Archives pour la catégorie ‘Mutation’


With strange eons

Sportivité — Article écrit par le 12 avril 2013 à 22 h 40 min

Je vais mesurer mes propos en parlant d’Amaury de Hauteclocque. C’était en 2003. J’étais en garde à vue dans les locaux du 36, Quai des Orfèvres, accusé de diverses choses qui, comme l’avait aimablement précisé un commandant de police du Groupe Bertrand n’entraient « pas dans le cadre du démantèlement de la nébuleuse Sos-Racaille ». Bien sûr que non. C’était à côté. Scindé. Même flics, même juge d’instruction, même parquet, mais rien à dire, impeccablement, administrativement, avec cet impeccable ordre administratif mensonger qui fait l’une des caractéristiques les plus désolantes de notre beau Frankistan, ce n’était pas « dans ce cadre-là ». D’ailleurs dans ces semaines-là c’est fou ce qu’on plaçait en garde à vue et plus si affinités des tas de gens sans que ce soit « dans ce cadre-là ».

D’une manière générale on ne savait d’ailleurs pas très bien dans quel cadre ça pouvait être, au final. D’obscurs délits politiques qui ne pouvaient même pas tomber exactement dans le cadre de la loi Gayssot. Des dénonciation pour des raisons bouffonnes à coups de citations tronquées, prises par la machine judiciaire avec le plus grand sérieux, souvent faites par des affidés du MRAP présents sur l’internet et avec lesquels la police était d’évidence en cheville.

Je n’aimais déjà pas beaucoup la police. J’ai toujours eu un problème intellectuel avec la police et l’armée : ces gens acceptent, de propos délibéré, en toute connaissance de cause, d’abdiquer leur jugement. D’obéir à des ordres sans jamais se poser seulement la question de leur légitimité, en tout cas jamais autrement que de manière toute théorique. Ils se proposent d’appliquer la loi plutôt que de chercher la justice, deux choses qui sont fort différentes et parfois antinomiques.

Le matin on m’avait laissé mes lacets et ma ceinture, mais pris mon trousseau de clefs. On me l’a rendu le soir. J’ai changé quelques verrous dès le lendemain.

Dans mes collections de périodiques, on m’en prit quelques-uns sans que je sache pourquoi. Perquisition semble vouloir dire possibilité de voler ce qu’on veut tant que ça n’a pas de valeur marchande quelconque, car je ne les ai jamais revus. Curieusement, assez peu les Actuel Marx, ni Esprit. Ils ont choisi plus marqué à droite, ça devait faire mieux dans le dossier.

Ils étaient venus avec l’intention de passer ma bibliothèque au crible aussi. Hölderlin. « En allemand ? — Oui. — Vous lisez l’allemand ? — Oui. — Vous devriez passer des concours administratifs… » Humour policier, peut-être involontaire.

Comme d’autres on a saisi mes disques durs le matin et le soir on m’a fait signer un papier comme quoi c’étaient bien les miens, qu’on signe forcément la première fois, tant on est excédé, juste pour sortir. Quelques semaines après, quelques amis franc-maçons qui me considèrent un peu comme un frère sans tablier en ayant à la fois tort et raison m’avertissaient que le commandant de police, qu’ils connaissaient je ne sais comment, faisait courir des bruits : on avait trouvé sur mon disque dur des images « à la limite de la pédophilie ». À la limite. La pédophilie c’était l’accusation à la mode alors et c’est pratique la limite. Heureusement, les gens qui me connaissent assez pour que leur avis m’importe savent que la sortie des écoles, je la ferais plutôt pour les mères de famille.

Je passe sur des déstabilisations grossières, comme la porte du bureau d’interrogatoire qui s’ouvre dans mon dos et un coup de corne de brume, sans raison. Certains se démontent pour si peu ? il y a vraiment des terroristes qui avouent parce qu’on leur fait peur avec un gros bruit soudain ? Car la clientèle habituelle, c’étaient bien des terroristes arabes. La petite pendule qui sonnait Allah-ou-Akbar toutes les heures sur un meuble n’était pas là pour rien, clin d’oeil rigolard j’imagine. Ou cadeau ironique d’un service de police pakistanais ?

Bref ils n’ont finalement rien trouvé. Ils avaient beau répéter que s’ils le voulaient, si je ne donnais pas la phrase passe… si la police franchouille avait eu en 2003 de quoi décoder de manière routinière un cryptage fort, ça se serait su. Peut-être que le disque existe encore avec sa partition cryptée, dans un sous-sol quelconque.

Je m’empresse de préciser que ces agissements étonnants de basse police ont certainement eu lieu hors de la connaissance de M. Amaury de Hauteclocque. Qui imaginerait le contraire ? Mais vers la fin de l’après-midi, m’annonçant qu’on allait me libérer, on me dit qu’il allait passer : c’était quelqu’un de considérable et en tout cas leur supérieur, leur chef, charismatique si j’en croyais le ton de leur voix lorsqu’ils en parlaient. Hauteclocque, Leclerc, Bad-Reichenhall. Mais ce n’était probablement pas le moment de rappeler par association cet épisode qui fait du maréchal à titre posthume Leclerc un simple assassin galonné.

Bien habillé, sportif, bronzé, Amaury de Hauteclocque s’assit négligemment sur un coin de bureau pour me dire que maintenant qu’on me connaissait chez eux, j’avais intérêt à ne plus me faire remarquer. « Tu as intérêt à ne plus te faire remarquer ». C’est ce tutoiement qui m’a fait prendre conscience qu’aucun des policiers ne se l’était encore permis. Un mélange de décontraction affichée, de hauteur et de volonté de m’impressionner. J’ai horreur qu’on essaye de m’impressionner, ça ne marche généralement pas et j’en conçois facilement du mépris pour l’interlocuteur qui s’amuse à ça. Je ne devais pas être bien important ce jour là car Amaury de Hauteclocque se détourna rapidement de mon cas, en me faisant une sorte de morale assez piteuse, toute faite, d’où il ressortait sur un ton menaçant qu’en tout cas « tu ferais mieux de ne pas recroiser notre chemin ». On se serait cru dans un épisode d’une médiocre série policière française, où il n’aurait pas déparé, la mâchoire carrée caressée amoureusement par la caméra de la grosse Josée Dayan pour illustrer la force de la loi contre les méchants qui osaient menacer à la fois la République, le vivre ensemble, la mémoire de la Shoah et la conscience universelle.

