Étiquetté ‘filles’


Aux lectrices : 13 objets usuels pouvant servir d’arme de défense

Survie — Article écrit par le 30 décembre 2012 à 19 h 00 min

Pendant que Valls parle comme Sarkozy, moi je m’équipe avec des armes. Il y a la télé puis il y a la rue.

Xyr

De nouvelles prohibitions des armes et restrictions ne feront que retirer les armes des mains des gens honnêtes. Les criminels n’obéissent pas aux lois.

Ici

Pour vivre en paix, il faut mener contre soi-même la plus implacable des guerres.

Dantec, TDO1

 

 

Nous vivons dans un monde rude. Violent. Dangereux. Une jungle où même les sangliers défient les planifications socialistes et se multiplient comme des petits pains au lieu de proliférer en nombre exact de leur nécessité! Un monde où les bons deviennent belges et les mauvais, des français solidaires.
Vous avez décidé de survivre contre les forces judéo-maçoniques socialos-bolchéviques, bref, les forces du Malfrat, mais vous n’êtes qu’une petite femme d’élite voire d’ilys, dominée intellectuellement et non décidée à passer à la casserole!* Que faire? Rassurez-vous, pas de nouvelles résolutions intenables, simplement considérer d’un autre oeil certains usages; j’ai choisi pour vous, l’élite, la voie de la facilité trop souvent méconnue et méprisée. En cette période de Noël, je vous propose de retrouver votre âme d’enfant… Qui n’a pas été touché par la vive imagination de nos chers petits, qui voient, par exemple, dans un bout de bois, le fusil **de leurs rêves? Je vous donne un aperçu de 13 objets usuels pouvant servir à votre projet dément, rester en vie tout au long de cette nouvelle année… Attention, en 5 secondes ce message opérera en vous une véritable révolution mentale destinée à vous redonner votre instinct de survie et ce message ne s’autodétruira pas de sitôt de votre mémoire.

 

Car ce projet s’inscrit  dans le temps : en effet, à force de déterminer des usages différents avec certains objets, vous en viendrez à assimiler le fait que vous défendre toute seule comme une grande peut certes avoir des côtés franchement désagréables voire répugnants mais cela vous donnera dans certains cas l’immense satisfaction d’avoir… la vie sauve (ou de sauver la vie de proches). Il n’est jamais agréable de taper sur quelqu’un un à coups de parapluie voire de crever la glotte d’autrui avec un bic (quoique…). Votre conscience risque de vous turlupiner un bon moment et c’est normal.
A l’heure où le port d’armes aux EU est plus que jamais remis en question, je pense personnellement que nous sommes tombées bien bas chez nous depuis nos talons aiguilles pour en être réduites à avoir des problèmes de conscience avec la légitime défense. Mais ceci n’est que le début d’une reconquête! Soyons de pugnaces pionnières! Car comme le dit Bidou, notre Maître à toutes et qui touitte plus vite que son ombre : « être pro-arme en France, c’est comme être incroyant au XVIème. Mais on nous donnera raison un jour ». Amen.

 

