Archives pour la catégorie ‘Sportivité’


Grande soirée cinéma de solidarité avec Libération

Sportivité — Article écrit par le 19 novembre 2013 à 21 h 59 min

Ce soir, nous vous offrons un film en gage de solidarité avec la rédaction traumatisée de Libération.

Les dons sont à adresser à l’Ojim.

Ensemble, nous serons plus forts.

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Le droit à fermer sa gueule dans la dignité

Sportivité — Article écrit par le 16 août 2013 à 12 h 30 min

Ce qu’il y a de prodigieux au Franchouillistan, pays fermement tenu par une petite coterie médiacratique incestueuse qui lui donne des allures d’Albanie intellectuelle, c’est que n’importe quel abruti désespérant peut raconter n’importe quoi sur n’importe quel sujet, être démenti par les événements* trente fois depuis dix ans, mais on vous le présentera encore avec révérence comme un spécialiste de ceci ou de cela — voire de ceci et de cela — parce qu’il a un vague bout de papier avec un tampon dessus qui lui a été donné par des copains et qu’à la télé on marque sentencieusement « spécialiste de ceci et de cela » sous son nom.

On sait ainsi que BHL n’a pas vraiment pâti de l’affaire Botul, qui a démontré que cet idiot de calibre sidéral était à peu près autant philosophe que je suis danseuse du Bolchoï. On continue de lire au bas des écrans, « Bernard-Henri Lévy, philosophe ».

La gourmandise du jour, sorte de glace de vacances au parfum loukoum-amande à manger avec burqua intégrale, c’est Gilles Kepel qui nous la sert. Il nous gratifie dans le Figaro de ses vues sur l’Égypte. « Gilles Kepel, spécialiste de l’Islam et du monde arabe, est notamment l’auteur de Passion arabe, aux Éditions Gallimard », nous rappelle le Figamonde du matin, qui depuis quelques jours se signale dans la torpeur estivale par un parti pris assez ahurissant en faveur des islamistes égyptiens.

Bordel, Gilles Kepel !

Suis-je le seul à me souvenir qu’en octobre 2001, moins d’un mois après les attentats du 11 septembre 2001 donc, ledit spécialiste de l’islam ressortait en poche à contretemps mais trop tard pour que l’éditeur fasse marche arrière un livre qui devait dater de 2000, intitulé Jihad, expansion et déclin de l’islamisme, où ce spécialiste si bien informé nous livrait une prière d’insérer assez amusante :

Après une première vague, qui culmina avec la révolution iranienne de 1979, l’islamisme, favorisé parle recul du messianisme socialiste, se répandit dans l’ensemble du monde musulman, tandis que l’Iran et l’Arabie saoudite, conservatrice, s’en disputaient férocement l’hégémonie. Déclenché l’année suivante en Afghanistan contre l’URSS, le jihad devint la cause islamiste par excellence, contaminant et exacerbant partout les conflits : en Égypte et en Algérie notamment, où les groupes radicaux s’ engagèrent dans une escalade de la violence qui leur aliéna peu à peu la population. En dépit de poussées parfois spectaculaires-jusque dans les pays occidentaux -, dès la seconde moitié des années 1990, de la Turquie à l’Indonésie, de l’Égypte à l’Algérie et aux banlieues européennes, le déclin était manifeste. Tout indique aujourd’hui que l’heure du post-islamisme a sonné, et que les sociétés musulmanes vont entrer de plain-pied dans la modernité, selon des modes de fusion inédits avec le monde occidental.

Le tout était développé en un lourd volume de plus de 700 pages. Ce qui est long pour raconter des conneries, même de la part d’un spécialiste.

Si Gilles Kepel, qui se trompe avec une consternante et touchante persévérance depuis vingt ans sur le sujet même dont il est spécialiste, pouvait fermer sa gueule, ce serait bien. Et digne.

À défaut, si on pouvait arrêter de nous le présenter comme un spécialiste d’un sujet où ses conclusions sont régulièrement démenties par les faits, ce serait une consolation appréciable.

 

(*Oui, je rappelle encore qu’on écrit événement, sans accent grave nulle part.)

