Archives pour la catégorie ‘Mutation’


A bientôt

Actu — Article écrit par le 1 mars 2013 à 0 h 13 min


Master réchauffement climatique

Science — Article écrit par le 28 février 2013 à 8 h 37 min

Howard Wolowitz est l’un des rares ingénieurs à m’être sympathique.

Les autres conduisent mal, s’expriment avec difficulté ou compensent leur honte de n’avoir qu’un master par une politique de développement sans fin de leur ego. Certes, ce ne sont pas les seuls. L’autre jour j’ai ainsi pu entendre à la télévision un chirurgien plastique se piquer de faire aussi de la philosophie. Tragique. Demain, pourquoi pas, les chirurgiens orthopédistes, ces menuisiers spécialisés, s’inventeront historiens. Et après-demain les journalistes prétendront que leur métier ne saurait être qu’intellectuel.

L’inverse est bien moins vrai.

Eh, ce n’est pas parce qu’un docteur ès sciences économiques passe un jour la tondeuse qu’il se prétendra le lendemain docteur ès sciences économiques-jardinier pour faire bien en société.

Des ingénieurs, vous en avez comme Jean-Marc Jancovici qui, conscient de ses limites, préfère n’expliquer le réchauffement climatique qu’à sa fille. Et vous en avez de l’autre côté qui dénoncent, à la suite de Claude Allègre (qui lui a un doctorat) la réalité de ce réchauffement climatique, a minima dans sa version anthropique.

Autant je comprends aisément pourquoi on peut regarder avec méfiance le phénomène du réchauffement climatique, autant je n’ai jamais compris ces contempteurs soient aussi nuls. Or, amis -ou ennemis- libéraux (puisque contrairement à la légion d’honneur, le titre de bon libéral, s’il est également décerné, l’est par des autorités légèrement plus floues), je ne peux raisonnablement présumer que vous soyez tous nuls. D’autant que cette nullité touche au-delà des libéraux.

Ainsi, Jean-Pierre Bardinet (que je viens de découvrir via le boulevard Voltaire), ingénieur de son état, et ce à l’ENSEM (École Nationale Supérieure d’Electricité et de Mécanique) de Nancy peut-il être libéral -ou non.

Moi, je n’en sais rien.

Et je m’en fous un peu.

Mais pourquoi, pourquoi, ces ingénieurs a priori pas plus cons que la moyenne des français finissent-ils tous par critiquer le phénomène de réchauffement climatique en usant d’arguments scientifiques ? Pourquoi ? Tenez, mon coiffeur aussi me parle de choses qui le dépasse, mais ses interrogations et constats sur le temps restent généralement bon enfant et dénués de tout termes scientifiques.

D’autant qu’en usant de la sorte ils ne peuvent convaincre ni le complet profane qui n’y entend rien mais n’est pas impressionné par des mots compliqués, ni le chercheur qui, au mieux, en fera une blague pour ses collègues à la machine à café.

Ainsi, Jean-Pierre Bardinet écrit en entamant sa conclusion d’un vieil article où il a souhaité démontrer que le réchauffement climatique était un mythe,

Je résume et ne vous fais pas un topo détaillé sur les AMP (Anticylones Mobiles Polaires) ni sur les AA (Agglutination Anticyclonique) – qui sont les ennemis no 1 du GIEC…

Il y en a pour tous dans cette phrase magique. Le profane n’y bite rien, le scientifique explose de rire et se désole de ne pas avoir le topo détaillé mais, en fait, seul le complotiste en a vraiment pour son argent.

Pourquoi s’attaquer aux scientifiques dont les résultats sont publiés dans la première partie des rapports du GIEC alors que les deux autres parties -plus le résumé pour les décideurs- sont nettement plus glissants et ouvrent aisément la porte à des critiques multiples ? Pourquoi se tenir arc-bouté sur le caractère non-anthropique du réchauffement climatique ou même dénier toute réalité à celui-ci ?

Je sais bien que l’idée du réchauffement de nature anthropique est un élément puissant pour culpabiliser, mobiliser et contraindre les populations -et les libertés. Je sais bien qu’il apparaît à beaucoup que cette idée est bien trop commode pour être honnête. Mais, quoiqu’on en pense, ce combat est perdu.

Fini.

Terminé.

Rideau.

Il faudra vous le dire comment ?

Le deuxième combat, en ces heures d’inscription dans la constitution du principe de précaution ou de combats incessants contre toute tentative d’aménagement d’autre chose que des parcs nationaux, est en passe d’être perdu lui aussi. La bio-ingénierie a fini par devenir suspecte, les conséquences du changement climatique sont quasi-uniquement vues comme autant de drames, ces impacts sont maximisés, l’adaptation minimisée et le coût de tout cela s’enfonce encore plus profondément que le fameux trou de la sécu française.

Ce deuxième combat, lui, devrait pourtant être mené.

Tout le monde n’est pas un putain de hippie vénérant Gaïa et considérant que l’espèce humaine est le virus de cette planète et, quasiment, un corps étranger. L’utilisation des sciences du climat pour servir des objectifs politiques est une évidence dénoncée dans bien des pays en voie de développement. La culpabilisation et la repentance écologistes rencontrent certes un terrain favorable dans nos sociétés profondément chrétiennes mais il ne faut pas oublier que, fanatiques exceptés, les européens ont également une bonne tradition de contournements ou d’accommodements plus ou moins hypocrites pour gérer cette culpabilité. Ainsi vend-t-on des indulgences modernes à Nature & Découverte pour compenser ses émissions carbone et tout le monde trouve ça très bien même si aucunes de ces indulgences ne trouve preneur. Et les voitures consommant moins sont également plébiscitées mais surtout parce que l’essence est devenue chère.

D’ailleurs, ce n’est peut-être pas tout à fait un mystère ou un hasard si le thème du réchauffement climatique est apparu avec la raréfaction du pétrole accessible pour pas cher.

