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Les climato-sceptiques, idiots utiles de l’écologie

Science — Article écrit par le 21 mars 2013 à 9 h 38 min

Ces dernières semaines on s’agite du côté de ceux qui se nomment les « climato-sceptiques » et s’imaginent lutter contre les « réchauffistes ». Est-ce la perspective d’un prochain rapport du GIEC ?

Dans la série des articles écrits par nos libéraux cosmiques préférés et publiés sur Contrepoints, de H16 à un éminent membre de l’UDC, on trouve un certain István E. Markó de l’Université catholique de Louvain.

Certes, il ne s’agit pas de l’Université la plus réputée d’Europe en climatologie, mais ils ont au moins un département s’y rapportant. Dont ne fait pas partie István E. Markó néanmoins. Ils sont terribles ces climato-sceptiques, généralement ils ne sont jamais là où on les attend. C’est à dire étudier la climatologie la semaine. Non, eux, ces grands fous, ces bourreaux de travail, ces machines ne se reposant jamais, préfèrent s’y adonner le week-end.

La climatologie en hobby.

Pourquoi pas.

Remarquez, dans le cas d’István E. Markó, c’est quand même dommage qu’il ne se rapproche pas de ses collègues climatologues de la même Université que lui. D’autant qu’ils ont conçu un site internet pour répondre à ses interrogations et à celles de ses amis « climato-sceptiques ».

Voilà sans nul doute un manque flagrant de communication dans le monde universitaire.

Ou une histoire belge.

Quoiqu’il en soit, pour ma part, n’étant pas climatologue ou paléoclimatologue du dimanche, je serais bien en mal d’utiliser le jargon scientifique relatif à ces questions.

Toutefois, alors que je ne suis pas plus ingénieur en structure des bâtiments qu’architecte, je dois avouer que, malgré cette autre lacune, je n’ai jamais souscrit aux théories du complot concernant le onze septembre. Pourquoi ? Premièrement parce que ces théories se révèlent légèrement insatisfaisantes intellectuellement. Et les climato-sceptiques ne font guère mieux de ce point de vue que le premier conseiller du Hezbollah venu.

Deuxièmement parce que les climato-sceptiques sont de gentils guignols de la démarche scientifique.

Et quand je dis guignol je suis néanmoins en dessous de la vérité. Ainsi, dans le cas du sieur István E. Markó, il suffit d’avoir une connexion internet en état de marche pour observer que les références qu’il fait sont tout simplement fausses, incomprises ou introuvables.

A ce propos, on serait bien en mal de savoir où et quand tel scientifique ou telle institution aurait déclaré publiquement telle ou telle chose que lui fait dire István E. Markó… Il n’y a tout bonnement aucune source indiquée dans son texte. Rien. Nada. Alors même que l’auteur montre par ailleurs sa capacité (un autre de ses hobbies ?) à introduire des liens hypertextes dans son article. Heureusement, d’autres font les liens qui vont bien.

Et là, c’est le drame.

Ainsi, étrangement, quand on se rapporte au matériel originel (ce que István E. Markó suggère comiquement de faire au début de son papier) on ne retrouve rien de ce que ce dernier prétend avoir lu ou compris. On s’aperçoit donc qu’il n’y a eu aucune « fuite » du rapport AR5 du GIEC. Ou bien on constate que le MET office ne dit rien de ce que István E. Markó veut lui faire dire en son nom. Et j’en passe.

C’est embarrassant tout de même.

Encore une fois, il ne s’agissait même pas de rentrer dans un débat scientifique autour d’une merguez de barbecue un beau dimanche de printemps et de deux ou trois litres de pastis. Non, il s’agissait juste de se contenter de vérifier si István E. Markó fait dire aux différentes institutions ou personnes ce qu’elles ont réellement déclaré.

Et il s’avère simplement que non.

Ce qui augure mal, vous le reconnaîtrez avec moi, de l’ensemble de son œuvre.

C’est terrible, terrible, de ne pas pouvoir mettre en lien ou reproduire fidèlement quelques études faites par des climatologistes ou des paléo-climatologistes et publiée par une revue scientifique avec une évaluation par les pairs. C’est qu’on se retrouve ensuite réduit à ne pas traduire fidèlement leurs propos ou conclusions. Ou à sélectionner un seul mot, une phrase ou un graphique afin de lui donner un sens tout à fait autre puisque utilisé isolément.

