Archives pour la catégorie ‘Actu’
Ding ding dong
Actu — Article écrit par XP le 8 juin 2011 à 22 h 57 minCa, c’est à peu près tout ce que j’aime…
Avec une pensée particulière pour Fred Chichin, que je n’ai jamais vu une seule fois dans ma vie, mais dont je suis sûr que je m’en serais fait un pote, si l’on s’était croisé.
Ce ne s’explique pas, ce genre de chose. Où plus exactement, ça se ressent d’abord, et ça s’explique éventuellemment après, sans que ce soit vraiment nécessaire.
Ce n’est pas trop tard, après tout, puisque pour nous les chrétiens, la Mort n’existe pas.
http://www.youtube.com/watch?v=SL5O3Lx-OH8
A bas Sarkozy!
Actu, Politique, Vidéo — Article écrit par John Terby Jr le 8 juin 2011 à 18 h 55 min*
http://conditoralmesiderum.blogspot.fr/
Étiquetté : 2012, Aubry, SarkozyJosé Bertrand
Actu — Article écrit par XP le 8 juin 2011 à 15 h 00 minJe fus avocat pénaliste, dans ma jeunesse.
Je n’ai jamais beaucoup aimé le job, il me rebutait, et si je n’avais pas peur des mots, j’avouerais que ça me faisait chier passablement, d’aller toutes les semaines à la barre….
Ma vocation à moi, c’était les fleurs et les oiseaux, les sciences inexactes, voire même un phare à dix kilomètres des côtes de la Bretagne que j’aurais gardé pendant soixante-sept ans, pour ainsi dire de ma nomination au poste jusqu’à la mort….Je n’aurais rien foutu de ma vie, personne ou presque ne m’aurait croisé, j’aurais passé mes journées à dévorer des revues de cul pour tromper l’ennui, mais c’est moi qui aurait évité une marée noire aux côtes d’Armor en agitant mes gros phares,… Deux ans plus tard, des enquêteurs américains auraient établi que c’est grâce à ma seule volonté, que le pétrolier s’est échoué assez loin pour que les plages ne soient pas salies, des reporters auraient tenté de venir m’interviewer en s’approchant de mon île à bord de petites embarcations pneumatiques, j’aurais dissuadé ce petit monde en lui tirant dessus, et le plus courageux de ces types aurait même essayé l’aventure à la nage… il serait presque arrivé à ses fins, il aurait été à trente mètres du rivage, à un moment, mais alors mon chien m’aurait averti, et j’aurais tiré sur cet inconscient avec ma carabine à plombs, celle dont je me servais dans ma petite enfance pour dézinguer les poules, à la campagne, dans les terres… Ca n’a l’air de rien, une carabine à plombs… Dans des circonstances ordinaires, ça ne fait pas bien mal, mais je vous jure qu’en pleine tête, en plein dans le front d’un type qui tente de ne pas boire la tasse alors qu’il ne sait pas bien nager, ça fait des dégâts.
Dans ma jeunesse, donc, j’ai fait l’avocat pénaliste et j’ai même défendu aux assises un petit arabe qui avait soit disant étranglé sa logeuse, une vieille dame qui lui reprochait de ne pas payer son loyer ou de ne pas coucher avec elle, je ne sais plus…. Ca se passait à Chalon-sur-Seine, une petite ville de province où il ne se passait jamais rien d’autre que des procès d’assises, parce que l’administration a ses raisons que la raison ignore. Non seulement je n’aimais pas le métier, mais pour le coup, je ne croyais pas du tout à mon dossier et je pensais vraiment qu’Ahmed avait tué Jeanine.
Ahmed, c’était un tunisien fluet d’1m62, et Jeanine était une matrone de 97 kilos qui avait un casier judiciaire, qui dans sa jeunesse s’était assise sur son premier mari, un maigre, pour l’étouffer et lui prendre tout son argent… Elle avait été acquittée au bénéfice du doute, mais selon le médecin légiste, elle lui a foutu sa chatte gargantuesque sur la bouche tout en lui pinçant le nez, et le pauvre garçon aurait rendu son dernier souffle après avoir livré les deux derniers chiffres de son compte chèque de la Banque Populaire… Ahmed s’était confié à ses copains de banlieue, et il leur avait dit combien il craignait que la grosse l’étouffe, au cours de l’une de leurs parties de jambes en l’air, et que c’était désormais elle ou lui.
