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Michel Marian l’assiégé

Droit — Article écrit par le 8 janvier 2012 à 14 h 06 min

Après Laurent Leylekian, chercheur indépendant. Après Bernard-Henri Lévy, philosophe médiatique. Passons maintenant à Michel Marian, historien, philosophe mais relégué maître de conférence à l’IEP de Paris aujourd’hui. Et mon triptyque sera enfin achevé. Quant à la postérité, que dis-je, l’histoire ! Elle retiendra que je suis parti au plus facile avant d’arriver au plus compliqué.

Comme tant d’autres noms célèbres ornant les désuètes frises chronologiques de nos écoles primaires.

Prendre l’article de Michel Marian revient à se préoccuper de ce qui a causé tout ce petit émoi. Et la cause a un prénom, un nom. Pierre Nora. Qui, comme en 2005, a eu la mauvaise idée de s’en prendre aux lois mémorielles à l’occasion d’une loi sur le génocide arménien. Ainsi Michel Marian regrette-t-il rapidement que Pierre Nora chercher dans sa critique à « préserver la loi Gayssot ».

Pierre Nora a pourtant dit publiquement tout le mal qu’il pensait de la loi Gayssot en 2005. Et il continue de le faire en 2012. Enfin, le 27 décembre 2011 en tout cas, il y était encore, à espérer en fin d’article que les lois mémorielles, toutes les lois mémorielles, soient défaites un jour par le législateur. Comme en 2005 donc.

Mais, ce que Michel Marian veut instiller chez le lecteur du Monde, c’est le sentiment de duplicité, de deux poids deux mesures que les arméniens, ces mal-aimés, doivent encore et toujours subir. Comprendre donc qu’il est vaguement dégueulasse que les juifs aient eu en 1990 une pénalisation de la négation de leur génocide, alors que le génocide arménien se trouve être plus ancien que le génocide juif.

Ce qui est vrai.

En même temps, la France n’a pas exactement le même rapport au génocide juif qu’au génocide arménien.

Michel Marian, dans un éclair d’honnêteté, le reconnait. Mais…

Mais où est-il écrit que seul le repentir de ses propres fautes autorise à une parole politique ?

Une parole politique donc. Fort bien ! Mais une parole politique pourquoi ? Pierre Nora constate que si l’objectif est de faire pression sur la Turquie, l’objectif n’est peut-être pas tout à fait accompli. Puis il constate que s’il s’agit d’honorer la mémoire des morts, la reconnaissance par la France du génocide arménien date de 2001. Et il pose LA question, qu’est-ce que la pénalisation de la contestation du génocide arménien en France apporte de plus aux arméniens de France que la loi de 2001 ?

A cette question, essentielle, centrale, Michel Marian répond par un long silence. A peine conçoit-il, en toute fin, que la forme prise pour la justice, c’est à dire la pénalisation, n’est pas forcément la « plus appropriée ».

C’est tout ?

C’est tout ? On s’apprête à pénaliser la contestation d’un génocide reconnu comme tel par la loi, et tout ce qu’un historien trouve à dire c’est qu’il considère que la pénalisation n’est pas forcément la méthode la « plus appropriée » ? Et cela en toute fin d’un article conçu pour dézinguer un confrère qui s’élève contre les lois mémorielles, toutes les lois mémorielles ?

Alors répondons à la place de Michel Marian.

Patrick Devedjan est l’homme qui s’honore au parlement d’avoir, en tant qu’avocat, réussi à faire condamner l’historien Bernard Lewis par un tribunal français pour avoir exposé sont point de vue sur le génocide arménien de manière jugée outrancière par des juges s’inquiétant de la possibilité que ses propos aient pu « raviver injustement la douleur de la communauté arménienne ». Cette condamnation complètement absurde, une parmi tant d’autres, démontre deux choses. Premièrement que l’école de la magistrature est bel et bien une école où on doit plus parler de thalassothérapie que de droit et d’histoire. Deuxièmement, et conséquemment au premièrement, qu’il est inutile dans notre beau pays de pénaliser la négation du génocide arménien puisque des juges parviennent déjà très bien à condamner ceux qui nient ou relativisent publiquement de manière outrancière le génocide arménien.

On me dira que la condamnation de 1995 est d’un baroque tel que même quelques magistrats ont du s’en apercevoir et qu’il est ainsi douteux qu’elle fasse jurisprudence.

On me dira qu’elle n’a finalement été possible que précisément parce que Bernard Lewis est historien et que si le chanteur Tarkan avait dit très exactement la même chose, il n’aurait sans doute pas été condamné.

Tout ceci est exact.

Mais cette -petite- histoire ne peut manquer de nous dire tout de même quelque chose.

Il est complètement déraisonnable de prendre le risque de tomber sur gardien de vache formé dans une célèbre école de thalassothérapie à Bordeaux. La légitimité du parlementaire à dire l’histoire n’est que comique si elle s’en tient là, mais la légitimité du magistrat à condamner sur cette base ubuesque est, elle, nulle à tout point de vue. Cela peut encore passer, j’imagine, si le magistrat est un bon magistrat. Mais sinon, mon dieu… Ce risque là, qui n’est pas mince, n’est pas un risque acceptable. Au-delà, c’est tout simplement outrepasser ce qu’on attend d’un magistrat. C’est lui donner une responsabilité qu’il n’a pas à assumer.

Le parlementaire n’a pas à dire l’histoire, mais il n’a surtout pas à demander au magistrat de veiller à ce que l’histoire soit bien dite comme lui l’a décrété.

Pour en revenir à notre interrogation, qu’apporte de plus la pénalisation aux arméniens de France alors qu’ils ont déjà la loi de 2001, on a envie de répondre du confort. Au prix de beaucoup de choses, dont la liberté. Du confort parce qu’il sera plus simple, après cette loi, de poursuivre sur le territoire national ceux dont les propos déplaisent. Avant, comprenez, il fallait aller au charbon. Bernard Lewis a eu droit à une montagne de procédures engagés contre lui pour finalement qu’il soit, médiocrement d’ailleurs puisque le tribunal ne s’est pas prononcé sur la question de savoir s’il y avait eu génocide ou non, condamné. Et puis, il fallait répondre aux négationnistes. Démonter leur arguments ou faire apparaître que ceux-ci n’en étaient pas. Démontrer qu’ils usurpaient le titre prestigieux de révisionniste. Tandis qu’avec la loi massue qu’on nous prépare, le territoire national sera lavé de toute contestation, outrancière ou non d’ailleurs, et il sera plus aisé de taper sur la gueule des membres de la communauté turque de France qui n’auraient pas l’intelligence de la fermer.

Adieu « partialité anti-arménienne » !

C’est une sorte de consécration de la mentalité d’assiégé à laquelle nous assistons.

Et dont l’article de Michel Marian, débusquant intentions secrètes et révélant des amitiés qui feraient sens, n’est qu’une illustration.

 

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Bernard-Henri Lévy le marbrier

Droit — Article écrit par le 6 janvier 2012 à 19 h 49 min

Après la défense de la loi pénalisant la contestation outrancière du génocide arménien par Laurent Leylekian, voici celle de Bernard-Henri Lévy.

Bernard-Henri Lévy, ce grand témoin, cet intellectuel vibrioniste, qui donne des conférences sur le racisme dans les prétoires avant d’en donner sur la présomption d’innocence dans les médias, répond dans Le Point à un « quarteron d’historiens » s’élevant contre cette loi sur le génocide arménien. Et qui, comme un autre quarteron célèbre, mais de généraux alors, ne va décidément pas dans le sens de l’Histoire.

Avec un grand H.

Et unique, le sens.

Quoiqu’il en soit, son argumentation repose sur plusieurs points, reconnaissons-lui au moins ça.

Premièrement, cette loi ne dit pas l’histoire puisque celle-ci a déjà été écrite sur la question. Et, rajoute-t-il pour faire bonne mesure, « depuis longtemps ». Ce qui, un peu comme un whisky élevé en fût de chêne, doit sans doute être un gage de qualité. Comprenez aussi que la loi ne dérange aucun historien puisque le sujet a… Déjà été traité et que l’historiographie dominante a tranché. Et quand l’historiographie dominante tranche, c’est pour aujourd’hui mais aussi pour demain.

En conséquence il ne s’agit pas d’une vérité d’Etat. Il s’agit d’une vérité édictée par les historiens eux-mêmes. Qui d’ailleurs, comme chacun le sait, édictent des vérités. C’est même la profession de l’historien que d’édicter la vérité. Son objectif. Sa mission. Et pas des petites vérités, non, des vérités pour aujourd’hui, pour demain et jusqu’à la nuit des temps.

Des vérités écrites dans le marbre.

Il est donc tout à fait naturel, deuxième point dans l’argumentation de Bernard-Henri Lévy, que la loi vienne de temps en temps protéger l’Histoire avec un grand H et la « mettre à l’abri ». Un peu comme à Lascaux II on a pu mettre à l’abri la préhistoire. Mais, vous demanderez-vous, à l’abri de quoi, de qui ?

Eh bien des négationnistes. Ces gens qui, pires encore que des révisionnistes, font « trembler le sol sûr ou doit, en principe, s’établir une science ».

Un « sol sûr ? » Ah, oui, ce sol en marbre qui résiste aux assauts du temps…

Car, on le sait depuis l’antiquité, une science s’établit sur un sol en marbre.

Sur des bases solides. Sur quelques axiomes vrais -et vrais pour toujours.

La cosmologie a la relativité d’Einstein, la biologie a l’évolution selon Darwin, l’histoire a ses génocides.

Et les négationnistes, avec leurs super-pouvoirs, eh bien ils font trembler les sols en marbre. Si, si. Faurisson, avant la loi Gayssot, il faisait trembler le marbre. Promis. A ce point que les historiens, paniqués, incapables de travailler sur la question du génocide juif avec ce sol instable, se sont trouvés bien heureux de voir l’Etat, avec la loi, cette kryptonite des négationnistes, mettre l’Histoire à l’abri et leur permettre enfin de retravailler.

True Story.

D’ailleurs, y-a-t-il un historien, se demande Bernard-Henri Lévy, qui a été empêché de travailler sur la Shoah depuis la loi Gayssot ?

Qu’il lève la main !

Qu’il lève la main en sachant que, continue Bernard-Henri Lévy, s’opposer à la loi sur le génocide arménien (et on suppose s’opposer aujourd’hui encore à la loi Gayssot), pourrait être le signe d’une arrière-pensée négationniste. Or, nier un génocide c’est continuer le crime, c’est donc être un criminel.

Personne ne lève la main ?

Ah. Voyez. C’est bien ce que Bernard-Henri Lévy disait.

Personne n’a été empêché de travailler sur la Shoah depuis la loi Gayssot.

Sauf les négationnistes. Et Le Pen.

Ces criminels.

On se demande donc bien de quoi on parle ici. Et si ce quarteron d’historiens ne serait pas finalement un quarteron de lepénistes…

De nazis…

(Note pour plus tard, envoyer Daniel Lindenberg creuser la question)

D’autant que cette loi « n’est pas une loi mémorielle ». C’est « une loi sur génocide ». Ce qui n’est donc « pas pareil ».

Il est dommage que Bernard-Henri Lévy n’aille pas plus loin dans le pourquoi-c’est-pas-pareil, parce que je connais un quarteron d’historiens, c’est à dire une large majorité d’entre eux en fait, qui serait ravi d’en savoir plus. Mais, sans nul doute, le format du bloc-note du Point, ne permet pas à la pensée majestueuse de Bernard-Henri de se développer entièrement et de briller de toutes ses plumes.

Comprenez donc simplement que ce n’est pas pareil parce que c’est différent et que, de toute façon, il n’y a que trois ou quatre génocides dans l’histoire, chiffre validé par Bernard-Henri Lévy lui-même. Or, on le sait, trois ou quatre, ce n’est rien. C’est plus que un, mais c’est moins que dix. Ou cent. Ou mille. D’ailleurs le quarteron de généraux a échoué en Algérie par exemple. Ce qui est bien la preuve que quatre, c’est pas assez pour quoique ce soit.

Pourquoi cette incertitude entre trois et quatre ceci dit ?

C’est que le cambodgien pose manifestement interrogation.

Au passage, il serait d’ailleurs temps que les historiens écrivent sur cette question du génocide au Cambodge qu’on sache la vérité une fois pour toute -afin qu’on puisse la protéger par la loi ensuite. C’est qu’il y a des gens qui, potentiellement, souffrent de voir ce génocide pas encore reconnu comme génocide. Or, tant que ce ne sera pas le cas (s’il s’agit bien d’un génocide), le crime continue, n’oubliez pas.

Bref, ce ne sont pas ces trois ou quatre génocides qui vont ouvrir « la boîte de Pandore ». La loi Taubira n’est ainsi pas du tout une conséquence de la loi Gayssot. Et Olivier Pétré-Grenouilleau n’a jamais été inquiété judiciairement pour ses recherches.

Tout va bien.

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Laurent Leylekian le bêtisier

Droit — Article écrit par le 4 janvier 2012 à 17 h 59 min

Disons-le sans ambages.

Une partie de la communauté arménienne en France, qu’elle soit de nationalité ou d’origine arménienne, ne porte pas dans son coeur une partie de la communauté turque en France. Et inversement. Cela génère des tas de petites histoires passionnantes dont l’écho palpitant résonne jusque sur le net. Cela génère également, semble-t-il, quelques plaintes réciproques pour froissement d’ego (motif camouflé pour des raisons juridiques en : diffamation, incitation à la haine raciale -et autres joyeusetés qui remplissent la vie de certains).

Tout cela aurait pour origine, raconte-t-on, une vieille histoire de génocide…

Dans le dernier film de Paolo Sorrentino, This Must Be The Place, Sean Penn joue un vieux rocker gothique qui finit par traquer l’ancien tortionnaire nazi de son père. On ne sait pas trop pourquoi. Lui non plus d’ailleurs. Tout le monde a conscience du petit ridicule de tout cela. A la fin du film, malgré tout, après l’avoir retrouvé et après ce que cet ancien nazi ait joué une remarquable partition d’ancien nazi, le personnage de Sean Penn apparait apaisé.

Souhaitons à Laurent Leylekian que la prochaine pénalisation de la négation du génocide arménien puisse lui amener un peu de paix.

D’autant que, ici, la méthode Sean Penn ne saurait fonctionner.

Les responsables et acteurs du génocide arménien sont morts depuis longtemps.

Maintenant, plusieurs questions se posent avec acuité à nos parlementaires. Est-il dans l’attribution d’un député français de rentrer dans les bisbilles entre quelques membres de la communauté arménienne et de la communauté turque de notre pays ? Et si oui, à tout le moins, n’y aurait-il rien eu de plus important à discuter ces jours-ci ?

Mais je veux en arriver à l’extraordinaire article de Laurent Leylekian et publié par Marianne 2. Extraordinaire article car Laurent Leylekian parvient à aligner au moins une bêtise par paragraphe. Et ils sont courts. Ses paragraphes.

