Archives pour la catégorie ‘Education’


L’Art entarté (poème symphonique pour cent hétérophones)

Education — Article écrit par le 20 août 2013 à 0 h 25 min

Aujourd’hui dans le cadre de l’Université Élitiste Bidolienne du Haut-Jura, une passionnante et amusante conférence de Jérôme Ducros au Collège de France, sur la musique contemporaine.

Plusieurs compositeurs aussi atones qu’atonaux en ont fait une jaunisse. D’autres se sont mis à insulter Furtwängler sans pouvoir s’arrêter en traitant de révisionnistes tous ceux qui n’aiment pas leurs bruits éraillés et autres couinements arbitraires.

Tout cela est fort réjouissant, car on finira bien par avoir leur peau à tous ces cuistres de l’art officiel.

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Une université

Education, Images, Mutation — Article écrit par le 27 décembre 2012 à 13 h 35 min


Gloubi-boulga citoyen

Education — Article écrit par le 31 octobre 2012 à 14 h 16 min

Recette du gloubi-boulga citoyen, selon l’original de Jean Casimir-Badoit :

Education civique

Education civique 2

Ça vient de L’Institution sainte Jeanne d’Arc (la pauvre) où c’est « l’année du vivre ensemble » (merci à J. F.).

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CEF de Savigny-sur-Orge

Education — Article écrit par le 7 août 2012 à 15 h 39 min

Rigolez pas, c’est avec votre pognon !

— Coluche.

Etat des lieux du Centre Educatif Fermé de Savigny-sur-Orge

Soulignons que ce document tombe à point au moment où la délicieuse Chw’istiane Taubiw’a Christiane Taubira critique ces CEF.

On rappellera aussi que la presse n’a pas toujours été aussi critique.

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Gustave, Steevy Gustave

Actu, Education — Article écrit par le 10 avril 2012 à 18 h 12 min

Bonjour à tous; juste un peti mot à tous comme meme a cause que ça fait longtan que jai rien ecrit!!!;-) lol On est tous métis et moi en temps que métisse je voudrais faire tourner ce coup de geule d’un pote sur facebook. Je me sui dit que comme meme sa saurait pas mal de bouger un peu les consienses!!! FAITES TOURNER FO RIEN LACHER!!!!!le combat continue. peace

« Petit coup de gueule en ce lundi de paques à mes amis de gauche (enfin je me comprend) qui viennent de me demander de retirer ma candidature aux législatives parce que je risiquerai de faire perdre la gauche n’ayant pas la tête de la ruralité …
« Mdrrr mes locks sont bio  »

Cette photo a été prise il y a 40 ans devant le parc de Lafontaine maintenant IUT
Ce petit métisse avec une touffe c ‘est moi ;)
Je suis né à Arpajon le 5 février 1970 une enfance heureuse avec des parents aimant et 4 frères et soeurs .
Mais ma vie , la vraie vie celle qui fait mal a commencé le 29 septembre 1983 après le décès de mon père militaire de carrière, décédé en service commandé à Djibouti.
Moi le pupille de la nation avec ma mère , mes quatre frères et sœurs, on a été rapatriés en France, à Brétigny sur Orge où je découvre la danse et la culture hip-hop. Très rapidement, j’occupe un rôle central dans le développement des pratiques artistiques liées à ce jeune mouvement qui arrive des Etats-Unis.
En 1987, je remporte le championnat de l’Essonne et crée ensuite une association « Concept of art » (danse contre délinquance) dont le but était de sortir les jeunes des cités en les intéressant à l’art, à la danse, à la musique, aux graffitis… tout en intégrant une dimension d’accompagnement scolaire.
En 1989, je fais le championnat d’Europe de break dance et suis nommé ZULU KING prix décerné par L’américain Africa Bambaataa pour mes actions en faveur des jeunes des quartiers
En 1990, n’ayant toujours pas de salle de danse pour entraîner les jeunes, je décide, par le biais des médias, de dénoncer la politique du maire de ma ville (émissions « C’est pas juste » et « Ciel, mon mardi ! »).
En 1991, je produis le premier disque de R’n’B en France, « New Jack Swing » et deviens également papa d’un garçon, Jordan.
En 1993, je rencontre France Gall et deviens son chorégraphe. Concert à Bercy puis Pleyel en 1994 et l’Olympia en 1996, j’accompagne France à Los Angeles pour l’enregistrement de l’un de ses albums avec des musiciens de renom (Stevie Wonder, Prince…).
En 1995 je fais parti de la liste d’union de la gauche aux municipales de bretigny et fais un procès à M. de Boishue, secrétaire d’état à l’enseignement supérieur (Gouvernement Jupé) pour complicité de diffamation raciale, je gagne ce procès et le ministre est remercié lors du remaniement de 1995.

En 1996, j’intègre une compagnie de danse, « La Compagnie articulation », et joue dans la première pièce de théâtre contenant de la danse hip-hop (tiré d’une nouvelle de Vincent Ravalec) : Vol Plané.
En 1999, j’arrête ma carrière de danseur et, en 2001, je me lance en politique. Attirer l’attention de l’opinion et des élus sur les inégalités sociales et économiques ainsi que leurs conséquences seront mes préoccupations premières.
Je me présente aux élections municipales de Brétigny-sur-Orge et, contre toute attente, je fais 12,38% au premier tour et 10,74 au deuxième. Étant le seul élu de ma liste je deviens conseiller municipal d’opposition.
En 2002, je crée le festival « Lézard de rue » et organise « Orignal B.Boy Contest », grand concours de danses où je fais venir les meilleurs artistes des quatre coins du monde avec le projet de faire découvrir des spectacles gratuits, de qualité et accessibles à tous.
En 2004, je participe à l’élaboration du concert des vingt ans d’SOS racisme. Responsable des projets événementiels et directeur du pôle culturel de cette association depuis 2005, je professionnalise avec l’Uejf « Rire contre le racisme » (un spectacle comique diffusé sur France 4 puis sur France2)
En 2006, je fais parti des négociations sur les sans-papiers de Cachan où je mobilise mes amis artistes et arrive, accompagné d’SOS Racisme et France Terre d’ Asile, à faire plier le gouvernement (460 personnes relogées et régularisées).
En 2007, je continue à mobiliser les artistes mais, cette fois, autour de Ségolène Royal lors des présidentielles et contribue ainsi au succès du concert de Charlety avec 60 000 spectateurs.

Puis le 14 octobre j’organise pour sos racisme, Charlie Hebdo et Libération un grand concert contre le principe des « tests ADN » avec plus de 300 000 signataires.
En 2008, je deviens adjoint au Maire à la Citoyenneté, Démocratie et à l’Egalité des chances.
En janvier 2009, je deviens chroniqueur musical dans une émission consacrée à la culture, au cinéma et à la musique (« Bis » sur la chaîne Cap 24).
Le 6 juin 2009, je rencontre Michelle et Barack Obama à la préfecture de Caen lors de la journée de commémoration du débarquement,
En 2010 j’organise, pour une ONG géorgienne, le plus gros concert de l’histoire de la Géorgie à quelques mètres de la ligne d’occupation russe à Zougdidi où 85 000 personnes étaient présentes. Youssou’n’dour, Mc Solaar, Jane Birkin et Youssoupha étaient du voyage.
Je participe ensuite au disque de soutien pour la catastrophe en Haïti : « Un geste pour Haïti » avec Charles Aznavour, Zazie, Grand Corps Malade initié par trace tv et ( benji Jacky et passy …)
Dans la même année, je produis pour SOS racisme, La Règle du jeu et Libération la manifestation : Touche pas à ma Nation.

Le 10 mai 2011 je croise François hollande à bastille lors du concert pour le 30 ans de la victoire de François Mitterrand et je lui demande si je peux l’aider sur sa campagne ? Et il me répond : « Oui Steevy j’ai besoin de toi « 

Puis, le 14 juillet 2011 je produis pour SOS Racisme, France 2 et Direct Star le plus gros concert jamais réalisé en france  » 1 200 000 personnes sur le Champs de Mars » avec Yannick Noah, Nolwenn Leroy, Shym’, Michel Delpech, Grace, Youssoupha …
Je soutiens et suis engagé sur des causes tels que les restos du cœur ,action contre la faim
Ma proximité avec mon candidat est là depuis bien longtemps et je ferais tout mon possible pour qu il soit le président de tous les français que ça plaise ou non car je suis et ne serais jamais l’homme d un clan , je n’ai pas non plus attendu les primaires pour lui crier mon amour Mdrrr j adore l’hypocrisie de certains … Enfin opportunisme quand tu nous tiens !!!

Le 24 janvier 2012 , Europe écologie les verts ont le courage loin des clichés de présenter un candidat du terroir aux élections législatives

Voilà pourquoi entre autre je serais bien présent le 10 juin 2012 pour représenter dans son ensemble le peuple de gauche et la france qu’on aime aux législatives .
25 ans de combats et je n ai pas la bonne tête ??

Allez Joyeuses pâques à tous la vie est belle malgré ces cloches ;)) »

 

 

si si karanbeu

 yousoufa, posé

 é wé

 en mode official, sé taubira!!!

 omar, tous les potos

 anne hidalgo, la bize lol

 lé pti frères

wé citoyen donneur

bien posé

obama tro stylé

première classe

éducassion

avek lé frère

toujour opé

Quelks articles de fond sur la pensée de Steevy Gustave

- ici

- ici

- et ici

fo signé la pétition!!! mdrrr lachez vos coms!!!!


Films de Q

Actu, Education, Journalisme, Politique, Sozial — Article écrit par le 10 décembre 2011 à 9 h 30 min

Paris porte de Choisy un dimanche gris et froid de fin novembre, le kiosque à journaux affiche les titres de plusieurs magazines ennuyeux du moment. Seul le fond rose fluo du « Chobix » du mois attire le regard, même à trente mètres de distance. On nous promet cette fois « 11 scènes, 15 filles  » pas moins.