Le Président du Tribunal, ce jour-là, c’était José Bertrand, 28 ans et déjà quatre enfants…. Un garçon dont on aurait juré qu’il était irréprochable, un ami intime de la députée Christine Boudin, un catholique…. Pendant l’audience, je me réjouissais que José Bertrand mette une telle ardeur à prouver l’innocence d’Ahmed, mais enfin, ça me paraissait louche, cette histoire…. A la fin, vers 21 heures, quand nous avons gagné parce que le petit Arabe a été acquitté, j’étais satisfait de moi-même, certes, mais je pressentais qu’il y avait un loup, comme on le dit vulgairement… Les trois sœurs de Jeanine, 97 kilos chacune, se sont mises à insulter mon client en lui promettant de lui couper sa bite dès que l’occasion se présenterait, elles ont fait des bras d’honneur à tous le monde, mais rien n’y a fait et la police a fini par faire évacuer la salle.
Comme Chalon-sur-Seine est une toute petite ville, il n’y a là-bas qu’un hôtel, et nous y étions tous descendus … Moi, ce soir-là, j’ai pris une douche, j’ai fait monter un croque-monsieur, j’ai regardé un peu la télévision pour voir si l’on y parlait de moi, et je me suis demandé encore une fois pourquoi nous avions gagné si facilement, alors qu’Ahmed avait vraiment trucidé Jeanine.
Vers minuit, je fus réveillé comme tout le monde par les sirènes de la police… Je suis allé à la fenêtre, et un policier m’a dit que l’hôtel était quadrillé, qu’on n’avait pas le droit de sortir mais qu’il ne pouvait pas m’en dire plus… J’ai foncé dans le couloir, et c’est alors que j’ai vu le Président Bertrand à poil, en train de courir après mon Ahmed et lui expliquer très fort qu’il venait de l’acquitter et qu’il devait payer sa dette… L’arabe aussi, était à poil, il hurlait le juge il veut me violer, sur la tête de ma mère et je vous assure qu’il faisait peine à voir…. José Bertrand a été placé vingt-quatre heures en cellule de dégrisement, puis il a été discrètement muté aux Prud’hommes, où il exerce toujours, à ma connaissance…. Ahmed, je l’ai revu. Il a vieilli. Il est maintenant chef de rayon dans une grande surface de bricolage… Il vend des vis et des perceuses, ainsi qu’un tas d’autres choses qui servent à faire des trous… A mon avis, il ne pourrait plus être acquitté par José Bertrand, de nos jours, il n’a plus le physique…..
Quant à moi, je vais bien. Enfin plus exactement, je fais comme je peux….
Je suis le factotum d’un collège privé en province, je fais ce qu’on me dit de faire, je répare les chaises, je taille un peu les arbres, je fais gentiment la police quand ces demoiselles chahutent trop dans les rangs, et j’ai un logement de fonction…. Pour le dire d’un mot, je suis peinard…. Je ne paye même pas d’impôts, ou pour être plus précis c’est Monsieur le directeur, qui s’en occupe et qui retient la somme sur mon salaire.
Les Thénardier
Actu — Article écrit par XP le 7 juin 2011 à 11 h 02 minÇa suffit.
J’en ai plus qu’assez d’entendre des adultes censés jouir de toutes leurs capacités mentales expliquer calmement que la culpabilité de DSK n’est pas démontrée.
Ce type a publiquement été accusé de tentative de viol, il y a quelques années, par une fille qui s’appelle Tristane Banon…. C’est possible dans l’absolu que ce soit une mythomane ou une aventurière désireuse de fondre sur son fric, mais même si l’on voulait être très généreux avec DSK, on serait obligé de conclure qu’il y a au maximum une chance sur dix pour que ce soit le cas.
En admettant que la fille soit donc une mythomane appartenant à la petite minorité des menteuses, parmi les filles qui se plaignent d’avoir subi une tentative de viol, il serait très surprenant que ça ne se voit pas sur son visage, qu’on ne puisse pas trouver sur sa gueule ou dans sa biographie des traces de ladite mythomanie…. Pour être charitable une deuxième fois, nous allons estimer à une sur dix les chances que DSK ait été accusé par une mythomane ne portant sur elle et dans son casier aucune trace visible de sa maladie mentale.
