Archives pour la catégorie ‘Mutation’
Bidou : « je publie tout ! »
Politique — Article écrit par Bidou le 12 avril 2013 à 20 h 38 minPatrimoine de Bidou :
- 1 chalet dans le Jura, type « Maison forestière », 140m2, le toit moussu, un volet légèrement gondolé, le tout sur 1,6 hectares de bois et prairies, avec la jouissance d’un puits : 125000 euros.
- 1 véhicule peugeot 106 rouge de plus de dix ans, qui démarre mal.
- Un livret de caisse d’épargne : 17 euros.
- Œuvres d’art folkloriques : bretonnes, limousines, allemandes (période 1933-1945), chiliennes : 700 euros.
- Une collection complète de la bibliothèque de la Pléiade, don d’admirateurs anonymes. Autres livres divers et cornés pour une valeur difficilement déterminable.
- Un pistolet Glock 29 et ses munitions, muni des autorisations nécessaires, stocké de manière sécurisée dans une vieille boîte de biscuits.
- Deux gilets rouge.
- Une médaille d’honneur de la ville de Paris en bronze émaillé, remarquable œuvre d’art, don de mon ami Jean Tibéri.
- Une carte VIP d’abonnement au club parisien « Mademoiselle Claudine », cadeau de M. Dominique du temps de sa splendeur, encore valable 3 mois.
Voilà.
Étiquetté : Bidou, déclaration, patrimoineHit and run
Citations — Article écrit par Nicolas le 11 avril 2013 à 10 h 40 minQuelques jours avant son décès, le patron de Stock, Jean-Marc Roberts, qui venait d’éditer Belle et Bête de Marcela Iacub (roman sans concession sur Dominique Strauss-Kahn) écrivait (Libération, 9-10 mars) : « Dans Le Monde, des éditeurs, libraires, attachés de presse, auteurs rédigent et signent des pétitions parce qu’une maison comme Stock, qui a édité Zweig, s’abaisse à publier ce livre infâme. Et le misérable, c’est moi […] Alors, je me suis demandé, et ça, ça m’a légèrement troublé : combien de signatures de droite et combien de gauche pour ce truc ? Et force est de constater qu’ils sont tous de gauche. C’est tout de même pénible. Mais évidemment, ils appartiennent à cette gauche qui, elle, a choisi le bon côté du flingue, cette gauche des nantis qui tient les médias et l’édition. Cette gauche qui prétend savoir ce qu’est la littérature, puis que la littérature, c’est forcément elle ! Des gardiens du temple, d’un mausolée… Ils me prennent pour un infiltré, ils n’ont pas tort, et ça, ça les rend dingues. »
(Faits et Documents n° 355.)
Étiquetté : édition, gaucheAznavour
Actu — Article écrit par XP le 9 avril 2013 à 20 h 56 minEncore un texte superbe de Kitschophobe. Ca devient une habitude.
Dédé et moi on est pas sans le sou…Lorsqu’un type nous jette un regard qui sue la peine on le raccompagne par derrière, puis on le dépouille, violent, sur le seuil de sa porte…A l’ancienne.
J’ai envie de parler des yeux de Dédé et de la classe comment il sait tout, sérieux, y’a aucun type qui le fait bafouiller et si on tombe sur un faux malin, il sort un mot compliqué et teigneux et le type il s’effondre et lance : on peut pas discuter avec vous. Le meilleur Dédé. Un astre.
Il aime pas Aznavour, Dédé, il le traite de juif qui ressemble à rien et qui force sa voix, et à bien y regarder, Aznavour ressemble à un juif sans contour qui force sur sa voix, et ça, je peux pas l’expliquer, mais ça me réchauffe de l’intérieur, ça me console et me fait voir des richesses galopant derrière des visages hideux et gâtés, pour pas faire lyrique….Montmartre ne ressemble plus à grand chose et Dédé fait de grands gestes en écoutant la chanson de Charles et s’énerve tout seul: je le détrompe, Montmartre n’a jamais été pouilleux ni charmant, on y croisait que des crevards, des faux peintres demi crève la faim qui singeaient Chagall et je vois pas pourquoi ça mériterait une chanson, un repère à merdes pareil devenu fort logiquement un tas de boutiques qu’on sait même pas ce qu’elles vendent tellement c’est cher et vide…
Comment Dédé pourrait il le savoir ? Il doit avoir, 5 ou grand max 10 ans de plus que moi, et il nous est pas permis de savoir quoique ce soit d’un temps proche mais achevé. On a bien essayé de faire parler des vieux, pour savoir…Ils disent que des conneries. Des anecdotes, des histoires de filles et de politique, des rues où tous se seraient enfuis, des ambiances pas croyables, des cafés et des boulots disparus, ils prennent tout ça et chient un étron qu’ils appellent mon époque. C’est trop facile.