1/ Le dictionnaire, truc de l’érudit

Il y a deux-trois ans de cela, en rentrant de l’école, j’ai assisté à une rixe entre un énorme escogriffe et un tout petit papy qui avait grillé la priorité à Hulk l’escogriffe. Ce dernier, furieux avait poussé la petite voiture de Papy à s’arrêter sur le bord de la route, et il était en train d’étrangler le petit vieux par sa fenêtre baissée lorsque je me garai derrière et intervins. (Sisi, moi la crevette j’interviens, comme cela hip hop boum) .Je demandai à mon fils, fébrile et inspirée, avant de sortir affronter le monstre, son sac de cours pour pouvoir assommer la bête. Mais à l’heure où l’on fait un foin dans les écoles sur le poids des cartables, il faut bien évidemment veiller pour ce type d’attaque à faire faire au moins du latin à l’un de vos enfants pour qu’il trimbale un bon dico des familles dans son sac! Un peu démunie en dicos bien pesants, je dois l’avouer, je me lançais néanmoins vaillamment à l’assaut du fou-furieux en lui criant  d’une voix (presque pas) tremblante : « j’appelle la poulisse!! » mais comme je n’avais pas de portable, cela semblait un peu hasardeux. D’autant que la « poulisse » s’occupe désormais de percevoir des taxes diverses mais ne se préoccupe plus trop de votre sécurité.
Je fis mine de revenir vers mon véhicule pour prendre le tel inexistant et cela suffit malgré tout à stopper Hulk dans ses élans meurtriers.
Donc, retenir la leçon : le dico!  Mettre dans les sacs de gros ouvrages qui serviront à en mettre plein la tête non pas de vos enfants mais de ceux qui débarquent comme au jour du D-Day.
Moyen plus réaliste : enrouler votre journal (Métro, 20minutes, Valeurs Actuelles, l’Huma, Biba, que sais-je!) qui deviendra alors comme un solide bâton et porter des coups avec cette matraque improvisée en hurlant.

 

 

2/ Le galet, technique dite de « la pierre taillée »

Succès garanti et usage idéal si vous voulez jouer à David contre Goliath.

Vous allez me dire que justement, les maîtresses opèrent une surveillance drastique des cartables et Wiki a remplacé avantageusement n’importe quel dictionnaire ou encyclopédie; qu’à cela ne tienne :
Un  galet peut aussi occuper une place non négligeable dans le cartable de votre chéri pas doué scolairement donc sans dico de latin mais qui aime bien récupérer de beaux coquillages et des cailloux au bord de l’eau pendant les classes de mer. C’est très bien vu par les maîtresses, le ramassage sur les plages. ça fait passer votre Pasdoué pour un original rêveur et écolo, bref, pour quelqu’un dans l’air du temps. Le latiniste, lui, est plutôt mal vu dans les cours de récré, soyons honnête.
Un beau galet ramassé sur les plages bretonnes : le mettre dans la boite à gant, montrer que vous êtes une maman « concernée » comme on dit, parce que vous avez un objet datant du paléolithique, « l’âge de la pierre taillée »: votre galet n’est pas encore tranchant des deux côtés (biface), mais cela peut se faire, ceci pour concrétiser la leçon d’histoire  de vos chères têtes blondes!
Le galet peut aussi (et c’est son avantage subtil) se transférer dans le sac à main et surtout tenir dans votre jolie petite main de femme distinguée. Vous pouvez l’envoyer dans la tronche des zombis. Il pourra peut-être faire la « une » du journal de Pernault dans la rubrique « artisanat franchouille, savoirs faire d’antan oubliés ». Là effectivement, ils datent de loin. De très loin même et quand on y réfléchit cinq secondes, c’est tout de même malheureux d’appliquer les recettes de la Préhistoire alors qu’il existe des tas de gadgets très modernes auxquels on n’a pas droit sous le prétexte saugrenu qu’ils peuvent blesser.

 

3/ Les clés, l’objet fétiche des « Chances pour la France »


Il y a un an environ, mon fils aîné rentrant à une heure tardive dans les ruelles sombres d’une localité bourgeoise, se retrouvait entouré avec un ami de « Chances pour la France » désireux de montrer à leurs copines combien ils étaient forts et beaux à dix contre deux. Les filles excitées et ricanantes s’étaient aussi investies dans le « jeu » et avaient placé entre leurs doigts de bêtes clés de maison. L’ami de mon fils en fit les frais et fût balafré au bras comme il se doit par une de ces harpies. A retenir donc, ça peut marcher si vous avez comme moi un trousseau de clés pointues conséquent. Mais je suppose qu’il faut avoir des doigts boudinés ou costauds ce qui n’est pas forcément le cas d’une ilysienne d’élite aux mains raffinées et doigts délicats!

