Très curieusement (du moins n’ai-je rien trouvé en faisant une recherche rapide) peu de commentateurs semblent avoir noté, lors de l’interview donnée avant-hier à France 2 par le président Géorgien Saakachvili, la présence parfaitement incongrue d’un drapeau européen derrière lui à sa gauche, alors que le drapeau géorgien était derrière lui à sa droite. Marie Drucker n’a une fois de plus pas brillé par sa perspicacité, qui ne lui demanda pas la raison de l’utilisation d’un drapeau européen.
L’UMP invente deux nouveaux impôts
Le 28/08/08 à 11:00 par Nicolas
Une redevance destinée à couvrir les frais d’acheminement à domicile des nouvelles cartes grises (certificats d’immatriculation des véhicules) à partir du 1er janvier 2009 a été créée par un décret, daté du 26 août 2008, publié jeudi au Journal officiel. “A compter du 1er janvier 2009, l’acheminement, au domicile du titulaire, d’un certificat d’immatriculation d’un véhicule neuf ou d’occasion autre qu’un cyclomoteur (…) donne lieu au versement par celui-ci d’une redevance”
Nicolas Sarkozy a finalement décidé que RSA), généralisé dans les délais souhaités par Martin Hirsch, au 1er juillet 2009, sera financé par une taxation de 1,1% des revenus du capital, selon l’Elysée.
Mise au point
Le 28/08/08 à 0:45 par Blueberry

Aujourd’hui je reçois Bidou dans ma chambre. Chambre, où, d’ailleurs, il passe le plus clair de son temps.
- Tout d’abord, Bidou, et ces vacances ?
- Terminées. Tu es rentré.
- Sinon, quel est ton sentiment sur fdesouche ?
- Je préfère ne pas me prononcer.
- Pas une seule chose à dire ? En bien ou en mal ?
- Non. Si jamais fdesouche organisait une soirée pour m’inviter moi plutôt que Marine Le Pen, éventuellement, je condescendrais à donner mon avis. Mais, pour le moment, ce site m’ignore superbement.
- Jaloux ?
- Disons plutôt qu’un site prétendument national qui ne parle pas de son plus insigne représentant, je trouve cela assez bizarre.
- C’est en effet étonnant. Pourquoi à ton avis ?
- Je ne serais guère étonné si j’apprenais que fdesouche est un site fomenté par un de ces collectifs de franc-maçons qui pullulent sur le net. J’ai d’ailleurs de nombreuses informations qui me laisse penser que tel est le cas.
- Quelles sont tes sources ?
- Il est bien entendu hors de question que je les révèle. Ces militants comptent sur ma discrétion. Tout ce que je peux dire, c’est qu’ils siègent dans les organisations nationales les plus éminentes et les plus influentes et cela aux postes les plus élevés.
- Pourtant fdesouche est, selon son webmaster, régulièrement attaqué par les forces anti-nationales.
- C’est ce qu’il prétend. A mon humble avis, c’est comme ça qu’il explique les mises à jour ratées de son site et qu’il tente de masquer ses faibles connaissances en HTML et CSS. Qui, d’ailleurs, le rapproche d’un site violemment atlantiste comme 5YL. Si vous voyez où je veux en venir…
- Bidou, merci de ton éclairage.
- De rien. Je pourrais être filmé la prochaine fois, comme dans la banlieue s’exprime ou une vidéo de Kémi Seba ?
Yes, we can !
Le 28/08/08 à 0:07 par Il sorpasso
I shake so much
Le 27/08/08 à 23:26 par Il sorpasso
Sinon y’a Siné
Le 27/08/08 à 16:02 par Nicolas
Là, qui annonce un Siné hebdo.
Cher Aramis
Le 27/08/08 à 15:37 par Nicolas
Cher Aramis que j’aime bien aussi,
Les échecs des autres ? quoi donc ? eh ! les échecs ? vous voulez donc dire que tous ces sites indispensables, merveilleux, qui enfilent les remarques de beaufs et recensent les agressions et poubelles enflammées seraient un échec ?
J’ai dû mal vous comprendre…
Passons aussi sur votre petite remarque anti-intellectuelle. Elle est idiote, comme toujours, et vous savez quand on en a l’habitude on ne fait même plus attention, mais en plus elle tombe mal : chez Desouche aussi, ils ne font que des phrases. Je ne sache pas qu’ils aient entrepris de monter un parti politique, ni de ramener l’ordre avec leurs petits bras musclés.
