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Articles de la catégorie 'Presse'

Internet m’a tuer


via le CGB.

Bon, le côté “professionnel de la profession”, c’est assez hilarant.

Elkabbach, ce n’est pas le professionnel qui a annoncé prématurément la mort de Pascal Sevran, juste après avoir dénoncé avec virulence les “dérives” d’internet  et son amateurisme ?

Plenel, ce n’est pas l’ex-gourou rouge du Monde dont les magouilles, le sectarisme et l’autoritarisme ont été largement démontrés dans un célèbre livre à charge ? Le patron de Médiapart, le site de propagande sarkocentré subventionné par l’état sarkozyste ? D’ailleurs quel exemple cite t-il dans sa démonstration avec un magnifique jeu de froncement de sourcil, pour faire grave ? Ce type est un clown.

Val ? le patron de Charlie-Hebdo, ce vaste tissus d’insanités, ce refuge de vieux dégueulasses incontinents, de soixante-huitards séniles et d’humoriste frelatés ?

Arlette Chabot ? Hein ? Arlette Chabot ? ( rien ne me vient là tout de suite, alors je répète son nom, des fois ça marche en société…)

Ok, Pujadas ne dit pas que des conneries, loin de là. C’est bien le seul. Je l’ai souvent rencontré entre les rayons de l’épicerie du Bon Marché. Du côté des chips au vinaigre. Ca rapproche. Il est petit, vraiment petit. Avec des petits bras, des petites jambes, mais tout y est. Je crois me souvenir que sa femme est blonde, et assez jolie. Voilà, voilà.

Des décenies d’infamies, de mensonges, d’incurie et de manipulations, de coucheries, de veuleries, de connivences écoeurantes, pour en arriver là, à se lamenter et à geindre sur la révolution internet qu’est pas juste.

Seigneur, comme ces gens là sentent le moisi. Le périmé.

Ci-gît le journalisme de papier, avec comme épitaphe écrite en lettres de sang : ” internet m’a tuer”.
Et il n’y aura pas grand monde pour s’en attrister.

Face à face, à domicile, bis

93% des Français estiment vivre dans une société où règne une grande diversité des origines et des cultures et 77% apprécient cette diversité (27% la qualifient de très bonne chose et 50% de bonne chose) contre 17% qui la qualifient de mauvaise chose, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche.

Lepoint

Et la méthodologie, en bas de page, encore :

L’institut TNS sofres a réalisé ce sondage du 29 janvier au 3 février auprès d’un échantillon de 1.060 personnes interrogées en face à face à domicile, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus

C’est amusant, cette tendance à démarcher les gens chez eux pour des sondages sur la diversité, l’immigration etc, alors que ça coûte beaucoup, beaucoup plus cher que le sondage par téléphone, habituellement utilisé pour tous les autres sujets.

Pour Mouloud

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Le MRAP, étalant selon son habitude toute sa cohérence dialectique et son amour des fiches, a répertorié les sites internet classés comme, au choix, nazis, antisémites, réactionnaires (”revendiqués” sic), extrême-droite catholiques, identitaires-tout cela sur le même tableau et sans réfléchir une seconde-cite Ilys  (page 85) et, plus précisément, un texte parodique relatif aux propos des médias officiels au sujet des grèves de Guadeloupe de 2009 et des békés :

Ils ne se mélangent pas. Ils restent entre eux. Ils se marient entre eux. Ils forment une communauté farouchement homogène et jalouse de son identité. Ils ont de l’argent. Beaucoup d’argent. Ils sont partout en
fait, il faut oser le dire. Ils contrôlent des secteurs entiers d”économie, bien profitables. Ils contrôlent le commerce. Ils font des profits, d’énormes profits, et sur le dos des autres. Ils aiment l’argent. Trop, c’en est
obscène. On les reconnaît facilement. Au faciès. Ils se ressemblent tous. Il ne faut pas s’étonner qu’on les haïsse. Il y a de bonnes raisons. Ils l’ont bien cherché. Ce n’est pas un hasard. Depuis longtemps. Non, vraiment, il ne faut pas s’étonner qu’on les haïsse.
Les békés.