Moi, les années 90 j’y suis, à l’aise, sans le savoir, et je ne peux rien en dire. Il en restera quedalle à part dans ma tête et dans celle de Dédé, si bien qu’on ira tancer de plus jeunes couillons qui ne les ont pas connues avec des arguments massues, des souvenirs remodelés par des décennies de fatigue et le jeune, il saura pas, il va gober, fébrile. Et ça j’ai pas envie. Je veux pas finir comme les vieux délirants qui produisent un mensonge que tous cautionnent, par flemme, par envie, en se laissant aller à croire qu’ils ne sont pas fait pour leur époque. Suprême consolation des branleurs et des ratés, des précieux… Soit-disant qu’ils méritent mieux, et lointain, et grandeurs passées ! Turlututu un tel se voit monarque, royal, descendant, un autre ferrailleur peinard et un autre encore résistant, écumeur des mers, exilé au Far West, bronzant route national 7… Je connais la chanson.
- Le monde est lourd, et crevant, la vie est délicieuse, pleine à jouïr de secrets qu’on s’invente…même qu’ils nous caressent avant le sommeil, rebondissent au matin…ils nous poursuivent gentiment et se coagulent à nos yeux…je vais en chialer…sérieux Dédé, sérieux, c’est la vérité… promets-moi, promets-moi Dédé qu’on laissera jamais une décennie nous enlever le sel de la vie ?
- Qu’est ce que tu racontes ? T’as bu ? t’as fumé ?
- Promets-moi ! J’ai trouvé le secret du temps, je crois…Sisi c’est sûr, faut pas vieillir. C’est simple. Faut lever le menton devant chaque année qui s’échappe. Tout est une question de maintien ! Faut tenir Dédé, ne pas se laisser aller…se maintenir ! promets-moi qu’on se laissera jamais aller ?
- Vas-y ça marche…On va faire comme ça. Mais tu fais chier à demander des trucs chelous. Et arrête de m’appeler Dédé. T’as vu ça où ? Dans un film où les images sont longues ? Je préfère encore Momo…Et tu ferais mieux de penser concret, je t’ai déjà dit…le réel, la vie concrète. On dort où ce soir ?
L’avenir du passé
Citations — Article écrit par Nicolas le 8 avril 2013 à 15 h 12 minNous avons la chance de nous réunir à La Haye, cette ville superbe dont la beauté a été préservée par une nation attachée à son héritage architectural. Pour Goethe, l’architecture était de la « musique figée ». Dans une telle ville, il est aisé d’imaginer quelles symphonies grandioses donneraient l’hôtel de ville et les grandes places si ces monuments venaient à s’animer. L’architecture nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur notre idée de Dieu comme sur nos rapports avec nos prochains ou notre vision de la destinée humaine. Les grandes cathédrales du Moyen-Âge nous ont laissé une vision spirituelle élevée de la place de l’homme dans un univers gouverné par un Dieu d’amour omniscient. Au siècle des Lumières, l’homme civilisé s’aménagea un paysage urbain géométrique et policé, aux structures néo-classiques — avec jamais plus d’une petite touche d’extravagance. De nos jours, la vision du Nouvel Européen avançant résolument vers la Politique agricole commune s’incarne avec un goût exquis dans le complexe Berlaymont à Bruxelles. Quelle musique entendrait donc Goethe s’il pouvait voir le Berlaymont ? Peut-être le ferait-il d’ailleurs en tant que conseiller auprès du Commissaire chargé d’élaborer une politique européenne pour la culture — laquelle a pâti pendant des siècles, comme chacun sait, de l’absence de ce poste… Quelles envolées discordantes, quelle cacophonie ! De fait, le Berlaymont,aux salles tapissées d’amiante cancérigène est destiné à être bientôt démoli. Qu’on se penche sur l’architecture des cinquante dernières années, en particulier sur celle qui se voulait plus futuriste que moderne. Elle a été spectaculaire, certes, mais elle ne peut prétendre représenter l’avenir. Ce qu’elle exprime est la vision du futur qui prévalait hier, celle du poète John Betjeman en 1945 :
J’ai une vision de l’avenir, l’ami.
Les logis des ouvriers, dans les champs de soja,
Des tours dressées telles des crayons d’argent, les uns contre les autres.Mais l’école architecturale qui a créé le Berlaymont symbolise fort bien l’architecture politique de la Communauté européenne. Car elle aussi est inspirée par l’esprit de « l’avenir du passé ».
(…)
Monsieur le Président, je vais terminer comme j’ai commencé… par l’architecture. La Haye est une capitale splendide, et il faut admirer les Hollandais de l’avoir si bien conservée, comme ils l’ont fait avec tant de leurs cités. Le Mauritshuis témoigne du génie dont ils ont fait preuve. C’est ici, et à Amsterdam, que le monde moderne a en grande partie été inventé, au cours de la longue lutte des Hollandais pour la liberté. L’architecture hollandaise possède sa propre élégance, distincte et durable. Elle a été copiée dans tout le nord de l’Europe, de Wick dans le nord de l’Écosse à Tallinn en Estonie. il y a donc des styles architecturaux qui durent, et d’autres pas. Faisons en sorte de bâtir une Europe aussi splendide et durable que le Mauritshuis, plutôt qu’une Europe aussi miteuse et éphémère que le Berlaymont.
