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Articles de la catégorie 'Réponses'

Pour Mouloud

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Le MRAP, étalant selon son habitude toute sa cohérence dialectique et son amour des fiches, a répertorié les sites internet classés comme, au choix, nazis, antisémites, réactionnaires (”revendiqués” sic), extrême-droite catholiques, identitaires-tout cela sur le même tableau et sans réfléchir une seconde-cite Ilys  (page 85) et, plus précisément, un texte parodique relatif aux propos des médias officiels au sujet des grèves de Guadeloupe de 2009 et des békés :

Ils ne se mélangent pas. Ils restent entre eux. Ils se marient entre eux. Ils forment une communauté farouchement homogène et jalouse de son identité. Ils ont de l’argent. Beaucoup d’argent. Ils sont partout en
fait, il faut oser le dire. Ils contrôlent des secteurs entiers d”économie, bien profitables. Ils contrôlent le commerce. Ils font des profits, d’énormes profits, et sur le dos des autres. Ils aiment l’argent. Trop, c’en est
obscène. On les reconnaît facilement. Au faciès. Ils se ressemblent tous. Il ne faut pas s’étonner qu’on les haïsse. Il y a de bonnes raisons. Ils l’ont bien cherché. Ce n’est pas un hasard. Depuis longtemps. Non, vraiment, il ne faut pas s’étonner qu’on les haïsse.
Les békés.

Le MRAP conclut donc à propos  d’Ilys : “Site un peu à part, qui n’hésite pas à publier des photos de charme, mais manie habilement le sous-entendu antisémite”.

Il apparait, une fois encore, que toute forme de parodie soit  pour le MRAP de l’ordre de l’incompréhensible et donc condamnable selon les vocables idoines de son répertoire. A ce niveau là, n’en doutons pas, ils en viendront  à se faire des procès entre eux, et puis ça leur permettra de tenir les stats à jour.

NB : le MRAP cite dans la foulée un commentaire de Denis L. (faussement attribué à Nebo-en passant), concernant le métissage posté à la suite du même article, qui ose parler d’”individualisme” et de refus de la “contrainte étatique”, ce fou…

Thanks to Floxie

Vichy, station balnéaire.

J’avais quitté Vichy au bout de deux mois, à l’automne précédent, écoeuré par les intrigues de cette cour ridiculement balnéaire, par le gaullisme qu’y affichaient en toute impunité maints hauts personnages, par les inspecteurs des finances et les gens du Comité des Forges aussitôt installés aux postes de commande pour bloquer toute véléité de révolution. Le contraste était encore plus exaspérant maintenant entre les gigantesques évênements de l’Est et les petitesses de cette pseudo-capitale, mes méandres mesquins de son double jeu, son cléricalisme, les bricolages futiles sous les plus graves aspects de ces officiers du S.R, dont j’avais mesuré, en mai 1940, quand je travaillais à leurs côtés, l’indigence intellectuelle et militaire. Bref, le tableau complet de la pire réaction. (…)

J’estimais qu’un gouvernement français audacieux aurait dû tout mettre en oeuvre pour pouvoir proclamer sa co-belligérance, qu’il eût effacé ainsi, comme les gaullistes le cherchaient vainement de leur côté, l’effroyable humiliation de la déroute, à peine vieille d’un an. Mais il était chimérique d’attendre de ces hypocrites bourgeois une décision aussi virile. Pétain se contentait de rompre les relations diplomatiques avec Moscou, et de déclarer aux volontaires français pour le front russe ” qu’ils détenaient une partie de notre honneur “. Je consacrai le début de mes vacances dauphinoises à un reportage au vitriol, pour Je Suis Partout, sur les intrigues, l’atmosphère empestée, les bravacheries de Vichy, et les moeurs, les illusions, les odeurs réactionnaires de la zone dite libre. En gare de Mâcon, où l’on franchissait la ligne de démarcation, une ribambelle de fausses paysannes, en blouses bleues, tabliers plissés, bonnets et sabots, provenant de je ne sais quelle niaiserie foloklorique sur “le retour à la terre”, m’avait levé la peau comme le symbole de tous les archaïsmes, poncifs et faux-semblants de l’Etat Français. (…)

J’exhalais ma rage contre les mirliflores, les agents de banque, les anglomanes, les prélats qui nous avaient frustrés de la révolution nécessaire, volé le pouvoir qui aurait du revenir à nous autres, les plus lucides, les plus ardents, nous qui avions risqué notre liberté et même notre vie pour tenter d’épargner au pays la guerre folle, la guerre perdue dés le premier coup de canon.