Fichtre.

En attendant d’observer de nouvelles prouesses d’István E. Markó et de ses amis climato-sceptiques, je rejoindrais néanmoins un autre professeur interviewé en même temps que lui, Edwin Zaccai, déclarant

Il y a toutes sortes d’incertitudes liées aux sciences du climat, mais les grands éléments que j’ai cités [réchauffement climatique, et réchauffement climatique anthropique] sont établis de façon cohérente. Cela dit, il y a beaucoup de débats tout à fait légitimes sur le fait de savoir ce qu’il convient de faire. Faut-il tout de suite, de façon coûteuse, couper les émissions de CO2 ? Est-ce que, d’autre part, le réchauffement va avoir des effets positifs et/ou négatifs sur les sociétés ? Ces questions, pour moi, sont légitimes. Mais lorsque l’on remet en doute le fait d’avoir un phénomène de réchauffement climatique, alors cela ne tient plus.

Et c’est là qu’on se dit qu’il est tout de même atterrant que tous ces débats passionnants soient réduits à leur plus simple expression citoyenne par l’action de climato-sceptiques s’arque-boutant sur le réchauffement climatique et son caractère anthropique.

Ce champ des Merles climato-sceptiques.

Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, de formuler des critiques aux scientifiques des sciences du climat, de repérer des biais, des conflits d’intérêt ou que-sais-je-encore. Mais voilà, sauf à penser que les américains ne se sont jamais rendus sur la lune, l’immense majorité des climatologues ne font pas partie d’un complot écolo-scientifique. Certes, ils peuvent subir, là encore disons-le, des pressions, biais, conflits d’intérêts, influences, etc. Il n’est pas très compliqué, même si les climato-sceptiques ne se concentrent que rarement dessus, d’imaginer lesquels.

Mais comme tout chercheur quelque soit sa spécialité.

Et comme tout professionnel ou homme au-delà. Rien de bien neuf. Pour répondre à tout cela des mécanismes existent. Ils ne concernent pas seulement les climatologues d’ailleurs. Ces mécanismes ne sont pas parfaits et la recherche scientifique elle-même ne se réalise pas hors-sol et hors-époque. Mais voilà. Œuvrant sous le regard des climato-sceptiques névrosés, de lobbys écologistes ou d’industriels, il faut constater que les climatologues sont parmi les chercheurs les plus surveillés. Ce qui n’est pas anormal.

Mais de cela, il n’en est guère question in fine. Et ce malgré le climategate. Qui, loin d’être une critique méthodologique, n’a finalement représenté qu’une tentative de dévoiler un prétendu complot. Autant dire que, encore une fois, on est très loin de la science et très proche du politique.

Eh, ce n’est pas parce qu’un article halluciné de wikilibéral prend un scientifique en point de mire, l’accusant d’être un militant écologiste forcené et membre du complot planétaire, que ce dernier n’a pas vu ses travaux validés pour la publication par ses pairs, repris, testés ou critiqués, etc.

Ainsi va la science.

Elle.

Pourtant, avec les climato-sceptiques, on peut constater que les journalistes tombent dans le catastrophisme, que toutes les parties d’un rapport du GIEC ne se valent pas, que les politiques utilisent ce levier pour imaginer de nouvelles taxes et que les écologistes en font leur petit commerce. De même peut-on aller sans trembler jusqu’à l’idée que l’état actuel de la science du climat n’est pas totalement satisfaisant, que les modèles climatiques ne sont pas parfaits, que certaines variables sont encore mal prises en compte, etc.

Pire, autant je vois peu d’intérêt et de réalisme pour le citoyen de dénier tout sérieux à l’état actuel de la science sur le climat, autant je ne comprends pas qu’il puisse être exclu de la question sur les bénéfices ou les inconvénients qu’il pourrait retirer de ce réchauffement climatique et, encore plus, de ce qu’il convient de faire devant lui aujourd’hui. Et, sauf dans les délires climato-sceptiques, la plupart des scientifiques (qui ne se confondent pas avec les écologistes…) ne voient aucun inconvénient à ce que cela soit discuté largement et librement.