Admettons donc que DSK ait été la victime d’une mythomane qui par manque de chance pour lui ne ressemble pas du tout à une mythomane (hypothèse aussi peu crédible que celle d’un pot de fleurs qui vous tombe sur la tête et vous plonge dans le coma)… Il n’y a pas une chance sur dix, encore une fois, pour que le diffamé ne sorte pas de ses gonds et ne se répande pas sur tous les plateaux de télévision pour exiger d’être confronté à la folle.
Bref, à ce stade, nous pouvons conclure qu’il y a, à la louche, une chance sur mille pour que DSK n’ait pas commis un crime sexuel à l’endroit de Tristane Banon, mais enfin, continuons d’admettre que la malchance le poursuive.
DSK a donc tiré le mauvais numéro, il s’est comporté en gentleman avec Tristane Banon, il y avait une chance sur mille pour que cette petite l’accuse d’être un criminel sexuel sans qu’il ait la présence d’esprit de se défendre et de la confondre, et c’est tombé sur lui. … Cinq ans plus tard, il est dans un hôtel à New-York, une nouvelle fille l’accuse exactement dans les mêmes termes que Tristane Banon, un deuxième pot de fleurs lui tombe sur la tête, c’est aussi une mythomane, et ce brave DSK se voit traiter encore une fois de porc sans avoir jamais forcé une seule fille dans sa vie…. Tout ceci reste possible dans l’absolu, mais si vous savez compter, vous avez constaté avec moi qu’à ce stade, il y a une chance sur un million pour que DSK n’ait pas commis un crime, dans sa chambre du Sofitel….
Moi, je crois en deux choses: en Dieu et aux mathématiques…. Quand j’ai des angoisses, je me rappelle que deux et deux font quatre, pas cinq, pas trois et pas non plus quatre-vingt neuf … Je me dis qu’à la barre d’un tribunal, même si la partie adverse était mille fois plus pété de fric que moi, je pourrais avoir le dessus en plaidant que deux et deux font quatre.
Continuons à nous attacher à la vérité et aux mathématiques… Nous savons que ce DSK sautait de toute évidence sur tout ce qui bouge à New-York et à Paris, qu’il passait la moitié de sa vie dans les hôtels du monde entier très souvent situés dans des pays dépourvus d’institutions judiciaires dignes de ce nom, et pour le dire d’un mot, qu’ il a dû sortir nu de sa douche devant des boniches des centaines de fois, dans des hôtels situés à Caracas, à Bamako ou à San Paolo, qu’il a donc eu la possibilité de sauter un nombre incalculable de fois sur des filles n’ayant pas la possibilité de se plaindre à leurs managers pour qu’ils appellent le FBI et que le cochon soit arrêté avant que son avion ne décolle…. Essayons d’imaginer combien de fois les choses ont dû se passer comme ça, combien de filles ont dû ressentir un sentiment de terreur et d’impuissance en réalisant qu’elles étaient dans les pattes du sanglier, et combien de filles, à la louche, ont dû succomber à une crise cardiaque ou une rupture d’anévrisme… Ce n’est pas certain que ces choses-là soient arrivées, bien entendu, mais ces hypothèses sont statistiquement beaucoup plus probables que celle de l’innocence de cet ex-futur candidat de la gauche aux élections présidentielles.
Il faudrait donc arrêter de présenter l’innocence de DSK comme un cas de figure envisageable, et dans la foulée, il serait bien qu’on ne présente plus sa femme, Madame Anne Sinclair, comme une espèce d’incarnation de vertu, sous prétexte qu’elle reste fidèle à son sanglier même dans la détresse… Quand Tristane Banon s’est exprimée en public, nous avons dû être un million en France à prendre connaissance de ce que DSK était un criminel sexuel impuni, c’était donc matériellement impossible que cette femme ne sache pas qui était véritablement son mari, et c’est par conséquence en toute connaissance de cause qu’elle mettait son argent sur lui, pour qu’il fasse d’elle la première Dame de France…. Tous ceux qui ont deux sous de mémoire se souviennent qu’à une autre époque, madame Thénardier s’appelait madame 7 sur 7, la femme qui posait des questions à ses invités dans laquelle la réponse était incluse…. Je suis un garçon simple, et je crois simplement qu’une dame capable de s’asseoir sur la déontologie une fois par semaine pendant dix ans est aussi capable de se marier à un sanglier violeur de femmes de chambres et d’essayer de faire croire à sa dignité devant des objectifs et des caméras.