 

4/ Le stylo-bic, en usage à Hollywood


Toujours dans le même style, il y a bien évidemment le stylo-bic, objet éminemment usuel et dont quelques films célèbres ont dévoilé des usages insoupçonnés : je pense tout d’abord à un thriller américain Red eye « Sous haute pression » dont je ne me souviens plus trop de l’intrigue un peu compliquée mais dont la scène d’anthologie dans l’avion où l’héroïne plante son style dans la glotte de son affreux ravisseur vaut son pesant de cacahuètes!. A dire vrai, je ne me souviens que de cette scène.
Dans le même style mais en plus « pro » vous avez le combat au bic dans le premier volet des Jason Bourne, « La vengeance dans la peau ». Au final, le stylo est planté à un moment donné entre les doigts du méchant et je frissonne encore devant cette horrible scène.

5/ Le ciseau d’école, la touch maternelle


Un sac à main peut receler d’autres petits bijoux d’objets « usuels » : la paire de ciseaux d’école, par exemple, et ne vous moquez pas : c’est important non seulement pour crever un oeil ou accessoirement faire de belles guirlandes de Noël avec vos chères têtes blondes (toujours le côté « maman concernée » auquel je tiens) mais aussi pour libérer une gamine coincée dans des toilettes (ça m’est arrivé). Avec des ciseaux, vous pouvez facilement crocheter une serrure. Ben voui. N’est pas une maman accomplie qui veut : le sac à main sans ciseaux d’enfant n’est pas au top de la maternitude. Je ne parle pas de ciseaux à ongles, trop petits, mais bien de ciseaux pour enfants (gaucher ou droitier on s’en fout) qui ont des lames de longueur honnête et « légalement » acceptable.

 

6/ Le rouge à lèvre, les ongles, les dents : la touch féminine


Bien évidemment vous pouvez toujours utiliser le rouge à lèvre avec lequel vous indiquerez dans un ultime effort « Torton m’a tuer » mais c’est tout de même un peu tardif en matière de défense d’autant que la Justice n’en a rien à cirer de ce genre de preuve et libérera sans complexe et pour cause imparable de faute d’orthographe l’auteur du crime. Plus t’as été négligé socialement, moins tu es coupable dans le présent, dicton actuel bien rentré dans le crâne de tous nos délinquants qui feront pleurer dans les chaumières de leurs juges à propos de leur enfance malheureuse. Leurs victimes étant bien sûr d’horribles capitalistes pleines aux as qui méritent bien de mourir au plus vite.
Bon, donc mieux que le rouge utilisez vos ongles et griffez et crevez des yeux et arrachez des oreilles et mordez si nécessaire avec vos dentelettes… Tout cela n’est pas de l’ordre de l’objet usuel mais s’en rapproche grandement. Ce sont vos objets usuels intimes si l’on veut.

 

7/ Le parapluie : l’objet usuel par excellence

 

 Vous aurez soin de le prendre de couleur vive voire fluo pour le choper vite fait dans votre énorme sac à main. Deuxio, et je laisse ici parler les « pros » : « Le maintenir, non pas par son milieu, mais par son extrémité (toujours par souci de prolongement du bras). Si vous vous trouvez dans une zone à risque, et que le parapluie est automatique, enlevez sa protection de sorte à pouvoir l’ouvrir soudainement dans le visage d’un adversaire éventuel. »
J’aime beaucoup le terme de « zone à risque » qui me rappelle mon Coyote pour la circulation et ici qui veut évoquer en termes édulcorés le petit canaillou qui s’en prend à vous, voire à votre intégrité ou même à votre vie. Huhu : « j’ai une « zone à risque » qui m’a tabassée et qui en a profité pour me piquer dix euros. »

 

 