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With strange eons

Sportivité — Article écrit par le 12 avril 2013 à 22 h 40 min

Je vais mesurer mes propos en parlant d’Amaury de Hauteclocque. C’était en 2003. J’étais en garde à vue dans les locaux du 36, Quai des Orfèvres, accusé de diverses choses qui, comme l’avait aimablement précisé un commandant de police du Groupe Bertrand n’entraient « pas dans le cadre du démantèlement de la nébuleuse Sos-Racaille ». Bien sûr que non. C’était à côté. Scindé. Même flics, même juge d’instruction, même parquet, mais rien à dire, impeccablement, administrativement, avec cet impeccable ordre administratif mensonger qui fait l’une des caractéristiques les plus désolantes de notre beau Frankistan, ce n’était pas « dans ce cadre-là ». D’ailleurs dans ces semaines-là c’est fou ce qu’on plaçait en garde à vue et plus si affinités des tas de gens sans que ce soit « dans ce cadre-là ».

D’une manière générale on ne savait d’ailleurs pas très bien dans quel cadre ça pouvait être, au final. D’obscurs délits politiques qui ne pouvaient même pas tomber exactement dans le cadre de la loi Gayssot. Des dénonciation pour des raisons bouffonnes à coups de citations tronquées, prises par la machine judiciaire avec le plus grand sérieux, souvent faites par des affidés du MRAP présents sur l’internet et avec lesquels la police était d’évidence en cheville.

Je n’aimais déjà pas beaucoup la police. J’ai toujours eu un problème intellectuel avec la police et l’armée : ces gens acceptent, de propos délibéré, en toute connaissance de cause, d’abdiquer leur jugement. D’obéir à des ordres sans jamais se poser seulement la question de leur légitimité, en tout cas jamais autrement que de manière toute théorique. Ils se proposent d’appliquer la loi plutôt que de chercher la justice, deux choses qui sont fort différentes et parfois antinomiques.

Le matin on m’avait laissé mes lacets et ma ceinture, mais pris mon trousseau de clefs. On me l’a rendu le soir. J’ai changé quelques verrous dès le lendemain.

Dans mes collections de périodiques, on m’en prit quelques-uns sans que je sache pourquoi. Perquisition semble vouloir dire possibilité de voler ce qu’on veut tant que ça n’a pas de valeur marchande quelconque, car je ne les ai jamais revus. Curieusement, assez peu les Actuel Marx, ni Esprit. Ils ont choisi plus marqué à droite, ça devait faire mieux dans le dossier.

Ils étaient venus avec l’intention de passer ma bibliothèque au crible aussi. Hölderlin. « En allemand ? — Oui. — Vous lisez l’allemand ? — Oui. — Vous devriez passer des concours administratifs… » Humour policier, peut-être involontaire.

Comme d’autres on a saisi mes disques durs le matin et le soir on m’a fait signer un papier comme quoi c’étaient bien les miens, qu’on signe forcément la première fois, tant on est excédé, juste pour sortir. Quelques semaines après, quelques amis franc-maçons qui me considèrent un peu comme un frère sans tablier en ayant à la fois tort et raison m’avertissaient que le commandant de police, qu’ils connaissaient je ne sais comment, faisait courir des bruits : on avait trouvé sur mon disque dur des images « à la limite de la pédophilie ». À la limite. La pédophilie c’était l’accusation à la mode alors et c’est pratique la limite. Heureusement, les gens qui me connaissent assez pour que leur avis m’importe savent que la sortie des écoles, je la ferais plutôt pour les mères de famille.

Je passe sur des déstabilisations grossières, comme la porte du bureau d’interrogatoire qui s’ouvre dans mon dos et un coup de corne de brume, sans raison. Certains se démontent pour si peu ? il y a vraiment des terroristes qui avouent parce qu’on leur fait peur avec un gros bruit soudain ? Car la clientèle habituelle, c’étaient bien des terroristes arabes. La petite pendule qui sonnait Allah-ou-Akbar toutes les heures sur un meuble n’était pas là pour rien, clin d’oeil rigolard j’imagine. Ou cadeau ironique d’un service de police pakistanais ?

Bref ils n’ont finalement rien trouvé. Ils avaient beau répéter que s’ils le voulaient, si je ne donnais pas la phrase passe… si la police franchouille avait eu en 2003 de quoi décoder de manière routinière un cryptage fort, ça se serait su. Peut-être que le disque existe encore avec sa partition cryptée, dans un sous-sol quelconque.

