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Raymond Soubie, le roi des consensus
Sozial — Article écrit par Nicolas le 19 janvier 2012 à 14 h 45 minJ’adore les types comme Raymond Soubie. Ça fait quarante ans qu’ils se trompent et qu’ils nous envoient dans le mur, mais rien ne les fait dévier de leurs convictions répétées comme des mantras hypnotiques sur un ton de pasteur réformé-triste ou de curé Vatican II en sous-pull rouge. Rien ne les fait redescendre de leur délire co-géré de centre gauche qui s’incarna un temps dans l’abominable Michel Rocard. En fait, bien plus de quarante ans : si Raymond Soubie avait eu l’âge il aurait fait partie de l’école des cadres d’Uriage, puis des cabinets ministériels d’après-guerre, genre Bidault, et il serait passé avec réticence à la 5e république au nom du gaullisme social – le pire qui soit. Rien ne les fait renoncer les gars comme lui, même les plus évidentes calamités qui sortent directement de leur politique grise qui ne fâche personne, se vautre perpétuellement dans un consensus abject autant que trompeur, et qui à l’occasion sait aussi se révéler terroriste malgré ses apparentes mollesses.
Toute sa vie Raymond Soubie a été conseiller social. Il l’était déjà de Raymond Barre si je ne me trompe. Tout un symbole : il était déjà conseiller social du dernier ministre à avoir signé un budget en équilibre. Et à avoir aussi signé le premier d’une longue série en perpétuel déficit qui nous a menés là où nous en sommes. Raymond Soubie n’a quitté son poste qu’en 2010, date jusqu’à laquelle il était conseiller social de Sarkozy. Maintenant, si j’ai bonne mémoire, outre ramasser des indemnités au Conseil Économique et Social (encore un truc qui ne sert à rien), il dirige une boîte de conseil pour sa pomme, laquelle doit essentiellement toucher de l’argent public, para-public ou celui d’entreprises dirigées par des copains de promo ou de carrière de Raymond Soubie. Comme quoi il n’y a pas que les méchants capitalistes anti-sociaux qui se gavent, hein.
Conseiller social ? ça veut dire quoi « conseiller social » ? personne ne sait. Il y a social dedans donc ça fait bien. Ou plutôt on devine trop bien ce que c’est : il s’agit de prendre en compte tout un tas de désolantes particularités françaises, réputées faire un modèle social — dont on ne sait pas au juste pour qui il est un modèle. En réalité, il s’agit de faire s’aboucher les partis politiques, les syndicats et les journalistes qui vendent tout ça au bon peuple en lui mentant. Toute la nomenklatura du régime qui vit très bien de l’argent des autres à travers les monopoles sociaux ou l’impôt, et qui n’a qu’une seule sainte trouille : qu’un jour un peu de liberté s’invite dans leurs combines et que les esclaves sur lequels ils vivent puissent leur échapper et arrêter de travailler de manière forcée gratuitement une grande partie de leur temps sous forme de cotisations, taxes, gabelles, etc. Pseudo-rationalisateur et légitimeur en chef de l’esclavage sozial. Beau métier que celui de « conseiller social » qu’exerce M. Soubie !
Voyons donc ce que le sage des sages du consensus social démocratique citoyen républicain peut nous dire aujourd’hui.
Ce sommet social juste avant la présidentielle, n’est-ce pas de la politique spectacle ?
Tous les sommets sociaux du quinquennat ont répondu au souci du président de privilégier le dialogue social sur le passage en force. Bien sûr, de tels processus débouchent pour certains sujets sur des désaccords, mais cela vaut mieux que des décisions unilatérales sans concertation. Ce cinquième sommet social avait cependant un caractère un peu particulier qui rendait l’exercice plus difficile, chacun prêtant des intentions au voisin. Mais même en l’absence d’échéance électorale, il aurait été indispensable : la rechute de l’économie aurait imposé de toute façon à l’exécutif d’agir.
Bref quand le bateau coule, ce qui est important pour M. Soubie c’est d’entamer une réunion de concertation avec l’équipage sur le taux horaire auquel seront payés les gars qui vont mettre les chaloupes à la mer ou le fait de savoir s’il y aura une pose café pendant l’évacuation. Et d’en faire la publicité. Le tout pour que personne ne prête des intentions à quiconque. Je caricature à peine en paraphrasant.
Déjà quand un bateau marche bien, réunir l’équipage pour décider de la route à suivre est complètement absurde. Alors quand il coule… Précisons aussi que ces réunions de concertation en vue d’arriver au consensus de chacun avec tous sont faites entre eux par des gens qui représentent au maximum 8% des salariés, et dont on fait semblant depuis 60 ans qu’ils représentent tout le monde.
C’est ça la méthode à Soubie. Étonnez-vous que ça foire depuis quarante ans et que nous soyons en quasi-faillite ! Ça m’évoque irrésistiblement la phrase de Margaret Thatcher qui un jour qu’on lui réclamait de tenir je ne sais quelles réunions de concertation répondit que les seules réunions de concertation qui valaient avaient été tenues quelques mois auparavant et que ça s’appelait les élections générales. En vertu de quoi elle renvoya les apôtres du consensus social à leurs chères études, non sans leur avoir coupé les vivres, et fit connaître à l’Angleterre l’une de ses périodes de plus grande prospérité économique. Ce dernier point étant en contraste frappant avec ce que nous infligent M. Soubie et ses pareils depuis que nous en sommes affligés de leur omniprésence entêtée autant qu’inopportune.
Peut-on parler de dialogue social quand la TVA sociale n’a pas été discutée avec les syndicats ?
Le résultat du sommet ne se résume pas à ce sujet. Il consiste d’abord en un ensemble de mesures conjoncturelles sur des thèmes consensuels comme le chômage partiel ou l’aide aux chômeurs.
Mais combien de fois a-t-on tenu ce genre de sommets, de réunions sur « des thèmes consensuels comme le chômage partiel et l’aide aux chômeurs » ? Cela a-t-il jamais permis de faire en quoi que ce soit baisser le chômage ? Cela a-t-il jamais permis à quiconque de se retrouver dans une meilleure situation après la réunion ? En dehors des participants à ces réunions je vois mal à qui elles auraient jamais profité. De qui ce genre de réunion a-t-il déjà amélioré le sort ? Levez la main… D’ailleurs, si elles avaient le moindre effet sur le chômage, on en a tenu tellement que le plein emploi devrait être garanti en France pour les huit siècles à venir…
Mais la loi de 2007 impose de saisir les partenaires sociaux de tous les sujets sociaux…
Le politique a effectivement gardé la main sur le financement de la protection sociale comme sur les accords de compétitivité-emploi. Mais, d’une part, la loi Larcher ne vise pas ces domaines, d’autre part, dans la tradition française, ce ne sont pas des sujets sur lesquels il peut se dégager facilement un accord en bonne et due forme entre les partenaires sociaux. Il en a été ainsi pour la réforme des retraites de 2010, dont tout le monde reconnaissait qu’elle ne pouvait donner lieu à un accord avec les syndicats. Et le financement de la protection sociale a déjà été débattu dans d’autres enceintes.
Bref il ne faut pas passer en force (cf supra). Mais quand on aborde des sujets où on ne peut pas faire autrement il faut bien passer en force. Mais pas trop en force quand même. Juste ce qu’il faut de force. Oh à peine de la force d’ailleurs. Une forcette. Une forcette qui est en outre dans la tradition française, ce qui l’absout de passer si peu en force que ce n’en est plus. Vous n’allez quand même pas refuser de vous faire un peu fermement entuber dans la grande tradition française chers travailleurs, chers cotisants, chers chômeurs en fin de droits ? Parce qu’avec ça ils devraient être content les chômeurs : ils sont chômeurs dans la tradition française. C’est à notre modèle social à nous que-le-monde-entier-nous-envie™ qu’ils doivent d’être si bien au chômage… Encore un effort Soubie et tu pourras faire un vrai cours d’économie et expliquer aux cotisants que beaucoup de protection sociale = beaucoup de chômage. Que s’ils veulent travailler sans se faire voler la moitié de leur salaire, c’est justement ces tradition françaises qu’il faut flinguer en même temps que les allocs, la retraite par répartition et la sainte sécu. Allez Soubie ! encore un effort ! hardi petit ! tu finiras par dire la vérité même si c’est par mégarde.
Le développement des accords de compétitivité-emploi a-t-il besoin d’une loi ?
Je constate que ces accords qui consistent à prendre l’engagement de ne pas licencier, voire de ne pas fermer une usine en échange de concessions sur les salaires, la durée ou l’organisation du travail, ont plutôt réussi à l’Allemagne. Son exemple montre que c’est un sujet à traiter au plus près du terrain, dans les entreprises. L’obstacle à de tels accords vient moins de considérations juridiques que de l’état du dialogue social. C’est un sujet important, mais qu’il faut traiter entreprise par entreprise, voire éventuellement au niveau des branches, pas au niveau interprofessionnel.
Traduction : laissez-nous faire notre tambouille entre nous qui nous partageons le magot, que surtout les députés ne s’en mêlent pas, si peu sensibles qu’ils soient à la vérité et à la voix de leurs électeurs, c’est encore trop. D’ailleurs les travailleurs pourraient êtres payés moins s’ils veulent garder leur emploi. On négociera ça entre nous, on est sociaux on vous dit.
En Italie c’est la Mafia qui se répartit comme ça les profits. Chez nous ce sont les partenaires sociaux… chacun son modèle, hein.
Gérard Larcher est chargé de préparer encore une réforme de la formation. N’est-ce pas un aveu d’échec ?
La loi sur la formation professionnelle de 2010 précédée d’un accord entre partenaires sociaux a déjà mis un peu d’ordre dans la maison. Il y a encore des progrès à faire, mais je ne suis pas convaincu qu’il faille aller vers une réforme globale du système, qu’il faut à mon avis plutôt améliorer que transformer. (Propos recueillis [pieusement] par Leïla de Comarmond)
La formation : toutes les entreprises de France payent pour ça des sommes faramineuses en charges patronales, et tous les salariés en rajoutent en charges salariales. Personne n’a jamais compris où passent ces sommes énormes. Personne n’a jamais compris pourquoi la formation professionnelle en France n’arrive jamais au moindre résultat positif malgré les sommets pleins de consensus et les milliards qu’elle draine en cotisations forcées. Il faut dire que tout cela est géré par des organismes tellement opaques que la Cour des comptes refuse régulièrement leur comptabilité au motif que ça n’en a que le nom, et ces organismes sont des associations composées essentiellement de syndicats et d’organismes professionnels dans leur dépendance, qui eux mêmes ne communiquent leurs comptes que depuis quelques années. Et encore : pas tous, et ceux qui le font ne voient pas leurs comptes examinés avec beaucoup de soin. À ma connaissance ces examens n’ont jamais débouché sur aucune sanction d’aucune faute. C’est dire si l’argent de la formation professionnelle n’est pas détourné en masse…
Traduisons donc librement en sollicitant un peu les termes de M. Soubie, pour la clarté du propos : « Malheureuse ! touchez à rien, vous allez compromettre toute notre magouille, on n’aura plus de quoi se payer nos villas, nos vacances et nos putes au Carlton de Lille avec Dodo-la-saumure, celui dont on regrette déjà tant qu’il ne puisse pas se présenter ! Lui, il était aussi social que nous ! Il nous comprenait ! Il aurait fait un si bon président ! »
Étiquetté : consensus, Sécu, Sozial, syndicatsFilms de Q
Actu, Education, Journalisme, Politique, Sozial — Article écrit par Lounès le 10 décembre 2011 à 9 h 30 minParis porte de Choisy un dimanche gris et froid de fin novembre, le kiosque à journaux affiche les titres de plusieurs magazines ennuyeux du moment. Seul le fond rose fluo du « Chobix » du mois attire le regard, même à trente mètres de distance. On nous promet cette fois « 11 scènes, 15 filles » pas moins.
Conversation du futur, brève de comptoir de l’an 2030 entre potes d’ESC qui ont appris l’anglais sur des sites de cul : « ouais chui davantage long-lasting en doggy… Dis toi que sans cockring j’arrive à performer 40 minutes easy jusqu’au cumshot. C’est vachement gratifiant pour le self-esteem »
« ooooh mâ gooo’d… » (chuchotement de pervers ébahi, accent français nasal)« ooooh bèbè zat’s so beautiful… show mi dat asshôle… yè dou zate… show mi… ».
Manuel Ferrara, Big Tits Anal Whores #3
1/ Une machine d’avilissement des masses
La manifestation visible de principes invisibles
Détruire et frustrer
Il s’agit de mettre en scène la dégradation, le cochonnage systématique de toute beauté de toute innocence, une pulsion de destruction, l’envers de l’eros, l’eros transformé en pulsion de mort, en pouvoir extatique de dégueulasser, de dénaturer, de pourrir ce qui est frais, d’empoisonner ce qui est pur. On te met des nanas qu’on sélectionne les plus innocentes et pures possible, on les fait ressembler à des petites filles et on les livre nues aux énormes bites. Voilà bien le schéma. La pornographie c’est l’organisation de tout cela en contenus, en supports et en structures et en entreprises bref, en irruptions légales et imparables dans la sphère grand public. L’irruption impunie, légale et même applaudie de l’immonde dans le monde.
Ce que veut le diable c’est entraîner les gens dans la merde, mais qu’ils y aillent de leur plein gré. Y a pas plus immonde abaissement, plus répugnante dégringolade quand on y réfléchit deux secondes, que de rentrer chez soi se branler. A ce titre, la pornographie est une machine qui démolit l’image de la femme certes, mais aussi et surtout la dignité de l’homme, aspect que l’on oublie souvent de mentionner. On parle bien de « l’industrie du porno ». Or comment produit une industrie sinon avec des machines précisément ? Et quel est le travail qu’accomplit cette machine en définitive ? Réponse : elle écréme les hommes. Ecrémer, ranger les reproducteurs d’un côté et les cocus les vaincus de l’autre. La pornographie annihile les velléités dans le réel du « branleur » en captant ses désirs, en l’habituant à se satisfaire de cet ersatz, en l’habituant à moins souffrir du rejet… Mais le contrecoup de ce travail d’écrémage c’est ?… c’est qu’il filtre, sélectionne et élimine les « branleurs » du champ de la relation sexuelle possible et réelle. La pornographie endort la frustration mais ne la traite en rien : en fin de compte, tout « branleur » s’élimine de fait du combat, et de son plein gré. Son envie de baiser, cette énergie vitale étant détournée et endormie, il sera moins motivé pour sortir et rencontrer vraiment les femmes, pour trouver une femme, pour vivre réellement la chose. Mécanisme d’évitement : « ça vaut autant le coup de se branler que d’aller sur le terrain ».
Et pour bien aller au bout des choses réfléchissons sur l’absurdité de la branlette devant un film de cul. Si l’on est honnête on arrive certainement à cette conclusion : c’est se branler en regardant un autre type baiser la meuf qu’on aimerait avoir, et lui faire gagner du fric en consommant sa production pornographique, celle-là même par laquelle lui continue à être payé et « aimé », et celle-là même par laquelle on est en train de dépenser temps, énergie et parfois argent, qui tous trois sont reversés à l’immonde enculeur de ta vie live and direct sur l’écran.
Les imbéciles se guinnsent tous devant l’homme leur ennemi objectif, ils se guinnsent pour lui, de lui, par lui. Ils jouissent de leur propre défaite. A chaque seconde dans tous les foyers du monde, à Salvador à Manille à Lubumbashi à Burgos leurs faces absorbées, passionnée par le trailer intitulé « bitch takes it deep anal + facial » donne à réfléchir sur la capacité de l’homme à sombrer sans honte dans la fange en pleine connaissance de cause. Ils apprennent l’anglais grâce aux films de cul.
Mais une question comme ça, gratos : en dernière instance qui jouit ? Qui jouit dans les films de cul ? Les mecs ? Ils sont tous gavés de viagra ! Et ils répètent les scènes, augmentent les doses, un simple missionnaire ne les fait plus bander, trop classique, la plupart ne regardent même pas les filles qu’ils baisent… Les branleurs ? Ils ne jouissent pas autant qu’ils voudraient : ils voudraient que ce soit REEL. Conclusion, tout le monde est frustré dans cette affaire. Et pendant ce temps le diable, qui lui ne perd pas le nord, tisse sa toile : détournement de la libido, nocivité des images, désirs détraqués, incapacité à vivre une sexualité de mari responsable, impossibilité de procréer. Pas de femme, pas d’enfant. CQFD.
Docilité des masses et impunité de « l’industrie »
Pierre Woodman. Quintessence de vieux gros porc immonde dont la gloire consiste à visiter les pays pauvres d’Europe de l’est à la recherche de jeunes vierges désargentées pour les enculer devant caméra en les insultant copieusement en français pour enfin se finir dessus en hurlant effroyablement pour bien exprimer l’idée de soulagement maximal. Woodman c’est le triomphe de Baalzéboul. Ancien policier reconverti dans les castings pornos, il a initié par enculage plus de 3500 filles de familles pauvres dans ses « castings » avant de les envoyer converties en putes sur le circuit de l’industrie X. [Cette phrase a été supprimée sur demande de l'intéressé. - VV] Woodman est millionnaire et roule en Ferrari. Voilà l’heure qu’il est. Passant, contemple la morale de ton temps, gravée au burin sur le frontispice des écoles de Sodome elle dirait ceci : « Pervertit des jeunes filles, encule les devant caméra et fais en des films que tu vendras pour t’acheter une FERRARI ».
En l’espace d’une demi-heure Woodman aura traité la petite Ilanna quarante-sept fois de « salope », dix-neuf fois de « sale petite pute » et huit fois de « sale petite putain ». Lorsqu’elle est entrée dans la pièce elle ne savait pas vraiment de quoi il s’agissait. Elle n’en est ressortie qu’une fois copieusement insultée, déflorée, salopée, enculée, dénaturée de toutes les manières possibles et foutrée dans la gueule. Et lui en est ressorti plus reconnu encore, « reconnu dans le business » et très respecté, admiré pour les admirables nouveaux talents qu’il a déniché et apporté à la profession, invité chez Cauet (véridique), accepté comme personnage parfaitement fréquentable. La seule chose qui puisse rendre quelqu’un infréquentable en ce monde, c’est le racisme. En dehors de ça on a le droit de tout faire, absolument tout.
Pierre Woodman est la preuve vivante qu’il n’existe pas d’extrême droite, nulle part. Il est la preuve vivante qu’il n’existe aucun véritable défenseur de la race blanche ni aucun véritable gardien de ses frères ou de quelconque morale religieuse ni en France ni dans tous ces pays d’Europe de l’est. Lui et toutes les raclures planquées à Los Angeles qui depuis leurs villas protégées déversent dans le monde des torrents gigantesques de concentré de poison ultra-dissolvant anti-race blanche intitulés « entertainment for adults » n’ont jamais été inquiété depuis toutes ces années. D’ailleurs il est assez instructif de se renseigner sur ces gens-là. Qui sont-ils ? Ces réalisateurs, producteurs, « agents d’actrice », gérants de salon du porno… Pour putifier la femme blanche avec autant de rage, d’assiduité et de raffinement pervers il fallait peut-être détester secrètement la race blanche tout en prétendant en faire partie. Qui sont-ils ces maîtres du porno ?
Mutation des pratiques sexuelles
Comment la sodomie qui était, il y a peu de temps encore, la honte et l’interdit absolu aux Etats-Unis est-elle devenue une pratique aussi banale que dans les autres pays ? Comment ce dernier verrou a-t-il sauté ?