Mais de ce sujet les climato-sceptiques s’en sont-ils emparés ? Pas vraiment. C’est que ces derniers considèrent qu’il ne faut rien faire et rien changer puisque le réchauffement climatique n’existe pas. Vous ne les verrez donc pas s’étendre sur le sujet.

C’est à peine si je ne suspecte pas certains d’entre eux de juger le réchauffement climatique comme quelque chose de fondamentalement mauvais s’il devait survenir.

Comme le premier écologiste venu en quelque sorte.

Les libéraux ont pourtant matière à être présents sur ces questions. Ce n’est pas parce que le réchauffement climatique anthropique existe que le libéralisme serait voué à fermer sa gueule. Sauf si, bien sûr, les libéraux se commettent dans leurs errements actuels et persistent à se montrer inaudibles. Au contraire, il serait bon d’avoir des libéraux qui promouvraient des solutions autres que la décroissance comme seul horizon au changement climatique. Ce serait agréable.

Mais ils ne veulent pas nous faire plaisir.

Moi, à mon échelle, au moins, je fais ma part en laissant tourner le moteur de mon diesel dans mon jardin pendant la nuit.

C’est peu, mais c’est déjà ça.

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Master réchauffement climatique

Science — Article écrit par le 28 février 2013 à 8 h 37 min

Howard Wolowitz est l’un des rares ingénieurs à m’être sympathique.

Les autres conduisent mal, s’expriment avec difficulté ou compensent leur honte de n’avoir qu’un master par une politique de développement sans fin de leur ego. Certes, ce ne sont pas les seuls. L’autre jour j’ai ainsi pu entendre à la télévision un chirurgien plastique se piquer de faire aussi de la philosophie. Tragique. Demain, pourquoi pas, les chirurgiens orthopédistes, ces menuisiers spécialisés, s’inventeront historiens. Et après-demain les journalistes prétendront que leur métier ne saurait être qu’intellectuel.

L’inverse est bien moins vrai.

Eh, ce n’est pas parce qu’un docteur ès sciences économiques passe un jour la tondeuse qu’il se prétendra le lendemain docteur ès sciences économiques-jardinier pour faire bien en société.

Des ingénieurs, vous en avez comme Jean-Marc Jancovici qui, conscient de ses limites, préfère n’expliquer le réchauffement climatique qu’à sa fille. Et vous en avez de l’autre côté qui dénoncent, à la suite de Claude Allègre (qui lui a un doctorat) la réalité de ce réchauffement climatique, a minima dans sa version anthropique.

Autant je comprends aisément pourquoi on peut regarder avec méfiance le phénomène du réchauffement climatique, autant je n’ai jamais compris ces contempteurs soient aussi nuls. Or, amis -ou ennemis- libéraux (puisque contrairement à la légion d’honneur, le titre de bon libéral, s’il est également décerné, l’est par des autorités légèrement plus floues), je ne peux raisonnablement présumer que vous soyez tous nuls. D’autant que cette nullité touche au-delà des libéraux.

Ainsi, Jean-Pierre Bardinet (que je viens de découvrir via le boulevard Voltaire), ingénieur de son état, et ce à l’ENSEM (École Nationale Supérieure d’Electricité et de Mécanique) de Nancy peut-il être libéral -ou non.

Moi, je n’en sais rien.

Et je m’en fous un peu.

Mais pourquoi, pourquoi, ces ingénieurs a priori pas plus cons que la moyenne des français finissent-ils tous par critiquer le phénomène de réchauffement climatique en usant d’arguments scientifiques ? Pourquoi ? Tenez, mon coiffeur aussi me parle de choses qui le dépasse, mais ses interrogations et constats sur le temps restent généralement bon enfant et dénués de tout termes scientifiques.

D’autant qu’en usant de la sorte ils ne peuvent convaincre ni le complet profane qui n’y entend rien mais n’est pas impressionné par des mots compliqués, ni le chercheur qui, au mieux, en fera une blague pour ses collègues à la machine à café.

Ainsi, Jean-Pierre Bardinet écrit en entamant sa conclusion d’un vieil article où il a souhaité démontrer que le réchauffement climatique était un mythe,

Je résume et ne vous fais pas un topo détaillé sur les AMP (Anticylones Mobiles Polaires) ni sur les AA (Agglutination Anticyclonique) – qui sont les ennemis no 1 du GIEC…

Il y en a pour tous dans cette phrase magique. Le profane n’y bite rien, le scientifique explose de rire et se désole de ne pas avoir le topo détaillé mais, en fait, seul le complotiste en a vraiment pour son argent.