Nous parlons donc de phrases de part et d’autre. Ne me reprochez donc pas d’en faire. Et voulez-vous bien ne pas m’entraîner dans un grotesque concours de qui a la plus grosse bite : d’abord vous perdriez sans doute, ensuite je ne suis pas sûr que vous devriez poser une question qui débouche sur celle d’imaginer pourquoi et comment certains sites qui auraient très bien pu être fermés en raison des propos tenus dessus ne l’ont pas été. Alors même que d’autres ont été poursuivis sévèrement pour bien moins que ça. Car ça c’est effectivement une vraie question, à laquelle il y aura une réponse : toute police politique a un jour ou l’autre les doigts coincés dans la porte d’un changement de gouvernement ou de direction d’administration, et ses auxiliaires volontaires ou involontaires avec elle.
Précisons aussi que Desouche n’est pris ici que comme exemplaire (il y a longtemps que j’ai arrêté de faire le compte de ce qu’ils nous piquent sans mettre de lien).
La question est donc : ce type de site qui prétend réinformer, ou informer vraiment là où les autres ne le feraient pas, est-il utile ? ou au contraire pas ? ou pire, est-il néfaste ?
Car non, la plupart des gens ne vivent pas de telle manière que décrire leur environnement à feu et à sang où les immigrés font la loi corresponde à leur quotidien. Cela arrive sans doute que de tels quartiers existent, oui. C’est anormal, oui, tant que vous voudrez. Mais cette description maniaque d’une France apocalyptique qui serait partout, toujours, quoi qu’on considère, dans ce cas, cela c’est simplement faux.
Ce mensonge est-il utile ? Présenter une vision caricaturale, catastrophiste, apocalyptique de la France sert-il une quelconque cause, et si oui laquelle ?
La seule qui peut être servie est celle d’une certaine extrême droite, qui agite ces mêmes peurs depuis des décennies maintenant en n’étant de toute évidence arrivé à rien (disons à 20% en 2002, mais c’était malgré tout insuffisant). À rien sinon à arrondir le patrimoine de quelques-uns de ses membres et à donner à la coalition administrativo-politique au pouvoir une vingtaine d’années de tranquillité.
Pour l’immense majorité des Français, s’adresser à eux en leur disant : « vous vivez comme cela » alors qu’ils voient bien qu’ils ne vivent pas comme cela dans les faits, cela paraît donc simplement très con et ne pas fonctionner.
Je veux bien qu’on parle du succès numérique de Desouche par rapport à Ilys. Mais poussons alors le raisonnement : TF1 n’a-t-il pas plus de succès que Desouche ? Faire le plein des beaufs vaguement antisémites — encore est-ce un antisémitisme bien brouillon, on a vu mieux dans le genre — n’est pas un bien grand succès. Y ajouter quelques maniaques d’anti-maçonnerie et deux ou trois autres trucs, est-ce un tel succès ?
D’autant que ces visiteurs commentent, à un niveau désespérément bas et crétin, ressassant toujours les quelques thèmes éculés qui font leur petit fond de commerce et de pinte à la fois.
Quelle idée géniale : depuis des décennies on traite de rednecks débiles tout ce qui est à droite de Devedjian et voilà des gens qui ont décidé de coller exactement à ce stéréotype ! l’invention du siècle ! surtout sans aucune distance, sans aucun humour. Même sans revendication, juste : on leur dit que c’est des gros beaufs crétins, du trash de petits blancs et ils le sont. Quelle réalisation ! quelle merveille politique ! quelles prospérités électorales, nationales, blanches, tricolores n’est-on pas en droit d’en attendre ! Ah Aramis, quel beau pays cela ferait, hein, de sauver tout ça, de les laisser roter leur médiocrité satisfaite et braillarde ! des vrais gaulois ! identité Aramis, identité ! Tous pour un ! Qu’on a bien raison de vanter les « réalisations » de Desouche et consorts et de sortir la grosse artillerie dès qu’un doute est formulé, une réserve émise dans le concert d’auto-congratulation.