Je m’empresse de préciser que ces agissements étonnants de basse police ont certainement eu lieu hors de la connaissance de M. Amaury de Hauteclocque. Qui imaginerait le contraire ? Mais vers la fin de l’après-midi, m’annonçant qu’on allait me libérer, on me dit qu’il allait passer : c’était quelqu’un de considérable et en tout cas leur supérieur, leur chef, charismatique si j’en croyais le ton de leur voix lorsqu’ils en parlaient. Hauteclocque, Leclerc, Bad-Reichenhall. Mais ce n’était probablement pas le moment de rappeler par association cet épisode qui fait du maréchal à titre posthume Leclerc un simple assassin galonné.

Bien habillé, sportif, bronzé, Amaury de Hauteclocque s’assit négligemment sur un coin de bureau pour me dire que maintenant qu’on me connaissait chez eux, j’avais intérêt à ne plus me faire remarquer. « Tu as intérêt à ne plus te faire remarquer ». C’est ce tutoiement qui m’a fait prendre conscience qu’aucun des policiers ne se l’était encore permis. Un mélange de décontraction affichée, de hauteur et de volonté de m’impressionner. J’ai horreur qu’on essaye de m’impressionner, ça ne marche généralement pas et j’en conçois facilement du mépris pour l’interlocuteur qui s’amuse à ça. Je ne devais pas être bien important ce jour là car Amaury de Hauteclocque se détourna rapidement de mon cas, en me faisant une sorte de morale assez piteuse, toute faite, d’où il ressortait sur un ton menaçant qu’en tout cas « tu ferais mieux de ne pas recroiser notre chemin ». On se serait cru dans un épisode d’une médiocre série policière française, où il n’aurait pas déparé, la mâchoire carrée caressée amoureusement par la caméra de la grosse Josée Dayan pour illustrer la force de la loi contre les méchants qui osaient menacer à la fois la République, le vivre ensemble, la mémoire de la Shoah et la conscience universelle.

« Ne plus me voir ? » mais je ne demandais que ça. Qu’étaient-ils donc venus me chercher ?

Dans une pizzeria près de la gare du Nord où je déjeunais quelques semaines plus tard avec Beketch pour lui raconter tout cela, il m’avait consolé : « toutes les polices politiques se font un jour ou l’autre prendre les doigts dans la porte de l’alternance ».

Effectivement. Il aura fallu dix ans pour que Hauteclocque se fasse coincer les doigts, mais c’est arrivé.

Je lui souhaite une joyeuse retraite dans son cimetière des éléphants.

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La politique des deux

Sportivité — Article écrit par le 3 avril 2013 à 0 h 14 min

Il y a quelque chose d’assez comique à voir des gens qui peinent à réunir 70 personnes donner des leçons rageuses à ceux qui en réunissent 700 000.

Ces dernières semaines, on avait droit aux vociférations de Bernard Antony sur les homos : à l’entendre il aurait fallu défiler aux cris de « les pédés au feu, Hollande au milieu ». Notez que je résume, Bernard Antony bégaye plus compliqué : il expliquera longuement, entre une mise en garde idéologique (ça c’est pour l’extrême droite) et une demi-blague (ça c’est pour le côté méridional), qu’il a raison, qu’il a seul raison, et que si on suivait ses conseils, principes, méthodes, avis à lui qui réunit 70 personnes, on en ferait venir sept cent mille qui d’enthousiasme épouseraient les mêmes thèses qui habituellement les font fuir ou rencontrent leur ennui maussade. Et qui en tout cas ne les réunissent pas en nombre, sinon ça se saurait… car si c’était le cas, précisément, c’est Bernard Antony qui réunirait régulièrement des centaines de milliers de personnes.

On peut le résumer plus simplement encore : « Frigide, vous avez tort, confiez-moi vos troupes à moi qui pense mieux que vous. » L’ennui c’est que Bernard Antony n’a pas encore compris qu’ à l’instant où il haranguera la foule comme il sait le faire, elle tournera les talons et il se retrouvera soutenu par ses 70 péquins habituels. Ou s’il l’a compris, il ne peut l’admettre.

Cela ne vaudrait pas la peine qu’on l’explique s’il n’y avait eu récemment un nouveau progrès dans le bafouillis de l’Ayatollah Cassoulet : voilà des semaines qu’il nous dit que la Manif pour tous ne fait pas de politique. C’est son grand grief. Alors que lui, Bernard Antony, fait de la politique. Évidemment. Avec une persévérance qu’on aura remarquée. Sans compter ses succès réguliers et constants.