Mais je m’avance peut-être un peu trop.

Comprenez moi, il ne serait nullement question d’empêcher, si j’en avais le pouvoir, les ingénieurs d’entretenir et partager leur avis sur le thème du réchauffement climatique et ce même si, manifestement, l’angle scientifique leur semble souhaitable et qu’ils se concentrent précisément sur ce qui est le plus compliqué pour eux de critiquer ou, tel Jean-Marc Jancovici, de justifier.

Je ne suis juste pas certain que l’efficacité -et surtout la pertinence- soit au rendez-vous.

Mais qui suis-je pour le dire n’est-ce pas ?


Groenwalski

Cinéma, Citations — Article écrit par le 24 février 2013 à 14 h 13 min

 

 

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Gandon

Citations — Article écrit par le 23 février 2013 à 18 h 30 min

Je me souviens, à ce propos, d’une petite série d’articles qui m’ont semblé fort marrants… dans les « Nouvelles Littéraires » (quand je veux me crisper je les achète)… Yves Gandon, soi-disant critique, armé d’une forte brosse à reluire, passait en revue, avec quel soin ! pour l’admiration des lecteurs, quelques textes les mieux choisis, de quelques grands contemporains… L’astuce du commentateur, sa prouesse en tout admirable, consistait à souligner tout le Charme, les fins artifices, les pertinentes subtilités, tout le sortilège de ces Maîtres, leurs indicibles magies, par l’analyse intuitive, très « proustageuse », de quelques textes particulièrement chargés de génie. Labeur, entreprise, dévotion d’une extrême audace ! d’une périlleuse délicatesse ! Le commentateur frissonnant se risquait encore plus oultre… mais alors, perlant d’angoisse ! jusqu’au Saint des Saints ! jusqu’au Trésor même ! jusqu’au style ! au reflet de Dieu ! jusqu’aux frémissements de la Forme chez ces Messies de la Beauté ! Après quelles pieuses approches ! Quel luxe inouï de préambules !… Que de fragiles pâmoisons !… Ah ! Si l’on me traitait de la sorte, comme je deviendrais impossible ! Regardons-le travailler… Bientôt chancelant… tout ébloui… notre guide se reprend encore… défaille. Les mots viennent à lui manquer… Haletant, il nous demande si nous pouvons encore le suivre… endurer tant de splendeurs… Sommes-nous dignes ?… Sommes-nous dignes ? Lui-même qui croyait tout connaître… il se trouble à perdre les sens… Il se faisait une idée… quelque imagination confuse de l’étendue, de la profondeur, des gouffres de ces styles !… Présomptueux !… Il ne connaissait rien !… Les Prémices à peine !… Dans ce manoir aux mille et une merveilles, tout succombant d’admiration… Gandon titube !… tout chancelant… Grelotte !… Tragédie !… La Tragédie ! Ah ! I’Intrépide !… d’ornements indicibles en cascades exquises… de passages sublimes en plus sublimes encore… en chutes vertigineuses… ces textes de maîtrise… littéralement magiques se révèlent ruisselants d’apports infinis esthétiques… de bouleversants Messages… d’inappréciables gemmes spirituelles… On ne sait plus ou se prosterner davantage… Ah ! vraiment c’en est trop !… Gandon, lui-même transposé cependant par la foi qui l’embrase, n’en peut plus… Il se rend !… Il se donne !… Il nous adjure à son secours. Ah ! vite ! Agissons, assistons ! Soutenons Gandon !… Prévenons le pire ! Devançons quelque atroce dénouement… Pitié ! Détaillons ! Partageons son extase ! L’humanité le commande ! Courage ! Vaillance ! Pour lui tout seul, c’est bien simple s’il insiste, s’il s’obstine ! C’est la mort ! Dans les phrases ! par les phrases ! Trépassé de beauté !… de Beauté phrasuleuse ! Gandon ! Ah ! C’est trop ! Tant de perfection verbatile… pour un seul adulateur… C’est la damnation !… nous suffoquons pour lui !… O délices littéraires assassines ! O les encrières meurtrières délectations phrasiformes ! A quels paroxysmes atroces ! épargnés aux vulgaires, n’entraînez-vous point Purismologie ! vos meilleurs enfants ! Bienheureux frustes crottés ! Brutes béates !… accroupies clans les consonances !… De cuirs en velours vous monterez au ciel !…

Mais lui Gandon n’appartient pas à la race des officiants à peu-près-istes… qui montent des textes en abat-jour… C’est un janséniste, Mordieu ! foutrement impeccable… la tiédeur le pousserait au meurtre… Il ne veut notre salut que par l’extase… et pas une extase roupilleuse… Une extase palpitante !… transfigurante !… Ah ! de grâce, il nous exhorte… recueillez-moi là… cette nuance… ci !… au déduit de cette tournure instable… Ah ! devant qu’un horrible zéphyr en disperse à jamais… l’onde irisée… l’avez-vous saisie ?… Je n’y survivrai pas !… Ah ! Tenez-moi, je succombe… Ah ! J’en défaille cher lecteur, à ravir… Ah ! la force de cette « épiphore »… à peine après cette « synthote » ah ! ah !… Je m’affole… je blêmis… l’audace impayable… Ah ! comme le Maître nous transfixe ! Ah ! quel virtuose miraculant… Ah ! malheur à qui ne soupire ! Et la violence ! Imaginez ! de cette simple virgule ! Mais c’est le génie ! C’est le génie !… Et la faiblesse irrésistible de cette chute différée ? Ah ! mordez ce trait singulier… ces deux conjonctions… qui s’affrontent… Ah ! l’est-il caractéristique !… Il refait Pascal en trois mots… Racine en douze !… Ah ! comme il nous prend par l’adverbe ! Ah ! le monstre ! Ah ! le divin !… Ah ! Ce Gide enfin! … Ce Maurras ! Ah ! ce Maurois ! Qu’en dirait Proust ?… Ah ! les vertiges de ce Claudel ! Ah ! l’infini Giraudoux ! Ah ! Gandon ! Pourquoi ne chanterais-tu pas ?… Ce serait encore, je l’assure, bien plus meilleur, bien plus merveilleux !… plus amoureux !…