Voilà comment : la concurrence a fait s’aligner toutes les filles. Au début des années 2000 de nombreuses actrices d’Europe de l’Est débarquent aux US, « invitées », tournent dans des films dans lesquels elles passent pour de pures WASP (beauté physique similaire, pseudonymes anglais au générique, doublage des voix…), et prennent systématiquement dans le cul, ringardisant les actrices US conséquemment forcées de s’aligner pour rester dans la course. 10 ans après c’est anal pour tout le monde, systématiquement. C’est comme ça que le diable avance, se battant sur les bordures extérieurs, aux confins de la civilisation, tout là-bas bien après les frontières du convenable, là ou l’on ne veut pas voir, il gagne de petites batailles chez les populations les plus dépravées, pendant que les gens comme-il-faut croient que cela ne les concerne pas. Au IVème siècle le citoyen romain avait-il compris que les victoires des Huns sur les Goths étaient le début d’un processus d’effondrement par effet de domino ? Peut-être que la généralisation de l’anal dans les films de cul américains est l’évènement le plus grave des dix dernières années, sans rire.
Laissons David Wynders consultant pour les « AVN awards » nous parler de ce phénomène :
« Tout s’est joué au tout début des années 2000. L’arrivée sur le marché américain de toutes ces actrices d’Europe de l’est a complètement changé la donne. La plupart étaient d’origines gitanes comme Sandra Romain, Angel Dark, Monica Sweetheart, Nikita Denise etc, et elles arrivaient de tout en bas de l’échelle et découvraient le rêve américain et n’avaient pas les mêmes tabous que les américaines blanches en matière de sodomie et de relation interraciale par exemple. La généralisation de ces pratiques à l’écran par des actrices étrangères mais vues comme blanches a permis d’en faire accepter l’idée à la « girl next door » américaine et a permis une évolution des mentalités ».
On n’a sans doute pas mesuré les dégâts que peuvent produire ce genre de tout petit changement qui pourrait paraître négligeable et simplement cantonné à un secteur marginal de la société.
Dans la société américaine les interdits sautent les uns après les autres à une vitesse hallucinante et viennent grossir le rang des « catégories » : Facial puis Anal puis Interracial puis Interracial Anal jusqu’à finalement obtenir l’accomplissement factuel de la pire insulte de gamin de cour de récré qui disait souvenons-nous : « va te faire enculer par une bite de noir ». En quelques années la situation s’est retournée d’une façon incroyable. Nous sommes prêts à parier très cher que l’évolution récente de la pornographie a contribué à préparer la génération Obama, ce dernier étant carrément l’incarnation d’un glissement de terrain initié précisément à l’époque de sa naissance.
Video numérique + petit budget = gonzo
Gonzo + internet haut débit = énorme influence sur la société
Quatre preuves de la forte influence du porno sur la société
Un tiers de tous les téléchargements qui ont lieu sur le web sont des téléchargements de contenu pornographique. Voilà qui laisse augurer de l’importance du torrent d’images qui se déverse, mais aussi peut-être de leur sournoise influence dans la vie privée de tout un chacun. On citera au moins quatre éléments qui semblent être les « fruits » de la pornographie sur les mentalités :
- 1/ Le string : le port du string à grande échelle remonte sauf erreur de notre part, à l’année 2000 (toujours cette année 2000, année charnière pour le nombre de connections à internet).
- 2/ Le ticket de métro : épilation minimale du maillot certes très esthétique mais qui ne saurait faire oublier l’origine de cette mode (les films pornos) qui remonte vraisemblablement au tout début des années 2000.
- 3/ D’étranges MST : un article du Figaro aujourd’hui malheurseusement introuvable notait la récente recrudescence de maladies aux noms compliquées dont le mode de transmission consiste tout simplement en une infiltration de merde étrangère par capilarité dans les muqueuses du gland par exemple. Cela signifie en clair qu’il y a une augmentation de la sodomie dans notre société.
- 4/ Le vocabulaire : Le jargon du porno fait irruption dans les conversations que l’on peut avoir en société. Ainsi on se vantera d’avoir « serré une milf » ou encore une « cougar ». Telle actrice interviewée en prime time sur une chaîne grand public (exemple : émission de Cauet ou de Morandini) déclarera être prête pour le « bondage » mais pas encore pour le « extreme bondage ».
2/ La pornographie comme cadre d’expression objectif de l’extension du domaine de la lutte
Les films de cul sont-ils des films dans lesquels il y a du cul, ou sont-ils du cul filmé ?
Donnée socio-démographique
Pour évoquer ce sujet de façon exhaustive on commencera par affirmer de façon péremptoire la chose suivante : contrairement à ce que l’on croit il y a en France beaucoup plus d’hommes que de femmes dans la population totale, notamment du fait de l’immigration. Cette donnée devrait au niveau mondial s’aggraver puisqu’il semble que dans certains pays très peuplés il y ait des avortements nombreux lorsque l’échographie montre que l’enfant attendu est une fille. Ainsi faudrait-il envisager un futur particulièrement affreux dans lequel il y aurait (aura ?) un déficit de femmes. Imaginons les retentissements désastreux qu’un tel phénomène pourrait avoir sur des hommes déjà rendus naturellement agressifs dans le partage de femelles numériquement en léger surnombre… Quelles peuvent être les conséquences? Nous en voyons au moins deux :
- Phénomène d’inflation : des femmes moins nombreuses donc « économie de la rareté », donc encore plus sélectives, irascibles, exigeantes, casse-couilles, ingrates, radines en bonté (Paris est le stéréotype de ce phénomène).
- Augmentation de la consommation de pornographie par les hommes (mécanisme d’évitement).
Comme quoi la pornographie n’est pas prête d’être freinée.
Recherche éperdue de la générosité
Ce qui définit la grande starlette de X est sa générosité. C’est en faisant la preuve d’une telle générosité que, dans La Collectionneuse, Clara Morgane s’est révélée aux amateurs de films pornographiques. La scène où elle faisait l’amour avec le vendeur d’aspirateur qui venait de sonner à sa porte a en effet causé une surprise davantage due à la fougue et au naturel de Clara Morgane, qu’au dispositif cinématographique banal du réalisateur. La générosité, semblait-elle se rendre compte alors, est une vertu nécessaire, dès lors que le succès dans la production d’un effet requiert de s’y livrer complètement. Comme la condition de l’intensité d’un tel effet consiste précisément en l’ampleur du don qui y préside, c’est à la générosité dont fait preuve la starlette que pourra être mesurée la force de sa prestation. Dans le cinéma pornographique comme ailleurs, la pingrerie n’est jamais populaire.
Laurent de Sutter « Pornostar, fragments d’une métaphysique du X » (p. 72)
Que recherchent les hommes dans la pornographie ? Pourquoi peuvent-ils renoncer au combat de la drague et du « sexe pour de vrai » et s’enfermer pour se masturber ?
Un élément de réponse. Ils agissent ainsi car souvent le jeu n’en vaut pas la chandelle. On peut être tenté de lâcher prise devant la difficulté et la cherté du plan drague-baise. Mais surtout, l’aspect fort décevant des relations ordinaires constitue une source de découragement chronique. Dans une société qui, au lieu d’encourager les hommes à être très masculins et les femmes très féminines, pousse chacun à devenir plus ou moins des hommes-femmes indifférenciés (et c’est bien là le ton de l’époque), la concrétisation de la rencontre intime ne peut qu’être source de malentendus puisque les rôles de chacun sont mal définis.
Or dans une structure traditionnelle c’est beaucoup plus simple : il est entendu que l’homme fasse son office et que la femme y consente. « Mari aimez vos femmes et femmes soyez soumises à vos maris ». D’ailleurs il y a fort à parier que les couples qui vivent de manière traditionnelle et rébarbative (en apparence) soient en réalité beaucoup plus épanouis que la moyenne, et « s’éclatent » davantage.
Mais des années d’éducation gauchiste et féministe ainsi que trop de guerres perdues ont rabaissé l’image de l’homme occidental (surtout celle du Français de souche) et suscité chez les femmes des sentiments d’orgueil mal placés, une sorte de jouissance à ne pas se donner totalement, à retenir cette générosité, laissant entrevoir cet instinct de salope engravé dans leur cerveau reptilien : « je ne me donne qu’au plus triomphant vainqueur». Les femmes ne sont pas de gauche. La sélection naturelle n’est pas de gauche.
La générosité voilà ce qui manque à la plupart des jeunes femmes de notre temps. Cette générosité sexuelle de jeune femme qui sait se prêter, se donner comme une chose agréable.
Combien de conasses parlent d’amour et ne savent pas le pratiquer, alors qu’il convient de faire exactement l’inverse ? En Thaïlande les filles massent les épaules de leur père lorsqu’il rentre du travail. Elles en acquièrent par la suite un sens infaillible du toucher, une intuition très exacte des caresses qui plaisent à un homme. Chez nous la plupart des femmes ne savent pas caresser, ne savent pas toucher, ne savent pas faire véritablement plaisir. Elles n’arrivent pas à se rendre vraiment disponibles, à l’écoute, à accueillir non seulement avec le corps, mais aussi avec l’esprit. Souvent incroyablement brutales dans leurs gestes et dans leurs paroles, leur ignorance des choses de la volupté désespère les hommes.
Pourquoi presque tous les hommes de cinquante ans font ou voudraient faire des séjours en Thaïlande ? Pourquoi « Plateforme » ?
Objectivement le sommet de la hiérarchie dans une société
Il est évident que de nos jours, plus personne n’a de rapport éthique au travail. On le prétend, mais c’est faux. Car s’il n’y a plus de morale il ne peut plus y avoir d’éthique qui énoncerait « je fais mon travail comme si c’était une mission sacrée et je m’y emploie avec une irréprochable ligne de conduite ». Et il suffit de regarder les cohortes d’étudiants en ESC pour s’en assurer : place aux mercenaires, les passions ne sont plus, les vocations sont vaincues par un marché du travail tellement sélectif qu’il écœure les postulants et les résout à des carrières plus « raisonnables ». Ainsi, combien de brillants esprits aura-ton vu finir en ESC à apprendre des leçons débiles sur l’univers des marques… Coupé de l’éthique et réduit à sa plus simple expression, le travail se justifie alors par 2 piliers : 1) Chercher à « s’éclater » le plus possible dans son job, 2) Chercher à gagner le plus possible d’argent.
Maximiser le plaisir, maximiser l’argent.
Réduit à ces deux critères, quel serait alors le meilleur travail possible ? Il semble que l’on puisse dire que la place la plus enviée soit non celle du banquier qui a réussi, non celle du pilote de F1, du footballeur, du politique ou du magnat de l’immobilier mais celle de l’acteur porno qui a réussi. En effet toutes les autres catégories, aussi enrichies et vainqueurs soient-elles, pratiquent en définitive une « activité intermédiaire » qui n’est qu’une étape dans la course à l’argent et aux femmes. Mais l’acteur porno lui, vit sans intermédiaire et « traite en direct » : l’accès aux femmes est en lui-même une source d’argent. En quelque sorte il saute une étape, il raccourcit et simplifie encore la victoire, il en fait une tautologie dans laquelle femmes et travail s’alimentent l’un l’autre comme un « compte de résultat » composé uniquement de gains pendant que les autres catégories sont dans un schéma ou femmes et travail s’annulent l’un l’autre (le travail rapporte mais les femmes coûtent cher).
De la pornographie en Amérique
Avant « l’actrice porno » c’était une trentenaire bien vulgaire le genre fausse blonde bronzée à l’Oenobiol avec du maquillage bien poivré et tout un attirail de porte jarretelles bref : pas de doute c’était bien « la pute ». Mais aujourd’hui tout se mélange, les frontières du convenable s’effacent et on marche sur la tête. Il n’y a plus aucune différence entre une présentatrice de JT et une actrice de cul. Il suffit de regarder Erika Moulet. Du style « girl next door » on est passé au style « petite fille » ces dernières années, et la prochaine étape ce sera quoi ? Et le plus ahurissant dans l’affaire c’est que les « petites filles » ne sont pas vraiment exploitées dans les faits. Les trois quarts des actrices américaines ce sont ces filles de moins de 20 ans issues de familles blanches désargentées de villages du Middle West qui prennent une année de break entre le « highschool » et le « college » afin de mettre de l’argent à gauche.
« Chez les peuples protestants, les jeunes filles sont beaucoup plus maîtresses de leurs actions que chez les peuples catholiques. Cette indépendance est encore plus grande dans la démocratie d’Amérique dont la Constitution garantit les libertés fondamentales. La jeune fille est vite affranchie de la tutelle de ses parents. Elle est rarement ingénue ou naïve car on l’a informée assez tôt de la réalité du monde sans chercher à lui dérober des vérités. Elles pensent et parlent avec audace et aisance. »
Tocqueville, De la démocratie en Amérique, Tome II (1840)
Elles ne sont pas marginales ni toxicos. Elles ont absolument leur destin en main et savent exactement de quoi il retourne en s’engageant dans le porno. Toujours cet aspect « de plein gré »… On aimerait bien pouvoir dire qu’elles sont exploitées, que ce n’est pas leur faute… Mais il n’en est rien. C’est un choix libre selon toute vraisemblance.
« Elle possédait d’amples ressources, cette amie puisqu’elle se faisait dans les cent dollars par jour en maison, tandis que moi, chez Ford, j’en gagnais à peine six. L’amour qu’elle exécutait pour vivre ne la fatiguait guère. Les Américains font ça comme des oiseaux. «
Céline, Voyage au bout de la nuit
Ces femmes très difficiles à comprendre qui veulent beaucoup de pouvoir mais en même temps souhaitent être dominées sur commande par plus fort qu’elles. Dans la course à la puissance elles montent elles montent et bien malin celui qui montera plus haut encore : à lui tout le cheptel. Le marché du cul est un truc sans pitié, le plus brutal combat qui soit, le plus caché et honteux aussi, dans lequel jamais les vaincus ne pipent mot. C’est le silencieux secret immanent, le broyeur de faibles. Si Houellebecq est l’écrivain vivant « le plus doué de sa génération » c’est parce qu’il est parvenu mieux que les autres à décrire la vraie misère de sa génération : la misère sexuelle.
Disparition des frontières entre marginalité et grand public
Manu Ferrara ambassadeur pour la marque de fringues « The Wicked One », Charlotte Stokely, Lauren Phoenix, Sasha Grey, Faye Reagan et beaucoup d’autres, ambassadrices pour la marque « American Apparel », Lex Steele dans des séries américaines, Sasha Grey dans un film de Steven Soderbergh, Pierre Woodman passe chez Cauet, de nombreuses actrices apparaissent dans des clips de rap diffusés sur M6…
Les acteurs et actrices ont des blogs et des comptes Twitter pour vendre en direct leurs films au public. Ils commenteront sur leur blog leur scène du jour et annonceront sur Twitter leurs prochaines productions, ils annonceront leurs prochaines scènes sur Facebook, « 181 personnes aiment ça ». « Bravo pour cette éjac’ Manu ! ». Textuel.
Ainsi avec cette perméabilité du « mainstream » ( le marché grand public) aux attaques de la morale « borderline » (marginale) on a vu des parisiennes étudiantes en archi’ faire des passes pour gagner de l’argent de poche, des clubbeuses se faire draguer et accepter de coucher seulement si le type paie (Zahia)…
Les actrices sont des « escort »
La très grande majorité des actrices porno gagnent les sommes d’argent les plus faramineuses non grâce aux tournages mais grâce aux passes qu’elles facturent en tant qu’escort-girl à des clients privés.
En effet la pornographie est en réalité pour elles non pas une fin mais un moyen, une vitrine de notoriété, une publicité payée vantant les mérites de leurs services. Des services très lucratifs qui forment en réalité le véritable motif de l’entrée en pornographie de jeunes femmes des classes moyennes. Voilà l’explication de ce « choix libre ». Pensez donc : des passes à 2000 dollars ! Qui peut douter que dans « The girlfriend experience » de Soderbergh, Sasha Grey n’ait pas exactement joué à l’écran le rôle qui est le sien dans la vie ainsi que celui de centaines de ses consœurs ? Alors tu la sens la puissance de Babylone gros ?
La sélection naturelle
Or, c’est précisément ici que se déploie tranquille l’impitoyable sélection naturelle. Eternel retour du schéma immanent forts/faibles. Tout en haut sont les forts : les acteurs payés pour baiser ces filles (Sasha Grey etc…). Puis, en-dessous on trouve les clients fortunés qui peuvent aisément payer pour une heure de baise avec telle fille un jour, avec telle autre fille un autre jour. Puis en-dessous encore, les clients peu fortunés mais prêts à se ruiner pour une heure de bonheur avec une fille de rêve (et là on en revient à l’urgence que représente le gain d’argent). Et enfin tout en bas de l’échelle, voici les cocus de la vie qui vont à tous les salons du porno, qui achètent tous les dvd, qui s’abonnent aux sites, ils sont les pauvres, les laids, les surcocus qui paient pour se branler devant la vie qu’ils aimeraient avoir mais n’ont pas, les Tisserand 2011 qui par-dessus le marché, cerise sur la gâterie, gland rouge sur la creampie, paient, rétribuent, subventionnent, encouragent les forts qui les ont vaincus, ces forts qui baisent et rebaisent et re-rebaisent celles qu’ils auraient voulu avoir, repus d’orgasme à 25000 euros la scène dans la gueule d’actrices mannequins qui facturent le même montant pour une seule nuit avec le commun des mortels. Etre un looser et vivre par la bite des winners, par le truchement de leur bite. L’absolue défaite: vivre par l’intermédiaire du winner qui t’a niqué de façon immanente. La sélection naturelle.
L’interracial comme continuation de la haine raciale par d’autres moyens
La généralisation de l’accès à internet depuis le secret du domicile à toutes les couches de la société à toutes les catégories raciales de la société n’a pas entraîné une diversification des modèles féminins, non il a entrainé une diversification des modèles masculins qui baisent les mêmes modèles féminins qu’avant. C’est ça la diversité. En clair : l’immense majorité des actrices reste de race blanche, mais chez les acteurs on constate depuis 10 ans le déferlement d’acteurs plus ou moins basanés. Tant mieux ? Dans les faits on est loin de Benetton et du dialogue entre les peuples, y a qu’à lire les titres de ce genre de productions dont la traduction serait grosso modo « Salopes blanches pour bites noires ».
C’est la continuité logique de l’onde de choc de la rue. On peut s’interroger sur ce qui peut se passer logiquement dans la tête d’un étranger en âge de procréer se promenant dans une ville européenne. Exemple : c’est quoi en France les modèles des publicités de prêt-à-porter qui parsèment les murs? Rien que des Aryennes. Et même pas des françaises, tu vas pas me faire croire que les nanas des publicités à Paris sont françaises ? Y a pas une seule française qui a ces tronches là. C’est rien que des Aryennes très nordiques, la plus rare « denrée » du monde. Un tout petit centième de percentile de beauté « rare » et c’est immédiatement la ruée la curée tout le monde se jette dessus. Un message très clair est envoyé aux hommes en continu via toutes ces publicités : « plus elle est blanche et plus ça vaut ». Or, comme il y a beaucoup de demande et très peu d’offre, cela crée une tension, une urgence permanente non-dite et difficilement perceptible, encore plus difficilement traduisible par des mots.
Pour couronner ce déséquilibre on a, côté hommes, un schéma à peu près aussi simple que celui-ci.
D’un côté on des immigrés mâles très nombreux :
- sournoisement hostiles, entraînés à la vengeance par une mythologie de la décolonisation, de l’esclavage et de la discrimination complètement mensongère.
- chauffés à blanc par mille messages publicitaires, films, chansons, votes de sympathie plus ou moins conscients et flatteries qui sont autant de signes de capitulation, à prendre la place de l’homme blanc.