« Ne plus me voir ? » mais je ne demandais que ça. Qu’étaient-ils donc venus me chercher ?

Dans une pizzeria près de la gare du Nord où je déjeunais quelques semaines plus tard avec Beketch pour lui raconter tout cela, il m’avait consolé : « toutes les polices politiques se font un jour ou l’autre prendre les doigts dans la porte de l’alternance ».

Effectivement. Il aura fallu dix ans pour que Hauteclocque se fasse coincer les doigts, mais c’est arrivé.

Je lui souhaite une joyeuse retraite dans son cimetière des éléphants.

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Bidou : « je publie tout ! »

Politique — Article écrit par le 12 avril 2013 à 20 h 38 min

Patrimoine de Bidou :

  • 1 chalet dans le Jura, type « Maison forestière », 140m2, le toit moussu, un volet légèrement gondolé, le tout sur 1,6 hectares de bois et prairies, avec la jouissance d’un puits : 125000 euros.
  • 1 véhicule peugeot 106 rouge de plus de dix ans, qui démarre mal.
  • Un livret de caisse d’épargne : 17 euros.
  • Œuvres d’art folkloriques : bretonnes, limousines, allemandes (période 1933-1945), chiliennes : 700 euros.
  • Une collection complète de la bibliothèque de la Pléiade, don d’admirateurs anonymes. Autres livres divers et cornés pour une valeur difficilement déterminable.
  • Un pistolet Glock 29 et ses munitions, muni des autorisations nécessaires, stocké de manière sécurisée dans une vieille boîte de biscuits.
  • Deux gilets rouge.
  • Une médaille d’honneur de la ville de Paris en bronze émaillé, remarquable œuvre d’art, don de mon ami Jean Tibéri.
  • Une carte VIP d’abonnement au club parisien « Mademoiselle Claudine », cadeau de M. Dominique du temps de sa splendeur, encore valable 3 mois.

Voilà.

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Hit and run

Citations — Article écrit par le 11 avril 2013 à 10 h 40 min

Quelques jours avant son décès, le patron de Stock, Jean-Marc Roberts, qui venait d’éditer Belle et Bête de Marcela Iacub (roman sans concession sur Dominique Strauss-Kahn) écrivait (Libération, 9-10 mars) : « Dans Le Monde, des éditeurs, libraires, attachés de presse, auteurs rédigent et signent des pétitions parce qu’une maison comme Stock, qui a édité Zweig, s’abaisse à publier ce livre infâme. Et le misérable, c’est moi […] Alors, je me suis demandé, et ça, ça m’a légèrement troublé : combien de signatures de droite et combien de gauche pour ce truc ? Et force est de constater qu’ils sont tous de gauche. C’est tout de même pénible. Mais évidemment, ils appartiennent à cette gauche qui, elle, a choisi le bon côté du flingue, cette gauche des nantis qui tient les médias et l’édition. Cette gauche qui prétend savoir ce qu’est la littérature, puis que la littérature, c’est forcément elle ! Des gardiens du temple, d’un mausolée… Ils me prennent pour un infiltré, ils n’ont pas tort, et ça, ça les rend dingues. »

(Faits et Documents n° 355.)

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Aznavour

Actu — Article écrit par le 9 avril 2013 à 20 h 56 min

Encore un texte superbe de Kitschophobe. Ca devient une habitude.

 

Dédé et moi on est pas sans le sou…Lorsqu’un type nous jette un regard qui sue la peine on le raccompagne par derrière, puis on le dépouille, violent, sur le seuil de sa porte…A l’ancienne. 

J’ai envie de parler des yeux de Dédé et de la classe comment il sait tout, sérieux, y’a aucun type qui le fait bafouiller et si on tombe sur un faux malin, il sort un mot compliqué et teigneux et le type il s’effondre et lance : on peut pas discuter avec vous. Le meilleur Dédé. Un astre. 

Il aime pas Aznavour, Dédé, il le traite de juif qui ressemble à rien et qui force sa voix, et à bien y regarder, Aznavour ressemble à un juif sans contour qui force sur sa voix, et ça, je peux pas l’expliquer, mais ça me réchauffe de l’intérieur, ça me console et me fait voir des richesses galopant derrière des visages hideux et gâtés, pour pas faire lyrique….Montmartre ne ressemble plus à grand chose et Dédé fait de grands gestes en écoutant la chanson de Charles et s’énerve tout seul: je le détrompe, Montmartre n’a jamais été pouilleux ni charmant, on y croisait que des crevards, des faux peintres demi crève la faim qui singeaient Chagall et je vois pas pourquoi ça mériterait une chanson, un repère à merdes pareil devenu fort logiquement un tas de boutiques qu’on sait même pas ce qu’elles vendent tellement c’est cher et vide…

Comment Dédé pourrait il le savoir ? Il doit avoir, 5 ou grand max 10 ans de plus que moi, et il nous est pas permis de savoir quoique ce soit d’un temps proche mais achevé. On a bien essayé de faire parler des vieux, pour savoir…Ils disent que des conneries. Des anecdotes, des histoires de filles et de politique, des rues où tous se seraient enfuis, des ambiances pas croyables, des cafés et des boulots disparus, ils prennent tout ça et chient un étron qu’ils appellent mon époque. C’est trop facile. 

Moi, les années 90 j’y suis, à l’aise, sans le savoir, et je ne peux rien en dire. Il en restera quedalle à part dans ma tête et dans celle de Dédé, si bien qu’on ira tancer de plus jeunes couillons qui ne les ont pas connues avec des arguments massues, des souvenirs remodelés par des décennies de fatigue et le jeune, il saura pas, il va gober, fébrile. Et ça j’ai pas envie. Je veux pas finir comme les vieux délirants qui produisent un mensonge que tous cautionnent, par flemme, par envie, en se laissant aller à croire qu’ils ne sont pas fait pour leur époque. Suprême consolation des branleurs et des ratés, des précieux… Soit-disant qu’ils méritent mieux, et lointain, et grandeurs passées ! Turlututu un tel se voit monarque, royal, descendant, un autre ferrailleur peinard et un autre encore résistant, écumeur des mers, exilé au Far West, bronzant route national 7… Je connais la chanson. 

