Archives pour la catégorie ‘Actu’


Portrait de l’antisémite

Actu — Article écrit par le 31 mars 2013 à 10 h 56 min

Si l’on devait donner en une seule phrase les raisons de l’antisémitisme, on devrait dire ça:

le peuple juif est par excellence celui qui à la vocation de la question, tandis que la populace ne cherche que des réponses…

La populace a soif de connaissances, de vérités incontestables, révélées, d’affaires classées, elle réclame de la transmission du savoir, de la doctrine, tandis que la marque de fabrique du juif, c’est la conviction qu’une question ayant trouvé sa réponse ne méritait pas d’être posée, que le savant est un misérable.

Comme dit Woody Allen le juif, j’ai une réponse, qui peut m’apporter une question?

C »est magnifiquement expliqué ici, de 07:40 à 23:00, dans l’indispensable émission de Victor Malka, Maison d’étude.


Seule promesse socialiste tenue

Actu — Article écrit par le 22 mars 2013 à 14 h 48 min

 

Sarkozy mis en examen.

Pas de réflexion de fond, simplement quelques éléments mis bout à bout:

Sarko ne doit pas être tout blanc dans cette histoire.

Ambition personnelle et démesurée d’un juge de se payer un ancien Président.

Corporatisme délirant des juges. Se payer Sarko, c’est sauver une caste d’un démon qui voudrait en finir avec leur Profession, avec la Justice. Je suis sûr que ce juge se croit en mission.

Prévention judiciaire, en mettant Sarko hors-course pour 2017, il se sauve lui-même, Sarko ne se présentant pas, le poste de juge d’instruction restera.

Enfin, pression amicale du PS. Nombreux départs du cabinet du garde des Sceaux.


S’en remanger

Actu — Article écrit par le 15 mars 2013 à 19 h 45 min

Dès que ce pape est apparu, je l’ai détesté. Visuellement, dans le visage comme dans l’attitude et dans la vêture, c’est une sorte de compromis entre Paul VI et Jean XXIII, enfant monstrueux du couple improbable des deux papes les plus désastreux du XXe siècle.

Comme si les cardinaux électeurs avaient voulu remonter le temps, nous renvoyer dans le pire des années 70, quand l’URSS était aux portes, que l’Allemagne était divisée et que ni Reagan ni Jean-Paul II n’étaient encore passés par là. Ouvrez un volume de Vatican II, prenez n’importe quel passage de Gaudium et Spes, faites l’expérience : laissez-vous porter par cette phraséologie poussiéreuse, par ce texte qui il y a dix ans semblait déjà aussi périmé qu’un tract d’un groupuscule ouvriériste, par ces grands mots creux comme les adorait tant la démocratie-chrétienne qui envisageait sérieusement le compromis historique avec les communistes. Du Willy Brandt relu par le cardinal Marty et digne d’un polycopié de la JOC. C’est vers ça qu’ils veulent nous ramener après Benoît XVI.

Oui, on va se remanger du Vatican II, des aubes lamentables en lin triste, une liturgie pauvrette jusque dans les messes romaines du pape — ce qui est tout dire de ce qui va être réimposé ailleurs comme dégueulasseries —, les sermons sur le ton d’un patronage tenu par des prêtres à la fibre sociale et financé par une banque soviétique. Vérifiez vous même : niveau prêtre de bidonville, on vous l’avait dit, on nous assure même qu’il faut trouver cela merveilleux et s’en extasier. On va se remanger tout ça, sous le nom de simplicité et d’amour des pauvres, à la grande joie des vieux cons nostalgiques de cette Église-là qui forment la plus grande partie de l’épiscopat français.

Si rimangiare est un mot typique de la Curie : après le veau au romarin et en attendant le dessert, on parle avec satisfaction de l’ennemi terrassé et de ce qu’on lui a joué un bon tour, qu’on l’a contraint à ce qu’on voulait ; on emploie alors ce rimangiare pronominal pour parler avec gourmandise de son humiliation, pour souligner avec une satisfaction rigolarde l’arrière-goût de merde qu’a dans la bouche celui dont on se moque entre soi.