Conversation du futur, brève de comptoir de l’an 2030 entre potes d’ESC qui ont appris l’anglais sur des sites de cul : « ouais chui davantage long-lasting en doggy… Dis toi que sans cockring j’arrive à performer 40 minutes easy jusqu’au cumshot. C’est vachement gratifiant pour le self-esteem »

« ooooh mâ gooo’d… » (chuchotement de pervers ébahi, accent français nasal)« ooooh bèbè zat’s so beautiful… show mi dat asshôle… yè dou zate… show mi… ».

Manuel Ferrara, Big Tits Anal Whores #3

 

1/ Une machine d’avilissement des masses 

La manifestation visible de principes invisibles

 

Détruire et frustrer

Il s’agit de mettre en scène la dégradation, le cochonnage systématique de toute beauté de toute innocence, une pulsion de destruction, l’envers de l’eros, l’eros transformé en pulsion de mort, en pouvoir extatique de dégueulasser, de dénaturer, de pourrir ce qui est frais, d’empoisonner ce qui est pur. On te met des nanas qu’on sélectionne les plus innocentes et pures possible, on les fait ressembler à des petites filles et on les livre nues aux énormes bites. Voilà bien le schéma. La pornographie c’est l’organisation de tout cela en contenus, en supports et en structures et en entreprises bref, en irruptions légales et imparables dans la sphère grand public. L’irruption impunie, légale et même applaudie de l’immonde dans le monde.

Ce que veut le diable c’est entraîner les gens dans la merde, mais qu’ils y aillent de leur plein gré. Y a pas plus immonde abaissement, plus répugnante dégringolade quand on y réfléchit deux secondes, que de rentrer chez soi se branler. A ce titre, la pornographie est une machine qui démolit l’image de la femme certes, mais aussi et surtout la dignité de l’homme, aspect que l’on oublie souvent de mentionner. On parle bien de « l’industrie du porno ». Or comment produit une industrie sinon avec des machines précisément ? Et quel est le travail qu’accomplit cette machine en définitive ? Réponse : elle écréme les hommes. Ecrémer, ranger les reproducteurs d’un côté et les cocus les vaincus de l’autre. La pornographie annihile les velléités dans le réel du « branleur » en captant ses désirs, en l’habituant à se satisfaire de cet ersatz, en l’habituant à moins souffrir du rejet… Mais le contrecoup de ce travail d’écrémage c’est ?… c’est qu’il filtre, sélectionne et élimine les « branleurs » du champ de la relation sexuelle possible et réelle. La pornographie endort la frustration mais ne la traite en rien : en fin de compte, tout « branleur » s’élimine de fait du combat, et de son plein gré. Son envie de baiser, cette énergie vitale étant détournée et endormie, il sera moins motivé pour sortir et rencontrer vraiment les femmes, pour trouver une femme, pour vivre réellement la chose. Mécanisme d’évitement : « ça vaut autant le coup de se branler que d’aller sur le terrain ».

Et pour bien aller au bout des choses réfléchissons sur l’absurdité de la branlette devant un film de cul. Si l’on est honnête on arrive certainement à cette conclusion : c’est se branler en regardant un autre type baiser la meuf qu’on aimerait avoir, et lui faire gagner du fric en consommant sa production pornographique, celle-là même par laquelle lui continue à être payé et « aimé », et celle-là même par laquelle on est en train de dépenser temps, énergie et parfois argent, qui tous trois sont reversés à l’immonde enculeur de ta vie live and direct sur l’écran.

Les imbéciles se guinnsent tous devant l’homme leur ennemi objectif, ils se guinnsent pour lui, de lui, par lui. Ils jouissent de leur propre défaite. A chaque seconde dans tous les foyers du monde, à Salvador à Manille à Lubumbashi à Burgos leurs faces absorbées, passionnée par le trailer intitulé « bitch takes it deep anal + facial » donne à réfléchir sur la capacité de l’homme à sombrer sans honte dans la fange en pleine connaissance de cause. Ils apprennent l’anglais grâce aux films de cul.

Mais une question comme ça, gratos : en dernière instance qui jouit ? Qui jouit dans les films de cul ? Les mecs ? Ils sont tous gavés de viagra ! Et ils répètent les scènes, augmentent les doses, un simple missionnaire ne les fait plus bander, trop classique, la plupart ne regardent même pas les filles qu’ils baisent… Les branleurs ? Ils ne jouissent pas autant qu’ils voudraient : ils voudraient que ce soit REEL. Conclusion, tout le monde est frustré dans cette affaire. Et pendant ce temps le diable, qui lui ne perd pas le nord, tisse sa toile : détournement de la libido, nocivité des images, désirs détraqués, incapacité à vivre une sexualité de mari responsable, impossibilité de procréer. Pas de femme, pas d’enfant. CQFD.

Docilité des masses et impunité de « l’industrie »

Pierre Woodman. Quintessence de vieux gros porc immonde dont la gloire consiste à visiter les pays pauvres d’Europe de l’est à la recherche de jeunes vierges désargentées pour les enculer devant caméra en les insultant copieusement en français pour enfin se finir dessus en hurlant effroyablement pour bien exprimer l’idée de soulagement maximal. Woodman c’est le triomphe de Baalzéboul. Ancien policier reconverti dans les castings pornos, il a initié par enculage plus de 3500 filles de familles pauvres dans ses « castings » avant de les envoyer converties en putes sur le circuit de l’industrie X. [Cette phrase a été supprimée sur demande de l'intéressé. - VV] Woodman est millionnaire et roule en Ferrari. Voilà l’heure qu’il est. Passant, contemple la morale de ton temps, gravée au burin sur le frontispice des écoles de Sodome elle dirait ceci : « Pervertit des jeunes filles, encule les devant caméra et fais en des films que tu vendras pour t’acheter une FERRARI ».

En l’espace d’une demi-heure Woodman aura traité la petite Ilanna quarante-sept fois de « salope », dix-neuf fois de « sale petite pute » et huit fois de « sale petite putain ». Lorsqu’elle est entrée dans la pièce elle ne savait pas vraiment de quoi il s’agissait. Elle n’en est ressortie qu’une fois copieusement insultée, déflorée, salopée, enculée, dénaturée de toutes les manières possibles et foutrée dans la gueule. Et lui en est ressorti plus reconnu encore, « reconnu dans le business » et très respecté, admiré pour les admirables nouveaux talents qu’il a déniché et apporté à la profession, invité chez Cauet (véridique), accepté comme personnage parfaitement fréquentable. La seule chose qui puisse rendre quelqu’un infréquentable en ce monde, c’est le racisme. En dehors de ça on a le droit de tout faire, absolument tout.

Pierre Woodman est la preuve vivante qu’il n’existe pas d’extrême droite, nulle part. Il est la preuve vivante qu’il n’existe aucun véritable défenseur de la race blanche ni aucun véritable gardien de ses frères ou de quelconque morale religieuse ni en France ni dans tous ces pays d’Europe de l’est. Lui et toutes les raclures planquées à Los Angeles qui depuis leurs villas protégées déversent dans le monde des torrents gigantesques de concentré de poison ultra-dissolvant anti-race blanche intitulés « entertainment for adults » n’ont jamais été inquiété depuis toutes ces années. D’ailleurs il est assez instructif de se renseigner sur ces gens-là. Qui sont-ils ? Ces réalisateurs, producteurs, « agents d’actrice », gérants de salon du porno… Pour putifier la femme blanche avec autant de rage, d’assiduité et de raffinement pervers il fallait peut-être détester secrètement la race blanche tout en prétendant en faire partie. Qui sont-ils ces maîtres du porno ?

Mutation des pratiques sexuelles

Comment la sodomie qui était, il y a peu de temps encore, la honte et l’interdit absolu aux Etats-Unis est-elle devenue une pratique aussi banale que dans les autres pays ? Comment ce dernier verrou a-t-il sauté ?

Voilà comment : la concurrence a fait s’aligner toutes les filles. Au début des années 2000 de nombreuses actrices d’Europe de l’Est débarquent aux US, « invitées », tournent dans des films dans lesquels elles passent pour de pures WASP (beauté physique similaire, pseudonymes anglais au générique, doublage des voix…), et prennent systématiquement dans le cul, ringardisant les actrices US conséquemment forcées de s’aligner pour rester dans la course. 10 ans après c’est anal pour tout le monde, systématiquement. C’est comme ça que le diable avance, se battant sur les bordures extérieurs, aux confins de la civilisation, tout là-bas bien après les frontières du convenable, là ou l’on ne veut pas voir, il gagne de petites batailles chez les populations les plus dépravées, pendant que les gens comme-il-faut croient que cela ne les concerne pas. Au IVème siècle le citoyen romain avait-il compris que les victoires des Huns sur les Goths étaient le début d’un processus d’effondrement par effet de domino ? Peut-être que la généralisation de l’anal dans les films de cul américains est l’évènement le plus grave des dix dernières années, sans rire.

Laissons David Wynders consultant pour les « AVN awards » nous parler de ce phénomène :

« Tout s’est joué au tout début des années 2000. L’arrivée sur le marché américain de toutes ces actrices d’Europe de l’est a complètement changé la donne. La plupart étaient d’origines gitanes comme Sandra Romain, Angel Dark, Monica Sweetheart, Nikita Denise etc, et elles arrivaient de tout en bas de l’échelle et découvraient le rêve américain et n’avaient pas les mêmes tabous que les américaines blanches en matière de sodomie et de relation interraciale par exemple. La généralisation de ces pratiques à l’écran par des actrices étrangères mais vues comme blanches a permis d’en faire accepter l’idée à la « girl next door » américaine et a permis une évolution des mentalités ».

On n’a sans doute pas mesuré les dégâts que peuvent produire ce genre de tout petit changement qui pourrait paraître négligeable et simplement cantonné à un secteur marginal de la société.

Dans la société américaine les interdits sautent les uns après les autres à une vitesse hallucinante et viennent grossir le rang des « catégories » : Facial puis Anal puis Interracial puis Interracial Anal jusqu’à finalement obtenir l’accomplissement factuel de la pire insulte de gamin de cour de récré qui disait souvenons-nous : « va te faire enculer par une bite de noir ». En quelques années la situation s’est retournée d’une façon incroyable. Nous sommes prêts à parier très cher que l’évolution récente de la pornographie a contribué à préparer la génération Obama, ce dernier étant carrément l’incarnation d’un glissement de terrain initié précisément à l’époque de sa naissance.