Au final, on en arrive à une somme tout à fait remarquable et qu’il serait fastidieux de réfuter ici en détail.

Je voudrais simplement, dans un premier temps, rassurer les nostalgiques de la gauche plurielle de Lionel Jospin, non, le parlement n’a pas voté une loi substituant

l’expression « aux opérations effectuées en Afrique du Nord » à l’expression« à la guerre d’Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc »

C’est très exactement l’inverse.

On peut considérer que cela continue de dire l’histoire. Mais il ne s’agit en l’espèce pas du tout d’une loi mémorielle. Il s’agit certes au premier abord d’une loi sémantique à visée édificatrice et historique, mais en réalité elle modifie le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la… Guerre (et non des « opérations »).

On comprend donc que l’intérêt premier de cette petite modification est pécunier.

Mais après comme avant cette loi on peut très bien continuer à parler dans la presse d’opérations pour la guerre d’Algérie. Au pire, on risque l’ostracisme citoyen.

Bref, cela vous regarde.

Or, le problème de la loi pénalisant la contestation du génocide arménien, c’est précisément la pénalisation. Tant que le législateur se bornait, pour faire plaisir aux uns ou aux autres, à reconnaître l’existence d’un génocide, tout allait bien. On se trouvait devant une petite scorie. Une loi purement déclarative qui ne prévoit absolument rien si on l’enfreint. Tout cela était tout à fait passionnant, on pouvait éventuellement se demander à quoi sont payés nos parlementaire -et si se rouler dans le ridicule le plus achevé mérite salaire- mais cela n’allait pas plus loin.

Afin de justifier que désormais on fiche sur la gueule de ceux qui oseront minimiser ou contester de façon outrancière (oh la belle formulation et, bientôt, la nouvelle jurisprudence que voilà !) le génocide arménien, Laurent Leylekian développe un argumentaire en béton.

Il constate tout d’abord qu’il est normal que les politiques instrumentalisent l’histoire puisqu’ils l’ont toujours fait, de la chanson de Roland à la loi Gayssot.

Imparable.

Deuxièmement, il soutient avec force que les historiens, cette corporation d’experts (on note ici que Laurent Leylekian apparaît tout à fait au courant des débats qui agitent depuis longtemps les historiens sur cette notion même d’expert…), ne sauraient avoir le monopole

sur les usages et les conséquences politiques de ces savoirs

Oh. En effet. Je suis entièrement d’accord.

D’ailleurs, aucun historien ne le demande.

Parce que ce n’est pas du tout la question.

La loi mémorielle avec son volet pénal tend à sanctuariser le « savoir », à le graver dans le marbre. Et à rejeter d’avance l’hypothèse, qu’on pourra juger farfelue mais qu’on ne peut écarter avec une certitude absolue, qu’un jour on découvre un carton d’archives (par exemple) qui remette en cause de manière outrancière le génocide arménien.

On me dira que tout tient au qualificatif d’outrancier. Sans doute. Mais a-t-on vraiment envie de laisser cela dans les mains de quelques juges ?

Sur sa lancée, Laurent Leylekian continue,

Il n’appartient certes pas aux politiques de débattre des équations de la physique nucléaire; doit-on en extrapoler que nos députés devraient se taire sur la politique énergétique de la France ? Il n’appartient certes pas aux politiques de débattre des principes fondamentaux de la biochimie; doit-on en extrapoler que nos députés devraient ne pas débattre sur les OGM ?

Mais les politiques devraient-ils un jour expliquer que telle « équation de physique nucléaire » est la bonne et qu’il est désormais interdit d’en formuler d’autres qui remettraient en cause de manière outrancière la première ?

Quelle rassurante idée que la vérité d’aujourd’hui sera aussi celle de demain et de tous les jours qui suivront dans l’éternité.

Bien.

On me dira que le gouvernement est parfois tenté, sur les OGM, d’interdire la recherche. Mais je ne suis pas sûr que ce soit une raison suffisante. Certains me répondront alors avec la loi sur la bioéthique. La loi sur la pénalisation de la contestation du génocide arménien ne pourrait-elle pas s’en rapprocher ? N’y aurait-il pas des moments où il faudrait dire non ? Peut-être. Sans doute. Je ne vois cependant pas trop le rapport entre la recherche sur un évènement passé et qui le restera de toute façon, et la recherche sur les embryons ou les cellules souches, qui étaient deux endroits où la représentation nationale ne voulait pas aller.

Mais, plus fondamentalement et de manière plus intéressante, Laurent Leylekian illustre ici de manière parfaite le combat entre histoire et mémoire. Je dis bien parfaite et non caricaturale. Car, effectivement, ce combat oppose le bien et le mal, le blanc et le noir. Le n’importe quoi de l’article publié de manière complaisante par Marianne 2 (je les soupçonne de l’avoir publié pour faire du tort à Laurent Leylekian et, disons-le également à leur intention, c’est moche de tirer avantage des plus simples d’entre nous) représente la réalité de ce qu’est la mémoire aujourd’hui.

La  mémoire t’envoie en prison, t’ostracise, te trompe, t’éloigne de la vérité, de la recherche, de la science et de la contradiction, mais te rapproche du pathos, du communautarisme et de la victimisation.

J’oserais même rajouter que la mémoire et son corollaire occidental qu’est la repentance, peut te faire perdre ta femme.

Et je ne serais pas étonné qu’elle provoque des problèmes d’érection -dus à la mémoire de l’oppression de la femme.

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Laxisme judiciaire 12

Droit — Article écrit par le 27 décembre 2011 à 17 h 45 min

N’oublions pas le petit Noël de nos bons magistrats, qui torpillent les plan anti-cambriolages en remettant en liberté à tour de bras pendant les fêtes :

Dispositif anti-cambriolages : nouvelle méthodologie en action !

21 décembre, en après-midi, suite à un appel « 17 police secours », la brigade anti-criminalité se rend rue du Faubourg Saint Denis (10e) pour un cambriolage en cours dans un immeuble. Sur place, les policiers perçoivent des bruits suspects provenant du 6e étage, constatent qu’une porte d’entrée est forcée ; ils interpellent trois individus en train de fouiller l’appartement.

Agés de 16 et 17 ans, ils sont placés en garde à vue dans les locaux du service d’investigation transversale (SIT) qui est chargé, dans le cadre du nouveau dispositif, du traitement des cambriolages en flagrant délit dans la capitale.
L’antenne locale de police technique (ALPT) procède au relevé des traces papillaires qui confirme la présence des cambrioleurs interpellés et permet d’établir que deux d’entre eux sont connus pour des faits similaires.

Entendus par les enquêteurs, ils nient les faits reprochés prétextant rechercher un squat pour dormir. Tous 3 ont été déférés, puis remis en liberté.

Source : PPFlash du jour à 16h35.

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12 crimes de masse pour 2012

Droit — Article écrit par le 27 décembre 2011 à 9 h 07 min

Après les dix génocides ratés de 2010 -et n’ayant pas non plus connu le succès en 2011- passons aux crimes de masse en 2012.

Dans la catégorie des crimes imprescriptibles, le crime de masse n’existe pas. Il y a le crime de génocide, rare. Celui de crime contre l’humanité, qui devient de plus en plus répandu grâce à l’abrutissement des masses. Et le crime de guerre qui est, disons-le, l’un des plus simples à réussir. Généralement il suffit de faire la guerre pour que, presque inévitablement, un ou plusieurs crimes de guerre ne soient commis. Ainsi la guerre du Kosovo de 1999 a pu voir une organisation, l’OTAN, combattre dans cette province au nom de crimes de masse insupportables commises par les serbes, et s’adonner elle-même à des crimes de guerre par ailleurs. Le crime de guerre est le corollaire quasi obligé de la guerre.

D’ailleurs, dans quelques années et comme en conséquence, on devrait voir arriver le crime d’agression. Qui, lui, pourrait être défini comme le crime de faire ou vouloir faire la guerre.

Tout simplement.

D’ici là je ne serais ainsi pas étonné de retrouver une petite douzaine de crime de masse à la fin 2012.

Sauf en cas de fin du monde bien sûr.

Fin du monde qui doit arriver quelque part en 2012, mais je dois vous avouer que je ne sais plus quand. En tout cas, si la fin du monde arrive en décembre, il est fort possible que l’humanité parvienne avant sa fin à commettre une douzaine de crimes de masse cette année.

Je compte au moins sur les Africains pour ça.

La Cour Pénale Internationale aussi. Il y a quand même une belle flopée de fonctionnaires internationaux à faire travailler, à payer et auxquels accorder des plaques minéralogiques vertes. On préférerait que ce ne soit pas pour rien.

Mais revenons à nos douze crimes de masse pour 2012. D’autant que le crime de masse, les agoraphobes, misanthropes et députés d’Europe Ecologie me comprendront, cela semble foutrement cool.

12/ Le réactionnaire fou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’était le crime de masse de l’année 2011. Anders Behring Breivik. Fini le bon vieux forcené qui se retranche chez lui pour faire un carton sur les passants et les voisins. Le processus européen et l’immigration de masse ont donné aux forcenés de solides raisons de mieux cibler leur coup de sang. Ces deux facteurs nécessaires et l’impression bien réelle de dépossession qui va avec (ainsi en France ou avec un taux d’abstention supérieur à 50% on songe sérieusement à faire voter les étrangers aux élections locales) seront encore une fois présents en 2012.

11/ Les multirécidivistes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On pense bien sûr à Nordine Amrani et son épopée du centre-ville de Liège. Qui n’a rien à voir avec Anders Behring Breivik. On peut, par contre, ajouter la longue liste des multirécidivistes qui, avec le temps et les condamnations, deviennent de plus en plus dangereux. Sociopathie. Intelligence faible. Alors si on rajoute à ce tableau déjà inquiétant une haine savamment entretenue et une tendance à la victimisation… On connait le processus. Dans un autre genre nous avions un Youssouf Fofana par exemple. Et tant d’autres. 2012 ne devrait rien changer. Il y a là un crime de masse le plus souvent silencieux qui dure.

10/ L’avortement féminin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non, non. Pas l’avortement tout court. Quand on pense déjà aux nombres de personnes qu’il faudrait stériliser de force… Je parle donc spécifiquement de l’avortement des bébés de sexe féminin. Ne nous y trompons pas, la femme est un facteur d’instabilité géopolitique puissant. On le sait depuis l’antiquité. Alors le manque cruel de femme ressemble à un cataclysme, et disons-le tout de go, à un crime de masse. Quand les jeunes chinois et les jeunes indiens, après nous avoir volé nos emplois, se mettront en tête de nous voler nos femmes, la troisième guerre mondiale ne sera plus très loin. On me dira qu’ils pourront, tel l’africain de base, nous les voler sans pour autant nous mettre sur la gueule autrement qu’une fois de temps en temps dans les transports en commun. Mais c’est négliger le fait que l’homme asiatique, lui, n’est pas attirant une seconde pour une occidentale de base. Il faudra donc qu’ils nous les vole et nous les force. Nul doute alors que nous et nos amis africains seront obligés de réagir. Dès 2012 ?

9/ L’Afghanistan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chasse au traître vendu à l’Occident a déjà commencé. Nul doute qu’elle se poursuivra en 2012 à la mesure du retrait des troupes occidentales. Ceux qui avaient parié dès le début qu’il convenait de ne pas s’attacher aux occidentaux ont eu raison. Tout le but du jeu pour les Talibans en 2012 sera d’éviter de massacrer des villages entiers pour que le retrait américain se poursuive. Toutefois, si on regarde le passé récent, il y a de fortes chances pour que les Talibans se lancent dans quelques petits meurtres de masse. L’étude intensive du Coran n’a manifestement pas que des effets positifs sur le cerveau.

8/ Twitter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai jamais compris Twitter. Un truc pour semi-débiles travaillant dans les médias, dans le monde politique ou artistique d’après ce que j’ai pu voir. Une sorte de bar PMU mais sans pouvoir se bourrer ou se foutre sur la gueule et enfonçant encore plus loin la brève de comptoir -en état de sobriété de surcroît. Mais ayant le délicieux avantage, comme un post de blog, de pouvoir être diffusé au plus grand nombre. Eh bien, Moi, ça Me donne des envies de meurtre de masse. Et je ne dois pas être le seul. Un espoir pour 2012 ?

7/ Le boson de Higgs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui, pour être éventuellement découvert l’année prochaine, entraîne le meurtre de masse, par collision, de milliards et de milliards de protons presque chaque jour. Quatre cent mille milliards de collisions déjà en 2011. Quatre fois plus de prévues pour 2012.

6/ L’Érythrée

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 1998 contre l’Ethiopie et 2008 contre Djibouti, il se murmure que l’Érythrée se ferait quand même drôlement chier depuis plusieurs mois. Alors même que la Somalie, elle, se marre bien en lançant régulièrement des pirates à l’assaut des navires occidentaux. A Assab, paraît-il, on s’agite. L’objectif serait de déclarer la guerre au Yémen d’en face pour contrôler le trafic maritime de la mer Rouge à la source. Secrètement financée, dit-on, par l’Afrique du Sud, l’armée Érythréenne et ses célèbres divisions danakils de la mort devraient déferler et tout piller, raser et tuer sur le territoire yéménite en 2012.

5/ La République Démocratique du Congo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est le champion toute catégorie, sur la durée en tout cas sinon le Rwanda fait concurrence, du crime de masse depuis a chute de l’URSS. A la fois, donc, par le nombre de morts, par le pourcentage de population déplacée, par la durée du conflit et par le fait que chaque année nous avons droit à de nouveaux massacres (dont tout le monde se fout joyeusement) et, presque chaque année, de nouvelles tentatives plus ou moins échouées de coups d’Etat. Son président, Joseph Kabila est fortement pressenti pour être la Nouvelle Star de la Cour Pénale Internationale quand il sera renversé (s’il n’est pas tué). C’est, je l’avoue, une certaine impatience que j’attends ce que la RDC nous prépare pour 2012.

4/ Le Mozambique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le massacre de masse des fermiers blancs se poursuit tranquillement, à la mesure de l’aide alimentaire internationale. Il se murmure que l’épuration ethnique pourrait s’accélérer en 2012, le programme spatial mozambiquais promettant, selon les têtes pensantes du régime, de fournir de la nourriture spatiale en abondance au peuple noir du Mozambique.

3/ Le programme nucléaire iranien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Israël déclenche l’opération « Vitrification totale » en septembre 2012. En moins d’une heure l’Iran devient un pays rayé de la carte. Le monde entier s’émeut et crie au crime de masse. Les dirigeants des pays occidentaux et autres rappellent simplement que les Israéliens possèdent eux aussi l’arme nucléaire et savent s’en servir. Une partie non négligeable de l’opinion israélienne se dit qu’il faudrait peut-être profiter de ce creux de popularité pour régler le problème palestinien, jordanien, syrien et égyptien par la même occasion. Une campagne de soutien à Israël devient le premier lien sponsorisé d’ILYS.

