Archives pour la catégorie ‘Citations’
They’re lunatics
Citations — Article écrit par Vittorio le 30 janvier 2011 à 2 h 52 minMICHAEL
I saw an interesting thing happen today. A rebel was being arrested by the military police, and rather than be taken alive, he exploded a grenade he had hidden in his jacket. He killed himself, and took a captain of the command with him.
[ROTH looks concerned]
Right. Johnny.
JOHNNY OLA
Those rebels, you know, they’re lunatics.
MICHAEL
Maybe so — but it occurred to me. The soldiers are paid to fight — the rebels aren’t.
ROTH
What does that tell you?
MICHAEL
They can win.
ROTH
This county’s had rebels for the last fifty years — it’s in their blood, believe me, I know. I’ve been coming here since the 20′s. We were running molasses out of Havana when you were a baby — the trucks, owned by your father, Michael –
L’absolutisme déguisé
Citations — Article écrit par Nicolas le 28 janvier 2011 à 16 h 46 minÉtiquetté : inflation, Mises, solution finaleUn gouvernement se trouve toujours obligé de recourir aux mesures inflationnistes quand il ne peut pas négocier de crédits et n’ose pas lever de nouveaux impôts parce qu’il craint avec raison de ne pas obtenir de soutien à la politique qu’il mène s’il révèle trop vite les conséquences financières et économiques de cette dernière. Ainsi l’inflation devient la ressource psychologique la plus importante de toute politique économique dont les conséquences doivent être masquées et, dans cet esprit, elle peut être considérée comme un instrument impopulaire, c’est-à-dire anti-démocratique, puisqu’elle induit en erreur l’opinion publique, puisqu’elle permet l’existence ininterrompue d’un système de gouvernement qui n’obtiendrait jamais l’assentiment du peuple si les circonstances lui étaient clairement exposées. Voilà la fonction politique de l’inflation. Cela explique pourquoi l’inflation a toujours été une ressource importante parmi les mesures politiques en temps de guerre et de révolution et pourquoi nous la retrouvons au service du socialisme. Quand les gouvernements ne croient pas qu’il est nécessaire d’adapter leurs dépenses à leurs revenus et s’arrogent le droit de creuser le déficit budgétaire en imprimant des billets, leur idéologie relève d’un absolutisme déguisé.
— Ludwig von Mises.
« Je suis vraiment contre »
Citations — Article écrit par Nicolas le 19 janvier 2011 à 23 h 21 minInterview de Tim Berners-Lee, dans Libération (extraits, via la CP du jour) :
Étiquetté : hadopi, internet, webQ. – : Vous faites allusion à l’Hadopi ?
R. – : Je suis vraiment contre. Internet est fait pour communiquer, pas pour en être privé ! Cette idée de sanction par la déconnexion n’est pas seulement stupide, elle est grave à l’ère de la société de l’information. Prive-t-on les gens de leur voiture parce qu’ils ont écouté un CD volé ou un fichier téléchargé illégalement dans leur autoradio ? Il ne peut y avoir de traitement spécifique réservé aux délits en ligne, c’est la même ligne, c’est la même loi que dans le monde physique qui doit s’appliquer. La meilleure manière de lutter contre le téléchargement, c’est encore une fois d’innover afin de convaincre les consommateurs. Certains y arrivent très bien… (…)
Q. – : On parle beaucoup d’une remise en cause de la pourtant éprouvée neutralité d’Internet. Quelle est votre position ?
R. – : Le danger est variable selon les pays. Je remarque que là où elle est le plus remise en cause, on a affaire à des marchés de l’accès à Internet peu concurrentiels, comme aux États-Unis. La concurrence favorise un secteur d’Internet plus ouvert et sans barrière, et vice-versa, les deux mouvements se renforçant mutuellement. Ma position de principe reste que lorsqu’un opérateur fournit un accès au réseau, il fournit l’accès à tout le réseau, sans discrimination ni barrière tarifaire spécifique. Point à la ligne. (…)
~ Propos recueillis par Christophe ALIX – Libération du 18 janvier 2011.