Margaret Thatcher (13 octobre 1925 – 8 avril 2013), Discours de La Haye, 1992.
Étiquetté : IcôneRIP
Citations — Article écrit par Vittorio le 8 avril 2013 à 14 h 07 minThere is no alternative.

Twitterature (5)
Actu — Article écrit par XP le 6 avril 2013 à 11 h 24 minIl est établi que Freud est un imbécile depuis que des expériences en laboratoire ont démontré que les rats aussi, bandent au moment du sommeil paradoxal.
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Ce ne sont pas les travailleurs, qui font la richesse d’une nation, puisqu’il y en a toujours eu, dans les nations riches et les nations pauvres, à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Aucune nation ne s’est jamais appauvrie parce que les gens ne se levaient pas le matin.
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Un dégât collatéral du marxisme est passé sous silence: Marx avait prédit que le capitalisme appauvrirait les masses et ferait disparaître la classe moyenne, c’est très objectivement la prédiction la plus foireuse de tous les temps, et pour qu’elle garde une apparence de crédibilité il a fallu faire croire à trois générations d’occidentaux qui s’enrichissaient dans des proportions historiquement inédites qu’ils étaient en réalité au bord du gouffre et du déclassement… pour le dire autrement, le monde capitaliste baigne dans une peur et une sinistrose dont les marxistes sont les seuls coupables.
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Tu es une banale et très méprisable copie de l’autre s’il te transmet son savoir, mais il peut t’aider à grandir et te trouver s’il suscite ton admiration sans s’occuper de toi.
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Le bonheur n’a jamais rendu heureux personne. C’est le concept le plus vaseux que l’on puisse imaginer.
Le bonheur est un mot qui n’existe pas dans la langue des Alakalufs, ni aucun vocable similaire. On a faim ou on est rassasié, on est malade ou bien portant, on a chaud ou on a froid, on se serre les uns contre les autres sous la peau de phoque, dans la hutte, et de cette chaleur animale de la chair naît une sorte d’apaisement de l’âme qu’on partage sans l’exprimer. Mais le bonheur ? On rit quelquefois, on chante, mais comme cela ne dure jamais et se paye ensuite chèrement, les Alakalufs ne l’ont pas défini par un mot. En revanche ils en ont cent pour exprimer l’angoisse. »
Jean Raspail, Qui se souvient des Hommes
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Je n’ai jamais tenu compte des notes que l’on me donnait. C’est toujours moi qui me la suis donnée, la note. Si tu as de la valeur, une parcelle de génie, tu apprends tout seul, et c’est à toi de te noter.
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La politique est un métier de femelles. Tous les Hommes de la société civile qui y sont entrés se sont retrouvés nus, attachés, entourés de bonnes femmes en costard-cravate et moustachues, armées de tisons. Elles ont toujours fini par les priver de leurs mandats, de leurs fortunes et de leurs réputations.
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La littérature et la philosophie sont des disciplines aristocratiques. On ne doit pas chercher à en vivre, à séduire les masses liseuses, mais à séduire le lecteur d’exception. Si l’écrivain veut remplir ses caisses, il y a l’héritage et la finance, pour ça.
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On reconnaît l’écrivain médiocre à sa volonté de chasser en bande.
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Il n’existe qu’une seule sorte d’intelligence, le philosophe et le trader sont dotés de la même. La différence entre les deux, c’est que le trader maladroit qui perd de l’argent ne peut pas espérer devenir l’idole des loosers, tandis que le philosophe qui pense de travers peut devenir une référence pour tous les imbéciles de son acabit.
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La somme des intérêts égoïstes et des aspirations égotistes fait l’intérêt général, et seule la somme des ambitions personnelles peut former un grand destin collectif…Elvis Presley a fait de la musique pour draguer les filles et se payer une Cadillac rose bonbon, et dans sa quête, par hasard, il a inventé le rock n’roll, la moitié d’une civilisation.
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Imaginons qu’au lieu de faire venir des musiciens le samedi soir, un patron de café paye deux types pour qu’ils viennent parler de politique entre eux, afin que la clientèle se mette autour, une bière à la main… C’est le métier de Zemmour et d’E Lévy… Fournisseurs en conversations de bistrot. Il n’y a aucun rapport entre cette pratique farfelue et la liberté de dire ou de penser.
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Plus les journalistes s’expriment, et moins ils enquêtent. Moins on est informé, et plus on est incité à parler tout le temps, à tort et à travers. Le bavardage est l’antidote absolu de la liberté de conscience.
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J’ambitionne de devenir un poisson… le poisson ne lutte pas contre la pêche, il cherche seulement à passer entre les mailles… Comme disait Fante, mon boulot à moi c’est de me sauver, et je pense à la réflexion qu’il ne peut rien arriver de pire à mes ennemis.