Video numérique + petit budget = gonzo

Gonzo + internet haut débit = énorme influence sur la société

Quatre preuves de la forte influence du porno sur la société

Un tiers de tous les téléchargements qui ont lieu sur le web sont des téléchargements de contenu pornographique. Voilà qui laisse augurer de l’importance du torrent d’images qui se déverse, mais aussi peut-être de leur sournoise influence dans la vie privée de tout un chacun. On citera au moins quatre éléments qui semblent être les « fruits » de la pornographie sur les mentalités :

-          1/ Le string : le port du string à grande échelle remonte sauf erreur de notre part, à l’année 2000 (toujours cette année 2000, année charnière pour le nombre de connections à internet).

-          2/ Le ticket de métro : épilation minimale du maillot certes très esthétique mais qui ne saurait faire oublier l’origine de cette mode (les films pornos) qui remonte vraisemblablement au tout début des années 2000.

-          3/ D’étranges MST : un article du Figaro aujourd’hui malheurseusement introuvable notait la récente recrudescence de maladies aux noms compliquées dont le mode de transmission consiste tout simplement en une infiltration de merde étrangère par capilarité dans les muqueuses du gland par exemple. Cela signifie en clair qu’il y a une augmentation de la sodomie dans notre société.

-          4/ Le vocabulaire : Le jargon du porno fait irruption dans les conversations que l’on peut avoir en société. Ainsi on se vantera d’avoir « serré une milf » ou encore une « cougar ». Telle actrice interviewée en prime time sur une chaîne grand public (exemple : émission de Cauet ou de Morandini) déclarera être prête pour le « bondage » mais pas encore pour le « extreme bondage ».

 

2/ La pornographie comme cadre d’expression objectif de l’extension du domaine de la lutte

Les films de cul sont-ils des films dans lesquels il y a du cul, ou sont-ils du cul filmé ?

 

Donnée socio-démographique

Pour évoquer ce sujet de façon exhaustive on commencera par affirmer de façon péremptoire la chose suivante : contrairement à ce que l’on croit il y a en France beaucoup plus d’hommes que de femmes dans la population totale, notamment du fait de l’immigration. Cette donnée devrait au niveau mondial s’aggraver puisqu’il semble que dans certains pays très peuplés il y ait des avortements nombreux lorsque l’échographie montre que l’enfant attendu est une fille. Ainsi faudrait-il envisager un futur particulièrement affreux dans lequel il y aurait (aura ?) un déficit de femmes. Imaginons les retentissements désastreux qu’un tel phénomène pourrait avoir sur des hommes déjà rendus naturellement agressifs dans le partage de femelles numériquement en léger surnombre… Quelles peuvent être les conséquences? Nous en voyons au moins deux :

-          Phénomène d’inflation : des femmes moins nombreuses donc « économie de la rareté », donc encore plus sélectives, irascibles, exigeantes, casse-couilles, ingrates, radines en bonté (Paris est le stéréotype de ce phénomène).

-          Augmentation de la consommation de pornographie par les hommes (mécanisme d’évitement).

Comme quoi la pornographie n’est pas prête d’être freinée.

Recherche éperdue de la générosité

Ce qui définit la grande starlette de X est sa générosité. C’est en faisant la preuve d’une telle générosité que, dans La Collectionneuse, Clara Morgane s’est révélée aux amateurs de films pornographiques. La scène où elle faisait l’amour avec le vendeur d’aspirateur qui venait de sonner à sa porte a en effet causé une surprise davantage due à la fougue et au naturel de Clara Morgane, qu’au dispositif cinématographique banal du réalisateur. La générosité, semblait-elle se rendre compte alors, est une vertu nécessaire, dès lors que le succès dans la production d’un effet requiert de s’y livrer complètement. Comme la condition de l’intensité d’un tel effet consiste précisément en l’ampleur du don qui y préside, c’est à la générosité dont fait preuve la starlette que pourra être mesurée la force de sa prestation. Dans le cinéma pornographique comme ailleurs, la pingrerie n’est jamais populaire.

 Laurent de Sutter « Pornostar, fragments d’une métaphysique du X » (p. 72)

Que recherchent les hommes dans la pornographie ? Pourquoi peuvent-ils renoncer au combat de la drague et du « sexe pour de vrai » et s’enfermer pour se masturber ?

Un élément de réponse. Ils agissent ainsi car souvent le jeu n’en vaut pas la chandelle. On peut être tenté de lâcher prise devant la difficulté et la cherté du plan drague-baise. Mais surtout, l’aspect fort décevant des relations ordinaires constitue une source de découragement chronique. Dans une société qui, au lieu d’encourager les hommes à être très masculins et les femmes très féminines, pousse chacun à devenir plus ou moins des hommes-femmes indifférenciés (et c’est bien là le ton de l’époque), la concrétisation de la rencontre intime ne peut qu’être source de malentendus puisque les rôles de chacun sont mal définis.

Or dans une structure traditionnelle c’est beaucoup plus simple : il est entendu que l’homme fasse son office et que la femme y consente. « Mari aimez vos femmes et femmes soyez soumises à vos maris ». D’ailleurs il y a fort à parier que les couples qui vivent de manière traditionnelle et rébarbative (en apparence) soient en réalité beaucoup plus épanouis que la moyenne, et « s’éclatent » davantage.

Mais des années d’éducation gauchiste et féministe ainsi que trop de guerres perdues ont rabaissé l’image de l’homme occidental (surtout celle du Français de souche) et suscité chez les femmes des sentiments d’orgueil mal placés, une sorte de jouissance à ne pas se donner totalement, à retenir cette générosité, laissant entrevoir cet instinct de salope engravé dans leur cerveau reptilien : « je ne me donne qu’au plus triomphant vainqueur». Les femmes ne sont pas de gauche. La sélection naturelle n’est pas de gauche.

La générosité voilà ce qui manque à la plupart des jeunes femmes de notre temps. Cette générosité sexuelle de jeune femme qui sait se prêter, se donner comme une chose agréable.

Combien de conasses parlent d’amour et ne savent pas le pratiquer, alors qu’il convient de faire exactement l’inverse ? En Thaïlande les filles massent les épaules de leur père lorsqu’il rentre du travail. Elles en acquièrent par la suite un sens infaillible du toucher, une intuition très exacte des caresses qui plaisent à un homme. Chez nous la plupart des femmes ne savent pas caresser, ne savent pas toucher, ne savent pas faire véritablement plaisir. Elles n’arrivent pas à se rendre vraiment disponibles, à l’écoute, à accueillir non seulement avec le corps, mais aussi avec l’esprit. Souvent incroyablement brutales dans leurs gestes et dans leurs paroles, leur ignorance des choses de la volupté désespère les hommes.

Pourquoi presque tous les hommes de cinquante ans font ou voudraient faire des séjours en Thaïlande ? Pourquoi « Plateforme » ?

Objectivement le sommet de la hiérarchie dans une société

Il est évident que de nos jours, plus personne n’a de rapport éthique au travail. On le prétend, mais c’est faux. Car s’il n’y a plus de morale il ne peut plus y avoir d’éthique qui énoncerait « je fais mon travail comme si c’était une mission sacrée et je m’y emploie avec une irréprochable ligne de conduite ». Et il suffit de regarder les cohortes d’étudiants en ESC pour s’en assurer : place aux mercenaires, les passions ne sont plus, les vocations sont vaincues par un marché du travail tellement sélectif qu’il écœure les postulants et les résout à des carrières plus « raisonnables ». Ainsi, combien de brillants esprits aura-ton vu finir en ESC à apprendre des leçons débiles sur l’univers des marques… Coupé de l’éthique et réduit à sa plus simple expression, le travail se justifie alors par 2 piliers : 1) Chercher à « s’éclater » le plus possible dans son job, 2) Chercher à gagner le plus possible d’argent.

Maximiser le plaisir, maximiser l’argent.

Réduit à ces deux critères, quel serait alors le meilleur travail possible ? Il semble que l’on puisse dire que la place la plus enviée soit non celle du banquier qui a réussi, non celle du pilote de F1, du footballeur, du politique ou du magnat de l’immobilier mais celle de l’acteur porno qui a réussi. En effet toutes les autres catégories, aussi enrichies et vainqueurs soient-elles, pratiquent en définitive une « activité intermédiaire » qui n’est qu’une étape dans la course à l’argent et aux femmes. Mais l’acteur porno lui, vit sans intermédiaire et « traite en direct » : l’accès aux femmes est en lui-même une source d’argent. En quelque sorte il saute une étape, il raccourcit et simplifie encore la victoire, il en fait une tautologie dans laquelle femmes et travail s’alimentent l’un l’autre comme un « compte de résultat » composé uniquement de gains pendant que les autres catégories sont dans un schéma ou femmes et travail s’annulent l’un l’autre (le travail rapporte mais les femmes coûtent cher).

De la pornographie en Amérique

Avant « l’actrice porno » c’était une trentenaire bien vulgaire le genre fausse blonde bronzée à l’Oenobiol avec du maquillage bien poivré et tout un attirail de porte jarretelles bref : pas de doute c’était bien « la pute ». Mais aujourd’hui tout se mélange, les frontières du convenable s’effacent et on marche sur la tête. Il n’y a plus aucune différence entre une présentatrice de JT et une actrice de cul. Il suffit de regarder Erika Moulet. Du style « girl next door » on est passé au style « petite fille » ces dernières années, et la prochaine étape ce sera quoi ? Et le plus ahurissant dans l’affaire c’est que les « petites filles » ne sont pas vraiment exploitées dans les faits. Les trois quarts des actrices américaines ce sont ces filles de moins de 20 ans issues de familles blanches désargentées de villages du Middle West qui prennent une année de break entre le « highschool » et le « college » afin de mettre de l’argent à gauche.

