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Pourquoi s’entêter ?
Politique — Article écrit par Nicolas le 17 avril 2013 à 1 h 57 minCet Or est sans doute une représentation de la Force, mais dépourvue de la signature du fort. On peut assassiner le puissant qui abuse ; l’Or échappe à la désignation et à la vengeance. (Charles Maurras, L’Avenir de l’intelligence.)
Il est incompréhensible que François Hollande ne retire pas le projet de loi contre le mariage homosexuel.
Politiquement, le coût de cette loi prise pour complaire à quelques homos-bobos devient ahurissant si l’on se souvient que le président de la République a fait campagne sur le thème de « la France apaisée » : les manifestations sont quotidiennes même si les grands médias aux ordres de la place Beauvau en parlent a minima, les forces de l’ordre sont mobilisées jusque dans les provinces pour se relayer à Paris, l’image du gouvernement français à l’étranger commence à se dégrader – des élus italiens en particulier se sont émus de l’interdiction effarante de porter des vêtements siglés Manif pour tous au jardin du Luxembourg. Qui plus est, n’importe quel conseiller un peu malin devrait être en mesure d’expliquer à Hollande que susciter une culture de la contestation et de la manifestation chez des adversaires qui en étaient à peu près dépourvus est une faute politique.
(Voir ici.)
Le moment n’est pas loin où certains fonctionnaires de police renâcleront, ulcérés du rôle de gaystapo socialiste qu’on leur fait jouer.
On a dit de cette loi qu’il s’agissait d’une diversion. Peut-être. Mais la situation empirant dans plusieurs domaines, le calcul devrait être inverse : retirer ce projet de loi donnerait un peu d’air politique au gouvernement, lui rendrait un peu de respiration en ne lui faisant perdre qu’une frange négligeable d’électeurs au regard de sa popularité effondrée et qui a peu de chances de se rétablir d’ici les prochaines échéances électorales si rien ne change, or l’amélioration économique promise devient chaque jour plus improbable.
Enfin croire que la contestation s’arrêtera avec le vote à l’Assemblée est une naïveté telle qu’on n’imagine pas François Hollande la considérer sérieusement.
Alors pourquoi ?
Il ne reste plus guère qu’une solution : François Hollande n’est pas libre de retirer ce projet.
Plusieurs question donc, en rappelant qu’il est rigoureusement impossible de mener une campagne au 2e tour de l’élection présidentielle sans dépasser les plafonds de dépenses fixés par la loi : comment la campagne électorale de François Hollande a-t-elle été financée au delà de ces plafonds ? par qui ? quel rôle a joué Pierre Bergé et ses réseaux dans ce financement ? et certains financiers occultes de la campagne de François Hollande menacent-ils de dévoiler ce financement illégal si François Hollande recule sur le mariage homosexuel ?
Étiquetté : Bergé, Hollande, Manif pour tous, mariage homo, ploutocratieEn finir avec les affaires
Politique — Article écrit par Bidou le 13 avril 2013 à 23 h 43 minCommuniqué de Bidou, président du Parti Doux :
Étiquetté : Ayrault, Cahuzac, fraude fiscale, Moscovici, shootBidoliens, bidoliennes,
Doux, douces, doucettes, douceâtres, doucereuses,
Mignons, mignonnes, mignonnettes,L’émotion suscitée par l’affaire Cahuzac est légitime. Il faut l’entendre et y répondre d’une manière républicaine, citoyenne, qui ne laisse aucune place au populisme, hydre toujours menaçante.
Un homme est exposé à la vindicte populaire, la proie des chiens, sa famille vit avec la peur de le retrouver suicidé de trois balles dans le pied alors qu’il n’a cherché qu’à échapper aux impôts dont chacun s’accorde à trouver qu’ils sont excessifs.
Est-ce juste ? est-ce digne ? ne faut-il pas faire cesser ce scandale ?
La réponse pour tout politique responsable ne peut être qu’un « oui » vibrant et sonore.
Aussi le parti doux, dans un souci de transparence, va proposer au Premier Ministre — qui lui même est d’un naturel très transparent — de créer des salles de fraude fiscale sur le même modèle que les salles de shoot pour les drogués.
La première salle sera installée au plus près des amis socialiste de Jérôme Cahuzac et Jean-Jacques Augier, dans le 7e arrondissement de Paris. J’ai moi-même écrit à Rachida Dati, la coquine, et elle m’a donné son accord de principe. Si l’expérience est concluante, nous installerons d’autres salles dans le 6e, à Neuilly-sur-Seine et Boulogne-Billancourt, toutes terres d’habitation, à défaut d’élection, des élus socialistes. L’été deux salles mobiles seront envoyées l’une sur l’Île de Ré, l’autre sur la Côte d’Azur et en Corse.
Dans ces salles de fraude fiscale, des conseillers patrimoniaux, des banquiers de toutes les nationalités, des avocats fiscalistes et même des fonctionnaires de Bercy permettront que la fraude fiscale des élus soit faite dans la dignité, la propreté morale et surtout dans la sécurité judiciaire. Ainsi députés, sénateurs, présidents d’agglomération, énarques, inspecteurs des finances et autres maires de villes moyennes pourront en toute légalité et en toute transparence pratiquer la fraude fiscale, cela dans dans un endroit sûr, contrôlé, d’où les journalistes de Médiapart et du Canard enchaîné seront bannis.
Les riverains consultés ne trouvent pas l’idée mauvaise. La perspective de ramasser des valises de billets vides, des cartes bleues fournies par la Quatar périmées ou des écrins Cartier éventrés dans les caniveaux ne semble pas les déranger : rien de tout cela n’est au-delà de ce qu’on peut raisonnablement attendre d’eux pour aider à cette grande cause nationale.
Assez d’affaires ! assez de suspicion ! ensemble retrouvons le doux temps où ces affaires ne sortaient jamais dans aucune presse, où les ministres étaient « intègres » comme l’a spirituellement dit M. Moscovici récemment, et où ceux qui votaient les impôts pouvait sans trembler d’une terreur indigne de notre République les faire payer par les autres en y échappant eux-mêmes.
Par la douceur, nous vaincrons !
Bidou : « je publie tout ! »
Politique — Article écrit par Bidou le 12 avril 2013 à 20 h 38 minPatrimoine de Bidou :
- 1 chalet dans le Jura, type « Maison forestière », 140m2, le toit moussu, un volet légèrement gondolé, le tout sur 1,6 hectares de bois et prairies, avec la jouissance d’un puits : 125000 euros.
- 1 véhicule peugeot 106 rouge de plus de dix ans, qui démarre mal.
- Un livret de caisse d’épargne : 17 euros.
- Œuvres d’art folkloriques : bretonnes, limousines, allemandes (période 1933-1945), chiliennes : 700 euros.