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Malraux n’a pas écrit une œuvre destinée à être lue, mais à ce qu’on en parle, à susciter du bavardage politique…. C’était un écrivain français comme il existe des écrivains russes, issu d’un pays où l’on sanctifie l’écrivain précisément parce que l’on y méprise la littérature, qu’on la considère comme un moyen de faire de la politique.
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On ne réalise pas le ridicule qu’il y a à mettre un micro sous le nez d’un auteur pour lui demander de parler de son œuvre, comme si quelque chose de plus important que son œuvre allait jaillir de ses commentaires.
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Pourquoi, dans la télévision française, n’y a-t-il pas d’émissions picturales? On inviterait des peintres pour qu’ils débattent de leurs œuvres. Ce serait ridicule à mourir, mais pas plus qu’une émission littéraire.
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Quelqu’un dit à Pierre Klossowski Hitler parlait un allemand épouvantable, bourré à craquer de sentimentalité et de fautes de syntaxe. Klossowski a répondu il parlait une langue plein de sentimentalité et de fautes de syntaxe? Un peu comme Léo Ferré, finalement…
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Il faut nous en tenir à un principe absolu: nous ne pouvons savoir si un homme est heureux qu’en nous en tenant à ce qu’il nous en dit, et si telle ou telle chose est bonne ou mauvaise pour lui qu’en lui demandant s’il l’aime ou pas…. Tout le reste ne peut relever que de la mauvaise intention, de l’envie malsaine de le contrôler, de le foutre en dehors de sa peau et de prendre sa place.
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Le pire de tous les vices, c’est l’inquiétude, ou le pessimisme. Les pessimistes sont toujours bardés de mauvaises intentions.
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Celui qui s’inquiète pour vous, et plus encore quand il vous le fait savoir, s’inquiète en réalité pour lui. Ce qu’il vous fait savoir en vous faisant savoir qu’il ne dort plus, c’est qu’il ne veut pas que les affres et les souffrances que vous allez connaître en traçant votre chemin rejaillissent sur lui.
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On ne peut pas servir deux Maîtres à la fois, la philosophie et la conversation.
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Le souveraino-communiste Mélenchon déclare que le ministre des finances ne pense pas français, mais international, et son second précise dans la foulée que le ministre des finances a une adresse…. Tout le souverainisme est résumé dans cet enchaînement: préserver les frontières pour garder les noms et les adresses…. Des frontières qui protègent, quitte à ce qu’ils vous empêchent d’échapper aux coups, cela relève rigoureusement de la psychologie de la catin qui cherche un mâle violent, qui peut lui faire vivre l’enfer, mais qui la mettra à l’abri du monde extérieur.
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Les idées dites progressistes reposent sur la peur, la phobie des hiérarchies, des différences, de la responsabilité individuelle, de la liberté, du mérite.
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Avant de t’indigner de ce qu’on t’ait menti, demande-toi si ce n’est pas toi, qui as été indiscret. Si un ami te demande l’état de ton compte en banque, il ne te laisse le choix entre la grossièreté et le mensonge.
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Le concept de grand écrivain n’existe que chez les russes et les français, preuve de leur indifférence commune à la littérature… Admirateur de Kafka, il ne me viendrait donc pas à l’idée de dire qu’il est un grand écrivain, mais qu’il est très bon, ce qui n’a rien à voir. C’est que je cherche de bonnes lectures, pas un Maître.
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Zemmour est très certainement insensible à la cause animale, comme sans doute Chevènement et Mélenchon, comme tous les Jacobins. Ça ne loupe JAMAIS. Je me borne là à une constatation, mais ce phénomène est tout à fait fascinant.
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Il faudra faire un jour une thèse comparée sur Alain Juppé et Johnny Hallyday…
Pourquoi le premier est réputé intelligent et le second très bête, tandis que leurs carrières respectives démontrent implacablement que c’est l’inverse? Ceci en dit long sur l’idée que les français se font de l’intelligence. JH est réputé bête parce qu’il est mal à l’aise à l’oral tout en étant resté leader 50 ans dans un secteur ultra-concurrentiel, et AJ est réputé intelligent parce qu’il parle comme un livre, même s’il a démontré son incapacité récurrente à mettre en place la moindre stratégie pour arriver à ses fins et s’il n’a occupé que des postes qu’on lui a offert…
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La paresse intellectuelle emmène à penser que la foule est manipulée par les médias, alors qu’ils lui servent ce qu’elle demande et qu’elle veille sourcilleusement à ce qu’on ne lui serve surtout pas autre chose.
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Les racailles agressent les passants pour les mêmes raisons qui poussent les enseignants à militer dans des associations de consommateur ou à vouloir forcer leurs prochains à changer de vie, de loisirs et de préoccupations : trop de temps libre pour une vie intérieure inexistante, ce qui pousse les uns et les autres à s’immiscer dans la vie des passants, les soumettre, s’emparer de leurs trésors intérieurs… C’est le vide intérieur qui incite à s’occuper sans arrêt de son prochain… Je vais m’occuper de toi veut dire à la fois je vais te dépouiller et je vais te prendre en main.