8/ La carte bleue : l’arme du riche


Vous pouvez aussi ajouter la carte bleue qui tranche la gorge avec une relative efficacité et le geste s’accomplit plus vite que la numérotation du code. Vous allez me dire que vous ne l’avez pas sous la main au moment fatidique : ben si justement, un malfrat vous la réclame, vous vous empressez de satisfaire sa demande, vous sortez la carte et, en la tenant fermement, vous glissez la carte d’un coup décidé en imitant le geste menaçant des poursuivants de Louis de Funès dans « Les aventures de Rabbi Jacob ». Couic.
(Une carte de Famille Nombreuse, plus large et plus fine et tranchante fait l’affaire encore mieux me semble t-il qu’une carte bleue… mais tout le monde n’en bénéficie pas. Conclusion évidente  : vite! Faites des gosses!)

 

 

9/ Le compte en Suisse : l’efficacité helvétique


Autre possibilité à placer en corollaire de la carte bleue : ouvrir préalablement un compte en Suisse et, le jour où vous vous faites braquer pour vos sous, brailler : « Je n’ai rien sur ce compte là! C’est en Suisse que se trouve le magot!! » Et vous verrez : si la police ne débarque pas pour un vulgaire braquage à mains armées ou un petit viol de rien du tout, pour des histoires de comptes obscurs là vous aurez non seulement quelques escadrons de gendarmes mais peut-être même un préfet à votre rescousse!!
Bon évidemment ce sauvetage étatique vous coûtera vos sous-sous  mais vous aurez la satisfaction qu’ils ne le soient pas par un pauvre Rom ahuri mais par l’état himself et sous le feu des journalistes au lieu que tout se passe dans une sombre ruelle.

(Remarque : ne pas confondre compte en Suisse et couteau Suisse mais les deux fonctionnent bien pour le cas ci-dessus.)

Examinons maintenant, si vous le voulez bien, les possibilités d’objets transportables légalement dans votre voiture. Nous avons pensé au galet dans la boite à gants. Discret, antique, facile à trouver (ce n’est pas comme les alcootests!).

 

 

10/ La bombe anti-crevaison : pour contrer la crevure de service

 


Vous avez bien évidemment la bombe anti crevaison. Mon mari a compris rapidement que changer un pneu de bétaillère n’était pas une mince affaire pour sa bobonne empotée, mais il a surtout intégré que bobonne était susceptible (au vu de sa conduite parfaite) d’attirer la rancoeur et la jalousie  (que dis-je! l’ire!!) de certains conducteurs, et il a équipé la voiture d’une petite bombe qui regonfle un pneu endommagé pour vous permettre de rouler jusqu’au garage le plus proche.Ceci accessoirement. Cette bombe peut surtout servir de gaz lacrymo en cas de pépin et d’importuns mais elle nécessite un peu de préparatifs et vous ferez attention de ne pas prendre un conduit souple mais bien raide pour viser au mieux.

Suggestion technique d’un avocat de mes connaissances qui s’y connait un peu-beaucoup en sports de combat : une fois le jet de gaz lancé, retenir sa respiration, s’avancer vers le malfrat et lui asséner énergiquement quelques coups avec la bombe sur la tronche et en particulier le nez : ça coupe l’envie au furieux de revenir à la charge.

11/ La batte de base ball (qui fera de vous une sportive accomplie)

Mon mari, homme soucieux de faire plaisir à sa chérie, m’a rapporté un joli cadeau il y a deux ans de cela, des Etats-Unis : une jolie et légère et solide batte de base-ball en fer, taille enfant.(chez Toysrus) Elle me convient parfaitement et se glisse sous le siège avant avec beaucoup de facilité. Je l’ai donc à portée de main. Si un flicaillon pointilleux l’aperçoit et fait mine de se gratter le haut du crâne, vous pouvez arguer sans trop de difficulté qu’il s’agit de la dernière marotte sportive de vos rejetons aux regards et sourires angéliques à l’arrière. Je ne m’en sépare jamais, elle agit sur moi comme un « doudou ». Elle me rassure. Légalement, il faut la placer dans le coffre.Mais il y a un tel foutoir dans cette bétaillère! Parfois j’oublie de la ranger à sa place, monsieur l’Agent…