Et comme un pied-de-nez, multipliant les signe de mépris pour le soin liturgique de son prédécesseur, « François », l’homme dont on nous a dit qu’il n’avait qu’un poumon, avait choisi pour sa messe dans la chapelle Sixtine Isaïe chapitre 2, passage qui se termine sur un verset assez obscur et discuté dont une des interprétations peut être une injonction de s’écarter de l’homme qui ne respire que par une narine…

Heureusement il est vieux. C’est toujours une consolation. Et je ne lui souhaite pas trop de déplaire à bien des lobbies : les maigres forces qui soutenaient l’action du pape précédent étaient soudées par une certaine exigence liturgique et un regard critique sur « le concile », ou au moins sur son application. C’était précaire, ce n’était pas dépourvu d’ambiguités, mais globalement le pape pouvait compter dessus. Le programme back in the seventies aura-t-il des soutiens aussi fermes ? Sans doute les médias auront-ils d’abord de grandes indulgences pour un pape selon leurs vœux. Mais après ? Quand « François » aura été contraint de rappeler son opposition à l’avortement, au mariage homosexuel, et à toute une ribambelle d’autres idoles du moment ?

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Vilaine fille, mauvais garçon

Actu — Article écrit par le 12 mars 2013 à 16 h 50 min


Serge Gainsbourg – Vilaine Fille Mauvais Garçon par Tushratta


L’Union Européenne concrète

Actu, Journalisme — Article écrit par le 6 mars 2013 à 22 h 32 min

L’Union Européenne, l’UE, est comme une pieuvre qui étend ses tentacules sur l’ensemble du paysage politique, économique et social européen. Qu’est-ce que ça veut dire un « paysage politique, économique et social » ? Rien.

Or ce truc, cette UE, possède une face bien visible et concrète avec des bâtiments, des employés, des réunions, des repas de midi etc. On peut résumer cette face bien visible à deux bâtiments principaux: La commission et le parlement.

C’est la planque de rêve pour les recalés de l’ONU, pour les parasites diplômés de sciences-po, les invertis intellectualisants,  les fausses Agyness Deyn à lunettes vraies moches qui veulent jouer à celle qui est « busy » en retard pour le bureau (jupe-collants-baskets, talons dans le sac) le tout dans un sous-New-York dont aucun habitant, absolument aucun, n’est « du coin ».

 

L’UE paie

Le travail consiste à monter pendant des mois un dossier pour présenter un projet d’ordre général sur un sujet ayant trait au « paysage politique, économique et social européen».  Personne ne lira le dossier, et lorsque la présentation sera faite il y aura une commande pour un nouveau dossier à rendre dans 6 mois.

Ce travail là est payé de 4000 à 9000 euros/mois. Pour devenir « fonctionnaire européen », planque idéale, il faut passer tout un tas de concours très pénibles comparable au GMAT.

L’UE régale

Un nombre incalculable, incroyable, inarrêtable  de sous-commissions travaillent pour la commission et le parlement : UE press club, la représentation de la ville de Mâcon auprès de l’Union Européenne, la représentation de la région de Bade-Wurtemberg auprès de l’Union Européenne (il y en a pour toutes les régions, districts et départements), la délégation croate auprès de la commission européenne (à ne pas confondre avec « auprès du PARLEMENT européen ni avec l’ambassade croate), le groupe des jeunes du parlement, le pôle des auditeurs indépendant de la commission… bref des centaines d’officines, de congrégations, de groupuscules.

Bon. Tous ces gens lorsqu’ils ont terminé de fabriquer des dossiers il faut qu’ils BOUFFENT. Et pour ça ils sont extrêmement fournis en restaurants internes (« ah LE restaurant de la commission ») payés avec tes impôts mais aussi très gâtés en cadeaux, paniers-repas,  invitations à dîner, tous payés avec tes impôts c’est entendu.

Exemple de restaurant fréquenté par la commission, situé à 20 mètres de la commission.

Et encore dans cet établissement les prix sont très raisonnables. Mais lorsque les impôts des autres t’invitent, pourquoi ne pas prendre le Argentinian Filet 500 grammes après tout?

L’UE offre toute l’année aux groupes cités précédemment des tas de cocktails, apéros dînatoires, buffet typiques dans de somptueuses maisons de maîtres dont j’apprécie régulièrement la qualité sous le pseudonyme Doktor Müller, glissé au vigile à l’entrée qui très impressionné me laisse entrer malgré l’absence de Doktor Müller sur la check-list.

L’UE emmène

Pour bien aider ses collaborateurs à fabriquer leurs dossiers, l’UE prend à sa charge (à ta charge) le coût des déplacements, nuits d’hôtel, visites nécessaires. Et le coût des Argentinian Filet 500 grammes + vin + dessert évoqués plus haut c’est entendu.

Difficile de chiffrer les sommes dépensées  par les milliers d’employés de l’UE en taxi, hôtels, billets d’avion et restaurants mais il doit d’agir de plusieurs centaines de milliers d’euros par an.