Louis-Ferdinand Céline

Le grand public connaît de Céline un texte intitulé « A l’agité du bocal », réponse cinglante à Jean-Paul Sartre au sujet des positions de l’un et de l’autre pendant la guerre de 39-45. Il s’agit là d’un exercice dans lequel excelle le petit parigot: la satire, la caricature, le pamphlet lyrique. Et en fait tout « célinien » sincère, s’il cherche un peu trouvera des dizaines et des dizaines de textes dans ce registre, tous plus drôles, plus riches et plus brillants les uns que les autres. Céline a systématiquement attaqué les idoles réputées intouchables de son époque, ne craignant ni l’isolement social, ni la misère financière, ni la prison qui sont les punitions systématiques pour tout vrai rebelle qui s’attaque au vrai pouvoir. Ces 3 martyrs, le petit loufiat du passage Choiseul les subira comme il l’avait prévu et prédit.

Dans l’extrait ci-dessus, Céline évoque un critique littéraire qui tenait le haut du pavé : Yves Gandon, sorte de d’Ormesson, à une époque ou le niveau général était tombé si bas que l’on voyait poindre (déjà) les premiers escrocs détournant une tradition portée jusqu’ici par des érudits véritables du genre de Léon Daudet. Après ce dernier, le métier de critique littéraire se galvaude, la France cesse de porter en elle l’avant-garde culturelle du monde, et très naturellement les élites nationales rabâchent une langue de plus en plus pauvre, tendance dont le dernier cran a atteint récemment l’illetrisme pur et simple.

Quel écart abyssal entre la médiocrité actuelle et l’explosion de ce texte extraordinairement riche  pour lequel le seul prétexte « Gandon » a servi d’étincelle. On trouve là tout l’univers de Céline: lyrisme gratuit, haine du style journalistique et scolaire, virtuosité dans la caricature et pudeur absolue sur tout ce qui a trait aux sentiments (pour Céline c’est une chose horrible et indécente d’évoquer « l’amour » ou le « coeur », tellement il tient ces données en haute estime), instinct infaillible pour débusquer les arnaqueurs, les escrocs et les imposteurs. 

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Arco 2013

Journalisme — Article écrit par le 18 février 2013 à 15 h 49 min

Arco, c’est l’acro pour Arte Contemporáneo, la foire d’art contemporain phare en Espagne. Ça se passe à Madrid au mitan du mois de février.

Veni-Vedi-Vici. Reportage de terrain, photos tout cela pour nos chers lecteurs. Ne remerciez pas.

Alors deux remarques liminaires. La première: le lieu. Ça se passe dans un parc des expositions, IFEMA pour ceux qui connaissent. Bon… un salon d’art contemporain dans deux pavillons au fin fond du parc des expositions entre les salons des formations supérieures pour futurs chômeurs et celui de l’offre de matériel éducatif…et bien ça prend un coup dans la gueule la majesté de l’art. Vous imaginez la FIAC au parc des expositions de Franconville. En fait, le seul avantage du lieu c’est qu’en sortant boire sa bière et fumer sa clope et bien on a tout de pleins de petites étudiantes  frétillantes de leurs 20 ans…ça avait un air rafraichissant comparativement aux vieilles peaux dégueulasses retapées de partout et aux cheveux rouges qui pullulent dans les travées.

Deuxième point: le prix public; l’accès au salon était de 40 euros. Évidemment, nombre de visiteurs profitaient d’invitations, mais il est évident que c’était une barrière à l’entrée pour des types pas forcément introduits dans les milieux, l’art pour tous c’est dans les discours quand on cause business, faut passer à la caisse, art ou pas, c’est un business et c’est très bien ainsi.

Maintenant l’offre artistique…ou la proposition comme disent les artistes de merde…c’est comme une proposition commerciale. Alors 202 galeries, si j’ai bien lu la brochure, de plus de 30 pays avec un focus, comme on dit, sur la création artistique venant de Turquie et pas mal de galeries d’Amérique du Sud, en fait surtout du Brésil. Ce sont d’ailleurs les galeristes les plus sympathiques et ceux avec qui on a envie de faire affaire. Ils engagent la conversation, parlent clairement de prix…s’arrangent pour vous arranger. Bref à la différence des galeries européennes, qui ne vont pas chercher le client, daignent à peine vous filer leur carte quand bien même auriez-vous 5 à 8 k€ à dépenser chez eux. Ils s’en foutent, ils sont nuls, les Allemands et les Autrichiens peuvent être mis à part. Bon maintenant, passons dans le dur… Qu’at-on vu? de grands artistes? des grands noms? Des installations bluffantes? Rien de tout cela. Je vous ai pris quelques photos…je vous ai cherché de jolies gonzesses sans trop en trouver…

Autre considération, on note que de nombreux « artistes » n’ont toujours pas fait leur cette sentence de Gide « l’art naît de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté ». À toute représentation artistique, il faut une contrainte, par exemple un sonnet … il y a un cadre, des règles et il faut s’y plier. Pas de cadre pas de représentation artistique…comme on peut le voir:

À se demander si ce petit papier fait, lui aussi partie de l’oeuvre. Quand un artiste est obligé de mettre lui-même la limite à son travail, c’est que c’est raté. C’est comme un type qui essaie de faire de l’humour et dont la vanne tombe à plat et qui est obligé de dire « c’est une blague ». Voilà le niveau aujourd’hui.