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- J’ai lu Muray, j’ai lu Finkielkraut, j’ai lu Hegel, j’ai lu trucmuche…
- Tu cherches à te constituer une bibliothèque, ou un arbre généalogique à la gloire de grands-pères de substitution?
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On ne sait pas raisonner quand on ne sait pas faire une équation. Un agrégé de Lettres classiques qui ne saurait pas faire une règle de trois, je n’en voudrais même pas pour garder les vaches.
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Tout le mal vient du fait que les hommes, dans une très grande majorité, n’ont pas de vie intérieure, et pour cette raison désirent convoitent, veulent la vie d’autrui. Plus un organisme est évolué, plus il est autonome et solitaire Ainsi sont les individus et les peuples. -
Alberto Savinio
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Entendu un crétin de journaliste catholique dire ceci: Le communisme a échoué, et le libéralisme a échoué à donner un sens à la vie…. Pourrait-on expliquer à cet esclave que c’est la plus grande vertu du libéralisme, que de ne prétendre donner sens à la vie de personne et plonger ses yeux dans nos culottes, et qu’il ne lui manque que d’être vraiment chrétien, pour que cette évidence lui saute aux yeux?
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Ne surtout pas croire que les décroissants sont de doux rêveurs. Ils appellent de leurs vœux un monde dans lequel se serait eux, qui seraient sur la chaise à porteur, et les partisans du progrès qui seraient en dessous. Le décroissant est un gros dégueulasse, pas un utopiste.
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Dénoncer la pédophilie, c’est enfoncer une porte ouverte. Et on ne défonce jamais une porte ouverte sans mauvaises intentions.
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Ca n’est pas grave, de penser ce que tout le monde pense. Ce qui est scandaleux, c’est d’avoir l’envie de l’exprimer à tout le monde.
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Les vrais paresseux cherchent rarement à ne rien foutre. Ils cherchent un travail où ils n’auront pas besoin de plonger plus d’un orteil, qui ne nécessitera pas la moindre angoisse et les mettra à l’abri de l’opprobre et des jugements.
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On ne s’attarde jamais assez sur les petits instants de bonheur des malheureux. Ce sont les plus grands, les plus purs, les plus forts.
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Personne ne reproche à Raphael Nadal de vouloir gagner encore une fois RG alors qu’il l’a déjà gagné sept fois. Alors pourquoi on reproche à celui qui a six milliards de vouloir en avoir sept?
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J’ambitionne de devenir tellement fou que je pourrais me passer d’alcool et de tabac. Comme Céline, Picasso et Lagarfeld
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Celui qui s’épanouit grâce à ses lectures, son mode de vie… n’éprouve aucune envie de les imposer aux autres. S’il cherche à le faire, C’est qu’il n’en a tiré aucune satisfaction et qu’il pense la trouver en s’emparant de son prochain..
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La plupart des gens ne rêvent pas de gagner de l’agent. Ils rêvent de pouvoir en dépenser…. Ce sont les imbéciles, qui pensent que l’argent mène le monde… Une toute petite minorité veut l’argent pour l’argent, et ils se livrent à l’activité la moins égoïste, la plus saine et surtout la plus utile à la collectivité qu’on puisse imaginer.
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Le bon sens populaire nous enseigne qu’on ne peut pas honnêtement faire fortune en trois ou quatre ans…. Si le bon sens populaire disait vrai, alors il serait regrettable que la Corée, le Japon ou l’Allemagne, ensevelis sous les décombres en 1945 soient devenus des grandes puissances industrielles en 1975, ce qui implique des grandes fortunes industrielles se sont constituées dans ces pays aux alentours de 1948…. Du bon sens populaire, bien gras, bien régressif et bien dégueulasse.
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Je déteste la notion socialiste de « transmission du savoir », mais je crois dur comme fer à l’exemple… certaines personnes ne cherchent pas à vous apprendre quoi que ce soit mais donnent envie de faire comme eux, et pour le coup vous en apprennent beaucoup.
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Pour réussir de brillantes études, il faut une intelligence supérieure à la moyenne… Juste supérieure, 10 Pts de QI au dessus. Au delà, l’échec vous guette.
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Si vous devez trop d’argent à votre banquier, vous pouvez toujours le massacrer lui et toute sa famille.
.Proverbe mongaullo-souverainiste.
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Pour faire fortune rapidement, achetez le cerveau d’Alain Juppé au prix qu’il vaut, et revendez-le au prix auquel on l’estime.
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Quand je serais grand, quand j’aurais 78 ans, je voudrais être Karl Lagerfeld. Un vieux sans âge, sans nostalgie et donc sans courbatures.
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L’argent, il n’y a rien de plus juste et de plus noble: imaginez que Steve Job ait dû prouver son talent non pas en faisant du fric avec ses idées, mais en passant des concours d’entrée, comme en une vulgaire méritocratie républicaine….
