Étiquetté ‘Bayrou’


Votez Hollande

Actu, Politique, Présidentielle, Vidéo — Article écrit par le 28 janvier 2012 à 2 h 17 min

 

*

http://conditoralmesiderum.blogspot.fr/

Étiquetté : , , , ,

L’Allemagne paiera ?

Economie — Article écrit par le 24 janvier 2012 à 22 h 29 min

L’Allemagne paiera ?

Non. L’Allemagne ne paye jamais autant qu’on croit, si nos abrutis de politiciens et d’inspecteurs des finances qui nous amènent dans le mur depuis quarante ans en s’en mettant plein les fouilles savaient apprendre quoi que ce soit, c’est bien ça que le vingtième siècle aurait dû leur apprendre.

Savez-vous à quel taux a emprunté le Portugal ces jours derniers ? Non ? Allez… 14% rien de moins.

Mettez-vous à la place des prêteurs : les États sociaux-européens, toujours prêts à faire payer les autres pour leurs idioties démocratiques et sozial-démagogiques, sont en train d’obliger les banques à abandonner volontairement une partie de la dette grecque. Pourquoi volontairement ? pour que ne s’activent pas les CDS sur cette même dette. Ces CDS sont des produits financiers, des sortes d’assurances prises pour se garantir du défaut d’un État pour le dire simplement. En l’occurence la Grèce. Ils s’activent en cas de défaut. Or le défaut n’est pas déclaré si l’abandon de créances par le créancier est volontaire.

D’ailleurs qui paierait ces CDS ? ils font partie de produits obscurs, vendus et renvendus, mis dans des pots communs opaques, et au final personne ne sait très bien ni qui paierait ces sortes d’assurances en cas de défaut grec ni même sans doute qui les encaisserait, les détenteurs actuels n’étant peut-être pas exactement ceux qui ont prêté à la Grèce, du moins en termes de proportions il n’y aurait peut-être pas de rapport entre la perte et son assurance. Dette et CDS sur celle-ci forment une sorte de jeu de la patate chaude très amusant, d’autant que personne ne sait quand la patate explosera. Mais on sait qu’elle explosera d’une manière ou d’une autre. Et il y en a pour un paquet de milliards rien que pour la Grèce. Et autant pour le Portugal, et plus pour l’Espagne, et encore plus pour l’Italie. Pour la France je ne vous raconte même pas. Faire bouffer pendant des années des ronds de carotte bio et décroissante à tous les Français — et des petits ronds — en leur volant tout le produit de leur travail — au lieu de la moitié actuellement — cela suffirait à peine à payer ces CDS. Autant dire que si vous attendez que l’État renfloue les banques sur ce coup là, vous êtes marrons. Non par manque d’envie des Hommes de l’État, de leurs copains de promo banquiers et de leurs parasites sociaux de tout voler en vous mettant au régime ronds de carotte, notez-le bien, mais simplement parce qu’il y a un point au-delà duquel ils se feront pendre.

Qui donc prêtera à un État européen en demi-faillite s’il est ainsi démontré avec la Grèce qu’on peut simplement perdre des milliards par un jeu de passe passe et de pressions entre États et gangs de prêteurs, aboutissant à un défaut « volontaire ». Ironiquement, ce qui est censé sauver la zone Euro, l’absence de défaut grec, est donc aussi ce qui pourrait la tuer le plus sûrement. D’ailleurs qui va etre désigné volontaire sinon les banques européennes principalement ? Banques qu’il faudra faire renflouer par le contribuable, via l’impôt, l’emprunt forcé ou l’inflation la hausse des prix ? tout ça n’a aucun sens sinon essayer de tenir encore un peu, jusqu’aux élections et le temps de voler les fonds de tiroir qui restent pour nos amis X-Ena de Bercy et d’autres ministères.