Je me suis aussi légèrement ridiculisé, une galerie suédoise d’art contemporain – je ne crois pas qu’il existe un truc plus froid qu’une galerie scandinave – qui exposait mais en fait c’était une installation, qui se voulait la copie d’un exposant ( je ne suis pas sûr de me faire comprendre) dont les artistes pouvaient tout à fait passer pour les galeristes. Voyez la confusion. Je m’approche, regarde ce qu’il y a au mur, qui n’a aucun intérêt, mais je n’avais pas saisi que c’était une installation et là je me retrouve avec un connard qui imite exactement mes mouvements. J’avais franchi le cadre invisible que personne, je dis bien personne, ne pouvait distinguer. Léger malaise dans l’assistance. Je suis parti sans demander mon reste.

Et maintenant quelques photos.

 

 

 

 


Une lutte qui dépasse

Droit — Article écrit par le 15 février 2013 à 9 h 40 min

Une trentaine d’experts du monde de la justice et de la société civile vont être auditionnés à la Maison de la chimie à Paris pour proposer des réponses «efficaces» à la récidive, qui n’a pas été enrayée par de nombreuses lois votées ces dernières années. Les organisateurs de cette conférence sont à pied d’oeuvre depuis cinq mois au cours desquels ils ont recueilli les réflexions d’une centaine d’associations, organisations professionnelles et syndicats.
[...]
L’exécutif a fixé plusieurs orientations: la ministre de la Justice Christiane Taubira et François Hollande ont souhaité la mise en place d’une nouvelle «peine de probation», permettant au condamné de purger sa peine hors de prison, mais avec un suivi plus personnalisé que les actuels sursis avec mise à l’épreuve. La garde des Sceaux a plusieurs fois exprimé ses réserves sur les sanctions à caractère automatique telles les peines plancher, dont la suppression fait partie des engagements de campagne du chef de l’Etat. Elle a aussi annoncé son intention de supprimer la rétention de sûreté, autre mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Cette loi, quasiment jamais appliquée, visait à maintenir enfermés à l’issue de leur peine des criminels jugés dangereux.
[...]
Certaines pistes issues des premières réflexions devraient faire grincer des dents à droite: libération conditionnelle automatique aux 2/3 de la peine ; remise en cause de la politique du chiffre (notamment l’importance accordée au taux de réponse pénale) et de l’accent mis sur les procédures rapides type comparution immédiate ; dépénalisation de certaines infractions… D’autres préconisations sont plus consensuelles: mieux accompagner les personnes sous bracelet électronique, améliorer les enquêtes sur la personnalité, la situation familiale et sociale des mis en cause pour adapter la sanction.

J’attends avec une certaine impatience le résultats de ces auditions à la Maison de la chimie, n’ayant pas le temps de m’y rendre moi-même.

Tiens, la dernière fois que je m’étais rendu à la Maison de la chimie, c’était pour une conférence de l’IPJ avec la participation de quelques candidats à la présidentielle et d’un député socialiste d’astreinte ce jour là.

L’ambiance devrait être quelque peu différente aujourd’hui.

Déjà, on notera que ce ne sont pas les mêmes experts qui sont appelés. Il n’y a pas un seul nom qu’on puisse recouper entre ces deux conférences.

Pourtant, les experts de l’IPJ n’ont pas une biographie moins épaisse que ces autres experts. Mais, après tout, il y a tellement d’experts… Au point, d’ailleurs, que les experts les plus reconnus -mais vaguement répressifs- sont également absents. De la liste d’experts comme du jury chargé de les entendre d’ailleurs.

C’est le comité d’organisation qui a décidé.

Ainsi, par exemple, pour éviter que nos vilains criminologues français hautement médiatiques président au sein du jury, soit entendu comme experts ou participent au comité d’organisation, on a joué la carte internationale.

On remerciera donc nos amis belges, canadiens, anglais, américains et suisses de leur participation pour nous éclairer de cette science dont on s’est assurée récemment qu’elle n’existe officiellement pas en France.

C’est d’ailleurs quasiment le seul domaine où on a fait appel à des étrangers et le seul pour lequel il n’y a en fait que des étrangers.

Au fait, qui a décidé de la composition du comité d’organisation ?

Et d’en donner la présidence à une ancienne vice-présidente chargée de l’application des peines de Bobigny et ancienne conseillère technique, notamment en charge des peines alternatives à l’incarcération, au cabinet de l’inoubliable Pierre Arpaillange entre 1988 et 1990 ?

Christine Taubira et son cabinet.

Qui ont également fixé les orientations que devaient prendre le comité d’organisation, le jury et les experts.

Alors, je ne sais pas pourquoi, mais je pressens que cette conférence de consensus devrait effectivement déboucher sur un consensus. D’ailleurs le contenu de ce consensus est, en réalité, déjà largement rédigé avant même les auditions à la Maison de la chimie. Si, si. Il faut juste traduire un peu. En langage journalistique cela se dit « certaines pistes issues des premières réflexions ». Notez que cela marcherait aussi avec « premières pistes issues de certaines réflexions ».

Ah, quel dispensideux barnum ! dirait nos amis criminologues canadiens.

Entre payer le déplacement des criminologues étrangers, louer la Maison de la chimie, rémunérer les divers membres et intervenants de cette farce, régler les menus frais de bouche, autres déplacements, etc. Dame, le verni scientifique et l’apparence de concertation reviennent cher. Certes, on n’est pas au niveau de ce qu’aurait pu être un Grenelle de la justice -qui n’aura jamais lieu.

Mais pour des propositions déjà rédigées dans les grandes lignes par le cabinet du ministre de la justice, la campagne de communication pour les faire absorber me semble démesurée.

D’un autre côté, il faut voir aussi que cela paye des tas de gens pour qu’ils ferment consciencieusement leur gueule, voire qu’ils se mettent à soutenir ardemment les idées du ministère devant les médias.

Imaginez que vous ayez à acheter directement ces gens.

Eh bien il faudrait également payer pour leur conscience. Sans la garantie que, tourmentés, ils ne finissent par tout révéler un jour pour mieux dormir la nuit.