- imprégnés d’une hiératique guerrière bien primaire, pétris d’encouragement au métissage et bombardés de publicités représentant des femmes blanches superbes et très provocantes qui elles n’en n’ont rien à foutre de la « lutte ». C’est à dire que l’on a respectivement le prédateur, le festin et la proie, soit un débouché dans le réel à des pulsions qui pour la plupart des autres gens sont restreintes à de la branlette sur du virtuel.
- dont le niveau de testostérone porté à incandescence par la surenchère quotidienne entre lascars de quartier s’ajoute à un instinct et à une intuition lisant clairement en filigrane de l’air du temps que leur jour de gloire est arrivée et que tous les voyants sont au vert, « qu’on peut les baiser ces fils de pute ».
De l’autre côté, on a une population native :
- coupée de toute virilité grégaire, de tout influx vital, de toute tradition, de toute légende, grandeur et mystère (et donc étant dans l’impossibilité de dégager un « charisme »), livrée nue aux fluctuations de son espace social qui est le seul qu’elle connaisse (contrairement aux immigrés qui jouent sur deux tableaux : le bled et la colonie), et ayant autant de prise sur les évènements qu’une vache sur les trains qu’elle regarde passer.
- composée en majorité d’hommes féminisés et entraînés à prendre fait et cause pour tout ce qui est davantage basané qu’eux.
- complètement abrutie d’admiration pour son alter-ego femme systématiquement placée sur un piédestal.
Dans un tel schéma, l’interracial (métissage) est la seule direction objective possible à la poursuite de la perpétuation de l’espèce. Dans le même temps, le porno ayant naturellement vocation à présenter les plus belles filles aux prises avec les plus grosses bites, à ce jeu là, voici l’effroyable retour du REEL qui s’étale devant les faces ébahies et/ou antiracistes : les plus grosses bites sont souvent noires, et les plus belles filles souvent blanches, voilà la situation bien bourbeuse bien grossière et indépêtrable à laquelle mène l’impasse de la pornographie.
Mais qui achète toute cette merde ? Comment se fait-il que ça trouve des débouchés l’interracial ? Qui paie ? Si l’on fouillait on trouverait que ce sont certainement des Blancs qui achètent tout ça. Tout ce courant procède d’une volonté autodestructrice à ne pas sous-estimer des hommes blancs eux-mêmes, volonté illustrée par exemple par d’incroyables forums de « cocus », ces maris échangistes lançant des offres d’appel pour mâles africains acceptant contre rétribution de baiser leurs femmes. Si ça existe, et même dans des proportions étonnantes. Mais reste une question en suspens cependant : qui produit toute cette merde ?
L’interdit absolu de nos sociétés étant le racisme, une très forte pression s’exerce sur les actrices pour qu’elles passent sous les fourches caudines de l’anti-racisme. « Mais non pour moi ça correspond à un vrai désir hi hi » clament-elles pour bien faire fermer leurs gueules aux « racistes ». Et pourtant, suspicion encore à celles qui font « interracial » mais pas « interracial anal ». Ce sont là de vraies histoires et de vrais sujets de polémique qui ont eu réellement lieu. Il faut fournir l’ultime indiscutable preuve d’antiracisme : être enculée par un noir. Voilà au fond la certification définitive, le tampon ultime, le véritable gage de bonne moralité, le passeport qui rend la race blanche fréquentable. Pendant ce temps-là, dans la « société », dans le monde intellectuel, les Wolton, Onfray et autres cocus habituels sont encore bloqués sur une épistémologie entièrement structurée par la vieille dualité raciste/pas raciste, vigilance républicaine etc.
3/ La pornographie comme source de compréhension de l’époque
Qu’est-ce que la pornographie nous dit sur notre époque et notre société ?
Le paradoxe de la femme
Au bout d’un moment c’est quand même bizarre toutes ces filles brutalisées, saisies à la gorge, souillées de toutes les façons possibles… mais qui consentent à ce traitement. Et même qui le demandent. Et qui surtout n’ont pas vraiment à se cacher du monde, n’ayant aucune condamnation morale à craindre.
Des filles qui se font défoncer dans le porno, et qui en interview montrent un visage impassible, une distance, une froideur, comme si elles étaient des personnes respectables (voir Sasha Grey invitée dans l’émission de Tyra Banks). C’est de cela que les humbles crèvent : du fait qu’il n’y ait personne pour les traiter de pute et leur faire honte, du fait qu’elles puissent encore être considérées comme filles « moyennes ». Et c’est bien normal qu’elles soient considérées ainsi lorsque l’on connaît le niveau de moralité d’une jeune femme « moyenne » occidentale de 16-30 ans. En réalité il y a sans doute très peu de différence entre une parisienne trop bonne et « libérée » de 25 ans et une actrice porno américaine de 19 ans si l’on compare le total du nombre de bites reçues par chacune depuis son dépucelage. Une illustration avec la chanteuse « Simone elle est bonne » dont le clip « PQR » décrit simplement le genre de jeune fille urbaine qu’il « faut » être. Autant dire qu’on est loin des livres à la con pleins de bonne résolutions du genre de « Ton corps pour aimer » écrit par un prêtre de diocèse désaffecté.
Etrange paradoxe de la « femme libérée » qui conçoit sa dégradation comme une sorte d’acte rebelle, « libre » et épanouissant. Etrange paradoxe de cette époque dans laquelle la véritable rebelle est en réalité, si l’on regarde bien, la catholique intègre par exemple, seule genre de fille qui prétend vivre à contre-courant de la pensée automatique et à en assumer les conséquences en matière de chasteté (lorsque la fille est effectivement catho intègre).
Si les salopes sont dépénalisées, alors elles n’ont plus mal, n’ont plus honte, n’ont plus peur. A ce compte-là, les femmes tuent les hommes. Pour qu’une société tienne debout il est nécessaire que les femmes aient « davantage honte » que les hommes à pratiquer l’acte sexuel. C’est le fameux paradoxe qui veut qu’en cas de nombreuses conquêtes sexuelles, l’homme soit un playboy et la femme une salope.
Pour la génération mâle née de parents soixanthuitards l’apprentissage de la vie a parfois été douloureux : non la plupart des filles n’aiment pas vraiment les poèmes ni observer les étoiles, blotties à ton bras un soir d’été. Ce sont des choses qui connotent la profondeur le sérieux, le solennel. Et elles ne veulent pas ça. Elles veulent du « fun ». Boire, « sortir », danser, flirter avec des types, acheter des trucs dans des magasins. A 15 années de distance, Sex & the City est l’exacte continuation logique d’OK Podium. Combien on parie que les consommatrices de ces programmes sont exactement les mêmes filles, juste un peu plus vieilles ?
Le classement par catégories complètement rationnalisées
Milliers de visages, de « catégories » et de combinaisons possibles de manière à ce que le spectre de la pornographie couvre l’entièreté des fantasmes sexuels de l’humanité. Des sites où l’on peut choisir ce que l’on veut voir : il suffit de remplir les champs « race », « type de vêtement », « type de prestation », « type de décor » etc… Un renouvellement à une vitesse incroyable. Nombre faramineux d’actrices, de scènes, d’acteurs, de réalisateurs, de sociétés, de catégories, circuits de distribution…
Devient une « discipline »
Les acteurs-directeurs se positionnent sur le marché par « façon de baiser ».
« A l’époque quand chui arrivé chez Platinum y avait des mecs très très forts… Y avait Brandon Iron, y avait Steve Holmes, y avait moi, y avait Tony Ribas… Donc des mecs euh… très très forts et qui faisaient des produits très forts. Tu sais ? Mais maintenant de ramener un mec comme Julian… ché pas si tu vois qui c’est… J’adore le mec, je respecte tu vois. Mais j’aime pas sa façon d’baiser j’aime pas sa façon de faire les films… »
Manu Ferrara, interview pour « la méthode cochon », Dailymotion.
Pour eux c’est très sérieux : il y a une histoire, une légende et une épopée du porno auxquelles ils sont fiers d’appartenir. Pour eux c’est un vrai truc, qui existe et qui se respecte et mérite d’avoir toute sa place dans le monde. Pour sûr qu’ils ont des théories sur le développement économique qu’apporte leur business aux pays libres.
La pornographie comme cadre d’expression de la maîtrise d’une discipline comme peut l’être l’Académie ou les Jeux Olympiques. Manu Ferrara a remporté 3 années de suite l’AVN award du « best anal scene » nous explique sa page Wikipédia.
Une société extasiée devant un gros plan sur un trou du cul distendu
L’ultra-segmentation de l’énorme marché de la pornographie débouche par exemple sur des séries de films spécialement centrées sur le « gaping » c’est-à-dire la dilatation anale d’une fille enculée. C’est simple : la bite se retire, la caméra s’approche à deux centimètres du trou du cul complètement ouvert et le plan reste fixe dix bonnes secondes pour bien qu’on puisse voir le trou noir, et l’on entend plus que la voix hors-champ de l’acteur « ooooh my God that’s so beautiful, oooh look at this ooooh that looks so good ». En effet c’est magnifique. Et des gens achètent ça. C’est vraiment la fin du monde quand on réfléchit deux secondes à ce que cela représente.
Relations sexuelles réduites à la stricte dimension gynécologique, soit le niveau le plus bas de la sexualité.
Phénomène de dévaluation
Après 2005, l’incroyable vague qui avait poussé vers San Fernando (la « Porn Valley » à Los Angeles) les plus belles filles d’Amérique et du monde, se tarit sans doute pour toujours, freinée par le piratage, l’apparition du visionnage en streaming gratuit et la concurrence avec des couples moyens diffusant gratuitement leurs ébats sur le net.
Au cours de ce retournement du marché, s’il est certain que de nombreux pornographes ont été éliminés faute de revenus, la pornographie elle ne s’est pas arrêtée.
Sont apparues des nanas toujours plus nombreuses, toujours moins belles et moins bien payées (corrélation directe entre l’aspect lucratif du métier d’actrice et la beauté de ces dernières, ce dernier aspect étant dépendant du premier et pas l’inverse), payées à faire du sexe toujours plus laid, de plus en plus réduit à son expression la plus simple, mécanique, utilitaire.
Ce processus est à mettre en rapport avec le phénomène de dévaluation dévastateur que produit la pornographie sur ceux qui en regardent régulièrement.
Sur les forums internet de type Doctissimo, de nombreuses femmes évoquent le problème suivant : des problèmes d’érection et de désir de leur mari, liés à une consommation effréné de porno de la part de ce dernier. Ainsi, contrairement à ce que l’on nous dit, la pornographie n’est pas « sans danger » : en produisant un niveau très élevé de performance (beauté, santé, luxe des décors, éclairage…) elle dévalue d’autant l’intérêt d’une relation sexuelle « normale ».
La pornographie est une tentation en libre accès, qui propose de faire un choix libre : accepter ou refuser. La liberté est étrangement lourde à porter. Robert Cash avait magnifiquement illustré cela dans un travail intitulé «Raphy : 05 » qui vaut vraiment le coup d’oeil.
Consommer de la pornographie implique une accoutumance, et donc une nécessité d’augmenter les doses.
Pour toutes ces raisons, il est à prévoir à l’avenir des cas exponentiels d’impuissance liés à la consommation de pornographie, des invraisemblables embrouilles financières de trusts pornographiques, des connexions de plus en plus fréquentes entre des supports de diffusion « mainstream » et la pornographie (les pubs American Apparel, Katsumi invitée chez Cauet, puis chez Ruquier, bientôt chez Claire Chazal etc…) et des cas comme celui-ci :
Un acteur X tue un homme à la machette
AFP
02/06/2010 | Mise à jour : 19:12 RéagirUn acteur américain de films pornographiques, furieux d’apprendre qu’il allait perdre son gagne-pain, a attaqué plusieurs de ses collaborateurs avec une machette, tuant l’un d’entre eux et en blessant deux autres, a rapporté aujourd’hui le Los Angeles Times.
Stephen Hill, 30 ans, s’en est pris à trois personnes hier soir dans les locaux d’une entreprise de distribution de vidéos pour laquelle il travaillait et où il vivait, a indiqué le quotidien. Il n’aurait pas supporté d’entendre que l’entreprise n’avait plus besoin de ses services et qu’il perdrait du même coup son domicile, précise le journal.
L’acteur, qui a été à l’affiche de plusieurs films pornographiques, aurait poignardé ces trois personnes avec une arme de type machette avant de s’enfuir. Les trois victimes ont été transportées à un hôpital situé à Northridge, où l’une d’entre elles est morte. Le meurtrier présumé était toujours introuvable aujourd’hui.
Lorsque l’on comprend les enjeux de la pornographie, le niveau d’égo, de fric, de puissance de dégradation jouissive, de possibilité de gouvernement des masses, d’envie, de jalousie et de vengeance que ce truc représente, on imagine les intrigues de salopards qui doivent se tramer là-dedans. Déjà que dans un bureau de vente par téléphone de vérandas ce n’est pas joli-joli, mais alors appliqué à « the industry » ça doit être « l’épouvante radicale ». Les pires dégoûtantes raclures de la planète sont certainement ni à Wall Street ni à Kaboul mais à San Fernando. Ce qui est étonnant c’est qu’il y ait si peu d’affaires comme celle-ci-dessus qui soient connues du grand public.
Et ça sera tout.
Étiquetté : ferrara, porn, Pornographie, Service Sexuel, woodman
Face à la racaille
Droit, Mutation, Sozial — Article écrit par Lounès le 4 décembre 2011 à 21 h 10 minhttp://www.pacte2012.fr/video.html
Genèse
D’où vient la racaille ? Comment est-elle « née » ? Question essentielle car à priori rien n’obligeait tous ces jeunes majoritairement arabes et noirs à adhérer à ces codes-là, à ce style vestimentaire là, à ces expressions et mode de vie là. Alors comment cette catégorie sociale a-t-elle pris forme ? Puisqu’il n’y a pas eu de « congrès fondateur de la racaille » avec un chef qui qui aurait décrété que désormais, les mecs, il faudra s’habiller de telle manière, parler de telle manière etc ? Les rencontres et recherches de votre éminent serviteur l’ont conduit à cette conclusion audacieuse : le fait que la plupart des jeunes arabes et noirs adhèrent au mode de vie « racaille » remonterait au tout début des années 80 lorsqu’en réaction à quelques groupes de skinheads violents de la région parisienne sont nés les Antifas « chasseurs de skins » (cf le reportage éponyme, instructif) majoritairement FDS et qui peu à peu ont été secondés puis submergés par des auxiliaires CPF qui eux se battaient non par idéologie mais par logique d’autodéfense exagérée, en réalité pure volonté de conquête. A l’époque, les médias ont beaucoup monté en épingle ces affaires (c’était alors le triomphe de SOS Racisme), créant le mythe de la menace skin alors qu’il ne s’agissait jamais que de 100 mecs sur toute la France dont la moitié de paumés inoffensifs au moins. Très peu de vrais « nazis » là-dedans en réalité. Telle est la genèse de la racaille : une injonction très dramatisée de se défendre, question de vie ou de mort. C’était l’époque où l’on croyait que le FN avait des projets secrets de coup d’état et d’épuration ethnique, bref l’époque rêvée pour poser un socle durable de présupposés débiles. Ainsi retenons-cela : la racaille est née en réaction à quelque chose et non en déploiement spontané dans la vie comme un arbre qui sort de terre ou Simba devenant Roi Lion, une petite métaphore comme ça.
Les années 90
Au début des années 90 on disait les « voyous » : « n’allez pas aux Ulis avec les voyous, les enfants! » nous disaient les mamans d’Orsay-Mondétour. On voyait bien qu’ils étaient curieux ces gens habillés en survêtement qui avaient le droit de rester tard dans la rue la nuit, qui crachaient par terre, qui avaient des visages cireux et des airs agressifs, qui parlaient fort dans le bus, qui connaissaient des gros mots très travaillés et des expressions très imagées et parlantes. On se demandait beaucoup pourquoi leurs parents les laissaient se tenir aussi mal. Entre eux ils s’appelaient les racailles, c’est-à-dire que ce mot a toujours fait partie de leurs codes à eux et de leur lexique, et que c’est même un titre de gloire : n’importe quel « petit pédé » n’a pas à « se prendre pour une caillera ». On ne le dit jamais ça, que c’est leur appellation à eux parfaitement banale et admise, un peu comme certains Noirs qui s’appellent « négro » les uns les autres. En 1995 la sortie du film « La Haine » a permis d’observer les us et coutumes des racailles et c’est ceci la dimension la plus intéressante du film : un reflet plutôt fidèle de la réalité en termes de dialogues, de jeu, d’attitudes et comportements. La première demi-heure du film qui se déroule dans la cité est de ce point de vue très instructive (scène du toit de l’immeuble, discussions et déambulations des trois protagonistes dans le quartier…). A la manière des reportages trouvables sur Ina.fr, « La Haine » présente aussi l’intérêt d’avoir fixé sur la pellicule la mode vestimentaire de la racaille des années 90, phénomène passé et qui ne reviendra plus. C’était le temps des Reebok Pump, des jeans bruts noirs serrés, des survêtements Nike avec le sigle complet (de nos jours il y a juste la « virgule »), des dernières étincelles de la traînée « Antifa » avec certains racailleux qui portaient des pantalons de treillis comme un vestige de l’époque des squats, lorsqu’Arabes et Blancs écoutaient les Béruriers Noirs (émission « les enfants du rock » disponible sur Dailymotion) et qu’il y avait un flottement, une incertitude : quels codes et quelle hiératique allait adopter cette nouvelle jeunesse ? Car il faut bien se souvenir et identifier d’où vient tout cela, comment cela a commencé. Est-ce que l’on se souvient par exemple que les racailles des années 90 n’avaient pas les cheveux rasés ? Le Saïd de « La Haine » tiendra lieu d’aide-mémoire. Est-ce que l’on se souvient de la coupe à la Carl Lewis que portaient presque tous les Noirs (qui étaient encore assez rares en France) à l’époque ? Tout cela a changé incroyablement vite.
Le virage de l’an 2000
C’est cette année-là sauf erreur que l’on observe des changements radicaux. Le port des fameux survêtements cesse progressivement, remplacé par des éléments :
- Empruntés au style des gays : jeans délavés artificiellement, hauts moulants en synthétique avec ou sans manches, pantalons de survêtement qui s’arrêtent sous le genou, lunettes de soleil « effet miroir » à la façon Dior et Gucci, épilation des sourcils (parfois).
- Empruntés au style des skinheads : le crâne rasé ou alors juste la galette de cheveux sur le dessus du crâne, le pantalon (jean ou survêtement) rentré à l’intérieur de la chaussette ou de la chaussure.
Le choc de l’année 2005
La génération Bzit (blogueur influent sur Skyblog à partir de 2003) avait préparé une nouvelle classe de racailleux d’apparence plus light qui portaient des choses fluo, qui possédaient des trucs électroniques sophistiqués, qui s’arrogeaient comme on porte un déguisement le style américain (casquettes de baseball à visière plate, baggy large et maillot de basket ou de baseball). En apparence ils étaient « intégrés » (concept très pernicieux) mais en réalité ils étaient bien racailleux, plus que jamais racailleux hostiles et fiers et stupides et bouffis d’orgueil, simplement ils commençaient à utiliser les outils technologique que le progrès était venu déposer jusque dans leurs mains avides.