Coupables, ces gens-là… Tout le monde le sait, et les soviétoïdes qui affirment le contraire méritent un glaviot dans la figure.
La race pourrie des conservateurs
Actu — Article écrit par XP le 6 juin 2011 à 8 h 37 minDans une composition sur La Neige, Victoria, 10 ans, écrit : « C’est l’hiver. Déjà la terre a revêtu son blanc manteau. » Elle aura 10 sur 10. Mais on donnera 3 sur 10 à Sylvie pour avoir trouvé : « Quand il neige, c’est comme des petits morceaux de vouate. » Il est évident que Sylvie est supérieure à Victoria dans la mesure où l’invention est supérieure à l’imitation. Mais Victoria montre une âme docile, un rassurant défaut d’esprit critique, tandis que Sylvie appartient manifestement à la race dangereuse de ceux qui voient avec leurs yeux
Denis de Rougement
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Quel est le genre d’hommes que vous aimez le plus?
What kind of people do you like best?
Le constructeur.
Builders.
Et que vous détestez le plus?
And what kind do you hate the most?
Le destructeur.
Destroyers.
Louis-Ferdinand Céline
La gauche Marrakech
Actu — Article écrit par XP le 5 juin 2011 à 11 h 17 minAndé Gide n’a jamais été ministre dans un gouvernement socialiste, il est même né trop tôt pour avoir été un adhérent du PS à jour de ses cotisations, mais ça ne l’empêchait pas d’aller se faire masturber par des petits enfants Marocains… Mon prix Nobel me couvre, disait-il à ses amis qui lui conseillaient la prudence.
Quand les petits avaient fini leur travail, il leur disait ceci: souviens-toi, mon enfant, que tu viens de faire un gaterie à l’un des plus grands écrivains français! souviens-toi de mon nom: Claudel, Paul Claudel.
Luc Ferry accorde une interview exclusive à Ilys
Actu — Article écrit par XP le 2 juin 2011 à 21 h 18 minPropos recueilli par Blueberry au domicile du philosophe.

Le célèbre penseur tenant dans ses bras un cadeau offert par sa Majesté M6, le Roi du Maroc

L’entretien démarre. A l’instar de son Maître Jean-Pierre Elkabbach, Blueberry met l’interviewé sous pression pour éviter la langue de bois.

Nous sommes au milieu de l’entretien. Les traits tirés, visiblement éprouvé par l’exercice, Luc Ferry prie Blueberry de lui accorder une pause chichon.
La bande sonore de l’interview (on y entend les applaudissements nourris de Blueberry et de l’ingénieur du son).
Les imbéciles n’aiment pas la rumeur
Actu — Article écrit par XP le 2 juin 2011 à 9 h 05 min. Les imbéciles, on les reconnaît à ce qu’ils n’aiment pas la rumeur.
En réalité, si les rumeurs sont tellement détestées, c’est parce qu’elles requièrent de l’intelligence et du bon sens, qu’il appartient à celui qui l’entend d’évaluer sa valeur. L’imbécile fier de l’être, lui, n’aime pas la rumeur parce qu’il exige qu’on ne lui confie pas ce travail-là, qu’on lui donne de la vérité officielle.
Ainsi donc, le philosophe et ancien ministre Luc Ferry a colporté la rumeur selon laquelle un ancien ministre serait un pédophile qui s’est fait arrêter un jour au Maroc et qui a été exfiltré par les autorités françaises, qu’il était incapable d’en apporter une preuve formelle, mais qu’un premier ministre le lui a dit.
Faisons preuve d’un peu d’intelligence, et examinons cette rumeur-là:
-soit le premier ministre en question a bien tenu ces propos à Luc Ferry, soit Luc Ferry est non pas un menteur, mais un déséquilibré, d’autant plus que ledit premier ministre a forcément entendu ses déclarations, et que dans le cas où il n’aurait rien dit, il se répandrait partout pour l’affirmer en cherchant à être confronté au menteur sous les regards hilares d’observateurs trop heureux de contempler un mythomane en train de se liquéfier.
-si le premier ministre a bien tenu ses propos, soit il a dit vrai lui aussi, soit c’est lui qui est non pas un menteur mais un déséquilibré.