- Une collection complète de la bibliothèque de la Pléiade, don d’admirateurs anonymes. Autres livres divers et cornés pour une valeur difficilement déterminable.
- Un pistolet Glock 29 et ses munitions, muni des autorisations nécessaires, stocké de manière sécurisée dans une vieille boîte de biscuits.
- Deux gilets rouge.
- Une médaille d’honneur de la ville de Paris en bronze émaillé, remarquable œuvre d’art, don de mon ami Jean Tibéri.
- Une carte VIP d’abonnement au club parisien « Mademoiselle Claudine », cadeau de M. Dominique du temps de sa splendeur, encore valable 3 mois.
Voilà.
Étiquetté : Bidou, déclaration, patrimoineGuerrestein, Mokobé et M. Dubois
Politique — Article écrit par Lounès le 31 janvier 2013 à 0 h 03 minQuelle étrange époque. Quels étranges mouvements de foule.
Voilà tout d’un coup que Rohff clash Booba qui clash La Fouine, ce dernier qui re-clash, que le site Viol Vocal s’en mêle et dévoile les faits d’attouchement sexuel sur mineure de la Fouine, que chacun mijote des re-clash dans son coin… MC Jean Gab1 renvoie tout le monde dos à dos et toute une nuée de rappeurs s’en mêle. Toutes les lignes sautent, les fronts se renversent. Pour la première fois on voit des rappeurs de premier plan se clasher mutuellement sur leurs origines raciales (« t’es pas Tupac t’es qu’un pak-pak » j’avoue c’est assez bien trouvé) non plus sur la traditionnelle ligne « tous ensemble contre les Blancs » mais « les Noirs contre les Arabes », « les africains contre les muslims » etc…
Le rap, ce porte-voix ventriloque de la conscience des peuples non-blancs renvoie les échos d’autres clashs beaucoup plus sérieux.
On apprend en effet qu’au Mali, ce pays situé juste en-dessous de la poudrière algérienne, les gens font la chasse aux « Arabes » et en ont marre de la doctrine religieuse véhiculée par leurs voisins du nord. Bon sang mais que se passe-t-il?
De caricaturaux et imbéciles extrêmes-droitistes seraient tentés de se réjouir. Or je leur dis très honnêtement et sincèrement: premièrement il ne faut jamais se réjouir du malheur des autres, et deuxièmement tout cela peut se retourner contre les FDS comme tourne le vent.
Un rappeur comme Mokobé (d’origine malienne), si « engagé », si « artiste », aurait du déjà ouvrir sa bouche pour se positionner sur le sujet, lui d’habitude si prompt si « africain de coeur », si généreux. Mais non, il temporise. Comme tous ces renois de France qui ne savent pas s’il faut applaudir ou non, il attend en réalité que la situation devienne plus facile, que le grondement se fasse non Maliens contre Algériens ou allez savoir quoi, mais bien dans le sempiternel schéma bien facile bien sans-risque « TOUT LE MONDE CONTRE LES BLANCS » tous servant ainsi d’idiots utiles aux BHL, Askolovitch, « Ben Cinéma »s (véritables commanditaires de ce merdier dans lequel ils ont poussé l’armée française) de toutes sortes et à leur incroyable haine, jalousie et rancoeur envers « Edom » comme ils disent. Ah lorsque c’est l’heure de taper sur « la france » qu’est-ce qu’on les entend les mokobé-morsay-joey et consorts, ça ne fait plus qu’une seule voix, qu’un seul front très monobloc, l’axe Mafiak1fry-Attali tout bien pétaradant de mille bouches à feu contre le pauvre M. Dubois.
Vraiment quelle étrange époque. Les quelques Blancs qui restent en France sont déjà sur-haïs chez eux et voilà qu’on en prélève la fine fleur pour l’envoyer au casse-pipe au Mali au milieu de Noirs et d’Arabes occupés à d’invraisemblables histoires qui ne nous regardent absolument pas. Mais les bons Askolovitch exigent hautement qu’on aille se faire haïr encore plus car dans le monde moderne nous enseignent-ils, on ne saurait « se claquemurer chez soi » voilà à peu près leur raisonnement, textuel. Les masques tombent. C’est comme ça que tu nous remercies? Les français t’accueillent, t’aiment, te protègent, t’offrent un enseignement et des moyens pour réussir, t’ouvrent les bras et toi tu ne penses qu’à les arnaquer, les humilier, les désigner à la vindicte des peuples, les envoyer dans des guerres, leur balancer des bateaux d’immigration sur la gueule? Pourquoi? Pourquoi vous faites comme ça? En fait c’est la seule question qui me vient tellement votre comportement devient caricatural et absurde voilà : « Pourquoi vous faites comme ça? ».
On vous aime et vous rendez du mépris. On vous protège et vous rendez des moqueries. On vous fait du bien et en récompense il y a toujours quelqu’un de chez vous dans les coups fourrés anti-blancs, anti-chrétien, anti- »Edom » comme vous dîtes. La pornographie, l’histoire faussée de l’esclavage (à venir encore 2 films bien chiadés « Dango unchained » et « Lincoln »), les publicités bien indécentes et humiliantes, les films hollywoodiens genre « Mother and Child » et les séries du même style, les présentatrices télé bien endoctrinées genre Anne-Sophie Lapix, les intellectuels-faussaires subventionnés qui squattent toutes les places qui censurent et prononcent des fatwas, les entourloupes éditoriales (que se passe-il au Figaro depuis 2 ans??), les étranges arnaques et faillites payées par la thune des Français modestes (un exemple parmi d’autre: cette entreprise intitulée GECI et les récentes manoeuvres de son patron), les premiers secrétaires de l’UMP et du PS qui sont pas exactement des sédévacantistes (idem le président actuel et le précédent)… C’est comme ça qu’on dit merci?
On veut bien faire confiance et ranger les préjugés mais il faut honorer cette confiance et incarner autre chose que le stéréotype de ces mêmes préjugés. En un mot être « loyal », ou « honnête ». Si l’on vous considère comme nos prochains et que vous nous considérez comme du bétail qu’il faut tromper, quelle est votre justice? Vous qui habitez à Paris et avez des radars partout dans la société vous ne pouvez pas ignorer cette haine ambiante anti-Blanc qui ne fait que monter depuis 30 ans et dont les agressions et le métissage unilatéral ne sont que 2 avatars parmi d’autres. Avec vos hautes places vous pourriez faire quelque chose pour aider. Pourquoi on attend encore? Quelque chose d’un peu plus sérieux qu’un livre du genre « Réflexion sur la question blanche » que le bon con de Blanc va payer 20 euros. Quelque chose du genre « prise de conscience », « éducation des masses », « appel à la paix », une bonne Tsédaka tout à fait à votre portée.