Mais lorsqu’un jour sur les écrans de télé on a vu dans les manifs anti-CPE le tabassage de jeunes caucasiens par des racailles, on pouvait être autant étonné de la violence de ces derniers que de leur accoutrement : des tenues très sophistiquées comme les gays du Marais à base de baggys à trous et à volants, des hauts serrés, des baskets multicolores, vêtements très seyants, très fignolés et markettés. Sur la photographie ci-dessous, davantage que la violence et la lâcheté de l’agression c’est l’accoutrement du noir qui était surprenant: aucune racaille en province n’était habillée comme cela. On aurait déclaré « ça fait pédé ça », c’était niet. Or quelques mois plus tard ils avaient tous ces fringues-là par exemple à Grenoble. Ainsi c’est bien de Paris que part l’onde d’influence de la classe « racaille ». Que l’on regarde aujourd’hui : la mode racaille est au jean serré délavé à poches et à trous avec la doudoune Moncler « sport » or ça c’est EXACTEMENT le style qui faisait fureur chez les gays urbains friqués il y a 3 ou 4 ans, et en tant qu’ancien résident de la rue de Saintonge en plein Marais à Paris je peux en attester.
En fait contrairement à ce que racontaient tous les sociologues et journalistes des années 90, nous n’assistons à aucun tassement du phénomène « racaille ». Dix ans après, quinze ans après ce sont les mêmes tronches, les mêmes rhétoriques atrocement haineuses, les mêmes techniques de victimisation pour flouer les naïfs et les mêmes histoires sordides qui se répètent et qui prospèrent. L’apparence change mais le fond reste et la catégorie sociale « racaille » dure dans le temps et se renouvelle, chose à laquelle on s’habitue mais que personne n’avait prévu.
Le mouvement invisible
J’ai beau jeu ici de faire le professeur et d’avancer calmement des arguments, d’accomplir un petit exposé. Mais nous parlons de racailles c’est-à dire de gens qui font sciemment saigner et pleurer des innocents et lorsque les infos évoquent le cent millième récit de viol de la seule Caucasienne de la cité, de meurtre d’un petit Cyril 20 ans qui rentrait de soirée, d’un arrachage d’œil d’un FDS pour une cigarette refusée ou de quarante racailles saccageant un train et aussitôt relâchés par la justice je sens la colère monter et l’écœurement aussi, je veux croire que quelque chose va se passer, que tous ces cons de Blancs vont bien finir par prendre conscience qu’ils ont des barbares en face d’eux et qu’il faut les punir avec une extrême sévérité, que les gens vont se retourner contre ces élites criminelles, bref que « ça va changer ». Et puis je vois qu’il ne se passe rien et assez désespéré, aimerais simplement savoir jusqu’où va aller ce phénomène, ce mouvement de mort. La seule question à se poser est peut-être en effet « jusqu’où ça peut aller ? ». Il n’y a jamais eu de digue qui ait arrêté la racaille parce qu’il n’y a jamais eu de digue qui ait été élevé. Et qu’on se le dise personne ne fera rien sur le terrain du combat physique. Personne ne bougera. Personne ne « résistera ». Surtout pas d’ailleurs, les militants de groupuscules d’extrême-droite qui ont des armes chez eux. Si la racaille avance, elle avance sur l’exact modèle du désert, et elle désertifie physiquement morceaux par morceaux sans rencontrer d’opposition un territoire déjà vidé spirituellement : ce qu’elle conquiert est déjà mort. C’est un mouvement, un mouvement régi par des lois naturelles, presque des lois de physique, et qui nous dépassent. Le métissage, la racaille, l’abandon du territoire, ces trois choses sont des mouvements auxquels on ne peut pas faire face avec la posture volontariste. Quelque chose nous échappe, totalement. La pensée et l’initiative passent sur « mute » et c’est effectivement un assourdissant mutisme que l’on peut entendre chez les clercs à la question « racaille ». En 20 ans de racaillisme jamais rien n’a été dit ou écrit qui colle un tant soit peu à la réalité, mais vraiment rien de rien du tout par aucun intellectuel, sociologue, éducateur, avocat, député, leader d’opinion ou n’importe quel intervenant de plateau télé. Personne n’a non plus écrit « l’impunité qui vient » un manifeste gratuit, hors de tout groupuscule ou merde idéologique, un simple condensé d’évidence rédigé brillamment et gratuitement par un Français lambda « gardien de son frère ». On fait tout à côté, on donne soit dans la colère soit dans l’analyse sociologique désincarnée, et on n’invite jamais les bons témoins ou alors on les bâillonne, ou alors on déclare qu’il ne faut pas entrer dans l’émotion, bref on n’arrive pas à évoquer ce sujet avec vérité.
Cela fait un peu « illuminé » de se lancer dans ce qui va suivre mais je crois que si la posture volontariste est impuissante c’est parce-que les racailles sont mus par une sorte de foi, une foi intuitive et instinctive. Ils « sentent » qu’un fossé va peut-être s’ouvrir dans l’avenir et ils ne seraient pas opposés à l’idée de le remplir avec nos cadavres. C’est sans doute une question de foi cette histoire-là. Peut-être qu’une sorte de morale immanente énonce par-dessus nos bavardages que le peuple français de souche n’a le droit de prospérer et de se multiplier que s’il est intimement et visiblement uni à Dieu, or l’arrêt massif du culte chez nous est très récent ne l’oublions pas. Il est quand même étrange qu’au moment précis où l’on cessait de baptiser les enfants à la naissance (années 70-80) on ait assisté à ce moment-là et pas avant ni après en 1500 ans d’histoire à une poussée sans précédent des deux autres religions monothéistes. On a cru qu’il n’y aurait aucune conséquence à l’abandon de la vraie foi or ces conséquences sont toutes écrites dans le Deutéronome au chapitre 28 verset 15 et franchement qui peut nier que ce n’est pas exactement cela qui s’accomplit ? Un initié m’a dit que dans la Bible, lorsque Dieu veut châtier son peuple infidèle il sélectionne un autre peuple, impie celui-là, et le lance à l’assaut du premier pour que les hommes des deux camps s’entretuent. C’est au moins une donnée à prendre en compte.
Dans ce film incroyablement précurseur sorti en 1998 et intitulé « Couvre-feu », on voyait un terroriste islamiste jouer le « gentil » tout le long du film, et se revêtir d’une ceinture d’explosifs à la fin et dire ceci : « Certains pensent que l’argent c’est le pouvoir, ils ont tort. C’est la foi le pouvoir ».
Face à la racaille
Fin 2003 des autocollants des Jeunesses Identitaires parsemaient le mobilier urbain de la ville de Grenoble et proclamaient que désormais « Face à la racaille tu n’es plus seul ». Ah oui dans tes rêves gros! « Tu » as toujours été extrêmement seul face à la racaille et le seras certainement toujours. Très forts pour déceler faiblesse et doute dans le regard et dans le code kynésique les racailleux savent aussi déstabiliser par la parole avec des formules savamment étudiées répétées et testées sur plus fort et plus méchant que toi : « kess tu regardes comme ça t’as cru jrigoilais avec toi tu veux qu’j’te déchire ta gueule ? », « vas-y essaie même pas de faire le vénère genre tu fais le cas soc’ ça marche pas avec moi ça», très forts pour « tester » et bluffer. Très forts pour identifier la désertion intellectuelle et morale, ils savent par exemple que de traiter de « facho » un adversaire FDS plus fort que soi va certainement le faire douter un peu. Presque toute leur vie est tendue vers le but de dominer dans les rapports de force, et tout chez eux est pensé en fonction de cela. C’est pourquoi il n’est pas possible de les tromper, il ne faut jamais les sous-estimer, ce sont des ordures mais pas des naïfs, c’est-à-dire exactement le contraire des membres de la majorité silencieuse.
Il faut comprendre les racailles, comprendre leurs us et coutumes. Une ancienne prof de l’éducation nationale m’expliquait récemment sa démission par le fait qu’elle se retrouvait confronté à des jeunes dont la pensée et les fondamentaux lui étaient complètement étrangers et incompréhensibles. L’honnête jeune enseignante venait d’ambiances FDS studieuses et révérait les belles lettres et se retrouve soudain confrontée à d’atroces CPF passionnés par le rapport de force capables de lâcher des « comment ça « shut » ta kru tété ma mère ? » et de « vas-y c’est bon tu m’as soulé parle même pas avec moi tsé koi oublie tu fais trop rire olàlà ». Or cela c’est l’essence même de la racaille : cette aberration totale, cette inversion des valeurs, cet incroyable culot culpabilisateur. La confrontation brutale et forcée peut s’avérer très surprenante, c’est pourquoi votre humble serviteur serait partisan de s’y préparer en écoutant et en regardant.
Observer les racailles se parler, évoluer et vivre est un spectacle très instructif. Cela permet de comprendre comment ils se voient eux-mêmes, comment ils nous voient « nous », quelles sont leurs quêtes et leurs répulsions etc. Et éventuellement cela permet de les voir se battre. Il n’y a rien de plus instructif que d’observer des racailles se battre, et si l’on n’a pas le loisir de voir ce genre de scène en vrai on aura raison de fouiller Dailymotion et Youtube dans ce but-là. Parce que les racailles connaissent tous les trucs de la bagarre, toutes les techniques et tous les bluffs, toutes les lâchetés et les pièges, à quel moment garder son sang-froid et à quel moment jouer au dingue, comment faire jouer la rue contre l’adversaire et comment échapper à un agresseur plus fort que soi. Mieux que le Kravmaga, la boxe anglaise et la thaïe il y a la « bagarre de racaille », véritable MMA qui regroupe non seulement toutes les techniques, coups et torsions de membres, toutes les armes et toutes les absences de règle mais aussi et surtout toutes les approches mentales. Parce que la bagarre est un truc qui fait énormément jouer le mental : dissuasion, intimidation, énervement, peur, surpassement de la peur etc. Et les racailles sont rompus à cette dimension-là de la bagarre : identifier immédiatement qui l’on a en face soi, ce qu’il est possible d’en tirer en fonction du terrain (caméras vidéos ou pas, témoins ou pas, amis en vue ou pas…) et comment arriver à ses fins. Ce sont dans ce domaine des virtuoses et des experts, toute leur jeunesse ils l’ont passé dans l’admiration des « grands frères », dans l’espoir d’en être un jour de cette classe-là, et dans les rapports de force quotidiens avec les autres racailles. Alors lorsqu’un petit con de Blanc qu’ils peuvent démolir selon une palette de 10 techniques disponible se pointe devant eux comme une fleur pour répondre « quoi ? » à leurs petites provocations gratuites et savantes autant dire que c’est du coq au vin pour un poivrot. Ils n’en font qu’une bouchée, ils n’auraient pas provoqué s’ils n’avaient pas déjà identifié qu’ils pouvaient se permettre de provoquer (comparaison des gabarits, du nombre des forces en présence, port d’une arme sur soi etc…) : jamais les racailles ne provoquent ni n’agressent sans avoir compris qu’il n’y avait aucun risque à le faire. A Grenoble j’ai vu nombre de bastons finir à l’avantage des racailles parce que le ou les petits Blancs agressés étaient entrés dans des pièges : en fait les potes du provocateur si téméraire étaient allé acheter des cigarettes au bureau de tabac du coin de la rue et réapparaissaient en masse, trop ivre untel n’avait compris que le type qui se proposait de l’escorter dehors faisait en fait faisait partie de la bande des deux gars qu’il avait maîtrisé juste avant etc… On ne peut rien comprendre à la racaille si l’on n’a pas idée d’à quel point ils peuvent être vicieux et sinueux et raffinés dans l’obséquiosité.
La bagarre repose sur un équilibre préalable de dissuasion mutuelle. La bagarre commence si l’une des deux parties ne dissuade plus assez l’autre partie.
Scientifiques de l’humiliation et de la physique newtonienne, les racailles ont pour but en un minimum de coups de mettre l’autre (la « viktchime ») hors de combat et surtout en état de déshonneur manifeste. Coup de tête et balayette sont les pièces maîtresses de ce genre de partie d’échec : avec un coup de tête on peut briser un nez, faire jaillir du sang et provoquer une douleur atroce paraît-il. Avec un balayage on peut faire tomber l’autre sur le dos ou l’avant-bras, lui brisant le cubitus ou l’étouffant par choc de la cage thoracique. Il faut savoir que les racailles s’entrainent à ce genre de coup en privé, les types peuvent passer une heure à mettre des low-kicks dans un matelas ficelé autour d’un réverbère d’une cour peu fréquentée comme d’autres liraient un livre, et ce dans le seul but de s’entraîner pour pouvoir le refaire en vrai. Lors de la fête de la musique 2008 à Paris, William-Henri trop ivre s’est endormi dans un bosquet juste devant l’Hôtel de ville vers 3 heures du matin. Etant allé chercher un gobelet Macdonald pour le remplir de flotte et lui jeter à la face afin de le réveiller, j’ai été témoin de cette incroyable bagarre qui a commencé soudainement : environ 10 racailles contre 10 autres, accompagnés de quelques filles, et ça tournoyait et ça cognait et ça sautait incroyablement et à un moment un grand arabe maigre et athlétique a marché raide vers un petit arabe trappu et torse nu et lui a mis un low-kick d’une telle puissance que l’autre a exécuté un 90° parfait, se retrouvant à l’horizontale à 1m 50 du sol et bien parallèle avant d’y tomber comme une pêche, comme dans Street Fighter II ou Tekken III. Ce résultat-là correspondait certainement à des années et des années de passion pour le vice, d’entraînement, de boxe thaïe et de visionnage de K-1. Le low-kick donc. Ensuite le deuxième genre de saloperie dans laquelle excelle la racaille c’est donc le coup de tête, surtout celui sur le nez, surtout sur le nez des bons cons de Blancs qui l’ont bien rectiligne bien droit, défi aux autres races si crochues si busquées si brèves et fonçantes vers le bas, métaphore de leur tropisme pour le bas, pour le sol poisseux et terreux et verdeux, magma qui leur ressemble, matrice de toutes leurs idoles matérialistes vers quoi tous leurs désirs et mouvements tendent naturellement, comme guidés par le panneau indicateur de ces nez atroces. Ils veulent mettre le coup de tête sur le nez et pour cela ils prétendent avancer comme ça, en pleine lumière, bien « courageux » jusqu’à arriver à deux centimètres de votre tronche et là dire « quoi ? kess kiya ? »et là BAM coup de tête terminé, douleur et honte et rancœur impuissante, et la désertification prend un petit morceau de plus.
Pour se sortir d’une marave voici quelques idées que les parents peuvent donner aux enfants :
- On ne joue pas au méchant si l’on n’est pas méchant. On est soi-même, avec ses faiblesses et son accent à soi et ses manières de bouger à soi (beaucoup parfois, perdant leurs moyens se mettent à faire eux-aussi la racaille) et l’on garde bien à l’esprit que la racaille « sent » très bien les choses, et sent si vous êtes faux ou vrai. On n’entre pas dans la provocation car si celle-ci est toujours gratuite et malveillante elle est aussi toujours « réfléchie ». La racaille ne provoque jamais si elle risque d’être prise en défaut par la suite.
- On se tient le plus droit possible. L’anxiété a tendance à faire s’affaisser malgré-lui le mis en cause et ainsi à diminuer d’autant sa capacité de dissuasion.
- On garde à l’esprit qu’un coup peut partir à tout moment mais autant que faire se peut on garde les bras plutôt le long du corps pour ne pas éveiller de soupçons. D’une manière générale on tachera d’avoir l’air inoffensif (mais bien droit) jusqu’au dernier moment.
- Si l’un des racailleux s’approche à deux centimètres du visage pour venir dire des insultes, sans reculer on baissera la tête et louchera un peu pour regarder l’autre toujours bien dans les yeux, ce qui rendra un éventuel coup de tête très peu efficace : au pire on le prendra sur le front ce qui ne fait pas mal ni ne surprend. La tête bien baissée et le menton bien rentré.
- Enfin on prendra garde aux balayages et on sera bien inspiré de s’entraîner dans un club de boxe ou au moins de taper régulièrement dans un sac et de posséder une petite lacrymo à jet puissant (au moins 40 cm de jet très serré, surtout pas éparpillé car ça revient au visage).
En résumé : se défendre et laisser venir, se tenir droit et rentrer le menton et forcer son centre de gravité.
Une hostilité cachée et insidieuse
Dans une conquête, la haine des hommes installés et l’attrait pour leurs femmes ne sont pas deux choses différentes, c’est la même chose, le même mouvement, le même vecteur appliqué à différents points du plan.
90 pour cent des maraves de rue, et même des maraves tout court, ont pour point de départ un litige à propos d’une fille. Et lorsque des racailles se maravent pour un « mauvais regard » en fait inconsciemment ils se battent pour tenir leur rang par rapport aux filles, pour être à la hauteur de ce « côté bestial » qu’elles demandent à l’homme, côté qui l’emporte sur le « côté romantique » du « mec gentil », c’est pour cela qu’elles ont une très lourde mais invisible responsabilité dans ces drames ordinaires de la violence. Faire baisser les yeux à l’autre, le « tenir en respect » (leur exacte définition et usage du mot « respect », dont la polysémie éclaire bien des malentendus), c’est diminuer l’autre, et ainsi grandir d’autant en valeur sur le marché de la reproduction, s’arroger d’autant cette confiance en soi, cet allant indispensable à l’initiative masculine, et en dernière instance à l’obtention de rencontres favorables avec le sexe opposé.
« On s’en bat les couilles de la France on est là juste pour vous baiser et prendre la thune », parfois ils la disent enfin la vérité lorsqu’ils sont un peu énervés. Ce discours, rot bruyant de leurs aigreurs rentrées, c’est l’aveu du paradigme auquel ils adhèrent secrètement.
Emeutes de 2005, des racailles masqués de torchons disent « aya mais là… on est à Jérusa-lem… aya mais là deux petits… deux petits à nous y sont morts là c’est trop ». Texto je m’en souviens. C’est dans un reportage de John-Paul Lepers ou de Kourtrajmé, faut chercher un peu. Les sales putains d’hypocrites ils n’attendaient que ça, ils souhaitaient la mort « d’un des leurs » pour pouvoir lâcher la bride à la bête qui est en eux. Et comme ils n’ont pas le courage moral d’assumer ils retournent la faute «aya on nous agresse on nous tue » pour justifier leurs saloperies. 20 jours d’émeutes et deux FDS tués par les racailles : Jean-Claude Irvoas et Jean-Jacques Le Chenadec.
Ils n’aiment pas vraiment les leurs, ils n’en n’ont rien à faire. S’ils les aimaient ils feraient du Malcolm X et pas du Tony Montana prêt à buter son prochain pour une « carotte ».
L’énergie de la racaille : le rap
Il suffit pour s’en assurer de regarder une seule vidéo de Cortex Pyramides, Morsay, L.I.M. ou Rallice. Leurs exploits sont facilement trouvables en tapant leurs noms dans Google vidéo. Allez juste pour la forme on regardera la foule présente au Stade de France lors d’un concert intitulé Urban Peace 2 et co-financé par vos impôts, on décryptera le contenu de n’importe quel nouveau morceau de rap français (voir les sites rapadonf et n-da-hood) et on s’étonnera que personne ou presque ne l’ai fait avant soi. Exception notable : le site surlering avait fait ce travail en 2005.
Malgré cela les autorités morales déclarent tranquillement que le plus grand danger sur la toile serait la « fachosphère ». Si quelqu’un d’honnête prenait une seule heure pour naviguer de liens en liens à partir d’un seul des 4 petits exemples cités ci-dessus il comprendrait ce que c’est que le vrai fachisme. Malheureusement les honnêtes gens ont autre chose à faire.