Question de priorités
Actu — Article écrit par Hank le 4 avril 2013 à 0 h 15 minJ’ignore absolument qui est Bernard Antony. Et je trouve fort bon que la dame Barjot mobilise avec autant d’aisance la foule habituellement si discrète du peuple dit « de droite ». Elle fait de la politique quand d’autres se contentent de pérorer devant 70 péquins, chapeau. Elle fait trembler les colonnes médiatiques presque autant que celles des cathédrales, les rédactions du Monde et de Libé sont en pleine crise d’apoplexie, le gouvernement en est réduit à de ridicules minimisations des chiffres et il apparaîtrait même que la confiance en notre bon Président est en chute libre. Tout ça, assurément, est bel et bon.
Mais, très modestement, je m’interroge : où était cette droite vibrante et prompte à la colère durant les trois dernières décennies ? Où était la droite des courageux défenseurs de la Frônce, où étaient les défenseurs de la civilisation en péril quand la gauche prenait littéralement racine dans tous les cœurs du pouvoir ? Où étaient-ils quand les universitaires et les journalistes vaguement conservateurs perdaient leur boulot ou étaient réduits au silence ? Où étaient-ils alors que ceux qui s’efforçaient désespérément de prendre leur défense étaient socialement anéantis lors de ces procès politiques dont la République a le secret ? Où étaient-ils quand leurs représentants se convertissaient en masse à la religion des droits de l’homme, au festivisme post-historique et à son volapük politiquement correct ?
« La défense des fondamentaux civilisationnels », voilà ce qui les anime, disent-ils. Et c’est intéressant parce qu’en somme, défendre les « fondamentaux civilisationnels » en 2013 se résume à empêcher les homos de se marier. C’est manifestement la seule menace effective qui pèse sur les « fondamentaux civilisationnels » de ce pays depuis 30ans, à en juger par l’absence de contestation massive dans les rangs de ce fameux peuple de droite si poli et bien élevé.
Je n’ai rien d’un extrémiste : je sais que le politique est par nature fait d’alliances et de compromis et que les purs sont toujours balayés. Et je ne prétends certainement pas donner de leçon à quiconque. Ni à Antony, ni à Barjot, ni à tous ceux qui sont allés battre le pavé dans le froid et sous la menace des gros bras étatiques, dont on peut supposer qu’ils partagent en grande partie les points de vue de leurs punching balls de circonstance, ce qui ne les empêche pas d’obéir et de cogner dru (pour ceux qui s’imaginent que les flics et les militaires sont ou seront de leur côté…).
Seulement, je me demande sincèrement s’il n’est pas un peu tard pour s’inquiéter de la présence du renard dans le poulailler, alors que les volatiles ont été éventrés jusqu’au dernier et que leurs plumes ont eu le temps de retomber dix fois. Je me demande naïvement si l’indignation gentiment sélective des sauveurs de la Frônce est tout à fait à la hauteur des enjeux contemporains. Je veux dire qu’en matière de « défense des fondamentaux civilisationnels », les carottes m’ont l’air de prendre une jolie teinte rosâtre à force de bouillir dans la gamelle, et qu’il serait temps soit de se les envoyer derrière la cravate, soit de les jeter aux chiens. Autrement dit, il va peut-être falloir que la droite se rende compte qu’elle a cautionné, par son silence complice et son inactivité coupable, si ce n’est par son soutien actif, un monde au sein duquel elle va bien devoir finir par se fondre, à moins qu’elle ne se décide à en construire un autre, à part, en toute autonomie si c’est encore possible.
Pour mémoire, et au cas où les fiers défenseurs de la tradition et des valeurs de la chrétienté ne l’auraient pas encore remarqué, le mariage gay n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Le dernier trick destructeur, mais rien d’autre au fond que le plus récent éboulis au milieu des ruines de l’ancienne demeure européenne.
Un million et demi de personnes dans la rue contre le mariage homo ; combien quand la liberté de recherche et d’expression s’est éteinte suite à l’adoption des lois mémorielles ? Combien pour protester contre l’expansion continue du pouvoir de ces trop fameuses associations sur-subventionnées et de leur délirante avidité de pénal ? Combien pour protester contre la prolétarisation mentale et l’abrutissement générationnel conséquences de décennies de scolarisation aussi décérébrante qu’inutile ? Combien pour se stupéfier que la justice républicaine privilégie sans sourciller les braqueurs de retraités au détriment de leurs victimes ? Combien pour s’étonner que des politiciens bardés de casseroles soient reconduits ad vitam eternam au pouvoir sous prétexte qu’ils sont convenablement étiquetés, et combien pour s’effaroucher que ces derniers soient si fréquemment comme cul et chemise avec les patrons de presse et ceux qui les financent ? Et enfin et surtout – surtout ! – combien pour s’offusquer de la future mise en minorité subventionnée et légalement encadrée de leurs propres enfants, combien pour s’alarmer que soit passé sous silence le plus invraisemblable scandale de la post-modernité occidentale : la disparition programmée des Européens ?