Le MRAP conclut donc à propos  d’Ilys : “Site un peu à part, qui n’hésite pas à publier des photos de charme, mais manie habilement le sous-entendu antisémite”.

Il apparait, une fois encore, que toute forme de parodie soit  pour le MRAP de l’ordre de l’incompréhensible et donc condamnable selon les vocables idoines de son répertoire. A ce niveau là, n’en doutons pas, ils en viendront  à se faire des procès entre eux, et puis ça leur permettra de tenir les stats à jour.

NB : le MRAP cite dans la foulée un commentaire de Denis L. (faussement attribué à Nebo-en passant), concernant le métissage posté à la suite du même article, qui ose parler d’”individualisme” et de refus de la “contrainte étatique”, ce fou…

Thanks to Floxie

Face à face, à domicile

Sur le site du fig, à propos du match de foot de ce soir :

L’adhésion des françaisaux idées du FN en net recul

Alors que Marine Le Pen s’apprête à débattre jeudi soir avec Eric Besson, un sondage révèle que 77% des Français désapprouvent les idées défendues par le parti frontiste. Un chiffre en hausse de 7 points en trois ans.

Et, en bas, la méthodologie du sondage :

Sondages réalisés les 4 et 5 janvier auprès de 1.000 personnes représentatives de l’ensemble de la population de 18 ans et plus, sélectionnées selon la méthode des quotas, et interrogées en face à face à leur domicile

Le curé de Thiberville

Tout le monde avait aujourd’hui les yeux fixés sur ce cas exemplaire d’une communauté paroissiale paysanne locale qui veut appliquer les décisions du pape et que l’évêque veut faire mourir. Le spectacle a dépassé ce que l’on pouvait imaginer : une communauté unanime qui crie (physiquement) sa colère contre sa condamnation à mort par le “pasteur”, évêque du lieu.

Mgr Nourrichard, évêque d’Évreux, l’un des prélats les plus progressistes de France, est donc arrivé ce matin à Thiberville à 9h 30, avec son vicaire-général, curé de Bernay, le P. Vivien, pour annoncer la révocation du curé trop papiste à son goût. Il s’est engouffré dans l’église et s’est d’abord terré dans la sacristie. Tous les paroissiens locaux de l’abbé Michel étaient là. L’église était archicomble, nef, chœur, chaire même, une partie des paroissiens n’ayant d’ailleurs pas pu entrer. Au premier rang, étaient présents le maire et conseiller général avec tout le conseil municipal, dans le chœur la confrérie des charitons en grande tenue.

L’abbé Michel sort alors de la sacristie pour les derniers préparatifs de la messe de l’évêque : il est accueilli par une ovation interminable, comme lorsque le Pape entre dans Saint-Pierre de Rome. Puis entre l’évêque d’Évreux. Il est tellement troublé par l’ambiance houleuse qu’il explique, par un lapsus malheureux qu’il est venu à Thiverville célébrer « la Toussaint ». Hilarité générale. Ensuite, lorsqu’il veut annoncer la révocation injuste de l’abbé Michel la pieuse jacquerie, semblable à celles qu’ont subies certains prêtres constitutionnels de la Révolution s’est amplifiée au maximum (on a vu une paroissienne jeter des cierges du haut de la chaire). En quelque sorte, une “préparation liturgique pénitentielle” improvisée.

L’évêque continue alors la messe. Les parents se lèvent et vont chercher leurs enfants servants de messe. Les élus locaux se lèvent et sortent. L’évêque, qui ne sait plus où il en est, apostrophe l’assistance, intimant à ceux qui ne sont pas d’accord l’ordre de sortir. Ce que tout le monde fait, sauf 21 personnes, dont 3 seulement de Thiberville.

