Archives pour la catégorie ‘Citations’
Quand la mite graciait Harlem Désir
Citations — Article écrit par Nicolas le 25 avril 2013 à 12 h 14 minOn a vu rappeler récemment la condamnation de M. Jean-Philippe Désir, dit Harlem Désir, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir premier secrétaire du Parti Socialiste et, à ce titre, de dispenser tout autour de lui de pontifiantes leçons de morale citoyenne comme seule une certaine gauche sait encore en donner, le doigt en l’air et la sentence à la bouche.
En ces temps de répression routière où l’automobiliste qui ne bénéficie pas des passe-droits se voit traqué sans pitié jusque dans les places de stationnement, on peut rappeler qu’Harlem Désir a aussi bénéficié le 8 mai 1992 d’une grâce curieuse de la part de François Mitterrand :
Étiquetté : amendes, Désir, grâce, Harlem, Jean-Philippe Désir, PS, stationnementAinsi, ce que le talent du défenseur n’avait pu obtenir, le ministre l’avait emporté en quelques semaines d’un combat douteux : le garde des Sceaux avait fait libérer la cliente de l’avocat.
Le règne de la vertu et de la morale débutait sous de bien vilains auspices. Le doute s’était insinué dans quelques esprits pourtant peu suspects d’hostilité systématique à la « gauche cachemire ». Certains commençaient à se demander si les figures emblématiques de la génération morale étaient bien dignes d’accéder aux plus hautes responsabilités de l’État.
Une méchante tache de moisissure venait d’apparaître sous le marbre blanc de l’image que Badinter était opiniâtrement parvenu à donner de lui.
Le doute n’allait plus cesser de se développer au fur et à mesure de l’éclatement des scandales, parfois abominables, qui devaient émailler la décennie Mitterrand.
Aussi est-ce avec un amusement mêlé d’indulgence que les mêmes esprits, devenus fort sceptiques, accueillent en juin 1992 la nouvelle d’une des dernières largesses présidentielles. Le 8 mai précédent, François Mitterrand vient de gracier (une nouvelle fois) un de ses petits favoris. Harlem Désir, président de l’association SOS Racisme, doit au Trésor public la bagatelle de 80000 F pour quelques amendes de stationnement. Il n’y a certes pas là de quoi fouetter un chat.
Le président gracie donc, comme il avait gracié les années précédentes, quelques dizaines de milliers de détenus qu’une justice trop sévère avait ravis à la liberté ; comme il allait, le 14 juillet suivant, libérer d’autres prisonniers et les rendre prématurément à l’affection de leurs futures victimes.
(Didier Gallot, Les Grâces de Dieu, Albin-Michel, Paris, 1993, p. 32-33.)
Harry Potter a lu Bastiat
Citations — Article écrit par Vittorio le 20 avril 2013 à 16 h 03 minEt c’est là que « la manif pour tous » a un jeu particulièrement trouble. Car, contre toute attente, elle soutient les dispositifs coercitifs légaux qui limitent la liberté d’opinion dans ce domaine. Ainsi, les organisateurs de la manif pour tous expliquent que « le code pénal interdit toute discrimination sur le motif de l’orientation sexuelle. C’est la fierté et l’honneur de notre République que de proclamer ce principe. » Il est toujours amusant de voir les soutiens de la manif pour tous crier à la fin de la liberté d’expression lorsqu’on évoque par le verbe et l’argumentaire leur possible homophobie (c’est à dire lorsqu’on utilise des « moyens privés » à la Ayn Rand) alors que leur organisation soutient les lois « anti-discrimination » qui restreignent, elles, bien réellement la liberté d’expression comme on l’a vu plus haut.