Les enfants des employés de l’UE sont quant à eux gracieusement scolarisés dans des écoles internationales qui ne lésinent sur aucune dépense de ton argent pour élever le jeune au grade d’éco-citoyen, homosexuel si possible. Prix de la scolarité d’une école internationale : entre 10 000 et  50 000 euros/an.

Voilà.

Que l’UE paie, que l’UE régale, que l’UE emmène sont 3 manières très fortes d’intéresser une petite coterie de fonctionnaires à ce que la machine continue de tourner.

Ainsi il y a ceux qui en croquent…

… et les cons qui n’ont rien compris. Pour eux c’est une toute autre musique.

L’UE vole

Toutes les montagnes de fric englouties dans l’UE ne viennent pas d’un casino. Elles viennent d’incompréhensibles cotisations, taxes, impôts, mille mots creux pour finalement justifier la spoliation des classes moyennes (toi, tes amis, ta famille). Que les fonds soient prélevés à la source ou réclamés sous forme de facture il s’agit bien d’un vol : pas un centime au-dessus de 20% d’impôt qui ne soit employé aux fonctions régaliennes de l’Etat (police, justice…) ou à un travail productif (routes…). Non, tout est déversé dans les associations de profs retraités, dans les HLM, et dans des Argentinian Filet 500 grammes + vin + dessert.

L’UE se fait construire sans cesse de nouveaux locaux, rachète à prix d’or, ravale, rembourse… Tout cela représente des sommes colossales. Et plus il naît de nouvelles sous-commissions et plus il faut de nouveaux locaux pour les loger et plus il faut de voyages et d’hôtels etc…

L’UE affame

Les éleveurs et agriculteurs, pour des raisons complexes, sont réduits au statut de fonctionnaire de kolkhoze ce qui est très déprimant, et de surcroît sont ruinés par les exigences de l’UE. Sans entrer dans les détails ils sont pieds et poings liés à un système qui tout à la fois les ruine et juste après se présente en sauveur pour leur verser juste le minimum vital.

Quand aux bruxellois de souche (l’UE siège surtout à Bruxelles), leur mode de vie qui ne manquait pas de charme a été entièrement dévasté par le désordre qu’a provoqué l’UE physiquement dans leur ville. « Dynamiser l’économie »? Lorsque le prix du mètre carré triple en 10 ans sous l’effet des salaires extraordinaires des employés de l’UE, plus aucun souchien ne peut survivre. D’ailleurs c’est bien le cas: on ne croise jamais de citadin de souche à Bruxelles.

L’UE écœure

Peu de gens savent ceci : les employés de l’UE qui fabriquent des dossiers tombent souvent en dépression. Ces dédales de couloirs post-staliniens cachent des stéréotypes d’employé de bureau engoncés dans des costumes mal choisis qui dépriment parce qu’ils n’ont aucune prise sur le réel et ont très conscience que leur travail ne sert à rien. Vivre derrière un ordinateur pour fabriquer des dossiers, même à 7000 euros net par mois (les fonctionnaires européens ont un régime fiscal spécial) est très déprimant. Ce sont des vies impossibles en réalité : laptop dans un attaché-case, bureaux coupés du monde, aucune production concrète. A la clé : bide, flemme, divorce.

On redistribue juste de quoi tenir tranquilles les gens, le truc est vieux comme l’homo sapiens.

Tableau final. Lorsqu’il fait beau, le couple d’employés de l’UE va promener son enfant au parc. Son enfant estonien, allemand, espagnol, tchèque etc…. Et il y croise les enfants des habitants locaux c’est-à-dire les fils d’immigrés araméens, turcs et marocains. Examinons très exactement le panorama sociologique concret, l’immense réussite de cette Union Européenne, cela tient en 3 observations. 1 : Personne n’est du coin et n’a de réel attachement au terroir local. 2 : Les gens ont peu de choses en commun et se méfient les uns des autres (souvent à juste titre). 3 : Contrairement à ce que l’on croit les relations fondées sur la différence, le genre « ah vous venez de quel pays ? » font s’enliser la conversation et après 3 ou 4 fois, découragent de recommencer.