Ne pas le faire, voilà ce que l’on ne voit pas, et voilà l’objet de la cosmique stupéfaction des Blancs moyens qui voient toute cette merde déferler sur eux et qui n’ont aucun moyen de se défendre. Alors maintenant faut arrêter de nous bassiner avec vos histoires, avec des débats et des circonvolutions, des « grandes discussions » pour faire semblant. Faut aller voir vos gars et leur dire d’arrêter leur bordel et c’est sûr que vous pouvez le faire et qu’il vous écouteront vous qui êtes du sérail. Nous ils s’en foutent complètement de nous. Sans doute bien qu’il suffit de faire ça. Que cadet-Guerrestein aille voir aîné-Guerrestein : « dis j’ai bien réfléchi ça fout vraiment la merde ton business, ça rend des gens malheureux et ça détraque tout le Bien Commun faut arrêter c’est tout« . Vous voyez? La correction fraternelle, ce genre de choses. Idem avec M. Pornostein, M. Métistein, M. Businesstein… Tranquille, easy, sans violence, sans peine. Voilà il suffit de ça et vous le savez. Finkie : ton fils vit à LA, je suis sûr qu’en 2 coups de cuillère à pot avec ton CV tu peux aller voir certains types et infléchir grandement leur emballement. Si d’autres Finkie s’y mettent ça peut faire des merveilles c’est sûr et c’est pas idéaliste de dire ça : vous savez très bien que c’est aussi simple que ça.
Ce merdier en Afrique (peuples qui brusquement s’entre déchirent) et en France (rappeurs et leurs fans qui brusquement s’entre déchirent) est comme un éboulis prêt à tomber sur les « Edomites » (on n’est pas Edom mais c’est pas grave). Aucun Durand-Dubois-Destouches ne doit mourir ni souffrir pour les folies d’autres peuples prêts à se retourner contre eux juste après les avoir accueilli en libérateurs. En France 99% des Blancs et des Chrétiens ont toujours été plus qu’exemplaires dans leur rapport aux étrangers et ils méritent qu’on leur fiche la paix.
Photographie : Matt Weber, « The shop keeper »
Le ghetto piégé des « valeurs »
Politique — Article écrit par Nicolas le 7 novembre 2012 à 14 h 26 minLa victoire démocrate n’est pas celle d’Obama, icône pratique mais sans vertu autre que médiatique.
La gagnante c’est Hillary Clinton.
La stratégie qui a gagné est la sienne : obliger les candidats républicains à faire retour sur des « valeurs » sociétales conservatrices, retour qui les empêche de mettre en avant clairement les problèmes économiques et les condamne à rester minoritaires en dehors d’élections locales qu’ils gagnent parfois, cela seulement de loin en loin et de moins en moins fréquemment — car Todd Akin a été battu assez sèchement dans le Missouri douchant une nouvelle fois les enthousiasmes fallacieux des observateurs pro-vie français de la politique américaine.
Obliger les républicains à évoquer à chaque élection une remise en cause du droit à l’avortement est le cœur de cette stratégie Clinton. Et à chaque fois, mécaniquement, une partie des femmes et des républicains modérés se déplace vers le candidat démocrate, faisant l’appoint pour trouver une majorité. Stratégie qui s’étendra demain au mariage gay, à l’immigration latino, et d’autres sujets viendront : il s’agit de pousser des pions pour obliger les républicains à dire qu’ils remettront en cause par idéologie un certain nombre de mesures qui font la vie la plus quotidienne d’électeurs de plus en plus nombreux. La vraie politique démocratique se fait par le bas.
L’économie peut aller mieux un jour. Même avec Obama. Mais à quoi servira un mieux économique à un jeune couple dont la femme ne pourra plus avorter et sera chargée d’enfants à élever au delà de ce qu’elle désire et peut assumer ?
Caricature ? en partie sans doute. Mais cela ne fait que répondre à des caricatures symétriques. Et surtout ça marche : tout candidat républicain à la présidence qui évoque avec un peu de précision une remise en cause de l’avortement se fait battre, parce que trop d’électeurs médians susceptibles de tomber dans un camp ou dans l’autre ont à perdre à un éventuel retour de ces « valeurs ».
On peut d’ailleurs souligner que George W. Bush avait toujours été assez ambigu pour laisser entendre que malgré une opposition personnelle à l’avortement et quelques points de tension comme l’avortement par naissance partielle, il ne remettrait pas en cause l’arrêt Roe v. Wade de 1973, fondateur du droit à l’avortement aux États-Unis : la droite du parti républicain, celle qui vient de perdre face à un Obama affaibli en s’imposant à un Romney qui avait dû la flatter pour obtenir l’investiture, le lui a assez reproché à l’époque…
La droite française engagée dans le piège d’une ghettoïsation dans des « valeurs » comparables devrait y penser au delà d’une possible demi-victoire tactique sur « la dénaturation du mariage », précisément au moment où certains prétendent, pour conquérir l’UMP, qu’il faudra remettre en cause ce mariage « pour tous » s’il est adopté : une minorité autistiquement arc-boutée sur ses valeurs peut prendre un parti, mais elle ne peut pas faire une majorité dans le pays. Il n’y a pas de raison pour que les socialistes français ne cherchent pas à en profiter aussi bien que les socialistes américains, surtout aujourd’hui où ces socialistes français vont se trouver en quête d’une stratégie de rechange à la diabolisation d’un parti droitier numériquement important extérieur à la droite parlementaire. Certaines déclarations d’une Vallaud-Balkacem semblent prouver qu’ils ont bien compris combien un boulet ultra-conservateur interne à l’UMP serait une solution de rechange pratique, en éloignant durablement les électeurs modérés lors des choix cruciaux.
Étiquetté : Clinton, ghetto, piège, valeursBullshit comedy club
Politique — Article écrit par Nicolas le 26 octobre 2012 à 17 h 47 minPro Milone ? pro Murena ? Fuck off, je le fais pro domo !
— Richard Descoings, 2011.
Déjà, un concours d’éloquence, ça porte à rire.
Quand en plus ce concours porte le nom du désastreux, poussahesque et médiocre Philippe Séguin, qui d’œillades en haussements d’épaules était un peu à l’éloquence politique ce que Louis de Funès était au théâtre classique, ou Bézu à l’art lyrique, on rit de plus belle.
Puis on les regarde. Ce que vous allez voir, ce sont les six meilleurs, si j’ai bien compris. Sur cent. Un peu comme à Masterchef mais en plus dur à avaler.
Et là on passe du rire à l’inquiétude. Tant de médiocrité flattée par un jury et un public eux-mêmes triés, ça laisse rêveur et interdit.
(Edit : et comme les moins éveillés ont besoin qu’on le leur fasse remarquer, on notera la présence parmi les sponsors de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière.)