Il me semble au contraire que Frigide Barjot fait de la politique. Elle passe des compromis, elle abandonne les réquisitions idéologiques délirantes au profit d’un objectif, clair, défini, attingible : obtenir qu’une loi ne soit pas votée, ou si elle est votée qu’elle ne soit pas promulguée. Et si pour cela il faut passer des alliances improbables, de pure circonstance, voire dangereuses, alors il faut le faire. Aux purs les mains propres, parce qu’ils n’ont pas de mains ! Les efficaces, les politiques, ceux qui ont une chance de faire changer les choses ont eux assez fréquemment les mains sales. On rougit presque d’avoir à rappeler de telles évidences, mais il faut semble-t-il le faire devant la rageuse impuissance d’un Bernard Antony.

Celui des deux qui fait de la politique, c’est Frigide Barjot : s’allier à un ennemi pour en abattre un autre, c’est ça la politique. Pas rester à exiger des autres, dans son coin, des puretés qui ont mille fois fait la preuve de leur impuissance et de leur nocivité politique, comme le fait Bernard Antony.

La politique se fait sur des réalités. Le réel c’est que tant qu’il n’y aura pas, visibles dans les cortèges de la manif pour tous, des secteurs de l’électorat qui votent socialiste, le pouvoir ne reculera pas. Les cathos blancs à famille nombreuse, c’est très sympathique. C’est très utile. On peut même les apprécier plus que d’autres sections de l’électorat pour mille bonnes ou mauvaises raisons. Mais croire que les socialistes reculeront terrifiés à l’idée que ces gens là ne votent plus pour eux, c’est simplement idiot. Parce que de toute façon ces gens là ne votent pas socialiste. Donc, oui, il faut aller chercher les homos. Donc, oui, il faut aller cherche l’UOIF. Pourquoi pas ? S’il y avait un moyen d’embrigader dans les manifs des franc-maçons avec leur insignes et cordons il faudrait aller les chercher. Des adorateurs de l’oignon aussi. Peu importe qui.

Pendant ce temps Bernard Antony, tout seul dans son coin, maugrée et exige qu’on épure les troupes jusqu’à ce que leur orthodoxie idéologique n’ait d’égal que leur faible nombre suite aux décimations successives. Il est sûr d’avoir raison. Peut-être même a-t-il raison d’ailleurs. Mais la politique ne consiste pas à avoir raison, et avoir raison n’y a pas de vertu efficace particulière. Il y avait des gens qui avaient raison en 1791, il y avait des gens qui avaient raison en 1917. Cela ne leur a pas été d’un grand secours. Avoir raison est une belle chose, mais il ne faut pas mélanger les ordres : à supposer même que Bernard Antony ait raison, qu’il soit le plus intelligent, le plus pieux, le meilleur dans tous les domaines qu’on voudra, il ne réunit que 70 personnes. Or le seul péché en politique, c’est d’échouer.

Alors de Bernard Antony et de Frigide Barjot, c’est Frigide Barjot la politique des deux. Et cela seul suffit à ce qu’on la soutienne, parce que cela manquait justement cruellement à droite jusqu’ici.

Mais, dira-t-on, Frigide Barjot a-t-elle les capacités politiques pour discuter avec l’UOIF ? ne sera-t-elle pas imprudente ? a-t-elle même ce qu’il faut de lucidité pour comprendre que ce qu’elle fait là est par essence politique ? A-t-elle lu Sun Tzu ? Je n’en sais rien, je ne la connais pas, ni ceux qui l’entourent. Mais ils sont les seuls à faire quelque chose de politique sur ce sujet, pour obtenir un résultat clair, pratique, déterminé, au lieu de pérorer et de faire paraître des communiqués grandiloquents que personne ne lit et dont on ne sache pas qu’ils aient jamais eu la moindre vertu pratique en plusieurs décennies de vie politique pour Bernard Antony. Il y a donc peu le choix. Et en plus, ça a l’air de ne pas mal fonctionner jusqu’à présent.

Alors par pitié Bernard Antony, même en n’imaginant pas que soit premier chez vous le simple dépit d’une mouche du coche aigrie qui voit la voiture avancer en dépit de vos mises en garde et objurgations, par pitié, même si vous avez raison — peut-être surtout si vous avez raison —, par pitié Bernard Antony, taisez-vous, sinon pour soutenir ces manifestations.

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Bidou revendique la victoire au Congrès de Reims

Sportivité — Article écrit par le 19 novembre 2012 à 10 h 34 min

Bidou, vous revendiquez la victoire pour la présidence de l’UMP, mais vous n’étiez pas candidat ?