Alors non je ne me fais pas d’illusions, oui je sais que la plupart des gens n’ont rien à foutre de la culture, de l’intelligence, même et surtout dans ce milieu pourri qui se baptise droite nationâle. Je viens encore de lire un article où on essaye de me convaincre qu’un enfant de quatre ans ferait un Twombly. Bah non. C’est faux ça aussi, simplement faux. Le jour où un enfant de trois ans fera une des saisons de Twombly, prévenez moi, qu’on lâche un groupe de singes sur un ordinateur pour voir s’ils trouvent le traitement de texte et écrivent la Recherche (ah encore un juif !) ou Ulysses (oh ! un sataniste ! il a dit non serviam quelque part ! ça doit inciter à brûler des églises…)
Eh oui j’en ai marre de devoir subir les blagues crétines sur Marguerite Duras, qui avait bien des défauts, mais dont Le Ravissement de Lol V. Stein est un roman prodigieux. Comme j’en ai marre de ces militants de choc pour la messe en latin qui, quand ils s’aventurent à en prononcer, font quatre barbarismes par phrase. Comme je me lasse de ces donneurs de leçons historiques à qui on a envie de lâcher trente euros pour qu’ils consentent à lire autre chose que les trois références données dans un article de la NRH, sans doute estimable, mais partiel. C’est lassant, méprisable et foireux cette culture en sachets tout prêts qui fonctionne autant sinon plus comme un signe de reconnaissance collective que ce n’est le cas à gauche.
Voyez-vous Aramis, entre vivre dans un endroit où régneraient les valeurs des contributeurs d’Oumma et un monde où régneraient celles des commentateurs de Desouche, je ne vois pas bien la différence. Dans les deux cas j’ai bien peur de me retrouver derrière des barreaux, symboliques sinon réels.
Pour tout dire, les valeurs, toute cette merde, j’en suis un peu fatigué, disons. Et je ne crois pas être tout à fait le seul.
Mais si l’on veut que quelque chose de ce putain de pays avec sa putain de culture survive un jour, les ennemis c’est aussi eux. C’est surtout eux, avec leur militantisme (mot répugnant entre tous) pour un retour généralisé au pompiérisme, avec leur haine de tout ce qui n’est pas trois auteurs estampillés de drouâte qu’ils citent en boucle, avec leur mentalité pédique, merdique de petit reste vertueux, incestueux, dégénéré. Fin de race ou avorton suiveur du ressentiment.
Vous voyez Aramis, je vous aime bien aussi.
PS : Mon allusion à descendre du trottoir était naturellement une référence aux propos de JMLP. Je croyais votre culture nationâle mieux entretenue.
Tenir l’islam pour une religion très différente de l’athéisme laïc est une erreur grossière.
L’athéisme laïc est lui aussi une religion hyper-morale et hyper-légaliste qui fonde un fanatisme tout aussi vivace que le fanatisme musulman.
Si l’on réunit un fanatique laïc, un fanatique musulman, un fanatique chrétien et un fanatique juif, on peut être à peu près certain que c’est le fanatique laïc qui va dégainer son arme le premier, au nom de la lutte contre le fanatisme.
C’est également le fanatique laïc qui est le plus ignorant des textes fondateurs de sa religion. Il citera Voltaire comme un de ses maîtres, par exemple, sans savoir que Voltaire prône qu’on installe un prêtre dans chaque village. Ou Sartre, dont toute la philosophie s’achève par cette conclusion qu’un jour il doute et que le lendemain il croit, ce qui fonde une laïcité alternative.
Lapinos.
(Qui dit souvent des conneries, mais pas toujours. La preuve.)
L’avenir de Soljenitsyne
Le 27/08/08 à 10:57 par XP
Le Soljenitsyne posthume vient de naître.
C’est un enfant très beau, les fées sont présentement penchés sur son berceau, son espérance de vie est pour le moins de quelques centaines d’années, et sans doute connaîtra t-il une carrière plus immense encore que celle de la doublure de chair qui vient d’assurer son levé de torchon, comme on disait jadis au music-hall.
Il serait donc bien dommage qu’à force de louanges faites à tort et à travers, ce petit prince devienne obèse avant que de savoir marcher et qu’un arrêt du cœur ne l’emporte en plein âge tendre.
Il a de son vivant ferraillé contre le totalitarisme mieux que personne, lui a porté des coups décisifs, alors ce serait un comble que ses défenseurs lui vouent un culte soviétique, le momifient derrière une vitre comme un vulgaire Lénine et réussissent d’une certaine manière là où les socialistes avaient échoué.