Pourquoi s’attaquer aux scientifiques dont les résultats sont publiés dans la première partie des rapports du GIEC alors que les deux autres parties -plus le résumé pour les décideurs- sont nettement plus glissants et ouvrent aisément la porte à des critiques multiples ? Pourquoi se tenir arc-bouté sur le caractère non-anthropique du réchauffement climatique ou même dénier toute réalité à celui-ci ?

Je sais bien que l’idée du réchauffement de nature anthropique est un élément puissant pour culpabiliser, mobiliser et contraindre les populations -et les libertés. Je sais bien qu’il apparaît à beaucoup que cette idée est bien trop commode pour être honnête. Mais, quoiqu’on en pense, ce combat est perdu.

Fini.

Terminé.

Rideau.

Il faudra vous le dire comment ?

Le deuxième combat, en ces heures d’inscription dans la constitution du principe de précaution ou de combats incessants contre toute tentative d’aménagement d’autre chose que des parcs nationaux, est en passe d’être perdu lui aussi. La bio-ingénierie a fini par devenir suspecte, les conséquences du changement climatique sont quasi-uniquement vues comme autant de drames, ces impacts sont maximisés, l’adaptation minimisée et le coût de tout cela s’enfonce encore plus profondément que le fameux trou de la sécu française.

Ce deuxième combat, lui, devrait pourtant être mené.

Tout le monde n’est pas un putain de hippie vénérant Gaïa et considérant que l’espèce humaine est le virus de cette planète et, quasiment, un corps étranger. L’utilisation des sciences du climat pour servir des objectifs politiques est une évidence dénoncée dans bien des pays en voie de développement. La culpabilisation et la repentance écologistes rencontrent certes un terrain favorable dans nos sociétés profondément chrétiennes mais il ne faut pas oublier que, fanatiques exceptés, les européens ont également une bonne tradition de contournements ou d’accommodements plus ou moins hypocrites pour gérer cette culpabilité. Ainsi vend-t-on des indulgences modernes à Nature & Découverte pour compenser ses émissions carbone et tout le monde trouve ça très bien même si aucunes de ces indulgences ne trouve preneur. Et les voitures consommant moins sont également plébiscitées mais surtout parce que l’essence est devenue chère.

D’ailleurs, ce n’est peut-être pas tout à fait un mystère ou un hasard si le thème du réchauffement climatique est apparu avec la raréfaction du pétrole accessible pour pas cher.

Mais je m’avance peut-être un peu trop.

Comprenez moi, il ne serait nullement question d’empêcher, si j’en avais le pouvoir, les ingénieurs d’entretenir et partager leur avis sur le thème du réchauffement climatique et ce même si, manifestement, l’angle scientifique leur semble souhaitable et qu’ils se concentrent précisément sur ce qui est le plus compliqué pour eux de critiquer ou, tel Jean-Marc Jancovici, de justifier.

Je ne suis juste pas certain que l’efficacité -et surtout la pertinence- soit au rendez-vous.

Mais qui suis-je pour le dire n’est-ce pas ?


la drague, la drague, la drague

Science — Article écrit par le 14 mars 2011 à 12 h 43 min

La victoire idéologique n’est plus tout à fait une illusion. Reste, néanmoins, une image à peaufiner. En effet, l’image du réac reste trop monolithique dans l’imaginaire abscons des médias. Un « journaliste » (ou devrais-je dire un fonctionnaire) de Rue89 par exemple, ne pourra jamais comprendre qu’un type puisse voter Sarko ou MLP et écouter Jimi Hendrix, voire manger japonais et boire un vin chilien. Mieux, un journaliste du monde ne pourra pas comprendre qu’un type vote MLP et fume un pétard. Le journaliste du monde veut la légalisation du cannabis à fumer partout et tout le temps lorsque le réac ne demande rien et fume son joint tranquillement chez lui, sans faire chier personne et et sans que personne ne l’emmerde.