Libéral, nouvelle définition : celui qui s’opposera avec arrogance et mépris à toute opposition de l’étatisme si elle ne correspond pas parfaitement à sa vision immaculée du libéralisme – plutôt que de la soutenir et de l’orienter et, en prime, traitera cette opposition d’idiote utile, oui oui, sans rougir. Parce que lui, tu vois, il pourrait mobiliser en masse sur les vrais sujets et les vraies solutions si on le laissait faire. Un jour. Un grand soir même peut-être. Mais attention, chacun de ses gestes, paroles et surtout méthodes seront libellés (c)Origine Libérale Contrôlée. Sinon il se taira à jamais. Promis. On attend donc de le voir faire le tour des plateaux télé expliquer pourquoi et comment en finir avec la loi Gayssot -avant toute chose- et claquer le beignet à tous les journalistes rien qu’en citant Ayn Rand pour de vrai le doigt en l’air. Parce qu’il est évident que personne n’y a jamais pensé avant lui.
L’Etat tremble d’avance devant tant de pureté. N’en doutons pas.
Mais détaillons pour des soucis de cohérence, puisque c’est le grand mot.
En théorie la rhétorique est juste. Et vice-versa. Mais d’une théorie qui exclue d’emblée toute pratique concrète de la politique, ce qui est ennuyeux. Alors ben sûr on peut choisir de rester dans la théorie pure, ou la chronique, ou la satire. Le problème est que l’auteur se demande s’il doit on non soutenir cette opposition au mariage gay, pire : s’il doit ou non y participer. Ainsi il nous dit par la bande qu’il ne se mobilisera – personne ne le lui demande hein- qu’à une manif libéralement pure. Qui doit bien exister de temps à autre. Dans son appart lorsqu’il reçoit deux amis libéraux pour l’apéro par exemple. Et encore.
Deuxièmement, l’auteur semble souhaiter un certain didactisme, osons-le : une pédagogie libérale, à moins que son article n’ait pour but que de se convaincre lui-même qu’il a bien raison de penser ce qu’il pense, or il parait tout de même un brin impoli de qualifier de troupeau les manifs pour tous (et ce avant même de savoir s’il doit les rejoindre, hein) alors qu’il pourrait trouver là un terreau plus que fertile à de nouveaux adhérents à la cause, ou du moins à la connaissance, libérale. C’est mal parti. Oh, on peut insulter les gens, mais il ne faut pas venir chouiner ensuite que l’opinion est détournée des vrais sujets vrais. Mais voyez-vous, il est cohérent. Il doit se le répéter devant la glace assez souvent.
Troisièmement, et c’est la seule chose qui m’a fait rire, et j’aime rire, c’est le « contre toute attente » dans le paragraphe cité. Contre toute attente, en effet, Frigide Barjot ne demande pas avant toute chose l’abrogation de la loi Gayssot qui réprime les paroles et actes homophobes, racistes et antisémites mon cul sur la commode. Sérieusement. Le libertaré lui est cohérent encore une fois. Et sa cohérence pure aura raison de tous les opinions, arguments, lobbys contraires. Serioulsy, il est dans le sérieux. On ne la lui fait pas. Mes solutions pures maintenant et tout de suite sinon je retiens ma respiration. Il connait bien les gens et le système.
Enfin, et c’est de très loin le point le plus important, d’autant que l’auteur lui-même met le sujet de la loi Gayssot sur la table, il ne semble pas comprendre – mais à sa décharge il est très loin d’être le seul- une seule seconde que ledit mariage gay (et ses suites concrètes dans tous les petits alinéas et jurisprudences à venir) n’est rien d’autre qu’une aggravation et une amplification délirante de la déjà mortifère loi Gayssot qui ne dit pas son nom. Et fondamentalement rien d’autre que ça (pour peu que l’on sache déjà ce qu’était la loi Gayssot dans son essence et ses buts). Donc pour des soucis de cohérence d’une naïveté infinie et malgré le fait qu’il affleure la vérité de toute cette affaire, le clampin en déduit qu’il ne fera rien contre cette loi Gayssot au cube qu’il ne voit même pas comme telle, parce qu’avant tout il faut en finir avec la loi Gayssot.