2/ Les Kouriles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la deuxième visite du président russe dans les îles depuis 2010, le Japon décide en février 2012 de lancer une attaque surprise sur les quatre îles les plus méridionales des Kouriles. La France n’ayant pas eu le temps de délivrer les deux premiers navires de guerre classe Mistral pour cause de présidentielle, les forces russes se retrouvent rapidement désorganisées et ploient sous le nombre. On retrouve par ailleurs des milliers de cadavres de phoques sur les côtes. L’émotion dans le monde est énorme. Elle redouble quand on s’aperçoit que les japonais avaient pour objectif réel de tuer ces phoques afin de commercialiser leur huile qui aurait, selon eux, des propriétés aphrodisiaques pour les jeunes filles en costume d’écolières. Brigitte Bardot presse le gouvernement français d’aider au plus vite le fier peuple russe et notre ami Vladimir Poutine.

1/ Une variante de la grippe H1N1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Modifiée à de la bave de poulet et des excréments de porc volant, elle s’échappe de manière accidentelle de l’aquarium de Monaco où elle était mystérieusement étudiée par un proche du prince Albert. Celui-ci, immédiatement, accompagné d’un gros chat blanc, décolle dans un fusée Soyouz depuis le Rocher et investit de force la Station Spatiale Internationale. Transportée à l’origine par une jeune femme blonde américaine prostituée de luxe, le virus se répand rapidement parmi la plupart des membres du parti socialiste français. Le monde médiatique est le second touché, notablement le petit monde des femmes journalistes. La cause devient donc nationale et un chicksothon est organisé dans la semaine. Les français sont obligés par la police et l’armée d’y participer malgré les avertissements de l’OMS. La France est mise sous embargo international. Schengen est rétabli d’urgence et les frontières fermées. De plus de soixante millions de français, on passe en décembre 2012, fin officielle de l’épidémie, à six millions. Daniel Cohn-Bendit, rescapé depuis sont évacuation par hélicoptère allemand au début de l’épidémie, explique alors qu’il faut absolument ouvrir les portes du pays à l’immigration la plus forte possible.

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Laxisme judiciaire 11

Droit — Article écrit par le 8 décembre 2011 à 18 h 10 min

Arrêté pour la 48e fois…

30 novembre, 2h15, lors d’un contrôle routier dans le 8e arrondissement, le conducteur d’un véhicule refuse d’obtempérer aux policiers et prend la fuite ; un appel général est aussitôt diffusé par la salle d’information et de commandement de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).

Le fuyard heurte une première voiture dans le 1er arrondissement et poursuit sa course en direction de l’ouest parisien.

Engagé sur le périphérique, le chauffard percute une deuxième voiture et se retrouve immobilisé dans la circulation ; pour tenter de s’échapper à nouveau, il n’hésite pas à emboutir un véhicule de la brigade anti-criminalité (BAC) qui était à ses trousses.
Le conducteur, âgé de 27 ans déjà impliqué dans 47 procédures est alors interpellé et placé en garde à vue.

Refusant de se soumettre aux vérifications d’usage et circulant sans permis de conduire, il a été déféré au Parquet de Paris puis a été laissé libre.

Source : PPflash du jour à 12h40.

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Attention manip : La lettre ouverte aux parlementaires de l’Observatoire International des Prisons

Droit — Article écrit par le 7 décembre 2011 à 17 h 53 min

Je ne m’en suis rendu compte qu’en l’écrivant.

Ça fait jeune d’écrire « manip » au lieu de « manipulation ». Et, au-delà de faire jeune, cela fait un peu moins complotiste aussi. Je veux dire, mettre en gros, en titre de post « Attention manipulation », remémore aux plus jeunes d’entre nous -mais pas trop- le défunt magazine Facteur-X. Qui s’occupait à l’époque d’X-Files de tout ce qui touchait le paranormal et donc, forcément, des mensonges de nos gouvernements.

« Attention manipulation » résonne donc comme une manipulation supplémentaire.

Tandis que « Attention manip », c’est citoyen, c’est concerné. C’est du débusquage de rumeur, de la traque aux mensonges.

Mais de la traque en passant. Légère. Comme on peut faire une vidéo pour montrer la manip’ pour paramétrer son pare-feu windows par exemple. Personne ne songerait à parler, à parler de « manipulation » sur Youtube pour configurer un pare-feu windows. Non, ce serait trop lourd. Pas assez…

Casual.

Autrement dit de la traque non-systématique. Non, c’est vraiment incident. D’ailleurs, c’est après que des centaines (si, si) de personnes aient réclamé l’expertise du maître qu’Eolas s’est enfin penché sur la question de l’IPJ et de Joël Censier. Sinon, vous pensez bien que le maître a d’autres choses à faire -et donc qu’il n’est pas un bloggeur paranoïaque et psychotique.

Quant à moi je n’ai pas ce problème d’ego.

Ni de problème de vue.

Dans une lettre ouverte aux parlementaires, le pendant de l’IPJ à gauche, l’Observatoire International des Prisons (OIP) -que le maître n’osera jamais contredire publiquement- explique doctement qu’il est tout à fait inimaginable de construire d’autres prisons à celles déjà existantes.

Comment, vous dites-vous ébaubis, l’OIP se satisferait donc des conditions actuelles de détention en France ?

Bien sûr que non.

Au contraire.

L’OIP veut simplement moins de places de prison pour que moins de gens finissent enfermés dans celles-ci. Par là, l’OIP se trouve donc tout à fait favorable à une politique ayant pour objectif des taux d’occupation des cellules moindre et, dans le même temps, à une politique ne visant à créer aucune prison supplémentaire.

Pourquoi ? L’OIP avance deux raisons, l’une économique, une peine en prison coûte plus en effet cher qu’une peine en aménagée (telle que la surveillance électronique par exemple). Puis, deuxièmement, que la peine de prison est

contre-productive en termes de prévention de la récidive.

Concentrons-nous sur cette deuxième raison qui, en réalité, est la plus forte.

Les nouvelles prisons envisagées devraient être « dédiées aux condamnés pour courtes peines ne présentant pas de dangerosité particulière. Cette catégorie de détenus constitue aujourd’hui la majorité des personnes incarcérées, et la plupart des peines qui sont en attente d’exécution sont précisément des courtes peines » (N. Sarkozy, discours au centre pénitentiaire de Réau, 13 sept. 2011). Si ces condamnés ne présentent pas de « dangerosité particulière », il est permis de se demander pour quelles raisons ils doivent nécessairement purger leur peine en prison. Afin de mieux prévenir la récidive, toutes les études montrent qu’il est préférable d’exécuter ces peines en milieu ouvert. Les taux de récidive les plus élevés concernent les détenus qui ont purgé la totalité de leur peine en prison (63% de récidive dans les cinq ans). Les libérés conditionnels récidivent moins (39%), tout comme les bénéficiaires d’un autre aménagement de peine (55%) ou encore les condamnés à une peine alternative (45%).

Première question, de qui parle-t-on ? Quels sont ces détenus ne présentant pas de « dangerosité particulière » et que, pourtant, Nicolas Sarkozy incarcère en dépit du bon sens ?

Mais, au fait…

Nicolas Sarkozy ? Vraiment ? Est-ce Nicolas Sarkozy que l’on voit dans les cours d’assise occupant seul les bancs des jurés ?

Est-ce Nicolas Sarkozy qui siège seul au tribunal correctionnel ?

Est-ce que Nicolas Sarkozy serait le seul Juge d’Application des Peines de France (et en serait-il un d’ailleurs) ?

Je croyais qu’il avait une formation d’avocat.

Et qu’est-ce que cela signifie vraiment, « dangerosité particulière » ?

Est-ce pour signaler, comme Nicolas Sarkozy le dit plus loin dans le discours tronqué par l’OIP, qu’il existe une distinction entre « le récidiviste condamné à une lourde peine et un primo délinquant condamné à quelques mois de prison » ? Mais est-ce parce que le primo-délinquant n’est condamné que, disons, à quelques mois de prison, qu’il n’a pas commis un acte méritant une peine d’emprisonnement ? Est-ce que se trouver, rêvons, un jour en capacité de séparer, avec de nouvelles prisons, le primo-délinquant et le criminel récidiviste n’est pas une idée dont il faudrait se réjouir et qui, pourquoi pas, pourrait avoir des effets en matière de récidive ?

Enfin, est-ce que par « dangerosité particulière » il ne parle pas de ces détenus présentant des troubles psychiatriques (ce qui n’empêche pas qu’ils puissent être accessibles à une sanction pénale) et présentant un danger pour les surveillants, c’est à dire précisément ceux à qui il s’adresse dans ce discours ?

Hmmmmmm ?

Fichtre, je crains comprendre de tout cela que l’OIP voudrait que celui qui fout sur la gueule d’un petit vieux pour lui taper sa carte bleue ne fasse pas de prison.

Mais au lieu de le dire clairement et d’assumer, l’OIP parle de Sarkozy qui incarcérerait des détenus « non dangereux ».

On a l’honnêteté qu’on peut.

Bref, la manip’ de l’OIP sur ce sujet est tellement évidente que je veux rapidement en arriver à la question centrale, la question de la récidive, de la prison et de la réinsertion. Ou, autrement dit, est-ce que des mesures de réinsertion autres que la prison, la prison et la prison entraînent une réduction du taux de récidive ?

Les chiffres fournis par l’OIP semblent l’affirmer clairement.

Ainsi, 63% des détenus ayant effectué l’intégralité de leur peine finissent par récidiver tandis que ceux ayant bénéficié d’une libération conditionnelle ne sont que 39%.

Ces chiffres viennent d’un rapport de A.Kensey et A.Benaouda, « Les risques de récidive des sortants de prison – Une nouvelle évaluation », cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques, DAP/PMJ5, mai 2011 et disponible ici.

Et, quand on prend la peine de lire ce court rapport, on s’aperçoit d’une chose, ces chiffres ne signifient rien de ce qu’on veut leur faire dire.

Non pas que ces deux chercheurs n’aient pas fait leur travail.

Mais il est tout simplement impossible de conclure d’un tel rapport que la peine de prison est contre-productive en matière de récidive.

Le chiffre brut de 63% ne considère en effet ni pourquoi le délinquant ou criminel est recondamné, ni pourquoi il est parti en prison en premier lieu ni pourquoi il a été décidé de ne pas lui accorder d’aménagement de peine…

Est-ce que ce chiffre de récidive après avoir purgé l’intégralité de la peine n’est pas plutôt significatif d’une dangerosité particulière, dangerosité repérée par l’institution judiciaire ou pénitentiaire et ayant conduit à ce qu’on refuse à ces détenus une remise de peine ?

Mystère.

On peut toutefois le présumer.

On peut également présumer que quelqu’un ne bénéficiant pas d’un aménagement de peine parce qu’il fait peur au JAP et à ses surveillants soit quelqu’un dont la nature (oh le vilain mot !) puisse le pousser à récidiver une fois sorti et que c’est justement pour éviter ça le plus longtemps possible qu’il est maintenu en détention.

D’ailleurs, les auteurs du rapport le disent noir sur blanc dans celui-ci,

L’effet de l’aménagement de la peine à la sortie est quant à lui bien confirmé. Mais ces résultats n’indiquent pas forcément un lien de causalité. Si le suivi à la libération a probablement des effets en lui-même, la sélection des libérés (par eux-mêmes ou par l’autorité judiciaire) a des conséquences qui ne sont pas épuisées par le contrôle des facteurs renseignés dans l’enquête. Il est normal de penser que cette sélection favorise, toutes choses égales par ailleurs, ceux dont le risque de récidive est évalué au plus bas – par exemple, les personnes ayant fait preuve de bons comportements en détention, ou ayant un projet particulièrement solide de réinsertion, éléments que nous n’observons pas dans ces données.

Autrement dit, les chiffres présentés par l’OIP sont bourrés de biais statistiques (il y en a d’autres mis en évidence dans le rapport sur ce sujet précis). De biais repérés par les auteurs du rapport eux-mêmes. Cela ne signifie pas, encore une fois, que l’étude ne dit rien, mais elle ne dit pas ce que l’OIP veut lui faire dire.

Ce que, à titre tout à fait personnel, je comprends moi de cette étude, ce que j’apprends plutôt, c’est le très fort taux de libération conditionnelle dans les cas les plus graves, tels les crimes comme les homicides volontaires ou les viols. Il s’agit même de l’aménagement de peine privilégié dans leur cas.

Maintenant, tâchons aussi de ne pas faire comme l’OIP et de parler un langage de vérité. Ainsi, disons le clairement, une réduction de la possibilité pour le JAP de tricoter les décisions rendues et une possibilité accrue pour les jurés d’associer dans les faits une plus longue peine de sûreté aux personnes qu’ils condamnent, tout cela donc, se fait au détriment de la réinsertion. S’il n’y a pas de lien statistique ou mathématique démontré entre durée et mode de la peine accomplie et taux de récidive, chacun comprend bien par contre qu’une application d’une sorte de principe de précaution pour limiter le risque de récidive ne peut se faire qu’au détriment de la cohorte de détenus qui ne récidiveront jamais.

Maintenant ce n’est pas à moi d’en juger. Ce doit être au peuple français. Tout ce que je souhaite, c’est qu’on laisse un jury en décider et personnaliser la peine comme ils le jugent bon avec ces données en tête.

C’est leur responsabilité.

Et le rôle de la justice, si elle tient à conserver le principe de personnalisation des peines, devrait être de respecter au maximum leur décision.

Car la décision du peuple est la seule totalement légitime.


Face à la racaille

Droit, Mutation, Sozial — Article écrit par le 4 décembre 2011 à 21 h 10 min

http://www.pacte2012.fr/video.html

Genèse

D’où vient la racaille ? Comment est-elle « née » ? Question essentielle car à priori rien n’obligeait tous ces jeunes majoritairement arabes et noirs à adhérer à ces codes-là, à ce style vestimentaire là, à ces expressions et mode de vie là. Alors comment cette catégorie sociale a-t-elle pris forme ? Puisqu’il n’y a pas eu de « congrès fondateur de la racaille » avec un chef qui qui aurait décrété que désormais, les mecs, il faudra s’habiller de telle manière, parler de telle manière etc ? Les rencontres et recherches de votre éminent serviteur l’ont conduit à cette conclusion audacieuse : le fait que la plupart des jeunes arabes et noirs adhèrent au mode de vie « racaille » remonterait au tout début des années 80 lorsqu’en réaction à quelques groupes de skinheads violents de la région parisienne sont nés les Antifas « chasseurs de skins » (cf le reportage éponyme, instructif) majoritairement FDS et qui peu à peu ont été secondés puis submergés par des auxiliaires CPF qui eux se battaient non par idéologie mais par logique d’autodéfense exagérée, en réalité pure volonté de conquête. A l’époque, les médias ont beaucoup monté en épingle ces affaires (c’était alors le triomphe de SOS Racisme), créant le mythe de la menace skin alors qu’il ne s’agissait jamais que de 100 mecs sur toute la France dont la moitié de paumés inoffensifs au moins. Très peu de vrais « nazis » là-dedans en réalité. Telle est la genèse de la racaille : une injonction très dramatisée de se défendre, question de vie ou de mort. C’était l’époque où l’on croyait que le FN avait des projets secrets de coup d’état et d’épuration ethnique, bref l’époque rêvée pour poser un socle durable de présupposés débiles. Ainsi retenons-cela : la racaille est née en réaction à quelque chose et non en déploiement spontané dans la vie comme un arbre qui sort de terre ou Simba devenant Roi Lion, une petite métaphore comme ça.