- Le monde est lourd, et crevant, la vie est délicieuse, pleine à jouïr de secrets qu’on s’invente…même qu’ils nous caressent avant le sommeil, rebondissent au matin…ils nous poursuivent gentiment et se coagulent à nos yeux…je vais en chialer…sérieux Dédé, sérieux, c’est la vérité… promets-moi, promets-moi Dédé qu’on laissera jamais une décennie nous enlever le sel de la vie ?

- Qu’est ce que tu racontes ? T’as bu ? t’as fumé ? 

- Promets-moi ! J’ai trouvé le secret du temps, je crois…Sisi c’est sûr, faut pas vieillir. C’est simple. Faut lever le menton devant chaque année qui s’échappe. Tout est une question de maintien ! Faut tenir Dédé, ne pas se laisser aller…se maintenir ! promets-moi qu’on se laissera jamais aller ?

- Vas-y ça marche…On va faire comme ça. Mais tu fais chier à demander des trucs chelous. Et arrête de m’appeler Dédé. T’as vu ça où ? Dans un film où les images sont longues ?  Je préfère encore Momo…Et tu ferais mieux de penser concret, je t’ai déjà dit…le réel, la vie concrète. On dort où ce soir ?


L’avenir du passé

Citations — Article écrit par le 8 avril 2013 à 15 h 12 min

Nous avons la chance de nous réunir à La Haye, cette ville superbe dont la beauté a été préservée par une nation attachée à son héritage architectural. Pour Goethe, l’architecture était de la « musique figée ». Dans une telle ville, il est aisé d’imaginer quelles symphonies grandioses donneraient l’hôtel de ville et les grandes places si ces monuments venaient à s’animer. L’architecture nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur notre idée de Dieu comme sur nos rapports avec nos prochains ou notre vision de la destinée humaine. Les grandes cathédrales du Moyen-Âge nous ont laissé une vision spirituelle élevée de la place de l’homme dans un univers gouverné par un Dieu d’amour omniscient. Au siècle des Lumières, l’homme civilisé s’aménagea un paysage urbain géométrique et policé, aux structures néo-classiques — avec jamais plus d’une petite touche d’extravagance. De nos jours, la vision du Nouvel Européen avançant résolument vers la Politique agricole commune s’incarne avec un goût exquis dans le complexe Berlaymont à Bruxelles. Quelle musique entendrait donc Goethe s’il pouvait voir le Berlaymont ? Peut-être le ferait-il d’ailleurs en tant que conseiller auprès du Commissaire chargé d’élaborer une politique européenne pour la culture — laquelle a pâti pendant des siècles, comme chacun sait, de l’absence de ce poste… Quelles envolées discordantes, quelle cacophonie ! De fait, le Berlaymont,aux salles tapissées d’amiante cancérigène est destiné à être bientôt démoli. Qu’on se penche sur l’architecture des cinquante dernières années, en particulier sur celle qui se voulait plus futuriste que moderne. Elle a été spectaculaire, certes, mais elle ne peut prétendre représenter l’avenir. Ce qu’elle exprime est la vision du futur qui prévalait hier, celle du poète John Betjeman en 1945 :

J’ai une vision de l’avenir, l’ami.
Les logis des ouvriers, dans les champs de soja,
Des tours dressées telles des crayons d’argent, les uns contre les autres.

Mais l’école architecturale qui a créé le Berlaymont symbolise fort bien l’architecture politique de la Communauté européenne. Car elle aussi est inspirée par l’esprit de « l’avenir du passé ».

(…)

Monsieur le Président, je vais terminer comme j’ai commencé… par l’architecture. La Haye est une capitale splendide, et il faut admirer les Hollandais de l’avoir si bien conservée, comme ils l’ont fait avec tant de leurs cités. Le Mauritshuis témoigne du génie dont ils ont fait preuve. C’est ici, et à Amsterdam, que le monde moderne a en grande partie été inventé, au cours de la longue lutte des Hollandais pour la liberté. L’architecture hollandaise possède sa propre élégance, distincte et durable. Elle a été copiée dans tout le nord de l’Europe, de Wick dans le nord de l’Écosse à Tallinn en Estonie. il y a donc des styles architecturaux qui durent, et d’autres pas. Faisons en sorte de bâtir une Europe aussi splendide et durable que le Mauritshuis, plutôt qu’une Europe aussi miteuse et éphémère que le Berlaymont.

Margaret Thatcher (13 octobre 1925 – 8 avril 2013), Discours de La Haye, 1992.

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RIP

Citations — Article écrit par le 8 avril 2013 à 14 h 07 min

There is no alternative.

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Twitterature (5)

Actu — Article écrit par le 6 avril 2013 à 11 h 24 min

Il est établi que Freud est un imbécile depuis que des expériences en laboratoire ont démontré que les rats aussi, bandent au moment du sommeil paradoxal.

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Ce ne sont pas les travailleurs, qui font la richesse d’une nation, puisqu’il y en a toujours eu, dans les nations riches et les nations pauvres, à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Aucune nation ne s’est jamais appauvrie parce que les gens ne se levaient pas le matin.

Un dégât collatéral du marxisme est passé sous silence: Marx avait prédit que le capitalisme appauvrirait les masses et ferait disparaître la classe moyenne, c’est très objectivement la prédiction la plus foireuse de tous les temps, et pour qu’elle garde une apparence de crédibilité il a fallu faire croire à trois générations d’occidentaux qui s’enrichissaient dans des proportions historiquement inédites qu’ils étaient en réalité au bord du gouffre et du déclassement… pour le dire autrement, le monde capitaliste baigne dans une peur et une sinistrose dont les marxistes sont les seuls coupables.

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Tu es une banale et très méprisable copie de l’autre s’il te transmet son savoir, mais il peut t’aider à  grandir et te trouver s’il suscite ton admiration sans s’occuper de toi.

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Le bonheur n’a jamais rendu heureux personne. C’est le concept le plus vaseux que l’on puisse imaginer.