Mais revenons à des sujets plus sérieux que les récents gazouillis politiques, à savoir la drague… et je ne parle pas du petit merdeux derrière son écran…je parle de terrain, de la drague de haut vol, de celle que pratiquent les aristocrates de la chose…à savoir, choisir une femme dans la rue, un magasin…lui faire la sérénade et enfin coucher avec elle…car après tout c’est tout ce qui nous intéresse…ou presque…j’apprécie tout à fait les conversations des femmes, j’aime cette légèreté, en revanche, dès qu’une femme parle politique, elle perd son charme…la drague aujourd’hui, c’est difficile et j’y vois deux raisons fondamentales…la première est le choc technologique qui fait que chaque poule dans la rue a ses écouteurs fixés sur les oreilles ou est en pleine conversation avec son blackberry Torch…la seconde est bien entendue la multiplication de la racaille dans les rues qui sifflent, insultent, emmerdent la poule lorsque celle-ci ne demande qu’à être séduite dans les règles de l’art, et c’est un noble art…comme la boxe, à la fin, il y aura un vainqueur…celui qui drague et qui réussit à amener la femme au lit…ou ce même qui n’arrive pas à ses fins….parce que ce qui compte, c’est l’acte sexuel, la conquête du con…donc la poule d’aujourd’hui est très peu libre entre son téléphone, son ipod et craintive, ce qu’on ne peut décemment lui reprocher…il existe toujours des fenêtres de tir, moins nombreuses…donc il ne faut pas se rater…

Le premier conseil que je donnerai est le suivant: on peut se prendre un vent…d’ailleurs on va s’en prendre…mais il ne faut pas avoir peur d’aller aborder une fille pour une simple raison…une femme sera toujours flattée d’avoir été envisagée par un homme même si elle vous refuse pour diverses raisons ( le mariage ou le fait d’avoir une relation sont souvent invoqués mais ce ne sont que des prétextes, très peu de femmes peuvent refuser un soupirant qui mouille vraiment le maillot…l’insistance paie toujours…). Ensuite, il y a évidemment le premier contact (non visuel) qui va tout décider…comme disait Bernard Tapie « il n’y a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression »…l’humour marche bien, personnellement je recommande quelque chose de contextuel,oubliez les phrases toutes faites…elles sont connues…il convient toutefois de ne laisser aucune équivoque…et de faire comprendre à sa proie que l’on veut coucher avec elle…ne jamais laisser un doute…il faut qu’elle comprenne. Pour ce faire, planter ses yeux dans ceux de la femme, de manière insistante…elle saisira vos intentions.

Toute occasion est bonne. J’attendais dans la boutique d’un opérateur téléphonique que l’employée s’occupe d’autres clients. Le temps d’attente est très long dans ces endroits. Deux italiennes s’assoient à côté de moi. On commence à discuter gentiment sans plus. Je prends ce qui sert de magazine interne de l’entreprise. Rien de bien passionnant. Je sors un stylo et commence à dessiner l’Italienne sur ma gauche, nue, du moins la manière dont je me l’imaginais nue…une belle poitrine, un corps bien proportionné, une longue crinière ondulée, une croupe de compétition…Elle observe mon manège, rougit, rit alors qu’elle comprend qu’elle me sert de modèle…Mon tour arrive, j’inscris mon numéro de téléphone sous mon esquisse…et lui laisse le magazine. Le soir, elle me rappela …

Toute occasion est bonne mais ne débouche pas toujours sur un succès. Révisant le dossier d’un client avant de le visiter, au volant de ma voiture stationnée, une superbe jeune femme que je reluquais sur mon rétroviseur, s’arrêta à peu près au niveau de mon automobile alors qu’une ancienne connaissance l’accostait. Je guette la conversation d’une oreille distraite, ne perdant aucun détail de leurs conversations. Finalement, ils se quittent en s’échangeant leur numéro, je note celui de cette superbe créature. Ils se séparent. J’attends deux minutes puis l’appelle. Je lui explique tout, qu’elle s’était arrêtée près de la voiture, que j’ai eu son numéro de cette manière…et que je l’avais vue dans la rue et que je la trouvais absolument ravissante, qu’elle avait un beau sourire et et qu’une telle personne devait être adorable. Je lui proposai donc que l’on se voit, elle refusa poliment, m’expliquant qu’elle était mariée depuis trois mois. Je lui dis que je comprenais parfaitement mais que j’aimerai tout simplement faire sa connaissance. Elle refusa. Je visite mon client. Je ressors. Je suis seul dans une ville que je ne connais pas. J’envoie un message à la jeune femme. « C’est encore moi, Cherea, je ne connais pas Saint-Etienne, je lui demande qu’elle me conseille une bonne maison où manger et que si elle est libre, je me ferai un plaisir de l’inviter diner ». Elle me répond tout à fait courtoisement, m’indiquant une bonne adresse mais m’expliquant qu’elle n’était pas libre cette soirée-là…L’histoire s’acheva sur cet échec.