L’élite obscène
« Mais attends Lounès ça a rien à voir là, qu’est-ce que tu racontes ? T’es pas du tout au courant des réalités, déjà concernant ta vidéo là sache que les agresseurs n’étaient ni Noirs ni Arabes mais gitans, que l’association qui a monté cette vidéo il y a sûrement une manipulation derrière et puis il faut rester prudent tu sais il ne faut surtout pas entrer dans l’émotion il faut bien soupeser chaque élément et bien vérifier que la procédure a respecté le droit en tous points et puis la garde à vue et puis le menu en prison et puis(…) »
Claire Vanhooijdonk, avocate belge
« Si j’ai bien compris, le type qui a avoué avoir porté des coups de couteau a été placé en détention provisoire, au bout de 14 mois d’attente (donc de prison sans être jugé… et bim pour la déclaration des droits de l’homme). Son avocat a fait une demande de remise en liberté. La loi prévoit que le tribunal doit répondre dans les 3 mois, faute de quoi le détenu est remis en liberté… Comme il n’y a pas eu de réponse dans les délais, la cour de cassation a appliqué la loi. D’un point de vue strictement juridique ce n’est pas choquant d’appliquer la loi (contrairement à ce que dut l’IPJ). D’un point de vue humain, oui c’est choquant qu’un meurtrier présumé soit remis en liberté. Mais le sujet porte alors sur la capacité des institutions judiciaires a juger rapidement. Aucun père n’acceptera jamais que le meurtrier de son fils ne soit pas puni le plus sévèrement du monde. Mais aucune peine n’est jamais assez sévère. Faut-il pour durcir encore plus les peines? ou faut-il essayer de réinsérer les délinquants? Voilà le débat qui fait osciller le droit pénal dans un sens ou dans un autre. Enfin d’un point de vue humain et juridique, doit on se réjouir qu’un type (même s’il est coupable) reste emprisonné 14 mois sans être jugé? C’est toujours pareil : si c’est le meurtrier de votre fils, vous répondrez oui, si c’est votre propre fils qui est accusé de meurtre, vous répondrez non. Je vous conseille la lecture de Maître Mô (un autre blog) pour avoir un ééclairage in vivo de la justice pénale. Rien n’y est jamais tout blanc ou tout noir, sauf peut être que les monstres qui commettent des horreurs, sont souvent des gens qui ont subi des horreurs. Par ailleurs, vu la façon Maitre Eolas dézingue certains de ses commentateurs, ça m’étonnerait qu’il ne vous publie pas juste parce que vous n’êtes pas d’accord…
»
Lorie de La Vieille Cariolle, avocate française
Lorsque l’obscénité donne le vertige. Lorsque tu comprends qu’en fait les pires flétrisseurs de la majorité silencieuse désargentée ne sont peut-être pas les racailles mais toutes ces demi-élites qui prennent systématiquement fait et cause pour les racailles. Aie seulement le loisir camarade d’écouter parler quelques avocats dans leurs conversations privées, et quelques dirigeants d’entreprise, quelques kinés, quelques ingénieurs, quelques professeurs d’université et tu verras toute la saloperie du monde, toute la lâcheté des gens aisés et tout le triomphe des bourgeois les plus caricaturaux et détestables. Tu verras tout ça, et tu comprendras que tout au bout de la chaîne celui qui porte le poids de cette désertion intellectuelle c’est un père de famille au SMIC attelé depuis 30 ans à la profession qui compte le plus de dépressions et de suicides de France (policier) qui perd son fils unique assassiné par dix racailles ; et que cette personne en question qui s’appelle Joël Censier lorsqu’il prend le risque d’alerter l’opinion via une association spécialisée tellement il est écoeuré de l’injustice (risque parce que sa hiérarchie peut le renvoyer pour « manquement à son devoir de réserve » comme cela est arrivé pour le policier qui avait révélé l’affaire du Noctilien) il se fait contrer et de fait se voit nié dans sa souffrance par les catégories sociales les plus aisées et les plus privilégiées de son pays qui lui répondent en substance que non non monsieur, tout va bien, la justice fait son travail et il ne faut pas trop entrer dans l’émotion s’il vous plaît.
J’avoue que dans ces moments-là j’ai des envies de révolution et de retour de l’ordre moral. Oui le Bien existe et le Mal existe. Honte aux menteurs, honte aux riches qui abandonnent les opprimés, justice pour Jérémy Censier, justice pour Julien Quenemer, justice pour Jean-Jacques le Chenadec, justice pour Jean-Claude Irvoas, justice pour Thierry Simon, justice pour Guy Trilles, justice pour Yann Lorence, justice pour Jonathan Laurent justice pour Pascal Orvain, justice pour Yves Lerebourg, justice pour Johnny Salmont, justice pour Jean-Claude Eymery, justice pour Jonathan Vioud, justice pour Fabien Fornies, justice pour Romain Benavent, justice pour Laurent Francazal, justice pour David Estournel, justice pour tous les Français innocents persécutés par de la sale racaille et abandonnés par les élites de ce pays.
Premièrement lorsque l’on se dit chrétienne la moindre des choses est de prendre parti pour l’innocent contre le méchant et pour son prochain avant l’étranger.
Deuxièmement si l’on se permet de donner son avis sur une affaire d’assassinat l’élégance minimum consiste à se ranger à 100% du côté de la famille de la victime. Quand bien même on aurait des objections à murmurer on prendrait soin de se taire par souci de charité et de pudeur, afin de ne pas proférer une seule parole qui ne soit pas motivée par une pure empathie envers la famille du défunt.
Troisièmement lorsque l’on porte des noms aussi grotesques et caricaturaux que ceux des avocates cités plus haut, que l’on vient de souches nobles, que l’on possède un cheval, que l’on a grandi sous de hauts plafonds à moulures, que l’on a été élevée dans un environnement surprotégé bien loin de l’insécurité et que l’on a fait HEC, la moindre des rétributions pour tous les bienfaits que l’on a reçu est d’aimer, de protéger et de sauver son prochain c’est-à-dire son compatriote surtout s’il est moins bien né que soi, chaque fois qu’on le peut. Et ce Joël Censier en l’occurrence qu’était-il d’autre que le pauvre, l’affligé et le spolié des Psaumes? N’ont-elles pas décelé, les commères, la figure de l’innocent opprimé pourtant quotidiennement re-racontée dans les « lectures du jour » ? Vous devriez demander PARDON.
Le piège du bavardage
La plupart des gens encroûtés dans l’antiracisme disproportionné le sont non par intérêt de classe mais par ignorance. Ils ne sont pas au courant de la clameur de la rue, ils ne comprennent pas l’époque dans laquelle ils vivent.
Ils ont oublié de se taire. Ils ont été gâtés de mille avantages et n’ont pas été assez giflé par un père et par la vie, ils ont cru qu’ils pouvaient impunément donner leur avis sur tout et rien et que leur avis ne portait à aucune conséquence.
Ils adhèrent au bombardement idéologique: le Bien n’existe pas, le Mal n’existe pas. Il n’y a pas de vérité. Il y a des vérités, il y a du pour et du contre, il y a du gris et c’est à eux les initiés les sages qu’il appartient d’en extirper les tons les plus clairs.
Lorsque l’on appartient à l’élite (universitaires, avocats, médecins, finance, marchands à haut revenus, ingénieurs…) tout ce que l’on dit et fait pèse plus lourd dans le monde. On connaît des gens importants, on est parfois invité à donner son avis sur un sujet et à être écouté ou lu par beaucoup de gens, on travaille au cœur des sujets de société les plus sensibles. Or si la plupart de ces gens sont d’accord pour jouir du statut de l’élite ils sont très rarement partants pour en assumer les responsabilités.
Croire que tout se vaut, que tout est plus ou moins gris avec du pour et du contre, c’est la condition sin equa non de l’impunité de la racaille et de la perpétuation du mal. Parce que lorsque l’on donne 50% de temps de parole au Bien et 50% de temps de parole au Mal c’est le Mal qui triomphe. Mais c’est agréable de se voir promu à une position d’arbitre, on se sent important. En Juin 2006 sur le plateau de Tout le monde en parle, Michel Boujenah se faisait ainsi l’arbitre d’un débat entre le rappeur Monsieur R et un député. L’objet de la controverse était un clip d’une obscénité et d’une lâcheté sans nom, mais le bon Boujenah s’était lancé à un moment dans un plaidoyer en faveur des valeurs républicaines, admirable consensus qui permettait de voir ce soir ces deux antagonistes discuter dans la paix et ça c’était formidable, jurait le comédien.
Vous prenez une injustice bien ignoble et bien lâche. Vous attendez que les parties civiles se constituent. Vous agonissez alors ces derniers de « oui mais… », de « je comprends votre douleur mais… » et de « je suis d’accord avec vous mais… ». Vous laissez le temps passer, la situation pourrir et le désespoir agir. Vous obtenez ainsi toutes les conditions nécessaires à la perpétuation d’autres injustices plus ignobles et plus fréquentes.
On appelle ça relativiser. Il y a du pour et du contre. Finalement peut-être que… Non non non attends j’ai pas dit ça, j’ai dit que… Non non non je ne défends pas du tout l’assassin je dis juste que normalement la procédure aurait dû… Tu sais il faut pas le prendre si… Je crois que rentrer dans l’émotion d’une affaire c’est pas… N’empêche, quand on regarde tout ça avec objectivité on voit que… Faut se méfier tu sais des initiatives qui…
Affaire de l’IPJ, affaire du Noctilien, mille autres affaires qui ne sont pas parvenues à nos oreilles… Des injustices bien identifiées, bien indiscutables, bien énormes. Et non seulement personne ne se révolte mais en plus lorsque quelqu’un ouvre sa gueule c’est pour trouver que c’est peut-être une manipulation, que peut-être il faut se méfier de cette initiative, qu’il ne faut pas créer un climat de peur, que les racailles sont issus de milieux pauvres, que… Et non seulement les coupables sont défendus et relâchés mais en plus les policiers courageux sont arrêtés, licenciés et conspués puis en dernière instance, abandonnés et jetés dans l’oubli. Tout cela n’arriverait pas si l’élite avait encore une conscience morale. Tout cela n’arriverait pas s’il n’y avait pas la désertion et le bavardage.
Le voilà ce bavardage la voilà cette véritable justification du culot de la racaille, sa photosynthèse, sa certitude d’être excusée. A chacun des mots de ce bavardage dont la finalité est de justifier la racaille ce sont des flèches qui s’enfoncent sous la peau d’innocents que nous ne connaissons pas encore. Dans la bouche de l’élite menteuse il y a déjà en germe le coup mortel qui abattra le prochain Jean-Claude Irvoas.
Ce n’est pas la pauvreté qui engendre le crime mais l’opportunité d’un gain facile et sans risque. Le comportement criminel est une réponse rationnelle à des incitations et des opportunités. La criminalité baisse ou augmente en réponse à ses coûts attendus en termes de probabilité de punition.
Qu’est-ce que la racaille ? C’est le bras armé idiot utile d’une parole anti-française et anti-blanche portée par de nombreux sociologues et leaders d’opinion de plateaux télé, parole qui constitue une sorte de concentré de haine mais qui est délayé en boue par tous les autres, les petits tiédasses d’élite qui produisent une médiation jusqu’à la majorité silencieuse, pour relativiser le truc. Et comme des cons on réplique, on s’interroge, on écrit (comme moi) bref on alimente cet inextricable BAVARDAGE qui ne mène nulle part. Un feu s’allume quelque part, aussitôt un contre-feu est allumé, et un contre-contre-feu et ainsi de suite, et les racailles s’échappent par la sortie de secours et le désert prend encore un petit morceau de territoire et d’autres Joël Censier pleureront demain le meurtre d’autres Jérémy.
Correction : il y a une finalité au bavardage. C’est de dépenser l’argent public. Après des années d’interminables débats pourris par la lâcheté des uns et la mauvaise foi des autres on conclura qu’il faut « davantage de moyens ». Un exemple. En 2010 suite aux agressions à répétition dans les collèges et lycées du 95, des budgets ont été débloqués pour incorporer des « cours de citoyenneté » au programme habituel. Pour y avoir assisté je peux dire ce qu’il s’y passe. Le professeur, drapé dans une fausse dignité va prendre la parole, pharisien soucieux, »citoyenneté… Qu’est-ce que c’est la citoyenneté? ». Mille bras se lèvent… Soumaya puis Boukriba puis Wayans puis Kevin puis Houzkrib égrènent les uns après les autres la monotone litanie des idées chrétiennes devenues folles »oué mais faut aussi que l’autorité y nous respectent. Ché pas quand on voit ski dit sarkozy alors que c’est le président vous trouvez c’est bien ça? ». Voilà le retour sur investissement de millions d’euros d’argent public.
Les conclusions? ‘‘Davantage de moyens ». Des sommes colossales disparaissent en pure perte dans des rénovations. Sait-on que l’un des lycées ou une agression à l’arme blanche avait eu lieu venait juste d’être entièrement rénové ? Un cran de plus de descendu dans le chaos. Voilà le bilan, le véritable résultat des courses.
Soutenir la police
Des châtiments impitoyables contre la racaille, contre l’esprit racaille, voilà ce qu’il faut. Les taper au portefeuille, 72 heures de GAV, punir les parents qui laissent sciemment leurs enfants dangereux dehors, les traquer les épuiser les ruiner les écœurer voilà ce qu’il faut. Ceux qui entrent dans la violence gratuite, ceux qui attaquent les faibles, les moins nombreux, ceux qui attaquent lâchement, pour ceux-là aucune pitié, aucune. Le portefeuille voilà la solution, et le travail d’intérêt général.
Il suffit de dire cela pour soudain réveiller le « bon cœur » endormi de tous les lâches. Comment ? Cette sévérité ? Ah non, not in my name, moi je n’assumerai pas cela. Et c’est bien le problème c’est que personne ne veut assumer d’aller au bout des choses. On dira qu’il y a un problème, qu’il y a du pour et du contre et que tout cela est compliqué, oui c’est tellement plus commode ainsi. On laissera les autres se mouiller, par exemple les FDS qui élèvent des enfants dans des zones mal famées, on les abandonnera bien à leur sort et si on les voit exiger un peu de sévérité on les traitera de facho. Et le tout en restant bien à l’abri de la merde, bien rassasié de confort. Une attitude aussi abjecte s’explique en réalité par des critères très simples. On se pique de défense des racailles lorsque l’on n’a pas d’enfants. C’est lorsqu’on a quelque chose à protéger dans le monde que l’on se sent d’un coup brutalement concerné par le monde qui nous entoure. Or les bobos et les élites ne font pas d’enfants, allez peut-être un ou deux dans des cas exceptionnels et encore.
Pour que des peines réellement coercitives soient appliquées il faut que l’élite pousse en ce sens. Or les avocats qui sont par essence des girouettes (un jour on défend le salaud et un jour l’innocent) militent presque systématiquement pour le laxisme et enrobent cela de tout leur baratin grotesque (« en l’espèce », « attendu que » etc), bien dans leur posture de charlatan qui étouffe le débat de formules ampoulées, rendant ce dernier complètement illisible.
L’élite devrait soutenir la police qui lui permet de vivre en sécurité, devrait donner aux orphelins de la police et à toutes ses bonnes œuvres. L’élite devrait monter au créneau lorsqu’elle est invitée dans des débats, des conférences ou des interviews diffusés au grand public afin de soutenir, de légitimer et d’expliquer l’action de la police dans les différentes affaires d’actualité.
La catégorie la plus haïssable de toute la société
Nous vivons et pensons sur des fondamentaux complètements mensongers et caducs. Parmi ce gros tas de fumier de la pensée automatique il y a l’image que nous avons été entraînés à nous faire de la catégorie désignée comme la plus haïssable de toute la société : ce serait l’homme blanc adulte hétérosexuel si possible catholique. Ce monsieur-là essentialisé et unaniment détesté est coupable des tares suivantes :
- Il est « bourgeois » : il gagne de l’argent et habite dans un logement assez confortable et ne veut pas distribuer son argent aux gens qui habitent dans les HLM.
- Il est « de droite » : il se tient avec un certain maintien, porte des vêtements neutres, a les cheveux bien coupés et est plutôt partisan de l’ordre et de la morale contre l’anarchie.
- Il est « brutal » : il est Blanc et français de souche (FDS) en France, pays de longue tradition martiale et patriarcale dont il ne se sent pas assez coupable, au contraire il est partie prenante d’une longue histoire au cours de laquelle la France a été puissante.
- Il est « arriéré » : il vient d’une région française qu’il chérit et est porteur d’une identité particulière avec ses codes et ses habitus et entend vivre chez lui de cette façon-là au lieu d’adopter la culture des étrangers.
- Il est « obscurantiste » : il va éventuellement à l’église catholique qui cherche certainement à profiter du peuple maintenu dans l’ignorance pour le mystifier, et qui est responsable de nombreuses iniquités depuis le Moyen-Âge.
- Il est lâche, colonisateur, hypocrite, suspect, peut-être même fasciste (« facho »), tout ce que l’on veut.
Mais en réalité en France depuis 1990 qui sont les bourgeois? Qui sont les fachos ? Qu’on identifie bien quelle classe sociale remplit quel rôle. Qui sont les skinheads ? Qui sont les arriérés ? Qui sont les obscurantistes ? Qui sont les lâches ? Qui sont les colonisateurs ?
Réponse : les racailles, toutes les racailles, rien que les racailles. Ce sont les racailles les bourgeois qui n’ont de considération que pour les titres, l’apparence et le luxe. C’est les racailles les skinheads qui ont le crâne rasé et fonctionnent par pure solidarité raciale et agressions gratuites contre les autres races en les désignant sans honte et en disant « enculé de ta race ». C’est les racailles les nazis qui exaltent leur animalité et s’inventent des mythes et des martyrs pour justifier leurs nuits de cristal. C’est les racailles les arriérés qui restent crispés sur des traditions barbares, sur des hiératiques grossières et une pensée automatique et primaire. C’est les racailles les obscurantistes disciples d’une religion crispée sur une trouvaille tautologique (Il n’y a de…) qui légitime très fréquemment dans ses textes sacrés de recourir aux massacres, aux viols, au pillage et au mensonge. C’est les racailles les lâches duplices qui ont un double discours facile : l’amour du « bled » mythifié et porté aux nues alors qu’ils ne comptent ni y habiter ni y apporter une aide matérielle. C’est eux les colonisateurs, c’est eux les esclavagistes, c’est eux les homophobes, c’est eux les misogynes, c’est eux les gros beaufs incultes, c’est eux les sadiques qui répandent le mal, c’est eux et pas les autres c’est aussi simple que ça. Tout le monde le sait mais personne ne les attaque ni physiquement ni intellectuellement parce que tout le monde a PEUR.
Y-a-t-il des sceptiques ? Alors un petit conseil comme ça, gratos. Si tu veux savoir à quel point de saloperie en est rendu la racaille, ce qu’elle est et ce qu’elle fait concrètement, va donc t’asseoir sur les bancs du TGI le plus proche un jour d’audience, et reste là pendant toute la séance. Là tu vas voir. Là tu vas apprendre.
Lâcheté, laideur et violence
La racaille est raciste. Que l’on se renseigne sur ce qui arrive aux Blancs qui, parce qu’ils sont paumés et en recherche de camaraderie virile se lient d’amitié avec la racaille. Regardez K-Libre. C’est affreux, affreux a regarder. Et comme il a tourné, le sort que lui ont fait ses «frères », et pourtant il avait donné tous les gages de bonne conduite, s’était même converti, avait tout adopté, tout hallal-bouffé. Malgré tout cela il a quand même été considéré comme un Blanc et un Dhimmi, et a fini comme tel. Parce qu’en face, tout blakblanbeur qu’ils se prétendent ils pensent et agissent en blacks et en beurs. Qui à honte d’être un negro a part Mickael Jackson ? Booba « Double poney ».
Eux ils ne respectent pas par libre adhésion mais par soumission au plus fort. Leur mot « respect » connote « tenir en respect », pas « avoir du respect ». Et le plus fort ils le testent en permanence pour vérifier qu’il est toujours le plus fort. Ne l’est-il plus ? Montre-t-il des signes de faiblesses ? Aussitôt c’est la curée. Des loups, des hyènes.