Le radical national du jour
Citations — Article écrit par Nicolas le 17 janvier 2011 à 22 h 19 minEn vérité, l’immigration comporte certains périls, si, par ailleurs, elle répond à des besoins inéluctables. Elle peut affaiblir l’originalité et la pureté de la race. (…) Le moment est venu de réglementer, de façon minutieuse, et sévère, comme aux États-Unis, notre politique d’immigration.
Les phrases qu’on vient de lire avec un légitime scandale devant tant de racisme clairement exprimé sont de Louis Pasquet, sénateur des Bouches-du-Rhône et ministre du Travail vers 1926, cité dans L’Action française du 22 janvier 1927.
Curieusement, la notice biographique officielle de Louis Pasquet sur le site du Sénat, si elle mentionne bien un ouvrage sur l’immigration datant de 1927, ne croit pas bon de donner la teneur des idées de ce grand homme sur le sujet.
Exprimons le souhait que le lycée qui porte son nom en Arles soit rebaptisé au plus vite…
Étiquetté : immigration, sénatNéantisation alexandrine
Citations — Article écrit par Nicolas le 2 janvier 2011 à 16 h 31 minTout l’Islam semble être une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main, on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne ? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne…
…Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables ; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une « néantisation » d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut s’avouer, puisque, en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants.
— Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques, éd. Plon, Pocket, p. 482-484.
Étiquetté : islam, totalitarismeBlondie bogue
Citations — Article écrit par Nicolas le 29 décembre 2010 à 11 h 52 minÉtiquetté : immigration, Journalisme, parasites, propagandeAprès 5 ans d’existence, le Bondy Blog manque de visibilité financière à moyen terme
« Un mardi soir, dans le quartier résidentiel de Bondy (Seine-Saint-Denis). Il fait déjà nuit et la petite équipe du Bondy Blog est rassemblée pour sa réunion de rédaction hebdomadaire. Aux alentours, jolies maisons en meulières et immeubles récents: la banlieue, même au nord de Paris, sait aussi être coquette. C’est justement pour faire pièce aux clichés entourant « l’autre côté » du périphérique que ce site participatif a été créé il y a cinq ans. L’initiative est née grâce aux journalistes suisses de « L’Hebdo », venus couvrir les émeutes en 2005, qui ont ouvert ce blog pour offrir un moyen d’expression aux habitants de la cité Blanqui, à Bondy. À leur départ, le relais a été pris par une association qui réunit aujourd’hui de jeunes apprentis journalistes, souvent issus de l’immigration.
(…) Aujourd’hui, les 100 000 € de budget annuel du Bondy Blog sont pris en charge par l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) et Yahoo !, qui héberge le site au prix d’une certaine confusion entre les contenus du blog et ceux du moteur à de recherche. Pour les années qui viennent, rien n’est pourtant garanti. « On manque d’une visibilité sur deux-trois ans », se plaignent les responsables, qui reconnaissent en revanche bénéficier d’une couverture médiatique exceptionnelle pour une entreprise de cette taille. « Peut-être parce que nous portons un diagnostic assez sévère sur la manière de travailler de nos confrères, sans être dans l’injonction et la revendication permanente », analyse Nordine NABILI.
— Élodie MAUROT – « La Croix » du 28 décembre 2010 (via la CP du 29 décembre).
L’espoir niais
Citations — Article écrit par Nicolas le 19 décembre 2010 à 2 h 59 minTous les « nationaux » ont leur bon gaulliste, leur bon technocrate, leur bon ministre. Cédant à un vieux réflexe bourgeois, ils redoutent « l’aventure » et le « chaos ». Pour peu qu’un homme du régime agite le drapeau, ils lui donnent leur confiance. Ils préfèrent le confort de l’aveuglement à la lucidité. Le sentimentalisme et l’esprit de clocher prennent toujours le pas sur le raisonnement politique. Dans l’espoir niais de satisfaire tout le monde, ils se refusent à prendre parti et ne satisfont personne.
Dominique Venner, Pour une critique positive, 1964.