C’est d’autant plus touchant pour moi d’avoir été désigné spontanément par 234692 électeurs dans le 5e arrondissement, où mon ami Jean Tibéri tenait le bureau de vote. Je viens d’ailleurs d’envoyer des fleurs et des chocolats à Xavière.

Vous contestez Copé et Fillon ?

De nombreuses et graves irrégularités ont eu lieu dans les deux camps. Dans les Alpes Maritimes, 5 bulletins ont été trouvés en trop si on compare avec les listes d’émargement. À Sablé-sur-tartelette, un mystérieux électeur a été vu votant plusieurs fois dans la journée, différemment grimé à chaque fois, et toujours arrivant au volant d’une Ferrari rutilante. À Meaux, le compte des voix a été fait avec des graphiques en brie au lieu des traditionnels graphiques en camembert et enfin je sais de source sûre que les mêmes réseaux de fonctionnaires syndiqués et de parent de la FCPE qui ont truqué jadis l’élection de Martine Aubry ont massivement voté Copé dans le Nord avec de fausses cartes de l’UMP. Ces faux grossiers étaient parfois revêtus de la signature de Georges Pompidou et du logo de l’UDR ! Les autres ont triché, ma victoire est donc éclatante.

Mais tout de même, vous n’étiez pas candidat ?

Et alors ? c’est une grande tradition républicaine que de pouvoir être élu spontanément par les électeurs. Elle a couru tout le long du 19e siècle, et elle me semble respectable. Ca fait un peu de moi le Thiers ou le Gambetta de l’UMP. Dans ce bordel sans nom, je suis le candidat de l’ordre.

Que ferez-vous si la Commission électorale vous déclare gagnant ?

J’enverrai Copé négocier un cessez-le-feu à Gaza, et Fillon se verra offrir une boîte de petites voitures Majorette. Je nommerai Bruno Lemaire secrétaire général, et NKM fera le café habillée en soubrette (c’est un fantasme). Puis les choses sérieuses commenceront : on changera de logo en faveur de quelque chose de plus martial — des faisceaux par exemple —, j’appellerai les militaires à se joindre à moi pour marcher sur l’Élysée s’ils veulent récupérer leurs crédits. Les généraux fidèles à Hollandouille se verront retirer leurs médailles, ça suffira je pense à les détacher du camp de la légalité, cedant arma et toutes ces bêtises pour juristes prépubères. Puis nous instaurerons une dictature douce mais très fermement rembourrée, au moins 900 grammes par m2.

Et le mariage pour tous ?

Il faut que tout le monde soit heureux en ménage, un décret spécial permettra à Caroline Fourest d’épouser un doberman très affectueux du nom d’Adolf. Ils vivront heureux et auront beaucoup d’enfants.

Vous appliquerez le rapport Gallois ?

On ne va quand même pas tirer un peu plus encore les oreilles à M. Gallois, mais je crois que son rapport est bien timide. La suppression du statut de la fonction publique pour faire des économies et la construction de douze porte-avions nucléaires en amputant d’autant le budget de l’éducation nationale me semble plus réaliste.

Merci Bidou.

Je vous en prie j’apprécie toujours de répondre aux journalistes à qui revient la mission si importante d’informer nos concitoyens. Vous voulez un sablé au beurre ou un petit pain au chocolat ?

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La barbe douce de Christian Combaz

Sportivité — Article écrit par le 30 octobre 2012 à 3 h 41 min

Le Parti doux, par la voix de son président Bidou, soutient la condidature de Christian Combaz au Comité de Sanssure de l’Audiovisuel franchouille.

(Merci à K.)

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Communiqué de Bidou

Sportivité — Article écrit par le 9 septembre 2012 à 17 h 08 min

Bidoliens, Bidoliennes, Bidounets,

Le président Hollande va s’exprimer ce soir chez Georges de Caunes Jacques Chancel Pierre Desgraupes Guy Lux Claire Chazal Mémédéa.

Les premiers temps de son quinquennat ayant été marqués par l’immobilisme, la distribution de prébendes, commissions, hautes autorités et autres colifichets rouges ou bleus à ses amis, par un départ en vacances après moins de deux mois de travail, par un tweet de l’autre cruche qui vit à nos frais et par quelques averses — autant dire par rien —, j’appelle M. Hollande à tirer les leçons de son impuissance, de son amateurisme et du fait qu’il a une gueule qui ne ressemble à rien, sinon à un pharmacien de province ou à un cardiologue du XIVe arrondissement.