Mais déjà l’époque à laquelle cette saloperie a été votée, 1990, il devait se trouver un libertaré pour dire qu’il était inutile d’être contre la loi Gayssot, et que le vrai problème c’était la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Mais en 1881, il devait aussi se trouver un libertaré pour dire que le vrai problème c’était l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789…On voit donc l’efficacité ébouffirante du libertaré à traiter tout autre opposant que lui à ces délires liberticides d’idiot utile. Et en conclure qu’il ne s’aveugle sur rien.
Encore un peu et il écrirait que l’Histoire lui donnera raison.
Étiquetté : libertarésHollandouille parle anglais
Citations — Article écrit par Nicolas le 19 avril 2013 à 20 h 01 minLa scène est au G20 de juin 2012 :
Étiquetté : gros con, Hollandouille, sac-à-merdeAngela Merkel, à Barack Obama : I’m very happy to see you !
— David Cameron : I’m happy, too !
— François Hollande : I’m happy three !
Hit and run
Citations — Article écrit par Nicolas le 11 avril 2013 à 10 h 40 minQuelques jours avant son décès, le patron de Stock, Jean-Marc Roberts, qui venait d’éditer Belle et Bête de Marcela Iacub (roman sans concession sur Dominique Strauss-Kahn) écrivait (Libération, 9-10 mars) : « Dans Le Monde, des éditeurs, libraires, attachés de presse, auteurs rédigent et signent des pétitions parce qu’une maison comme Stock, qui a édité Zweig, s’abaisse à publier ce livre infâme. Et le misérable, c’est moi […] Alors, je me suis demandé, et ça, ça m’a légèrement troublé : combien de signatures de droite et combien de gauche pour ce truc ? Et force est de constater qu’ils sont tous de gauche. C’est tout de même pénible. Mais évidemment, ils appartiennent à cette gauche qui, elle, a choisi le bon côté du flingue, cette gauche des nantis qui tient les médias et l’édition. Cette gauche qui prétend savoir ce qu’est la littérature, puis que la littérature, c’est forcément elle ! Des gardiens du temple, d’un mausolée… Ils me prennent pour un infiltré, ils n’ont pas tort, et ça, ça les rend dingues. »
(Faits et Documents n° 355.)
Étiquetté : édition, gaucheL’avenir du passé
Citations — Article écrit par Nicolas le 8 avril 2013 à 15 h 12 minNous avons la chance de nous réunir à La Haye, cette ville superbe dont la beauté a été préservée par une nation attachée à son héritage architectural. Pour Goethe, l’architecture était de la « musique figée ». Dans une telle ville, il est aisé d’imaginer quelles symphonies grandioses donneraient l’hôtel de ville et les grandes places si ces monuments venaient à s’animer. L’architecture nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur notre idée de Dieu comme sur nos rapports avec nos prochains ou notre vision de la destinée humaine. Les grandes cathédrales du Moyen-Âge nous ont laissé une vision spirituelle élevée de la place de l’homme dans un univers gouverné par un Dieu d’amour omniscient. Au siècle des Lumières, l’homme civilisé s’aménagea un paysage urbain géométrique et policé, aux structures néo-classiques — avec jamais plus d’une petite touche d’extravagance. De nos jours, la vision du Nouvel Européen avançant résolument vers la Politique agricole commune s’incarne avec un goût exquis dans le complexe Berlaymont à Bruxelles. Quelle musique entendrait donc Goethe s’il pouvait voir le Berlaymont ? Peut-être le ferait-il d’ailleurs en tant que conseiller auprès du Commissaire chargé d’élaborer une politique européenne pour la culture — laquelle a pâti pendant des siècles, comme chacun sait, de l’absence de ce poste… Quelles envolées discordantes, quelle cacophonie ! De fait, le Berlaymont,aux salles tapissées d’amiante cancérigène est destiné à être bientôt démoli. Qu’on se penche sur l’architecture des cinquante dernières années, en particulier sur celle qui se voulait plus futuriste que moderne. Elle a été spectaculaire, certes, mais elle ne peut prétendre représenter l’avenir. Ce qu’elle exprime est la vision du futur qui prévalait hier, celle du poète John Betjeman en 1945 :
J’ai une vision de l’avenir, l’ami.
