blondie bogue

Citations — Article écrit par le 29 décembre 2010 à 11 h 52 min

Après 5 ans d’existence, le Bondy Blog manque de visibilité financière à moyen terme

« Un mardi soir, dans le quartier résidentiel de Bondy (Seine-Saint-Denis). Il fait déjà nuit et la petite équipe du Bondy Blog est rassemblée pour sa réunion de rédaction hebdomadaire. Aux alentours, jolies maisons en meulières et immeubles récents: la banlieue, même au nord de Paris, sait aussi être coquette. C’est justement pour faire pièce aux clichés entourant « l’autre côté » du périphérique que ce site participatif a été créé il y a cinq ans. L’initiative est née grâce aux journalistes suisses de « L’Hebdo », venus couvrir les émeutes en 2005, qui ont ouvert ce blog pour offrir un moyen d’expression aux habitants de la cité Blanqui, à Bondy. À leur départ, le relais a été pris par une association qui réunit aujourd’hui de jeunes apprentis journalistes, souvent issus de l’immigration.

(…) Aujourd’hui, les 100 000 € de budget annuel du Bondy Blog sont pris en charge par l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) et Yahoo !, qui héberge le site au prix d’une certaine confusion entre les contenus du blog et ceux du moteur à de recherche. Pour les années qui viennent, rien n’est pourtant garanti. « On manque d’une visibilité sur deux-trois ans », se plaignent les responsables, qui reconnaissent en revanche bénéficier d’une couverture médiatique exceptionnelle pour une entreprise de cette taille. « Peut-être parce que nous portons un diagnostic assez sévère sur la manière de travailler de nos confrères, sans être dans l’injonction et la revendication permanente », analyse Nordine NABILI.

— Élodie MAUROT – « La Croix » du 28 décembre 2010 (via la CP du 29 décembre).

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