« Chez les peuples protestants, les jeunes filles sont beaucoup plus maîtresses de leurs actions que chez les peuples catholiques. Cette indépendance est encore plus grande dans la démocratie d’Amérique dont la Constitution garantit les libertés fondamentales. La jeune fille est vite affranchie de la tutelle de ses parents. Elle est rarement ingénue ou naïve car on l’a informée assez tôt de la réalité du monde sans chercher à lui dérober des vérités. Elles pensent et parlent avec audace et aisance. »

Tocqueville, De la démocratie en Amérique, Tome II (1840)

Elles ne sont pas marginales ni toxicos. Elles ont absolument leur destin en main et savent exactement de quoi il retourne en s’engageant dans le porno. Toujours cet aspect « de plein gré »… On aimerait bien pouvoir dire qu’elles sont exploitées, que ce n’est pas leur faute… Mais il n’en est rien. C’est un choix libre selon toute vraisemblance.

« Elle possédait d’amples ressources, cette amie puisqu’elle se faisait dans les cent dollars par jour en maison, tandis que moi, chez Ford, j’en gagnais à peine six. L’amour qu’elle exécutait pour vivre ne la fatiguait guère. Les Américains font ça comme des oiseaux. «

Céline, Voyage au bout de la nuit

Ces femmes très difficiles à comprendre qui veulent beaucoup de pouvoir mais en même temps souhaitent être dominées sur commande par plus fort qu’elles. Dans la course à la puissance elles montent elles montent et bien malin celui qui montera plus haut encore : à lui tout le cheptel. Le marché du cul est un truc sans pitié, le plus brutal combat qui soit, le plus caché et honteux aussi, dans lequel jamais les vaincus ne pipent mot. C’est le silencieux secret immanent, le broyeur de faibles. Si Houellebecq est l’écrivain vivant « le plus doué de sa génération » c’est parce qu’il est parvenu mieux que les autres à décrire la vraie misère de sa génération : la misère sexuelle.

Disparition des frontières entre marginalité et grand public

Manu Ferrara ambassadeur pour la marque de fringues « The Wicked One », Charlotte Stokely, Lauren Phoenix, Sasha Grey, Faye Reagan et beaucoup d’autres, ambassadrices pour la marque « American Apparel », Lex Steele dans des séries américaines, Sasha Grey dans un film de Steven Soderbergh, Pierre Woodman passe chez Cauet, de nombreuses actrices apparaissent dans des clips de rap diffusés sur M6…

Les acteurs et actrices ont des blogs et des comptes Twitter pour vendre en direct leurs films au public. Ils commenteront sur leur blog leur scène du jour et annonceront sur Twitter leurs prochaines productions, ils annonceront leurs prochaines scènes sur Facebook, « 181 personnes aiment ça ». « Bravo pour cette éjac’ Manu ! ». Textuel.

Ainsi avec cette perméabilité du « mainstream » ( le marché grand public) aux attaques de la morale « borderline » (marginale) on a vu des parisiennes étudiantes en archi’ faire des passes pour gagner de l’argent de poche, des clubbeuses se faire draguer et accepter de coucher seulement si le type paie (Zahia)…

Les actrices sont des « escort »

La très grande majorité des actrices porno gagnent les sommes d’argent les plus faramineuses non grâce aux tournages mais grâce aux passes qu’elles facturent en tant qu’escort-girl à des clients privés.

En effet la pornographie est en réalité pour elles non pas une fin mais un moyen, une vitrine de notoriété, une publicité payée vantant les mérites de leurs services. Des services très lucratifs qui forment en réalité le véritable motif de l’entrée en pornographie de jeunes femmes des classes moyennes. Voilà l’explication de ce « choix libre ». Pensez donc : des passes à 2000 dollars ! Qui peut douter que dans « The girlfriend experience » de Soderbergh, Sasha Grey n’ait pas exactement joué à l’écran le rôle qui est le sien dans la vie ainsi que celui de centaines de ses consœurs ? Alors tu la sens la puissance de Babylone gros ?

La sélection naturelle

Or, c’est précisément ici que se déploie tranquille l’impitoyable sélection naturelle. Eternel retour du schéma immanent forts/faibles. Tout en haut sont les forts : les acteurs payés pour baiser ces filles (Sasha Grey etc…). Puis, en-dessous on trouve les clients fortunés qui peuvent aisément payer pour une heure de baise avec telle fille un jour, avec telle autre fille un autre jour. Puis en-dessous encore, les clients peu fortunés mais prêts à se ruiner pour une heure de bonheur avec une fille de rêve (et là on en revient à l’urgence que représente le gain d’argent). Et enfin tout en bas de l’échelle, voici les cocus de la vie qui vont à tous les salons du porno, qui achètent tous les dvd, qui s’abonnent aux sites, ils sont les pauvres, les laids, les surcocus qui paient pour se branler devant la vie qu’ils aimeraient avoir mais n’ont pas, les Tisserand 2011 qui par-dessus le marché, cerise sur la gâterie, gland rouge sur la creampie, paient, rétribuent, subventionnent, encouragent les forts qui les ont vaincus, ces forts qui baisent et rebaisent et re-rebaisent celles qu’ils auraient voulu avoir, repus d’orgasme à 25000 euros la scène dans la gueule d’actrices mannequins qui facturent le même montant pour une seule nuit avec le commun des mortels. Etre un looser et vivre par la bite des winners, par le truchement de leur bite. L’absolue défaite: vivre par l’intermédiaire du winner qui t’a niqué de façon immanente. La sélection naturelle.

L’interracial comme continuation de la haine raciale par d’autres moyens

La généralisation de l’accès à internet depuis le secret du domicile à toutes les couches de la société à toutes les catégories raciales de la société n’a pas entraîné une diversification des modèles féminins, non il a entrainé une diversification des modèles masculins qui baisent les mêmes modèles féminins qu’avant. C’est ça la diversité. En clair : l’immense majorité des actrices reste de race blanche, mais chez les acteurs on constate depuis 10 ans le déferlement d’acteurs plus ou moins basanés. Tant mieux ? Dans les faits on est loin de Benetton et du dialogue entre les peuples, y a qu’à lire les titres de ce genre de productions dont la traduction serait grosso modo « Salopes blanches pour bites noires ».

C’est la continuité logique de l’onde de choc de la rue. On peut s’interroger sur ce qui peut se passer logiquement dans la tête d’un étranger en âge de procréer se promenant dans une ville européenne. Exemple : c’est quoi en France les modèles des publicités de prêt-à-porter qui parsèment les murs? Rien que des Aryennes. Et même pas des françaises, tu vas pas me faire croire que les nanas des publicités à Paris sont françaises ? Y a pas une seule française qui a ces tronches là. C’est rien que des Aryennes très nordiques, la plus rare « denrée » du monde. Un tout petit centième de percentile de beauté « rare » et c’est immédiatement la ruée la curée tout le monde se jette dessus. Un message très clair est envoyé aux hommes en continu via toutes ces publicités : « plus elle est blanche et plus ça vaut ». Or, comme il y a beaucoup de demande et très peu d’offre, cela crée une tension, une urgence permanente non-dite et difficilement perceptible, encore plus difficilement traduisible par des mots.

Pour couronner ce déséquilibre on a, côté hommes, un schéma à peu près aussi simple que celui-ci.

D’un côté on des immigrés mâles très nombreux :

-          sournoisement hostiles, entraînés à la vengeance par une mythologie de la décolonisation, de l’esclavage et de la discrimination complètement mensongère.

-          chauffés à blanc par mille messages publicitaires, films, chansons, votes de sympathie plus ou moins conscients et flatteries qui sont autant de signes de capitulation, à prendre la place de l’homme blanc.

-          imprégnés d’une hiératique guerrière bien primaire, pétris d’encouragement au métissage et bombardés de publicités représentant des femmes blanches superbes et très provocantes qui elles n’en n’ont rien à foutre de la « lutte ». C’est à dire que l’on a respectivement le prédateur, le festin et la proie, soit un débouché dans le réel à des pulsions qui pour la plupart des autres gens sont restreintes à de la branlette sur du virtuel.

-          dont le niveau de testostérone porté à incandescence par la surenchère quotidienne entre lascars de quartier s’ajoute à un instinct et à une intuition lisant clairement en filigrane de l’air du temps que leur jour de gloire est arrivée et que tous les voyants sont au vert, « qu’on peut les baiser ces fils de pute ».

De l’autre côté, on a une population native :

-          coupée de toute virilité grégaire, de tout influx vital, de toute tradition, de toute légende, grandeur et mystère (et donc étant dans l’impossibilité de dégager un « charisme »), livrée nue aux fluctuations de son espace social qui est le seul qu’elle connaisse (contrairement aux immigrés qui jouent sur deux tableaux : le bled et la colonie), et ayant autant de prise sur les évènements qu’une vache sur les trains qu’elle regarde passer.

-          composée en majorité d’hommes féminisés et entraînés à prendre fait et cause pour tout ce qui est davantage basané qu’eux.

-          complètement abrutie d’admiration pour son alter-ego femme systématiquement placée sur un piédestal.

Dans un tel schéma, l’interracial (métissage) est la seule direction objective possible à la poursuite de la perpétuation de l’espèce. Dans le même temps, le porno ayant naturellement vocation à présenter les plus belles filles aux prises avec les plus grosses bites, à ce jeu là, voici l’effroyable retour du REEL qui s’étale devant les faces ébahies et/ou antiracistes : les plus grosses bites sont souvent noires, et les plus belles filles souvent blanches, voilà la situation bien bourbeuse bien grossière et indépêtrable à laquelle mène l’impasse de la pornographie.

Mais qui achète toute cette merde ? Comment se fait-il que ça trouve des débouchés l’interracial ? Qui paie ? Si l’on fouillait on trouverait que ce sont certainement des Blancs qui achètent tout ça. Tout ce courant procède d’une volonté autodestructrice à ne pas sous-estimer des hommes blancs eux-mêmes, volonté illustrée par exemple par d’incroyables forums de « cocus », ces maris échangistes lançant des offres d’appel pour mâles africains acceptant contre rétribution de baiser leurs femmes. Si ça existe, et même dans des proportions étonnantes. Mais reste une question en suspens cependant : qui produit toute cette merde ?