Je l’invite à annoncer ce soir sa démission et la remise des pouvoirs civils et militaires à ma personne bourrée au kapock, dont je fais le don ignifugé à la France.

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Qui sont les libertarés ?

Sportivité — Article écrit par le 6 août 2012 à 7 h 47 min

Voilà bien longtemps que je ne m’étais pas aventuré chez ceux qui sont parfois surnommés les libertarés.

Qu’est-ce que le libertaré ?

Non. Il ne s’agit pas seulement d’un libéral.

Le libertaré est un stalinien se revendiquant du libéralisme plus pur que pur. D’ailleurs, en hommage au petit père des peuples, il purge parmi ses membres a minima tous les ans. Et, tel un administrateur de fdesouche, il passe sa journée à rentrer les faits d’actualités dans des cases et à se demander ce qu’il est libéralement juste d’en penser.

Parfois il y apporte des solutions estampillées libérales.

Qui se révèlent généralement compliquées à faire comprendre aux profanes.

Ainsi le libertaré peut-il se demander un beau matin quelle est la position libérale vis-à-vis du foulard islamique à l’école publique, statuer que selon la grille de lecture libérale l’interdiction n’est pas correcte, constater donc qu’il n’y a pas de problème lié au foulard islamique à l’école publique, assurer que ceux qui y voient un problème sont des racistes et finir par conclure que de toute façon l’unique vrai problème c’est l’école publique.

Tout cela représente un travail de chaque instant.

Mais, assidu à ses cours d’économie au lycée, il sait que le libéralisme est bien souvent chose contre-intuitive.

Et d’ailleurs, spontanément, le libertaré se retrouve parfois à ne pas penser comme ces camarades. Parfois, même s’il ne l’avouera que sous la torture, il arrive au libertaré de rater d’emblée la réponse parfaitement libérale à une question. Il estime donc tout à fait normal de se surveiller étroitement afin de bien rester dans la ligne du parti libéralisme.

D’ailleurs, régulièrement, des libéraux jusqu’ici tout à fait respectables finissent par dévier. Généralement vers la droite.

D’où la purge quasi-perpétuelle.

Pour mieux se surveiller, le libertaré a bien entendu ses références libéral-compatibles dans lesquelles il peut se plonger en cas d’égarement. Voire psalmodier dans les moments de doute intense. C’est que parfois surviennent de menues difficultés théoriques. Par exemple lors d’un animé dîner de famille avec Tata Fabienne -qui a voté François Hollande dès le premier tour.

Sans même mentionner Tonton Jules qu’il soupçonne de ne pas être tout à fait insensible à Marine Le Pen…

Il a également ses amis du forum liberaux.org vers qui se tourner lorsque il ne trouve pas la réponse en lui ou dans ses livres.

Là-bas le libertaré rejoint une chapelle dont il porte sur son blason rhétorique les armoiries.

Le libertaré peut donc être anarcho-capitaliste, minarchiste, libéral-conservateur, etc. Et changer d’appartenance au gré de ses lectures ou de ses alliances. Les différentes tendances s’étripant régulièrement entre elles et cherchant sans cesse à devenir les plus puissantes sur leur petit monde et à y régner sans partage.

La moindre incohérence dans l’anarcho-capitalisme étant immédiatement traquée et éliminée par des théoriciens de très très haut niveau, ces derniers considèrent donc leur forme de libéralisme comme la plus parfaite qui soit sur terre.

Les anarcho-capitalistes étant aussi purs en libéralisme que les wahhabites en islam, ils sont également les plus féroces.

Dans la pratique, plus que des incohérences théoriques dans leur puissante construction intellectuelle, les anarcho-capitalistes se concentrent sur les fautes de leurs petits camarades.

Tels des militants de trente ans de Sos-Racisme, il luttent sans pitié -et par exemple- contre le racisme. Faut comprendre, l’extrême-droite tenterait régulièrement de gangrener le libéralisme -afin de le décrédibiliser encore plus dans l’opinion. Les paroles racistes font ainsi l’objet d’une dénonciation morale, d’un blâme administratif, voire d’une exclusion en cas de récidive.

Parvenu ici, certains assureront que le libertaré est en réalité une sorte de musulman modéré ou un ancien militant du NPA doté d’un néocortex. C’est à dire un mythe visant à masquer le fait qu’aucun libéral n’est sain d’esprit, heureux dans la vie et un hétérosexuel ayant accompli son devoir au moins une fois.