 

 

12/ La pelle à neige : qui fera de vous une femme de la campagne aguerrie


De même, la pelle à neige, petite, légère aux bords bien tranchants pour gratter la glace sur nos routes hivernales. Le plat de la pelle peut aussi renvoyer à une hibernation méritée quelques zanimaux réveillés par l’appât d’un gain facilement gagné ou bien envahis d’une démence soudaine et intempestive!
Seul bémol, vous pourrez difficilement justifier son placement à l’avant, même sous un siège. Elle sera donc dans le coffre. Mais d’un autre côté, il n’est pas idiot de placer tous ses petits trucs à différents endroits!

Résumons à nouveau pour votre voiture : le galet, la bombe anti crevaison, la batte et la pelle à neige.
Je terminerai avec votre home, sweet home où certaines d’entre vous aimez à passer du temps, en working girl modérée que vous êtes :

13/ Le couteau de cuisine, le must à la maison

Le placer de façon accessible dans votre cuisine, le vrai, le bon couteau de cuisine qui sert à couper le poulet du dimanche et qui est bien aiguisé par Monsieur. C’est le couteau que vous manipulez tout le temps donc que vous tenez bien en main, dont vous avez l’habitude.
Pour prévenir quelques hauts le coeur intempestifs qui pourraient vous surprendre en cas d’utilisation inopinée contre une chair qui s’égosille encore et qui s’échine à vous réclamer vos biens, je vous conseille d’apprendre à utiliser votre couteau sur des bestioles style lapin ou gibier de chasse : au début ça répugne, par la suite vous vous habituez à tout et serez fin prête le jour J lors de l’attaque des zombis. Et puis vous aurez le bonheur de mitonner de bons petits plats roboratifs à Monsieur et ça c’est tout de même très important. Ça n’est pas parce qu’on apprend à diversifier certains usages qu’il ne faut pas respecter certaines Traditions!
Les petits plus  pour la maison :

N’importe quel verre, bouteille, couvert (couteau, fourchette) peuvent servir de dépannage en cas d’attaque fortuite. La boite de conserve restant l’un de mes objets préférés d’autant que vous pouvez l’avoir dans votre cabas de ménagère!
Bien évidemment si vous avez une cheminée, vous avec certainement des chenets bien lourds, des pinces, un tisonnier. Avec cela vous avez tout ce qu’il vous faut comme accessoires de défense dans votre salon.
Dans la chambre à coucher on oublie bien souvent le geste quasi mécanique en cas d’attaque fortuite et nocturne : la lampe de chevet!
Dans le jardin, n’oubliez jamais d’avoir à portée de main une bonne pioche ou râteau (placés dans un coin de votre terrasse par exemple et pas forcément remisés).

 

 

Généralités
Le cri est l’arme de défense à utiliser en lien avec tout ce qui est présenté ici : quoique vous fassiez, braillez comme la Castafiore à qui on a volé ses bijoux!! C’est un excellent repoussoir à racailles en tous genres, à utiliser en toutes circonstances : lâchez-vous pour une fois qu’il vous est permis d’hurler sur un homme !!

Bien évidemment tous ces objets usuels se déclinent à l’infini avec un peu d’imagination. Mais il y a une chose qu’il vous faut intégrer avant de vous lancer : n’oubliez jamais de suivre votre instinct personnel, la meilleure alarme d’embrouilles s’il en est. Rappelez-vous le cas de cette joggeuse au bois de Vincennes qui, en courant, passe devant un type dont la tronche ne lui revient pas, d’instinct. Elle fait taire à tort ses scrupules, son instinct, et continue de courir toute seule, sans attendre sa mère. Elle se fera rattraper et violer durant deux heures et survivra par miracle. Si elle avait suivi son instinct, elle aurait prudemment fait demi-tour…
Soyez féminine jusqu’au bout des ongles : suivez votre instinct, développez ce dernier et fuyez au premier signe de danger. Fuyez, fuyez, fuyez. Faites comme Depardieu, le panache, le vrai est dans la fuite!! Bref appliquez à la lettre le proverbe : « Courage, fuyons! »