Pour que vive son œuvre, il faut que les droits d’inventaire qui pourraient la viser ne soient frappés d’aucun interdit prononcé par un Politburo, et que l’homme de lettre soit traité comme un vivant que l’on engueule et que l’on quitte en claquant sa porte, mais vers lequel on retourne une fois la colère passée.
Soljenitsyne le vieux était en partie sonné, fatigué par les années de camps, le cancer généralisé qu’il avait dû vaincre, le séjour dans la mare de bave où l’avait poussé toute la gauche occidentale, et dans les années qui ont précédé sa chute naturelle, le vieux chêne était comme il se doit traversé par moins de sèves que jadis.
Comme tous les vieux, il était impatient, pressé de conclure vite, et ses jugements derniers étaient cavaliers, indignes du grand homme qu’il demeurait. J’en veux pour preuve l’éloge qu’il adressait aux administrations locales Françaises sans n’avoir jamais vraiment vécu chez nous et sans rien connaître de ses petits chefs concussionnaires, à partir simplement d’une vague intuition que la fatigue l’avait sans doute dissuadé de vérifier.
Sa critique de l’Amérique et de l’Occident souffrait de ce qu’il n’eu le temps et la force de rencontrer vraiment ni l’une ni l’autre et de ce qu’il ne quitta l’union Soviétique que pour habiter un domaine gigantesque du Vermont dont il ne partait jamais.
S’il avait eu vingt ans de moins, il aurait parcouru les Etats-Unis dans une Cadillac avec chauffeur, et de retour à sa page blanche, son génie l’aurait sans doute poussé à dire que le degré de spiritualité d’un peuple autant que les plans que Dieu lui réserve ne se jugent pas au soin qu’il porte à ses richesses, pareil à ce que la Sainteté du Pape Jules II ne se mesure pas à l’aune de la propension au péché qui était la sienne.
Notons d’ailleurs que le vieux lion n’avait, à l’heure de l’exil, plus la force d’affronter ses contradictions, d’expliquer comment il pouvait charger les States de tous les maux tout en leur reprochant d’avoir quitté le Vietnam trop tôt, leur reconnaissant de fait une place de choix dans ce que l’on pourrait appeler le camps du bien par défaut.
Il n’explique pas non plus pourquoi il mit aussi peu d’empressement, après la Glasnost, à quitter cet occident matérialiste pour retourner vers la mère patrie, et pourquoi ses enfants nourris pourtant de ses valeurs ont décidé de rester dans l’antre de la bête plutôt que de suivre leur cher père à Moscou.
Pour le dire d’un mot, son discours d’Oxford, celui d’Harvard et sa critique de l’occident sont bâclés. Non dénués d’intérêt, certes, mais torchés trop vite et trop tard, et sujet pour le moins à l’exégèse.
Mais enfin, si vraiment vous avez envie de graver ce discours dans le marbre, faites donc.
Çela fera tellement plaisir à ceux qui en d’autres temps, rêvaient de voir Alexandre Issaïevitch crever de froid dans une cabane, au fond de la Sibérie.
J’ai glané ces jours-ci une preuve du danger que l’on fait courir à Soljenitsyne le posthume en sacralisant le discours d’Harvard: Un auteur de blog qui a cru devoir rendre hommage au Maître par ce biais vient du même coup de le comparer à Victor Hugo et Rousseau…. Des types dont les livres sont encore crachés par des haut-parleurs accrochés aux plafonds des ateliers de Cuba, pour que les ouvriers de l’un des derniers paradis socialistes aient le crâne rempli de merde et qu’il ne viennent pas à l’idée de ces gens qu’il faudrait partir en Floride à la nage, ou dans le Vermont à la plume.
Alain Corvez, champion du monde
Le 26/08/08 à 19:06 par XP
Pour certains, ce sont les timbres, les peluches ou les petits cochons de porcelaine.
Moi, je fais la collec. Des pétaino-souverainistes suceurs de mollah, et je suis fier de vous présenter ce qui est à ce jour ma plus belle pièce, le Colonel Alain Corvez.
Mon conseil: lire à haute voix entre amis, au cours d’une soirée bières et pizzas que vous pourrez même organiser à cet effet (pour l’apéritif, prévoir éventuellement quelques images de Thierry Messyan et Soral en visite au siège du Hezbollah ).