Les années 90

Au début des années 90 on disait les « voyous » : « n’allez pas aux Ulis avec les voyous, les enfants! » nous disaient les mamans d’Orsay-Mondétour. On voyait bien qu’ils étaient curieux ces gens habillés en survêtement qui avaient le droit de rester tard dans la rue la nuit, qui crachaient par terre, qui avaient des visages cireux et des airs agressifs, qui parlaient fort dans le bus, qui connaissaient des gros mots très travaillés et des expressions très imagées et parlantes. On se demandait beaucoup pourquoi leurs parents les laissaient se tenir aussi mal. Entre eux ils s’appelaient les racailles, c’est-à-dire que ce mot a toujours fait partie de leurs codes à eux et de leur lexique, et que c’est même un titre de gloire : n’importe quel « petit pédé » n’a pas à « se prendre pour une caillera ». On ne le dit jamais ça, que c’est leur appellation à eux parfaitement banale et admise, un peu comme certains Noirs qui s’appellent « négro » les uns les autres. En 1995 la sortie du film « La Haine » a permis d’observer les us et coutumes des racailles et c’est ceci la dimension la plus intéressante du film : un reflet plutôt fidèle de la réalité en termes de dialogues, de jeu, d’attitudes et comportements. La première demi-heure du film qui se déroule dans la cité est de ce point de vue très instructive (scène du toit de l’immeuble, discussions et déambulations des trois protagonistes dans le quartier…). A la manière des reportages trouvables sur Ina.fr, « La Haine » présente aussi l’intérêt d’avoir fixé sur la pellicule la mode vestimentaire de la racaille des années 90, phénomène passé et qui ne reviendra plus. C’était le temps des Reebok Pump, des jeans bruts noirs serrés, des survêtements Nike avec le sigle complet (de nos jours il y a juste la « virgule »), des dernières étincelles de la traînée « Antifa » avec certains racailleux qui portaient des pantalons de treillis comme un vestige de l’époque des squats, lorsqu’Arabes et Blancs écoutaient les Béruriers Noirs (émission « les enfants du rock » disponible sur Dailymotion) et qu’il y avait un flottement, une incertitude : quels codes et quelle hiératique allait adopter cette nouvelle jeunesse ? Car il faut bien se souvenir et identifier d’où vient tout cela, comment cela a commencé. Est-ce que l’on se souvient par exemple que les racailles des années 90 n’avaient pas les cheveux rasés ? Le Saïd de « La Haine » tiendra lieu d’aide-mémoire. Est-ce que l’on se souvient de la coupe à la Carl Lewis que portaient presque tous les Noirs (qui étaient encore assez rares en France) à l’époque ? Tout cela a changé incroyablement vite.

Le virage de l’an 2000

C’est cette année-là sauf erreur que l’on observe des changements radicaux. Le port des fameux survêtements cesse progressivement, remplacé par des éléments :

-          Empruntés au style des gays : jeans délavés artificiellement, hauts moulants en synthétique avec ou sans manches, pantalons de survêtement qui s’arrêtent sous le genou, lunettes de soleil « effet miroir » à la façon Dior et Gucci, épilation des sourcils (parfois).

-          Empruntés au style des skinheads : le crâne rasé ou alors juste la galette de cheveux sur le dessus du crâne, le pantalon (jean ou survêtement) rentré à l’intérieur de la chaussette ou de la chaussure.

Le choc de l’année 2005

La génération Bzit (blogueur influent sur Skyblog à partir de 2003) avait préparé une nouvelle classe de racailleux d’apparence plus light qui portaient des choses fluo, qui possédaient des trucs électroniques sophistiqués, qui s’arrogeaient comme on porte un déguisement le style américain (casquettes de baseball à visière plate, baggy large et maillot de basket ou de baseball). En apparence ils étaient « intégrés » (concept très pernicieux) mais en réalité ils étaient bien racailleux, plus que jamais racailleux hostiles et fiers et stupides et bouffis d’orgueil, simplement ils commençaient à utiliser les outils technologique que le progrès était venu déposer jusque dans leurs mains avides.

Mais lorsqu’un jour sur les écrans de télé on a vu dans les manifs anti-CPE le tabassage de jeunes caucasiens par des racailles, on pouvait être autant étonné de la violence de ces derniers que de leur accoutrement : des tenues très sophistiquées comme les gays du Marais à base de baggys à trous et à volants, des hauts serrés, des baskets multicolores, vêtements très seyants, très fignolés et markettés. Sur la photographie ci-dessous, davantage que la violence et la lâcheté de l’agression c’est l’accoutrement du noir qui était surprenant: aucune racaille en province n’était habillée comme cela. On aurait déclaré « ça fait pédé ça », c’était niet. Or quelques mois plus tard ils avaient tous ces fringues-là par exemple à Grenoble. Ainsi c’est bien de Paris que part l’onde d’influence de la classe « racaille ». Que l’on regarde aujourd’hui : la mode racaille est au jean serré délavé à poches et à trous avec la doudoune Moncler « sport » or ça c’est EXACTEMENT le style qui faisait fureur chez les gays urbains friqués il y a 3 ou 4 ans, et en tant qu’ancien résident de la rue de Saintonge en plein Marais à Paris je peux en attester.

En fait contrairement à ce que racontaient tous les sociologues et journalistes des années 90, nous n’assistons à aucun tassement du phénomène « racaille ». Dix ans après, quinze ans après ce sont les mêmes tronches, les mêmes rhétoriques atrocement haineuses, les mêmes techniques de victimisation pour flouer les naïfs et les mêmes histoires sordides qui se répètent et qui prospèrent. L’apparence change mais le fond reste et la catégorie sociale « racaille » dure dans le temps et se renouvelle, chose à laquelle on s’habitue mais que personne n’avait prévu.

Le mouvement invisible

J’ai beau jeu ici de faire le professeur et d’avancer calmement des arguments, d’accomplir un petit exposé. Mais nous parlons de racailles c’est-à dire de gens qui font sciemment saigner et pleurer des innocents et lorsque les infos évoquent le cent millième récit de viol de la seule Caucasienne de la cité, de meurtre d’un petit Cyril 20 ans qui rentrait de soirée, d’un arrachage d’œil d’un FDS pour une cigarette refusée ou de quarante racailles saccageant un train et aussitôt relâchés par la justice je sens la colère monter et l’écœurement aussi, je veux croire que quelque chose va se passer, que tous ces cons de Blancs vont bien finir par prendre conscience qu’ils ont des barbares en face d’eux et qu’il faut les punir avec une extrême sévérité, que les gens vont se retourner contre ces élites criminelles, bref que « ça va changer ». Et puis je vois qu’il ne se passe rien et assez désespéré, aimerais simplement savoir jusqu’où va aller ce phénomène, ce mouvement de mort. La seule question à se poser est peut-être en effet « jusqu’où ça peut aller ? ». Il n’y a jamais eu de digue qui ait arrêté la racaille parce qu’il n’y a jamais eu de digue qui ait été élevé. Et qu’on se le dise personne ne fera rien sur le terrain du combat physique. Personne ne bougera. Personne ne « résistera ». Surtout pas d’ailleurs, les militants de groupuscules d’extrême-droite qui ont des armes chez eux. Si la racaille avance, elle avance sur l’exact modèle du désert, et elle désertifie physiquement morceaux par morceaux sans rencontrer d’opposition un territoire déjà vidé spirituellement : ce qu’elle conquiert est déjà mort. C’est un mouvement, un mouvement régi par des lois naturelles, presque des lois de physique, et qui nous dépassent. Le métissage, la racaille, l’abandon du territoire, ces trois choses sont des mouvements auxquels on ne peut pas faire face avec la posture volontariste. Quelque chose nous échappe, totalement. La pensée et l’initiative passent sur « mute » et c’est effectivement un assourdissant mutisme que l’on peut entendre chez les clercs à la question « racaille ». En 20 ans de racaillisme jamais rien n’a été dit ou écrit qui colle un tant soit peu à la réalité, mais vraiment rien de rien du tout par aucun intellectuel, sociologue, éducateur, avocat, député, leader d’opinion ou n’importe quel intervenant de plateau télé. Personne n’a non plus écrit « l’impunité qui vient » un manifeste gratuit, hors de tout groupuscule ou merde idéologique, un simple condensé d’évidence rédigé brillamment et gratuitement par un Français lambda « gardien de son frère ». On fait tout à côté, on donne soit dans la colère soit dans l’analyse sociologique désincarnée, et on n’invite jamais les bons témoins ou alors on les bâillonne, ou alors on déclare qu’il ne faut pas entrer dans l’émotion, bref on n’arrive pas à évoquer ce sujet avec vérité.

Cela fait un peu « illuminé » de se lancer dans ce qui va suivre mais je crois que si la posture volontariste est impuissante c’est parce-que les racailles sont mus par une sorte de foi, une foi intuitive et instinctive. Ils « sentent » qu’un fossé va peut-être s’ouvrir dans l’avenir et ils ne seraient pas opposés à l’idée de le remplir avec nos cadavres. C’est sans doute une question de foi cette histoire-là.  Peut-être qu’une sorte de morale immanente énonce par-dessus nos bavardages que le peuple français de souche n’a le droit de prospérer et de se multiplier que s’il est intimement et visiblement uni à Dieu, or l’arrêt massif du culte chez nous est très récent ne l’oublions pas. Il est quand même étrange qu’au moment précis où l’on cessait de baptiser les enfants à la naissance (années 70-80) on ait assisté à ce moment-là et pas avant ni après en 1500 ans d’histoire à une poussée sans précédent des deux autres religions monothéistes. On a cru qu’il n’y aurait aucune conséquence à l’abandon de la vraie foi or ces conséquences sont toutes écrites dans le Deutéronome au chapitre 28 verset 15 et franchement qui peut nier que ce n’est pas exactement cela qui s’accomplit ? Un initié m’a dit que dans la Bible, lorsque Dieu veut châtier son peuple infidèle il sélectionne un autre peuple, impie celui-là, et le lance à l’assaut du premier pour que les hommes des deux camps s’entretuent. C’est au moins une donnée à prendre en compte.

Dans ce film incroyablement précurseur sorti en 1998 et intitulé « Couvre-feu », on voyait un terroriste islamiste jouer le « gentil » tout le long du film, et se revêtir d’une ceinture d’explosifs à la fin et dire ceci : « Certains pensent que l’argent c’est le pouvoir, ils ont tort. C’est la foi le pouvoir ».

Face à la racaille

Fin 2003 des autocollants des Jeunesses Identitaires parsemaient le mobilier urbain de la ville de Grenoble et proclamaient que désormais « Face à la racaille tu n’es plus seul ». Ah oui dans tes rêves gros! « Tu » as toujours été extrêmement seul face à la racaille et le seras certainement toujours. Très forts pour déceler faiblesse et doute dans le regard et dans le code kynésique les racailleux savent aussi déstabiliser par la parole avec des formules savamment étudiées répétées et testées sur plus fort et plus méchant que toi : « kess tu regardes comme ça t’as cru jrigoilais avec toi tu veux qu’j’te déchire ta gueule ? », « vas-y essaie même pas de faire le vénère genre tu fais le cas soc’ ça marche pas avec moi ça», très forts pour « tester » et bluffer. Très forts pour identifier la désertion intellectuelle et morale, ils savent par exemple que de traiter de « facho » un adversaire FDS plus fort que soi va certainement le faire douter un peu. Presque toute leur vie est tendue vers le but de dominer dans les rapports de force, et tout chez eux est pensé en fonction de cela. C’est pourquoi il n’est pas possible de les tromper, il ne faut jamais les sous-estimer, ce sont des ordures mais pas des naïfs, c’est-à-dire exactement le contraire des membres de la majorité silencieuse.

Il faut comprendre les racailles, comprendre leurs us et coutumes. Une ancienne prof de l’éducation nationale m’expliquait récemment sa démission par le fait qu’elle se retrouvait confronté à des jeunes dont la pensée et les fondamentaux lui étaient complètement étrangers et incompréhensibles. L’honnête jeune enseignante venait d’ambiances FDS studieuses et révérait les belles lettres et se retrouve soudain confrontée à d’atroces CPF passionnés par le rapport de force capables de lâcher des « comment ça « shut » ta kru tété ma mère ? » et de « vas-y c’est bon tu m’as soulé parle même pas avec moi tsé koi oublie tu fais trop rire olàlà ». Or cela c’est l’essence même de la racaille : cette aberration totale, cette inversion des valeurs, cet incroyable culot culpabilisateur. La confrontation brutale et forcée peut s’avérer très surprenante, c’est pourquoi votre humble serviteur serait partisan de s’y préparer en écoutant et en regardant.

