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Membre de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy, le député UMP Frédéric Lefebvre a fait pour sa part adopter en séance un amendement instaurant une déduction fiscale pour les particuliers et les entreprises investissant en Afrique.

Ce texte était soutenu par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, alors que la commission des Finances et notamment son rapporteur général, l’UMP Gilles Carrez, grand pourfendeur des “niches fiscales”, y étaient opposés.

Les proies

K. raconte :

La première fois que je l’ai vue, dans ce grand appartement tout blanc qu’elle partageait avec une étudiante un peu fade, elle portait un col roulé noir, une jupe écossaise rouge et des collants noirs, les cheveux négligemment attachés en chignon, avec un crayon papier en guise d’aiguille, un Faber-Castell. Je me suis attardé sur les jambes croisées, et loin, tout au bout, sur les ballerines repetto, noires elles aussi. Assise, elle nous regardait tranquillement en souriant, nous la bande de garçons un peu trop bruyants. J’étais pétrifié. Je sentais que j’allais dire quelque chose d’idiot. Dieu que j’étais bien dehors, avant d’enter ici, Dieu que j’étais bien dans la nuit. J’ai dit quelque chose, je ne sais plus, je ne me suis pas entendu. Il y a eu un silence gêné, mais enfin elle m’a regardé et ses yeux était plein de quelque chose de bizarre, quelque chose que je me suis aussitôt obligé à prendre pour de l’intérêt. Alors les ennuis ont commencé.

L’hiver est passé, je suis un insecte pris sous un verre renversé, et une enfant cruelle s’amuse à observer mon manège un peu étrange.

J’ai remarqué ces regards, pour un autre, un ami, au hasard de nos soirées et de nos rencontres. L’ami a la conversation facile en société, il a du style, ses lèvres ne tremblent jamais. Je ne suis pas inquiet. J’ai tort. L’ami est de moins en moins discret. J’ai bien vu ces regards échangés à cette soirée, malgré l’alcool. Moi, je reste assis, vautré sur un canapé, serré contre mes faunes; leur chaleur me fait du bien. Elle se lève, rejoint un groupe dans la pièce à côté, avec l’autre. Tout est suspendu. Je regarde là où il n’y a rien à voir, longtemps. Puis elle revient, le visage flamboyant, elle se penche et me chuchote tendrement avec cette petite moue irrésistible : ” tu ne t’occupes pas beaucoup de moi “. Mais moi je sais bien qu’elle me murmure ” ne vois-tu pas que je suis bouleversée, ne vois tu pas que je suis le masque de l’Enfer ?”

Je sais qu’ils se voient. Je me venge, en traitant mal des jeunes filles fragiles, des jeunes filles qui s’attachent, des jeunes filles qui s’attendrissent et qui prennent ma tristesse pour le spleen. Quelques horreurs que je puisse dire, c’est pour elle, pour qu’elle m’entende.

Nous allons au cinéma ce soir, je passe la prendre chez elle. Elle sent tout de suite que je ne vais pas bien, elle me tend la main, et devant mon air interdit, cherche la mienne. Je prend ce geste pour de la pitié, je recule brusquement, et pourtant, mon cœur s’élance. Elle s’obstine, ses yeux sont pleins de larmes, elle m’arrache les mains que j’ai rageusement enfoui dans les poches de mon manteau, les pose sur ses hanches, elle me serre très fort et enfoui sa tête, là, contre mon cou, et je sens sa douce haleine, sa chaleur de traîtresse. Ses jambes se dérobent un peu, elle m’oblige à la soutenir. Nous nous tenons longtemps comme cela, sans rien faire. Voilà, je le sais, tout est fini. Je pense à de l’herbe tendre, dans une vallée lointaine, où je pourrais m’étendre.

Les années ont passé. Son histoire n’a pas marché, bien sûr. Je la croise un jour, boulevard Saint Germain. Vêtue de rouge, ses cheveux blonds tirés en arrière, de hautes chaussures à talons. Et toujours, encore, ce regard chaviré. Rien n’est venu, n’est-ce pas ?

Je suis resté à distance, le coeur contracté. Ces blessures d’orgueil, quand on a perdu à ce jeu cruel, face à une enfant, ne guérissent jamais.