(Si vous n’avez qu’une petite faim, allez directement sur le deuxième texte intitulé “OTAN”)
Du lourd, du très lourd.
Des avantages en nature pour les chats ‘Batgoy’
Le 26/08/08 à 18:10 par Zulmé et Toné

— C’est quoi un chat Batgoy, Toné ?
— Oh c’est juste un jeu de mots.
— Ah ce n’est que ça ?
— Oui seulement, Zulmé.
— C’est décevant.
— Oui.
Chasse à l’ours et à d’autres animaux
Le 26/08/08 à 17:31 par Nicolas
J’aime bien les commentaires comme ça.
Je les aime bien parce que les maniaques du débusquage de l’axe Tel-Aviv-Washington s’y dévoilent pour ce qu’ils sont : des sales cons.
Je rapportais les propos d’un ami au sujet de deux sites (eux-mêmes exemplaires d’une tendance). Le voilà philosémite, shabbat-goy, je ne sais quoi de cet ordre.
Or il se trouve que cet ami est antisémite et volontiers révisionniste (oui j’ai des amis bizarres, ça va de Schmuel qui doit être avec son M16 dans le 4×4 du côté d’une colonie à des nazis révisionnistes en passant aussi par des communistes Serbes).
Ai-je besoin d’un autre motif que cette constatation pour flinguer à l’avenir les commentaires à mes posts émanant des antisémites maniaques qui viennent ainsi de prouver leur bêtise urbi et orbi en ramenant une fois de plus n’importe quel sujet à leur marotte ?
Non.
Toi aussi tu aimes les films de zombies ?
Le 26/08/08 à 15:01 par Nicolas
Comme promis, puisque c’est l’époque des camps d’été à noms de sculpteurs où l’on étudie les œuvres complètes de notre ami Gros-Lapaque, nous allons nous employer à former les chatons qui se seraient égarés ici en leur mettant sous les dents autre chose que des sachets de Félix et du gloubi-boulga identitaire comme dans la Socca.
Chaton intéressé
Le chaton sait généralement que Peter Jackson a fait le Seigneur des Anneaux. D’ailleurs le chaton l’a vu 24 fois en dvd version longue avec tous les bonus, et a une préférence pour l’épisode du Retour du roi. Parfois, on y reviendra sans doute une autre fois, il sait que Peter Jackson a fait aussi un King-Kong. Mais c’est guère tout.
Or il y a dans la filmographie de Peter Jackson quelques autres choses. Meet the Feebles ou Bad Taste par exemple, mais pas cette fois. Cette fois c’est Braindead, le meilleur film de zombies parodique.
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Je ne vais pas vous refaire l’article, mais c’est un film qu’un honnête chaton doit avoir vu, ne serait-ce que pour la scène où la machine à embaumer s’emballe, pour le prêtre qui leur kick the ass in the name of the Lord à ces répugnants zombies, et pour savoir comment on doit utiliser une tondeuse à gazon.
En outre le chaton appréciera les belles immigrées hispaniques, ce qui est à tout prendre, si j’ose dire, préférable dans le genre brune à d’autres origines. Et cela fait remonter nos quotas de diversité.
One female zombie wouldn’t behave;
She say she want me for a slave.
In the one hand she’s holding a quart of wine,
In the other she’s pointin’ that she’ll be mine.
Now believe me folks, yes I had to run;
Husband of a zombie ain’t no fun.
I says “Oh, no my turtle dove
an old bag of bones I cannot love!”What a good game!
Back to back, belly to belly
Well I don’t give a damn
’cause it doesn’t matter really;
Back to back, belly to belly
At the Zombie Jamboree!