Le bonheur est un mot qui n’existe pas dans la langue des Alakalufs, ni aucun vocable similaire. On a faim ou on est rassasié, on est malade ou bien portant, on a chaud ou on a froid, on se serre les uns contre les autres sous la peau de phoque, dans la hutte, et de cette chaleur animale de la chair naît une sorte d’apaisement de l’âme qu’on partage sans l’exprimer. Mais le bonheur ? On rit quelquefois, on chante, mais comme cela ne dure jamais et se paye ensuite chèrement, les Alakalufs ne l’ont pas défini par un mot. En revanche ils en ont cent pour exprimer l’angoisse. »

Jean Raspail, Qui se souvient des Hommes  

Je n’ai jamais tenu compte des notes que l’on me donnait. C’est toujours moi qui me la suis donnée, la note. Si tu as de la valeur, une parcelle de génie, tu apprends tout seul, et c’est à toi de te noter.

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La politique est un métier de femelles. Tous les Hommes de la société civile qui y sont entrés se sont retrouvés nus, attachés, entourés de bonnes femmes en costard-cravate et moustachues, armées de tisons. Elles ont toujours fini par les priver de leurs mandats, de leurs fortunes et de leurs réputations.

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La littérature  et la philosophie sont des  disciplines aristocratiques. On ne doit pas chercher à en vivre, à séduire les masses liseuses, mais à séduire le lecteur d’exception. Si l’écrivain veut remplir ses caisses, il y a l’héritage et la finance, pour ça.

On reconnaît l’écrivain médiocre à sa volonté de chasser en bande.

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Il n’existe qu’une seule sorte d’intelligence, le philosophe et le trader sont dotés de la même. La différence entre les deux, c’est que le trader maladroit qui perd de l’argent ne peut pas espérer devenir l’idole des loosers, tandis que le philosophe qui pense de travers peut devenir une référence pour tous les imbéciles de son acabit.

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La somme des intérêts égoïstes et des aspirations égotistes fait l’intérêt général, et seule la somme des ambitions personnelles peut  former un grand destin collectif…Elvis Presley a fait de la musique pour draguer les filles et se payer une Cadillac rose bonbon, et dans sa quête, par hasard, il a inventé le rock n’roll, la moitié d’une civilisation.

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Imaginons qu’au lieu de faire venir des musiciens le samedi soir, un patron de café paye deux types pour qu’ils viennent parler de politique entre eux, afin que la clientèle se mette autour, une bière à la main… C’est le métier de Zemmour et d’E Lévy… Fournisseurs en conversations de bistrot. Il n’y a aucun rapport entre cette pratique farfelue et la liberté de dire ou de penser.

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Plus les journalistes s’expriment, et moins ils enquêtent. Moins on est informé, et plus on est incité à parler tout le temps, à tort et à travers. Le bavardage est l’antidote absolu de la liberté de conscience.

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J’ambitionne de devenir un poisson… le poisson ne lutte pas contre la pêche, il cherche seulement à passer entre les mailles… Comme disait Fante, mon boulot à moi c’est de me sauver, et je pense à la réflexion qu’il ne peut rien arriver de pire à mes ennemis.

 

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Malraux n’a pas écrit une œuvre destinée à être lue, mais à ce qu’on en parle, à susciter du bavardage politique…. C’était un écrivain français comme il existe des écrivains russes, issu d’un pays où l’on sanctifie l’écrivain précisément parce que l’on y méprise la littérature, qu’on la considère comme un moyen de faire de la politique.

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On ne réalise pas le ridicule qu’il y a à mettre un micro sous le nez d’un auteur pour lui demander de parler de son œuvre, comme si quelque chose de plus important que son œuvre allait jaillir de ses commentaires.

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Pourquoi, dans la télévision française, n’y a-t-il pas d’émissions picturales? On inviterait des peintres pour qu’ils débattent de leurs œuvres. Ce serait ridicule à mourir, mais pas plus qu’une émission littéraire.

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Quelqu’un dit à Pierre Klossowski Hitler parlait un allemand épouvantable, bourré à craquer de sentimentalité et de fautes de syntaxe. Klossowski a répondu il parlait une langue plein de sentimentalité et de fautes de syntaxe? Un peu comme Léo Ferré, finalement…

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Il faut  nous en tenir à un principe absolu: nous ne pouvons savoir si un homme est heureux qu’en nous en tenant à ce qu’il nous en dit, et si telle ou telle chose est bonne ou mauvaise pour lui qu’en lui demandant s’il l’aime ou pas…. Tout le reste ne peut relever que de la mauvaise intention, de l’envie malsaine de le contrôler, de le foutre en dehors de sa peau et de prendre sa place.

Le pire de tous les vices, c’est l’inquiétude, ou le pessimisme. Les pessimistes sont toujours bardés de mauvaises intentions.

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Celui qui s’inquiète pour vous, et plus encore quand il vous le fait savoir, s’inquiète en réalité  pour lui. Ce qu’il vous fait savoir en vous faisant savoir qu’il ne dort plus, c’est qu’il ne veut pas que les affres et les souffrances que vous allez connaître en traçant votre chemin rejaillissent sur lui.

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On ne peut pas servir deux Maîtres à la fois, la philosophie et la conversation.

Le souveraino-communiste Mélenchon déclare que le ministre des finances ne pense pas français, mais international, et son second précise dans la foulée que le ministre des finances a une adresse…. Tout le souverainisme est  résumé dans cet enchaînement: préserver les frontières pour garder les noms et les adresses…. Des frontières qui protègent, quitte à ce qu’ils vous empêchent d’échapper aux coups, cela relève rigoureusement de  la psychologie de la catin qui cherche un mâle violent, qui peut lui faire vivre l’enfer, mais qui la mettra à l’abri du monde extérieur.

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Les idées dites progressistes reposent sur la peur, la phobie des hiérarchies, des différences, de la responsabilité individuelle, de la liberté, du mérite.

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Avant de t’indigner de ce qu’on t’ait menti, demande-toi si ce n’est pas toi, qui as été indiscret. Si un ami te demande l’état de ton compte en banque, il ne te laisse le choix entre la grossièreté et le mensonge.

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Le concept de grand écrivain n’existe que chez les russes et les français, preuve de leur indifférence commune à la littérature… Admirateur de Kafka, il ne me viendrait donc pas à l’idée de dire qu’il est un grand écrivain, mais qu’il est très bon, ce qui n’a rien à voir. C’est que je cherche de bonnes lectures, pas un Maître.