Comment a été tué Jean-Claude Irvoas ? Et Jean-Jacques Le Chenadec ? Et Yann Lorence ? Et les dizaines de Sébastien, de Kevin et de Cyril depuis toutes ces années ? Réponse : la curée. Seuls contre plusieurs, façon pogrom, façon Mogadiscio (La chute du faucon noir, histoire vraie).
Pourquoi hurlent-ils et réclament-ils des choses ? Pas parce qu’ils sont opprimés. Mais parce qu’ils ne sont PAS opprimés. Ça joue les mâles mais c’est tout femelle en vrai. Ils ne détestent rien tant que la liberté. Ils y sont dans le vide, ils y sont perdus. Ils souhaitent profondément une bonne dictature bien oppressive pour pouvoir jouer le seul rôle qu’ils connaissent, celui de victime. Preuve en est l’exemple systématique de leurs sociétés au « bled ». Pas un seul des 53 pays d’Afrique qui ne déroge à la règle « dictature racketteuse corrompue et obscurantiste ». Parce que l’être humain veut jouir et ne pas prendre la vie au sérieux. Et eux c’est comme ça qu’ils jouissent.
Le problème étant cet accent dégoûtant, résidus de ces langues maternelles effroyablement gutturales, qui sonnent aux oreilles comme un râle de vomissement ou d’égorgement c’est selon. Richard Millet faisait à juste titre remarquer que très étrangement, cet accent se transmet au fil des générations, et que c’est là une preuve concrète d’absence d’intégration. Idem pour le choix des prénoms donnés aux enfants. Mais revenons à l’accent. L’accent et les simagrées, ces façons d’agiter beaucoup les mains comme si leurs paroles étaient tant profondes qu’elles nécessitent l’appui d’une gestuelle. Une gestuelle disgracieuse un code kinésique et proxémique qui chez nous connote la menace. Différence culturelle te revoilà, gouffre même lorsque leur entêtement à « conservé lé tradissions » a pour résultat de paraître quoi qu’ils fassent, agressifs, violents.
Mais au fond est-ce qu’ils paraissent violents ou est-ce qu’ils sont vraiment violents? Pour répondre à cette question nous prendrons l’exemple du « discours de Ratisbonne » de Benoit XVI. Le pape lit un texte dans lequel il cite un auteur qui dit en substance qu’il se désole de voir que les muslims sont violents. Et aussitôt les muslims dans le monde réagissent non pas en disant « comment nous violents mais pas du tout ! » mais précisément se livrent à un déchainement de meurtres de chrétiens, d’incendies d’églises et de pogroms bien lâches et accomplis en situation d’écrasante supériorité numérique. « Tu pues de la gueule » dit le philosophe au bouffeur d’ail cru, et ce dernier de de lui gueuler en face en soufflant très fort « comment ? Moi j’pue d’la gueule ?? Moi j’pue d’la gueule ?? ». Eh bien les aberrations intellectuelles de ce calibre-là sont la spécialité de la racaille.
Un autre exemple survolé tout à l’heure. Ils s’appellent entre eux les racailles depuis les années 1990 c’est une chose acquise. En 1999 le groupe 3ème Œil a sorti « Hymne à la racaille de France ». En 2005 Sarkozy a dit « les racailles ». Mais par une tartufferie incroyable dont eux seuls ont le secret, tartufferie et bigoterie très profondément ancrées dans leurs codes, mode de vie et rapport à l’autre (les « frères », le « respect », la « pureté »)… Par une tartufferie donc, et en hurlant très très fort et en agitant bien les bras et en jouant bien à l’innocent opprimé ils arrivent à faire croire que « racaille » c’est insultant pour eux et que ce mot vient de l’extérieur alors qu’ils s’appellent comme ça entre eux, alors que c’est un putain de titre de gloire depuis des dizaines d’années et qu’ils le savent très bien et qu’ils chérissent cette cachotterie dans le secret du fond de leur trou du cul, que c’est la version souterraine du mot « lascar » qui désigne un mec de préférence arabo-musulman ou noir qui vit de la société sans en payer le prix. Traire la vache sans la nourrir, faire le lierre sur l’arbre sain, prospérer sur la bonté des Blancs. Mais alors pourquoi ils ont joué les indignés à propos du mot « racaille »? Parce qu’ils savent qu’il y a le BAVARDAGE, ils savent que ces cons de FDS vont se mettre à palabrer sans conclure pour savoir si c’était bien ou pas que Sarkozy ait dit ce mot-là. Parce que les racailles connaissent très bien le terrain intellectuel français, ils savent très bien à quel point il est gauchi en leur faveur ce terrain, à quel point la plupart des Blancs sont corrompus par l’espoir de gagner de l’argent et des honneurs et qu’ils vont bavarder beaucoup puis fermer leurs gueules.
Mais c’est extrêmement difficile de parler de cela. Parce qu’il faut opérer une jonction dans le langage et dans les classes sociales, dans le sens que l’on donne aux choses, une jonction dans les mentalités. A la limite ce n’est pas à moi de prendre la défense de la race blanche : je n’en suis pas vraiment. De la même façon qu’il est extrêmement difficile de parler du rap. C’est comme s’il fallait traduire des mots d’une langue à l’autre, avec tous les risques de tomber dans le grotesque que cela comporte. Exemple : les cons à lunettes « penseurs » du rap qui essaient de démontrer que Booba serait proche de Céline etc… Coller de l’analyse universitaire sur de la culture urbaine ça a toujours basculé dans le grotesque, qu’il s’agisse de skateboard, de graffiti, ou de racailles.
« Je vais t’apprendre à devenir un vrai américain, c’est simple : tu encaisses et tu fermes ta gueule. »
A Tombeau Ouvert, Martin Scorcese
Ils font genre qu’ils sont amicaux, qu’ils sont avec la France mais qu’on regarde les faits. Ils ne sont pas partie prenante de son histoire, ils n’ont pas payés pas encaissés en fermant leur gueule toutes les insultes contre l’identité française. Au contraire ils essaient de faire jouer la culpabilité en s’inventant un grand père tirailleur sénégalais. Tu parles en fait c’était un vague grand oncle jamais connu qui était réserviste vite fait mais après la guerre. Ils sont « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours ». Et puis de la part de gens qui ont facilement cent cousins sur Paris on voit gros comme une maison l’obscénité du mensonge. C’est tellement facile pour eux. Suffit de s’appuyer sur la barque et d’y peser. Ils n’ont pas payés pas endurés pas charbonnés, rien. Ils prétendent ils revendiquent ils réclament… Ils assemblent trois planches et ils hurlent à l’exploitation ouvrière. Qu’ils viennent voir la vie des ouvriers caucasiens, celle des paysans, des bosseurs ordinaires de cette France profonde si facile à mépriser, des bonhommes qui assument des familles et qui ramènent du blé sur la table produit de leur travail et pas des allocations de l’Etat. En quoi sont-ils le moins du monde privilégiés ces gens-là ?
C’est bien joli d’insulter courageusement les Blancs. Les autres Blancs de France, les ruinés qui ne font plus d’enfants, coupés de toute tradition et continuum, livrés cul-nu aux plus vaillants poignardeurs dans le dos, dévitalisés et à un contre dix dans un pays qui ne leur appartient plus. Trop facile là ce n’est pas de ton calibre ça Youssoupha. Pour montrer ta valeur va donc faire la même à des casuals de Huddersfield, de Inverness, de Stoke-on-Trent… Là tu impressionneras. Mais à mon avis tu n’iras pas. Tu resteras en France à t’inventer une vie de conquérant et à toucher frauduleusement le RMI comme un lâche, bouffi d’orgueil et de prétention.
Le trait le plus caractéristique de la racaille est la lâcheté. Frapper l’autre à plusieurs ou avec des armes. Mais surtout s’attaquer à des gens qui ne peuvent pas se défendre. Si les racailles étaient les descendants des communards on pourrait leur accorder un certain mérite. On peut aimer ou pas les communards mais il faut leur reconnaître un certain courage pour avoir assumé la responsabilité de l’indépendance (pas pour avoir massacré des centaines d’innocents). Bref. La lâcheté donc, et un exemple. Le rappeur Mokobé a toujours été en première ligne lors des interviews du 113 sur Canal+ pour dire que les Blancs sont méchants que les Noirs sont discriminés. Depuis quelques années il est dans tous les combats « Africa is the future », genre le militant africain intransigeant. Eh bien récemment il a serré la main de Bernard-Henri Lévy et a fait un clip avec Arielle Dombasle. On pense ce que l’on veut de BHL. Mais Mokobé lui, ne pouvait pas ignorer que BHL et son père ont géré une entreprise de bois précieux en Afrique. Est-ce que le terrible militant Mokobé a fait au puissant BHL la moindre remontrance ou émis une ébauche de plaidoyer contre « le pillage de l’Afrique », poncif que lui et ses potes sont si prompts à répéter ? Nenni. Et voilà ce que c’est la racaille. A 10 contre 1 sur MC Jean Gab1 et bien aimable bien gentil devant les puissants. Tout est à sa place.
La majorité silencieuse
Il est un mensonge criminel qui énonce que »les blancs » seraient privilégiés… Alors que le tout petit point d’avance que détient cette majorité silencieuse, elle charbonne tous les jours pour le gagner et pour le conserver. Cette parole de haine et de jalousie constitue la raison d’être même des racailles (« ils nous ont fait ça, il faut qu’on leur fasse ça pour se venger») et les élites qui encouragent la propagation de cette parole sont des criminels qui ont sur leurs mains le sang de Jean-Claude Irvoas et de tous les autres.
D’une certaine manière nous pouvons nous aussi être la racaille d’un autre. Un exemple. La formation de l’Afrique du sud, du Texas, du Colorado, du Québec. Ce sont des petits Blancs de rien du tout qui ont travaillés comme des damnés pour se payer le trajet en bateau puis en chariot, pour défricher des forêts, construire une cabane, planter du maïs, vendre des récoltes, acheter du bétail, l’élever, agrandir la cabane, placer des clôtures, et décéder après 40 ans d’efforts continus… Des milliers de gens partis de rien, qui se sont gelés l’hiver par moins 30 degrés dans 4 mètres sur 4 en fermant leurs gueules et en priant Dieu de ne pas crever encore maintenant, de pouvoir améliorer encore un peu la propriété pour la transmettre à leurs enfants. Or à l’école que nous a-t-on appris à part insidieusement jalouser et mépriser cet esprit pionnier, cet esprit courageux et authentiquement libre ? Que l’on se souvienne avec quel acharnement on nous a fait rentrer dans la tête que « les zaméricains y zont tout volé leurs richesses aux pauvres et gnagnagna ». Les trois quarts des européens sont les racailles des WASP.
La vie de la majorité silencieuse blanche est une vie absurde dictée par l’argent. Houellebecq, Céline, Zola, tout ça… Des gens qui souffrent et qui l’acceptent absolument. Ce sont les sacrifiés en première ligne, après eux le chaos, ce sont les premiers de cordée, les chevaux de trait avec œillères qui emmènent tout le reste de l’humanité. Leurs sociétés leurs existences sont des cratères dévastés. La damnation c’est d’ignorer la cause de son malheur ? Comment ne pas appliquer cet aphorisme à ces millions de Caucasiens qui tous bouffent 3 repas par jour, ne manquent d’aucune chose matérielle mais qui ne comprennent pas pourquoi ils vivent. Coupés du bien commun, coupés de leur patrie coupés de leur famille, coupé de la transcendance, de la transmission… C’est la dignité qui leur fait fermer leur gueule parce que l’on ne réclame pas, c’est comme ça. C’est la « misère digne » expliquée par Céline, tout le contraire de la posture de victimisation qu’adoptent les « minorités ».A ce titre il y a deux communautés qui sont véritablement écrasées dans ce pays et qui encaissent en silence, ce sont les Asiatiques et les Français de type caucasien.
La police : l’aubaine
La violence de la racaille s’exprime sur les innocents et sur les policiers s’ils sont dans les parages, mais dès que ces derniers se retirent voilà qu’aussitôt les racailles s’enculent entre eux. En fait la police est une aubaine pour eux dans la mesure où elle les empêche de s’entretuer, ils n’ont jamais compris cela. C’est grâce à la police que les cités rivales de Chanteloup et du Val-Fourré sont encore aussi florissantes de racaille, ironie de l’histoire. Et c’est très bien comme ça, c’est la preuve que « nous » (miroir de ce « vous » qui dans la bouche des racailles désigne les policiers et les FDS, c’est à dire « la France ») on ne cherche pas la vengeance mais la justice malgré toutes les saloperies et iniquités qu’il y a en face.
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Elite
Education, Mutation, Sozial — Article écrit par Lounès le 28 novembre 2011 à 18 h 21 minChaque peuple comprend en son sein une élite qui lui est plus ou moins fidèle, qui est plus ou moins riche, intelligente et consciente de ses responsabilités. On appellera élite la classe sociale aisée qui a vocation à occuper des postes de direction et d’encadrement. Dans les lignes qui vous suivre nous nous intéresserons à la nature de cette élite aujourd’hui : ses fondamentaux, ses habitudes, ses us et coutumes afin de vérifier si, comme au 19ème siècle et auparavant, l’élite participe d’un mouvement d’élévation qui tire vers le haut le reste de la population (le fameux « Progrès »). Ainsi nous nous demanderons en fil conducteur de notre développement « pour qui roule l’élite ? », à qui va son allégeance invisible : est-ce à une tradition, une religion, une patrie… Ou est-ce à une puissance étrangère ou tout simplement à un Moloch qui se nommerait « jouis de la vie et fous toi du reste ». Pour répondre à cela nous décrirons d’abord le bain social originel de l’élite. Puis nous évoquerons le registre de langue et d’intellect dans lequel se classe l’élite, avant de raconter la coupure entre l’élite et l’environnement alentour.
1/Le bain social originel : le mainstream
Le mainstream, mot à mot le « courant principal », désigne le mode de vie le plus banal, le plus automatique et le plus conformiste que l’on puisse adopter dans une société à un moment donné. Par exemple à Chartres au XIXème siècle le mainstream aurait consisté sans doute en une bigoterie zélée. Ainsi regardons en quoi peut consister le mainstream ici et maintenant.
L’élite écoute NRJ, RTL2, Fun Radio, regarde MTV, apprécie Arthur et Cauet, lit Closer (mais « juste pour déconner »). L’élite est habillée en Puma, Zara, G-Star, D&G, Diesel, Energie. L’élite aurait voté Obama, aime l’ONU, accorde beaucoup de crédit à Courrier International, rêve de New-York et s’enthousiasme pour Black Eyed Peas. Voilà à peu près le bain originel de l’élite ici et maintenant : sa jeunesse, l’élite la consacre à ce genre de médias, ce genre de magasins et ce genre de sensibilité.
Chaque année des masses considérables de jeunes français entrent en ESC, tous candidats à des postes supérieurs dans le commerce : manager, DRH, DAF… Comme si c’était « bien », comme s’il existait pour ces dizaines de milliers de prétendants autant de dizaines de milliers de postes correspondants de manager, DRH et DAF, le tout en France socialiste dans un contexte de crise mondiale. Bien qu’il soit idéologiquement très à gauche, le jeune « français » d’élite cherche avant tout à gagner de l’argent. A cela il a de très bonnes raisons : gagner de l’argent sans l’aimer. Il peut bien raconter ce qu’il veut, toujours est-il que dès 16 ans il ne pense qu’à devenir riche et en chemin trahira entièrement chacun de ses principes éthiques de gauche (équité, charité, empathie…) pour y arriver.
Les jeunes de l’élite ont cette étonnante mentalité de vieux : dès leur adolescence ils sont déjà blasés et solennels, froids et sérieux, en un mot, cyniques. On les trouve « très matures » et « très adaptés » parce qu’on ne sent pas les choses. Ils ont intégrés et entièrement accepté l’idée qu’il faut être un enculé pour réussir et en la matière, ont déjà pris de l’avance. L’un de leurs deux parents au moins travaille dans le commerce à un poste supérieur ainsi ils ont déjà connaissance de la plupart des intrigues de bureau et baignent dans ce bain savant mélange de valeurs étranges : cynisme, duplicité, calcul, égo… Très tôt ils s’intéressent à la bourse, ravis de pouvoir dire « mince ça a baissé » devant Bloomberg TV que diffuse l’écran mural du bar dans lequel ils sont affalés avec leurs potes le samedi après-midi.
Lorsque l’élite ne travaille pas dans le commerce elle peut se consacrer aux métiers d’élite que sont les métiers de médecins et d’avocat. D’ailleurs lorsque l’on veut signifier une position sociale élevée on dit souvent ensemble « avocat ou médecin » par exemple : « cette personne aurait pu finir avocat ou médecin mais est restée dans la médiocrité« .
Le médecin et surtout l’avocat aiment à s’engager en tant que citoyens universels dans la vie de la société et ont un avis sur tout ou presque, ils savent de quoi il retourne, ils savent ce qu’il faut faire pour vaincre le chômage et l’insécurité, ils savent ce qu’il faut penser sur chacun des problèmes qui agitent leurs camarades moins vernis qu’eux. En matière d’expression orale, très amateurs du style « chromo » contre le style émotif, ils sont adeptes des amphigouris qu’ils prennent pour la « belle langue » française à laquelle ils ne comprennent rien, s’amourachant de vers, de postures et de tournures ampoulées de chambre correctionnelle: « Alors monsieur permettez-moi de répliquer car vous avez eu l’indélicatesse d’être à mon égard non seulement discourtois, mais en plus calomnieux« . Ils pensent que ce genre de phrase ça en jette, que Baudelaire ça doit sûrement ressembler à ça. Le baratin étant souvent une manière de cacher par de l’intellectuel une certaine faiblesse concrète on ne s’étonnera pas que les avocats soient physiquement des lâches ou alors des femmes.
Parfois l’élite veut faire rebelle et s’entiche de postures non plus « bourgeois traditionnel » mais de postures « bourgeois bohème » c’est-à dire qu’elle refuse d’assumer le prestige de sa classe, qui demande tout de même un certain maintien et éducation pour aller vers le confort de la désinvolture. Ainsi l’on voit ces fils et filles de bonne famille persuadés d’échapper au mainstream par leur connaissance de musiques perçues comme « borderline » comme par exemple Laurent Garnier, les compilations Colette et surtout Birdy Nam-Nam, le faire-valoir et la street credibility par excellence des médiocres de centre-ville, ce groupe étant sans doute à la musique underground ce que Zadig & Voltaire est au style vestimentaire underground. Il faudrait ignorer cela mais enfin observer autant de petits fils de lâches aller à la Flèche d’Or et s’inventer une vie de rebelle entièrement subventionnée et encadrée que d’autres, ailleurs, ont chèrement payé et assumé avec tous les emmerdements que cela représente, a quand même quelque chose d’agaçant.
En filigrane de son engagement citoyen il y a chez l’élite une forte conscience humanitaire. Il faut aider les pauvres, surtout les pauvres les plus imaginaires et fantasmés et loin de chez soi, en un mot il faut aider l’Afrique. L’élite préfère systématiquement l’étranger à son prochain, et systématiquement l’Afrique à l’Asie, la nature à la culture, la spontanéité relâchée au maintien digne, la langue espagnole à l’allemande, le sud bordélique au nord ordonné. En fait, surplombant les attitudes et comportements de l’élite il existe un principe invisible qui gouverne tous ses choix, goûts et prises de position, un principe difficile à nommer avec certitude de ne pas tomber sous le coût de la loi. Quelqu’un parlait un jour de « tropicalisation ».