Observer les racailles se parler, évoluer et vivre est un spectacle très instructif. Cela permet de comprendre comment ils se voient eux-mêmes, comment ils nous voient « nous », quelles sont leurs quêtes et leurs répulsions etc. Et éventuellement cela permet de les voir se battre. Il n’y a rien de plus instructif que d’observer des racailles se battre, et si l’on n’a pas le loisir de voir ce genre de scène en vrai on aura raison de fouiller Dailymotion et Youtube dans ce but-là. Parce que les racailles connaissent tous les trucs de la bagarre, toutes les techniques et tous les bluffs, toutes les lâchetés et les pièges, à quel moment garder son sang-froid et à quel moment jouer au dingue, comment faire jouer la rue contre l’adversaire et comment échapper à un agresseur plus fort que soi. Mieux que le Kravmaga, la boxe anglaise et la thaïe il y a la « bagarre de racaille », véritable MMA qui regroupe non seulement toutes les techniques, coups et torsions de membres, toutes les armes et toutes les absences de règle mais aussi et surtout toutes les approches mentales. Parce que la bagarre est un truc qui fait énormément jouer le mental : dissuasion, intimidation, énervement, peur, surpassement de la peur etc. Et les racailles sont rompus à cette dimension-là de la bagarre : identifier immédiatement qui l’on a en face soi, ce qu’il est possible d’en tirer en fonction du terrain (caméras vidéos ou pas, témoins ou pas, amis en vue ou pas…) et comment arriver à ses fins. Ce sont dans ce domaine des virtuoses et des experts, toute leur jeunesse ils l’ont passé dans l’admiration des « grands frères », dans l’espoir d’en être un jour de cette classe-là, et dans les rapports de force quotidiens avec les autres racailles. Alors lorsqu’un petit con de Blanc qu’ils peuvent  démolir selon une palette de 10 techniques disponible se pointe devant eux comme une fleur pour répondre « quoi ? » à leurs petites provocations gratuites et savantes autant dire que c’est du coq au vin pour un poivrot. Ils n’en font qu’une bouchée, ils n’auraient pas provoqué s’ils n’avaient pas déjà identifié qu’ils pouvaient se permettre de provoquer (comparaison des gabarits, du nombre des forces en présence, port d’une arme sur soi etc…) : jamais les racailles ne provoquent ni n’agressent sans avoir compris qu’il n’y avait aucun risque à le faire.  A Grenoble j’ai vu nombre de bastons finir à l’avantage des racailles parce que le ou les petits Blancs agressés étaient entrés dans des pièges : en fait les potes du provocateur si téméraire étaient allé acheter des cigarettes au bureau de tabac du coin de la rue et réapparaissaient en masse, trop ivre untel n’avait compris que le type qui se proposait de l’escorter dehors faisait en fait faisait partie de la bande des deux gars qu’il avait maîtrisé juste avant etc… On ne peut rien comprendre à la racaille si l’on n’a pas idée d’à quel point ils peuvent être vicieux et sinueux et raffinés dans l’obséquiosité.

La bagarre repose sur un équilibre préalable de dissuasion mutuelle. La bagarre commence si l’une des deux parties ne dissuade plus assez l’autre partie.

Scientifiques de l’humiliation et de la physique newtonienne, les racailles ont pour but en un minimum de coups de mettre l’autre (la « viktchime ») hors de combat et surtout en état de déshonneur manifeste. Coup de tête et balayette sont les pièces maîtresses de ce genre de partie d’échec : avec un coup de tête on peut briser un nez, faire jaillir du sang et provoquer une douleur atroce paraît-il. Avec un balayage on peut faire tomber l’autre sur le dos ou l’avant-bras, lui brisant le cubitus ou l’étouffant par choc de la cage thoracique. Il faut savoir que les racailles s’entrainent à ce genre de coup en privé, les types peuvent passer une heure à mettre des low-kicks dans un matelas ficelé autour d’un réverbère d’une cour peu fréquentée comme d’autres liraient un livre, et ce dans le seul but de s’entraîner pour pouvoir le refaire en vrai. Lors de la fête de la musique 2008 à Paris, William-Henri trop ivre s’est endormi dans un bosquet juste devant l’Hôtel de ville vers 3 heures du matin. Etant allé chercher un gobelet Macdonald pour le remplir de flotte et lui jeter à la face afin de le réveiller, j’ai été témoin de cette incroyable bagarre qui a commencé soudainement : environ 10 racailles contre 10 autres, accompagnés de quelques filles, et ça tournoyait et ça cognait et ça sautait incroyablement et à un moment un grand arabe maigre et athlétique a marché raide vers un petit arabe trappu et torse nu et lui a mis un low-kick d’une telle puissance que l’autre a exécuté un 90° parfait, se retrouvant à l’horizontale à 1m 50 du sol et bien parallèle avant d’y tomber comme une pêche, comme dans Street Fighter II ou Tekken III. Ce résultat-là correspondait certainement à des années et des années de passion pour le vice, d’entraînement, de boxe thaïe et de visionnage de K-1. Le low-kick donc. Ensuite le deuxième genre de saloperie dans laquelle excelle la racaille c’est donc le coup de tête, surtout celui sur le nez, surtout sur le nez des bons cons de Blancs qui l’ont bien rectiligne bien droit, défi aux autres races si crochues si busquées si brèves et fonçantes vers le bas, métaphore de leur tropisme pour le bas, pour le sol poisseux et terreux et verdeux, magma qui leur ressemble, matrice de toutes leurs idoles matérialistes vers quoi tous leurs désirs et mouvements tendent naturellement, comme guidés par le panneau indicateur de ces nez atroces. Ils veulent mettre le coup de tête sur le nez et pour cela ils prétendent avancer comme ça, en pleine lumière, bien « courageux » jusqu’à arriver à deux centimètres de votre tronche et là dire « quoi ? kess kiya ? »et là BAM coup de tête terminé, douleur et honte et rancœur impuissante, et la désertification prend un petit morceau de plus.

Pour se sortir d’une marave voici quelques idées que les parents peuvent donner aux enfants :

-          On ne joue pas au méchant si l’on n’est pas méchant. On est soi-même, avec ses faiblesses et son accent à soi et ses manières de bouger à soi (beaucoup parfois, perdant leurs moyens se mettent à faire eux-aussi la racaille) et l’on garde bien à l’esprit que la racaille « sent » très bien les choses, et sent si vous êtes faux ou vrai. On n’entre pas dans la provocation car si celle-ci est toujours gratuite et malveillante elle est aussi toujours « réfléchie ». La racaille ne provoque jamais si elle risque d’être prise en défaut par la suite.

-          On se tient le plus droit possible. L’anxiété a tendance à faire s’affaisser malgré-lui le mis en cause et ainsi à diminuer d’autant sa capacité de dissuasion.

-          On garde à l’esprit qu’un coup peut partir à tout moment mais autant que faire se peut on garde les bras plutôt le long du corps pour ne pas éveiller de soupçons. D’une manière générale on tachera d’avoir l’air inoffensif (mais bien droit) jusqu’au dernier moment.

-          Si l’un des racailleux s’approche à deux centimètres du visage pour venir dire des insultes, sans reculer on baissera la tête et louchera un peu pour regarder l’autre toujours bien dans les yeux, ce qui rendra un éventuel coup de tête très peu efficace : au pire on le prendra sur le front ce qui ne fait pas mal ni ne surprend. La tête bien baissée et le menton bien rentré.

-          Enfin on prendra garde aux balayages et on sera bien inspiré de s’entraîner dans un club de boxe ou au moins de taper régulièrement  dans un sac et de posséder une petite lacrymo à jet puissant (au moins 40 cm de jet très serré, surtout pas éparpillé car ça revient au visage).

En résumé : se défendre et laisser venir, se tenir droit et rentrer le menton et forcer son centre de gravité.

Une hostilité cachée et insidieuse

Dans une conquête, la haine des hommes installés et l’attrait pour leurs femmes ne sont pas deux choses différentes, c’est la même chose, le même mouvement, le même vecteur appliqué à différents points du plan.

90 pour cent des maraves de rue, et même des maraves tout court, ont pour point de départ un litige à propos d’une fille. Et lorsque des racailles se maravent pour un « mauvais regard » en fait inconsciemment ils se battent pour tenir leur rang par rapport aux filles, pour être à la hauteur de ce « côté bestial » qu’elles demandent à l’homme, côté qui l’emporte sur le « côté romantique » du « mec gentil », c’est pour cela qu’elles ont une très lourde mais invisible responsabilité dans ces drames ordinaires de la violence. Faire baisser les yeux à l’autre, le « tenir en respect » (leur exacte définition et usage du mot « respect », dont la polysémie éclaire bien des malentendus), c’est diminuer l’autre, et ainsi grandir d’autant en valeur sur le marché de la reproduction, s’arroger d’autant cette confiance en soi, cet allant indispensable à l’initiative masculine, et en dernière instance à l’obtention de rencontres favorables avec le sexe opposé.

« On s’en bat les couilles de la France on est là juste pour vous baiser et prendre la thune », parfois ils la disent enfin la vérité lorsqu’ils sont un peu énervés. Ce discours, rot bruyant de leurs aigreurs rentrées,  c’est l’aveu du paradigme auquel ils adhèrent secrètement.

Emeutes de 2005, des racailles masqués de torchons disent « aya mais là… on est à Jérusa-lem… aya mais là deux petits… deux petits à nous y sont morts là c’est trop ». Texto je m’en souviens. C’est dans un reportage de John-Paul Lepers ou de Kourtrajmé, faut chercher un peu.  Les sales putains d’hypocrites ils n’attendaient que ça, ils souhaitaient la mort « d’un des leurs » pour pouvoir lâcher la bride à la bête qui est en eux. Et comme ils n’ont pas le courage moral d’assumer ils retournent la faute  «aya on nous agresse on nous tue » pour justifier leurs saloperies. 20 jours d’émeutes et deux FDS tués par les racailles : Jean-Claude Irvoas et Jean-Jacques Le Chenadec.

Ils n’aiment pas vraiment les leurs, ils n’en n’ont rien à faire. S’ils les aimaient ils feraient du Malcolm X et pas du Tony Montana prêt à buter son prochain pour une « carotte ».

 

L’énergie de la racaille : le rap

Il suffit pour s’en assurer de regarder une seule vidéo de Cortex Pyramides, Morsay, L.I.M. ou Rallice. Leurs exploits sont facilement trouvables en tapant leurs noms dans Google vidéo. Allez juste pour la forme on regardera la foule présente au Stade de France lors d’un concert intitulé Urban Peace 2 et co-financé par vos impôts, on décryptera le contenu de n’importe quel nouveau morceau de rap français (voir les sites rapadonf et n-da-hood) et on s’étonnera que personne ou presque ne l’ai fait avant soi. Exception notable : le site surlering avait fait ce travail en 2005.

Malgré cela les autorités morales déclarent tranquillement que le plus grand danger sur la toile serait la « fachosphère ». Si quelqu’un d’honnête prenait une seule heure pour naviguer de liens en liens à partir d’un seul des 4 petits exemples cités ci-dessus il comprendrait ce que c’est que le vrai fachisme. Malheureusement les honnêtes gens ont autre chose à faire.

 

L’élite obscène

 « Mais attends Lounès ça a rien à voir là, qu’est-ce que tu racontes ? T’es pas du tout au courant des réalités, déjà concernant ta vidéo là sache que les agresseurs n’étaient ni Noirs ni Arabes mais gitans, que l’association qui a monté cette vidéo il y a sûrement une manipulation derrière et puis il faut rester prudent tu sais il ne faut surtout pas entrer dans l’émotion il faut bien soupeser chaque élément et bien vérifier que la procédure a respecté le droit en tous points et puis la garde à vue et puis le menu en prison et puis(…) »

Claire Vanhooijdonk, avocate belge

« Si j’ai bien compris, le type qui a avoué avoir porté des coups de couteau a été placé en détention provisoire, au bout de 14 mois d’attente (donc de prison sans être jugé… et bim pour la déclaration des droits de l’homme). Son avocat a fait une demande de remise en liberté. La loi prévoit que le tribunal doit répondre dans les 3 mois, faute de quoi le détenu est remis en liberté… Comme il n’y a pas eu de réponse dans les délais, la cour de cassation a appliqué la loi. D’un point de vue strictement juridique ce n’est pas choquant d’appliquer la loi (contrairement à ce que dut l’IPJ). D’un point de vue humain, oui c’est choquant qu’un meurtrier présumé soit remis en liberté. Mais le sujet porte alors sur la capacité des institutions judiciaires a juger rapidement. Aucun père n’acceptera jamais que le meurtrier de son fils ne soit pas puni le plus sévèrement du monde. Mais aucune peine n’est jamais assez sévère. Faut-il pour durcir encore plus les peines? ou faut-il essayer de réinsérer les délinquants? Voilà le débat qui fait osciller le droit pénal dans un sens ou dans un autre. Enfin d’un point de vue humain et juridique, doit on se réjouir qu’un type (même s’il est coupable) reste emprisonné 14 mois sans être jugé? C’est toujours pareil : si c’est le meurtrier de votre fils, vous répondrez oui, si c’est votre propre fils qui est accusé de meurtre, vous répondrez non. Je vous conseille la lecture de Maître Mô (un autre blog) pour avoir un ééclairage in vivo de la justice pénale. Rien n’y est jamais tout blanc ou tout noir, sauf peut être que les monstres qui commettent des horreurs, sont souvent des gens qui ont subi des horreurs. Par ailleurs, vu la façon Maitre Eolas dézingue certains de ses commentateurs, ça m’étonnerait qu’il ne vous publie pas juste parce que vous n’êtes pas d’accord… ;)  »

Lorie de La Vieille Cariolle, avocate française

Lorsque l’obscénité donne le vertige. Lorsque tu comprends qu’en fait les pires flétrisseurs de la majorité silencieuse désargentée ne sont peut-être pas les racailles mais toutes ces demi-élites qui prennent systématiquement fait et cause pour les racailles. Aie seulement le loisir camarade d’écouter parler quelques avocats dans leurs conversations privées, et quelques dirigeants d’entreprise, quelques kinés, quelques ingénieurs, quelques professeurs d’université et tu verras toute la saloperie du monde, toute la lâcheté des gens aisés et tout le triomphe des bourgeois les plus caricaturaux et détestables. Tu verras tout ça, et tu comprendras que tout au bout de la chaîne celui qui porte le poids de cette désertion intellectuelle c’est un père de famille au SMIC attelé depuis 30 ans à la profession qui compte le plus de dépressions et de suicides de France (policier) qui perd son fils unique assassiné par dix racailles ; et que cette personne en question qui s’appelle Joël Censier lorsqu’il prend le risque d’alerter l’opinion via une association spécialisée tellement il est écoeuré de l’injustice (risque parce que sa hiérarchie peut le renvoyer pour « manquement à son devoir de réserve » comme cela est arrivé pour le policier qui avait révélé l’affaire du Noctilien) il se fait contrer et de fait se voit nié dans sa souffrance par les catégories sociales les plus aisées et les plus privilégiées de son pays qui lui répondent en substance que non non monsieur, tout va bien, la justice fait son travail et il ne faut pas trop entrer dans l’émotion s’il vous plaît.

J’avoue que dans ces moments-là j’ai des envies de révolution et de retour de l’ordre moral. Oui le Bien existe et le Mal existe. Honte aux menteurs, honte aux riches qui abandonnent les opprimés, justice pour Jérémy Censier, justice pour Julien Quenemer, justice pour Jean-Jacques le Chenadec, justice pour Jean-Claude Irvoas, justice pour Thierry Simon, justice pour Guy Trilles, justice pour Yann Lorence, justice pour Jonathan Laurent justice pour Pascal Orvain, justice pour Yves Lerebourg, justice pour Johnny Salmont, justice pour Jean-Claude Eymery, justice pour Jonathan Vioud, justice pour Fabien Fornies, justice pour Romain Benavent, justice pour Laurent Francazal, justice pour David Estournel, justice pour tous les Français innocents persécutés par de la sale racaille et abandonnés par les élites de ce pays.

Premièrement lorsque l’on se dit chrétienne la moindre des choses est de prendre parti pour l’innocent contre le méchant et pour son prochain avant l’étranger.