L’interdit absolu de nos sociétés étant le racisme, une très forte pression s’exerce sur les actrices pour qu’elles passent sous les fourches caudines de l’anti-racisme. « Mais non pour moi ça correspond à un vrai désir hi hi » clament-elles pour bien faire fermer leurs gueules aux « racistes ». Et pourtant, suspicion encore à celles qui font « interracial » mais pas « interracial anal ». Ce sont là de vraies histoires et de vrais sujets de polémique qui ont eu réellement lieu. Il faut fournir l’ultime indiscutable preuve d’antiracisme : être enculée par un noir. Voilà au fond la certification définitive, le tampon ultime, le véritable gage de bonne moralité, le passeport qui rend la race blanche fréquentable. Pendant ce temps-là, dans la « société », dans le monde intellectuel, les Wolton, Onfray et autres cocus habituels sont encore bloqués sur  une épistémologie entièrement structurée par la vieille dualité raciste/pas raciste, vigilance républicaine etc.

 

3/ La pornographie comme source de compréhension de l’époque 

Qu’est-ce que la pornographie nous dit sur notre époque et notre société ?

 

Le paradoxe de la femme

Au bout d’un moment c’est quand même bizarre toutes ces filles brutalisées, saisies à la gorge, souillées de toutes les façons possibles… mais qui consentent à ce traitement. Et même qui le demandent. Et qui surtout n’ont pas vraiment à se cacher du monde, n’ayant aucune condamnation morale à craindre.

Des filles qui se font défoncer dans le porno, et qui en interview montrent un visage impassible, une distance, une froideur, comme si elles étaient des personnes respectables (voir Sasha Grey invitée dans l’émission de Tyra Banks). C’est de cela que les humbles crèvent : du fait qu’il n’y ait personne pour les traiter de pute et leur faire honte, du fait qu’elles puissent encore être considérées comme filles « moyennes ». Et c’est bien normal qu’elles soient considérées ainsi lorsque l’on connaît le niveau de moralité d’une jeune femme « moyenne » occidentale de 16-30 ans. En réalité il y a sans doute très peu de différence entre une parisienne trop bonne et « libérée » de 25 ans et une actrice porno américaine de 19 ans si l’on compare le total du nombre de bites reçues par chacune depuis son dépucelage. Une illustration avec la chanteuse « Simone elle est bonne » dont le clip « PQR » décrit simplement le genre de jeune fille urbaine qu’il « faut » être. Autant dire qu’on est loin des livres à la con pleins de bonne résolutions du genre de « Ton corps pour aimer » écrit par un prêtre de diocèse désaffecté.

Etrange paradoxe de la « femme libérée » qui conçoit sa dégradation comme une sorte d’acte rebelle, « libre » et épanouissant. Etrange paradoxe de cette époque dans laquelle la véritable rebelle est en réalité, si l’on regarde bien, la catholique intègre par exemple, seule genre de fille qui prétend vivre à contre-courant de la pensée automatique et à en assumer les conséquences en matière de chasteté (lorsque la fille est effectivement catho intègre).

Si les salopes sont dépénalisées, alors elles n’ont plus mal, n’ont plus honte, n’ont plus peur. A ce compte-là, les femmes tuent les hommes. Pour qu’une société tienne debout il est nécessaire que les femmes aient « davantage honte » que les hommes à pratiquer l’acte sexuel. C’est le fameux paradoxe qui veut qu’en cas de nombreuses conquêtes sexuelles, l’homme soit un playboy et la femme une salope.

Pour la génération mâle née de parents soixanthuitards l’apprentissage de la vie a parfois été douloureux : non la plupart des filles n’aiment pas vraiment les poèmes ni observer les étoiles, blotties à ton bras un soir d’été. Ce sont des choses qui connotent la profondeur le sérieux, le solennel. Et elles ne veulent pas ça. Elles veulent du « fun ». Boire, « sortir », danser, flirter avec des types, acheter des trucs dans des magasins. A 15 années de distance, Sex & the City est l’exacte continuation logique d’OK Podium. Combien on parie que les consommatrices de ces programmes sont exactement les mêmes filles, juste un peu plus vieilles ?

Le classement par catégories complètement rationnalisées

Milliers de visages, de « catégories »  et de combinaisons possibles de manière à ce que le spectre de la pornographie couvre l’entièreté des fantasmes sexuels de l’humanité. Des sites où l’on peut choisir ce que l’on veut voir : il suffit de remplir les champs « race », « type de vêtement », « type de prestation », « type de décor » etc… Un renouvellement à une vitesse incroyable. Nombre faramineux d’actrices, de scènes, d’acteurs, de  réalisateurs, de sociétés, de catégories, circuits de distribution…

Devient une « discipline »

Les acteurs-directeurs se positionnent sur le marché par « façon de baiser ».

« A l’époque quand chui arrivé chez Platinum y avait des mecs très très forts… Y avait Brandon Iron, y avait Steve Holmes, y avait moi, y avait Tony Ribas… Donc des mecs euh… très très forts et qui faisaient des produits très forts. Tu sais ? Mais maintenant de ramener un mec comme Julian… ché pas si tu vois qui c’est… J’adore le mec, je respecte tu vois. Mais j’aime pas sa façon d’baiser j’aime pas sa façon de faire les films… »

Manu Ferrara, interview pour « la méthode cochon », Dailymotion.

Pour eux c’est très sérieux : il y a une histoire, une légende et une épopée du porno auxquelles ils sont fiers d’appartenir. Pour eux c’est un vrai truc, qui existe et qui se respecte et mérite d’avoir toute sa place dans le monde. Pour sûr qu’ils ont des théories sur le développement économique qu’apporte leur business aux pays libres.

La pornographie comme cadre d’expression de la maîtrise d’une discipline comme peut l’être l’Académie ou les Jeux Olympiques. Manu Ferrara a remporté 3 années de suite l’AVN award du « best anal scene » nous explique sa page Wikipédia.

Une société extasiée devant un gros plan sur un trou du cul distendu

L’ultra-segmentation de l’énorme marché de la pornographie débouche par exemple sur des séries de films spécialement centrées sur le « gaping » c’est-à-dire la dilatation anale d’une fille enculée. C’est simple : la bite se retire, la caméra s’approche à deux centimètres du trou du cul complètement ouvert et le plan reste fixe dix bonnes secondes pour bien qu’on puisse voir le trou noir, et l’on entend plus que la voix hors-champ de l’acteur « ooooh my God that’s so beautiful, oooh look at this ooooh that looks so good ». En effet c’est magnifique. Et des gens achètent ça. C’est vraiment la fin du monde quand on réfléchit deux secondes à ce que cela représente.

Relations sexuelles réduites à la stricte dimension gynécologique, soit le niveau le plus bas de la sexualité.

Phénomène de dévaluation

Après 2005, l’incroyable vague qui avait poussé vers San Fernando (la « Porn Valley » à Los Angeles) les plus belles filles d’Amérique et du monde, se tarit sans doute pour toujours, freinée par le piratage, l’apparition du visionnage en streaming gratuit et la concurrence avec des couples moyens diffusant gratuitement leurs ébats sur le net.

Au cours de ce retournement du marché, s’il est certain que de nombreux pornographes ont été éliminés faute de revenus, la pornographie elle ne s’est pas arrêtée.

Sont apparues des nanas toujours plus nombreuses, toujours moins belles et moins bien payées (corrélation directe entre l’aspect lucratif du métier d’actrice et la beauté de ces dernières, ce dernier aspect étant dépendant du premier et pas l’inverse), payées à faire du sexe toujours plus laid, de plus en plus réduit à son expression la plus simple, mécanique, utilitaire.

Ce processus est à mettre en rapport avec le phénomène de dévaluation dévastateur que produit la pornographie sur ceux qui en regardent régulièrement.

Sur les forums internet de type Doctissimo, de nombreuses femmes évoquent le problème suivant : des problèmes d’érection et de désir de leur mari, liés à une consommation effréné de porno de la part de ce dernier. Ainsi, contrairement à ce que l’on nous dit, la pornographie n’est pas « sans danger » : en produisant un niveau très élevé de performance (beauté, santé, luxe des décors, éclairage…) elle dévalue d’autant l’intérêt d’une relation sexuelle « normale ».

La pornographie est une tentation en libre accès, qui propose de faire un choix libre : accepter ou refuser. La liberté est étrangement lourde à porter. Robert Cash avait magnifiquement illustré cela dans un travail intitulé «Raphy : 05 » qui vaut vraiment le coup d’oeil.

Consommer de la pornographie implique une accoutumance, et donc une nécessité d’augmenter les doses.

Pour toutes ces raisons, il est à prévoir à l’avenir des cas exponentiels d’impuissance liés à la consommation de pornographie, des invraisemblables embrouilles financières de trusts pornographiques, des connexions de plus en plus fréquentes entre des supports de diffusion « mainstream » et la pornographie (les pubs American Apparel, Katsumi invitée chez Cauet, puis chez Ruquier, bientôt chez Claire Chazal etc…) et des cas comme celui-ci :

Un acteur X tue un homme à la machette

AFP
02/06/2010 | Mise à jour : 19:12 Réagir

Un acteur américain de films pornographiques, furieux d’apprendre qu’il allait perdre son gagne-pain, a attaqué plusieurs de ses collaborateurs avec une machette, tuant l’un d’entre eux et en blessant deux autres, a rapporté aujourd’hui le Los Angeles Times.

Stephen Hill, 30 ans, s’en est pris à trois personnes hier soir dans les locaux d’une entreprise de distribution de vidéos pour laquelle il travaillait et où il vivait, a indiqué le quotidien. Il n’aurait pas supporté d’entendre que l’entreprise n’avait plus besoin de ses services et qu’il perdrait du même coup son domicile, précise le journal.