Lucien Rebatet, Mémoires d’un fasciste / II

Modernes, donc nostalgiques

Incompréhension forte de certains commentateurs du magnifique dernier billet d’XP. Le problème des mongaullos-séguinistes, Martine Aubry, Le Pen et affiliés compris, c’est qu’ils croient que les valeurs qu’ils pensent incarner sont mortes, ou en voie d’extinction avancée. Or le Gaullisme n’est pas une nostalgie de De Gaulle, de la cinquième, de l’école républicaine, de la méritocratie, il est une nostalgie de la nostalgie. Le Gaullisme était déjà une nostalgie de son vivant (vivant qui reste à démontrer; on l’aura compris). Une certaine idée de la France et toutes ces conneries qui sentent le sapin. Aveu d’échec dès le départ, aveu qu’on sera à côté de la plaque, aveu qu’on ne sera que discours, emphases et répétitions séniles. Du vivant de de Gaulle, on avait déjà conscience que tout était foutu, alors on se raccrochait aux souvenirs embellis d’un truc qui n’avait jamais existé. La cinquième république est une nostalgie dès le départ. Un putain de musée. Le monde d’après a commencé en 58.

Voilà pourquoi Séguin est médiatiquement panthéonisé. Le seul verni qui fait office de politique depuis 58 c’est de faire croire que la cinquième république a été à un moment autre chose que du souvenir. Plus les choses disparaissent, plus on fait croire qu’elles ont été vivantes hier. On veut à tout prix nous faire gober que la modernité s’oppose à ce passé fantasmé. La modernité moderne n’est rien d’autre que du passé fantasmé, on nous ressort tous les poncifs éculés : Jaurès, Front Populaire, CNR, drapeau, méritocratie et autres breloques. Il faut les entendre les journalistes politiques, et les politiques eux-mêmes ressortir untel du placard, se crêper le chignon sur l’historicité du mitterandisme, du chiraquisme. Il parait même qu’il y a du sarkozisme. Qui serait du bonapartisme. La branlette délirante ne connait pas de limites. On recycle, on nettoie, on plastifie, on dépoussière. Il doit bien rester ça ou là quelques trucs du passé qui pourrait servir à combler le vide. A donner de la consistance molle. Voire du désaccord bidon. Même de la distance régulée.

Ce n’est pas un hasard si tout ça passe si bien, ces petites histoires dans le coin chaud du plateau télé, à côté du poêle de l’édito de journal, si toutes ces références collent parfaitement à l’époque, car toutes ces références ont en commun qu’elles étaient déjà de leur vivant une caricature du passé. Ne pas voir trop grand, éviter l’authentique, c’est à dire l’ambigu, voir le sanglant et je ne parle même pas du transcendant. Voilà pourquoi on béatifie Séguin. Et il y en a pour tous. Ah ! Son opposition à Maastricht ! Comme si l’opposition à Maastricht, c’est dire essentiellement UN discours, en l’occurrence, ne pouvait être intégrée à l’Europe modernante : celle qui transforme tout en souvenirs sépias. Parce que tout ce que l’Europe est prête à tolérer contre elle-même ne peut être que de la nostalgie et du souvenir, c’est à dire quelque chose qu’elle absorbe complètement et sans le moindre problème. Tout comme Paris-musée intègre ses “quartiers” aux ambiances “villages”, tout comme l’art subventionné absorbe la “subversion de ses jeunes artistes”, tout comme la télévision absorbe ses “critiques et analyses de la télévision” tout comme les français s’adonnent sans hésiter à un débat sur leur identité, tout comme ceux qui refusent bruyamment ce débat ne peuvent s’empêcher de conclure en donnant leur opinion sur cette identité. La survie du monde moderne ne passe que par un permanent discours nostalgique. On ressort des cadavres, on les maquille, on les installe dans le salon pour faire authentique, on monologue en rêvant d’une opposition et on va se coucher après ce grand moment de vie. Le moderne se parfume au formol.

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Sur la liste healthnet, un intervenant :

La question soulevée nous interpelle et cette occasion doit nous inviter à nous interroger sérieusement sur la notion d’absence de “conflits d’intérêts”, sa validation par des preuves et non par de simples déclarations sur l’honneur.

C’est à cette nouvelle qu’il se réfère.