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Zemmour est très certainement insensible  à la cause animale, comme sans doute Chevènement et Mélenchon, comme tous les Jacobins. Ça ne loupe JAMAIS. Je me borne là à une constatation, mais ce phénomène est tout à fait fascinant.

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Il faudra faire un jour une thèse comparée sur Alain Juppé et Johnny Hallyday…

Pourquoi le premier est réputé intelligent et le second  très bête, tandis que leurs carrières respectives démontrent implacablement que c’est l’inverse? Ceci en dit long sur l’idée que les français se font de l’intelligence. JH est réputé bête parce qu’il est mal à l’aise à l’oral tout en étant resté leader 50 ans dans un secteur ultra-concurrentiel, et AJ est réputé intelligent parce qu’il  parle comme un livre, même s’il a démontré  son incapacité récurrente à mettre en place la moindre stratégie pour arriver à ses fins et s’il n’a occupé  que des postes qu’on lui a offert…

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La paresse intellectuelle emmène à penser que la foule est manipulée par les médias, alors qu’ils lui servent ce qu’elle demande et qu’elle veille sourcilleusement à ce qu’on ne lui serve surtout pas autre chose.

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Les racailles agressent les passants pour les mêmes raisons qui poussent les enseignants à militer dans des associations de consommateur ou à vouloir forcer leurs prochains à changer de vie, de loisirs et de préoccupations : trop de temps libre pour une vie intérieure inexistante, ce qui pousse les uns et les autres à s’immiscer dans la vie des passants, les soumettre, s’emparer de leurs trésors intérieurs… C’est le vide intérieur qui incite à s’occuper sans arrêt de son prochain… Je vais m’occuper de toi  veut dire à la fois je vais te  dépouiller et je vais te prendre en main.

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-  J’ai lu Muray, j’ai lu Finkielkraut, j’ai lu Hegel, j’ai lu trucmuche…

- Tu cherches à te constituer  une bibliothèque, ou un arbre généalogique à la gloire de grands-pères de substitution?

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On ne sait pas raisonner quand on ne sait pas faire une équation. Un agrégé de Lettres classiques qui ne saurait pas faire une règle de trois, je  n’en voudrais même pas pour garder les vaches.

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Tout le mal vient du fait que les hommes, dans une très grande majorité, n’ont pas de vie intérieure, et pour cette raison désirent convoitent, veulent la vie d’autrui. Plus un organisme est évolué, plus il est autonome et solitaire Ainsi sont les individus et les peuples.  -

Alberto Savinio

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Entendu un crétin de journaliste  catholique dire ceci: Le communisme a échoué, et le libéralisme a échoué à donner un sens à la vie…. Pourrait-on expliquer à cet esclave que c’est la plus grande vertu du libéralisme, que de ne prétendre  donner  sens à la vie de personne et plonger ses yeux dans nos culottes, et qu’il ne lui manque que d’être vraiment chrétien, pour que cette évidence lui saute aux yeux?

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Ne surtout pas croire que les décroissants sont de doux rêveurs. Ils appellent de leurs vœux un monde dans lequel se serait eux, qui seraient sur la chaise à porteur, et les partisans du progrès qui seraient en dessous. Le décroissant est un gros dégueulasse, pas un utopiste.

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Dénoncer la pédophilie, c’est enfoncer une porte ouverte. Et on ne défonce jamais une porte ouverte sans mauvaises intentions.

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Ca n’est pas grave, de penser ce que tout le monde pense. Ce qui est scandaleux, c’est d’avoir l’envie de l’exprimer à tout le monde.

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Les vrais paresseux cherchent rarement à ne rien foutre. Ils cherchent un travail où ils n’auront pas besoin de plonger plus d’un orteil, qui ne nécessitera  pas  la moindre angoisse  et les mettra à l’abri de l’opprobre et des jugements.

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On ne s’attarde jamais assez sur les petits instants de bonheur des malheureux. Ce sont les plus grands, les plus purs, les plus forts.

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Personne ne reproche à Raphael Nadal de vouloir gagner encore une fois RG alors qu’il l’a déjà gagné sept fois. Alors pourquoi on reproche à celui qui a six milliards de vouloir en avoir sept?

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J’ambitionne de devenir tellement fou que je pourrais me passer d’alcool et de tabac. Comme Céline, Picasso et Lagarfeld

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Celui qui s’épanouit grâce à ses lectures, son mode de vie… n’éprouve aucune envie de les imposer aux autres. S’il cherche à le faire, C’est qu’il n’en a tiré aucune satisfaction et qu’il pense la trouver en s’emparant de son prochain..

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La plupart des gens ne rêvent pas de gagner de l’agent. Ils rêvent de pouvoir en dépenser…. Ce sont les imbéciles, qui pensent que l’argent mène le monde… Une toute petite minorité veut  l’argent pour  l’argent, et ils se livrent à l’activité la moins égoïste, la plus saine et surtout la plus utile à la collectivité qu’on puisse imaginer.

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Le bon sens populaire nous enseigne qu’on ne peut pas honnêtement faire fortune en trois ou quatre ans…. Si le bon sens populaire disait vrai, alors il  serait regrettable que la Corée, le Japon ou l’Allemagne, ensevelis sous les décombres en 1945 soient devenus des grandes puissances industrielles en 1975,  ce qui implique des  grandes fortunes industrielles se sont constituées dans ces pays aux alentours de 1948….  Du bon sens populaire, bien gras, bien régressif et bien dégueulasse.

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Je déteste la notion socialiste de « transmission du savoir », mais je crois dur comme fer à l’exemple… certaines personnes ne cherchent pas à vous apprendre quoi que ce soit mais donnent envie de faire comme eux, et pour le coup vous en apprennent beaucoup.

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Pour réussir de brillantes études, il faut une intelligence supérieure à la moyenne… Juste supérieure, 10 Pts de QI au dessus. Au delà, l’échec vous guette.

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Si vous devez trop d’argent à votre banquier, vous pouvez toujours le massacrer lui et toute sa famille.

.Proverbe mongaullo-souverainiste.

 

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Pour faire fortune rapidement, achetez le cerveau d’Alain Juppé au prix qu’il vaut, et revendez-le au prix auquel on l’estime.

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Quand je serais grand, quand j’aurais 78 ans, je voudrais être Karl Lagerfeld. Un vieux sans âge, sans nostalgie et donc sans courbatures.