Dans et hors de l’église, l’évêque d’Évreux a pu mesurer la colère du Peuple de Dieu, chacun, les plus vieux n’étant pas les moins engagés, s’approchant de lui pour lui dire ses quatre vérités et lui conseillant de réviser son catéchisme. A quoi il oppose un mépris total pour ces bouseux normands qui n’ont décidément rien compris au Concile.

L’abbé Michel a alors annoncé qu’il allait célébrer une messe à Bournainville-Favrolles, à 11H 15. Les élus et les paroissiens l’ont suivi en si grande foule que l’église n’a pas pu contenir tout le monde. Messe « réforme de la réforme » face à Dieu. L’évêque en état de rage froide a poursuivi sa victime, mais n’a pu pénétrer dans la nef. Pendant ce temps, l’abbé Michel annonçait qu’il restait curé du lieu, ce qu’une décision romaine ne manquera certainement pas de confirmer dès qu’un recours sera porté contre le décret de l’évêque.

Dernier acte de la pièce du jour, ce soir, à 17h, à Thiberville, où l’abbé Michel célèbrera, comme tous les dimanches, une messe de forme extraordinaire. L’évêque, qui ne désarme pas, a annoncé qu’il serait là…
Le tout devant la télévision et les journalistes locaux. Des journalistes parisiens présents, que l’on ne peut taxer de traditionalisme, étaient particulièrement stupéfaits et concluaient que l’évêque qui s’était montré totalement incapable de gérer une situation qu’il avait provoquée, devait logiquement démissionner.

Via le FC, via Poly

Pour Monseigneur Nourrichard, Evêque d’Evreux, cette affaire n’a que trop duré.
Selon l’Evêque, les prêtres doivent accepter “d’être en mouvement et d’aller de l’avant”.

Via France 3 Normandie

La messe et l’évêque en question : enjoy ! “païen ! ” “sépulcre blanchi !”




Dors tranquille, Michel

Michel Wievorka :

Il y a une quinzaine d’années, j’ai analysé pour la RATP les problèmes d’insécurité. J’avais carte blanche, personne ne savait à quoi ma recherche aboutirait. J’ai appris plus tard qu’elle avait contribué à la création de la carte ImaginR, destinée aux jeunes. Qui s’en plaint ? Ai-je été manipulé, ai-je perdu mon indépendance, ai-je perverti la sociologie ?

Non, rassure-toi Michel. Que tu aies participé à élaborer les raisonnement captieux qui contribuent à justifier par des motifs moraux – et faux – qu’un peu plus les hommes de l’État volent, par l’impôt, pour acheter la paix sociale qui leur permet de continuer à s’enrichir sur le dos des autres, cela ne fait pas de toi un manipulé. Ni quelqu’un ayant perdu son indépendance. Ni un pervertisseur de la sociologie.

Ca fait juste de toi un salaud. Une putain d’ordure qui ressent en plus le besoin de venir pleurnicher dans Le Monde. Et aussi une sorte de larbin.

C’est guère tout.

Et on le savait déjà.

Ta gueule, Michel.

Chers Talibans,

Pompée décapité

Chers Talibans,

Vous venez d’enlever deux journalistes français de France 3, leur interprète et leur chauffeur.

Pour ces deux derniers traîtres à leur religion, à leur race et à leur pays, la cause est entendue j’espère.

Nous espérons aussi de tout cœur que vous avez bâilloné les insupportables journalistes. Ne vous laissez pas bourrer le mou : quoi qu’ils vous disent, retenez qu’un journaliste français ment toujours. Et quand il est du service public il ment encore plus éhontément.