Tandis qu’une conférence de consensus, elle, avec ses membres savamment triés, son écoute patiente de chacun et ses remerciements. En offrant à tous un auditoire, en leur donnant du Président, du Monsieur, et autres titres et statuts ronflants créés pour l’occasion, voire en prenant compte à la marge des suggestions qu’ils peuvent faire, ces experts et autres jury deviennent de véritables dévoués à cette cause qui leur a fait tellement de bien.

Rechercher le consensus, en réalité, cela signifie surtout qu’on veut mouiller tout le monde.

Ici à coup de petits fours, de billets d’avion et de reconnaissance institutionnelle.

Mais passons.

Et reprenons donc ce qui serait annoncé dans quelques jours après une retraite des membres du jury au Bristol en compagnie de Patrice Evra, de David Beckham et de toutes leurs jeunes amies.

Tout d’abord la libération conditionnelle automatique aux deux tiers de la peine tandis que, dans le même temps, les peines planchers dites « automatiques » -tout en ne l’étant pas en pratique- de Nicolas Sarkozy seront supprimées.

Rien que ça, ça vous pose une politique en matière de récidive.

Gageons toutefois que les magistrats seront bien moins choqués par cet empiétement sur leurs prérogatives que pour les peines planchers -pourtant optionnelles…

D’ailleurs, je relève avec un plaisir non dissimulé que pour justifier la libération conditionnelle généralisée (et ici automatique), le ministère de la justice utilise une étude déjà évoquée par l’Observatoire International des Prisons et l’utilise donc de… manière aussi bidonnée et mensongère que l’OIP..

Voilà qui pose également la haute tenue intellectuelle des Taubira’s boyz and girlz et l’impressionnante solidité scientifique des orientations souhaitées.

Quoiqu’il en soit, ils rajoutent également dans le package sur la récidive la promesse d’une plus grande personnalisation des peines (amélioration des enquêtes de personnalité, etc.) qui entraîne ainsi de manière quasi-mécanique la « remise en cause de l’accent mis sur les comparutions immédiates ».

Enfin, pour couronner le tout, la création dans le vocabulaire d’une peine de probation remplaçant les actuels sursis avec mises à l’épreuve mais sonnant quand même vachement plus sévère. Si, dites-le à voix haute, vous verrez. C’est le mot « peine ». Il ne fait peur qu’aux honnêtes gens tandis qu’il fait rire les récidivistes, mais quand même. C’est important le vocabulaire. Même si, malheureusement pour notre président de la république, cela ne fait pas encore tout et qu’il demeure encore la stature physique ou l’élocution par exemple.

Le sursis avec mise à l’épreuve version 1.1 (on est encore loin du 2.0 participatif, Taubira n’en veut pas), ou « peine de probation », devrait être accompagné d’un suivi plus personnalisé.

Ce qui pourrait être cohérent avec sa promesse d’augmenter le nombre de Juge d’Application des Peines (JAP) si ces derniers remplissaient effectivement un rôle essentiel dans la prévention de la récidive une fois le condamné libéré dans la nature avec sa conditionnelle ou son sursis avec mise à l’épreuve.

Or, tel n’est pas le cas.

Il faudra donc se demander à quoi sert d’augmenter le nombre de JAP si dans le même temps la libération conditionnelle aux deux tiers de la peine devient automatique.

Personnellement, n’entrevoyant pas la moindre raison, je peux raisonnablement suggérer qu’un choix sera fait entre la libération conditionnelle automatique et l’augmentation du nombre de JAP.

Or, scoop, je peux déjà subodorer que cette histoire de libération conditionnelle réellement automatique est en réalité une bonne grosse blague et que ce ne sera pas demain qu’un gouvernement enlèvera cette responsabilité aux JAP pour l’endosser à sa place avec le risque politique que cela comporte. Un gouvernement n’a aucune raison de faire cela alors qu’il peur s’assurer de la même chose par des instructions, qui seront sans nul doute suivies par nos magistrats, sans pour autant prendre la responsabilité finale.

Concernant la responsabilité, une solution serait d’ailleurs d’impliquer le peuple français là-dedans, mais Christine Taubira a déjà décidé d’arrêter toutes les expérimentation en la matière.

Donc, à la limite, comme après Outreau, on fera appel au délicieux -mais inopérant- concept de collégialité pour mieux diluer les responsabilités en cas de raté. D’autant que ça ne coûte pas un rond comme mesure et qu’on s’assure ainsi le soutien de la magistrature, toujours folle de joie quand il s’agit de jouer à faire semblant et de n’absolument rien changer à leur prérogatives et pouvoirs.

Et le peuple français qui ne cesse depuis des années de dire par sondage, avec une constance remarquable, que la justice est l’institution dans laquelle ils ont le moins confiance (juste devant les médias et les élus, c’est dire…), que les peines sont trop légères, que le fait qu’elles ne soient pas appliquées et aménagées est une honte, que les peines pour cas de récidive sont insuffisantes, qu’il faut créer plus de places de prison, que la justice fonctionne mal, qu’elle est idéologique et que les orientations voulues par Christine Taubira sont un grand n’importe quoi… Ce peuple français donc, ultra-majoritaire, n’aura qu’à endurer un peu plus longtemps encore.

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Aymeric Mantoux & Emmanuel Rubin

Journalisme — Article écrit par le 12 février 2013 à 13 h 14 min

Comme j’aime bien la bouffe et faire à bouffer, mon beauf m’a offert un bouquin, un document comme on dit dans le monde de l’Édition qui s’appelle Le livre noir de la gastronomie française. Toute l’idée du livre tient dans le titre. C’est extrêmement poussif dans les 30 premières pages si bien que je l’ai laissé dans ma sacoche sans plus y penser. Puis, un jour à la terrasse d’un café, une bière et une clope au bec, je reprends la lecture…c’est un peu mieux, la partie business est vaguement intéressante et puis la relation entre les Frères et les cuisiniers nous apprend deux ou trois trucs mais bon c’est tout de même pesant, mal écrit, ça écorche la vue mais on s’accroche car on se dit que l’on va découvrir quelques haines entre cuisiniers…Tout le livre repose sur les entretiens que les auteurs ont eus avec les chefs et autres acteurs de l’industrie ce qui amène au principal problème…on doit les croire sur parole. Nombre de notes en bas de page sont « Entretien avec l’auteur ».