Il existe une infinité de manières d’approcher une femme. Mais il en est une que j’ai toujours refusée. C’est de danser. Pourtant, je suis persuadé que consacrer quelques heures pour apprendre à danser la salsa est un investissement tout à fait rentable quant à la drague. Toutes les femmes aiment danser, c’est une activité typiquement féminine.  Mais la grâce dans cette activité est toute féminine également…bref, je hais la danse…je ne sais pas et je ne veux pas…les rares fois où je me suis essayé au rock, le résultat fut désastreux…deux blocs de ciment au bout des jambes.

Pour revenir à la drague, les deux éléments importants sont donc les suivants: ne jamais perdre une occasion de draguer une femme, elle sera toujours flattée même si elle vous envoie sur les fleurs. L’accroche doit être contextuelle, l’humour marche bien…et enfin clairement expliciter ses intentions…elles doivent être sensuelles…une femme pardonne tout sauf qu’on la refuse…ou que l’on ne l’envisage pas.


Permanence

Science — Article écrit par le 28 janvier 2011 à 16 h 29 min

Lorsque j’ai entendu aujourd’hui que le Roaccutane était, à la suite du Mediator, sur la sellette, je dois avouer que j’ai immédiatement pensé à un malicieux processus de sélection naturelle. Une revanche de la nature. On me répondra que le Roaccutane, lui, était bel et bien utilisé par sa population cible originelle. Certains jugeront toutefois qu’il n’y a pas réellement ici de besoin, contrairement au Mediator et ses obèses diabétiques, mais passons, je m’y attarderai plus tard.

Quoiqu’il en soit, si on regarde les populations cibles de ces deux médicaments on trouve les boutonneux et les gros. Qui font partie de ceux qui, sans des médicaments, auraient du mal à se reproduire efficacement.

Ils ont tenté de tricher.

Ils ont été punis.

Certes, pourrait-on me rétorquer, le nombre de victimes de ces deux médicaments n’est d’une part pas facile à établir et d’autre part, de toute façon, très faible par rapport à la consommation qui en a été faite. Tout cela si on admet l’idée que ces médicaments ont bel et bien tué. Ce qui, dans le cas du Roaccutane, risque d’être sacrément compliqué à établir. Mais qu’importe. Il faut y voir un signe.

La nature elle-même nous rappelle qu’elle n’est pas égalitaire et qu’elle ne le sera jamais.

Les artifices pour cacher notre physique sont donc sans objet. Le maquillage de madame disparait au matin avec le postiche de monsieur. Le Wonderbra finit par tomber. Le préservatif extralarge est taillé pour Alain Soral. La gravité n’épargne pas les implants mammaires. La chirurgie faciale ne change pas une sale gueule. Etc.

Parvenu jusqu’ici, les plus naïfs d’entre vous attendront de ma part un éloge de la différence physique et de la beauté intérieure. Gros, assumez-vous. Boutonneux, endurez en silence. Oui. Cela est vrai. Je pourrais. Mais, franchement, vous auriez envie de venir sur ILYS pour lire de telles conneries ? Non. Vous êtes là pour vous faire asséner la vérité. La vérité nue. La vérité crue.

Les ventres doivent être plats, les fronts doivent être hauts, les nez doivent être droits, les visages doivent être lisses et les biceps se doivent d’être dessinés.

Ceci n’est pas un canon esthétique propre à notre époque qu’on pourrait négliger ou que nous pourrions rejeter. Ceci est une question de survie. De descendance.

Il est mensonger de prétendre que, gros ou pas, boutonneux ou pas, vous finirez bien par agripper une moitié.

Notez que ce genre de chose arrive quand même.

Une comme vous ceci dit. Pas jolie. Grosse. Boutonneuse.

Et grâce au processus de sélection naturelle, même si cela prend plusieurs générations, vos gènes finiront par disparaître.

Comment ?