Deuxièmement si l’on se permet de donner son avis sur une affaire d’assassinat l’élégance minimum consiste à se ranger à 100% du côté de la famille de la victime. Quand bien même on aurait des objections à murmurer on prendrait soin de se taire par souci de charité et de pudeur, afin de ne pas proférer une seule parole qui ne soit pas motivée par une pure empathie envers la famille du défunt.

Troisièmement lorsque l’on porte des noms aussi grotesques et caricaturaux que ceux des avocates cités plus haut, que l’on vient de souches nobles, que l’on possède un cheval, que l’on a grandi sous de hauts plafonds à moulures, que l’on a été élevée dans un environnement surprotégé bien loin de l’insécurité et que l’on a fait HEC, la moindre des rétributions pour tous les bienfaits que l’on a reçu est d’aimer, de protéger et de sauver son prochain c’est-à-dire son compatriote surtout s’il est moins bien né que soi, chaque fois qu’on le peut. Et ce Joël Censier en l’occurrence qu’était-il d’autre que le pauvre, l’affligé et le spolié des Psaumes? N’ont-elles pas décelé, les commères, la figure de l’innocent opprimé pourtant quotidiennement re-racontée dans les « lectures du jour » ? Vous devriez demander PARDON.

Le piège du bavardage

La plupart des gens encroûtés dans l’antiracisme disproportionné le sont non par intérêt de classe mais par ignorance. Ils ne sont pas au courant de la clameur de la rue, ils ne comprennent pas l’époque dans laquelle ils vivent.

Ils ont oublié de se taire. Ils ont été gâtés de mille avantages et n’ont pas été assez giflé par un père et par la vie, ils ont cru qu’ils pouvaient impunément donner leur avis sur tout et rien et que leur avis ne portait à aucune conséquence.

Ils adhèrent au bombardement idéologique: le Bien n’existe pas, le Mal n’existe pas. Il n’y a pas de vérité. Il y a des vérités, il y a du pour et du contre, il y a du gris et c’est à eux les initiés les sages qu’il appartient d’en extirper les tons les plus clairs.

Lorsque l’on appartient à l’élite (universitaires, avocats, médecins, finance, marchands à haut revenus, ingénieurs…) tout ce que l’on dit et fait pèse plus lourd dans le monde. On connaît des gens importants, on est parfois invité à donner son avis sur un sujet et à être écouté ou lu par beaucoup de gens, on travaille au cœur des sujets de société les plus sensibles. Or si la plupart de ces gens sont d’accord pour jouir du statut de l’élite ils sont très rarement partants pour en assumer les responsabilités.

Croire que tout se vaut, que tout est plus ou moins gris avec du pour et du contre, c’est la condition sin equa non de l’impunité de la racaille et de la perpétuation du mal. Parce que lorsque l’on donne 50% de temps de parole au Bien et 50% de temps de parole au Mal c’est le Mal qui triomphe. Mais c’est agréable de se voir promu à une position d’arbitre, on se sent important. En Juin 2006 sur le plateau de Tout le monde en parle, Michel Boujenah se faisait ainsi l’arbitre d’un débat entre le rappeur Monsieur R et un député. L’objet de la controverse était un clip d’une obscénité et d’une lâcheté sans nom, mais le bon Boujenah s’était lancé à un moment dans un plaidoyer en faveur des valeurs républicaines, admirable consensus qui permettait de voir ce soir ces deux antagonistes discuter dans la paix et ça c’était formidable, jurait le comédien.

Vous prenez une injustice bien ignoble et bien lâche. Vous attendez que les parties civiles se constituent. Vous agonissez alors ces derniers de « oui mais… », de « je comprends votre douleur mais… » et de « je suis d’accord avec vous mais… ». Vous laissez le temps passer, la situation pourrir et le désespoir agir. Vous obtenez ainsi toutes les conditions nécessaires à la perpétuation d’autres injustices plus ignobles et plus fréquentes.

On appelle ça relativiser. Il y a du pour et du contre. Finalement peut-être que… Non non non attends j’ai pas dit ça, j’ai dit que… Non non non je ne défends pas du tout l’assassin je dis juste que normalement la procédure aurait dû… Tu sais il faut pas le prendre si… Je crois que rentrer dans l’émotion d’une affaire c’est pas… N’empêche, quand on regarde tout ça avec objectivité on voit que… Faut se méfier tu sais des initiatives qui…

Affaire de l’IPJ, affaire du Noctilien, mille autres affaires qui ne sont pas parvenues à nos oreilles… Des injustices bien identifiées, bien indiscutables, bien énormes. Et non seulement personne ne se révolte mais en plus lorsque quelqu’un ouvre sa gueule c’est pour trouver que c’est peut-être une manipulation, que peut-être il faut se méfier de cette initiative, qu’il ne faut pas créer un climat de peur, que les racailles sont issus de milieux pauvres, que… Et non seulement les coupables sont défendus et relâchés mais en plus les policiers courageux sont arrêtés, licenciés et conspués puis en dernière instance, abandonnés et jetés dans l’oubli. Tout cela n’arriverait pas si l’élite avait encore une conscience morale. Tout cela n’arriverait pas s’il n’y avait pas la désertion et le bavardage.

Le voilà ce bavardage la voilà cette véritable justification du culot de la racaille, sa photosynthèse, sa certitude d’être excusée. A chacun des mots de ce bavardage dont la finalité est de justifier la racaille ce sont des flèches qui s’enfoncent sous la peau d’innocents que nous ne connaissons pas encore. Dans la bouche de l’élite menteuse il y a déjà en germe le coup mortel qui abattra le prochain Jean-Claude Irvoas.

Ce n’est pas la pauvreté qui engendre le crime mais l’opportunité d’un gain facile et sans risque. Le comportement criminel est une réponse rationnelle à des incitations et des opportunités. La criminalité baisse ou augmente en réponse à ses coûts attendus en termes de probabilité de punition.

Qu’est-ce que la racaille ? C’est le bras armé idiot utile d’une parole anti-française et anti-blanche portée par de nombreux sociologues et leaders d’opinion de plateaux télé, parole qui constitue une sorte de concentré de haine mais qui est délayé en boue par tous les autres, les petits tiédasses d’élite qui produisent une médiation jusqu’à la majorité silencieuse, pour relativiser le truc. Et comme des cons on réplique, on s’interroge, on écrit (comme moi) bref on alimente cet inextricable BAVARDAGE qui ne mène nulle part. Un feu s’allume quelque part, aussitôt un contre-feu est allumé, et un contre-contre-feu et ainsi de suite, et les racailles s’échappent par la sortie de secours et le désert prend encore un petit morceau de territoire et d’autres Joël Censier pleureront demain le meurtre d’autres Jérémy.

Correction : il y a une finalité au bavardage. C’est de dépenser l’argent public. Après des années d’interminables débats pourris par la lâcheté des uns et la mauvaise foi des autres on conclura qu’il faut « davantage de moyens ». Un exemple. En 2010 suite aux agressions à répétition dans les collèges et lycées du 95, des budgets ont été débloqués pour incorporer des « cours de citoyenneté » au programme habituel. Pour y avoir assisté je peux dire ce qu’il s’y passe. Le professeur, drapé dans une fausse dignité va prendre la parole, pharisien soucieux,  »citoyenneté… Qu’est-ce que c’est la citoyenneté? ». Mille bras se lèvent… Soumaya puis Boukriba puis Wayans puis Kevin puis Houzkrib égrènent les uns après les autres la monotone litanie des  idées chrétiennes devenues folles   »oué mais faut aussi que l’autorité y nous respectent. Ché pas quand on voit ski dit sarkozy alors que c’est le président vous trouvez c’est bien ça? ». Voilà le retour sur investissement de millions d’euros d’argent public.

Les conclusions? ‘‘Davantage de moyens ». Des sommes colossales disparaissent en pure perte dans des rénovations. Sait-on que l’un des lycées ou une agression à l’arme blanche avait eu lieu venait juste d’être entièrement rénové ? Un cran de plus de descendu dans le chaos. Voilà le bilan, le véritable résultat des courses.

Soutenir la police

Des châtiments impitoyables contre la racaille, contre l’esprit racaille, voilà ce qu’il faut. Les taper au portefeuille, 72 heures de GAV, punir les parents qui laissent sciemment leurs enfants dangereux dehors, les traquer les épuiser les ruiner les écœurer voilà ce qu’il faut. Ceux qui entrent dans la violence gratuite, ceux qui attaquent les faibles, les moins nombreux, ceux qui attaquent lâchement, pour ceux-là aucune pitié, aucune. Le portefeuille voilà la solution, et le travail d’intérêt général.

Il suffit de dire cela pour soudain réveiller le « bon cœur » endormi de tous les lâches. Comment ? Cette sévérité ? Ah non, not in my name, moi je n’assumerai pas cela. Et c’est bien le problème c’est que personne ne veut assumer d’aller au bout des choses. On dira qu’il y a un problème, qu’il y a du pour et du contre et que tout cela est compliqué, oui c’est tellement plus commode ainsi. On laissera les autres se mouiller, par exemple les FDS qui élèvent des enfants dans des zones mal famées, on les abandonnera bien à leur sort et si on les voit exiger un peu de sévérité on les traitera de facho. Et le tout en restant bien à l’abri de la merde, bien rassasié de confort. Une attitude aussi abjecte s’explique en réalité par des critères très simples. On se pique de défense des racailles lorsque l’on n’a pas d’enfants. C’est lorsqu’on a quelque chose à protéger dans le monde que l’on se sent d’un coup brutalement concerné par le monde qui nous entoure. Or les bobos et les élites ne font pas d’enfants, allez peut-être un ou deux dans des cas exceptionnels et encore.

Pour que des peines réellement coercitives soient appliquées il faut que l’élite pousse en ce sens. Or les avocats qui sont par essence des girouettes (un jour on défend le salaud et un jour l’innocent) militent presque systématiquement pour le laxisme et enrobent cela de tout leur baratin grotesque (« en l’espèce », « attendu que » etc), bien dans leur posture de charlatan qui étouffe le débat de formules ampoulées, rendant ce dernier complètement illisible.

L’élite devrait soutenir la police qui lui permet de vivre en sécurité, devrait donner aux orphelins de la police et à toutes ses bonnes œuvres. L’élite devrait monter au créneau lorsqu’elle est invitée dans des débats, des conférences ou des interviews diffusés au grand public afin de soutenir, de légitimer et d’expliquer l’action de la police dans les différentes affaires d’actualité.

La catégorie la plus haïssable de toute la société

Nous vivons et pensons sur des fondamentaux complètements mensongers et caducs. Parmi ce gros tas de fumier de la pensée automatique il y a l’image que nous avons été entraînés à nous faire de la catégorie désignée comme la plus haïssable de toute la société : ce serait l’homme blanc adulte hétérosexuel si possible catholique. Ce monsieur-là essentialisé et unaniment détesté est coupable des tares suivantes :

-          Il est « bourgeois » : il gagne de l’argent et habite dans un logement assez confortable et ne veut pas distribuer son argent aux gens qui habitent dans les HLM.

-          Il est « de droite » : il se tient avec un certain maintien, porte des vêtements neutres, a les cheveux bien coupés et est plutôt partisan de l’ordre et de la morale contre l’anarchie.

-          Il est « brutal » : il est Blanc et français de souche (FDS) en France, pays de longue tradition martiale et patriarcale dont il ne se sent pas assez coupable, au contraire il est partie prenante d’une longue histoire au cours de laquelle la France a été puissante.

-          Il est « arriéré » : il vient d’une région française qu’il chérit et est porteur d’une identité particulière avec ses codes et ses habitus et entend vivre chez lui de cette façon-là au lieu d’adopter la culture des étrangers.

-          Il est « obscurantiste » : il va éventuellement à l’église catholique qui cherche certainement à profiter du peuple maintenu dans l’ignorance pour le mystifier, et qui est responsable de nombreuses iniquités depuis le Moyen-Âge.

-          Il est lâche, colonisateur, hypocrite, suspect, peut-être même fasciste (« facho »), tout ce que l’on veut.

Mais en réalité en France depuis 1990 qui sont les bourgeois? Qui sont les fachos ? Qu’on identifie bien quelle classe sociale remplit quel rôle. Qui sont les skinheads ? Qui sont les arriérés ? Qui sont les obscurantistes ? Qui sont les lâches ? Qui sont les colonisateurs ?

Réponse : les racailles, toutes les racailles, rien que les racailles. Ce sont les racailles les bourgeois qui n’ont de considération que pour les titres, l’apparence et le luxe. C’est les racailles les skinheads qui ont le crâne rasé et fonctionnent par pure solidarité raciale et agressions gratuites contre les autres races en les désignant sans honte et en disant « enculé de ta race ».  C’est les racailles les nazis qui exaltent leur animalité et s’inventent des mythes et des martyrs pour justifier leurs nuits de cristal. C’est les racailles les arriérés qui restent crispés sur des  traditions barbares, sur des hiératiques grossières et une pensée automatique et primaire. C’est les racailles les obscurantistes disciples d’une religion crispée sur une trouvaille tautologique (Il n’y a de…) qui légitime très fréquemment dans ses textes sacrés de recourir aux massacres, aux viols, au pillage et au mensonge. C’est les racailles les lâches duplices qui ont un double discours facile : l’amour du « bled » mythifié et porté aux nues alors qu’ils ne comptent ni y habiter ni y apporter une aide matérielle. C’est eux les colonisateurs, c’est eux les esclavagistes, c’est eux les homophobes, c’est eux les misogynes, c’est eux les gros beaufs incultes, c’est eux les sadiques qui répandent le mal, c’est eux et pas les autres c’est aussi simple que ça. Tout le monde le sait mais personne ne les attaque ni physiquement ni intellectuellement parce que tout le monde a PEUR.

Y-a-t-il des sceptiques ? Alors un petit conseil comme ça, gratos. Si tu veux savoir à quel point de saloperie en est rendu la racaille, ce qu’elle est et ce qu’elle fait concrètement, va donc t’asseoir sur les bancs du TGI le plus proche un jour d’audience, et reste là pendant toute la séance. Là tu vas voir. Là tu vas apprendre.

Lâcheté, laideur et violence

La racaille est raciste. Que l’on se renseigne sur ce qui arrive aux Blancs qui, parce qu’ils sont paumés et en recherche de camaraderie virile se lient d’amitié avec la racaille. Regardez K-Libre. C’est affreux, affreux a regarder. Et comme il a tourné, le sort que lui ont fait ses «frères », et pourtant il avait donné tous les gages de bonne conduite, s’était même converti, avait tout adopté, tout hallal-bouffé. Malgré tout cela il a quand même été considéré comme un Blanc et un Dhimmi, et a fini comme tel. Parce qu’en face, tout blakblanbeur qu’ils se prétendent ils pensent et agissent en blacks et en beurs. Qui à honte d’être un negro a part Mickael Jackson ? Booba « Double poney ».