Étiquetté : IEP Paris, Salopes, Sciences poLe « matérialisme » comme moteur du monde
Politique — Article écrit par Vae Victis le 26 septembre 2012 à 9 h 10 minLe plus souvent pour ses contempteurs le matérialisme désigne le « culte de la marchandise », la soif de possession, d’ostentation, le consumérisme, tout cela au détriment de la spiritualité qu’on peut assimiler à la croyance en Dieu, ou chez les gauchos la foi en des idoles telles que la Terre-Mère.
Alors que si l’on observe nos contemporains, en comparaison de nos ancêtres, on remarque qu’ils sont bien peu matérialistes. Ils se moquent des choses qu’ils achètent. Ils les entassent, ils les jettent, mais ils ont bien peu d’affection pour elles. Ils ne leur vouent aucun culte. Le grand combat dans la modernité ce n’est pas celui de la possession. Dans un pays où pour la plupart des gens l’arbitrage budgétaire se fait sur la destination vacances, entre les Maldives et la Tunisie, la possession est un enjeu assez mineur. Nous sommes rassasiés de biens matériels, ce qui en fait en contrepartie qu’ils n’ont jamais eu aussi peu de valeur aux yeux de leurs contemporains. Je connais fort peu de Français qui veulent faire carrière, qui sont des bourreaux de travail, qui sont comme ces Chinois prêts à se tuer à la tâche pour atteindre la prospérité. Ces Chinois sont dans une logique matérielle de possession, d’ostentation, d’œuvrer à la prospérité de leur famille pour être respectés. Car pour eux le respect se lie à l’argent, à la prospérité. Ce qui fait qu’ils travaillent dur et qu’ils construisent leur réussite, car c’est LE moyen de la reconnaissance sociale.

Les Français, les Occidentaux pour beaucoup, n’ont pas ces valeurs. Pour eux le grand combat quotidien est celui du social. C’est ce que nous disent toutes ces séries, qui à la suite de Friends, mettent en scène la vie de groupes d’amis. C’est aussi ce que nous dit Facebook, Twitter, les smartphones, le web 2.0, ect… Elles sont révélatrices d’un changement de mentalité. Autrefois les sitcoms se concentraient sur la vie familiale, mais la famille a éclaté. Elles se sont alors déportées sur ces trentenaires éternels adolescents, dont l’idéal de vie n’est pas du tout dans la possession, le matériel, mais au contraire dans l’immatériel. Ce qu’ils cherchent ce n’est pas la prospérité, l’affichage de leur réussite sociale, mais des choses complètement immatérielles : l’amour, l’amitié, le bonheur, l’épanouissement. Ce qui distingue un gagnant d’un perdant dans notre société, ce n’est pas l’épaisseur du compte en banque, mais le nombre d’amis sur Facebook. C’est pour cela que nous ne construisons plus rien, parce que n’avons plus cette volonté de bâtir, de transcender les siècles, mais seulement d’être aimés.

Il en va très différemment dans les sociétés moins favorisées. Bien que Benoît XVI décrive, en reprenant les clichés racistes et gauchistes, l’Africain sous son arbre à palabres comme un parangon de sagesse et de spiritualité, vivant dans en équilibre avec la nature, et rejetant le culte de la marchandise, la réalité en est évidemment toute autre. Si le tee-shirt à quatre sous est devenu le costume standard de l’Occidental, au contraire l’Africain porte sa richesse sur lui. Des pompes en croco, aux bijoux en or plus ou moins exubérants, en passant par les costumes aux couleurs parfois chamarrées, c’est un véritable festival. Le paraître, les signes apparents de richesse, sont tellement importants que le costume fait l’homme. C’est sur cette constatation que les sapeurs, comme pour conjurer les complexes, organisent des compétitions de mode masculine. Ils peuvent bien vivre à 20 dans des dortoirs miteux, n’avoir pas le sous, pourtant ils s’achètent des costumes, des pompes et accessoires, et s’adonnent à des exhibitions rappelant Bill Cosby dans le générique du Cosby Show, se trémoussant devant un public qui attribue la victoire au plus élégant.
Matérialistes nous le sommes excessivement peu. Et on peut le déplorer car tout en découle. Il suffit de nous comparer à la société traditionnelle d’avant les années 60. C’était une société d’ordres, les individus ne sont pas considérés par rapport à leur « merveilleuse » personnalité, mais par ce qu’ils possèdent. Chacun doit jouer le rôle que lui assigne la société, avec le costume d’étoffe dont il est tributaire, l’habitation, le mode de vie et la considération. Ainsi c’est encore en ordres qu’on rentre à l’église et dont on occupe les bancs, selon les marques de distinction que la société vous gratifie, selon la place que vous occupez en son sein. Et tout est à l’avenant. C’est une société où bien plus qu’aujourd’hui on respecte l’argent. C’est une société du paraître où l’important est de tenir son rang.
Aujourd’hui au contraire un individu habillé en haillons peut aussi bien être clochard que millionnaire. Le commercial à Darty porte le costume comme le PDG, tandis que les hommes puissants s’habillent en t-shirt. Les différences s’estompent. L’intérêt se porte sur le social, et non plus sur les marques de distinction.
Ce qui éblouit c’est l’opulence, l’abondance de nos sociétés. Il y a globalement beaucoup plus de marchandises, mais cela ne signifie pas que les cœurs soient sous leur charme. Je dirai même au contraire. La marchandise est tellement présente, que nous en sommes blasés. Là où elle hantait fiévreusement les rêves de nos anciens, nous lui opposons le plus souvent l’indifférence. L’abondance nous paraît naturelle car nous l’avons toujours connue. La meilleure preuve est que nous n’avons jamais autant investi dans l’humain, alors qu’autrefois on investissait dans la pierre. D’un côté l’humain, le social, le périssable. De l’autre la pierre, la construction, une volonté d’éternité. C’est pourquoi les siècles passés nous ont tant légués, et que nous laisserons si peu de choses dignes d’intérêt.

Jamais l’humain n’a eu autant de valeur, jamais il n’avait dominé la pierre ; c’est le propre de notre époque. Nous préférons verser des aides sociales pour remplir les estomacs et les salons, que de construire des cathédrales, des palais, des monuments de marbre, et multiplier les dépenses somptuaires. Nous sommes dans le périssable, dans le jetable, le court-terme. Dans la sacralisation de l’humain, « de la vie », diraient les cathos fin de race qui se sont convertis au gauchisme. Si nous étions en 1930, Bill Gates ne dilapiderait pas par centaines ses millions pour guérir les Africains des maux qui les inondent, il se ferait construire tout un arsenal de monuments gigantesques portant son nom.