En termes de priorités, pas sûr que la droite et ses électeurs soient vraiment à la page. Si « L’Europe est morte à Stalingrad » comme le disait Ferdi’, il serait peut-être temps que tout le monde mette ses tablettes à jour.
Sans le gras autour
Citations — Article écrit par Nicolas le 3 avril 2013 à 14 h 08 minCe qu’il y a de bien dans le BQ, ici celui d’aujourd’hui, c’est qu’on obtient des infos exactes sans trop de gras autour :
M. CAHUZAC a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale et blanchiment de fonds provenant d’avantages procurés par une entreprise dont les services ou produits sont pris en charge par la Sécurité sociale, a annoncé l’un de ses avocats, Me Jean VEIL. Le blanchiment de fraude fiscale est puni de 5 ans de prison et 375000 euros d’amende. « Ce compte n’a pas été abondé depuis 2001 et l’essentiel de ses revenus provenait de son activité de chirurgien et accessoirement de son activité de consultant », a déclaré son avocat. M. CAHUZAC a été consultant pour l’industrie pharmaceutique après son passage comme conseiller technique au cabinet de M. Claude EVIN au ministère de la Santé (1988-1991). Les avocats de M. CAHUZAC, Mes VEIL et Jean-Alain MICHEL, évaluent le montant du blanchiment à environ 30000 euros. « Nous avons fait observer que les faits se rapportant à l’ensemble des recettes sont aujourd’hui largement prescrits », a ajouté Me VEIL. « Aucune mesure de cautionnement n’a été prononcée » contre M. CAHUZAC « qui s’est contenté de faire une déclaration aux juges », a poursuivi son avocat. Ce dernier « s’est engagé à ne faire aucun recours contre les investigations qui seront menées en Suisse », a-t-il poursuivi.
(…)
La mise en examen de M. Jérôme CAHUZAC, en fragilisant la majorité, conduit à de nouvelles interrogations quant à la longévité du gouvernement conduit par M. Jean-Marc AYRAULT. Alors qu’à l’évidence le président de la République ne souhaitait pas de remaniement important avant les élections municipales de mars 2014, voire européennes, en juin 2014, certains, dans la majorité, évoquent la possibilité d’un changement plus rapide, citant notamment les noms de MM. Michel SAPIN, ministre du Travail, et Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères, pour conduire une nouvelle équipe.
C’est vrai qu’avec Sapin ou Fabius, l’enthousiasme sera sans doute bien plus général qu’avec Ayrault…
(Précisons que Jean Veil est bien le fils de sa mère.)
Étiquetté : Ayrault, Cahuzac, Hollande, mafia, Panama, pourri, socialisme, tous pourrisLa politique des deux
Sportivité — Article écrit par Nicolas le 3 avril 2013 à 0 h 14 minIl y a quelque chose d’assez comique à voir des gens qui peinent à réunir 70 personnes donner des leçons rageuses à ceux qui en réunissent 700 000.
Ces dernières semaines, on avait droit aux vociférations de Bernard Antony sur les homos : à l’entendre il aurait fallu défiler aux cris de « les pédés au feu, Hollande au milieu ». Notez que je résume, Bernard Antony bégaye plus compliqué : il expliquera longuement, entre une mise en garde idéologique (ça c’est pour l’extrême droite) et une demi-blague (ça c’est pour le côté méridional), qu’il a raison, qu’il a seul raison, et que si on suivait ses conseils, principes, méthodes, avis à lui qui réunit 70 personnes, on en ferait venir sept cent mille qui d’enthousiasme épouseraient les mêmes thèses qui habituellement les font fuir ou rencontrent leur ennui maussade. Et qui en tout cas ne les réunissent pas en nombre, sinon ça se saurait… car si c’était le cas, précisément, c’est Bernard Antony qui réunirait régulièrement des centaines de milliers de personnes.
On peut le résumer plus simplement encore : « Frigide, vous avez tort, confiez-moi vos troupes à moi qui pense mieux que vous. » L’ennui c’est que Bernard Antony n’a pas encore compris qu’ à l’instant où il haranguera la foule comme il sait le faire, elle tournera les talons et il se retrouvera soutenu par ses 70 péquins habituels. Ou s’il l’a compris, il ne peut l’admettre.
Cela ne vaudrait pas la peine qu’on l’explique s’il n’y avait eu récemment un nouveau progrès dans le bafouillis de l’Ayatollah Cassoulet : voilà des semaines qu’il nous dit que la Manif pour tous ne fait pas de politique. C’est son grand grief. Alors que lui, Bernard Antony, fait de la politique. Évidemment. Avec une persévérance qu’on aura remarquée. Sans compter ses succès réguliers et constants.