Sans doute allez-vous demander une rançon. C’est une très mauvaise idée. D’abord la télévision publique française, si elle perçoit beaucoup d’argent grâce à la redevance qui augmente encore avec la nouvelle année, le gaspille tout aussi allègrement en donnant tout à des producteurs de jeux et d’émissions de variété – pour la plupart juifs, d’ailleurs : Essebag, Drucker, et autres Nagui – et elle ne pourra guère vous payer très cher la vie de ses deux employés somme toute subalternes. Ou alors en augmentant encore la redevance. Ce qui aura pour effet mécanique de favoriser encore les producteurs juifs et de faire encore plus parler de l’islam en mal par ces journalistes français qui ne défendent ni le port du voile, ni la lapidation des femelles adultères, ni même l’amputation des voleurs, sinon nous serions une nation dirigée par des manchots ou des troncs-sur-pattes.

Régulièrement les journalistes français nous présentent votre beau et pieux pays comme une sorte de trou du cul du monde, sale, pierreux et dangereux, habité par des barbus qui puent. Je résume, mais c’est assez fidèlement leur intention. Personne n’est outré de ce racisme islamophobe, car ce sont les journalistes qui font l’opinion. Ils la font si bien que vous savez que nous avons interdit le voile dans les écoles, bientôt la burqa dans les rues, que les mères musulmanes sont examinées dans nos hôpitaux par des gynécologues salaces, et que quantité de jeunes femmes arabes tournent dans des films pornos amateurs. Tout cela est avant tout le fait de journalistes pareils à ceux que vous détenez.

Résumons : les journalistes de France 3 sont méprisables, ce sont des ennemis de Dieu, du Prophète, de l’Islam, des Afghans et du genre humain en général. En plus ils ne nous manqueront pas trop.

Décapitez-les sans désemparer, basculez les corps dans un ravin et envoyez les têtes par la poste à : France Télévisions, 7 esplanade Henri-de-France 75907 PARIS Cedex 15.

Ça en fera deux de moins. Soyez sans pitié, nous vous en supplions, vous serez nos meilleurs ennemis.

Pararéalité douce

“Une nuit de la Saint-Sylvestre plutôt calme” titre Libération.

1 137 véhicules brûlés, contre 1 147 l’année dernière.

Jusqu’à la maladie mentale, on vous disait.

Exit les critiques

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Ce doit être le 4ème article sur le dernier Philip Roth (”Exit le fantôme”, Gallimard ( traduction très laide de “Exit Ghost” au passage)) que je lis dans lequel est posée la question la plus con du monde littéraire :

Mais quand est-ce qui va l’avoir son Nobel de Littérature, hein ?

Signe que les critiques littéraires n’ont lu ni Philip Roth ni les nobelisés dudit titre, qu’ils n’ont pas compris  les aspirations du jury du Nobel de Littérature (que j’imagine comme une bande de rombières suédoises qui sentent le détergent  et parlent des droits de l’homme au premier degré) qui pourraient se résumer à : “que la littérature fasse que nous nous aimions tous ensembles enfin” ce qui est un résumé de l’ignorance pour la vraie littérature en même que la volonté de sa destruction.

Ça troue quand même un peu le cul que ceux qui s’étalent d’extases (”génialissime”, “grandiose”, “crépusculaire”) comme des illuminés qui pensent voir la Vierge dans le dernier opus du maître américain (qui “râle avec passion” mais contre quoi ? MAIS CONTRE QUOI BORDEL IL RALE AVEC PASSION PAUVRE CONNE?), ne comprennent pas que le Nobel de Littérature, c’est la mort pour un vrai écrivain, pas la consécration. Que le Nobel et ses bons sentiments, c’est ce qui pourrit Zuckerman dans chacun de ses romans.

Je suis justement en train de relire “La leçon d’anatomie” où Zuckerman est harcelé par un ponte juif de la littérature qui lui enjoint expressément d’écrire un article sur Israël et ce du fait qu’il est une “personnalité juive” et entre parenthèses que son livre a fait beaucoup de mal aux juifs et ça serait bien qu’il se rachète un peu.