Si l’Eglise était matérialiste, comme elle l’était à la Renaissance, elle laisserait crever les pauvres et construirait à la gloire de Dieu des cathédrales éclipsant celles du passé. Si aujourd’hui nos églises tanguent esthétiquement entre bunkers et silos à grains, c’est parce que l’Eglise n’a pas l’audace d’y mettre de l’argent. Aussitôt les catholiques outragés, en furie, hurleraient que cet argent serait mieux employé pour venir en aide aux indigents et aux immigrés. C’est l’abbé Pierre qui a gagné.
Si nous dépensions seulement le dixième de ce qu’a coûté n’importe quelle cathédrale, rapporté à notre PIB, et avec les techniques modernes, la plasticité du béton qui offre des possibilités assez phénoménales, nous pourrions édifier des merveilles. Mais pour cela, il faudrait vouloir en mettre plein les yeux.
Passer de l’église de bois à la cathédrale de pierre ne s’est pas fait sans résistance. Au Moyen-Age les matériaux avaient leur symbolique. Le bois était symbole de vie, de chaleur, tandis que la pierre et le fer étaient froids et considérés comme dotés de peu de qualité spirituelle. Pourtant la pierre et le fer se sont imposés partout, des murs aux piliers, jusqu’aux voutes et aux écrins de pierre pour les vitraux. Les églises sont devenues des monuments minéraux pour permettre d’atteindre des hauteurs inédites, et dresser les flèches des clochers dans un geste d’ostentation, qui dépasse de très loin le besoin d’espace nécessaire à une messe.
Pour prier on n’a certainement pas besoin d’œuvres d’art, pas de cathédrales, pas de décors richement sculptés. Au contraire cela éloigne du but premier : la prière, le recueillement, pour en faire un lieu de promenade. Je crois que ce sont les Cisterciens qui prescrivaient la plus stricte sobriété dans leurs monastères, justement pour éviter le matérialisme. Les premiers Chrétiens priaient les uns chez les autres et non pas dans des catacombes (où ils se faisaient enterrer comme tout à chacun). Les Amishs prient dans leurs granges en suivant la simplicité des premières communautés chrétiennes. Si les évêques, les bourgeois des villes, les papes ont construits des monuments aussi coûteux, aussi gigantesques, y mettant toute la technologie et leur savoir-faire de leur temps, se livrant à des compétitions puériles de hauteur, donnant lieu à ce qu’on appelle des querelles de clochers, ce n’est certainement pas uniquement par spiritualité. La spiritualité n’exige rien de tout cela. C’est au contraire par matérialisme. J’ai une grosse église, richement ornée, avec nombre de reliques, qui attirent le touriste et le pèlerin, donc je suis. Ce sont des monuments à l’orgueil des hommes qui les ont fait construire. Un orgueil démesuré engloutissant des fortunes. Nous, tout cet argent, nous le consacrons à notre prochain. Si ces prélats et bourgeois avaient moins voulus faire dans l’épate, le bling-bling, l’ostentatoire, ils en auraient fait autant.
Si on veut vraiment être étonné, voir jusqu’où pouvait aller le goût pour le paraître, il faut s’intéresser aux poulaines. Mode totalement farfelue du XIVème siècle qui a entrainé un allongement démesuré du bout des chaussures selon l’échelle sociale de son propriétaire. Les victimes de la mode – de rudes chevaliers – allant jusqu’à l’adopter sur leurs armures. Image-t-on quelques chose d’aussi peu pratique pour aller à la guerre ? Ces coquets allant jusqu’à faire confectionner des poulaines de fer (des solerets allongés), que les autres guerriers pourraient voir, pour signifier leur rang, leur position sociale. L’équivalent aujourd’hui serait moqué, et considéré comme de la démence, car nous privilégions presque toujours le pratique, l’utilitariste au matérialiste.

Au XVIème siècle, lorsque l’Inquisition demande des explications à Véronèse sur sa Cène, qui ne correspond pas à la sobriété de la scène des Evangiles, que répond-il ? Il répond que l’art du peintre consiste à ornementer les scènes, ce qui justifie pour lui les nains jongleurs et la multitude de personnages exotiques qui s’agitent autours du Christ et des apôtres. S’inspirant d’une scène mineure des Evangiles, La Cène devient alors Le repas chez Levi pour complaire à l’Inquisition. Le « réalisme » des scènes s’efface devant le goût pour le luxe.
De la même façon je suis convaincu que cette propension à représenter le Christ en croix est une vue d’artiste qui privilégie l’esthétique au sens. Que le Christ soit crucifié, cela n’a rien d’extraordinaire, c’était un châtiment commun dans l’Antiquité. Ce qui justifie la « bonne parole » c’est que le Christ soit ressuscité. Loin d’illustrer le sens des textes, ce qui aurait donné une scène assez plate, les artistes se sont laissés envahir par leur art pour créer des scènes douloureuses et magnifiques. Une tragédie visuelle, où les membres torturés et les chairs martyrisées sont sublimés dans les teintes de la douleur. La force de ces représentations surpassent le sens et masquent la Résurrection. Celle-ci n’est que peu représentée dans le catholicisme, au contraire des Christs tout puissants de l’Orthodoxie.
Un peu plus proche de nous, Versailles c’est le contraire de la sobriété. Un goût bling-bling, clinquant, où les surfaces sont massivement recouvertes de feuilles d’or jusqu’à la nausée. Des peintures sur des décors, posés sur des boiseries, et une couche d’or. Encore une. Ce palais si révéré par les Français est une apogée de l’ostentation dans un goût presque kitsch, où la monumentalité de l’architecture dorée sert la mégalomanie de son souverain. On peut s’en satisfaire, mais il devient alors difficile de décemment moquer le goût de Sarkozy pour le Fouquet’s.
Aujourd’hui nous devons notre relatif confort à l’effondrement du coût des équipements. Ils nous sont accessibles car produits en Asie, et seule la mondialisation nous le permet. Les gens achètent cela, car ils n’ont pas les moyens de faire de plus grosses dépenses. Car une très large part de leurs revenus va au social par les mécanismes de redistribution, encore et toujours la charité publique. L’humain contre l’ostentation.
Étiquetté : matérialisme, socialBarbarin, tu sais que c’est un putain de rouge, mec
Actu, Politique — Article écrit par Vae Victis le 19 septembre 2012 à 15 h 55 minC’en est trop, un courageux évêque a dressé ses petits poings contre la marche du siècle, pour s’opposer au terrifiant mariage gay. Il n’aura pas manquer pour faire ressentir toute la gravité de la situation d’associer dans la même phrase l’homosexualité à la « polygamie », « l’inceste », la « zoophilie » et « l’alienophilie ». Tout plein de pratiques horribles, décrites avec un luxe de détails dans les versions non expurgées de la Bible, qui auront conduites la cité de Sodome à la destruction, comme chacun le sait.