Comme tu as changé, K., comme tu parais paisible. Tu reste là, posé devant moi, avec cette solide assurance. Tu prétends que tu pourrais presque raconter cette histoire en riant aujourd’hui, que tout est passé maintenant, même s’il y a cette blessure ancienne. Je sais que cela n’est pas vrai. Nous regardons tous deux le frais matin et les passants, encore rare, sans rien dire. J’imagine notre scène,vue de l’extérieur, comme un Caspar Friedrich, et cela me fait sourire.

Sauver les phénomènes

J’ai senti, dès le début (et je sens toujours), comme une espèce de devoir (le mot est étrange, mais pour le coup je n’en vois pas d’autre) : j’étais requis à sauver les phénomènes ; à donner de mon mieux une retranscription de ces phénomènes humains qui se manifestaient, si spontanément, devant moi. 

Michel Houellebecq, in ennemis publics, entretien avec Bernard-Henri Lévy, P.83.

Le sacerdoce commun des philosophes et des artistes résumé par une sentence parfaite et si bien ramassée que jamais plus personne ne pourra l’affiner.

…Ne rien penser, ne rien défendre, ne rien chercher derrière les apparences, mais seulement voir, décrire tout ce qui se voit, sauver les phénomènes, et se taire.

Écrivez à votre sénateur.

Alors que le Sénat s’apprête à faire passer la riposte graduée en force et en urgence, au mépris du vote quasi unanime des eurodéputés, et en tentant de les contourner, la Ligue ODEBI vient d’envoyer le message suivant aux sénateurs français, et appelle les internautes à en faire autant [1] :

Les sénateurs français doivent réaliser que la riposte graduée est un mécanisme répressif totalement contraire aux droits les plus élémentaires des citoyens :

- Chaque citoyen a droit à un procès équitable avant toute sanction: c’est le juge indépendant et impartial, et lui seul, qui est le gardien des libertés.

- La liberté d’expression et d’information est un droit fondamental: il est scandaleux que la commission des affaires culturelles du sénat tente de le nier en affirmant qu’aucun texte communautaire n’affirme que l’accès à internet serait un droit fondamental. L’accès à internet permet d’exercer cette liberté d’expression et d’information: supprimer cet accès est donc à l’évidence une atteinte majeure à cette liberté. Cette sanction est totalement disproportionnée.

- La commission des affaires culturelles précise que la suspension ne concerne que l’accès à domicile, c’est à dire l’accès familial: il s’agit donc bien de punir les familles, et elles seules. Aucune démocratie ne peut accepter d’infliger des punitions collectives, ce qui a été rappelé par Michel Rocard le 22 avril 2008: « Pour moi, la coupure éventuelle de l’Internet est une punition collective, principe interdit par tous nos systèmes de droit. La lettre des textes est claire et il n’y a aucun problème sophistiqué de compréhension là derrière. »

Les sénateurs français doivent donc garantir :

- que seul le juge peut décider d’une sanction.

- que la suspension d’accès d’une famille, punition collective, soit clairement prohibée.

[1] http://www.odebi.org/new2/?page_id=493


La Ligue ODEBI
http://www.odebi.org

Truc

Chicago, Illinois, États-Unis - Beth Nudelman a été surprise de découvrir que feu son poisson rouge avait été inscrit sur les listes électorales.

La propriétaire de l’animal s’est étonnée de recevoir des papiers concernant la prochaine élection présidentielle adressés à “Princess Nudelman” à son domicile. Elle a expliqué que cette erreur était probablement due à l’ouverture d’un second abonnement à internet, pour lequel elle s’était servie du nom de son poisson rouge (”Princess”).

Sarah Johnson, porte-parole de l’association “Women’s Voices, Women Vote”, à l’origine de l’envoi des papiers a affirmé que plusieurs animaux de compagnie avaient été ajoutés à leurs listes mais que l’erreur serait rapidement corrigée. “Fido ne restera pas inscrit sur les listes mais il se peut qu’un chat nommé Polly y reste. Je suis moi-même allée à l’école en compagnie de deux filles nommées “Princess” !”

On se dirige encore une fois vers des batailles d’avocats épiques, cette fois sur le thème : ces enculés d’activistes dems ont inscrit n’importe qui, même étrangers clandestins et poissons rouges morts, sur les listes électorales.

Finalement j’aimerais bien qu’Obama soit élu.

Puis dés-élu.

Hall of fame

Personne ne pourra plus jamais dire qu’ILYS n’est pas un site d’élite.