Mais se pose la question, peut-on décemment croire sur parole deux types qui osent écrire, au chapitre nº5 de leur bouquin (page 149, édition J’ai lu):

La mésentente cordiale

 » Je vais lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser » Vito Corleone, Film de MARTIN SCORSESE (c’est moi qui ai mis le nom de Scorsese en gras)

Quand deux types (en fait j’imagine qu’il y avait deux ou trois autres lascars dans l’histoire, du style l’éditeur et un rewritwer, mais certainement pas de la qualité de l’ami Goux) osent écrire et imprimer à plusieurs milliers d’exemplaires que le Parrain, chef d’oeuvre du cinéma, oeuvre qui restera encore dans quelques siècles, est un film réalisé par Martin Scorsese alors que c’est bien évidemment un film de Francis Ford Coppola, on peut douter du bien fondé du reste. Cette information est la plus facilement vérifiable au monde; alors je m’interroge, si deux gus sont incapables de savoir que c’est Francis Ford Coppola qui a réalisé Le Parrain et non Martin Scorsese, que vaut le reste des informations qu’ils donnent, surtout lorsqu’on doit les croire sur parole?

Une faute aussi grossière discrédite-t-elle l’ensemble? Personnellement, je pense que oui. Franchement prendriez-vous au sérieux un type qui vous explique que Dumas a écrit les Misérables. Évidemment que non? Alors ce livre est à mettre au rebut.

Pour information, Aymeric Mantoux et Emmanuel Rubin sont respectivement rédacteur en chef du magazine L’optimum – Chroniqueur dans « Goûts de luxe » sur BFM et Cofondateur du bureau du Fooding-directeur de la rédaction de l’Optimum.

 

Et la preuve par l’image.

 

Rien à voir. La photo illustrant l’article, mais j’ai vu le film Happiness Therapy et la petite Jennifer Lawrence m’a bien plu…


Guerrestein, Mokobé et M. Dubois

Politique — Article écrit par le 31 janvier 2013 à 0 h 03 min

Quelle étrange époque. Quels étranges mouvements de foule.

Voilà tout d’un coup que Rohff clash Booba qui clash La Fouine, ce dernier qui re-clash, que le site Viol Vocal s’en mêle et dévoile les faits d’attouchement sexuel sur mineure de la Fouine, que chacun mijote des re-clash dans son coin… MC Jean Gab1 renvoie tout le monde dos à dos et toute une nuée de rappeurs s’en mêle. Toutes les lignes sautent, les fronts se renversent. Pour la première fois on voit des rappeurs de premier plan se clasher mutuellement sur leurs origines raciales (« t’es pas Tupac t’es qu’un pak-pak » j’avoue c’est assez bien trouvé) non plus sur la traditionnelle ligne « tous ensemble contre les Blancs » mais « les Noirs contre les Arabes », « les africains contre les muslims » etc…

Le rap, ce porte-voix ventriloque de la conscience des peuples non-blancs renvoie les échos d’autres clashs beaucoup plus sérieux.

On apprend en effet qu’au Mali, ce pays situé juste en-dessous de la poudrière algérienne, les gens font la chasse aux « Arabes » et en ont marre de la doctrine religieuse véhiculée par leurs voisins du nord. Bon sang mais que se passe-t-il?

De caricaturaux et imbéciles extrêmes-droitistes seraient tentés de se réjouir. Or je leur dis très honnêtement et sincèrement: premièrement il ne faut jamais se réjouir du malheur des autres, et deuxièmement tout cela peut se retourner contre les FDS comme tourne le vent.

Un rappeur comme Mokobé (d’origine malienne), si « engagé », si « artiste », aurait du déjà ouvrir sa bouche pour se positionner sur le sujet, lui d’habitude si prompt si « africain de coeur », si généreux. Mais non, il temporise. Comme tous ces renois de France qui ne savent pas s’il faut applaudir ou non, il attend en réalité que la situation devienne plus facile, que le grondement se fasse non Maliens contre Algériens ou allez savoir quoi, mais bien dans le sempiternel schéma bien facile bien sans-risque « TOUT LE MONDE CONTRE LES BLANCS » tous servant ainsi d’idiots utiles  aux BHL, Askolovitch, « Ben Cinéma »s (véritables commanditaires de ce merdier dans lequel ils ont poussé l’armée française) de toutes sortes et à leur incroyable haine, jalousie et rancoeur envers « Edom » comme ils disent. Ah lorsque c’est l’heure de taper sur « la france » qu’est-ce qu’on les entend les mokobé-morsay-joey et consorts, ça ne fait plus qu’une seule voix, qu’un seul front très monobloc, l’axe Mafiak1fry-Attali tout bien pétaradant de mille bouches à feu contre le pauvre M. Dubois.

Vraiment quelle étrange époque. Les quelques Blancs qui restent en France sont déjà sur-haïs chez eux et voilà qu’on en prélève la fine fleur pour l’envoyer au casse-pipe au Mali au milieu de Noirs et d’Arabes occupés à d’invraisemblables histoires qui ne nous regardent absolument pas. Mais les bons Askolovitch exigent hautement qu’on aille se faire haïr encore plus car dans le monde moderne nous enseignent-ils, on ne saurait « se claquemurer chez soi » voilà à peu près leur raisonnement, textuel. Les masques tombent. C’est comme ça que tu nous remercies? Les français t’accueillent, t’aiment, te protègent, t’offrent un enseignement et des moyens pour réussir, t’ouvrent les bras et toi tu ne penses qu’à les arnaquer, les humilier, les désigner à la vindicte des peuples, les envoyer dans des guerres, leur balancer des bateaux d’immigration sur la gueule? Pourquoi? Pourquoi vous faites comme ça? En fait c’est la seule question qui me vient tellement votre comportement devient caricatural et absurde voilà : « Pourquoi vous faites comme ça? ».