Les critiques du dimanche dans les hebdos français, c’est pareil : “Roooh comme vous y allez Philip avec les critiques-biographes-graphomanes et le monde-qui-va-mal vous êtes méchant c’est trop exquis” et de finir sur un gloussement de pucelle avant d’enchainer, deux pages plus loin, en louanges sur la dernière assiette de sucre de PPDA dont les invendus seront recyclés pour les stands de barbe-à-papa.

Et les arguments ? Inexistants. Ils nous répètent (c’était déjà le cas avec “la tache”, “la bête qui meurt”, “un homme”) que ça ressemble au précédent mais c’est pas pareil, que cette fois c’est le dernier, les ultimes heures d’un homme au bord du grand saut final qu’il ne faut pas rater ça (un peu pareil qu’avec Eastwood)….Comme ils se sentent tous obligés d’en parler, si possible en bien, sinon il faudrait réfléchir, mais qu’ils n’y arrivent pas, ils recopient le quatrième de couverture en feuilletant le dictionnaire des synonymes, section superlatifs. Et en se lisant les uns les autres, comme on copie sur son voisin : ils ont presque tous étalé leur “culture” en précisant, qu’”Exit Ghost” était une didascalie de Shakespeare dans Hamlet, comme ça, en passant.  C’est mignon. Et c’est bien drôle.

On notera pour la forme que J. Savigneau écrit dans le Monde :

Pour Zuckerman, cette entreprise biographique est un geste de plus contre la littérature, minée par le politiquement correct, cette absurdité qui a conduit, dans une exposition à la New York Public Library, à exclure Hemingway et Faulkner de la liste des grands écrivains du XXe siècle. Pourquoi lire encore des mâles blancs hétérosexuels mal pensants ?

Crampe de rire. Mais bon, après avoir dénoncé la “chasse à l’homme” contre F. Mitterand, bientôt on va pouvoir fumer des clopes et balancer des blagues racistes dans les couloirs de ce canard.

Ah, une critique négative, enfin je crois, de Philippe Lançon pour Libé, avec un bon jeu de mot pouet pouet typique de l’absence sidérale d’humour de cette feuille de chou en titre, extrait :

Pourquoi avoir fait de Kliman [biographe fouille-merde ndIS] un repoussoir aussi peu crédible qu’affirmé ? C’est ici que la psychologie de Zuckerman bute sur les ratiocinations de Roth : l’œuvre de grands écrivains serait rendue invisible par l’étau biographique et culturel ; le monde ne devrait se partager qu’entre auteurs et «lecteurs», ces êtres chimiquement purs. Tant de banalités masquées finissent par agacer.

Ah ! Les banalités masquées tueront le monde. Mais pas le Monde. Enfin, on verra. Les banalités masquées chez Libé, non pas de ça chez eux. Et puis ce n’est pas non plus chez eux que de grands écrivains deviendraient invisibles en passant dans les griffes de leurs pertinentes analyses. Personnellement je n’y ai rien compris à cet article : les tournures de phrases, le choix des extraits, les transitions des chapitres, les subtiles sentences… Je dois être trop banal masqué.

Il conclut par :

Un homme peut choisir son cercueil et régler ses funérailles, mais c’est trop lui demander que d’aimer ses croque-morts. Comme l’écrivait Foster Wallace, «quand un grand solipsiste meurt le monde entier disparaît avec lui.»

Croque-mort ! C’est le mot que je cherchais à propos du style de ce critique. Merci Libé ! Merci à tous.

add:

Je rajoute (merci à nos commentateurs à plumes) l’extrait d’une critique qui semble être la plus pertinente (et aussi la plus courte, ce qui est bon signe) et qui est signée…Philippe Sollers.  Il y  souligne (le fait-il exprès ?) ce que ces collègues font- exactement ce dont Roth se plaint dans son dernier roman (et dans d’autres)- : encenser un auteur  sans le lire ni le comprendre, c’est à dire le tuent par noyade :