 

Si vous devez attaquer : soyez inventive, rapide, déterminée à partir du moment où vous avez pris la décision de vous défendre. Il faudra que vous soyez la gagnante à ce petit jeu et vous n’aurez pas de deuxième chance. C’est pourquoi j’insistais, à propos de la détermination, sur le fait d’être préparée psychologiquement : en vidant des lapins ? me direz-vous sceptiques : la détermination est une affaire de tous les instants, elle doit être ancrée dans votre cerveau à l’heure où l’on vous martèle que protéger votre vie ou celle de vos proches est le pire mal que vous puissiez faire en ce bas-monde. Lutter contre cette pulsion de mort doit être comme une seconde nature chez vous, en permanence : en épluchant des carottes, en jouant avec vos gosses, en travaillant, en profitant de la vie avec l’assurance de ceux qui croient en cette dernière et qui l’aiment plus que tout et non en culpabilisant d’être vivant.

N’oubliez pas de contracter d’ors et déjà une assurance judiciaire (voir avec votre assureur lambda).Sachez qu’en cas de réussite  avec un ou plusieurs de ces objets vous aurez la vie sauve certes, ce qui est un détail insignifiant aux yeux du monde, mais que vous irez en taule immédiatement. Pour cette ultime problématique, la crevette in chief que je suis aura à coeur de vous orienter sur d’excellents avocats qui pourront vous tirer d’affaire mais c’est bien parce que c’est vous et que je suis moi. Sisi.

Bonne Année à toutes et haut les coeurs!

 

 

Notes :
* Allusion à un commentaire tout en finesse et en distinction du Sorpasso qui m’a fait rire sur ilys dans l’article « Littérature féminine ».
** Sur le site de Jean Pierre Fusil, d’excellentes armes de défense.

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Les 10 pires 31 décembre de ma vie

Récit — Article écrit par le 29 décembre 2010 à 9 h 21 min

Parce que le réveillon de la saint Sylvestre est immanquablement le pire moment attendu de l’année, juste après le pot de noël de l’entreprise, sans alcool, ou votre anniversaire si vous avez plus de 30 ans et que vous êtes un homme, 22 pour une femme, en trouver dix lamentables n’est pas si compliqué. Non, ce qui l’est, c’est d’une part de s’en rappeler avec précision au travers les brumes  de spiritueux et les méandres du refoulement honteux, ensuite et surtout de hiérarchiser le pire. En saisir véritablement les nuances, ce qui ne va pas forcément de soi. Ne pas se laisser envahir par ce sombre sentiment de répétition n’est d’ailleurs possible qu’en augmentant à chaque coup la dose de pathétique. C’est un exercice d’esthète.

Le monde est finalement bien fait.

31 décembre de l’an 1997.
Un ami me convainc de monter à Paris, pour voir ce qu’est un 31 à Paris in the streets. Pour un jeune plouc de province, le plan semble aussi foireux qu’obligatoire. Les restos sont bondés, chers et mauvais. Les rues impraticables pleines de racailles et demi-putes avinées. Les douze coups sonnent alors que nous sommes près des Champs-Elysées. Devant moi une jolie blonde vomit et derrière un type ivre se fait bolosser. J’ai froid. Je suis fatigué. Il n’y a plus de taxis. Le métro est plein à craquer avec les odeurs correspondantes. Les trains aussi le lendemain matin. Je dors assis par terre près des toilettes dans le Paris-Nevers.