Comme il est très probable qu’aucun de ses deux-là relèvent de l’hôpital psychiatrique, on peut dire que Luc Ferry a apporté la preuve non pas qu’un ancien ministre est un pédophile qui fût un jour arrêté au Maroc, mais que c’est très probablement le cas…. S’il y avait des journalistes en France, c’est de ce postulat qu’ils partiraient, ils n’auraient alors de cesse que d’essayer de mettre un nom sur notre pédophile anonyme, les candidats les mieux placés feraient déjà leurs unes, et nous pourrions espérer que la très probable vérité énoncée par Luc Ferry se transforme en vérité judiciaire d’ici quelques mois.
L’ennui avec la rumeur, c’est la populace. La populace, elle l’adore, la théorie de la rumeur, car l’idée selon laquelle tout ce qui n’est pas officiellement prouvé est a priori faux, elle est grotesque, mais elle a l’apparence de l’intelligence, du bon sens et de la pondération…. En conséquence, quand les faux journalistes qualifient de rumeurs les informations officieuses qui devraient leur servir de matières premières, la populace est toute fière de comprendre ce qu’elle prend pour un raisonnement de haut vol, et pour tout dire, elle a même l’impression qu’elle y a pensé toute seule…. Pire, s’il apparaît un jour, même à elle, qu’il fallait examiner la rumeur avant de la rejeter dédaigneusement, elle se sentira privée de son petit objet de vanité, et elle cherchera toutes les excuses au pédophile pour pouvoir continuer à détester encore un peu celui qui a fait courir la rumeur.
On ment beaucoup au peuple, mais on a trop tendance à oublier qu’il adore ça… Non parce qu’il est masochiste, mais parce qu’il y trouve son compte.
Pour comprendre quelles idées mauvaises animent vraiment ceux qui fustigent la rumeur, il suffit de s’arrêter un instant sur cette hallucinante déclaration:
le conseiller spécial du chef de l’Etat Henri Guaino a dénoncé hier soir le climat « détestable » causé par la récente affaire DSK, redoutant « un grand déballage » qui finisse « par sombrer dans l’ordre moral ». « Je suis navré par ce climat […] tellement lourd et tellement détestable […]. On a le sentiment qu’on a enlevé un couvercle et que le grand déballage s’annonce », a regretté M. Guaino interrogé sur Europe 1.
Absolument tout est dit ici: Le climat lourd et détestable, propice aux rumeurs, c’est celui qui survient quand la police arrête les gens qu’elle suspecte d’être des criminels sexuels, ce Monsieur Guaino l’avoue textuellement. Un climat léger, agréable, où la rumeur n’a pas le droit de cité, pour Monsieur Guaino, c’ést celui dont on bénéficie quand on maintient le couvercle, quand DSK peut commettre des crimes sexuels sans que la presse n’en dise un mot et sans que ça dissuade le parti socialiste de le propulser à la tête de l’Etat.
Dans une République bananière, dans laquelle il n’y a pas de journalistes, la rumeur est le pendant de la présomption d’innocence, elle est par avance réputée fausse comme l’accusé est par avance réputé innocent s’il fait partie de l’oligarchie.
La petite pègre frankistanaise de la politique et des journaux affirme que Luc Ferry en a trop dit ou pas assez, qu’il doit aller voir le juge et donner un nom ou se taire… C’est exactement ce que disait Al Capone: Vous en avez trop dit ou pas assez! apportez-moi des témoins, ou si vous n’en avez pas, arrêtez de salir la réputation d’un honnête commercant…
Le vrai visage d’Elisabeth Lévy
Actu — Article écrit par XP le 1 juin 2011 à 10 h 47 minEst-il besoin de le rappeler?
L’affaire DSK n’est pas une affaire de crime sexuel, mais une affaire de crime. En l’occurrence, ça veut dire que la seule chose importante et dont il convient de parler, c’est que le parti socialiste s’apprêtait à faire d’un criminel le Président de la République française, avant que les américains ne le jettent fort opportunément en taule. Que ce crime soit sexuel est tout à fait anecdotique, les américains n’ont pas mis hors d’état de nuire cet individu parce qu’ils seraient puritains mais parce qu’ils ont une justice qui fonctionne, et nous l’avons laissé tenté de violer des femmes pendant des années non parce que nous sommes de tradition catholique et respectueux de la vie privée, mais parce que nous vivons dans une république jacobine et bananière, bananière parce que jacobine.