En admettant même qu’il y en ait quelques-uns sincères dans le tas, les Daubresse, Robien, Arthuis et tous ceux qui servent habituellement d’exemples de probité aux débats télévisés pour couvrir les turpitudes et les vols de leurs petits camarades, on ne peut guère conclure qu’à leur incompétence. Ou à leur compétence dans un ordre — comptabilité publique, passe-passe euro-bruxellois, droit public, notes de synthèse diverses, magouilles avec la BCE pour imprimer des billets — qui ne sert à rien devant ce simple fait que nous sommes arrivés au point ou pour s’en sortir il ne faudrait ni parlotter, ni voter des lois, ni faire des débats obscurs devant le Conseil d’État, ni faire des sommets européens qui n’aboutissent jamais à rien, mais mettre du cash sur la table pour rassurer. Or du cash, ils n’en ont plus. Fini. Rasibus. Et n’ont à peu près aucun espoir d’en récupérer un peu où que ce soit, du moins du cash de bon aloi. (1)

Vous prêteriez à M. Pereira si vous aviez pris une assurance contre le non-remboursement du prêt que vous avez accordé auparavant à M. Patropoulos et si cette assurance se révélait finalement inopérante ?… Oui, vous lui prêteriez peut-être. Mais à 14, 24 ou 34%, manière de compenser par le gain espéré le risque devenu hors de contrôle. Et vous ne lui prêteriez sans doute pas beaucoup de l’argent que vous avez de disponible. Sauf bien entendu si vous êtes une pétromonarchie et que l’argent ne vous coûte rien mais que vous espérez qu’en échange on vous autorisera à construire plus de mosquées, ou encore si vous êtes une mafia et qu’il s’agit de blanchir votre argent, même en n’en récupérant que moins de la moitié, ce qui est toujours mieux que des billets inutilisables entassés à pourrir ou geler sur des palettes au fond de la Russie, de la Thaïlande, de la Chine ou de la Colombie.

Et puis madame Lagarde nous le dit du haut de son FMI (qui entre parenthèses doit lui aussi être sauvé financièrement, sauver le sauveur, la bonne blague) : un défaut grec est « inenvisageable ». Et ça ça ne manque jamais avec Lagarde : ce qu’elle déclare inenvisageable ou impossible ou inacceptable, ça arrive dans les deux semaines ou dans le mois qui suit. Ça ne rate presque jamais. Je ne me souviens pas que ça ait raté en tout cas quand elle était ministre de l’Économie et des Finances à Paris, comme le Père Ubu.

Un autre clown c’est Bayrou, dont je viens de lire qu’il a déclaré qu’il fallait « faire comme en 1958 ». Il a sans doute voulu faire une formule, c’est tout, mais faisons un instant semblant que M. Bayrou pense et dise des choses qui ont un sens. Alors, s’il pense au plan Rueff, il est un peu tard pour ça. Et ça demanderait d’ailleurs de sortir de l’Euro, ce que Bayrou refuse. Et on connaît d’ailleurs assez nos politiques pour savoir qu’ils ne s’arrêteraient pas à une seule dévaluation : on y aurait droit tous les deux ans, ruinant toute épargne et donc toute richesse au profit de leur petite réélection dans cinq ans au plus. Eh oui, n’oubliez pas, République, démocratie, opinion, barrage au populisme, conscience universelle, toutes ces conneries désespérantes que répètent en boucle Sarkozy et Hollande chez les journalistes…

S’il pense à autre chose, notre inénarrable patron du Modem, il faut peut-être qu’il s’avise d’une chose, le candidat à l’élection présidentielle dont-j’ai-perdu-le-quantième de la 5e république : 1958, ça a été d’abord un changement de régime, pas un changement de clown sur la piste… On n’a pas seulement remplacé Pflimlin par De Gaulle en 1958.

Je le redis : quand ce qui est nécessaire est impossible et quand ce qui est possible est inutile, tout ira jusqu’à son terme naturel. Accrochez-vous à vos gencives.

 

(1) Quant à la variante qui consisterait à mettre ses couilles sur la table au lieu du cash, on peut rêver. Car les couilles politiques, c’est-à-dire quelques avions et quelques chars et aller casser la gueule aux arabes pour leur piquer leur pétrole et leurs réserves de pétro-dollars immoralement entassées, nous n’en avons ni les moyens financiers, ni les moyens moraux, embourbés que nous sommes à la fois dans la pensée de l’assistanat qui coûte cher et dans l’antiracisme collant qui paralyse. (Retour au texte.)

Étiquetté : , , , , ,
Titre :

Lien :

Description :

Fermer