Ainsi cette lettre envoyée par un de ses [Philip Roth, ndIS] personnages au Times : “Il fut un temps où les gens intelligents se servaient de la littérature pour réfléchir. Ce temps ne sera bientôt plus. Pendant les années de la guerre froide, en Union soviétique et dans ses satellites d’Europe de l’Est, ce furent les écrivains dignes de ce nom qui furent proscrits ; aujourd’hui en Amérique, c’est la littérature qui est proscrite, comme capable d’exercer une influence effective sur la façon qu’on a d’appréhender la vie. L’utilisation qu’on fait couramment de nos jours dans les pages culturelles des journaux éclairés et dans les facultés des lettres est tellement en contradiction avec les objectifs de la création littéraire, aussi bien qu’avec les bienfaits que peut offrir la littérature à un lecteur dépourvu de préjugés, que mieux vaudrait que la littérature cesse désormais de jouer le moindre rôle dans la société.”

Suit une critique implacable des pages culturelles du Times et de leur “charabia réducteur”. Le personnage de Roth va jusqu’à préconiser d’interdire toute discussion publique sur la littérature dans les journaux, les magazines et les revues spécialisées, ainsi que son enseignement. “Je mettrais sous surveillance les libraires pour vérifier qu’aucun vendeur ne parle de livres, et que les clients n’osent pas se parler entre eux. Je laisserais les lecteurs seuls avec les livres, pour qu’ils puissent en faire ce qu’ils veulent en toute liberté.”Tout en ayant beaucoup de succès, Roth sait de quoi il parle.


Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a affirmé  à propos de la polémique soulevée par la probable élection de Jean Sarkozy à la tête de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (Epad) que “ça commence à suffire”

“Cette affaire commence à suffire! On a vraiment le sentiment d’une chasse à l’homme. Tous ceux qui interviennent sur cette question, que veulent-ils? Ils veulent interdire l’élection à un candidat de par son origine sociale, son nom, son faciès? C’est ça la République?”, s’est exclamé M. Chatel, lors de son compte-rendu hebdomadaire du conseil des ministres.

“Nous sommes en République, en démocratie, avec des principes républicains. Tous les républicains devraient défendre ces principes républicains”, a-t-il ajouté.
Après “son nom, son origine, sa jeunesse, je ne sais pas ce qu’on trouvera la prochaine fois, peut-être la race ou autre chose? Où va-t-on?”, a-t-il insisté.

LeFig

Après Polanski contre les néonazis  et Mitterand contre la foule baveuse : Jean Sarkozy contre les racistes-antisémites-tout-ça… Le prochain billet de BHL : “parler de népotisme, c’est nier les chambres à gaz”. La presse étrangère appréciera, si elle y comprend quelque chose.

Revue fabiola

  • Le Journal de Mickey.

  • La vie sexuelle de Catherine M. en mp3 : vol. 1vol. 2vol. 3
    — Oh et après on va dire de Pierre-en-skateboard !
    — Laissons dire ! puis pour les pudibonds, ça vaut mieux que d’encourager les profits de l’auteur en l’achetant.

  • La méthode Boscher pour apprendre à lire et à écrire aux enfants en embêtant les instits.

  • Dans Chronicart, une autre Millet : Lydia

 

filles en apesanteur

Levaï voit des nazis au PS

Substance de ce qu’a éructé Ivan Levaï ce matin sur France Inter :

L’affaire Mitterrand semble se calmer et c’est bien ainsi car ces attaques étaient répugnantes. Les socialistes qui ont participé à cette opération initiée par l’extrême-droite sont comparables à certains socialistes des années 30 qui ont viré au nazisme.

Ilys vous apporte la preuve irréfutable qu’Ivan Levaï a vu juste :

mitterrand-démission

Quelqu’un peut-il expliquer à cet âne de Levaï les points suivants :
1° – qu’il nous emmerde en nous faisant la leçon depuis bien trop longtemps ;
2° – que ses propos sont plus de nature à rendre les nazis sympathiques qu’à rendre antipathiques les socialistes qui réclament la démission de Frédéric Mitterrand ?