On vous aime et vous rendez du mépris. On vous protège et vous rendez des moqueries. On vous fait du bien et en récompense il y a toujours quelqu’un de chez vous dans les coups fourrés anti-blancs, anti-chrétien, anti- »Edom » comme vous dîtes. La pornographie, l’histoire faussée de l’esclavage (à venir encore 2 films bien chiadés « Dango unchained » et « Lincoln »), les publicités bien indécentes et humiliantes, les films hollywoodiens genre « Mother and Child » et les séries du même style, les présentatrices télé bien endoctrinées genre Anne-Sophie Lapix, les intellectuels-faussaires subventionnés qui squattent toutes les places qui censurent et prononcent des fatwas, les entourloupes éditoriales (que se passe-il au Figaro depuis 2 ans??), les étranges arnaques et faillites payées par la thune des Français modestes (un exemple parmi d’autre: cette entreprise intitulée GECI et les récentes manoeuvres de son patron), les premiers secrétaires de l’UMP et du PS qui sont pas exactement des sédévacantistes (idem le président actuel et le précédent)… C’est comme ça qu’on dit merci?

On veut bien faire confiance et ranger les préjugés mais il faut honorer cette confiance et incarner autre chose que le stéréotype de ces mêmes préjugés. En un mot être « loyal », ou « honnête ». Si l’on vous considère comme nos prochains et que vous nous considérez comme du bétail qu’il faut tromper, quelle est votre justice? Vous qui habitez à Paris et avez des radars partout dans la société vous ne pouvez pas ignorer cette haine ambiante anti-Blanc qui ne fait que monter depuis 30 ans et dont les agressions et le métissage unilatéral ne sont que 2 avatars parmi d’autres. Avec vos hautes places vous pourriez faire quelque chose pour aider. Pourquoi on attend encore? Quelque chose d’un peu plus sérieux qu’un livre du genre « Réflexion sur la question blanche » que le bon con de Blanc va payer 20 euros. Quelque chose du genre « prise de conscience », « éducation des masses », « appel à la paix », une bonne Tsédaka tout à fait à votre portée.

Ne pas le faire, voilà ce que l’on ne voit pas, et voilà l’objet de la cosmique stupéfaction des Blancs moyens qui voient toute cette merde déferler sur eux et qui n’ont aucun moyen de se défendre. Alors maintenant faut arrêter de nous bassiner avec vos histoires, avec des débats et des circonvolutions, des « grandes discussions » pour faire semblant. Faut aller voir vos gars et leur dire d’arrêter leur bordel et c’est sûr que vous pouvez le faire et qu’il vous écouteront vous qui êtes du sérail. Nous ils s’en foutent complètement de nous. Sans doute bien qu’il suffit de faire ça. Que cadet-Guerrestein aille voir aîné-Guerrestein : « dis j’ai bien réfléchi ça fout vraiment la merde ton business, ça rend des gens malheureux et ça détraque tout le Bien Commun faut arrêter c’est tout« . Vous voyez? La correction fraternelle, ce genre de choses. Idem avec M. Pornostein, M. Métistein, M. Businesstein… Tranquille, easy, sans violence, sans peine. Voilà il suffit de ça et vous le savez. Finkie : ton fils vit à LA, je suis sûr qu’en 2 coups de cuillère à pot avec ton CV tu peux aller voir certains types et infléchir grandement leur emballement. Si d’autres Finkie s’y mettent ça peut faire des merveilles c’est sûr et c’est pas idéaliste de dire ça : vous savez très bien que c’est aussi simple que ça.

Ce merdier en Afrique (peuples qui brusquement s’entre déchirent) et en France (rappeurs et leurs fans qui brusquement s’entre déchirent) est comme un éboulis prêt à tomber sur les « Edomites » (on n’est pas Edom mais c’est pas grave). Aucun Durand-Dubois-Destouches ne doit mourir ni souffrir pour les folies d’autres peuples prêts à se retourner contre eux juste après les avoir accueilli en libérateurs. En France 99% des Blancs et des Chrétiens ont toujours été plus qu’exemplaires dans leur rapport aux étrangers et ils méritent qu’on leur fiche la paix.

Photographie : Matt Weber, « The shop keeper »

 


Connaissez-vous Danièle Nouy ?

Citations — Article écrit par le 30 janvier 2013 à 2 h 05 min

Le dossier des emprunts toxiques piétine

Le premier procès opposant Dexia à une collectivité territoriale sur les emprunts toxiques est fixé en février. Etat des lieux. Le 8 février, au tribunal de Nanterre, le conseil général de Seine-Saint-Denis sera représenté par Jean-Louis Vasseur, du cabinet Seban (LLA nos 1492 et 1548). Pour sa part, Dexia a notamment choisi Nicolas Baverez pour assurer sa défense. Mais rien ne dit que le dossier sera plaidé sur le fond, ce jour-là. Le juge peut reporter l’audience, comme récemment dans les Côtes-d’Armor, où Trégastel était la commune plaignante. De tels atermoiements ne déplaisent pas à Dexia et aux autres banques visées par les recours d’une centaine de collectivités territoriales. D’autant que l’attentisme est à nouveau de mise du côté gouvernemental, après la constitution par Jean-Marc Ayrault d’un fond de secours aux collectivités territoriales endettées, doté (pour l’instant) de 25 millions d’euros.