Il me semble au contraire que Frigide Barjot fait de la politique. Elle passe des compromis, elle abandonne les réquisitions idéologiques délirantes au profit d’un objectif, clair, défini, attingible : obtenir qu’une loi ne soit pas votée, ou si elle est votée qu’elle ne soit pas promulguée. Et si pour cela il faut passer des alliances improbables, de pure circonstance, voire dangereuses, alors il faut le faire. Aux purs les mains propres, parce qu’ils n’ont pas de mains ! Les efficaces, les politiques, ceux qui ont une chance de faire changer les choses ont eux assez fréquemment les mains sales. On rougit presque d’avoir à rappeler de telles évidences, mais il faut semble-t-il le faire devant la rageuse impuissance d’un Bernard Antony.
Celui des deux qui fait de la politique, c’est Frigide Barjot : s’allier à un ennemi pour en abattre un autre, c’est ça la politique. Pas rester à exiger des autres, dans son coin, des puretés qui ont mille fois fait la preuve de leur impuissance et de leur nocivité politique, comme le fait Bernard Antony.
La politique se fait sur des réalités. Le réel c’est que tant qu’il n’y aura pas, visibles dans les cortèges de la manif pour tous, des secteurs de l’électorat qui votent socialiste, le pouvoir ne reculera pas. Les cathos blancs à famille nombreuse, c’est très sympathique. C’est très utile. On peut même les apprécier plus que d’autres sections de l’électorat pour mille bonnes ou mauvaises raisons. Mais croire que les socialistes reculeront terrifiés à l’idée que ces gens là ne votent plus pour eux, c’est simplement idiot. Parce que de toute façon ces gens là ne votent pas socialiste. Donc, oui, il faut aller chercher les homos. Donc, oui, il faut aller cherche l’UOIF. Pourquoi pas ? S’il y avait un moyen d’embrigader dans les manifs des franc-maçons avec leur insignes et cordons il faudrait aller les chercher. Des adorateurs de l’oignon aussi. Peu importe qui.
Pendant ce temps Bernard Antony, tout seul dans son coin, maugrée et exige qu’on épure les troupes jusqu’à ce que leur orthodoxie idéologique n’ait d’égal que leur faible nombre suite aux décimations successives. Il est sûr d’avoir raison. Peut-être même a-t-il raison d’ailleurs. Mais la politique ne consiste pas à avoir raison, et avoir raison n’y a pas de vertu efficace particulière. Il y avait des gens qui avaient raison en 1791, il y avait des gens qui avaient raison en 1917. Cela ne leur a pas été d’un grand secours. Avoir raison est une belle chose, mais il ne faut pas mélanger les ordres : à supposer même que Bernard Antony ait raison, qu’il soit le plus intelligent, le plus pieux, le meilleur dans tous les domaines qu’on voudra, il ne réunit que 70 personnes. Or le seul péché en politique, c’est d’échouer.
Alors de Bernard Antony et de Frigide Barjot, c’est Frigide Barjot la politique des deux. Et cela seul suffit à ce qu’on la soutienne, parce que cela manquait justement cruellement à droite jusqu’ici.
Mais, dira-t-on, Frigide Barjot a-t-elle les capacités politiques pour discuter avec l’UOIF ? ne sera-t-elle pas imprudente ? a-t-elle même ce qu’il faut de lucidité pour comprendre que ce qu’elle fait là est par essence politique ? A-t-elle lu Sun Tzu ? Je n’en sais rien, je ne la connais pas, ni ceux qui l’entourent. Mais ils sont les seuls à faire quelque chose de politique sur ce sujet, pour obtenir un résultat clair, pratique, déterminé, au lieu de pérorer et de faire paraître des communiqués grandiloquents que personne ne lit et dont on ne sache pas qu’ils aient jamais eu la moindre vertu pratique en plusieurs décennies de vie politique pour Bernard Antony. Il y a donc peu le choix. Et en plus, ça a l’air de ne pas mal fonctionner jusqu’à présent.
Alors par pitié Bernard Antony, même en n’imaginant pas que soit premier chez vous le simple dépit d’une mouche du coche aigrie qui voit la voiture avancer en dépit de vos mises en garde et objurgations, par pitié, même si vous avez raison — peut-être surtout si vous avez raison —, par pitié Bernard Antony, taisez-vous, sinon pour soutenir ces manifestations.
Étiquetté : Antony, Cassoulet, Frigide Barjot, Manif pour tousPortrait de l’antisémite
Actu — Article écrit par XP le 31 mars 2013 à 10 h 56 minSi l’on devait donner en une seule phrase les raisons de l’antisémitisme, on devrait dire ça:
le peuple juif est par excellence celui qui à la vocation de la question, tandis que la populace ne cherche que des réponses…
La populace a soif de connaissances, de vérités incontestables, révélées, d’affaires classées, elle réclame de la transmission du savoir, de la doctrine, tandis que la marque de fabrique du juif, c’est la conviction qu’une question ayant trouvé sa réponse ne méritait pas d’être posée, que le savant est un misérable.
Comme dit Woody Allen le juif, j’ai une réponse, qui peut m’apporter une question?
C »est magnifiquement expliqué ici, de 07:40 à 23:00, dans l’indispensable émission de Victor Malka, Maison d’étude.

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