……

L’argent, il n’y a rien de plus juste et de plus noble: imaginez que Steve Job ait dû prouver son talent non pas en faisant du fric avec ses idées, mais en passant des concours d’entrée, comme en une vulgaire méritocratie républicaine….


H comme haschich

Actu, Alcool & repassage, Sozial — Article écrit par le 5 avril 2013 à 14 h 23 min

De toutes les drogues le shit est la plus répandue, la plus consommée et la plus banale. Sauf rares exceptions tout le monde a déjà fumé du shit. Et chacun a eu son expérience propre, a aimé, n’a pas aimé, fume encore, ne fume plus. Ainsi tout le monde sur ce sujet possède un avis, avis qui constitue généralement l’avant-propos de débats interminables : « bah chui désolé c’est pas pire que l’alcool attends« , « bah si on peut acheter de l’alcool légalement je vois pas pourquoi il faudrait interdire le shit« , « ça permet de faire vivre l’économie des couches défavorisées et d’empêcher les émeutes », « tu crois qu’un gros beauf ivre c’est mieux? Et la conduite sous alcool tu te rends compte? », « et moi je sais ceci », « et puis aussi cela »

On pourra quand même rappeler quelques vérités à toutes fins utiles.

 

Le contrôle horizontal

On commence à fumer du shit parce que la bande d’amis à laquelle on essaie de se greffer en ce début d’année scolaire au lycée est composée de membres qui fument tous déjà. La pire des choses dans une cour de récréation (lieu de socialisation le plus impitoyable qui soit et sur lequel nos bons penseurs ne se penchent pas assez) est d’être un sans-ami. On découvre en soi-même que l’on est prêt à tous les reniements, bassesses et auto-prostitutions rien que pour avoir des amis à qui parler dans la cour. Ainsi on va porter tel type de vêtement, adopter telles expressions orales, faire sien tel ou tel mode de vie en fonction de la pression sociale qui s’exerce dans la cour de récréation. Cette pression ne vient pas d’une autorité verticale qui exigerait quelque chose mais d’un contrôle horizontal, diffus, invisible mais unanime. Dans ce contrôle il y a des règles absolues comme l’antiracisme et aussi des « injonctions à un comportement préférentiel » comme celle qui nous intéresse aujourd’hui et qui dit ceci: « ce serait bien que tu essaies  de te mettre à fumer un peu, c’est pas grand chose et ce serait bizarre que tu ne le fasses pas ».

Et c’est parce que les ados cèdent sur cette injonction muette à laquelle ils n’ont pas les moyens de répliquer qu’ils commencent à fumer du shit.

 

La majorité des fumeurs n’obtient aucun effet positif. 

Curieux de ressentir des sensations l’imbécile se met à fumer espérant selon la promesse de ses amis ressentir ce légendaire détachement heureux mais n’obtient généralement qu’une écrasante fatigue, un abrutissement voire des malaises. Et ça c’est lorsque tout se passe bien. Mais sans entrer encore trop dans les détails on peut s’interroger sur les ratés de la défonce que ne peut nier aucun « suiveur », aucun « sans-sans-amis » qui s’est fait chier au lycée et à l’univ avec des cons dont il fallait partager les sales joints pourris. Mais enfin mais c’est nul les joints! Les effets sont complètement anti-festif et anti-sociaux, comment un ado peut-il aimer ça? Le seul effet positif on va le dire c’est que ça augmente nettement les sensations sexuelles. Donc à la rigueur c’est une drogue de chambre à coucher mais putain pas une drogue de fête c’est une évidence.

La drogue pénètre dans la vie d’un individu à l’âge post-adolescent où les nombreux choix qu’il doit assumer exigent toute sa santé et toute sa clairvoyance. A ce titre le shit est un pourrisseur, un anti-vie, un poison dont les effets nocifs s’ils ne sont pas immédiatement visibles, sont cachés et bien réels. Or on continue à fumer surtout pour se conformer à l’injonction générale.

 

Les troubles mentaux

Les abrutis de fils de gauchistes juraient leurs grands dieux dans toute leur lourdeur et infinie beaufitude orale que « nan mais ouais mais le shit tsé moi je vois y a rien de tel pour bien te calmer pour bien te mettre peace quand t’es un peu sur les nerfs et tout, ça te fait voir les choses plus tranquillement et même physiquement tu le ressens que ça te détend ». 100 pour 100 faux. Le shit est un dépresseur et un déclencheur de paranoïa. Une fille qui fume un joint en société aura systématiquement l’impression que les copines présentes dans la pièce essaient de lui piquer son mec. Un homme aura la certitude que toutes les conversations qu’il entend sont tournées contre lui. Waou c’est super hein? Ça vaut le coup de dépenser son fric pour cette merde hein?

Et si le fumeur persiste dans une consommation régulière voilà ce qui lui arrive à tous les coups: D’abord il va avoir besoin d’un joint le soir pour s’endormir ou après le travail pour se changer les idées. Voilà le plus sûr moyen de se pourrir la vie avec des accès de déprime soudains, une absence chronique de motivation et un avachissement prématuré des traits du visage (regardez la tête d’une fille qui fume 1 joint/jour depuis 10 ans). L’insidieuse dépression et oisiveté mène pour un très grand nombre de personnes à la bouffée délirante: un épisode particulièrement pénible au cours duquel vous perdez le contrôle de vos pensées et émotions. Untel sera persuadé que sa mère est menacée de mort, un autre croira qu’il est poursuivi par des espions, un autre entendra des voix qui lui donnent des ordres, un autre se croira investi d’une mission mystique, un autre verra des monstres qui s’agitent au rythme tachycardien de son coeur… C’est systématiquement des choses horribles.

Lorsque l’on a vécu une bouffée délirante il faut bien comprendre que l’on est un sujet à risque pour la folie totale qui se nomme pudiquement en psychiatrie la schizophrénie. Le shit constitue le passeport, le ticket d’entrée qui ouvre les portes de la folie. Et ce que personne ne dit c’est que lorsque l’on entre dans la schizophrénie on n’en sort plus jamais, c’est à vie. A vie les piqûres, à vie les internements temporaires, les médicaments, les rechutes, l’isolement social, les TOC…

La période qui va de 17 à 25 ans est l’âge où le corps humain, pour des raisons biologiques, est le plus menacé de la survenue d’une maladie mentale. Or c’est précisément l’âge au cours duquel le contrôle parental s’estompe, laissant à l’individu la liberté de se réfugier dans le shit pour fuir un monde de plus en plus hostile (chômage, jobs nuls, déceptions sentimentales, exigences accrues de performance…).