Moi, je ne le crois pas.

Le libertaré n’est qu’un gauchiste qui n’a pas adopté les mêmes postulats de départ que ce dernier. Mais d’une part le monde réel le dégoûte tout autant et d’autre part il s’y sent très seul. Vraiment très seul.

Bon.

Moi aussi je me sens seul.

Très seul.

Mais, même si je méprise moi aussi mes semblables, je ne les hais pas au point de vouloir changer le monde.

Et aucune envie de décerner des brevets en libéralisme ou en arctophilie.

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Plan diabolique

Sportivité — Article écrit par le 10 juillet 2012 à 12 h 41 min

— Et qu’est-ce qu’on va faire ce soir, Muhammad Ali Cortex ?
— Comme tous les autres soirs, Youssouf Ibn Minus, conquérir le monde !

 

"L'islamophobie est la nouvelle arme des Frères Musulmans en Occident". "L'Occident est naïf".

(Merci à J. F., via le Salon beige.)

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Du 12 pour 2012 ?

Sportivité — Article écrit par le 26 décembre 2011 à 9 h 06 min

On me dit qu’il est désormais aisé d’acheter des kalachnikovs dans n’importe quelle cité digne de ce nom pour 400€. Et que ceux qui les acquièrent n’hésitent plus à s’en servir, c’est à dire à vider leur chargeur comme des épileptiques sur n’importe quel obstacle, ne serait-ce que pour braquer le premier pompiste venu. Là encore, quel meilleur exemple illustre le fait que la démocratisation est synonyme de vulgarité et de gâchis ?

Il est évident que gens civilisés ne peuvent se résoudre à adopter ce genre d’armes ne serait-ce que pour répliquer.

Il est temps de revenir à ce qui constitue le calibre cynégétique par excellence, dont les mérites ne sont plus à prouver et qui de plus, bonne nouvelle, est légal pour tout possesseur d’un permis de chasse.

Reste ensuite à savoir quelle est la meilleur façon d’utiliser cette cartouche : contrairement à ce que l’on pourrait croire, un large choix s’offre à vous, dans une multitude de styles.

 

London calling
Quitte à y aller, autant y aller à fond. Ici une paire de la célèbre marque anglaise, inventeur du mécanisme de percussion à platine, garant d’un fonctionnement parfait : Holland & Holland. Réservé aux plus fortunés, voilà qui est définitivement punk pour chasser des volailles classées espèces protégées telles que-sous leurs nom scientifique- la Basketus Capuchus ou le Faisandus Communistus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nazdrovia !
La firme russe Baikal est réputée pour la résistance aux intempéries et aux conditions extrêmes de ses produits. Rien de tel alors que leur « Coach gun » IJ 43 pour assurer la sécurité de votre diligence contre les attaques de brigands de tout poil. Notez que le chien extérieur est l’équivalent sonore de la pompe du fusil à pompe dans toute négociation. Et puis, comme me disait un ami russe, « si tou a plou do mounitions, tou peux toujoul taper avec ».

 

 

 

 

 

There ! A mexican !
Ah, les grands espaces américains !  L’ennui, c’est qu’au niveau frontière, c’est une vrai passoire. Tout texan respectueux de la nature qui se respecte possède un Remingtion 879 P comme Police afin de préserver son écosystème. Ici modèle customisé par Scattergun Technologie. Moustache de rigueur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant, on peut

Je sais, vous allez me dire qu’on avait plus l’habitude de voir un juxtaposé à canon et crosse sciés dans les mains d’un braqueur que d’un gentleman. Mais, comme je vous l’ai expliqué en préambule, les choses ont changé. Pratique, seyant à la ceinture, il annonce la couleur et n’a même pas besoin d’être dégainé pour qu’une horde de keupons en scooter comprenne que vous êtes complètement barré et que si ça ce trouve, votre truc, c’est le couteau.  Pourquoi ne pas ajouter un perfecto et un chiot, mieux : un chaton sur l’épaule ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 High-Tech pour les jeunes

Et oui, même avec du bon vieux 12, on peut s’autoriser à inventer des fusils qui sortent de l’ordinaire. Certes, la faute de gout guette toujours, mais soyons honnête, il faut parfois en passer par là pour initier les plus jeunes à ce calibre, quitte à ce que leurs inclinations s’affinent par la suite. Mais lorsque vous saurez que ce Kel-Tec KSG possède bien deux chambres d’alimentation tubulaire sous le canon, ce qui porte sa capacité totale à 14+1 cartouches, vous aurez peut-être envie de l’emprunter à votre progéniture pour vous faire vous aussi un petit FPS IRL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pull !