La divine comédie de l’hypocrisie
Le 26/08/08 à 14:12 par Il sorpasso
C’est tout de même extrêmement tentant de proposer aux anticléricaux une synthèse de leur pensée qu’ils ont bien du mal à exprimer. Dans leur obsession délirante de la soutane (physique et psychologique) ils pataugent à s’extraire du substrat chrétien de l’occident autrement que par des vociférations haineuses se réclamant en vrac d’un épicurisme de supermarché, d’un libertarisme sous cellophane résonnants dans le vide de note société, qui en a pourtant plein les rayons de ces joujous bien aux normes. On se demande de quoi ils se plaignent au fond. Seraient-ils peine-à-jouir ? Auraient-il besoin de projeter ce balais dans le cul sur la morale et les interdits chrétiens qui (sous la lune ?) les empêcheraient de vivre à fond les manettes tous leurs phantasmes lyophilisés à travers des expériences sensorielles tout ce qu’il y a de plus synthétique ? Pour une grande partie d’entre eux, oui. Ils n’ont toujours pas saisi l’évidente imbrication des interdits et de l’érotisme, et se plaignent de la disparition de l’un les mains pleines du sang de l’autre. Mais les anticatholiques (ou anticléricaux, ce sont les mêmes, surtout s’ils s’amusent à surfer de l’esprit au corps selon leur lubies du moment) n’en restent pas là, se prenant pour Voltaire sous amphétamine, ils usent de la rhétorique et de la dialectique : les chrétiens seraient tous des mauvais chrétiens et leur foi (cf Il n’y que la mauvaise foi qui sauve, P. Muray) donc, de la mauvaise foi. Et les voilà fanfaronnant comme s’ils venaient de découvrir la pierre philosophale, presque attendrissants comme ça, barbouillés de cet orgueil infantile de celui qui pense avoir mouché papa. Bien sûr, les notions de péché originel, de doute, de confession et bien d’autres ont depuis longtemps (en fait depuis le début) précédés les découvertes en carton-pâte des anticléricaux, que je trouve pour le coup bien fanatiques : ils voudraient que tous les chrétiens soient des saints ou des croisés hallucinés. Étonnant de qui se plaint du trop plein judéo-chrétien de nos mœurs (on se demande à quelle époque mentale ils se trouvent). A trop de bondieuseries, ils rétorquent une mauvaise foi : le seul chrétien digne de leur considération serait un fou de Dominus comme il y a des fous d’Allah. Entre parenthèse, il serait bon pour ces obsédés d’assoupir quelque peu leur nombrilisme et d’arrêter de penser que les chrétiens en ont quelque chose à foutre d’une quelconque considération de la part des antichrétiens, oh, il y en a, c’est certain, mais je pense que ce serait tomber dans un bien pathétique piège d’écouter des païens donner des leçon de foi. Donc lorsque l’anticatholique n’arrive pas à faire bouger le chrétien de son socle dogmatique (pourtant déjà bien entravant) il l’accuse d’hypocrisie, et qu’à sa place il irait trucider les hérétiques, les athées, les avorteuses, tout ce qu’on voudra, mais que ça serait rock’n roll et sincère. Transparent, quoi. Et voilà l’anticlérical tout satisfait de sa saillie prométhéo-obscurantiste, se dandinant d’orgueil d’avoir placé deux chaises autour de cul du catho qui s’en passait jusqu’ici très bien, puisque ces chaises elles entouraient (et entourent toujours, immanquablement) les fondements secs et coincés des anticatho bêlants.
Je remarque également assez souvent que lorsque individu soupçonné d’avoir la foi se prononce sur des sujets de société sous un angle purement socio-économique, il se voit immédiatement taxé d’obscurantisme, tout aveuglé de dogmes qu’il est. S’il ose confesser que son point de vue n’a rien de particulièrement religieux (même si les conclusions sont convergentes avec celles de l’Eglise-dans le cas contraire on le renvoie de toute façon à la mauvaise foi hypocrite, quelque soit la rationalité de ses arguments) alors on va rapidement et immanquablement lui opposer tous les poncifs anticatho (guerre de religion, inquisition, responsabilité du SIDA, traumas pédophiliques, place des femmes, etc.. ) qui n’ont pas grand chose à voir avec le problème en question. On lui sort son casier judiciaire, en somme. Car l’anticlérical lui n’en a pas de casier. Il est vierge. On ne peut l’accuser de rien. Son anticléricalisme est un humanisme. C’est bien là le problème, la pensée anticléricale flotte dans les airs comme un ballon à la dérive, délestée de toute prise avec le réel (c’est à dire avec les conséquences concrètes