Eux ils ne respectent pas par libre adhésion mais par soumission au plus fort. Leur mot « respect » connote « tenir en respect », pas « avoir du respect ». Et le plus fort ils le testent en permanence pour vérifier qu’il est toujours le plus fort. Ne l’est-il plus ? Montre-t-il des signes de faiblesses ? Aussitôt c’est la curée. Des loups, des hyènes.

Comment a été tué Jean-Claude Irvoas ? Et Jean-Jacques Le Chenadec ? Et Yann Lorence ? Et les dizaines de Sébastien, de Kevin et de Cyril depuis toutes ces années ? Réponse : la curée. Seuls contre plusieurs, façon pogrom, façon Mogadiscio (La chute du faucon noir, histoire vraie).

Pourquoi hurlent-ils et réclament-ils des choses ? Pas parce qu’ils sont opprimés. Mais parce qu’ils ne sont PAS opprimés. Ça joue les mâles mais c’est tout femelle en vrai. Ils ne détestent rien tant que la liberté. Ils y sont dans le vide, ils y sont perdus. Ils souhaitent profondément une bonne dictature bien oppressive pour pouvoir jouer le seul rôle qu’ils connaissent, celui de victime. Preuve en est l’exemple systématique de leurs sociétés au « bled ». Pas un seul des 53 pays d’Afrique qui ne déroge à la règle « dictature racketteuse corrompue et obscurantiste ». Parce que l’être humain veut jouir et ne pas prendre la vie au sérieux. Et eux c’est comme ça qu’ils jouissent.

Le problème étant cet accent dégoûtant, résidus de ces langues maternelles effroyablement gutturales, qui sonnent aux oreilles comme un râle de vomissement ou d’égorgement c’est selon. Richard Millet faisait à juste titre remarquer que très étrangement, cet accent se transmet au fil des générations, et que c’est là une preuve concrète d’absence d’intégration. Idem pour le choix des prénoms donnés aux enfants. Mais revenons à l’accent. L’accent et les simagrées, ces façons d’agiter beaucoup les mains comme si leurs paroles étaient tant profondes qu’elles nécessitent l’appui d’une gestuelle. Une gestuelle disgracieuse un code kinésique et proxémique qui chez nous connote la menace. Différence culturelle te revoilà, gouffre même lorsque leur entêtement à « conservé lé tradissions » a pour résultat de paraître quoi qu’ils fassent, agressifs, violents.

Mais au fond est-ce qu’ils paraissent violents ou est-ce qu’ils sont vraiment violents? Pour répondre à cette question nous prendrons l’exemple du « discours de Ratisbonne » de Benoit XVI. Le pape lit un texte dans lequel il cite un auteur qui dit en substance qu’il se désole de voir que les muslims sont violents. Et aussitôt les muslims dans le monde réagissent non pas en disant « comment nous violents mais pas du tout ! » mais précisément se livrent à un déchainement de meurtres de chrétiens, d’incendies d’églises et de pogroms bien lâches et accomplis en situation d’écrasante supériorité numérique. « Tu pues de la gueule » dit le philosophe au  bouffeur d’ail cru, et ce dernier de de lui gueuler en face en soufflant très fort « comment ? Moi j’pue d’la gueule ?? Moi j’pue d’la gueule ?? ». Eh bien les aberrations intellectuelles de ce calibre-là sont la spécialité de la racaille.

Un autre exemple survolé tout à l’heure. Ils s’appellent entre eux les racailles depuis les années 1990 c’est une chose acquise. En 1999 le groupe 3ème Œil a sorti « Hymne à la racaille de France ». En 2005 Sarkozy a dit « les racailles ». Mais par une tartufferie incroyable dont eux seuls ont le secret, tartufferie et bigoterie très profondément ancrées dans leurs codes, mode de vie et rapport à l’autre (les « frères », le « respect », la « pureté »)… Par une tartufferie donc, et en hurlant très très fort et en agitant bien les bras et en jouant bien à l’innocent opprimé ils arrivent à faire croire que « racaille » c’est insultant pour eux et que ce mot vient de l’extérieur alors qu’ils s’appellent comme ça entre eux, alors que c’est un putain de titre de gloire depuis des dizaines d’années et qu’ils le savent très bien et qu’ils chérissent cette cachotterie dans le secret du fond de leur trou du cul, que c’est la version souterraine du mot « lascar » qui désigne un mec de préférence arabo-musulman ou noir qui vit de la société sans en payer le prix. Traire la vache sans la nourrir, faire le lierre sur l’arbre sain, prospérer sur la bonté des Blancs. Mais alors pourquoi ils ont joué les indignés à propos du mot « racaille »? Parce qu’ils savent qu’il y a le BAVARDAGE, ils savent que ces cons de FDS vont se mettre à palabrer sans conclure pour savoir si c’était bien ou pas que Sarkozy ait dit ce mot-là. Parce que les racailles connaissent très bien le terrain intellectuel français, ils savent très bien à quel point il est gauchi en leur faveur ce terrain, à quel point la plupart des Blancs sont corrompus par l’espoir de gagner de l’argent et des honneurs et qu’ils vont bavarder beaucoup puis fermer leurs gueules.

Mais c’est extrêmement difficile de parler de cela. Parce qu’il faut opérer une jonction dans le langage et dans les classes sociales, dans le sens que l’on donne aux choses, une jonction dans les mentalités. A la limite ce n’est pas à moi de prendre la défense de la race blanche : je n’en suis pas vraiment. De la même façon qu’il est extrêmement difficile de parler du rap. C’est comme s’il fallait traduire des mots d’une langue à l’autre, avec tous les risques de tomber dans le grotesque que cela comporte. Exemple : les cons à lunettes « penseurs » du rap qui essaient de démontrer que Booba serait proche de Céline etc… Coller de l’analyse universitaire sur de la culture urbaine ça a toujours basculé dans le grotesque, qu’il s’agisse de skateboard, de graffiti, ou de racailles.

« Je vais t’apprendre à devenir un vrai américain, c’est simple : tu encaisses et tu fermes ta gueule. »

A Tombeau Ouvert, Martin Scorcese

Ils font genre qu’ils sont amicaux, qu’ils sont avec la France mais qu’on regarde les faits. Ils ne sont pas partie prenante de son histoire, ils n’ont pas payés pas encaissés en fermant leur gueule toutes les insultes contre l’identité française. Au contraire ils essaient de faire jouer la culpabilité en s’inventant un grand père tirailleur sénégalais. Tu parles en fait c’était un vague grand oncle jamais connu qui était réserviste vite fait mais après la guerre. Ils sont « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours ». Et puis de la part de gens qui ont facilement cent cousins sur Paris on voit gros comme une maison l’obscénité du mensonge. C’est tellement facile pour eux. Suffit de s’appuyer sur la barque et d’y peser. Ils n’ont pas payés pas endurés pas charbonnés, rien. Ils prétendent ils revendiquent ils réclament… Ils assemblent trois planches et ils hurlent à l’exploitation ouvrière. Qu’ils viennent voir la vie des ouvriers caucasiens, celle des paysans, des bosseurs ordinaires de cette France profonde si facile à mépriser, des bonhommes qui assument des familles et qui ramènent du blé sur la table produit de leur travail et pas des allocations de l’Etat. En quoi sont-ils le moins du monde privilégiés ces gens-là ?

C’est bien joli d’insulter courageusement les Blancs. Les autres Blancs de France, les ruinés qui ne font plus d’enfants, coupés de toute tradition et continuum, livrés cul-nu aux plus vaillants poignardeurs dans le dos, dévitalisés et à un contre dix dans un pays qui ne leur appartient plus. Trop facile là ce n’est pas de ton calibre ça Youssoupha. Pour montrer ta valeur va donc faire la même à des casuals de Huddersfield, de Inverness, de Stoke-on-Trent… Là tu impressionneras. Mais à mon avis tu n’iras pas. Tu resteras en France à t’inventer une vie de conquérant et à toucher frauduleusement le RMI comme un lâche, bouffi d’orgueil et de prétention.

Le trait le plus caractéristique de la racaille est la lâcheté. Frapper l’autre à plusieurs ou avec des armes. Mais surtout s’attaquer à des gens qui ne peuvent pas se défendre. Si les racailles étaient les descendants des communards on pourrait leur accorder un certain mérite. On peut aimer ou pas les communards mais il faut leur reconnaître un certain courage pour avoir assumé la responsabilité de l’indépendance (pas pour avoir massacré des centaines d’innocents). Bref. La lâcheté donc, et un exemple. Le rappeur Mokobé a toujours été en première ligne lors des interviews du 113 sur Canal+ pour dire que les Blancs sont méchants que les Noirs sont discriminés. Depuis quelques années il est dans tous les combats « Africa is the future », genre le militant africain intransigeant. Eh bien récemment il a serré la main de Bernard-Henri Lévy et a fait un clip avec Arielle Dombasle. On pense ce que l’on veut de BHL. Mais Mokobé lui, ne pouvait pas ignorer que BHL et son père ont géré une entreprise de bois précieux en Afrique. Est-ce que le terrible militant Mokobé a fait au puissant BHL la moindre remontrance ou émis une ébauche de plaidoyer contre « le pillage de l’Afrique », poncif que lui et ses potes sont si prompts à répéter ? Nenni. Et voilà ce que c’est la racaille. A 10 contre 1 sur MC Jean Gab1 et bien aimable bien gentil devant les puissants. Tout est à sa place.

La majorité silencieuse

Il est un mensonge criminel qui énonce que  »les blancs » seraient privilégiés… Alors que le tout petit point d’avance que détient cette majorité silencieuse, elle charbonne tous les jours pour le gagner et pour le conserver.  Cette parole de haine et de jalousie constitue la raison d’être même des racailles (« ils nous ont fait ça, il faut qu’on leur fasse ça pour se venger») et les élites qui encouragent la propagation de cette parole sont des criminels qui ont sur leurs mains le sang de Jean-Claude Irvoas et de tous les autres.

D’une certaine manière nous pouvons nous aussi être la racaille d’un autre. Un exemple. La formation de l’Afrique du sud, du Texas, du Colorado, du Québec. Ce sont des petits Blancs de rien du tout qui ont travaillés comme des damnés pour se payer le trajet en bateau puis en chariot, pour défricher des forêts, construire une cabane, planter du maïs, vendre des récoltes, acheter du bétail, l’élever, agrandir la cabane, placer des clôtures, et décéder après 40 ans d’efforts continus… Des milliers de gens partis de rien, qui se sont gelés l’hiver par moins 30 degrés dans 4 mètres sur 4 en fermant leurs gueules et en priant Dieu de ne pas crever encore maintenant, de pouvoir améliorer encore un peu la propriété pour la transmettre à leurs enfants. Or à l’école que nous a-t-on appris à part insidieusement jalouser et mépriser cet esprit pionnier, cet esprit courageux et authentiquement libre ? Que l’on se souvienne avec quel acharnement on nous a fait rentrer dans la tête que « les zaméricains y zont tout volé leurs richesses aux pauvres et gnagnagna ». Les trois quarts des européens sont les racailles des WASP.

La vie de la majorité silencieuse blanche est une vie absurde dictée par l’argent. Houellebecq, Céline, Zola, tout ça… Des gens qui souffrent et qui l’acceptent absolument. Ce sont les sacrifiés en première ligne, après eux le chaos, ce sont les premiers de cordée, les chevaux de trait avec œillères qui emmènent tout le reste de l’humanité. Leurs sociétés leurs existences sont des cratères dévastés. La damnation c’est d’ignorer la cause de son malheur ? Comment ne pas appliquer cet aphorisme à ces millions de Caucasiens qui tous bouffent 3 repas par jour, ne manquent d’aucune chose matérielle mais qui ne comprennent pas pourquoi ils vivent. Coupés du bien commun, coupés de leur patrie coupés de leur famille, coupé de la transcendance, de la transmission… C’est la dignité qui leur fait fermer leur gueule parce que l’on ne réclame pas, c’est comme ça. C’est la « misère digne » expliquée par Céline, tout le contraire de la posture de victimisation qu’adoptent les « minorités ».A ce titre il y  a deux communautés qui sont véritablement écrasées dans ce pays et qui encaissent en silence, ce sont les Asiatiques et les Français de type caucasien.

La police : l’aubaine

La violence de la racaille s’exprime sur les innocents et sur les policiers s’ils sont dans les parages, mais dès que ces derniers se retirent voilà qu’aussitôt les racailles s’enculent entre eux. En fait la police est une aubaine pour eux dans la mesure où elle les empêche de s’entretuer, ils n’ont jamais compris cela. C’est grâce à la police que les cités rivales de Chanteloup et du Val-Fourré sont encore aussi florissantes de racaille, ironie de l’histoire. Et c’est très bien comme ça, c’est la preuve que « nous » (miroir de ce « vous » qui dans la bouche des racailles désigne les policiers et les FDS, c’est à dire « la France ») on ne cherche pas la vengeance mais la justice malgré toutes les saloperies et iniquités qu’il y a en face.

 

La dernière image a été supprimée pour des questions de droits d’auteur. VV

 


Pour l’IPJ

Droit — Article écrit par le 19 novembre 2011 à 14 h 28 min

Reprenons le pacte 2012 pour la justice. On dit tellement de mal sur l’IPJ en ce moment, sur rue89, arrêt sur images et autres, qu’il me semble quand même obligatoire de rappeler une petite chose qu’on ne saurait leur enlever.

Le système judiciaire et ses acteurs se retrouvent très loin d’une bonne partie des français aujourd’hui. Nombreux sont ceux qui ne comprennent plus leur justice. Ils le disent à voix haute, ils le disent dans des sondages, ils le disent chez eux, dans la rue, dans les bistrots et jusque dans l’enceinte des palais de justice.

Ce n’est pas un putain de hasard si des ministres de la République ne prennent pas trop de gants pour taper de temps en temps sur certains acteurs de notre justice, ce n’est pas une fichue coïncidence de fou si Sarkozy proposait il y a encore peu d’introduire des jurys populaires pour les délits les plus graves.

Que les acteurs de la justice se reprennent sérieusement s’ils ne veulent pas que l’IPJ soit le seul à répondre à ce désarroi.

Car chacun sait qu’une justice qui n’est plus comprise par une majorité du peuple perd de sa légitimité. Cela ne saurait être tenable longtemps. Et, aujourd’hui, cette question n’est plus le seul problème des politiques. Pourquoi ? Parce que la magistrature a, contrairement à la tonalité des gémissements qu’elle pousse parfois, une marge de manoeuvre qu’elle n’a que jamais ou rarement eu dans l’histoire. Du JLD qui s’en aménage confortablement une en dépit des lois au JAP qui détricote les peines à sa guise en passant par les « juges correctionnels » qui possèdent une liberté quasi-totale en matière d’établissement de la peine dans le cadre très lâche de la loi, il faut constater que la tonalité de la réponse pénale est largement entre les mains de la magistrature. Démission des politiques ? Théories du droit farfelues ? Sans doute. Toutefois chaque français sent, même confusément, qu’on pourrait faire mieux. Et alors il faut les entendre, il faut entendre le CSM, etc. Pour comprendre que la magistrature est éminemment responsable de cette situation.