Les logis des ouvriers, dans les champs de soja,
Des tours dressées telles des crayons d’argent, les uns contre les autres.Mais l’école architecturale qui a créé le Berlaymont symbolise fort bien l’architecture politique de la Communauté européenne. Car elle aussi est inspirée par l’esprit de « l’avenir du passé ».
(…)
Monsieur le Président, je vais terminer comme j’ai commencé… par l’architecture. La Haye est une capitale splendide, et il faut admirer les Hollandais de l’avoir si bien conservée, comme ils l’ont fait avec tant de leurs cités. Le Mauritshuis témoigne du génie dont ils ont fait preuve. C’est ici, et à Amsterdam, que le monde moderne a en grande partie été inventé, au cours de la longue lutte des Hollandais pour la liberté. L’architecture hollandaise possède sa propre élégance, distincte et durable. Elle a été copiée dans tout le nord de l’Europe, de Wick dans le nord de l’Écosse à Tallinn en Estonie. il y a donc des styles architecturaux qui durent, et d’autres pas. Faisons en sorte de bâtir une Europe aussi splendide et durable que le Mauritshuis, plutôt qu’une Europe aussi miteuse et éphémère que le Berlaymont.
Margaret Thatcher (13 octobre 1925 – 8 avril 2013), Discours de La Haye, 1992.
Étiquetté : IcôneRIP
Citations — Article écrit par Vittorio le 8 avril 2013 à 14 h 07 minThere is no alternative.

Sans le gras autour
Citations — Article écrit par Nicolas le 3 avril 2013 à 14 h 08 minCe qu’il y a de bien dans le BQ, ici celui d’aujourd’hui, c’est qu’on obtient des infos exactes sans trop de gras autour :
M. CAHUZAC a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale et blanchiment de fonds provenant d’avantages procurés par une entreprise dont les services ou produits sont pris en charge par la Sécurité sociale, a annoncé l’un de ses avocats, Me Jean VEIL. Le blanchiment de fraude fiscale est puni de 5 ans de prison et 375000 euros d’amende. « Ce compte n’a pas été abondé depuis 2001 et l’essentiel de ses revenus provenait de son activité de chirurgien et accessoirement de son activité de consultant », a déclaré son avocat. M. CAHUZAC a été consultant pour l’industrie pharmaceutique après son passage comme conseiller technique au cabinet de M. Claude EVIN au ministère de la Santé (1988-1991). Les avocats de M. CAHUZAC, Mes VEIL et Jean-Alain MICHEL, évaluent le montant du blanchiment à environ 30000 euros. « Nous avons fait observer que les faits se rapportant à l’ensemble des recettes sont aujourd’hui largement prescrits », a ajouté Me VEIL. « Aucune mesure de cautionnement n’a été prononcée » contre M. CAHUZAC « qui s’est contenté de faire une déclaration aux juges », a poursuivi son avocat. Ce dernier « s’est engagé à ne faire aucun recours contre les investigations qui seront menées en Suisse », a-t-il poursuivi.
(…)
La mise en examen de M. Jérôme CAHUZAC, en fragilisant la majorité, conduit à de nouvelles interrogations quant à la longévité du gouvernement conduit par M. Jean-Marc AYRAULT. Alors qu’à l’évidence le président de la République ne souhaitait pas de remaniement important avant les élections municipales de mars 2014, voire européennes, en juin 2014, certains, dans la majorité, évoquent la possibilité d’un changement plus rapide, citant notamment les noms de MM. Michel SAPIN, ministre du Travail, et Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères, pour conduire une nouvelle équipe.