Oui, oui. vous avez bien compris. Apparemment, les principaux experts et fonctionnaires internationaux de l’OMS, payés selon la grille de l’ONU et très peu imposés, bénéficiant de multiples avantages, le tout payé avec votre argent et le mien, ont pour toute formalité de contrôle à leur entrée en fonction ou lors de leur recrutement à promettre, la main sur le cœur et le mouchoir sur leur honneur, qu’ils ne sont pas liés aux labos pharmaceutiques et que leur passé ne les met pas en position de conflit d’intérêt.

Ils doivent le dire. Peut-être avec un peu de solennité, je ne sais pas. Et ça suffit. Exactement comme si leur parole était magique.

Précisons : ça suffit même si ce n’est pas vrai. Et alors que tout le monde sait que ce n’est pas vrai.

(Mais soyons honnêtes : en France on ne demande pas non plus à un ministre de la santé de prouver qu’elle n’a eu aucune relation suivie avec les entreprise auxquelles elle achète des millions de doses de vaccins. Sinon Mme Bachelot ne serait pas ministre de la santé.)

(Merci à M. S.)

Le Manuel de l’Hadopire

Hadopi 2 et la riposte graduée.


Dors tranquille, Michel

Michel Wievorka :

Il y a une quinzaine d’années, j’ai analysé pour la RATP les problèmes d’insécurité. J’avais carte blanche, personne ne savait à quoi ma recherche aboutirait. J’ai appris plus tard qu’elle avait contribué à la création de la carte ImaginR, destinée aux jeunes. Qui s’en plaint ? Ai-je été manipulé, ai-je perdu mon indépendance, ai-je perverti la sociologie ?

Non, rassure-toi Michel. Que tu aies participé à élaborer les raisonnement captieux qui contribuent à justifier par des motifs moraux – et faux – qu’un peu plus les hommes de l’État volent, par l’impôt, pour acheter la paix sociale qui leur permet de continuer à s’enrichir sur le dos des autres, cela ne fait pas de toi un manipulé. Ni quelqu’un ayant perdu son indépendance. Ni un pervertisseur de la sociologie.

Ca fait juste de toi un salaud. Une putain d’ordure qui ressent en plus le besoin de venir pleurnicher dans Le Monde. Et aussi une sorte de larbin.

C’est guère tout.

Et on le savait déjà.

Ta gueule, Michel.

Réponse

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La cravate du conférencier

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Kolcause

Comme Nicolas, je m’en excuse d’avance, je vais revenir sur ces petites histoires de viol de mineure aux Etats-Unis et de tourisme sexuel avec des boxeurs de quarante ans en Thaïlande. Pas sur le fond des sujets, il a déjà été abordé ici à de nombreuses reprises.

Mais pour m’étonner du silence de nos amis de chez Causeur sur ces affaires.

Certes, la rédaction a envoyé au charbon Jérôme Leroy, Luc Rosenzweig et François-Xavier Ajavon. Autrement dit, un stalinien, un ancien journaliste du Monde dénonçant le même politiquement correct qu’il pratique et un fou. Autrement dit, trois personnages qui parlent, sans rire, soit de “bien” avec un “b” majuscule (celui étant le plus à gauche rajoutant devant, par pur réflexe conditionné et non reprise de Muray, le terme d’empire), soit “d’odeur qui monte”, soit de souvenirs qui ressurgissent, etc.

La bête immonde est de retour, disons-le franchement, et elle bouillonne dans ces gens qui, certes, ne violent pas des adolescentes de treize ans ni ne vont faire du tourisme sexuel en Thaïlande, mais estiment que Polanski doit être jugé comme n’importe qui et que Frédéric Mitterrand ne peut continuer à occuper sa fonction.

Les salauds.

Quand ils foutent une fessée à leur gamin ils sont quasiment accusés de fascisme et quand ils s’émeuvent, à leur tour, d’histoires sur des hommes ayant eu des pratiques hors normes, ils se font encore presque accuser de fascisme.

Et quand ils ne s’émeuvent même plus, mais espèrent juste que le viol sur mineure ne soit pas considéré comme un petit rien du tout par un ministre d’État amateur de tourisme sexuel en Asie, ils restent encore et toujours des fascistes.

Sur cette bonne intelligence voulant que le français ferme sa gueule, il faut donc noter le silence complet de Élisabeth Lévy et autres comparses.