Le mariage gay conduirait à une grave « rupture de civilisation »… Tout cela parce que quelques milliers d’homosexuels vont s’épousailler sur du Lady Gaga suite à un effet d’aubaine. Au bout de quelques temps sans doute que beaucoup moins d’entre-eux franchiront le pas. Premièrement parce que le mariage c’est chiant. Et deuxièmement parce que les homosexuels n’auront plus l’impression de s’affranchir d’un interdit. Ce qui reste la principale motivation de leur démarche avec la quête d’égalité telle que décrite par Tocqueville.
Barbarin veut nous faire croire que quelques unions maritales marginales constitue une rupture de civilisation, mais que la présence de millions d’immigrés sur notre sol n’en constitue pas. Deux personnes de sexe identique devant un maire c’est la porte ouverte à la barbarie. Mais l’immigration de masse de populations aux mœurs très éloignées des nôtres c’est juste de l’accueil chrétien de l’Autre. Merveilleux. L’Eglise a d’étranges priorités…
Si on suit en fil rouge la ligne temporel/spirituel, le mariage ne devrait pas être plus du ressort de l’Eglise que ne l’est l’immigration. Le mariage est entré tardivement dans le périmètre de l’Eglise. Longtemps elle a eu une répulsion à s’occuper des affaires maritales. Les prêtres se contentaient alors de bénir l’union, comme des prêtres bénissaient des maisons, des troupeaux, des navires, ou que sais-je. Le sacrement du mariage avec sa cérémonie est apparu dans la seconde partie du Moyen-Age. Et encore c’est le seul sacrement où les époux sont les ministres du culte, tandis que le prêtre agit comme une sorte de grand témoin. C’est pourquoi le mariage religieux n’existe pas. Il s’agit d’une union, avec échanges d’engagements et de serments, comme on le fait dans les contrats, en prenant à témoin Dieu. Un mariage même à l’église est une affaire juridique, contractuelle, comme la vente d’une vache. C’est pourquoi les témoins sont nécessaires, ils permettent d’apporter la preuve que l’accord a bien eu lieu.
Le mariage est la reconnaissance par une communauté de l’union de personnes. C’est une affaire laïque, profane. Au mieux les prêtres peuvent dire que leur dieu ne veut pas de l’union de deux personnes du même sexe, et qu’elle ne peut donc pas être bénie par lui, ni donc logiquement avoir lieu dans une église. Mais rien de plus.
L’Eglise, si on suit ce fil rouge, aurait plus de raisons d’être hostile à l’immigration, parce que cela finit par des églises en flamme. Si cela n’est pas le cas c’est qu’elle est infiltrée par des communistes et des crypto-musulmans, comme ce Barbarin.
Au-delà de cela, la délégitimation du mariage étatique est une excellente chose. Chacun peut remettre en cause le rôle de l’Etat en tant qu’autorité morale.
Plus largement le mariage est devenu la manière qu’ont les femmes de profiter financièrement des hommes par l’attribution d’une rente à vie. La conception ancienne du mariage est très nuisible aux hommes dans une société qui n’a plus rien à voir avec celle de nos grand-parents, parce que les obligations masculines se sont accrues, tandis que les obligations féminines ont quasi disparues. La délégitimation du mariage va dans le sens d’unions non officielles dont les hommes sortent gagnants. Il leur reste juste à comprendre que vivre en concubinage n’est pas non plus une bonne idée, parce que les obligations du mariage sont petit à petit en train de se reporter sur les concubins.
Étiquetté : Barbarin, christianisme, homosexualité, mariageLe Pen contre le Front national
Citations, Politique — Article écrit par Vae Victis le 20 mai 2012 à 18 h 36 minTitillant ma curiosité, suite à un commentaire de Sweeney Todd, je me suis laissé tenter par par la lecture de Le Pen contre le Front national. Publié en 2005, le livre suivit l’éviction de Jacques Bompard du Front National, qu’il avait co-fondé en 1972. Livre témoignage sur la trentaine d’année de compagnonnage qu’il a passé au sein du FN, justification en direction des camarades, mais aussi analyse politique, cet ouvrage constitue une histoire intéressante du parti. Je n’ai pas l’habitude des lectures militantes, mais je dois dire que les anecdotes contées sont tellement amusantes, en même temps que désolantes, que j’ai lu d’un trait ces 90 pages ; sautant de-ci delà les passages relatifs à la défense personnelle de Bompard.
Le cas Bompard est profondément original au Front National, puisque ce fut l’un des seuls à remporter un mandat électif au suffrage majoritaire ; et mieux encore l’un des quelques rares à être régulièrement réélus. Outre Orange où il fut élu 3 fois maire, sa femme prit la ville de Bollène en 2008. Loin de gagner une reconnaissance dans le parti, cet enracinement lui a plutôt été reproché. Il y a un passage savoureux où les cadres du FN gloussent du contenu de son journal municipal. Les articles sur la voirie, le système d’épuration des eaux, les écoles, l’éclairage public, etc… s’éloignent trop de la haute politique pour ne pas être méprisés. On lui reproche de se comporter en élu local. Vu que le parti se veut diriger la France sans avoir ni une mairie ni un député, forcément ça choque.
Toute la politique du parti étant dirigée par la figure de Le Pen, on en arrive donc rapidement à un réquisitoire contre le Líder Máximo. Le FN c’est la PME Le Pen, dont il est le chef incontesté, au point d’inscrire un peu partout que le « FN est le parti de Jean-Marie Le Pen ». Toute remarque ou critique contre la stratégie du parti devient de fait un crime de lèse majesté, qui conduit naturellement aux charrettes de félons qui sont régulièrement purgées. Toute autorité incontestée s’accompagne naturellement d’un culte de la personnalité, dont la stigmate la plus visible est la stratégie uniquement basée sur les présidentielles. Le FN est le Zébulon qu’on voit surgir du paysage politique tous les 5 ans. Les rapports au sein du parti sont régis par les rapports personnels que ses membres entretiennent avec le chef, sans autre jugement, et bien que cela conduise régulièrement à des désastres. Loin de se renforcer, le FN s’est en fait beaucoup affaibli sur le terrain depuis le début des années 90, suite à la destruction de son réseau militant. Les chiffres cités sont accablants, et sont confirmés par les témoignages que j’ai recueillis à l’occasion.
Pour les lecteurs qui ne connaissent pas bien le FN vu de l’intérieur, ce livre est éclairant sur les mécanismes qui régissent le parti, sur ses dynamiques, ainsi que sur les stratégies adoptées par celui-ci, qui se veulent en fait la mise à disposition du parti au service du chef. La continuelle chasse aux sorcières contre « les félons » rend bien compte de la paranoïa qui règne au sein du parti. Le jeu de cour semble encore beaucoup plus accentué que dans les autres partis, sans même évoquer son fonctionnement qui ferait passer celui du PS pour démocratique. La volonté d’éliminer toute personne réussissant, par peur des rivalités, des velléités d’indépendance, et de la remise en cause du chef, conduit à cette absence de fiefs électoraux. Après Lutte Ouvrière le FN doit être le parti le plus centralisé et le plus jacobin de France.