An 1983. Mon premier 31. J’ai quatre ans. A 23h36 je descends dans le salon, avec mon doudou, parce que je ne dors pas à cause de la musique. Ce sont mes parents qui font une soirée à la maison. Ils sont trop saouls pour s’apercevoir ou s’émouvoir du fait que je sois levé à heure pareille. Eux et leurs amis gesticulent dans tous les sens, parlent et rient fort, sont rouges et luisants.  Je découvre ce qu’est le monde adulte lorsque les enfants sont totalement oubliés. C’est effrayant. Je fais la connaissance de ce sentiment d’abjection que provoque la claire vision de l’inéluctable déclin de l’âge, une espèce de weltanschauung précoce. Impuissant à changer le monde, j’entame une légère régression en suçant mon pouce, puis remonte me coucher et relis d’un œil moins critique mon album d’images concernant l’amitié entre un ourson et une abeille .

An 2001. Après un court passage chez mémé, je redescends dans cette charmante ville de province dans laquelle je fais mes études. Réveillon dans le milieu étudiant, donc. Il y a des filles, l’alcool coule à flot, l’appartement-une colocation où je n’habite pas et dont je n’ai pas à me soucier de la propreté- est grand, chaleureux et confortable. Même la musique est bonne. Des joints tournent. J’abuse de tout et, vers 2h 33, juste avant que je ne m’ apprête à proposer de raccompagner la fille qui m’a roulé un patin 15 minutes plus tôt, je fais un tour aux toilettes. J’ai ensuite ce qu’on appelle un trou noir. Je me réveillerai dans la baignoire de mes hôtes festifs le lendemain matin, avec une légère angoisse et des effluves diverses émanant de mes propres vêtements.

An 2002. Je suis grand. Je suis clean. J’ai une copine, A, depuis plus de quatre mois. Une copine présentable. Le 31 on ne se retourne plus la tête. On fait du ski la journée, on rentre tôt et on prépare un vrai dîner pour une douzaine de personnes matures et habillées pour l’occasion. Ensuite on fait une after chez des amis dans la même situation. Vers deux heures du mat, au sommet de cette lucidité alcoolique et euphorique lorsque tout va au mieux, alors que je tiens mon amie dans mes bras et que Sunday Bloody Sunday passe à fond dans la chaine, B, une jolie brune, me fait de l’œil. Je constate que je suis trop jeune pour mourir et décide de larguer A. Ce que je fis la nuit même. Le lendemain, j’étais seul, avec tout de même une gueule de bois. Un état qui ne m’a quasiment pas quitté de l’année entamée.

An 1995. J’ai 16 ans. Soirée dans une salle municipale louée par deux filles qui fêtent leur anniversaire en même temps que la nouvelle année. Je suis très amoureux de l’une d’elle : S. S a mis une robe et s’est maquillée et est sublime. Je bois trop pour la première fois de ma vie. Je me sens mal et m’assieds sur une de ces chaises alignées le long du mur. S vient me voir, s’accroupit devant moi et me demande si je vais bien en posant sa main sur la mienne. Il fait sombre mais ses longs cheveux châtains reflètent les spots rouges et bleus, alors qu’elle me répète sa question pour couvrir  Time of my life - dansé à cette époque comme un slow-je suis hypnotisé par ses lèvres. Je réponds oui et souris bêtement. Un garçon plus âgé arrive et lui propose de danser. Elle accepte. Je n’arrive pas à les quitter des yeux et la chanson semble être aussi interminable que leur baiser.

An 2003. Boutchiboutchiboutchi-bibibibi-boutchiboutchiboutchibou… Il est minuit vingt-cinq. Je suis célibataire. Dans une boite. Je veux pécho. Je bois. Je pécho. Je roule des pelles. Je suis vénère. Je branche toutes les filles. Un type n’apprécie pas. Je finis explosé dans la rue par les videurs racistes qui manifestement ne comprennent ni le deuxième ni le premier degré.

En fait, pas si mal. Je devrais le retirer de la liste.