Oh je ne vais pas me gêner en répétant à l’envie que la chute du Patriarcat est la cause de toutes les cabales actuelles. J’en ai déjà parlé d’ailleurs :

http://lacageauxphobes.blogspot.com/2008/05/au-commencement-tait-la-fin.html

http://lacageauxphobes.blogspot.com/2009/04/lintervention-du-legislateur-est-donc.html

Vous vous demandez ce que l’inceste vient foutre là-dedans ? Je rabâche : l’inceste, tabou fondateur de la Loi et de la civilisation par différenciation de l’individu et prise en compte de l’Autre premier (en l’occurence le père) comme limite au désir de fusion, a été mis à mal. Oui après Dutroux, après Outreau. Avant, surtout. Les crimes d’incestes datent. On en parlait pas. Ou peu. Fait divers. Or la chute du Patriarcat, pour des besoins de basse besogne hédoniste, à immédiatement conduit à la sacralisation de l’enfant. Dans tous les domaines. Cette même chute du patriarcat s’est accompagnée d’ingérence de l’Etat dans les affaire de mœurs tout autant que dans les affaires privées et familiales, même pour ce qui ne concerne en rien l’inceste et la pédophilie.

C’est bien parce qu’elles craignent l’intervention de l’Etat, du voisin, la dénonciation fallacieuse de l’enfant, autant parce qu’elles craignent la perte d’une innocence surévaluée, que les foules sont devenues épidermiques sur ce sujet.

Oui, comme disait Finkielkraut, quand on entend “pédophilie” on pense à Dutroux.

Mais qui c’est donné pour mission de prendre en charge ce fléau ? Qui a donné en pâture et commenté à chaud ces faits (Outreau) aux foules secrètement terrifiées d’être accusées de cette ignominie ou d’être suspectées de silence ? Qui s’est enveloppé du drap du Bien, paré de l’écharpe de la vertu, de la loi, chargé de la chasse aux sorcières jusque dans l’intimité des foyers ? Qui placarde des affiches de préventions sur le “doigt tripoteur de tonton” ? Qui diffuse des spots contre les crimes pédophiles ? Qui met en garde des “dangers d’internet” (et ils les voient les dangers, ils les comptent leurs agents de surveillance bénévoles) ? Qui, si ce n’est l’Etat et, à travers lui, ses gouvernements successifs ? L’actuel dépassant tous les autres dans ces domaines.

Frédéric Mitterrand, ai-je entendu, a déclaré à Sarkozy, avant même que celui-ci ne lui propose ouvertement le poste de ministre lors d’un entretien : “c’est d’accord !”. Quel entrain à se jeter ainsi dans l’arène et ignorer les “coups” qu’elle promet ! Mais c’est que le boxeur en question, qu’il s’agisse de journalistes, de sociologues du CNRS ou des foules vigilantes, a bien été préparé, lui à en donner. N’était-ce pas d’ailleurs le meilleur entrainement que celui de se faire nourrir et menacer aléatoirement par ces appels à la vigilance de tous les instants contre le crime des crimes qui n’est décidément plus du domaine du fait divers ou de la tragédie privée ?

Mais Frédéric Mitterrand a plus d’une cavalière naïveté dans son sac. Le voilà qui en appelle au pardon chrétien. “que celui qui n’a jamais fauté” Mais que ne dit-il pas ? Qu’il suppose que tout à chacun s’adonne aux loisirs licencieux, en cela il ne déroge pas lui non plus au principe de précaution, pourquoi pas, mais comment croire une seule seconde que les propos bibliques dans ce domaine ont encore quelque valeur ? Car c’est bien le pardon dans ce domaine, qu’il soit préventif ou qu’il suive les aveux, qui n’a absolument plus court, et ce grâce là aussi au laborieux acharnement de ses collègues de la Famille ou de la Justice, des laquais médiatiques et autres experts en cabale. On ne fait pas de confession publique ambigüe avant de rejoindre le camp des tartuffes au royaume de l’inquisitrice Transparence et de ses loyaux sujets. On n’appelle pas au pardon lorsque l’on embrasse avec enthousiasme des néo-philistins dégénérés qui dirigent un troupeau de néo-manichéens accablés. Qu’on ne pleure pas la conscience chrétienne perdue, lapidée par nombre de ceux dont on est entouré, par lesquels on est soutenu et qu’on a rejoint avec tant d’élan.