Même si Bompard a des qualités qui pourraient donner envie de l’avoir pour maire, cela ne fait pas de lui une alternative très souhaitable au plan national. A la lecture de ce livre on sent bien les limites du personnage. Comme l’entend vlad tepes : « on sent au final les mêmes relents dans son discours que ceux de JMLP et de l’extrême-droite de manière générale. Cette opposition ridicule quand on gratte un peu au « mondialisme », aux « puissances de l’argent », etc… qui démontre bien que la tournure prise par la scène politique française, l’opposition nationale, et le pays de manière général, ne se limite pas aux problèmes d’égos des Le Pen mais trouve sa source dans des racines beaucoup plus profondes. »
Je ne résiste pas à l’envie de reproduire cette anecdote hallucinante, qui montre que le FN entend juste faire semblant, et que la plupart de ses cadres aimeraient se revêtir des symboles et parures barbares pour mimer le jeu du pouvoir.
ALORS que dans ces années qui précèdent la scission mégrétiste certains s’occupent de leur commune et d’y faire progresser nos idées grâce à une gestion crédible, les instances dirigeantes du Front national s’amusent à faire semblant. Les enfants jouent à la dînette ou à papa-maman. Au Front national, on jouera à « si j’étais président et si tu étais ministre ». Ce sera la mise en place du pré gouvernement du Front national,
appelé également sans rire : shadow-cabinet. Sans doute car, dit en anglais par des patriotes français, l’affaire gagne en sérieux. La presse du système a voulu, à l’époque, y voir la constitution d’un contre-pouvoir à la prise en main du Front national par Bruno Mégret. Peut-être… Mais qu’importe ! Huit ans plus tard, l’important est ailleurs, c’est-à-dire dans le fait que le mouvement a consacré des sommes considérables pour un jeu de rôles où tout était faux, presque tout inutile, et dont il ne reste rien. Un jeu de rôles où j’ai tenu ma place de figurant et que, curieusement, les militants et adhérents du Front national connaissent très peu. Il est vrai qu’annoncé en fanfare dans Français d’Abord et National Hebdo, le pré gouvernement du Front national a glissé par la suite en bas de page intérieure avant de disparaître à peu près complètement. La faute à la crise mégrétiste ? Pas vraiment ou pas seulement. Le jouet avait cessé d’être neuf…Pourtant, en soi, l’idée de mise en place de commissions travaillant sur les grands dossiers du gouvernement, à la fois capables de rédiger des notes argumentaires et des propositions alternatives n’était pas sotte et même nécessaire. Mais le contre gouvernement Front national n’était pas cela. Il s’agissait moins de travailler sérieusement et régulièrement que de jouer. La preuve en est d’ailleurs que chaque « ministre » s’était vu recommander de nommer un « chef de cabinet », comprendre quelqu’un qui travaillerait à sa place… Cela commençait bien !
Pour la première manifestation publique du pré gouvernement de Jean-Marie Le Pen, on choisit bien évidemment un lieu digne des fastes de la République. Tant qu’à jouer, autant que ce soit confortablement, n’est-ce pas… Le « gouvernement » Front national se réunit donc toute une matinée dans une salle de l’hôtel Crillon, place de la Concorde. J’ignore combien nous coûta la salle, mais n’importe qui peut vérifier qu’une chambre, dans ce prestigieux établissement estampillé Relais et Châteaux, vaut environ 700 euros (4 500 francs) par nuit, qu’une suite peut monter à 6.800 euros (45.000 francs) et que le petit-déjeuner n’étant pas compris, il dépasse les 30 euros (200 francs). Bref, un hôtel très représentatif de la droite sociale et populaire que le Front national incarne dans ses documents de présentation.
La salle où prirent place messieurs les pré-ministres était donc magnifique, grande table de bois, nappe épaisse, lambris au mur, dorures au plafond. Une vraie pièce de gouvernement, un vrai décor pour y jouer une pièce. Pour que l’illusion soit parfaite, un permanent du Front national, incarnant le rôle d’un huissier élyséen, annonça d’une voix grave et compassée l’arrivée de Jean-Marie Le Pen : « Monsieur le Président ! ».
Puis l’on passa à l’ordre du jour. L’étude des affaires de la France prit deux bonnes heures, passées lesquelles on en vint aux choses sérieuses, un cocktail et une conférence de presse. La comédie du Crillon se renouvela à plusieurs reprises. Pour varier les plaisirs, le gouvernement Front national partit tout un week-end en Alsace, pour un séminaire de réflexion, dans un hôtel de luxe à 1.000 francs la chambre. Ce fut, à ma connaissance la dernière séance de travail collectif de messieurs les ministres. Invité à m’y rendre au titre de Secrétaire d’Etat, je dois avouer que je n’en sortis pas épuisé, mais pas davantage rassuré sur cette étrange conception du combat politique.A ma connaissance, le bilan de ce contre gouvernement est mince : un livre que personne n’a lu et qui parfois donne également l’impression de ne pas avoir été écrit, une demi-douzaine de « Lettre du contre gouvernement » à la distribution groupusculaire, la répartition de luxueux cartables en cuir noir marqués « pré-gouvernement Front national» entre messieurs les « ministres ». Et puis c’est tout !
J’ai entendu dire début 2005 que les plus hautes instances du Front national envisageaient une « réactivation du pré gouvernement » en vue de la Présidentielle 2007. Je trouve dommage de s’arrêter en aussi bon chemin. Pourquoi pas un Pré-Parlement pour jouer au député ? Sans oublier des Pré-Préfectures pour les secrétaires départementaux, des Pré-ambassades pour nos militants vivant à l’étranger qui pourraient s’y rendre pour se faire apposer des visas Front national sur les passeports délivrés par la République de Saint-Cloud. Tant qu’à vivre dans le virtuel, autant que ce soit drôle !
Le Pen contre le Front national, chapitre 3, page 15
Étiquetté : Bompard, FN, Le Pen, OrangePourquoi il ne fallait pas aller voter (mais c’est trop tard)
Mutation, Politique — Article écrit par Blueberry le 22 avril 2012 à 20 h 00 minNicolas le disait, nous ne sommes pas des étatistes.
Et, cela tombe bien, en cela nous sommes infiniment modernes.
Précurseurs ? A peine.
Futuristes ? Tout juste.