Étiquetté : manifestesLe grand paf du réel
Citations — Article écrit par Nicolas le 9 décembre 2010 à 19 h 32 minÉtiquetté : étudiants, londres, manifestationsJ’étais sur la ligne de front, j’ai marché jusqu’au cordon de police, mains derrière le dos, pour leur expliquer que leur encerclement était amoral et inhumain.
Des types poussaient des barrières métalliques tout à côté, mais un policier a préféré me taper sur la tête.
— Julyan Phillips, 23 ans, étudiant au Goldsmiths College.
La jeunesse est son ver blanc
Citations, Mutation — Article écrit par Vittorio le 22 octobre 2010 à 0 h 50 min« Et vous, qu’est-ce que vous avez fait pour les jeunes ? » lançait l’autre soir Jack Lang, cette frétillante endive frisée de la culture en cave, à l’intention de je ne sais plus quelle poire blette de la sénilité parlementaire.
« Qu’est-ce que vous avez fait pour les jeunes ? » Depuis trente ans, la jeunesse, c’est-à-dire la frange la plus totalement parasitaire de la population, bénéficie sous nos climats d’une dévotion frileuse qui confine à la bigoterie. Malheur à celui qui n’a rien fait pour les jeunes, c’est le péché suprême, et la marque satanique de la pédophobie est sur lui. Au fil des décennies, le mot « jeunes » s’est imposé comme le sésame qui ouvre les voies de la bonne conscience universelle. Le mot « vieux » fait honte, au point que les cuistres humanistes qui portent la bonne parole dans les ministères l’ont remplacé par le ridicule « personnes âgées » comme si ces empaffés de cabinet avaient le mépris des rides de leurs père et mère. Mais les jeunes ne sont pas devenus des « personnes non âgées ». Les jeunes sont les jeunes. Ah, le joli mot.
« Vous n’avez rien contre les jeunes ? » Version à peine édulcorée du répugnant « T’as pas cent balles ? », c’est la phrase clé que vous balancent de molles gouapes en queue de puberté, pour tenter de vous escroquer d’une revue bidon entièrement peinte avec les genoux par de jeunes infirmes. (Je veux dire « handicapés ». Que les bancals m’excusent.)
- Pardon, monsieur, vous n’avez rien contre les jeunes ?
- Si, j’ai. Et ce n’est pas nouveau. Je n’ai jamais aimé les jeunes.
Quand j’étais petit, à la maternelle, les jeunes, c’étaient des vieux poilus, avec des voix graves et de grandes main sales sans courage pour nous casser la gueule en douce à la récré.
Aujourd’hui, à l’âge mûr, les jeunes me sont encore plus odieux.
Leurs bubons d’acné me dégoûtent comme jamais.Leurs chambres puent le pied confiné et l’incontinence pollueuse de leurs petites détresses orgasmiques. Et quand ils baisent bruyamment, c’est à côté des trous.
Leur servilité sans faille aux consternantes musiques mort-nées que leur imposent les marchands de vinyle n’a d’égale que leur soumission béate au port des plus grotesques uniformes auquel les soumettent les maquignons de la fripe. Il faut remonter à l’Allemagne des années 30, pour trouver chez les boutonneux un tel engouement collectif pour la veste à brandebourgs et le rythme des grosses caisses.
Et comment ne pas claquer ces têtes à claques devant l’irréelle sérénité de la nullité intello-culturelle qui les nimbe ? Et s’ils n’étaient que nuls, incultes et creux, par la grâce d’un quart de siècle de crétinisme marxiste scolaire, renforcé par autant de diarrhétique démission parentale, passe encore. Mais le pire est qu’ils sont fiers de leur obscurantisme, ces minables.
Ils sont fiers d’être cons.
« Jean Jaurès ? C’est une rue, quoi », me disait récemment l’étron bachelier d’une voisine, laquelle et son mari, par parenthèse, acceptent de coucher par terre chez eux les soirs où leur crétin souhaite trombiner sa copine de caleçon dans le lit conjugal.
Ceci expliquant cela : il n’y a qu’un « ah » de résignation entre défection et défécation.