An 2000. Avec trois amis mâles dont certains sont en couple, nous décidons de faire une soirée orgiaque entre couilles. Ce qui signifie très vulgairement : alcool, herbe de qualité, ligne de coke, boite branchée parisienne. Tout est parfait. Même, à l’aller, cet ami qui ressort de la rame de métro à l’arrêt, du début de la ligne, bondée, pour aller vomir sur le quai sous les cris de deux cents touristes italiens hilares et chauffés à blanc. La boite est idéale. Un mélange de vulgaire et de branchouille de l’époque Pigalle-90′s. On a une table. A cette époque, on peut fumer. Les filles sont superbes. La musique idéalement merdique. Je baigne dans le beat comme un connard. Le succès est au rendez-vous. Je galoche une superbe brésilienne en robe très très courte qui accompagne des types louches qui parlent russe, sans avoir échangé un mot avec elle. Elle joue avec ça et semble provoquer son ami mafieux dont je me demande s’il a une arme sur lui, qui la cherche des yeux, affalé derrière sa table pleine de bouteilles de Roederer à moitié vides et de restes de coke prise devant tout le monde dans l’indifférence générale. Le lendemain, un ami m’assurera que la fille était un travelo et son mec un mac.

An 2004. Maison de campagne, un manoir pour être exact, en Normandie. A part moi, tout le monde est venu en couple. Certains avec enfants. On passe la première partie de la soirée à me plaindre à demi-mot puis la seconde à se plaindre de la charge que constitue le fait d’avoir des enfants, avec moult détails, comme le problème des places en crèche, que l’absorption d’alcool ne semble nullement relativiser. Mais je parviens à sombrer dans une agréable torpeur, au moins on ne parle pas de politique. Certaines personnes ont été croisées les années précédentes, c’est dingue comme elles ont vieilli. J’ai mal pour elles. Une mère, de deux enfants de trois hommes différents, si j’ai bien compris, éclate en sanglots lorsque je lui demande si elle est heureuse, sans arrière-pensées. Son dernier compagnon en date me fusille des yeux tout en la réconfortant.  A minuit j’ai envie de dormir. A une heure, je suis couché et un type ronfle très fort dans la pièce d’à côté. Je me dis qu’il faut que je change quelque chose dans ma vie. Au petit matin, lorsque les ronflements cessent, je n’ai toujours pas trouvé quoi.

An 2009. Chez moi avec des amis. Je suis avec M, une fille jolie, enjouée, docile. En un mot : parfaite. Je gagne bien ma vie sans être dégouté du travail. C’est simple, mon quotidien ressemble à une publicité, une publicité pour des assurances. C’est à ça que je pense. Je pourrai tout perdre. Je n’ai aucune garantie. Je commence à être odieux : j’humilie ma compagne, je dis à mes amis ce que je pense d’eux. Je tente l’expérience. Je teste leurs limites. Qui étaient bien minces. J’en étais  sûr.

An 2010. Parce que ce qui n’a pas encore eu lieu me stresse déjà. Cette liste, loin de me confirmer que je ne risque plus rien, me prouve bien au contraire que je suis un petit joueur pataugeant dans des marécages de banalité. Pour remédier enfin à cette pénible fatalité du 31, je décide cette fois de tout faire foirer de manière minutieusement préméditée. J’envisage déjà de me déguiser en clown et lis les modes de fabrication de bombes artisanales sur le net.

A moins que.

A moins que je n’opte pour la méthode dure, l’ultima ratio : être heureux. Et le faire savoir. Bruyamment. Ostensiblement. Preuves à l’appui. Oui je sais, c’est dégueulasse, je vais peut-être un peu loin, je ne devrais pas écrire ça sur le net, des personnes fragiles et influençables nous lisent, bla, bla, bla… Mais on n’a pas trouvé mieux pour foutre définitivement en l’air le 31 des autres. Même les plus optimisto-festifs. Alors, la masse, vous pensez. Ouaip. Moi je vous le dis : je vais en pousser plus d’un au vodka-valium. Ça va être un carnage. J’espère pour vous qu’on ne va pas se croiser.

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