Ainsi lorsque quelqu’un a l’expérience d’une bouffée délirante il doit bien comprendre qu’il faut qu’il arrête complètement le shit, que cet épisode est arrivé parce qu’il est un sujet à risque et non parce qu’il était stressé ce jour là, et qu’il doit cesser toute consommation car il risque à terme la schizophrénie.

 

Les enculés de dealer

Voir ces Blancs que les cités méprisent faire le voyage en banlieue avec leur argent de poche pour payer très honnêtement comme des cocus cette marchandise qui va répandre la mort et la désolation chez eux a quelque chose d’un peu dégoûtant.

J’ai brièvement connu une sorte de  combattant acharné anti-drogue et voici comme il opérait: il dénonçait à la police tous les dealers et consommateurs qu’il voyait. Il rendait visite à un ami et reniflait une odeur de shit émanant d’un appartement voisin? Il y faisait venir la police par appel anonyme. Il était témoin d’une transaction? Il repérait les plaques d’immatriculation, notait les signalements et tenues vestimentaires des protagonistes et il faisait venir la police par appel anonyme. Il savait que untel fumait du shit chez lui? Il appelait la police pour dire que untel fume du shit chez lui. Il appelait ça « sa guerre passive ».

La drogue sème la maladie et la mort et tous les coups sont permis contre elle. Les rares films qui ont abordé ce thème comme « Traffic » de Soderbergh l’ont fait avec la sempiternelle manière menteuse, secrètement amoureuse de la déchéance, et en sur-exprimant la responsabilité de Blancs bien caricaturaux, bourgeois et risibles. Il y a une raison à cela : le trafic de drogue est précisément un avatar de la haine anti-blanc.

La drogue est vendue par des racailles d’en bas (dealers arabes et noirs) mais produite et acheminée par des racailles d’en haut (mafieux et gens crépus) et consommée principalement par des petits blancs de province, des demi-bourgeois fils de parents divorcés, par toute la quintessence des souchiens toujours aussi cons, trompés, vulnérables, bouffés à toutes les sauces.

Le trafic de drogue révèle incroyablement bien de quelle manière opère la fameuse « déchéance » dans le monde blanc: à priori personne n’est responsable, il s’agit d’offre et de demande, de mains invisibles qui se passent une marchandise, on ne peut incriminer personne, en définitive seul le consommateur tout au bout de la chaîne est coupable puisqu’il a accepté avec son libre-arbitre.

En fait la synergie spontanée des 3 acteurs du trafic de drogue (dealers/mafieux/consommateurs) révèle de façon très nette un schéma triangulaire que l’on retrouve identique dans tous les autres avatars de la merde anti-blanc (pornographie, immigration, insécurité,  culpabilité de l’esclavage et colonisation…) et ce schéma le voici: des racailles d’en haut incitent des racailles d’en bas à détruire des Blancs qui n’ont fait de mal ni aux uns ni aux autres en leur mettant dans les mains une petite quantité de pouvoir à faire fructifier et transformer en rente.

Que révèle l’affaire Neyret? Qu’un commissaire de police travaillait avec d’étranges mafieux.

Que révèle l’affaire Elmaleh? Que trois frères géraient un trafic de drogue selon un mode opératoire dont les pires caricatures des années 30 s’approchent à peine.

Que révèle l’affaire Afflelou? A peu près la même chose mais avec un jet privé et un opticien connu en prime.

Attention si ce sont des « affaires » c’est parce qu’ils se sont fait  choper. Les chopés cachent toujours  des dizaines et centaines de « non-chopés ».

 

Les apparences seules suffisent

Sans même entrer dans ces détails ni chercher les origines, les causes et les commanditaires il était évident au premier coup d’œil que tout ce qui se rapporte au shit ne peut qu’être mortifère. Déjà il suffit d’observer concrètement une feuille de cannabis: cette horreur toute hérissée avec des tentacules qui se déploient qui s’épanouissent de volume à tes dépens comme la demi-sphère crépue « afro » d’un d’enfant métis, cette odeur lourde , le tyrannique régime hygrométrique et solaire dont cette plante maudite a besoin pour exister, les soins dont elle est l’objet par les pires raclures oisives anti-soigneux du genre humain, les dégâts irrémédiables qu’elle cause, les morts violentes, les exécutions, la laideur des lieux ou elle s’échange et se consomme depuis les cages d’escaliers aux chambres d’étudiants et jusqu’à l’enfer glacial et gris peuplé de morts-vivants qu’est Amsterdam, l’idéologie de mort de ceux qui aiment la consommer, la stupidité abyssale d’un Bob Marley etc.

Toutes ces apparences extérieures devraient seules suffire à ne jamais toucher au shit et à lui mener une tranquille guerre passive.

 

 

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Question de priorités

Actu — Article écrit par le 4 avril 2013 à 0 h 15 min

J’ignore absolument qui est Bernard Antony. Et je trouve fort bon que la dame Barjot mobilise avec autant d’aisance la foule habituellement si discrète du peuple dit « de droite ». Elle fait de la politique quand d’autres se contentent de pérorer devant 70 péquins, chapeau. Elle fait trembler les colonnes médiatiques presque autant que celles des cathédrales, les rédactions du Monde et de Libé sont en pleine crise d’apoplexie, le gouvernement en est réduit à de ridicules minimisations des chiffres et il apparaîtrait même que la confiance en notre bon Président est en chute libre. Tout ça, assurément, est bel et bon.

Mais, très modestement, je m’interroge : où était cette droite vibrante et prompte à la colère durant les trois dernières décennies ? Où était la droite des courageux défenseurs de la Frônce, où étaient les défenseurs de la civilisation en péril quand la gauche prenait littéralement racine dans tous les cœurs du pouvoir ? Où étaient-ils quand les universitaires et les journalistes vaguement conservateurs perdaient leur boulot ou étaient réduits au silence ? Où étaient-ils alors que ceux qui s’efforçaient désespérément de prendre leur défense étaient socialement anéantis lors de ces procès politiques dont la République a le secret  ? Où étaient-ils quand leurs représentants se convertissaient en masse à la religion des droits de l’homme, au festivisme post-historique et à son volapük politiquement correct ?