C’est vrai qu’avec Sapin ou Fabius, l’enthousiasme sera sans doute bien plus général qu’avec Ayrault…
(Précisons que Jean Veil est bien le fils de sa mère.)
Étiquetté : Ayrault, Cahuzac, Hollande, mafia, Panama, pourri, socialisme, tous pourrisCarbone XIV
Citations — Article écrit par Vittorio le 30 mars 2013 à 16 h 56 minIl y a deux jours, pendant que l’autre faisait des bains de pieds liturgiques à des païens ou des bains de pieds païens pendant la liturgie, ne lui demandez pas, il ne doit pas savoir lui-même :
Le suaire de Turin pourrait dater de l’époque du Christ
De nouvelles recherches menées en Italie contredisent les premières datations qui avaient été menées en 1988. Mais le mystère n’est pas levé pour autant.
Quelques mois plus tôt :
Cela nous vient d’Italie, et c’est totalement occulté par la presse française. Il s’agit pourtant d’un élément nouveau et important dans la recherche sur le Linceul de Turin, que seul le site Benoît et moi a évoqué chez nous.
Comme l’image du Linceul demeurait scientifiquement inexplicable, certains avaient formulé l’hypothèse du « flash de la Résurrection ». Cela est conforme au fait que l’image s’est formée dans le tombeau (puisqu’elle n’existe pas sous les taches de sang) et au fait que le corps s’est comme dématérialisé, puisque les taches de sang sont intactes et qu’il n’y a donc eu aucun arrachement. L’hypothèse était séduisante sur le plan spirituel, mais dépourvue de toute base scientifique. Or, en Italie, les chercheurs de l’ENEA (agence nationale pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable) l’ont prise au sérieux, et ont mené une série d’expériences pendant cinq ans. Et ils ont obtenu des résultats partiels qui rendent cette hypothèse plausible.
Les résultats font l’objet d’un rapport publié sur le site de l’ENEA.
Les chercheurs commencent par résumer les acquis des recherches effectuées par le STURP (Shroud of Turin Reasearch Project) en 1978 :
- Il n’y a pas de quantité significative de pigments ni de trace de dessin. L’image n’est ni peinte, ni imprimée, ni obtenue par chauffage.
- La coloration de l’image se trouve sur la surface externe des fibrilles des fils de lin (un fil étant constitué de 200 fibrilles), et sur une épaisseur de 200 nm (nanomètres), soit un cinquième de millième de millimètre.
- Les nuances de la couleur contiennent des informations donnant une image tridimensionnelle.
- La coloration superficielle des fibrilles provient d’un processus inconnu qui a causé l’oxydation, la déshydratation et la conjugaison de la structure de la cellulose du lin.
Les chercheurs confirment ensuite que le corps a été placé dans le linge sans que celui-ci soit serré : car il y a « une relation précise entre l’intensité de l’image et la distance entre le corps et le tissu ». Il en résulte que « l’image ne s’est pas formée par le contact du drap avec le corps ».
C’est cette donnée, « combinée à l’extrême superficialité de la coloration et à l’absence de pigments », qui « rend extrêmement peu probable d’obtenir une image similaire au Linceul avec des méthodes chimiques, que ce soit dans un laboratoire moderne ou moins encore par un hypothétique faussaire médiéval ».
Les chercheurs ont exclu une autre possibilité que personne n’avait semble-t-il osé formuler jusqu’ici, or la conclusion est intéressante : « Il n’y a pas de signes de putréfaction correspondant aux orifice, qui surviennent environ 40 heures après la mort. Par conséquent, l’image ne dépend pas de gaz de putréfaction et le cadavre n’est pas resté dans le drap plus de deux jours. »
Restait donc l’hypothèse du « flash », plus précisément d’une lumière à courte longueur d’onde.