A bientôt

Actu — Article écrit par le 1 mars 2013 à 0 h 13 min


Céline au Mali

Actu — Article écrit par le 15 janvier 2013 à 12 h 32 min

Hier:

Entre les lagunes d’alentour et dans le tréfonds forestier
stagnaient quelques peuplades moisies, décimées, abruties par
le trypanosome et la misère chronique ; elles fournissaient tout
de même ces peuplades un petit impôt et à coups de trique, bien
entendu. On recrutait aussi parmi leur jeunesse quelques miliciens pour manier par délégation cette même trique. Les effectifs de la milice se montaient à douze hommes.
Je peux en parler, je les ai bien connus. Le lieutenant
Grappa les équipait à sa façon ces veinards et les nourrissait au
riz régulier. Un fusil pour douze c’était la mesure ! et un petit
drapeau pour tout le monde. Pas de chaussures. Mais comme
tout est relatif en ce monde et comparatif, les originaires recrutés du pays, trouvaient que Grappa faisait joliment bien les
choses. Il refusait même chaque jour des volontaires Grappa et
des enthousiastes, des fils dégoûtés de la brousse.
La chasse ne donnait guère autour du village et on n’y bouffait pas moins d’une grand-mère par semaine, faute de gazelles.
Dès sept heures, chaque matin, les miliciens d’Alcide se rendaient à l’exercice. Comme je logeais dans un coin de sa case,
qu’il m’avait cédé, j’étais aux premières loges pour assister à
cette fantasia. Jamais dans aucune armée du monde ne figurè-
rent soldats de meilleure volonté. À l’appel d’Alcide, tout en arpentant le sable par quatre, par huit, puis par douze, ces primitifs se dépensaient énormément en s’imaginant des sacs, des
chaussures, voire des baïonnettes et, plus fort encore, en ayant
l’air de s’en servir. Tout juste issus de la nature si vigoureuse et
si proche, ils n’étaient vêtus que d’un semblant de brève culotte
kaki. Tout le reste devait être par eux imaginé et l’était. Au
commandement d’Alcide, péremptoire, ces ingénieux guerriers,
posant à terre leurs sacs fictifs, couraient dans le vide décocher
à d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades. Ils constituaient,
après avoir fait semblant de se déboutonner, d’invisibles faisceaux et sur un autre signe se passionnaient en abstractions de
mousqueterie. À les voir s’éparpiller, gesticuler minutieusement
de la sorte et se perdre en dentelles de mouvements saccadés et
follement inutiles, on en demeurait découragé jusqu’au marasme. Surtout qu’à Topo la chaleur crue et l’étouffement parfaitement concentrés par le sable entre les miroirs de la mer et du
fleuve, polis et conjugués, vous eussent fait jurer par votre derrière qu’on vous tenait assis de force sur un morceau récemment tombé du soleil.
Mais ces conditions implacables n’empêchaient pas Alcide
de gueuler, au contraire. Ses hurlements déferlaient au-dessus
de son fantastique exercice et parvenaient bien loin jusqu’à la
crête des cèdres augustes de la lisière tropicale. Plus loin rebondissaient-ils même encore, en tonnerre ses : « Garde à vous ! »

Céline, Voyage au bout de la nuit

Aujourd’hui


Torton

Actu — Article écrit par le 22 décembre 2012 à 13 h 03 min

Alors, Gérard, t’as les boules?(…)On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt.

Lettre adressée à Gérard Depardieu par Philippe Torton, acteur d’Etat, ancien de la Comédie Française et du conservatoire, fils d’une institutrice, membre du Parti, payé à ce titre plusieurs années 10 000 € par mois par la mairie de Paris pour un emploi fictif « d’adjoint à la citoyenneté »

Pourquoi la lettre de Torton commence par Alors Gérard, t’as les boules?

Ironie du sort, la réponse se trouve dans Uranus, un film illuminé par Depardieu, et dans lequel, évidemment, Torton n’est pas au générique: Torton, c’est l’ivrogne communiste superbement dépeint dans ce film, qui ne tarde jamais à étaler sa vulgarité, sa morgue, sa rancœur et ses pulsions d’épurateur…. Pour le reste, il a raison, il a tout compris, Torton: l’industrie du Théâtre et du Cinéma français peut très bien rouler quelques dizaines d’années sans aucun Depardieu pour remplir les caisses, avec juste des acteurs d’Etat, des comédiens scolaires, médiocres et tous affiliés au Parti… Il y avait en URSS des milliers de comédiens fonctionnaires qui jouaient devant des salles vides, ils n’intéressaient pas plus le grand public que Torton, mais ils faisaient comme lui trois repas par jour.

Si comme presque tout le monde, Torton ne vous a marqué dans aucun rôle et que vous voulez vous faire une opinion sur son travail, procurez-vous Le capitaine Conan… L’acteur d’Etat y joue d’une façon tellement scolaire qu’on dirait une parodie de Gabin par les inconnus(*)

(*) Merci à IS.