Plus jamais. Voici en effet la perle que l’on peut trouver sur l’un de ces fils, et que nous allons nous empresser d’archiver:

Les citoyens du monde doivent monter sur la scène de l’histoire.

Putain. Je ne sais pas vous mais moi, à partir d’un gramme, avec ce genre de phrase, je peux animer une soirée. Je vous fais la scène de l’histoire, les citoyens du monde à la queue leu leu, les bousculades, et à la fin, la scène qui s’écroule sous le poids de tous ces braves gens. Un truc à devenir la mascotte du bistrot et boire des Sérieux à l’oeil pendant au moins une année.

Bon il faut dire que le mot d’auteur émane du sillage de Jacques Cheminade, à côté duquel Coluche, c’est Ludwig Wittgenstein… Rappelez-vous son sketch le plus fameux, quand il s’était présenté aux élections présidentielles en ayant déclaré comme profession, allocataire du R.M.I, non sans avoir pendant la campagne provoqué un débat qui divisa les plus éminents spécialistes de droit constitutionnel: ce candidat pourra-t-il maintenir sa candidature si le jour du vote, il est en fuite en Amérique du sud, se demandaient-ils au cours de colloques organisés à la Sorbonne?

Aujourd’hui, s’il s’est fait plus rare sur les planches, le célèbre entertainer sait encore distiller son humour toute en finesse et jamais vulgaire, lui qui affirme notmment dans son programme qu’en matière d’immigration il fallait construire une Europe de l’asile.

Cold Waves


Lovvers, Human Hair

Maurrassien à babouches, Catholique qui cherche sa mosquée, trop mauvais chrétien pour comprendre du libéralisme qu’il est consubstantiel à notre civilisation, nostalgique du kolkhoze et du chameau bavant sur l’économie virtuelle au nom de l’économie réelle… Tout ce tient donc:

Via E-DEO

C’est la crise (…) et tout le monde en profite. [ Notamment] ceux qui veulent promouvoir la finance islamique (…).

Ce sont des phénomènes de contestations qui ne peuvent apparaître que lorsque tout va mal. En d’autres termes, c’est le principe du charognard : frapper les faibles et les malades(…). Ne comptez pas sur les musulmans pour assainir la finance mondiale. Ils veulent la faire disparaître pour la remplacer (…). La finance islamique repose sur le principe suivant : on ne vend que ce que l’on possède ; on achète qu’avec l’argent que l’on possède. Pour résumer, aucune prise de risque. On voit que certains Arabes possèdent des champs pétrolifères particulièrement riches. Sans cela, ils n’auraient probablement pas de routes, d’hôpitaux, de ports, etc…des infrastructures qui nécessitent une prise de risques et des investissements, parfois sous forme de crédit, que la finance islamique interdit.

 

Dans les commentaires qui accompagnent l’actuelle crise financière, quelque chose me semble richissime d’enseignements, à savoir qu’ils sont généralement sous-tendus par l’idée qu’une crise du système démontre forcément sa perversité intrinsèque autant que son échec définitif.

Bien au delà des considérations économiques qui au fond ne m’intéresse qu’en deuxième main, c’est le rejet et l’incompréhension ontologique de ce concept de crise qui, pour l’occasion, me semble devoir être pensé.

Parce que celui-ci est véritablement ce qui distingue notre civilisation, parce qu’il est intrinsèque à une vision du monde qui définit les hommes comme étant libres ET marqués par la tâche originelle, parce qu’à contrario toute révolte contre le fardeau de la chrétienté visant chroniquement à le mettre à bas depuis deux mille contient nécessairement l’envie d’en finir avec les principes de l’incertitude et de la crise, c’est donc à cette aune qu’il faut décrypter les discours anti-capitalistes que l’on subi en ce moment si l’on veut en comprendre l’essence…. A fortiori quand ceux qui les énoncent parlent de l’Église.

Les principes de crise et d’incertitude ont pour corollaires ceux de la mutation et de la dialectique, lesquelles induisent la complexité et l’enchevêtrement de paradoxes entre eux. Pour ceux qui voudraient en finir avec tous ça, l’existence d’une économie virtuelle relève forcément du scandale, et quand je les entend dire tout le mal qu’ils en pensent, très vite, ce n’est plus l’économie et la finance qui occupent mon esprit.