Il est tout à fait logique et naturel qu’une foule dont on a eu de cesse de déposséder de son droit de jugement et de ses responsabilités dans le domaine privé, une foule créée, donc, entretenue dans sa vigilance à la hauteur de la menace permanente qu’on fait peser sur elle (dans ce domaine comme dans bien d’autres, elle apprend vite, il arrive même qu’elle aime ça), fasse l’amalgame entre la vie privée d’un ministre étalée au grand jour par lui-même et l’ahurissante paranoïa à la pédophilie dont l’Etat et le gouvernement auquel ce ministre appartient a su lui inculquer. Que cette colère soit du réflexe conditionné ou à l’inverse, l’expression d’un juste et mérité ressentiment, n’a, au fond, aucune importance. Ce n’est pas de la morale, c’est d’une ironie pure. Un juge bien clément car si les foules ne pardonnent plus elles finissent juste par s’ennuyer. Pourquoi pas, puisqu’elles oublient même d’où vient la cause de leurs tourments et font régulièrement preuve d’amnésie comme un vieillard sénile fait sous lui.

Évidemment aucune leçon ne saura retenue de tout ce cirque. Si on a fait de la pédophilie une obsession qu’il n’est nul question d’ébranler, qu’on se rassure, ce que tout le monde s’accorde à nommer lynchage, auquel il convient de participer ou de s’en désolidariser, comme le dit Nicolas dans l’excellent manifeste précédent, dès la première larme versée, n’est en réalité plus qu’un divertissement qui lasse.

Là aussi, le dressage est opérant.

Immense et rouge

Fabiola revue

 

Beau cul de femme en lingerie rouge

Angela Merkel gagne de manière (presque) historique un scrutin que nos bons journalistes français nous présentaient comme indécis. Voilà encore 24 heures on nous disait en boucle que l’avance d’Angela Merkel dans les sondage fondait comme neige au soleil du réchauffement climatique. Les abrutis qui nous sont chaque année vomis par les écoles de journalisme hexagonales — à défaut de pouvoir être dites françaises — rêvaient tout haut d’une majorité pour le SPD allié aux Verts et aux versions locales de Mélanchon ou Besancenot, qui, tradition et Führerprinzip obligent sans doute, s’étaient donné pour chef l’inénarrable Lafontaine, sorte d’arlésienne rhénane qu’on nous ressort à chaque élection.

Donc : Merkel gagne, ces vieux clowns tristes du SPD sont aussi hasbeen que le PS français, CDU et CSU font un très bon score, l’autre fait marquant étant le score lui vraiment historique des libéraux allemands, malgré même le matraquage sur la crise imputée à ces méchants libéraux, antienne — fausse — qu’on entend partout depuis un an.

La gauche est atomisée, impuissante, et Joschka Ficher est en passe de devenir une sorte de Michel Rocard alors qu’il donnait encore de sentencieuses leçons de hauteur de vue voilà quelques heures.

Et qu’est-ce que je trouve dans mes RSS du Monde ?

Le parti de la “gauche de la gauche” a réussi son premier test national : avec 12 % des voix, il conforte sa place sur l’échiquier politique, notamment à l’Est.

Décidément le problème de ce journal n’est pas qu’il ment quand il donne la date. C’est plutôt qu’il ment sur tout le reste.

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