L’élite tient fort à des principes éthiques qu’elle aime à assener publiquement afin de montrer son indignation et sa « saine colère ». C’est entre autre pourquoi l’élite lit les journaux : pour se ravitailler en « saine colère », pour rétablir la vérité tordue à coups de « il faût que… », pour abreuver le monde entier de « saine colère », pour bourrer son fil Facebook et les AG du campus et les recommandations aux enfants et les conversations de fin de repas et les appels d’auditeurs sur RMC Info et les pauses cigarettes en bas de la tour et tous ses instants de vie sociale avec de la « saine colère ». Celle-ci est saine parce qu’elle s’appuie sur des principes intangibles, irréfragables, indiscutables. Ainsi l’on ne transigera pas avec tout d’abord le RESPECT, mot à prononcer en forçant bien sur le « r » et en appuyant bien sur la deuxième syllabe. Respect concept vague, que la masse imbécile a toujours compris comme une réciprocité courtoise: « nos rapports ont toujours été empreints d’un profond respect » et dans lequel les prédateurs et la racaille se sont toujours engouffrés pour « demander davantage de respect« , entendant par ce mot « coercition« , par exemple : « ché pas il a voulu faire le chaud mais direct je lui ai mis la pression et y m’a respecté, en fait c’est trop un pédé lui« . L’élite a toujours servi de bienfaiteur à la racaille mais nous y reviendrons dans un autre texte.
Ainsi l’élite a ses « valeurs », tout le monde a ses valeurs. Même une entreprise de pétrole, de godes ou d’émission de junk-bonds a des valeurs, et elles sont visibles sur leurs sites internet dans une catégorie intitulée « Corporate Values » ou bien « Our Values ». Indéboulonnables et passe-partout les voici ces valeurs : le RESPECT, la TOLERANCE, le PROFESSIONALISME et surtout la TRANSPARENCE. C’est-à-dire si l’on lit bien que le parfait citoyen universel d’élite serait le responsable d’association humanitaire subventionnée qui a fait Sciences-Po, habillé en costard et travaillant dans un bureau aux murs vitrés derrière un ordinateur.
La transparence, nouvelle valeur qui remplace l’honnêteté, est comprise comme l’anti-hypocrisie et l’anti-duplicité. Il faut être transparent. Depuis une dizaine d’année on a vu se multiplier les méthodes de management orientées vers la transparence : bureau du boss très accessible, compte-rendu sur l’état de l’entreprise, team-building, sorties avec le boss etc… Certains intellectuels classés « néo-réacs » ont avancés d’excellentes idées sur la notion de transparence et sur sa dimension liberticide, sur la façon insidieuse qu’a cette soi-disant valeur de s’immiscer dans la vie privée et la propriété privée.
Et puis il y a l’élite âgée qui est elle aussi parfaitement dégueulasse, relâchée, affreuse à regarder. Passé un certain âge le relâchement est impardonnable a dit Karl Lagerfeld et nous voulons adresser cette saillie tout particulièrement à ces quinquas habillés en fringues moulants sexy qui font leur marché du dimanche matin chez leur petit producteur qu’ils connaissent très bien disent-ils, et qui se trouvent « un peu artistes » pour leur capacité en cuisine à « marier les saveurs » et à faire « danser les plats ». C’est l’indécrottable laideur de l’élite : leur conviction d’en être, leur conviction de comprendre ce qui se passe.
2/ La vulgarité
L’apparence. Un renommé confrère évoquait récemment le concept de tutoiement vestimentaire pour évoquer la toilette très négligée des gauchistes et assimilés. Il est un autre tutoiement vestimentaire, beaucoup plus pernicieux celui-là, de ceux qui cherchent à « avoir la classe ». Vous les avez forcément vu ces intrépides qui dès la petite vingtaine, lorsqu’ils sont amenés à porter un costume, ne comprennent pas que l’élégance c’est d’abord les chaussures, que si l’on a un budget de 400 euros il faut acheter une paire de Santoni à 300 euros et un costume H&M à 100 euros et surtout pas le contraire. Ils ne connaissent ni ne comprennent rien à l’élégance qui est avant tout affaire d’humilité et de sobriété c’est-à-dire tout le contraire de la « classe » exhibitionniste qui cherche à attirer l’attention, à prouver quelque chose. C’est ainsi qu’autour de l’immonde style impulsé par Dolce & Gabbana fleurit depuis plusieurs années ces lignes de vêtements proposant des chemises à trois boutons de col, avec des boutons sur le côté du col, des costumes à petites fantaisies (tissus à motifs dans la doublure, boutons de couleurs…) complètement inutiles mais bien en accord avec cette injonction systématique à « revisiter les codes et bouleverser les classiques ». Le résultat est souvent déplorable et l’on en avait eu quelques exemples sur Ilys à une époque, avec ces photos de catalogue d’un mannequin métis affublé d’un costume mal coupé, chaussé de rangers et enguirlandé d’une grossière écharpe autour du cou. Pour revisiter les codes il faudrait déjà être en mesure de maîtriser les codes. C’est pourquoi d’ailleurs tous les peintres qui ne font pas de l’art figuratif très ressemblant et objectif (le style académique) sont des escrocs : leur fuite vers l’abstrait est un cache-sexe pour masquer le fait qu’ils dessinent mal. Le vrai figuratif c’est plus dur que l’abstrait et c’est un luxe que peu de peintres peuvent se permettre. Idem en fringues : l’élégance véritable et la tradition bien portée c’est plus dur que le streetwear et que la « classe ». Or l’élite va vers ce qui est facile et ne cherche pas à montrer l’exemple (= assumer sa position d’élite) mais à jouir de la vie. Dédaigneuse de toute tradition vivante et entièrement soumise à la mode, elle tombe dans tous les pièges des achats compulsifs et des produits à courte durée de vie.
En vrac question tutoiement vestimentaire d’élite nous avons encore le costume en tissu légèrement brillant (polyester qui retient la transpi mais dégage aussi certes, l’idée de « classe »), les souliers pointus en cuir glacé façon verni (usés et ignoblement craquelés après 3 mois, et impossibles à cirer), la ceinture à grosse boucle bien carrée en acier brossé, la cravate blanche sur chemise noire (style très prisé par les commerciaux), les chaussures élégantes mais pas cirées (dès que ça demande du soin il n’y a plus personne) etc… Néanmoins toutes ces aberrations ne doivent pas être confondues avec le style « beauf » d’employés plus subalternes chez qui l’on trouvera les chaussettes de sport blanches avec les mocassins noirs, la grosse gourmette, la chemise à manches courtes avec cravate etc…
Le mode de vie. On joue au poker. On va dans des clubs de strip un peu haut de gamme genre « Pink Paradise » dont la cherté permet de déculpabiliser la dimension « cul » grâce à l’admission réservée à une clientèle CSP+ qui a des tronches de Laurent Solly. On fume un joint lorsque l’on rentre du travail. On va au club de fitness pour courir sur un tapis automatique. On pounche avec capote et en cas d’accident on avorte. On va dans des « séjours spas ». On boit des verres avec le patron le soir après le travail. On a trente ans mais on est habillé comme un ado et on s’affale dans les fauteuils.
Les expressions. « C’est bon ça », « bah ouais mais ça lui fait le zgeg », « c’est tip-top ça, c’est chabadou », « on était à Barcelone c’était juste dingue quoi. C’était juste énorme. », « oh non mais gros craquage là ! », « ah ouais gros dossier là ! », « eh man ! ».
Les possessions. Appartement neuf au design épuré c’est-à-dire sans style aucun ni identité, immense écran de télévision et zéro livre, voiture TDSI payée en leasing « ouais passke en fait j’ai ma propre société », vêtements de sportswear dépareillés et comportant de grosses inscriptions et marques.
Le projet de vie. S’amuser le plus possible. La vie est faite pour s’éclater. Un but : le bonheur. La première personne de l’humanité est celle qui s’éclate le plus. Il faut vivre comme une entreprise : profits/pertes, s’éclater/se prendre la tête. Maximiser l’un et minimiser l’autre, c’est tout.
3/ La coupure avec le cosmos
Déjà on vit en ville. On marche sur des trottoirs, sur des sols plats et des surfaces isomorphes dans des semelles en plastique, on est isolés complètement du sol, des reliefs du terrain et de la nature. On se déplace immobiles dans des métros, des escalators, des ascenseurs, des tapis roulants, des taxis, on est donc nié dans sa capacité de force physique, réduits à une stricte égalité forcée et indifférenciée avec la femme. On mange une nourriture très élaborée et à forte valeur ajoutée (plats préparés, restaurants…) entièrement pensée pour susciter du plaisir. D’une manière générale on est coupé de l’origine des choses et récompensés par le « plaisir », mot qui revient extrêmement souvent dans les publicités si l’on veut bien y faire attention. Le plaisir est le dernier stade avant la dépression : une fois que l’on a tué la grandeur, tué la légende, tué la tradition, tué la religion, tué le désir, il ne reste plus que le plaisir qui fait surnager l’individu par petites injections comme une intraveineuse de morphine sur un grand brûlé : le plaisir d’offrir, le plaisir d’un yaourt stracciatella, le plaisir d’un bain chaud, le plaisir d’aller chez le garagiste, le plaisir de ceci et cela.
On est structuré par des fondamentaux entièrement mensongers mais très faciles à articuler et à formuler : culpabilité occidentale indue envers les plus bronzés (c’est-à-dire le reste du monde), velléités humanitaires, pensée gauchiste automatique, antiracisme par terreur d’être considéré « raciste », existence de discriminations, « violences policières » etc… On a vu des films que l’on prend pour argent comptant : « Bowling for Columbine », « Le cauchemar de Darwin », « Amen (le Vicaire) », « Danton » ainsi dès lors on considère qu’il est absolument certain et indiscutable que le lobby des armes des méchants blancs tient l’Amérique, que les Africains sont empoisonnés par des Blancs qui viennent pour les voler et baiser leurs femmes, que l’Église catholique a une responsabilité dans la Shoah, que la révolution française est l’acte spontané d’authentiques pauvres en quête de liberté etc… D’ailleurs il est étrange que ces axiomes que répètent 90% des gens comme des perroquets s’avèrent être lorsqu’on les examine de près non seulement des mensonges mais surtout des inversions parfaites : les gens de la NRA sont en réalité ultra-marginalisés, l’Église catholique a sauvé des centaines de milliers de gens de la Shoah etc…
L’élite qui se coupe de la tradition et donc de l’héritage, transmet logiquement peu : elle fait peu d’enfants (2 maximum), n’a aucune solidarité avec ses compatriotes pauvres (posture à la Eolas : je suis de l’élite et plein de sophismes juridiques avec lesquels je me montre et enfonce mon prochain plus mal loti que moi), plus que jamais « citoyen universel » objectif, qui a tout reçu de son pays mais ne lui rends rien. Tout pour l’humanitaire et les étrangers et rien pour son prochain : toujours cette fuite vers l’abstrait.
L’élite travaille dans le tertiaire et dans le quaternaire : le service au service complètement coupé du travail productif véritable. On vend des services inutiles à des entreprises de services se débattant sur des marchés saturés et en récession, métiers accablés de procédures et de vérifications de procédures, de compte-rendu et de fiche de rapport de vérification de procédures (c’est ce qui se passe en banque, finance, comptabilité, audit, bref tous ces domaines qui avec la fonction commerciale sont les débouchés les plus prisés par les étudiants en ESC), aucun droit à l’initiative individuelle : on applique des procédures prédéfinies.
Il existe une dualité radicale entre travail et loisirs renforcée chez l’élite par la dimension « mercenaire » à laquelle elle souscrit. C’est-à dire que l’on est prêt à s’emmurer d’emmerdements et de travail répétitif extrêmement ennuyeux toute l’année, tout ça pour pouvoir se payer des petits séjours spas aux Maldives. Ainsi il y a cette carotte du « jouir de la vie » : les loisirs sont de plus en plus raffinés et imaginatifs dans le « plaisir » mais dans le même temps les métiers qui permettent d’y accéder sont de plus en plus chiants et abstraits.
On fait peu d’enfants que l’on éduquera dans les valeurs citées plus-haut et dans l’antiracisme compris comme la haine de soi, pendant qu’à côté les parents non-blancs éduquent bien l’enfant dans la fierté et le déploiement de son bien-être dans la société, aux dépens de la société. Cette dichotomie qui a l’air d’un détail en apparence porte en réalité en germe les conditions de désastres effroyables.
L’élite se croit black-blanc-beur et elle l’est sur le papier, mais en réalité elle est profondément nivelée et normalisée, composée de personnages issus d’horizons certes différents, mais tous d’accord sur les mêmes fondamentaux (voir « les valeurs » plus haut). De quelques religions et culture que soient ces gens ils boivent les mêmes alcools, fument les mêmes joints et vivent de la même manière.
Ainsi nous avons ici fait le tour de quelques éléments jugés pertinents pour circonscrire cette étrange élite actuelle. De toute évidence il s’agit surtout d’une élite en devenir et/ou de gens qui se prennent pour de l’élite, constat qui nous mènerait vers une autre problématique : « existe-t-il encore une élite véritable ? ».
Concernant notre exposé nous avons tenté d’établir que cette élite issue du mainstream, abrutie par un mainstream lui-même infecté de subversions diverses, se retourne contre sa base au lieu de l’aider à s’élever elle aussi. Conséquemment à ses carences morales, l’élite fonce dans la vulgarité qui elle-même est un avatar d’un rapport plus global au monde dans lequel l’individu est coupé de tout héritage, transmission, responsabilité et vision à long terme. Si nous devions décrire en deux mots ce qu’est l’élite nous dirions simplement « absence d’humilité ». Or l’humilité est la condition première de toute vie en société, elle est même chez les grands mystiques (Taoïstes, Pères de l’Église…) la vertu racine de toutes les autres vertus. Il n’est pas étonnant qu’en refusant l’attitude d’humilité, l’élite développe en conséquence toutes les tares, iniquités et postures grotesques. S’intéresser à l’élite telle que nous la connaissons aujourd’hui renvoie enfin à la genèse de celle-ci (années 60), lorsque la subversion devint posture conformiste par excellence. Les adolescents de cette époque-là étant devenu aujourd’hui des dirigeants à notre époque, on pourra réfléchir sur les exemples tordus qui sont cependant les seuls dont dispose la jeunesse actuelle. La transmission de témoin étant perturbée, il est logique que le message ne passe plus et que l’on observe une baisse objective du niveau de l’élite au fil du temps. Ce constat ouvre un autre débat, celui de l’éducation, avec en son centre la question que se posent beaucoup de professeurs dépressifs : « que voulons-nous transmettre ? ».
E comme Ensemble
Culture, Musique, Mutation, Sozial, Vidéo — Article écrit par Lounès le 3 novembre 2011 à 12 h 02 minQuatre clips musicaux autour du thème de l’amitié, de la fraternité et du sain patriotisme. Valeurs précieuses confisquées par 200 ans d’idéologie républicaine mais qui, nous le croyons, sont en réalité manifestations concrètes d’un Caritas transcendant.
Une nation unie malgré ses antagonismes. C’est le drapeau qui permet cela : rallier tout un chacun. Ainsi au lieu d’exalter les différences (ce qui divise) le clip exalte la patrie (ce qui rassemble) comme point commun qui surpasse tous les clivages et maintient la population dans la paix. Ce clip il nous faut le même pour la France.
Simplicité et hasard de ces moments de vacances, lorsque le temps qui passe se fait moins pesant. Beauté pure, peut-être avant-goût du paradis dans le regard de cette fille qui caresse le perroquet, dans les cascades de ces gamins sur les dunes, dans le silence de ces petites gens observant le coucher de soleil. Merci à « Chictype » pour la découverte.
1977, date de naissance de Paul Kalkbrenner, est le titre de ce morceau. Un concert dans l’est de l’Allemagne chez un peuple qui a sa culture propre et une certaine cohérence génétique. La désolation du paysage alentour contraste avec la joie des festivaliers. Communion, absence de posture agressive, frimousses d’Aryennes jolies, poésie sans paroles.
Une population pacifique et pauvre qui n’est pas sans rappeler tous ces Chrétiens d’Orient au sens large, persécutés pour leur foi, une foi transmise de père en fils depuis l’époque de Jésus et enracinée parfois encore dans les lieux précis cités dans la Bible. La fidélité coûte cher, et ce « I believe » comme un bras d’honneur au désespoir fait du bien.
Les amateurs de Kourtrajmé auront reconnu un certain Dimitriu dans ce clip dirigé par Romain Gavras.
la défiance du hérisson (1)
Sozial — Article écrit par Cherea le 14 octobre 2011 à 18 h 42 minPour mon premier appartement, j’imaginais un triplex sur l’Ile saint Louis sans vis-à-vis et avec une terrasse gigantesque. Autant dire que le malheureux 2 pièces que je louais, dans une banlieue tenue par un maire UMP était loin de mes exigences de jeunesse. Entre les deux, l’argent. J’avais tout de même une gardienne tant dans ma réalité que dans mes rêves. Je crois que le poste a évolué depuis une bonne dizaine d’années, d’ailleurs on ne les appelle plus gardiennes, elles ont un autre nom, une sémantique du style technicien de surface. Celle que j’avais, donc, n’était pas à l’image de la gardienne de film. Assez jeune, bien habillée, ni belle ni moche…des traits un peu grossiers, issue du peuple, des mains usées par le manche du balai…mais aussi un cul musclé, des cuisses pareilles et une poitrine opulente qu’elle ne manquait pas de mettre en valeur…toujours un mot gentil pour tous. Une gardienne en somme. Elle rendait des services: recevait les paquets, assurait la présence quant au chauffagiste. Et puis en plus des charges, je lui filais 100 euros vers Noël. Voilà le décor.
Un soir, je sors, je bois, je rentre… quatre-cinq heures. Plus de clés dans mon jeans…je pue l’alcool, je fais le code, cherche mes clés, rien à faire, je me contrains à sonner chez la gardienne. J’attends, un peu, vois une lumière, entends des bruits de pas. Une main écarte le rideau…Elle glisse un oeil, me jauge. Estime que j’ai une tronche sympathique. Elle murmure à travers la porte, « J’arrive, veuillez patienter trente secondes ». Cinq minutes plus tard, elle ouvre la porte. Mon esprit embué par différentes substances, je ne lui ai pas dit que je voulais simplement mes clés. Elle s’est délicatement parfumée, s’est arrangée et n’ a pas sorti un immonde peignoir pour me recevoir.
« J’ai paumé mes clés, fis-je, vous pouvez me donner les doubles, s’il vous plait, merci ». « Bien sûr me répond-elle, je vais les chercher. Rentrez le temps que je les trouve. ». Je rentre, je m’assois, je reluque l’intérieur. Pas un bouquin, deux trois magasines de merde. C’est propre, propret même. « vous voulez boire un truc » me fait-elle. « Ouais, un rhum coca » « je pensais plutôt à une infusion » répond-elle. « ok, un rhum coca sera parfait ». Elle me sert la boisson, de même pour elle. En revanche toujours pas clés. Elle avait envie de parler. Je la laissai. J’en appris. Le type du 4ème était bien pd comme je m’en doutais. Une autre couchait avec untel et untel, et puis la famille trucmuche avait des problèmes de blé. Rien de bien fascinant mais rafraîchissant à cette tardive. L’heure, l’alcool…que sais-je encore. Elle m’avait attendri à me débiter des conneries sans intérêt. Je me rapproche, lui mets la main entre les cuisses, douces et musclées et moites. Elle les écarte, hausse les reins …oppose la bassin. Elle est épilée…c’est propre. J’ai déjà la gaule, s’excite à l’idée qu’elle me fait de l’effet. La ronde continue, un peu maladroitement certes, les corps ne se connaissent pas encore tout à fait et puis finalement on trouve nos repères.