L’acteur, qui a été à l’affiche de plusieurs films pornographiques, aurait poignardé ces trois personnes avec une arme de type machette avant de s’enfuir. Les trois victimes ont été transportées à un hôpital situé à Northridge, où l’une d’entre elles est morte. Le meurtrier présumé était toujours introuvable aujourd’hui.

Lorsque l’on comprend les enjeux de la pornographie, le niveau d’égo, de fric, de puissance de dégradation jouissive, de possibilité de gouvernement des masses, d’envie, de jalousie et de vengeance que ce truc représente, on imagine les intrigues de salopards qui doivent se tramer là-dedans. Déjà que dans un bureau de vente par téléphone de vérandas ce n’est pas joli-joli, mais alors appliqué à « the industry » ça doit être « l’épouvante radicale ». Les pires dégoûtantes raclures de la planète sont certainement ni à Wall Street ni à Kaboul mais à San Fernando. Ce qui est étonnant c’est qu’il y ait si peu d’affaires comme celle-ci-dessus qui soient connues du grand public.

Et ça sera tout.

 

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Elite

Education, Mutation, Sozial — Article écrit par le 28 novembre 2011 à 18 h 21 min

Chaque peuple comprend en son sein une élite qui lui est plus ou moins fidèle, qui est plus ou moins riche, intelligente et consciente de ses responsabilités. On appellera élite la classe sociale aisée qui a vocation à occuper des postes de direction et d’encadrement. Dans les lignes qui vous suivre nous nous intéresserons à la nature de cette élite aujourd’hui : ses fondamentaux, ses habitudes, ses us et coutumes afin de vérifier si, comme au 19ème siècle et auparavant, l’élite participe d’un mouvement d’élévation qui tire vers le haut le reste de la population (le fameux « Progrès »). Ainsi nous nous demanderons en fil conducteur de notre développement « pour qui roule l’élite ? », à qui va son allégeance invisible : est-ce à une tradition, une religion, une patrie… Ou est-ce à une puissance étrangère ou tout simplement à un Moloch qui se nommerait « jouis de la vie et fous toi du reste ». Pour répondre à cela nous décrirons d’abord le bain social originel de l’élite. Puis nous évoquerons le registre de langue et d’intellect dans lequel se classe l’élite, avant de raconter la coupure entre l’élite et l’environnement alentour.

 

1/Le bain social originel : le mainstream

Le mainstream, mot à mot le « courant principal », désigne le mode de vie le plus banal, le plus automatique et le plus conformiste que l’on puisse adopter dans une société à un moment donné. Par exemple à Chartres au XIXème siècle le mainstream aurait consisté sans doute en une bigoterie zélée. Ainsi regardons en quoi peut consister le mainstream ici et maintenant.

L’élite écoute NRJ, RTL2, Fun Radio, regarde MTV, apprécie Arthur et Cauet, lit Closer (mais « juste pour déconner »). L’élite est habillée en Puma, Zara, G-Star, D&G, Diesel, Energie. L’élite aurait voté Obama, aime l’ONU, accorde beaucoup de crédit à Courrier International, rêve de New-York et s’enthousiasme pour Black Eyed Peas. Voilà à peu près le bain originel de l’élite ici et maintenant : sa jeunesse, l’élite la consacre à ce genre de médias, ce genre de magasins et ce genre de sensibilité.

Chaque année des masses considérables de jeunes français entrent en ESC, tous candidats à des postes supérieurs dans le commerce : manager, DRH, DAF… Comme si c’était « bien », comme s’il existait pour ces dizaines de milliers de prétendants autant de dizaines de milliers de postes correspondants de manager, DRH et DAF, le tout en France socialiste dans un contexte de crise mondiale. Bien qu’il soit idéologiquement très à gauche, le jeune  « français » d’élite cherche avant tout à gagner de l’argent. A cela il a de très bonnes raisons : gagner de l’argent sans l’aimer. Il peut bien raconter ce qu’il veut, toujours est-il que dès 16 ans il ne pense qu’à devenir riche et en chemin trahira entièrement chacun de ses principes éthiques de gauche (équité, charité, empathie…) pour y arriver.

Les jeunes de l’élite ont cette étonnante mentalité de vieux : dès leur adolescence ils sont déjà blasés et solennels, froids et sérieux, en un mot, cyniques. On les trouve « très matures » et « très adaptés » parce qu’on ne sent pas les choses. Ils ont intégrés et entièrement accepté l’idée qu’il faut être un enculé pour réussir et en la matière, ont déjà pris de l’avance. L’un de leurs deux parents au moins travaille dans le commerce à un poste supérieur ainsi ils ont déjà connaissance de la plupart des intrigues de bureau et baignent dans ce bain savant mélange de valeurs étranges : cynisme, duplicité, calcul, égo… Très tôt ils s’intéressent à la bourse, ravis de pouvoir dire « mince ça a baissé » devant Bloomberg TV que diffuse l’écran mural du bar dans lequel ils sont affalés avec leurs potes le samedi après-midi.

Lorsque l’élite ne travaille pas dans le commerce elle peut se consacrer aux métiers d’élite que sont les métiers de médecins et d’avocat. D’ailleurs lorsque l’on veut signifier une position sociale élevée on dit souvent ensemble « avocat ou médecin » par exemple : « cette personne aurait pu finir avocat ou médecin mais est restée dans la médiocrité« .

Le médecin et surtout l’avocat aiment à s’engager en tant que citoyens universels dans la vie de la société et ont un avis sur tout ou presque, ils savent de quoi il retourne, ils savent ce qu’il faut faire pour vaincre le chômage et l’insécurité, ils savent ce qu’il faut penser sur chacun des problèmes qui agitent leurs camarades moins vernis qu’eux. En matière d’expression orale, très amateurs du style « chromo » contre le style émotif, ils sont adeptes des amphigouris qu’ils prennent pour la « belle langue » française à laquelle ils ne comprennent rien, s’amourachant de vers, de postures et de tournures ampoulées de chambre correctionnelle: « Alors monsieur permettez-moi de répliquer car vous avez eu l’indélicatesse d’être à mon égard non seulement discourtois, mais en plus calomnieux« . Ils pensent que ce genre de phrase ça en jette, que Baudelaire ça doit sûrement ressembler à ça.  Le baratin étant souvent une manière de cacher par de l’intellectuel une certaine faiblesse concrète on ne s’étonnera pas que les avocats soient physiquement des lâches ou alors des femmes.

Parfois l’élite veut faire rebelle et s’entiche de postures non plus « bourgeois traditionnel » mais de postures « bourgeois bohème » c’est-à dire qu’elle refuse d’assumer le prestige de sa classe, qui demande tout de même un certain maintien et éducation pour aller vers le confort de la désinvolture. Ainsi l’on voit ces fils et filles de bonne famille persuadés d’échapper au mainstream par leur connaissance de musiques perçues comme « borderline » comme par exemple Laurent Garnier, les compilations Colette et surtout Birdy Nam-Nam, le faire-valoir et la street credibility par excellence des médiocres de centre-ville, ce groupe étant sans doute à la musique underground ce que Zadig & Voltaire est au style vestimentaire underground. Il faudrait ignorer cela mais enfin observer autant de petits fils de lâches aller à la Flèche d’Or et s’inventer une vie de rebelle entièrement subventionnée et encadrée que d’autres, ailleurs, ont chèrement payé et assumé avec tous les emmerdements que cela représente, a quand même quelque chose d’agaçant.

En filigrane de son engagement citoyen il y a chez l’élite une forte conscience humanitaire. Il faut aider les pauvres, surtout les pauvres les plus imaginaires et fantasmés et loin de chez soi, en un mot il faut aider l’Afrique. L’élite préfère systématiquement l’étranger à son prochain, et systématiquement l’Afrique à l’Asie, la nature à la culture, la spontanéité relâchée au maintien digne, la langue espagnole à l’allemande, le sud bordélique au nord ordonné. En fait, surplombant les attitudes et comportements de l’élite il existe un principe invisible qui gouverne tous ses choix, goûts et prises de position, un principe difficile à nommer avec certitude de ne pas tomber sous le coût de la loi. Quelqu’un parlait un jour de « tropicalisation ».  

L’élite tient fort à des principes éthiques qu’elle aime à assener publiquement afin de montrer son indignation et sa « saine colère ». C’est entre autre pourquoi l’élite lit les journaux : pour se ravitailler en « saine colère », pour rétablir la vérité tordue à coups de « il faût que… », pour abreuver le monde entier de « saine colère », pour bourrer son fil Facebook et les AG du campus et les recommandations aux enfants et les conversations de fin de repas et les appels d’auditeurs sur RMC Info et les pauses cigarettes en bas de la tour et tous ses instants de vie sociale avec de la « saine colère ». Celle-ci est saine parce qu’elle s’appuie sur des principes intangibles, irréfragables, indiscutables. Ainsi l’on ne transigera pas avec tout d’abord le RESPECT, mot à prononcer en forçant bien sur le « r » et en appuyant bien sur la deuxième syllabe. Respect concept vague, que la masse imbécile a toujours compris comme une réciprocité courtoise: « nos rapports ont toujours été empreints d’un profond respect » et dans lequel les prédateurs et la racaille se sont toujours engouffrés pour « demander davantage de respect« , entendant par ce mot « coercition« , par exemple : « ché pas il a voulu faire le chaud mais direct je lui ai mis la pression et y m’a respecté, en fait c’est trop un pédé lui« . L’élite a toujours servi de bienfaiteur à la racaille mais nous y reviendrons dans un autre texte.

Ainsi l’élite a ses « valeurs », tout le monde a ses valeurs. Même une entreprise de pétrole, de godes ou d’émission de junk-bonds a des valeurs, et elles sont visibles sur leurs sites internet dans une catégorie intitulée « Corporate Values » ou bien « Our Values ». Indéboulonnables et passe-partout les voici ces valeurs : le RESPECT, la TOLERANCE, le PROFESSIONALISME et surtout la TRANSPARENCE. C’est-à-dire si l’on lit bien que le parfait citoyen universel d’élite serait le responsable d’association humanitaire subventionnée qui a fait Sciences-Po, habillé en costard et travaillant dans un bureau aux murs vitrés derrière un ordinateur.