Notre Depardieu

Actu — Article écrit par le 15 décembre 2012 à 17 h 40 min

Un jour, sur une antenne, on a demandé au mongaullo-souverainiste Chevènement, imposé sur la fortune, combien il payait d’impôts chaque année. Il a répondu beaucoup trop en balançant son habituel coup de menton qui le fait ressembler si fort à Mussolini et qui rappelle tellement que ce type n’est pas plus que le fils d’un couple d’instituteurs de la Troisième République, une espèce d’hussard noir congénital, un pas grand chose….

Par paresse intellectuelle, j’ai d’abord cru que ce spoliateur militant se fendait d’un trait d’autodérision, j’ai ensuite penché pour la tartuferie avant de comprendre qu’il pensait vraiment qu’il ne devrait pas être imposé ISF et qu’il était de ce fait en plein accord avec ses convictions…. Tout ça pour dire que les libéraux sont des têtes de linotte, eux qui pensent des socialistes qu’ils n’aiment pas les riches, ou qu’ils leur arrive seulement de les aimer honteusement, en se mentant à eux-mêmes… Ce qu’ils n’aiment pas, les socialistes, ce sont les bons riches, ceux qui veulent toujours plus et cherchent à gagner de l’argent dans le seul but d’en gagner encore, qui considèrent l’argent comme un sport et font donc tourner le capital… Eux, ils aiment les mauvais riches, les radins, les égoïstes, les pingres, les jouisseurs, ceux qui ne cherchent pas à s’enrichir encore mais à veiller sur leur capital comme des bulldogs et profiter de leurs rentes en bourgeois dégueulasses.

Le mauvais riche fait légèrement la tronche si l’état lui prend 75% de ses rentes, mais ça passe très vite, si le solde lui permet de continuer à ne rien faire de l’argent et poursuivre sa petite vie d’hobereau…. Ces jours-ci, la France haineuse prédatrice et génétiquement socialiste traite joyeusement d’obèse et d’alcoolique Gérard Depardieu, un bon riche qui vient de faire un bras d’honneur aux voleurs en s’installant à deux kilomètres de la frontière française.

Pourquoi Depardieu ne veut surtout pas qu’on touche à son pognon? Parce que c’est un bon riche, un milliardaire qui roule en scooter et se viande contre les cars de police comme s’il était un gardien de nuit alcoolisé qui boit pour oublier… Nous aurions affaire à un mauvais riche, un petit salaud qui ne fait jamais tourner l’argent, il aurait une Bentley, un chauffeur et gérerait sa carrière d’artiste comme un notaire, il ne mettrait son argent que dans productions pépères, avec retour sur investissement presque garanti, il filerait discrètement à Quiberon pour se faire dégonfler le bide, il tournerait un ou deux films par an, des trucs qu’attend le public, et le reste du temps il ferait la tournée des Relais-Châteaux avec bobonne, une femme qu’il aurait épousé il y a quarante-deux ans… Last but no least, pour parfaire son image et donner à manger aux ânes, il ferait ces jours-ci les plateaux télés pour dire qu’il est fier d’être taxé à 75%, que c’est ça, la citoyenneté.. Poil au nez.

Mais Depardieu, il n’a pas les moyens de payer autant d’impôts à ses spoliateurs, il n’a pas de Bentley et de chauffeur, il ne va pas dans les Relais-Châteaux avec mémère, il roule en scooter et quand il palpe un million d’euros de cachet, il les a déjà investi dans une production casse-gueule ou dans l’achat hasardeux d’une vigne.. Quand le chèque arrive sur son compte, il est déjà en train de tourner gratos dans la dite-production hasardeuse sur laquelle il sera payé au pourcentage si le film fait contre toute attente un carton… Gagner pour gagner encore plus, l’argent considéré comme un sport, vous disais-je plus haut…

Depardieu monte aussi des bars à vin dans Paris, rachète des commerces de proximité sur le point de faire faillite, fait vivre des villages en ressuscitant des vignobles en jachère… Bref, tout à sa course au pognon, il met celui qu’il a déjà au service de la collectivité bien mieux que ne le feraient les fonctionnaires qui exigent qu’il le leur donne, et c’est dans le fond ce qui les rend fous… Tout doit se passer dans l’inconscience de ces gens-là, mais qu’un type qui sait faire quelque chose de son capital refuse de leur donner pour qu’ils le gèrent mal, ils doivent le prendre comme une gifle…

Le Premier Ministre Ayrault, un fonctionnaire, un ancien instituteur de lycée, a traité notre Depardieu de minable… Allo Docteur Freud?


La haine du juif et de l’abstraction

Actu — Article écrit par le 9 décembre 2012 à 19 h 36 min

Haine de la spécuation intellectuelle et financière, antisémitisme… Ecoutez bien, tout est dit en quelques mots

Merci à F.

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