Les Musulmans ne vendent donc que ce qu’ils possèdent, n’achètent qu’avec l’argent qu’ils possèdent, et c’est ce qui distingue leur économie de celle des judéo-croisés….

Voilà, nous touchons le noeud gordien….

Heidegger disait que l’être de la science n’avait rien à voir avec la science, et je pense à son instar que les critiques du libéralisme n’ont qu’un très lointain rapport avec la science économique.

Selon Youssef Al Qaradaoui, L’un des plus influents théologiens musulmans au monde et pionnier de la finance islamique, L’effondrement du système capitaliste fondé sur l’usure et sur le papier et non sur l’échange de marchandises démontre que la philosophie économique islamique se tient.

C’est chié, n’est-t-il pas? On croirait ces belles paroles toutes droit sorties de la bouche d’un catholique ennemi du matérialisme et de la modernité racontant toutes ses sornettes en agitant un exemplaire de la doctrine sociale de l’Église qu’il aurait du reste à peine parcouru.

Last but no least, la finance islamique est réputée plus écologiste…. Tous nos amis sont là!

Rebelle de salon

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Toi aussi, soutiens Philippe Vardon!

Je n’ai pas spécialement d’affinités avec les identitaires, mais sur ce coup-là, je vais me fendre d’un petit chèque. Et pourtant je suis du genre radin, comme gars.

Ce sera tout pour aujourd’hui.

Merci de votre attention.

Vrac

Il faut écrire.
Je ne sais pas trop pourquoi.
Il m’arrive de faire des choses sans trop savoir pourquoi.
Parce que cela “sonne” juste.
A l’intérieur de mon crane, je devine quelques éléments de l’équation qui me pousse à prendre telle direction, telle décision, à dire ou à faire telle chose mais le détail de chaque facteur peut rester flou. Peu m’importe. Ce n’est pas agir “au pif” mais au flair.

Dans mon bain, je peux être amenée à penser à l’école et à me demander si on en viendra un jour, au nom de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances, à apprendre à compter en turc à ces enfants d’origine turque, nés en France, vivant en France mais qui, à 5 ans, ne comprennent toujours pas vraiment le français, leur langue non-maternelle, vu que personne ne la parle chez eux.

A la campagne, il est interdit de faire du feu dans les jardins. Les feuilles mortes, les branchages et autres “déchets verts” doivent être emmenés à la déchèterie, même si vous n’avez pas les moyens de vous acheter une remorque pour transporter tout cela ni celui de multiplier les allée-retours à la dite déchèterie à 10 km de chez vous.
Si vous avez le malheur de craquer une allumette, un voisin est susceptible de venir vous crier dessus parce que, déjà, vous êtes hors-la-loi, c’est mal, mais en plus vous enfumez son apéro en terrasse.
Et après, il prend son quad, son gosse prend sa mini moto et ils vont par les chemins, pétarader, vu que ça, ce n’est pas interdit.
Ils peuvent pousser le vice jusqu’à mettre du désherbant de votre côté du grillage qu’ils ont posé pour délimiter leur pelouse gazonnée de votre pelouse d’herbe vulgaris.
Ils ont peur des vaches, leurs enfants ignorent que l’œuf vient du cul de la poule et il piétinent allégrement les champs d’herbe haute, juste avant que l’un des derniers paysans du coin viennent y faire les foins, tout ça pour faire des bouquets.
Sur la route, ils ne ralentissent pas à l’entrée du village et ils écrasent vos chats.
Et leurs maisons toutes neuves sont moches.
Et après il y a des bouchons dès 7h30, il faut élargir les routes et augmenter les impôts locaux.

Dans certaines écoles, de petites festivités sont organisées à l’approche de Noël, tel que marché de Noël et petit spectacle avec chorale d’élèves auxquels on apprend des chansons sur le thème de “Noël”. On peut en venir à se demander si, un jour, au nom du respect sans faille de la laïcité, il ne faudra pas supprimer ce genre de manifestation. En viendra-t-on aussi, dans les cantines scolaires, à supprimer les “menus sans porc” et ce sera parfois choucroute ou ravioli le vendredi?