« La défense des fondamentaux civilisationnels », voilà ce qui les anime, disent-ils. Et c’est intéressant parce qu’en somme, défendre les « fondamentaux civilisationnels » en 2013 se résume à empêcher les homos de se marier. C’est manifestement la seule menace effective qui pèse sur les « fondamentaux civilisationnels » de ce pays depuis 30ans, à en juger par l’absence de contestation massive dans les rangs de ce fameux peuple de droite si poli et bien élevé.

Je n’ai rien d’un extrémiste : je sais que le politique est par nature fait d’alliances et de compromis et que les purs sont toujours balayés. Et je ne prétends certainement pas donner de leçon à quiconque. Ni à Antony, ni à Barjot, ni à tous ceux qui sont allés battre le pavé dans le froid et sous la menace des gros bras étatiques, dont on peut supposer qu’ils partagent en grande partie les points de vue de leurs punching balls de circonstance, ce qui ne les empêche pas d’obéir et de cogner dru (pour ceux qui s’imaginent que les flics et les militaires sont ou seront de leur côté…).

Seulement, je me demande sincèrement s’il n’est pas un peu tard pour s’inquiéter de la présence du renard dans le poulailler, alors que les volatiles ont été éventrés jusqu’au dernier et que leurs plumes ont eu le temps de retomber dix fois. Je me demande naïvement si l’indignation gentiment sélective des sauveurs de la Frônce est tout à fait à la hauteur des enjeux contemporains. Je veux dire qu’en matière de « défense des fondamentaux civilisationnels », les carottes m’ont l’air de prendre une jolie teinte rosâtre à force de bouillir dans la gamelle, et qu’il serait temps soit de se les envoyer derrière la cravate, soit de les jeter aux chiens. Autrement dit, il va peut-être falloir que la droite se rende compte qu’elle a cautionné, par son silence complice et son inactivité coupable, si ce n’est par son soutien actif, un monde au sein duquel elle va bien devoir finir par se fondre, à moins qu’elle ne se décide à en construire un autre, à part, en toute autonomie si c’est encore possible.

Pour mémoire, et au cas où les fiers défenseurs de la tradition et des valeurs de la chrétienté ne l’auraient pas encore remarqué, le mariage gay n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Le dernier trick destructeur, mais rien d’autre au fond que le plus récent éboulis au milieu des ruines de l’ancienne demeure européenne.

Un million et demi de personnes dans la rue contre le mariage homo ; combien quand la liberté de recherche et d’expression s’est éteinte suite à l’adoption des lois mémorielles ? Combien pour protester contre l’expansion continue du pouvoir de ces trop fameuses associations sur-subventionnées et de leur délirante avidité de pénal ? Combien pour protester contre la prolétarisation mentale et l’abrutissement générationnel conséquences de décennies de scolarisation aussi décérébrante qu’inutile ? Combien pour se stupéfier que la justice républicaine privilégie sans sourciller les braqueurs de retraités au détriment de leurs victimes ? Combien pour s’étonner que des politiciens bardés de casseroles soient reconduits ad vitam eternam au pouvoir sous prétexte qu’ils sont convenablement étiquetés, et combien pour s’effaroucher que ces derniers soient si fréquemment comme cul et chemise avec les patrons de presse et ceux qui les financent ? Et enfin et surtout – surtout ! – combien pour s’offusquer de la future mise en minorité subventionnée et légalement encadrée de leurs propres enfants, combien pour s’alarmer que soit passé sous silence le plus invraisemblable scandale de la post-modernité occidentale : la disparition programmée des Européens ?

En termes de priorités, pas sûr que la droite et ses électeurs soient vraiment à la page. Si « L’Europe est morte à Stalingrad » comme le disait Ferdi’, il serait peut-être temps que tout le monde mette ses tablettes à jour.


Sans le gras autour

Citations — Article écrit par le 3 avril 2013 à 14 h 08 min

Ce qu’il y a de bien dans le BQ, ici celui d’aujourd’hui, c’est qu’on obtient des infos exactes sans trop de gras autour :

M. CAHUZAC a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale et blanchiment de fonds provenant d’avantages procurés par une entreprise dont les services ou produits sont pris en charge par la Sécurité sociale, a annoncé l’un de ses avocats, Me Jean VEIL. Le blanchiment de fraude fiscale est puni de 5 ans de prison et 375000 euros d’amende. « Ce compte n’a pas été abondé depuis 2001 et l’essentiel de ses revenus provenait de son activité de chirurgien et accessoirement de son activité de consultant », a déclaré son avocat. M. CAHUZAC a été consultant pour l’industrie pharmaceutique après son passage comme conseiller technique au cabinet de M. Claude EVIN au ministère de la Santé (1988-1991). Les avocats de M. CAHUZAC, Mes VEIL et Jean-Alain MICHEL, évaluent le montant du blanchiment à environ 30000 euros. « Nous avons fait observer que les faits se rapportant à l’ensemble des recettes sont aujourd’hui largement prescrits », a ajouté Me VEIL. « Aucune mesure de cautionnement n’a été prononcée » contre M. CAHUZAC « qui s’est contenté de faire une déclaration aux juges », a poursuivi son avocat. Ce dernier « s’est engagé à ne faire aucun recours contre les investigations qui seront menées en Suisse », a-t-il poursuivi.

(…)

La mise en examen de M. Jérôme CAHUZAC, en fragilisant la majorité, conduit à de nouvelles interrogations quant à la longévité du gouvernement conduit par M. Jean-Marc AYRAULT. Alors qu’à l’évidence le président de la République ne souhaitait pas de remaniement important avant les élections municipales de mars 2014, voire européennes, en juin 2014, certains, dans la majorité, évoquent la possibilité d’un changement plus rapide, citant notamment les noms de MM. Michel SAPIN, ministre du Travail, et Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères, pour conduire une nouvelle équipe.

C’est vrai qu’avec Sapin ou Fabius, l’enthousiasme sera sans doute bien plus général qu’avec Ayrault…

(Précisons que Jean Veil est bien le fils de sa mère.)

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