Les seuls qui y perdent vraiment sont les français.

Mais, reprenons le thèmes et propositions développées succinctement par l’IPJ dans son pacte, points par points, et essayons d’améliorer le package.

  1. Le premier point du programme de l’IPJ est aussi le plus problématique. Tout d’abord l’Etat n’a pas à garantir l’accès des victimes et/ou familles de victimes à un avocat qui deviendrait alors commis d’office. Il existe déjà assez de droits opposables ubuesques. Néanmoins, il convient de faciliter l’accès des victimes à l’aide d’un avocat, en aidant aux démarches visant à obtenir des aides financières. Ce qui n’est pas du tout la même chose.Ensuite, on ne voit pas pourquoi la partie civile devrait avoir la possibilité de faire appel. Il faut garder en tête qu’on rend justice au nom du peuple français. Que les parties civiles aient le droit de faire valoir leur point de vue, c’est hautement souhaitable, mais ce serait un réel renversement de perspective que d’agir autrement.
  2. Concernant le deuxième point, dit de l’impunité zéro pour les attaques aux personnes, il faut rentrer dans une autre cohérence. Les peines plancher automatiques sont une bonne idée. Mais, elles n’ont de sens que si la proposition introduisant des jury populaire pour juger des délits les plus graves (et non pas la proposition visant à l’introduction des jurys populaires pour l’application des peines qui est, elle, une fausse bonne idée), c’est à dire ceux qui touchent justement aux personnes, finit par être abandonnée. En effet, l’idée qui devrait être privilégiée par l’IPJ est de redistribuer le pouvoir au peuple français avant de limiter la marge de manoeuvre des magistrats. Ce n’est que par défaut que des peines plancher automatiques (tout tient dans le automatique, et une récente votation Suisse permet de mesurer le fait que les peuples y sont tout à fait favorables) doivent être instaurées. L’IPJ ne dit rien de cette proposition visant l’introduction de jury populaires en correctionnelle.

    C’est dommage.

    Sinon, à défaut, le principe de ces peines plancher automatiques me semble éminemment souhaitable. Il m’apparait injuste de faire payer (médiatiquement) à un magistrat le fait qu’un délinquant récidive. Il m’apparait donc tout aussi absurde de lui laisser une quasi totale liberté dans la fixation de la peine en cas de récidive en matière délictuelle. La société, si elle ne peut faire reposer la responsabilité sur les épaules des magistrats, a sa part de responsabilité à prendre. Cela peut passer par des jury (il vaudrait mieux) ou cela peut passer dans l’établissement d’une peine plancher automatique.

  3. Le troisième point concerne l’application effective des peines. Il n’y a pas grand chose à dire sur la prison. Il en faut plus. Déjà parce que les conditions de vie des détenus sont déplorables et non supportables. Ensuite parce que la surpopulation ne permet pas de séparer les populations. Je ne vois guère d’avantages à ce que le petit voleur de voiture se retrouve à côté de l’agresseur. Ni pour le voleur de voiture, ni pour la société. Enfin, parce que, bien entendu, il convient que les peines de prison prononcées soient effectuées.

    Reste la question de l’application des peines. Vaste sujet. A mon sens, il convient déjà, là encore, de redonner un peu de pouvoir au peuple français, c’est à dire aux jurés, et donc d’en retirer un peu au Juge d’Application des Peines (JAP). Je pense, pour ma part, à la peine de sûreté. Celle-ci ne doit ne plus pouvoir être trafiquée par exemple (sauf cas exceptionnels, voir loi Kouchner par exemple). Et il convient, dans le même temps, que celle-ci puisse englober l’intégralité de la peine prononcée (on pourra donc voir du vingt ans de réclusion criminelle avec vingt ans de sûreté) et qu’elle soit applicable pour tous les crimes relevant d’une cour d’assise. Reste, après, à responsabiliser les jurés.

  4. Concernant le point sur les « criminels dangereux » (le terme est de l’IPJ), je suis en désaccord. Ce qu’il faut ce n’est pas une sorte de rétention de sûreté qui ne dit pas son nom, ce qu’il faut c’est des peines de prison qui peuvent aller jusqu’à perpétuité avec des peines de sûreté de trente ans. Il n’y a pas vraiment besoin d’en faire plus. Guy George ne sortira pas en 2020. Et s’il sort, il aura 57 ans. Ce n’est pas une garantie absolue. Mais aller plus loin me semble difficilement soutenable.
  5. Reste le cinquième point, c’est à dire l’élection du procureur. J’y suis pour ma part favorable. Bien entendu cela n’empêche pas d’autres biais que ceux qu’on peut constater actuellement. Mais dans notre situation actuelle… Quant à ouvrir au public plus largement, il n’y a pas grand chose à dire sur le principe, on peut même songer à y faire entrer les caméras plus souvent.

Bien entendu, tout ce qui précède sera inévitablement perçu comme un exercice prétentieux de ma part. Ce qu’il est. Et limité aussi. Il y a un tas d’autres sujets dont on pourrait parler, notamment la détention provisoire, mais pas uniquement, je pense à la garde à vue, la culture de l’aveu, etc.

Cependant, si la vidéo de l’IPJ avec Joël Censier fonctionne, il faut observer que des éléments de cette vidéo, jusqu’à sa présentation, fournissent de bonnes raisons à un tas de gens de se détourner de l’IPJ. Peut-être ceux qui seront rebutés par cette vidéo ne sont pas le public de destination de celle-ci. Mais je crois tout de même qu’il y a quelques erreurs grossières dedans. La communication de cette association se retrouve donc à la fois percutante et maladroite. Peut-être est-ce inévitable si on veut parvenir à se faire entendre. Mais le revers de la médaille, et c’est le plus tragique, revient dans le fait que les propositions de l’IPJ pourraient, en réalité et avec quelques menues modifications à mon sens, être encore plus largement partagées par la population française.

Les deux axes que j’aurais donné -dans mon génie incompris- à leur communication serait de rendre le pouvoir au peuple, au nom duquel la justice est rendue -et de responsabiliser ce même peuple.

Ce n’est pas aux victimes qu’il faut donner plus de pouvoir, c’est au peuple français.

Après je ne sais pas si la responsabilisation est un principe si vendeur que ça face à l’opinion publique, mais je crois que ça se tente.

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Instrumentalisation

Droit — Article écrit par le 17 novembre 2011 à 20 h 16 min

Oui, cent fois oui, le meurtre de Jérémy Censier se voit aujourd’hui instrumentalisé par l’Institut Pour la Justice (IPJ).

Remarquez, je connais des avocats bloggeurs qui font de même avec d’autres faits divers afin de nous sensibiliser au problème des sans-papiers. Ah… La paille, la poutre tout ça…

Nous y reviendrons.

Oui, cent fois oui, le récit fait par son père -dans une vidéo mise en ligne- tient plus par l’émotion que par la raison. Mais entre cette vidéo et le compte-rendu qui en est fait par Eolas, il y a un monde. Un monde dans lequel il y a certainement la place pour moins de pathos, mais aussi pour un peu plus de vérité -et avec le même matériel.

Mais reprenons, nous aussi, depuis le début.

Un jeune homme qui s’interposait dans une rixe a été poignardé au vu de tous par un de ses participants. Plusieurs fois. Il s’effondre au sol. Les autres individus impliqué dans la rixe d’origine se mettent alors à le frapper, ensemble, à coups de pieds et, semblerait-il également, de poings. Voire à lui sauter sur la tête. Deux jeunes venus pour aider la victime sont également roués de coups par ces individus. Qui se sont rapidement enfuis.

Ce sont les faits.

Bruts.

Eolas considère qu’il faut bien conserver entre guillemets les termes de « barbarie inimaginable » cité par le père de la victime.

Eh !

Je tendrais plutôt à le rejoindre.

S’il s’agit bien entendu de barbarie, celle-ci est tout à fait imaginable étant donné que les faits judiciaires dans lesquels on retrouve ces comportements de meute, que chacun pourra caractériser plus avant comme il l’entend, ne sont pas si exceptionnels que cela. Quotidiens même. Certes, cela ne se termine pas forcément par un mort. Mais voilà. Le petit plus de cette affaire se trouvant justement dans le fait qu’ils ont frappé leur victime à coups de pieds après que celle-ci ait été poignardée. Jérémy a été en effet plusieurs fois poignardé, notamment au visage.

Que ceux qui auraient absolument besoin de mobiliser leur imagination pour être très légèrement « indigné » (ce dernier mot est de Eolas) par cette affaire lèvent le doigt et pointent à Sainte-Anne.

Mais le meilleur arrive ensuite. Deux expertises sont effectuées. La première explique que ce ne sont pas les coups de couteau qui sont la cause de la mort, mais un coup de pied porté au thorax. Puis, une seconde expertise arrive à la conclusion inverse, c’est à dire que la cause de la mort serait bien le couteau.

Mais, quand bien même ces deux expertises possèdent des conclusions contradictoires, elles nous disent toutes une chose. Les coups de pied portés à Jérémy furent particulièrement violents. Violence inouïe de ce lynchage qu’on retrouve dans les témoignages.

Des coups violents donc. Alors même que ceux qui les ont porté ont assisté aux multiples coups de couteau, dont on peut dire qu’ils furent également violents, assénés à la victime et ne pouvaient donc guère douter de l’état dans lequel celui-ci se trouvait à ce moment là.

C’est à dire au bord de la mort -s’il ne l’était déjà pas.

Mort.

De tels coups de pied, dans une telle situation, cela porte un nom.

Finir le boulot.

Mais cette simple lecture chronologique des faits n’empêche pourtant pas la justice de ne pas retenir l’intention criminelle chez ceux ayant commis coups de pied et de poings sur la victime poignardée à de multiples reprises et gisant dans son sang au sol.

Ces coups n’auraient pas été porté dans l’intention de tuer ? C’est ainsi que l’instruction en aurait statué en tout cas.

Mais quel mépris incommensurable d’Eolas quand il explique le père de Jérémy ne fait « pas de détail » quand il considère que les auteurs des coups de pied sont responsables de la mort de son fils. Car la thèse du père est très loin d’être absurde. Il aurait suffit, et la première expertise allait d’ailleurs en ce sens, que le coup mortel ait été un coup de pied pour que tout soit comme par magie chamboulé.

Cette magie a un autre nom.

Une gabegie judiciaire.

Car, pour ma part, je ne comprends pas une seconde comment on peut donner des coups de pieds, violemment, à quelqu’un qui a été poignardé au visage à plusieurs reprises devant soi, sans avoir la solide et ferme intention de le tuer…

Cependant, excepté l’auteur des coups de couteau, tous les protagonistes de l’affaire sont sortis, plus ou moins rapidement, de détention provisoire. Moi, je veux bien. Mais gardons à l’esprit que, dans un monde qui n’est pas juridique, personne n’a envie de croiser des types capables de lyncher un type qu’ils ne connaissaient pas, qui a été poignardé à plusieurs reprises devant eux, et de foutre sur la gueule de ceux qui ont tenté d’aider la victime immédiatement après.

Le père de Jérémy est quelqu’un de particulièrement posé, calme, respectueux des lois et réfléchi.

A sa place, certains auraient profité de ces remises en liberté pour faire un carton.

Et cela n’aurait pas été illogique. D’autant plus que le père explique ensuite que, lors de la reconstitution,

toute la bande est arrivée le sourire aux lèvres, les mains dans les poches. Ils se sont amusés à raconter et re-raconter le meurtre, en changeant de version à chaque fois, pour se moquer de gendarmes, ou de nous. Ils étaient parfaitement décontractés et désinvoltes.

On peut dire, tel Eolas, que ces mecs sont des post-adolescents (comprendre encore un peu bêtes), « mal à l’aise » et donc qu’il est quasi-inévitable qu’ils ricanent et tentent de s’impressionner mutuellement en bande. Pourquoi pas. Dans le monde réel, cependant, des types qui lynchent un type poignardé au visage alors qu’il est au sol et qui, après, dans le cadre d’une reconstitution, font leur cinéma, sourire aux lèvres, encore une fois, je n’ai aucune envie de les croiser. Je ne dirais pas que ce sont des animaux. Ce ne sont pas des animaux. Ils sont bien plus dangereux que des animaux. Et si, je crois, chacun peut comprendre par quels mécanismes un être humain peut infliger un tel traitement à un autre être humain, ce n’est pas pour autant qu’il faut les laisser en liberté.

D’ailleurs, au passage, précisons que l’auteur des coups de couteau l’est.

En liberté.

Il pointe au commissariat de Mont-de-Marsan manifestement.

C’est toujours bon à savoir avant de choisir sa prochaine destination de vacances.

Oui. Je plaisante. Mais à moitié seulement. Car ce n’est pas un JLD qui a décidé de le remettre en liberté. Ce n’est pas la chambre de l’instruction non plus. On apprend même qu’ils ont essayé de tricoter avec le droit pour retenir l’auteur des coups de couteau plus longtemps en détention. Ce n’est pas un gros scoop. Ces mêmes juges tricotent inversement avec le droit pour remettre en liberté, on l’a vu avec l’affaire Moncif Gabbour.

Autant donc dire directement que ces gens font ce qu’ils veulent et que la loi, parfois, eh bien ils passent au-dessus.

Ce qui n’est rassurant pour personne.

Mais pourquoi a-t-il été libéré dans ces conditions ? Par une faute de procédure. Point. Il n’y a rien d’autre à dire puisque, si des délais avaient été respecté, notre bonhomme serait toujours en détention préventive dans l’attente de son procès étant donné que les éléments à charge retenus contre lui ne sont pas minces et sont bien étayés. Non, nous ne sommes pas ici dans le cas de l’article 144. Mais d’un autre, issu de Outreau. Un de ces trucs visant à résoudre justement Outreau mais ratant totalement leur cible.

Gabegie toujours…

Quoiqu’il en soit, il est bien sûr tout à fait impensable et incompréhensible que la partie civile ait la très légère impression qu’on se moque d’elle.

Les faits ne sont pas contre Joël Censier. Il n’y a qu’Eolas pour les voir contre lui. Mais il est vrai que son post n’a pas grand chose à voir avec les faits non plus. Ne serais-ce que parce qu’il ne les connait que médiocrement, par biais de presse. Il s’agit par contre de tenter de faire la nique à l’IPJ parce qu’on ne partage pas ses vues sur la justice.

Et si, pour cela, il faut instrumentaliser une seconde fois le meurtre de Jérémy Censier et la peine de Joël Censier, après l’IPJ et avec la même densité intellectuelle, ce n’est pas Eolas-la-vertu qui s’en privera.

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