En fait, il y avait déjà eu des tentatives de reproduire ce « flash ». Elles avaient consisté à utiliser un laser CO2 émettant des rayonnements infrarouges d’une longueur d’onde de 10.6 micromètres sur une toile de lin semblable à celle du Linceul. Mais l’analyse microscopique avait mis en évidence une coloration trop profonde : des fils étaient carbonisés, caractéristique incompatible avec l’image du Linceul.
Les chercheurs de l’ENEA ont utilisé quant à eux le rayonnement ultraviolet, qui ne provoque pas de réchauffement du tissu. Ils ont utilisé un laser à excimère d’une longueur d’onde de 0,308 micromètre, donc 34 fois plus courte que celle du laser CO2, émettant des impulsions de durées différentes, de 120 nanosecondes et 33 nanosecondes.
« L’analyse du résultat obtenu suggère que pour obtenir une coloration plus proche de celle du Linceul nous aurions dû utiliser une longueur d’onde encore plus courte, dans le spectre de l’ultraviolet lointain » (ultraviolet du vide : VUV).
Ils ont alors utilisé un laser à excimère à longueur d’onde de 0,193 micromètre. Le rapport s’étend longuement sur les expériences réalisées. En conclusion :
« Nous avons réussi à obtenir une coloration du lin ayant la tonalité et l’épaisseur de coloration qui se rapprochent de celles de l’image du Linceul de Turin. Nous avons également obtenu une couleur latente, qui apparaît après un temps d’irradiation du laser grâce à un double mécanisme synergique de coloration (lumière UV et VUV). Nous avons également montré que la lumière laser UV et VUV produit une fragilité et un stress sur les fibrilles de lin, équivalents à un vieillissement accéléré du tissu. Enfin, nous avons montré que la coloration n’est pas due à un effet thermique. Evidemment, personne ne peut faire l’hypothèse que l’image corporelle du Linceul ait été produite par une série de flashes de lumière VUV émise par un laser. Mais nos résultats montrent que le laser à excimère est un puissant outil d’investigation pour simuler les processus physiques et chimiques qui pourraient avoir causé sa coloration particulière. »
A la fin du rapport, les chercheurs précisent que s’ils ont obtenu des résultats probants, « il convient de souligner que la puissance totale du rayonnement VUV requise pour colorer instantanément la surface d’un drap correspondant à un corps humain de taille moyenne (34.000 milliards de watts) fait qu’il est impossible aujourd’hui de reproduire l’image entière du Suaire en utilisant un laser à excimère unique, car cette puissance ne peut être produite par aucune source de lumière VUV construite à ce jour (les plus puissantes sur le marché arrivent à quelques milliards de watts) ».
D’autre part, l’image du Linceul présente quelques caractéristiques qu’ils admettent ne pas être encore en mesure de reproduire, par exemple la nuance de l’image due à une concentration différente de fibrilles jaunes en alternance avec des fibrilles non colorées (ce qui forme l’image).
Ils concluent joliment : « Nous n’en sommes pas à la conclusion, nous en sommes à composer des pièces d’un puzzle scientifique complexe et fascinant. L’énigme du Linceul de Turin est toujours “un défi à l’intelligence”. » La citation est de Jean-Paul II.
Aujourd’hui :
Ce fut peut-être la dernière décision de Benoît XVI. On apprit en effet le 27 février, veille du dernier jour de son pontificat, qu’il avait autorisé une ostension télévisée du Saint Suaire, le jour du Samedi Saint. Une première, un événement exceptionnel, dans le cadre de l’année de la foi.
Cette ostension aura lieu dans la cathédrale de Turin, à huis clos devant des invités qui seront des jeunes et des malades. L’émission de télévision de la RAI Uno commence à 17h 15
idem
RAI tv Worldet sur KTO
Photo : visage reconstitué à partir du Suaire par la NASA
Demandez le programme
Citations — Article écrit par Nicolas le 29 mars 2013 à 3 h 19 min« Transposer, ou c’est la mort. » (Céline.)