Je pense que c’est la consommation du porno sur internet qui a fait de toutes les filles aujourd’hui des actrices de cul en puissance, et ma gardienne ne dérogeait pas à la règle. J’aurai payé que je n’aurai pas obtenu des trucs aussi salaces.
Mon erreur fut de m’endormir chez elle et donc de m’y réveiller, partageant ma couche avec celle qui gardait mon immeuble. Pourtant la règle est simple, tirer ton coup et mettre les bouts. A cette règle, j’en avais transgressé une autre. Les Anglo-Saxons ont l’expression NIMBY, not in my backyard, pour expliquer qu’il y a des choses qu’on ne fait pas dans son voisinage…
La suite du cauchemar prochainement.
Dénominateur commun
Sozial — Article écrit par Vittorio le 12 octobre 2011 à 20 h 13 minQuand j’étais gosse et que je feuilletais l’Ancien Testament raconté aux enfants et illustré de gravures de Gustave Doré, j’y voyais le Bon Dieu sur un nuage. C’était un vieux monsieur, il avait des yeux, un nez, une longue barbe et je me disais qu’ayant une bouche il devait aussi manger. Et s’il mangeait, il fallait aussi qu’il eût des intestins. Mais cette idée m’effrayait aussitôt, car j’avais beau être d’une famille plutôt athée, je sentais que l’idée des intestins de Dieu était blasphématoire. Sans la moindre préparation théologique, spontanément, l’enfant que j’étais alors comprenait donc déjà qu’il y a incompatibilité entre la merde et Dieu et, par conséquent, la fragilité de la thèse fondamentale de l’anthropologie chrétienne selon laquelle l’homme a été créé à l’image de Dieu et alors Dieu a des intestins, ou bien Dieu n’a pas d’intestins et l’homme ne lui ressemble pas.Les anciens gnostiques le sentaient aussi clairement que moi dans cinquième année. Pour trancher ce problème maudit, Valentin, Grand Maître de la Gnose du IIe siècle , affirmait que Jésus « mangeait, buvait, mais ne déféquait point ».La merde est un problème théologique plus ardu que le mal. Dieu a donné la liberté à l’homme et on peut donc admettre qu’il n’est pas responsable des crimes de l’humanité. Mais la responsabilité de la merde incombe entièrement à celui qui a créé l’homme, et à lui seul.
Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être
Encore ? Encore… Le corps de Jésus, à l’évidence, ingère des symboles, mais ne digère pas, on n’excrète pas du concept… Chair extravagante, insoumise aux caprices de tout un chacun : le Messie n’a pas faim ni soif, il ne dort jamais, ne défèque pas, ne copule pas, ne rit pas.
Onfray, Traité d’athéologie.
Dans un de ses ouvrages, Claude Lévi-Strauss raconte un épisode classique qui arrive à tout explorateur du début du 19eme siècle lorsqu’il parvient jusqu’à une tribu primitive. Immanquablement, il se voit proposer une ou plusieurs femmes pour la nuit. Offrande ? Cadeau ? Coutume d’hospitalité ? Rien de tout cela. Si le primitif offre une femme à cet être inquiétant, venu d’ailleurs, de peau blanche et paré d’étrange atours et outils, c’est parce qu’il a peur : peur de se retrouver face à un Dieu ou un quelconque esprit maléfique. Or si cet être couche avec une femme de la tribu, c’est qu’il fait comme n’importe quel homme de la tribu, connait les mêmes désirs, possède les même organes, etc..Bref qu’il est humain. Parfois le primitif demande d’emblée à l’étranger de montrer ses parties génitales, ou encore il le scrute en secret pour s’assurer qu’il est soumis aux mêmes besoins naturels inhérents à la digestion.
Bite, couilles, baise, pipi, caca. Les plus petits dénominateurs communs qui obsèdent et dont la preuve rassure les insatisfaits de l’insatisfaction.
C’est au fond la même question qui a hanté les primitifs de l’esprit lorsqu’ils se demandaient si Jésus faisait caca. Même Céline tombe dedans, dans ses pamphlets, entre autres obsessions de sodomie, chair molle contre muscle, etc…
Nous en sommes régulièrement témoins ici. Il arrive en effet que nos contradicteurs en viennent à utiliser le vocabulaire salace lorsqu’ils n’ont plus rien à objecter, comme XP l’a relevé. Et encore, lorsqu’ils font l’effort d’objecter en préambule. C’est aussi une coutume de langage propre aux souverainistes, on pensera à son incarnation moderne, Dominique Vilpin, lui qui voulait prendre la France parce que ça la démangeait des hanches.
Le salace c’est le langage du collectiviste qui tente de ramener l’individualiste dans le groupe, dans la société comme groupe et groupe comme société. Le collectivisme, mouvement puritain et asexué, a toujours été pris d’une défiance d’ordre sexuelle envers l’individualisme, et il n’a pas tort. Séparation claire et nette du privé et du public, importance de la vie privée, du libre arbitre, de la responsabilité, de la liberté, acceptation de l’inégalité innée (à commencer par les rôles sexués), l’individualisme donne vraiment le bâton pour se faire battre. A l’érotisme symbolique de l’individualisme conséquent de toutes ses séparations, le collectivisme ne trouve comme moyen de défense que le salace. Bite, couille, pipi, caca. Il veut rétrograder l’individualiste à ces plus petits dénominateurs communs.
Lorsqu’un collectiviste vous insulte ou parle de sa bite, ce qui arrive souvent, il ne cherche pas le désaccord, mais l’accord. Il veut vous faire tomber dans le groupe, par sa voie la plus commune. Il veut que vous lui répondiez sur le même mode. L’über-collectiviste, c’est à dire le chef de meute, ou celui qui l’imite, lui se doit d’incarner le phallus comme tout bon chef à plume-seule exception logique à la règle- il se met à bramer et à sortir son engin en vous mettant au défi de faire de même. Ses serviteurs eux vous suivent dans la brousse, avec leurs peintures de camouflage, pour voir si vous faites caca.
Tout ce langage codifié, par définition, ne se résume pas à un retour à l’animalité, en effet, le retournement du langage contre lui-même par son asservissement au biologique et au commun, bref à la chair-comprendre ici au sens de viande- est bien la négation de l’incarnation, son opposition non dans le silence, mais dans la viande qui parle. Incarnement disait d’ailleurs Céline*. Obsession du biologique comme origine voulant contredire le Verbe premier.
NB1 : à la question légitime de Kundera, pour ne pas dire l’intuition, j’ai trouvé logique de donner également les mensonges factuels d’Onfray en exemple, qui, pour son traité d’athéologie ne s’est donné la peine de lire ni les évangiles (où il est écrit que Jésus a faim, qu’il mange et qu’il dort) ni la théologie de base (St Thomas d’Aquin) et qui en conclut l’inverse de ce qui est dit…Ça s’appelle un philosophe rationnel et rigoureux, parait-il.
NB2 : Jean Clair, critique d’Art, a aussi souligné dans ses ouvrages la place grandissante donnée aux thèmes du fécale, de la putridité et des sécrétions dans l’art contemporain, c’est à dire que ces artistes plastiques n’ont plus que ces plus petits dénominateurs comme outils conceptuels, sans évidemment comprendre une seconde ce qu’ils révèlent malgré eux et évidemment sans le moindre talent.
*D’un château l’autre. Jeu : saurez-vous retrouver tout les thèmes souverainistes ? : )
Étiquetté : catholicisme, Céline, collectivisme, Vivre ensemblePrenez n’importe quel bigorneau, dites-lui dans les yeux qu’il incarne!…vous le voyez fol!…vous l’avez à l’âme! il se sent plus!…Pétain qu’il incarnait la France, il a godé à plus savoir si c’était du lard ou cochon, gibet Paradis ou Haute-Cour, Douaumont, l’Enfer, ou Thorez…il incarnait!…le seul vrai bonheur de bonheur l’incarnement!…la tête serait partie toute seule, bien contente, aux anges!…mettez que demain ils se remettent à nous rationner…qu’on arrive à manquer de tout…vous grattez pas!…le truc d’incarner vous sauvera!…vous prenez n’importe quel bizut, n’importe quel auteur provincial, et vous y allez! vous l’empoignez, vous le pétrissez là, devant vous… »Oh, Dieu de Dieu, mais il y a que vous!…y a que vous pour incarner le Poitou! » Vous lui hurlez! « Vos chères 32 pages ? Tout le Poitou! » Ca y est!…vous manquez plus de rien! à vous les colis agricoles!…vous recommencez en Normandie!…puis les Deux-Sèvres! et le Finistère! vous êtes paré pour cinq, six guerres et douze famines!…vous savez plus où les mettre vos dix! douze tonnes de colis! les Incarnateurs donnent, renchérissent, se lassent jamais!
A comme Algérie
Politique, Sozial — Article écrit par Lounès le 10 juin 2011 à 11 h 54 minBon ça y est, ton grand-père est né en Algérie alors faut que tu sois arabe encore trois siècles après ?! Ouais moi c’est vrai mon grand-père est arménien alors faut que je porte une grosse moustache ! Moi j’ai une grosse moustache et toi tu te mets en déguisement du GIA devant Carrefour cool, et l’Islam est ta religion, comme Papa, vachement original! L’arabe est musulman et le juif est juif. Comme ca tout est propre, tout est bien rangé, chacun dans son tiroir et bientot chacun son territoire ? A toi Sarcelles, à toi Saint-Denis et à moi le blanc-bec un dernier bastion dans l’Aveyron ? Ouais parce que ya blanc, blanc blanc blanc et noir noir noir noir.
Déchiqueté part une bombe a Tel-Aviv, égorgé à Alger, décapité à Kinshasa, t’as le choix. Alors logiquement tu choisis la belle vie à Paris. Enfin, la belle vie les mecs tant que vous ramenez pas ici vos bombes et vos machettes ! Donc on vit en France, fils d’immigrés, arménien, algérien, haïtien, juif marocain. On vit en France mais on porte pas la casquette France non, on porte la casquette Algérie Israël Black Power. Bon si c’était des casquettes folkloriques sympas, des t-shirts marqués « Viens bouffer le couscous chez moi », on s’éclaterait. A midi je bouffe arabe, le soir je bouffe juif. Cool! Ça me fait voyager sans bouger ! Mais non, sur la casquette ya marqué : je suis le fils de l’arabe donc j’emmerde le juif, je suis le fils du juif donc j’emmerde l’arabe. Et donc je suis le fils du blanc, beauf raciste colonialiste esclavagiste nazi puisque forcement mon père était beauf raciste colonialiste esclavagiste nazi, et je finis par me tatouer la croix gammée sur le front national ! En fonction du coït de Papa Mama, marquez blanc juif arabe noir sur la casquette…
Jean-Louis Costes
L’Algérie c’est politiquement le bled qui a le plus tout foiré tout vendangé tout gaspillé. Du gâchis du gâchis dont on n’a pas idée et il n’y a guère que les très vieux blédards et pieds-noirs pour savoir à quel dernier cran de gâchis ce pays a été rendu en quelques décennies.
Voilà une province qui aurait pu devenir la Californie de l’Afrique mais qui, sans cesse attirée par un tropisme mortifère un irrésistible goût pour la merdification, est devenue une sorte de machin brejnevien grotesque, encroûté dans une fierté stérile et dans la dénégation de ses responsabilités.
Pays ruiné, pays dont on a honte de faire partie (honte souvent retournée en « fierté » disproportionnée), pays qui se coule lui-même par l’épuration systématique de tout apport occidental, par la persécution systématique des minorités chrétiennes et kabyles, jamais assez repu d’uniformisation et de nivellement vers le bas, à savoir vers l’arabisation et l’islamisation, garanties à toute épreuve d’immobilisme intellectuel et de stagnation économique.
Je sais bien que l’on est à une époque où « on ne peut rien dire », une époque où c’est raciste de dire la vérité sur ce pays à commencer par celle-ci : les Algériens n’ont rien foutu de bon ni rien construit de beau depuis l’indépendance. Allez-y voir à Alger. Il n’y a rien là bas qui fonctionne qui ne soit pas français ou chinois. L’énergie, le BTP, le transport tout… A côté de ça, il y a ce tintamarre permanent pour les « martyrs ». Il y a le monument des martyrs le cimetière des martyrs la rue des martyrs l’esplanade des martyrs… Martyrs tués par les méchants blancs cela va sans dire. Pourtant, cela reste à prouver. Lorsqu’on sait qu’à l’indépendance la première initiative du FLN, le parti encore au pouvoir aujourd’hui, fut de massacrer dans des conditions abominables plus de 100 000 « harkis », c’est à ne plus comprendre qui sont les bourreaux et qui sont les martyrs.
S’il y a bien une raison pour laquelle je n’ai à priori aucune sympathie pour les CPF c’est parce que je hais d’instinct leur lâcheté sur les questions relatives à leur identité ethnoculturelle. Il n’y en a pas un seul pour inventer son propre parcours. Tous ils copient, ils suivent. Pourtant ils se la jouent rebelles hein… C’est là leur défouloir : appliquer à la France la rage vengeresse qu’ils n’on pas les couilles d’appliquer à leur pays d’origine, pourtant le vrai responsable de tous leurs maux.
S’il y a une révolte là bas souhaitons qu’elle soit brève et non sanglante. Souhaitons que la clique du FLN se fasse dégager avec des coups de pied au cul et se trisse par avion vers un désert bien infâme peuplé de scorpions et de serpents, univers à la mesure de leur capacité d’innovation prouvée et éprouvée, car il faut the right man at the right place.
Un pays uniformisé au point que la population se compose à 98% de muslims n’a aucune leçon de tolérance à donner au monde. Un pays dont l’histoire est jalonnée de massacres de masse, de corruption et d’immobilisme n’a que le droit de fermer se gueule et de demander humblement de l’aide.
Le « bled » je m’en souviens très bien. C’est très laid et très anxiogène. Cela se sent lorsqu’on y est : il y a là un truc qui déconne, et les « mystères de l’orient » n’ont en réalité rien de mystérieux et ne sauraient faire oublier un diffus mais constant sentiment de malaise. Le bled en été, lorsque 40% de chômage astreignent à résidence presque toute la population masculine de moins de trente ans, le climat brûlant catalyse ensemble les derniers éléments tangibles du paysage, goudron, ordures, et chats errants maintenant ainsi en état de perpétuelle ébullition une population pourrie par les ragots de palier et jalousies et terrorisée par un islam obscurantiste qu’il convient surtout de ne jamais offenser, population qui surnage en promiscuité étroite dans des HLM qui feraient passer les barres de Grigny pour des résidences de luxe. Oui parfaitement, la France même en HLM c’est un luxe. C’est à croire qu’ils ont oublié d’où ils viennent.
Enfin
Sozial — Article écrit par Blueberry le 1 avril 2011 à 8 h 38 minEnfin !
Enfin la prostitution risque de devenir interdite en France.
Il n’existe pas de prostitution libre, choisie ou consentie
Nous dit notre ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot. Ce qui amène celle-ci à évoquer la pénalisation des clients.
Cette pénalisation est, en vérité, contrairement à la pénalisation de certaines transmissions du sida, une excellente chose.
Si je n’y vois aucun inconvénient c’est, bien entendu, parce que je ne suis pas client de prostituées. Pour une multitude de raisons. Des préoccupations hygiéniques déjà. Ensuite, si on veut vraiment tirer son coup, il n’est pas nécessaire de payer de cette manière. Non, il vous suffit de sortir le soir. Au final cela ne vous reviendra pas plus cher. Mais vous aurez bu. Vous aurez l’illusion d’une propreté plus grande. Vous aurez au moins joué le jeu de la séduction. Et puis c’est également meilleur pour l’ego.
Disons le franchement, il n’y a, aujourd’hui, aucune bonne raison qui justifie d’aller voir une prostituée. A part si vous n’avez pas les moyens de vous taper des jolies jeunes filles et que vous n’aimez que celles-ci. Ce qui signifie que vous êtes tout à la fois pauvre, moche et con. Sinon, si vous n’avez pas ne serait-ce qu’un seul élément de ce triptyque, vous n’avez aucune raison valable pour ne pas accrocher une jolie jeune fille. Bref, on peut tourner les choses dans n’importe quel sens, voir une prostituée aujourd’hui, c’est le signe indubitable que vous êtes un loser de haut niveau. D’ailleurs quasiment personne n’avoue fréquenter des prostituées. C’est la honte. Il n’y a rien à sauver.
La pénalisation va changer un peu cela.
Désormais, il y aura le petit goût de l’interdit, de la faute (pénale) et de l’opprobre public. Jusqu’ici, tant que vous ne risquiez rien, la seule excitation que vous pouviez ressentir était le risque que votre femme ou votre entourage soit au courant si vous n’avez vraiment pas de chance. C’était un peu mince. Et les choses n’allaient pas en s’arrangeant avec l’idée récente et dégueulasse de réouvrir les maisons closes.
Alors même que les maisons closes c’est un peu l’équivalent pour le sexe des bus médicalisés pour les toxicomanes.
C’est, autrement dit, enlever toute signification sociale déviante à un geste dont l’intérêt tient précisément, pour une bonne part, à sa déviance -à l’origine tout du moins. Quel est l’intérêt de ce faire un fix dans un bus propre, à l’intérieur blanc médical aseptisé, avec des infirmières, des médecins et des seringues propres ? Hein ? Autant devenir fonctionnaire dans l’administration territoriale.
Eh bien il en va de même pour le sexe tarifé légal et organisé dans une maison close. C’est une hérésie. C’est Orwellien. Rien d’étonnant à ce que les semi-demeurés de Canal + aient sorti une série française sur ce sujet. Et que ce soient des députés UMP qui aient évoqué à un moment la réouverture de ces maisons, rêvant de cadre juridique, d’assistantes sociales et de contrôles multiples (dont fiscaux).
Les pratiques sociales les plus agréables sont celles qui ne sont pas -ou faiblement- encadrées. L’idéal étant qu’elles soient également illégales.
Cochons de payants
Sozial — Article écrit par Nicolas le 8 février 2011 à 16 h 41 minPage 54 du Livret d’Accueil de l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrants (curieusement il ne semble pas exister d’Agence nationale du retour au bled et à la brousse à coups de pied dans le cul) :
Page 54 :
Vous n’avez pas travaillé en France ou vous n’avez pas assez travaillé pour avoir des droits à la retraite
Vous pouvez demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) (en 2008 : 7 537,29 € par an pour une personne seule ; 13521,27 € par an pour un couple) si vous réunissez les trois conditions suivantes :
- vos ressources annuelles sont inférieures à un certain montant (en 2007 : 7 635,53 € pour une personne seule, 13 374,16 € pour un couple marié) ;
- vous avez au moins 65 ans (ou au moins 60 ans si vous êtes inapte au travail) ;
- vous êtes autorisé à résider en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer.
Vous devez vous adresser à la caisse d’assurance vieillesse auprès de laquelle vous avez des droits à retraite ou, si vous n’avez pas de droits à retraite, à votre mairie ou au centre communal d’action sociale compétent pour votre résidence.
(…)Le conjoint du titulaire de la carte de séjour « retraité » qui a résidé régulièrement en France avec lui, bénéficie d’un titre de séjour lui ouvrant les mêmes droits (loi n° 98-349 du 11 mai 1998 – article 10). »
Après les algériens pensionnés par la France qui meurent presque tous plus que centenaires ou les pensions de réversion en Afrique noire où les viellards pensionnés épousent de très jeunes filles… continue de payer des impôts et de cotiser, Bitru, sinon tu serais raciste et indigne de l’humanisme républicain !
Étiquetté : cotisations, finances, impôts, naufrage, retraites, social
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