Vous aimez la vitesse ? Adorez la précision et le beau geste ? Considérez la balistique comme un art ? Prévoyez de tirer jusqu’à 50 cartouches à l’heure et même plus ? Pensez qu’en 2012 ça va pulser grave et pas que sur les terrains de skeet ? Inutile d’en dire plus, ce qu’il vous faut, c’est un bon fusil de trap. Le quasi-indestructible Browning B25 vous attend. Il ne vous reste plus qu’à fabriquer une grosse catapulte et acheter des bombes de peinture rose fluo, afin de varier un peu les cibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eat that, Pussy !

Bon, l’avantage du 12, basiquement, c’est que ça envoie du bois. Si en plus vous lui ajoutez un fonctionnement auto et semi auto, un chargeur à tambour de 32 coups et cerise sur le mac-do, une cartouche spéciale dont le projectile est une sorte de breneck explosive à ailettes qui se déploient trop kawaï, vous obtenez la Atchisson Assault Shotgun AA-12. Manteaux type cirés conseillés, ça risque d’éclabousser un peu.

 

One shot  forever

Et si à l’inverse du modèle précédent, on essayait de réduire au maximum le nombre de coups possibles avant d’avoir à recharger, jusqu’à un ? Comme avec cette Remington 1893 ?

Pourquoi faire ?

Mais pour le style. C’est qu’il ne va pas falloir rater sa cible. Précision, sang-froid et une sacré dose de culot. Entre vous et ce type d’arme, il ne peut alors s’instaurer qu’une relation intense, passionnée, sans équivoque. Il alors tout à fait normal que lui donniez un nom de femme. Que vous parliez. Que vous la bichonniez avec constance. Aucune infidélité ne sera pardonnée.

 

 

 

Les peaux-rouges s’en souviennent

Mais quel bon dieu de rapport entre l’extermination des sauvages d’Amérique et un gouverneur de Californie à moto ? Et bien la Winchsetser 1887, à levier donc, ici en version allégée de sa crosse, ce qui permet de faire d’élégants moulinets pour recharger. Vous l’aurez compris, cette arme est faite pour construire l’histoire et préserver son territoire, à cheval ou en Harley.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’extinction des dinosaures

On sait bien que faire revenir des espèces primitives dans un monde civilisé, même si on les parque dans des clapiers, est quelque chose qui ne peut que dégénérer. Il vous faut alors quelque chose de pratique, sûr et, même si vous êtes en short et chapeau de garde-chasse afrikaner, rien n’empêche un soupçon de modernité. Le Franchi SPAS 12  s’impose. Voilà qui devrait remettre à leur place ceux qui s’amusent à ignorer Darwin. N’oubliez pas pour autant de regarder par dessus votre épaule, les raptors sont toujours en bande.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Der Waldgaenger

Votre truc c’est la forêt ? Communier avec la nature  en respectant le cycle de la vie ? Vous confondre avec le paysage ? Pas de problème, on a ce qu’il faut : le Browning Pheonix Camo. Les puristes tiquent un peu, mais pour la chasse à l’approche en solo, c’est tout à fait pensable. Et puis, le modèle acier et bois est toujours dispo. Quant à ceux qui ne veulent définitivement pas abandonner leurs habitudes urbaines, sachez qu’il se mariera très bien avec cette mode récente du style campagne à la ville. D’autant qu’on annonce de plus plus d’espaces verts dans les métropoles. Les écolos auront eu au moins ce mérite. Ils en seront récompensé. N’en doutons pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour abattre les éléphants roses

Alors pour ceux qui doutent encore qu’un communiste est forcément un ivrogne, sachez que cette chose a été conçue par et pour le KGB et porte le doux nom de OTS-62. On peut mettre 5 cartouches dans le barillet et l’ensemble doit peser dans les 2,4 kgs. Je ne sais pas trop ce que ça vaut sur le terrain, mais j’imagine qu’il ne faut pas être trop loin de sa cible. Peut-être cela a-t-il été pensé pour ceux qui justement la voient en double ? Dans tous les cas, on peut sincèrement croire qu’il existe un monde parallèle total pour les amateurs de vodka, auquel le réel doit s’adapter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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