Comme tout se tient, la France n’a pas vraiment ce qu’il convient d’appeler une justice, pas de journalistes non plus, et ce qui lui tient lieu d’intellectuels n’est rien d’autre qu’un aréopage de nazes et de bavards… on leur montre un criminel, l’impunité du criminel, la solidarité de l’oligarchie jacobine avec le criminel, et ils y voient une affaire de mœurs, un sujet de société, la conséquence d’un manque de respect des hommes à l’égard des femmes.
Evoquer les rapports hommes-femmes à propos de l’affaire DSK, c’est comme s’il avait été arrêté à New-York en train de braquer une banque et qu’on avait à l’occasion ouvert un débat sur la gout immodéré pour l’argent de nos contemporains avant de glisser sur les ravages du libéralisme.
L’affaire DSK est historique non seulement parce qu’elle révèle que l’oligarchie jacobine est capable de nourrir un criminel en son sein, mais aussi parce que l’hystérie dont elle a fait preuve en prenant sa défense démontre qu’il s’agit d’une affaire religieuse, qu’elle tient en réalité les serviteurs de l’État et les responsables politiques pour les prêtres de l’Eglise jacobine et qu’elle reproche sommes toutes à la police américaine d’avoir commis un blasphème.
DSK aurait commis un délit de fuite ou roué de coups un majordome, qu’il se serait trouvé pareillement en prison, tandis que les mêmes faits auraient été tus et impunis dans la république sociale du Frankistan… Seulement, quand on est incapable d’analyser sérieusement l’actualité, on fait de la sociologie, on se souvient des bêtises à dormir debout de Max Weber et l’on pont une grosse ânerie sur le puritanisme des anglo-saxons.
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Elisabeth Lévy n’a jamais été journaliste. Pas un seul jour dans sa vie. En réalité, elle exerce une curieuse profession, la même qu’Alain Duhamel ou Jean-François Kahn, laquelle consiste à tarifer ses propos de bistrot…. Ca fait rire les américains, ça, cette profession d’intellectuel qui, n’existe comme par hasard que dans ce pays où il n’y a pas de journalistes et parce que ceci expliquant cela, les violeurs peuvent y ambitionner d’être Président de la République.
Cette dame vient d’enlever son masque en disant qu’un journaliste n’a pas à relater des affaires qui ne sont pas prouvées, alors que précisément, ça n’est que ça, le métier des journalistes, que ça ne consiste qu’à révéler les affaires cachées ou les témoignages contenus dans l’anonymat par la contrainte ou la menace. Un journaliste, ça enquête, ça va à la rencontre des anonymes, ça les prend au sérieux, ça leur permet de parler sans donner leur nom et leur faire courir le risque de se prendre une balle dans la tête, ça contraint les puissants ayant échappés à la justice de s’expliquer, et ça contribue à ce que les juges puissent leur mettre la main dessus en raflant au passage ceux qui les ont couvert.
Madame Lévy vient d’avouer qu’elle se fait fort de n’évoquer que les affaires prouvées, c’est à dire de ne faire rien d’autre que de relayer le journal officiel. Dans les dictatures aussi, ils ne relayent que le journal officiel, quand ce n’est pas un homme tronc en uniforme qui le fait à la télévision… Le journalisme, elle n’aime pas ça, la Jacobine Lévy… Avec un air de dégoût, elle appelle ça de la rumeur… Dans les dictatures qui ont au moins le mérite de ne pas cacher ce qu’elles sont, on appelle ça propagande proférée par des traîtres à la solde de l’étranger, ou quelque chose comme ça, mais c’est équivalent de la rumeur dont parle cette Madame Lévy.
Si j’avais un fils tripoté par un ministre dans une république bananière où la séparation entre les pouvoirs politique et judiciaire n’existe pas ou si peu, si l’affaire était donc étouffée mais si malgré tout elle éclatait sous la forme d’une rumeur, je n’aimerais pas lire ce qu’écrirait cette Madame Lévy, et je n’aimerais pas entendre ce qu’elle en dirait, à l’occasion de ses conversations de bistrot tarifées.
Madame Lévy, elle aurait sans doute expliqué qu’Al Capone n’était responsable que de fraudes fiscales, elle en aurait voulu pour preuve qu’aucun témoin n’a rien dit permettant de penser qu’il s’agissait peut-être d’un criminel, que rien n’a été prouvé, que s’ils avaient des choses à dire, ils leur suffisaient d’aller voir le procureur… Quelques originaux auraient peut-être évoqué des témoignages anonymes, mais elle aurait appelé ça de la rumeur ou de la délation en se pinçant le nez, cette madame Lévy….