Est-ce par besoin de prendre du recul ? Peut-être. Cependant, en d’autres occasions, Causeur n’a pas hésité à embrayer rapidement sur les affaires qui occupent toute l’information. Est-ce parce qu’ils attendaient un certain Alain F. et qu’ils demeurent, depuis ses déclarations, dans la crainte de s’opposer à lui ? Est-ce parce qu’ils n’ont, finalement, rien à dire de cet emballement médiatique, du bloc-note de BHL, de l’article de Jérôme Leroy ? Est-ce parce qu’ils considèrent tout ceci comme relevant de la vie privée ? Est-ce parce qu’ils s’associent avec Laurent Joffrin ? Est-ce parce que tout cela ne dit rien sur rien ? Ou que l’odeur est trop forte ?

Mystère…

Les français

Je ne fais pas ce récit par vantardise, comme les vieux ténors  déchus qui radotent : ” Ah ! si vous m’aviez entendu en 1935, au Capitole, dans Werther ! ” J’ai suffisamment, dans la suite, subi d’insuccès et d’avanies à Paris pour juger à leur prix les toquades de cette ville. Mais je veux rappeler qu’un collaborateur extrémiste était loin de vivre en 1942 dans une solitude amère et déshonorée, que s’il provoquait des curiosités comme un phénomène zoologique, ses plus tonitruantes extravagances lui attiraient des émules, innombrables ma foi ! Ma photographie, plutôt rogue, en grand format, au milieu des feuilles de mon manuscrit, orna jour et nuit durant plusieurs semaines la vitrine de “Rive gauche”, au coeur de ce Quartier Latin que l’on disait si cocardier, sans que le plus petit caillou fût lancé contre elle, qu’elle excitât la moindre inscription vengeresse. Paris dans sa majorité attendait pour choisir son opinion de voir de quel côté pencherait la balance de la guerre. Si nous nous trouvions à l’épilogue sur le bon plateau, sans aucun doute une belle foule de partisans nous rejoindrait avec empressement. Déjà, la rhétorique péremptoire d’un fasciste d’avant-garde tel que moi ébranlait bien des indécis :  ” Après tout, ces garçons disent beaucoup de vérités. Les politiciens de la défunte IIIème ont été des criminels imbéciles. Les Allemands ne sont pas tellement intraitables. Et qu’est ce qui nous tomberait sur le dos si les Russes gagnaient ? “

Lucien Rebatet, Les Mémoires d’un fasciste / II , 1941/1947

L’art de rire

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La rumeur voudrait que Jacqueline de Romilly ne soit réellement plus en état de souscrire à la lettre, qu’on lui aurait donc fait signer, citée ci-dessous. Dans ce cas, je retire mon texte dont l’humour se trouve, de fait, déplacé, qui plus est eut égard à l’œuvre de la dame, texte dont je considère néanmoins le fond comme la forme valables, et même appropriés, à l’encontre de ces opportuns tuteurs.

Je laisse les commentaires, en priant les auteurs de m’excuser de ne plus leur fournir de référent.

Sources :

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la lettre

Notre jeune homme

Vers sept heures et demi arrivait chez Weber un jeune homme pâle, aux yeux de biche, suçant ou tripotant une moitié de sa moustache brune et tombante, entouré de lainages comme un bibelot chinois. Il demandait une grappe de raisin, un verre d’eau, et déclarait qu’il venait de se lever, qu’il avait la grippe, qu’il s’allait recoucher, que le bruit lui faisait mal, jetait autour de lui des regards inquiets, puis moqueurs, enfin de compte éclatait d’un rire enchanté et restait. Bientôt sortaient de ses lèvres, proférées sur un ton hésitant et hâtif, des remarques d’une extraordinaire nouveauté et des aperçus d’une finesse diabolique. Ses images imprévues voletaient à la cime des choses et des gens, ainsi qu’une musique supérieure, comme on raconte qu’il arrivait à la taverne du Globe, entre les compagnons du divin Shakespeare. Il tenait de Mercutio et de Puck, suivant plusieurs pensées à la fois, agile à s’excuser d’être aimable, rongé de scrupules ironiques, naturellement complexe, frémissant et soyeux. C’était l’auteur de ce livre original, souvent ahurissant, plein de promesses : Du côté de chez Swann, c’était Marcel Proust.

Léon Daudet, Salons et journaux.

Généalogie


Stop Obama now

Obama dans le Montana pour défendre sa réforme de la santé.

Soucieux de faire accepter son projet de réforme de l’assurance-santé, le président américain Barack Obama a entamé une tournée dans l’Ouest du pays pour y rencontrer des assemblées de citoyens.

Stop Obama now

(This image is NOT on our server. Ça va sans dire. Et nous la fournissons sans commentaire bien qu’elle nous scandalise profondément. Pensez donc.)

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