Celles-ci ne peuvent plus compter sur le soutien actif de la Direction générale des collectivités locales, coincée par la tutelle exercée depuis juin par trois ministères. Par ailleurs, dans la droite ligne de la posture adoptée dès l’origine par l’inspection des finances, Bercy s’obstine à refuser une solution collective, même si Pierre Moscovici a évoqué en novembre l’ouverture d’une négociation globale. Les directeurs départementaux des finances publiques continuent ainsi à traiter les dossiers individuellement. Ce qui vaut, par exemple, pour les décisions prises unilatéralement par des collectivités comme le 93 et Saint-Etienne de rembourser les intérêts de leurs emprunts pourris en se basant sur les taux des très classiques prêts bonifiés … Malgré les conclusions de la commission d’enquête diligentée en 2011 à l’Assemblée, Bercy évite aussi de désigner des responsables. Cette ligne de défense est même plus que jamais d’actualité, constatent les élus. Et pour cause. La secrétaire générale de l’Autorité de contrôle prudentiel qui, il y a quelques années, avait validé la pratique des emprunts pourris, Danièle Nouy, est en passe d’être nommée à la tête du futur conseil de supervision de la Banque centrale européenne (BCE). Il faut donc la protéger…

Extrait de la Lettre A, n° 1577 du 24 janvier 2013.

Plus ici sur cette charmante dame, vivant exemple de ce qui arrive à la nomenklatura franchouille quand on la prend à faire des conneries : promoveatur ut amoveatur.

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Saddamisme

Citations — Article écrit par le 21 janvier 2013 à 0 h 48 min

Le tribunal de Paris juge à partir de lundi une vingtaine de prévenus, dont d’anciens hauts-fonctionnaires français, accusés de s’être laissés corrompre par l’Irak dans les années 2000.

C’est le procès du lobby pro-irakien qui va s’ouvrir à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Après des années d’instruction, vingt prévenus vont devoir expliquer à la justice le rôle qu’ils ont joué dans le vaste réseau de corruption et de trafic d’influence organisé par la dictature de Saddam Hussein. À l’origine du scandale, le vote en 1996 par l’ONU d’une résolution dite « Pétrole contre nourriture », permettant à l’Irak d’exporter du pétrole sous le strict contrôle des Nations-unies, afin de permettre l’achat des denrées de base pour la population irakienne.

Mais en 2003, après la chute du régime, les occidentaux ont mis la main sur des documents révélant comment Saddam Hussein avait détourné ce programme humanitaire à des fins de lobbying. Les dirigeants irakiens avaient ainsi recruté en Europe et aux États-Unis des personnalités jugées suffisamment « fiables » et leur avaient offert de servir d’intermédiaires dans les transactions en leur allouant des quotas de barils qu’ils revendaient ensuite à des sociétés pétrolières. « Ces allocations étaient allouées à des gens qui militaient pour la levée de l’embargo. C’étaient des amis du régime bassiste que les Irakiens avaient choisis », a expliqué devant les enquêteurs Gilles Munier, le secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes qui aurait touché personnellement plus de 180 000 dollars de commissions.

En échange de cette mission très lucrative, les « allocataires » étaient chargés d’organiser des opérations de propagande en direction de l’opinion : « Tous les six mois, nous devions présenter aux Irakiens un bilan des actions que nous avions menées en faveur de la levée de l’embargo », a précisé Gilles Munier. À la lumière de cette confession, on comprend mieux aujourd’hui la pléthore de colloques, de manifestations, de débats télévisés et de reportages consacrés aux souffrances de la population irakienne qui a fleuri en France dans les années 2000.

L’homme d’affaires Claude Kaspereit avait ainsi organisé une très médiatique opération baptisée « Un avion pour l’Irak » à bord duquel il avait emmené des personnalités françaises afin de s’attirer les bonnes grâces des dirigeants de Bagdad. L’ancien secrétaire général du Quai d’Orsay, Serge Boidevaix a reconnu avoir perçu 582 000 dollars de commissions sur les allocations pétrole. À la même époque, il était intervenu lors de colloques à l’Assemblée Nationale et sur les plateaux de télévision pour réclamer la levée de l’embargo. L’ancien ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Bernard Mérimée, a touché 150 000 dollars avec lesquels il s’est acheté une résidence secondaire à Ourazazate, au Maroc.

(…)

Je trouve ça dans Actualité juive de cette semaine. Avant qu’on ne me fasse l’objection, je sais bien qu’Israël doit bien aussi arroser tout le monde. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse ici. Ce qui est intéressant c’est que l’on a les noms, les sommes. Un ambassadeur de France à l’ONU ça vaut 150 000 dollars. Un ex-secrétaire général du Quai et gourou de la politikarabe™ de la France, c’est plus cher : 582 000.

Quand on est une puissance quelconque disposant de moyens financiers importants, ce sont des sommes presque négligeables qui permettent d’acheter la diplomatie française.

Pour un pays où l’on nous explique régulièrement que chez nous les haut-fonctionnaires sont irréprochables et d’une grande probité et patin et couffin, ou à tout le moins que notre haute fonction publique est bien moins corrompue qu’ailleurs, je trouve ça très intéressant.

PS : n’ayant pas trouvé de bonne photo de M. Jean-Bernard Mérimée, j’illustre cet article, allez savoir pourquoi, d’une photo d’Idéal du Galouzeau. J’aurais aussi pu mettre Maurice Gourdault-Montagne ou Catherine Colonna, disciples comme Villepin du vieux Boidevaix.

PS 2 : si quelqu’un de nos lecteurs a une idée précise de combien coûte un inspecteur du trésor, un contrôleur général de ministère ou un inspecteur des affaires sociales, qu’il nous le dise : nous nous ferons une joie de donner les tarifs afin que quelque potentat ou industriel étranger ne se fasse pas escroquer par un sous-conseiller d’État stagiaire qui demanderait des sommes exorbitantes…

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