Mille jours de gouvernement de
l’Unité PopulaireFrançois Hollande suffirent à démentir l’utopie de la « voiechilienneapaisée vers le socialisme », autrement dit l’utopie de la mise en place d’un socialismed’Étatavancé de manière pacifique. L’idée qu’une grande partie desChiliensFrançais s’était faite de la construction d’une société plus juste céda rapidement la place à un sentiment de crise et d’insécurité qui ne fit que croître. Dans cette évolution rapide du capital de sympathie dont avait pourtant jouil’Unité PopulaireFrançois Hollande à ses débuts, les manifestations de rue ont joué un rôle fondamental. Mais elles permirent également, et surtout, un renversement complet du rapport de force entrel’Unité PopulaireFrançois Hollande et son opposition.(…)
La distance que le discours avait prise sur les actes eut rapidement des conséquences politiques concrètes.
(…)
L’opposition, sortie du malaise qu’elle avait connu au lendemain de sa défaite électorale, se regroupa autour de positions défendues initialement par l’extrême droite. L’alliance des principaux partis de l’opposition, inédite dans l’histoire
du Chilide la France, s’effectua et gagna sa légitimité à travers les manifestations de rue. (…) À partir de ce moment-là, les manifestations de rue de l’opposition marquèrent les moments cruciaux de son évolution et entérinèrent la naissance de deux camps politiques opposés. Ces deux camps ne se construisirent pas uniquement autour de positions politiques distinctes, mais également autour d’oppositions sociales et idéologiques.À travers ses grandes mobilisations, l’opposition réussit à créer une nouvelle identité, ainsi qu’un projet politique global qui répondait au projet socialiste de
l’Unité PopulaireFrançois Hollande. Cette identité fut construite autour du respect des valeurs du passé, mais également autour d’un projet original pour l’avenir du pays. La sociétéchiliennefrançaise devait être une société pacifique, harmonieuse, bâtie sur les valeurs du travail et de la famille.(…)
Toutes les manifestations organisées par l’opposition, unie ou divisée, se plaçaient dans un cadre idéologique unique ayant un seul discours et une seule vision politique et sociale cohérente et solide. L’opposition réussit, à travers ses manifestations, à placer son discours dans la continuité de la culture politique nationale, tout en renouvelant ses repères et en s’inspirant d’autres univers symboliques. Des symboles traditionnellement populaires ou même de gauche furent ainsi intégrés à son répertoire. L’opposition sut également s’adapter aux nouvelles données que la situation avait créées. Elle sut profiter de la transformation du conflit politique en un affrontement dont le cœur était à présent la société civile dans son ensemble. Elle garda une présence constante et régulière dans la rue, en y confirmant constamment sa domination. Cette domination de l’espace public par l’opposition passait aussi par l’utilisation de la violence. Elle réussit toutefois à intégrer cette violence dans un discours, stigmatisant l’incapacité du gouvernement à maintenir l’ordre social.
Là, avec quelques modifications.
On cherche donc un général décidé, libéral-conservateur, n’aimant pas la violence inutile mais sans faiblesse coupable. CDI (renouvelable) d’une petite dizaine d’années le temps de remettre de l’ordre dans un pays européen prestigieux mais en perte de vitesse et menacé de subversion par son élite vendue au socialisme clientéliste et apatride. L’aptitude à bombarder sans scrupules inutiles un édifice officiel sera considérée. Transmettre les candidatures à la rédaction. Tickets restaurants, véhicule de fonction et autres avantages, mais ni 35 heures ni RTT. Joindre états de service et certificat de baptême. Date indicative de début de contrat : 11 septembre 2013.
Étiquetté : Allende, Hollande, Manif pour tous, Printemps françaisGroenwalski
Cinéma, Citations — Article écrit par Lounès le 24 février 2013 à 14 h 13 min
Étiquetté : Groenwalski, Grunwalski

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