Il m’arrive de faire du taï-chi dans la bibliothèque de l’école où je travaille, quand j’arrive tôt le matin, mais seulement quand je suis bien seule car je ne saurais me résoudre à en faire sous les yeux des personnes qui évolueraient au même moment dans le bâtiment d’en face, à quelques mètres de là : je n’aime pas particulièrement me donner physiquement en spectacle, pourtant j’arrive à le raconter par écrit en public.
C’est sensé ne pas être très logique.
Il peut vous arriver de vomir, vous le raconterez ensuite à vos amis, que vous tenez régulièrement informés de votre état de santé, c’est bien naturel : “Voilà, j’ai chopé le rhume, hier j’ai gerbé mon quatre heure…” mais ce n’est pas pour autant que vous aimez vomir devant eux.
Ca se tient.
Ca doit être la manie de se livrer.
Tout en maintenant un certain niveau de pudeur, d’une façon ou d’une autre, et chacun son style.
Ainsi je peux parler de mon salaire qui flirt avec un certain seuil de pauvreté (mais ça reste mieux que le RMI) et préciser que n’ayant pas de loyer à payer (juste à peu près tout le reste), cela me place tout de même dans une catégorie privilégiée, surtout que pour un travail à temps partiel pas trop crétin pas trop pénible c’est déjà pas mal, je suis décidément une privilégiée, j’ai internet et je sais écrire, je suis décidément très privilégiée. Je peux même prendre une douche ou un bain tous les jours si ça me chante, plusieurs fois par jour si ça me chante, ce que j’ai tendance à considérer comme l’un des grands luxes ultimes de mon existence, tendance à penser que cela me place dans la catégories des gens vraiment très privilégiés sur cette planète, donc je me plains beaucoup mais en vrai, bon, ça va.

Taï-chi, bonne humeur… Optimiste, la fille? Et limite fonctionnaire… Ouhla, gauchiste, tant qu’on y est? Et moche, pustulée et obèse, assurément, extrapoleront certains.
M’en fous, je tiens un peu à profiter des petites joies de ma petite vie en conscience, si possible en bonne santé, avant que tout s’écroule. Et si tout ne s’écroule pas, cela n’en sera que meilleur, ou disons moins pire.

Il m’arrive de penser que, jusqu’à preuve du contraire, je peux me qualifier de polyamoureuse.
Ce n’est pas très chrétien.
J’imagine un frontiste bas du front lisant ceci.
Dieu!
Il est arrivé à ma psy de penser que je souffre d’une certaine immaturité psycho-affective.
Il m’est arrivé de penser qu’en tant que femme mariée, donc adepte de la monogamie, elle pourrait être sujette à quelques aprioris en la matière et souhaiter défendre quelques chapelles.

J’ai récemment entamé la lecture de deux livres : d’une part Sex et utopie de Pat Califia, une lesbienne transsexuelle américaine, et d’autre part Récits d’un pèlerin russe, d’un auteur inconnu vraisemblablement russe et très pieux. Ainsi, dans mon crâne se mêlent réflexions sur le sadomasochisme et sur la philocalie.
Oui, pour moi aussi, c’est compliqué de m’y retrouver. J’aime stimuler mon intellect, m’ouvrir l’esprit, quitte à ce que ce soit un peu glauque ou cahoteux.
J’imagine ma sœur lisant ceci.
Mes collègues de travail.
Mon voisin breton amateur de reggae et de musique celtique.
C’est que je fais circuler l’adresse de mes sites web, voyez-vous, quand d’autres protègent ardemment leur anonymat, moi j’étale tout.
Et après, je dois assumer.
C’est un petit défi comme un autre.
C’est un peu pour ça que je souris, contente, quand on me dis “t’es un peu fêlé, toi!”, c’est mon ultime excuse, quand rien ne va plus.

(voir une version sous-titrée chez sidonie)

Habituellement

J’aime bien Patrick Besson, habituellement. Néanmoins, là, j’ai un peu le sentiment qu’il tourne à vide.

I’m a good old rebel


Via Un Ours.

Grand jeu concours cedex

Chaque contributeur masculin d’ILYS a son type de femme. Trouve laquelle correspond au bon rédacteur. Bonne chance, car ce n’est pas facile ! Et si tu réussis, tu pourras passer commande toi aussi d’une belle femme qui sera diffusée sur ILYS !

— Fais un bisou au gentil lapinou tout doux Zulmé.
— Et si on le faisait au vin blanc, plutôt, Toné ?
— C’est bon aussi.
— Avec des petits champignons.
— Et des lardons. Miam.

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