qu’entrainent ses positions) au gré du vent des émotions passagères (amours, haines, frustrations diverses de la vie). Ainsi au sujet de la légalisation de l’euthanasie, dont il n’est pas nécessaire d’avoir une idée chrétienne pour en prévoir les ravages, l’anticlérical prendra exactement le contrepied de son opposant. Il l’accusera sans rougir d’un manque de compassion. Déblatérant les notions les plus galvaudées (et accessoirement hérétiques) supposant la volonté des cathos de voir en l’agonie humaine une réminiscence de la souffrance christique ( à l’opposé totale donc des positions de l’Eglise sur l’accompagnement de fin de vie, mais l’anticatho ne s’encombre pas des textes, on l’a déjà dit) on pourrait penser que l’anticatho aurait apprécié que l’on euthanasie Jésus. Bien sûr inutile d’apprendre à l’anticatho l’existence des dispensaires chrétiens qui s’occupent sans discrimination de confession des malades du sida, des lépreux et autres orphelins dans à peu près tous les trous du cul du monde là où les ONG osent à peine poser leurs tongs : ce qui intéresse l’anticatho c’est son petit monde. Et le voilà pris de compassion soudaine pour quelques malheureux médiatisés au nom desquels il réclame à son tour le fameux droit à piquouser dignement ceux qui le désirent. Comme l’affaire du jeune Sébastien, dont on a bien mal saisi, rien d’étonnant car le propre de l’indignation immédiate étant bien sa difficulté à réfléchir et à comprendre, ma petite saillie. Comme je l’avais écrit en commentaire, ma préoccupation était bien le traitement médiatique de l’affaire : d’une part son passage à la trappe pour cause de JO, on a les priorités qu’on mérite et personne ne semble s’en être offusqué, d’autre part la compassion sur commande pour ce qu’il convenait d’appeler un cadavre. Et si ? Et si ? Et si alors on aurait pu éviter le pire ? C’est à dire on aurait pu le piquouser comme sa mère le désirait il y a neuf ans (mise en examen alors pour tentative de meurtre). Un peu comme cette Chantal Sébire qui avait refusée les soins pour son cancer. L’anticlérical a une furieuse tendance à se choisir des portes-drapeaux boiteux à euthanasier dans sa précipitation à rester le cul dans son fauteuil par compassion. Bien sûr l’anticlérical fait parfois mouche dans ses reproches aux chrétiens, s’il partage avec eux certains défauts, ce n’est pas vraiment le cas des qualités qu’on a bien du mal à déceler chez lui. Bien sûr l’anticlérical, après avoir endossé à peu prêt tous les habits neufs et jetables de l’anticléricalisme (y compris celui qui ne dit pas son nom) abandonnera alors immédiatement sa moraline pour parler d’un individualisme (souvent confondu avec de l’égoïsme) salvateur et de son droit à ce qu’on lui foute la paix. Enfin nous serons d’accord. Peut-être aura-t-il saisi que l’hypocrisie est consubstantielle* à l’existence sociale (tiens, du Zemmour) et qu’il en existe différents degrés qui ont eux-mêmes des incidences très différentes sur les rapports humains et qu’il est bon de déceler quelle hypocrisie est frelatée, mortifère, voire carrément dangereuse et laquelle est noble au point de contribuer, par un majestueux et divin retournement, au bien-être car s’imbriquant presque parfaitement au propre de l’homme en lui conférant nombre de degré de liberté (confession, pardon, rédemption, etc..) y compris la possibilité du Mal.
*l’absence d’hypocrisie a tendance à vous envoyez directement aux urgences psychiatriques ou à vous faire béatifier selon ce que vous en faites, mais on ne peut pas parler de partie de plaisir
« Un peu comme le FN »
Le 26/08/08 à 11:41 par Nicolas
D’un ami :
(…) Politiquement, de ces derniers jours ou semaines, la principale chose que je retiendrai est l’accroissement de mon opinion négative à l’égard des blogs d’information à la fdesouche et autres acacia. Je me serais rendu compte au mois d’août 2008 à quel point ces gens font n’importe quoi… Ils agissent sans réflexion, accumulent les actions sans chercher à leur donner la moindre cohérence sur le long terme, n’ont aucune stratégie, aucune règle comportementale. Quel amateurisme ! quelle médiocrité ! quelle absence de réflexion méthodologique ! et surtout quelle contre-production ! Un peu comme le F.N. : à ce jour, le F.N. n’aura fait que d’entretenir l’illusion et de produire du découragement et de la déception en bâtissant des châteaux de sable. (…)

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