J’entends déjà les commentaires de l’adolescentophilie de bonne mise :
« Tu dis ça parce que t’es en colère. En réalité, ta propre jeunesse est morte, et tu jalouses la leur, qui vit, qui vibre et qui a les abdominaux plats, « la peau lisse et même élastique », selon Alain Schifres, jeunologue surdoué au Nouvel Observateur. »
Je m’insurge. J’affirme que je haïssais plus encore la jeunesse quand j’étais jeune moi-même. J’ai plus vomi la période yéyé analphabète de mes vingt ans que je ne conchie vos années lamentables de rock abâtardi.
La jeunesse, toutes les jeunesses, sont le temps kafkaïen où la larve humiliée, couchée sur le dos, n’a pas plus de raison de ramener sa fraise que de chances de se remettre toute seule sur ses pattes.
L’humanité est un cafard. La jeunesse est son ver blanc.
Autant que la vôtre, je renie la mienne, depuis que je l’ai vue s’échouer dans la bouffonnerie soixante-huitarde où de crapoteux universitaires grisonnants, au péril de leur prostate, grimpaient sur des estrades à théâtreux pour singer les pitreries maoïstes de leurs élèves, dont les plus impétueux sont maintenant chefs de choucroute à Carrefour.
Mais vous, jeunes frais du jour, qui ne rêvez plus que de fric, de carrière et de retraite anticipée, reconnaissez au moins à ces pisseux d’hier le mérite d’avoir eu la générosité de croire à des lendemains cheguevaresques sur d’irrésistibles chevaux sauvages.
Quant à ces féroces soldats, je le dis, c’est pas pour cafter, mais y font rien qu’à mugir dans nos campagnes.
Non aux jeunes. Chroniques de la haine ordinaire. Desproges, 1986
en audio
Pendant ce temps-là, en Amérique
Citations, Mutation — Article écrit par Vittorio le 6 octobre 2010 à 17 h 16 minDe mon point de vue, le Tea Party Movement est un chaos splendide ou comme le décrirait le prix Nobel d’économie Friedrich Hayek, un « ordre spontané ». Nous sommes un mouvement non hiérarchisé, populaire, décentralisé, composé de gens qui croient dans la liberté, dans un gouvernement qui ne dépense pas l’argent qu’il n’a pas et qui croient dans la particularité de notre république constitutionnelle. Ils ont surgi de leurs canapés et de leurs tables de cuisine comme un contrepoids puissant et auto-organisé face à l’opportunisme politique, au « big government » et aux intérêts particuliers.
Une des vertus de ce monde décentralisé d’aujourd’hui, c’est que les citoyens ne sont plus dépendants de vieilles institutions tels que le Congrès, les réseaux de télévision, ou même les think tanks. Comme le Tea Party Movement lui-même, l’accès à l’information est complètement décentralisé par l’infinité des sources online. Comme le processus de découverte qui détermine les prix sur un marché sans entraves, ces réseaux informels profitent de ce que le philosophe Michael Polanyi appelle « connaissance personnelle ». Blogueurs et citoyens militants sur l’Internet rassemblent ces fragments de connaissances et s’en servent comme centre d’information sur la véracité des faits et l’importance des bonnes idées.
Une femme qui marchait dans la manifestation à Washington DC, le 12 Septembre 2009, avait une grande bannière blanche, presque aussi grande qu’elle. Elle avait écrit, de façon succincte : « Read Thomas Sowell. » Ils écoutent Glenn Beck et étudient Saul Alinsky. Ils ont également lu Rand, Friedman et Mises. Ils ont même lu la Constitution des États-Unis, aussi intemporelle soit-elle, risquant les foudres de leurs supérieurs érudits et cosmopolites.Le Tea Party Movement, s’il se maintien, a le potentiel de libérer l’Amérique des bureaucrates dépensiers, des arrivistes politiques, et des parasites en quête de rentes à vie. Les valeurs qui nous animent, moins d’impôts, moins de gouvernement et plus de liberté, sont comme une grande tente philosophique plantée au coeur même de la politique américaine.
Matt Kabbe, traduit par D.Tlier, dans Contrepoints

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