La transparence, nouvelle valeur qui remplace l’honnêteté, est comprise comme l’anti-hypocrisie et l’anti-duplicité. Il faut être transparent. Depuis une dizaine d’année on a vu se multiplier les méthodes de management orientées vers la transparence : bureau du boss très accessible, compte-rendu sur l’état de l’entreprise, team-building, sorties avec le boss etc… Certains intellectuels classés « néo-réacs » ont avancés d’excellentes idées sur la notion de transparence et sur sa dimension liberticide, sur la façon insidieuse qu’a cette soi-disant valeur de s’immiscer dans la vie privée et la propriété privée.

Et puis il y a l’élite âgée qui est elle aussi parfaitement dégueulasse, relâchée, affreuse à regarder. Passé un certain âge le relâchement est impardonnable a dit Karl Lagerfeld et nous voulons adresser cette saillie tout particulièrement à ces quinquas habillés en fringues moulants sexy qui font leur marché du dimanche matin chez leur petit producteur qu’ils connaissent très bien disent-ils, et qui se trouvent « un peu artistes » pour leur capacité en cuisine à « marier les saveurs » et à faire « danser les plats ». C’est l’indécrottable laideur de l’élite : leur conviction d’en être, leur conviction de comprendre ce qui se passe.

 

2/ La vulgarité

L’apparence. Un renommé confrère évoquait récemment le concept de tutoiement vestimentaire pour évoquer la toilette très négligée des gauchistes et assimilés. Il est un autre tutoiement vestimentaire, beaucoup plus pernicieux celui-là, de ceux qui cherchent à « avoir la classe ». Vous les avez forcément vu ces intrépides qui dès la petite vingtaine, lorsqu’ils sont amenés à porter un costume, ne comprennent pas que l’élégance c’est d’abord les chaussures, que si l’on a un budget de 400 euros il faut acheter une paire de Santoni à 300 euros et un costume H&M à 100 euros et surtout pas le contraire. Ils ne connaissent ni ne comprennent rien à l’élégance qui est avant tout affaire d’humilité et de sobriété c’est-à-dire tout le contraire de la « classe » exhibitionniste qui cherche à attirer l’attention, à prouver quelque chose. C’est ainsi qu’autour de l’immonde style impulsé par Dolce & Gabbana fleurit depuis plusieurs années ces lignes de vêtements proposant des chemises à trois boutons de col, avec des boutons sur le côté du col, des costumes à petites fantaisies (tissus à motifs dans la doublure, boutons de couleurs…) complètement inutiles mais bien en accord avec cette injonction systématique à « revisiter les codes et bouleverser les classiques ». Le résultat est souvent déplorable et l’on en avait eu quelques exemples sur Ilys à une époque, avec ces photos de catalogue d’un mannequin métis affublé d’un costume mal coupé, chaussé de rangers et enguirlandé d’une grossière écharpe autour du cou. Pour revisiter les codes il faudrait déjà être en mesure de maîtriser les codes. C’est pourquoi d’ailleurs tous les peintres qui ne font pas de l’art figuratif très ressemblant et objectif (le style académique) sont des escrocs : leur fuite vers l’abstrait est un cache-sexe pour masquer le fait qu’ils dessinent mal. Le vrai figuratif c’est plus dur que l’abstrait et c’est un luxe que peu de peintres peuvent se permettre. Idem en fringues : l’élégance véritable et la tradition bien portée c’est plus dur que le streetwear et que la « classe ». Or l’élite va vers ce qui est facile et ne cherche pas à montrer l’exemple (= assumer sa position d’élite) mais à jouir de la vie. Dédaigneuse de toute tradition vivante et entièrement soumise à la mode, elle tombe dans tous les pièges des achats compulsifs et des produits à courte durée de vie.

En vrac question tutoiement vestimentaire d’élite nous avons encore le costume en tissu légèrement brillant (polyester qui retient la transpi mais dégage aussi certes, l’idée de « classe »), les souliers pointus en cuir glacé façon verni (usés et ignoblement craquelés après 3 mois, et impossibles à cirer), la ceinture à grosse boucle bien carrée en acier brossé, la cravate blanche sur chemise noire (style très prisé par les commerciaux), les chaussures élégantes mais pas cirées (dès que ça demande du soin il n’y a plus personne) etc… Néanmoins toutes ces aberrations ne doivent pas être confondues avec le style « beauf » d’employés plus subalternes chez qui l’on trouvera les chaussettes de sport blanches avec les mocassins noirs, la grosse gourmette, la chemise à manches courtes avec cravate etc…

Le mode de vie. On joue au poker. On va dans des clubs de strip un peu haut de gamme genre « Pink Paradise » dont la cherté permet de déculpabiliser la dimension « cul » grâce à l’admission réservée à une clientèle CSP+ qui a des tronches de Laurent Solly. On fume un joint lorsque l’on rentre du travail. On va au club de fitness pour courir sur un tapis automatique. On pounche avec capote et en cas d’accident on avorte. On va dans des « séjours spas ». On boit des verres avec le patron le soir après le travail. On a trente ans mais on est habillé comme un ado et on s’affale dans les fauteuils.

Les expressions. « C’est bon ça », « bah ouais mais ça lui fait le zgeg », « c’est tip-top ça, c’est chabadou », « on était à Barcelone c’était juste dingue quoi. C’était juste énorme. », « oh non mais gros craquage là ! », « ah ouais gros dossier là ! », « eh man ! ».

Les possessions. Appartement neuf au design épuré c’est-à-dire sans style aucun ni identité, immense écran de télévision et zéro livre, voiture TDSI payée en leasing « ouais passke en fait j’ai ma propre société », vêtements de sportswear dépareillés et comportant de grosses inscriptions et marques.

Le projet de vie. S’amuser le plus possible. La vie est faite pour s’éclater. Un but : le bonheur. La première personne de l’humanité est celle qui s’éclate le plus. Il faut vivre comme une entreprise : profits/pertes, s’éclater/se prendre la tête. Maximiser l’un et minimiser l’autre, c’est tout.

 

3/ La coupure avec le cosmos

Déjà on vit en ville. On marche sur des trottoirs, sur des sols plats et des surfaces isomorphes dans des semelles en plastique, on est isolés complètement du sol, des reliefs du terrain et de la nature. On se déplace immobiles dans des métros, des escalators, des ascenseurs, des tapis roulants, des taxis, on est donc nié dans sa capacité de force physique, réduits à une stricte égalité forcée et indifférenciée avec la femme. On mange une nourriture très élaborée et à forte valeur ajoutée (plats préparés, restaurants…) entièrement pensée pour susciter du plaisir. D’une manière générale on est coupé de l’origine des choses et récompensés par le « plaisir », mot qui revient extrêmement souvent dans les publicités si l’on veut bien y faire attention. Le plaisir est le dernier stade avant la dépression : une fois que l’on a tué la grandeur, tué la légende, tué la tradition, tué la religion, tué le désir, il ne reste plus que le plaisir qui fait surnager l’individu par petites injections comme une intraveineuse de morphine sur un grand brûlé : le plaisir d’offrir, le plaisir d’un yaourt stracciatella, le plaisir d’un bain chaud, le plaisir d’aller chez le garagiste, le plaisir de ceci et cela.

On est structuré par des fondamentaux entièrement mensongers mais très faciles à articuler et à formuler : culpabilité occidentale indue envers les plus bronzés (c’est-à-dire le reste du monde), velléités humanitaires, pensée gauchiste automatique, antiracisme par terreur d’être considéré « raciste », existence de discriminations, « violences policières » etc… On a vu des films que l’on prend pour argent comptant : « Bowling for Columbine », « Le cauchemar de Darwin », « Amen (le Vicaire) », « Danton » ainsi dès lors on considère qu’il est absolument certain et indiscutable que le lobby des armes des méchants blancs tient l’Amérique, que les Africains sont empoisonnés par des Blancs qui viennent pour les voler et baiser leurs femmes, que l’Église catholique a une responsabilité dans la Shoah, que la révolution française est l’acte spontané d’authentiques pauvres en quête de liberté etc… D’ailleurs il est étrange que ces axiomes que répètent 90% des gens comme des perroquets s’avèrent être lorsqu’on les examine de près non seulement des mensonges mais surtout des inversions parfaites : les gens de la NRA sont en réalité ultra-marginalisés, l’Église catholique a sauvé des centaines de milliers de gens de la Shoah etc…  

L’élite qui se coupe de la tradition et donc de l’héritage, transmet logiquement peu : elle fait peu d’enfants (2 maximum), n’a aucune solidarité avec ses compatriotes pauvres (posture à la Eolas : je suis de l’élite et plein de sophismes juridiques avec lesquels je me montre et enfonce mon prochain plus mal loti que moi), plus que jamais « citoyen universel » objectif, qui a tout reçu de son pays mais ne lui rends rien. Tout pour l’humanitaire et les étrangers et rien pour son prochain : toujours cette fuite vers l’abstrait.

L’élite travaille dans le tertiaire et dans le quaternaire : le service au service complètement coupé du travail productif véritable. On vend des services inutiles à des entreprises de services se débattant sur des marchés saturés et en récession, métiers accablés de procédures et de vérifications de procédures, de compte-rendu et de fiche de rapport de vérification de procédures (c’est ce qui se passe en banque, finance, comptabilité, audit, bref tous ces domaines qui avec la fonction commerciale sont les débouchés les plus prisés par les étudiants en ESC), aucun droit à l’initiative individuelle : on applique des procédures prédéfinies.

Il existe une dualité radicale entre travail et loisirs renforcée chez l’élite par la dimension « mercenaire » à laquelle elle souscrit. C’est-à dire que l’on est prêt à s’emmurer d’emmerdements et de travail répétitif extrêmement ennuyeux toute l’année, tout ça pour pouvoir se payer des petits séjours spas aux Maldives. Ainsi il y a cette carotte du « jouir de la vie » : les loisirs sont de plus en plus raffinés et imaginatifs dans le « plaisir » mais dans le même temps les métiers qui permettent d’y accéder sont de plus en plus chiants et abstraits.