Car le roman national et son indissociable communauté nationale qui trouvent aujourd’hui leur incarnation et leur sublimation parfaite dans l’élection présidentielle n’existent déjà plus. Comme le dit Elisabeth Lévy, le soir de l’élection, à 20h, voilà bien le seul moment où la France est unie. Comprenez que le reste du temps… Bref, nous assistons aujourd’hui aux derniers soubresauts de la République française qui, tout à fait morte en vérité, convulsionne encore pourtant deux fois tous les cinq ans et les soirs de coupe du monde de football gagnée.
La mondialisation, c’est à dire l’explosion des frontières pour les hommes et leurs capitaux ont transformé notre système comme on ne l’avait jamais vu depuis des siècles. Et elle continue à le faire. Tout comme la RDA est tout à fait morte lorsque de toutes petites brèches permettant aux allemands de l’Est de commencer à s’enfuir se sont ouvertes ici et là, la mondialisation et sa fin de toutes les frontières sonne le glas de la République française.
A quoi cela sert-il de disserter comme le font certains, j’en ai vu encore hier, sur l’interdiction de l’avortement dans un pays qui autorise à chacun de sortir à tout moment se faire avorter ailleurs ? A quoi cela rime-t-il de prétendre vouloir plus taxer les riches dans un pays qui permet à ceux-ci de partir vivre n’importe où sur le globe ?
Soit on ne vote pas, parce qu’on est déjà dans le monde d’après et que, dans ce monde d’après, voter pour une sorte de Reine d’Angleterre ne fait pas grand sens.
Soit on vote Sarkozy ou Hollande, parce qu’on considère que cela défend ses intérêts de retraité et/ou de fonctionnaire.
Soit on vote Mélenchon ou Marine Le Pen et leurs prétendues pulsions protectionnistes avec l’idée de conserver encore un peu plus longtemps le monde d’hier.
Si on croit à leurs promesses.
Et tout en sachant que, même s’ils les tiennent, on ne fait simplement que repousser un peu l’échéance.
Mais, encore hier, ces questions qui me sont tombées dessus lorsque j’avoue que je ne vote pas, que je n’ai jamais voté et ne le ferais jamais.
Alors qu’est-ce qu’on fait ? Puis cette question de militants du XXème siècle : Qu’est-ce que tu fais pour que ça change ? Ou vas-tu militer ? Descends-tu dans la rue ? Fais-tu des assemblées générales ? Pourrais-tu sortir de tes postures ?
Mais il n’y a pas de posture.
Pas plus qu’il n’y a de devoir à aller voter.
D’ailleurs, je suis stupéfait du nombre de gens qui aimeraient le rendre obligatoire. Car voilà d’évidence, avec ou sans réforme concernant alors la dite reconnaissance du vote blanc, une nouveauté qui démontrerait de manière parfaite que le vote n’est plus qu’un colifichet qui ne change rien. Une sorte de démonstration par l’absurde.
Non, pas de posture, ce n’est juste pas politique comme on l’entendait il y a un siècle et comme certains l’entendent encore aujourd’hui…
Ces zones qui se créent de facto autour de nous et dont chacun comprend bien que leur logique ne répond absolument plus au mythe de la communauté nationale.
Ces stratégies d’évitement (fiscal et autres) qui sont de plus en plus pratiquées par une partie non négligeable de la population, au point que l’Etat multiplie les tentatives de récupérer ce qui existe en dehors de lui, que ce soit avec la médiatique chasse aux exilés fiscaux en Suisse ou avec la création du statut d’auto-entrepreneur.
Ces départs à l’étranger qui concernent de plus en plus de gens autour de vous. En cinq ans, combien en ais-je vu partir, plus ou moins longtemps et certains ne jamais revenir ? Chaque semaine, j’apprends qu’une connaissance s’en va ou tente de le faire activement.
Et je compterais internet aussi, formidable outil de liberté intérieure pour des Manuel Venator sans inspiration.
Citoyen du monde.
L’expression paraît ignoble à beaucoup. C’est pourtant vers cela que l’on se dirige. Inéluctablement.
Cela ne signifie pas non plus, comme je l’entends parfois, la fin de toute solidarité, l’essor irrésistible d’un individualisme ignoble et la loi de la jungle pour parachever le cauchemar. Non. Mais cela signifie l’essor du communautarisme et de toutes les solidarités infra-étatiques, des rassemblement entre des gens partageant de mêmes intérêts, croyances et tout ce qu’on veut.
Tout va bien.
Ce n’est pas grave si ce n’est plus l’Etat qui s’en occupe pour vous au sein d’une fantasmée communauté nationale.
Et comment voudriez-vous faire autrement avec le processus de mondialisation, qui détruit le fondement même de notre vieille communauté nationale, c’est à dire la quasi-impossibilité de s’y soustraire ?
Vous voudriez faire comme Julien C., dégommer du TGV pour récréer des solidarités obligatoires de proximité ? Mais c’est la même chose. On est en dehors de l’Etat. Enfin… La même chose en décroissant et en liberticide.
C’est d’ailleurs bien la seule chose qui pourrait contrecarrer le processus actuel, un renchérissement insupportable des déplacements. Sinon…
Mais j’en vois, parmi les libéraux même, qui se battent pour savoir s’il conviendrait que ce soit Sarkozy ou Hollande qui s’impose. Mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? On est retraités ou fonctionnaires, c’est à dire encore largement préservés du processus de mondialisation ? Non ? Alors quoi ? Il faudrait vraiment prêter main-fort à ces deux populations pour que l’un ou l’autre l’emporte ?
La fiscalité ne sera pas la même selon le président élu ? Vraiment ? Vous pensez que ça changera vraiment ? Et quand bien même, et alors ? Ceux qui lisent ILYS sont ceux qui sont en capacité de se barrer demain.
Vous êtes attaché sentimentalement, presque charnellement diront peut-être certains, à votre pays, votre territoire, vos amis, votre famille ? Vous êtes certain que votre mode de vie ici ne pourra pas être répliqué là-bas ? Certain ?
Bon.
Voilà pourquoi nous sommes encore, pour peu de temps, des précurseurs. Tant mieux. Mieux vaut être parmi les premiers.
Et puis c’est quand même un peu plus excitant.
La voilà donc notre grande aventure collective.
Elle ne se fera plus comme les vieux l’entendent, Stéphane Hessel et compagnie, avec de l’indignation, des grandes messes populaires organisées, des utopies plein la tête et des hommes politiques à la baguette. Non, tout reposera sur nous. Personne ne sera là pour nous dire ce qu’il faut faire ou non. S’il faut construire à plusieurs un lance-flamme ou devenir bénévole dans une association.
Sarkozy ne serait pas libéral ? Hollande non plus ?
Bien sûr qu’ils ne le sont pas.
Mais ce n’est pas comme s’ils pouvaient faire autre chose que de seulement préparer retarder l’avènement du monde de demain.

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