Les gros se reproduisent peu, majoritairement entre eux et mal. Ils ont par ailleurs une nette tendance à se regrouper en général. On observe cela très nettement dans le Nord de la France. Et, grâce à la société de consommation qui apporte dans les gamelles la bouffe la plus grasse et ignoble qui soit, il est désormais impossible de rater les gens concernés génétiquement par une prédisposition à l’obésité. Si on y rajoute la consanguinité et l’alcool, ces masses adipeuses finissent donc tranquillement par disparaitre.

Le gouvernement, en tâchant de faire campagne contre la malbouffe et le sucre, essaie de contrecarrer le processus de sélection naturelle à l’œuvre. Mais, sur le long terme, ne vous y trompez pas, leur combat ne peut être gagné. Aujourd’hui, les gros ont perdu le Mediator mais ce n’est pas demain que les ventes de Coca baisseront et que les Quick arrêterons de tourner (on notera quand même un effort récent de cette entreprise pour accélérer le processus). Et batailles après batailles…

Tout cela pour dire une chose. On parle souvent, depuis les années 30 notamment, d’eugénisme -et autres méthodes de contrôle des naissances, etc.- dans nos sociétés. Cela est parfaitement normal. Le progrès technologique au XXème siècle a été tel, que la Chine peut aujourd’hui nourrir plus d’un milliard des siens, que les trisomiques passent la quarantaine, que les nains se reproduisent comme des lapins, que les femmes qui n’ont pas de hanches larges ne meurent plus en couche, que les jeunes enfants atteints de péritonite survivent, que les maladies sont soignées, etc.

Ceci peut inquiéter.

En apparence les plus faibles de nos troupeaux survivent et parviennent même, pour certains d’entre eux, à se reproduire.

Néanmoins, ce que cette histoire de Roaccutane ou de Mediator nous dit, c’est que la nature revient toujours reprendre ses droits. Et que le progrès technologique se paye toujours d’une manière ou d’une autre.

Il ne faut donc pas s’inquiéter.

Le ménage sera fait.


QI²

Mutation, Science — Article écrit par le 24 septembre 2010 à 10 h 47 min

Parie sur l’existence de Dieu…Fais-le homme et puis vois la suite.

Pense à la complexité de la tectonique des plaques, aux mouvements des marées, aux délicats équilibres climatiques, aux courants marins et océaniques, Gulf Stream…à l’organisation sociale d’une fourmilière, à la roche en fusion, aux arcs-en-ciel, au centre de la terre, aux vents, Mistral, Meltem, à la toundra sibérienne, à ce vertige horizontal qu’est la Pampa, à l’infinie forêt amazonienne…à toutes les espèces qui peuplent ces espaces…Cela n’est qu’infime…ouvre alors les yeux et regarde là-haut, les milliers de millions d’étoiles, des galaxies en veux-tu en voilà, au statu-quo de la force gravitationnelle, des planètes plus nombreuses qu’il y a d’hommes sur Terre…continue un peu à regarder, les magnifiques photos de  Hubble qui dépassent largement l’entendement humain…

Puis après cet infime échantillon, observe la délicate alchimie dans les relations humaines, les amours et les haines, les guerres et les traités de paix…La beauté de certaines femmes, la tendresse d’autres, le sourire d’encore d’autres qui te touchent tu ne sais pas pourquoi, et puis tu aimes et le lendemain tu hais et tu ne sais pas pourquoi, encore un miniscule échantillon de l’expérience humaine…

Puis songe à la finesse de coup de pinceau de Léonard de Vinci, à la bibliothèque de Babel, à la surdité de Beethoven lorsqu’il compose ses plus fameuses symphonies, à l’oreille absolue de Mozart, aux chants des sirènes, au théâtre de Shakespeare,… aux couleurs de Manet, à ce Christ crucifié et serein de Vélazquez…encore deux ou trois preuves éclatantes de génie humain…

Alors, pense à Dieu fait homme, prends en compte les deux ou trois banalités écrites au-dessus…Reste une question, Dieu? Combien de QI?

0? Dieu est mort…

23? Dieu est aussi innocent qu’un débile profond…

25? Dieu est une femme…

100? Dieu est en tout homme…

200-220? Une partie de l’humanité tend à la divinité-immortalité

600-800-1200-10000? Intouchable…

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