On fait peu d’enfants que l’on éduquera dans les valeurs citées plus-haut et dans l’antiracisme compris comme la haine de soi, pendant qu’à côté les parents non-blancs éduquent bien l’enfant dans la fierté et le déploiement de son bien-être dans la société, aux dépens de la société. Cette dichotomie qui a l’air d’un détail en apparence porte en réalité en germe les conditions de désastres effroyables.

L’élite se croit black-blanc-beur et elle l’est sur le papier, mais en réalité elle est profondément nivelée et normalisée, composée de personnages issus d’horizons certes différents, mais tous d’accord sur les mêmes fondamentaux (voir « les valeurs » plus haut). De quelques religions et culture que soient ces gens ils boivent les mêmes alcools, fument les mêmes joints et vivent de la même manière.

Ainsi nous avons ici fait le tour de quelques éléments jugés pertinents pour circonscrire cette étrange élite actuelle. De toute évidence il s’agit surtout d’une élite en devenir et/ou de gens qui se prennent pour de l’élite, constat qui nous mènerait vers une autre problématique : « existe-t-il encore une élite véritable ? ».

Concernant notre exposé nous avons tenté d’établir que cette élite issue du mainstream, abrutie par un mainstream lui-même infecté de subversions diverses, se retourne contre sa base au lieu de l’aider à s’élever elle aussi. Conséquemment à ses carences morales, l’élite fonce dans la vulgarité qui elle-même est un avatar d’un rapport plus global au monde dans lequel l’individu est coupé de tout héritage, transmission, responsabilité et vision à long terme. Si nous devions décrire en deux mots ce qu’est l’élite nous dirions simplement « absence d’humilité ». Or l’humilité est la condition première de toute vie en société, elle est même chez les grands mystiques (Taoïstes, Pères de l’Église…) la vertu racine de toutes les autres vertus. Il n’est pas étonnant qu’en refusant l’attitude d’humilité, l’élite développe en conséquence toutes les tares, iniquités et postures grotesques. S’intéresser à l’élite telle que nous la connaissons aujourd’hui renvoie enfin à la genèse de celle-ci (années 60), lorsque la subversion devint posture conformiste par excellence. Les adolescents de cette époque-là étant devenu aujourd’hui des dirigeants à notre époque, on pourra réfléchir sur les exemples tordus qui sont cependant les seuls dont dispose la jeunesse actuelle. La transmission de témoin étant perturbée, il est logique que le message ne passe plus et que l’on observe une baisse objective du niveau de l’élite au fil du temps. Ce constat ouvre un autre débat, celui de l’éducation, avec en son centre la question que se posent beaucoup de professeurs dépressifs : « que voulons-nous transmettre ? ».

 


De la classe

Education — Article écrit par le 13 août 2011 à 1 h 59 min

Je ne me rappelle plus trop comment je l’avais trouvée…en fait si, par un pote de mon grand frère dans une soirée guindée à la con…mais elle, elle déchirait tout…une robe fendue à hauteur de mi-cuisse, un rouge-à-lèvre écarlate et un cul à mettre pédé tous les hétéros de la pièce…Rien à jeter chez elle et puis de la classe à revendre..les Louboutin bien ajustés, le rire juste…la phrase à propos…elle savait un peu de tout sur tout…un peu des joueurs du PSG…un peu de Céline, un peu de rap…rien de bien méchant, juste la surface…elle pouvait opposer deux trois arguments vite faits..rien de prétentieux non plus mais ça suffisait à faire allusion à des illusionnistes. Evidemment une bande d’escrocs incapables de faire la différence entre Ellroy et Vargas… Bon elle connaissait son sujet, ses prétendants, la totale…Elle connaissait les hommes et savait ce qu’ils pouvaient lui apporter. Moi malheureusement pas grand chose à l’époque…mais il me la fallait à tout prix. Même que pour une nuit…et même pour tout le prix…bref elle partit seule, j’imagine avec un meilleur parti dans des voluptés que je ne pouvais lui offrir.

J’obtins son numéro après avoir mis de côté.  Je l’appelle. Elle répond. Elle se souvient. Je l’invite chez Gagnaire. Elle accepte:.. évidemment. Elle commande les plats les plus chers. Les touche sans trop manger. Elle exige le champagne et un bon Bourgogne. Je me plie à tout. Elle boit peu. Moi également pour d’évidentes raisons de bienséance. Je paie l’addition sans rechigner…ensuite je lui propose d’aller à l’hôtel des Costes pas trop loin. On peut marcher. Elle me rend fou. Son cul balance de droite à gauche de manière magistrale. On passe par la rue Royale et par la rue Saint Honoré, elle se plante devant une bijouterie, m’assure qu’elle serait plus belle avec une Rolex qu’avec l’Omega qu’elle porte à son poignet…Je lui rétorque que c’est vrai mais que le magasin est fermé. Elle fait la moue. Me fait comprendre que ce n’est pas normal que je ne lui puisse trouver une Rolex à 23.30. J’acquiesce sans coup férir et indifférent malgré le tango dans mon pantalon. On arrive au bar de l’hôtel. Le type de l’accueil me donne du bonjour M. Cherea ( je lui avais filé 20 euros la veille…lui expliquant ma démarche, il ne fut pas surpris, habitué aux bonhommes dans mon genre) ce qui produisit son effet. On s’assoit. Le serveur (également  corrompu) me demande si  »  M. Cherea veut sa bouteille dans sa suite attitrée ». Elle est intéressée. On monte. La bouteille de champagne ouverte. Elle se jette sur moi. M’aspire. M’aspire comme un vairon hydrolique. Me recrache comme un nouveau-né. Elle suinte une huile absolument délicieuse,  à rendre les plus pédés du Marais hétéros. Une odeur, un truc chimique genre poison, mais poison fatal qui te rend fou…Et il me faut pas lourd pour devenir fou… Une vraie pro de la profession…des hanches et des nibards à se demander pourquoi une telle poule n’a pas encore engendré deux ou trois portées… nous finîmes notre histoire, moi épuisé après plusieurs corridas…Elle fraîche comme du muguet au 30 avril…l’histoire se termina lorsque le téléphone sonna pour demander que nous vidions la chambre. Ce lui fut inconcevable de quitter une chambre d’hôtel avant 17 heures…Elle dut s’y plier, elle, me lançant un regard noir…Jamais je ne la revis quand bien même tentai-je… maintenant elle est mariée avec une huile du cac40, un mec qui a l’air bien….je le vois parfois à la TV. J’ai retenté ma chance, alors qu’elle mariée. Intouchable, désormais  mère de famille, elle ne veut guère perdre sa place…c’est devenu une vraie mère de famille, le genre Carla Bruni après mariage…Parfois je repense à elle, à son odeur, à son cul, à sa chatte style vairon hydraulique fait pour l’industrie et qui exsudait comme une huile douce et âcre et envoûtante comme une bonne coke bolivienne ensorcelante qui t’envoie dans le tourbillon…


Les jeunes sont dans la rue! France t’es foutue!

Economie, Education, Mutation — Article écrit par le 14 octobre 2010 à 18 h 00 min

Voir la duchesse du Poitou appeler les jeunes à manifester contre le projet de réforme de retraites un soir, alors que l’autre borgne s’enfilait un coup de rouge pour faire passer la pilule de voir sa rivale sur la première chaine, puis le lendemain annoncer qu’elle n’avait jamais dit ces mots-là a quelque chose d’irréel. On peut penser ce que l’on veut de Ségolène Royale, et même qu’elle n’a pas été la femme de la vie de M. Hollande, de laquelle il a eu trois enfants, cependant elle a parfaitement compris que deux informations ne pouvaient exister et que la seule vérité politique était celle de l’instant. Ce qui est absolument formidable avec cette époque est que la parole du moment chasse, contredit la précédente, fut-elle prononcée quelques instants avant, d’où la nécessité de se démultiplier, de se donner sur tous les canaux à tout moment à tout instant, ne pas s’arrêter une seconde. Parler à la radio, à la télévision, twitter, qui peut-même se rappeler de la polémique d’il y a une semaine? Bien que pas encore trentenaire, et plutôt IT savyy, je dois confesser que je me sens largué, tout va trop vite, les couples se font et se défont au gré d’un commentaire mal interprété sur Facebook…

Je divague mais revenons à nos jeunes, qui se réunissent via Facebook pour manifester contre la réforme…évidemment pas un sur dix ne sait de quoi il en retourne et peut-être un sur cinquante peut ressortir les arguments que lui ont suriné les éminences des syndicats étudiants, d’ailleurs on va les passer en revue et tailler un costume au principal d’entre eux.

Si la jeunesse est dans la rue, c’est la peur de l’avenir qui l’y motive car l’allongement de la durée de cotisation signifie que ce sont un million de postes qui ne seront pas libérés pour faire place à nos jeunes. Parfaite logique implacable, mais je pense qu’ils se trompent de cible. Ce n’est pas contre les vieux entre 60 et 62 ans qu’il faut manifester, le petit million de personnes pas carriéristes, tranquilles mais bien contre les trois millions d’étrangers qui occupent les postes. Et oui des mathématiques simples, un million de postes occupés par les viocs, c’est un million de postes en moins contre les jeunes. C’est plus rentable de s’attaquer aux postes occupés par les étrangers, ils sont trois-quatre millions, ça libère trois-quatre millions de postes, tout le choix possible pour les jeunes qui en plus auront de la valeur sur un marché où l’offre est bien supérieure à la demande ce qui implique une hausse des salaires, plus de charges sociales ce qui résout le problème des retraites.

Ils se trompent de cible ces cons de jeunes.

Le plus terrible est que Marx est un des seuls philosophes et économistes étudiés au lycée. On y apprend que les chômeurs forment l’armée de réserve du prolétariat, désormais les étudiants forment l’armée de réserve du chômage, un concept que je suis sûr l’Allemand n’aurait pu concevoir. Le patronat est décidément génial.

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