Une dernière fois
Actu — Article écrit par XP le 28 mai 2011 à 6 h 41 minPourquoi la presse américaine traite-t-elle DSK en coupable, alors qu’il n’a pas encore été condamné par la justice et qu’il est juridiquement présumé innocent?
La réponse est simplissime: pace qu’il est coupable et que nous en avons déjà la preuve…. Le monde entier le sait, ses avocats le savent, le procureur sait qu’ils savent, eux savent qu’il sait qu’ils savent, et c’est heureux que tout ce petit monde fasse semblant… Pour être encore plus précis, il n’y a pas une seule personne sur la planète ayant la particularité d’avoir tout à la fois eu vent de cette affaire, d’être mentalement équilibré et de croire vraiment à l’innocence de DSK.
Qu’est-ce que cela signifie? Qu’une cour de justice n’a pas forcément vocation à faire apparaître la Vérité, mais parfois seulement à lui apporter une avalisation judiciaire…. Quelquefois, il arrive qu’à l’issue d’un procès, un juge dise ceci à l’accusé:je sais que vous êtes le meurtrier, le procureur le sait, la cour le sait, tout le monde le sait, mais vous êtes libre…. Nous vous laissons face à votre conscience…. C’est fort bien et c’est même indispensable que cela puisse se passer ainsi, nous devons même nous féliciter que de temps à autre, la justice laisse sortir des criminels en parfaite connaissance de cause, mais pour autant, nous ne sommes pas obligés de nous convaincre qu’ils sont innocents.
Il existe deux manières de s’attaquer d’un même geste aux droits des individus, à la liberté d’expression et la Vérité: la première, la classique, consiste à s’asseoir sur le Droit, vider les tribunaux de leur substance en empêchant les prévenus de se défendre, voire à les supprimer en déclarant les gens coupables sans les juger. Mais il en existe une autre, plus retorse, laquelle consiste à dire que seuls les tribunaux sont habilités à définir où se trouve la Vérité, à confondre Vérité et vérité judiciaire….
Pour rester sur le cas DSK, nous savons que c’est un dangereux délinquant sexuel depuis le témoignage de la journaliste Banon, exactement comme nous savons qu’on est assis sous un pommier quand on est assoupi sous un arbre et qu’une pomme nous tombe sur la tête, même si nous n’avons pas de preuve formelle, judiciaire, qu’il ne s’agit pas d’un cerisier et qu’un abruti ne s’est pas perché sur une branche pour nous bombarder de pommes.
Concrètement, quand on affirme que DSK n’a à priori pas agressé la journaliste Banon au prétexte qu’elle n’a pas porté plainte et que la justice n’a donc rien reconnu, on est un aliéné mental si l’on est sincère et une crapule totalitaire ne prenant jamais le risque de contredire tout haut la Pravda, si l’on n’en croit pas un mot… En Amérique, comme la presse est libre, DSK est qualifié de Perv à la Une pour la simple et bonne raison qu’on sait qu’il s’agit d’un perv, on s’assoit sur la présomption d’innocence et l’on ne confond pas la Vérité avec la vérité officielle, comme dans les dictatures.
Naturellement, cela veut dire que s’il était acquitte pour vice de forme ou quelque chose dans ce genre, la presse libre continuerait à dire qu’il s’agit d’un perv sans remettre nullement en question la légitimité de sa libération… Aux USA, les journaux n’attendent pas un verdict pour déclarer qu’un prévenu est coupable, et pour les mêmes raisons, ils ne se gênent pas pour dire qu’il est innocent même si la cour le condamne, en publiant si besoin la photo du juge borné ou négligeant pour lui faire honte…. A bien y réfléchir, on n’a pas trouvé mieux qu’une presse qui dit ce qu’elle veut, quand elle veut et qui se fout de la présomption d’innocence, pour foutre la trouille aux juges et les dissuader de commettre des erreurs judiciaires.
A titre personnel, quand un journaliste affirme dans ma télévision qu’à priori, DSK n’a pas agressé la journaliste Banon puisqu’elle n’a pas porté plainte, je ressens un mépris incommensurable pour le larbin qui me parle…. Mais en revanche, quand un type me dit ça sans même avoir l’excuse de craindre pour sa place, j’ai envie de le rouer de coup…. Je ne le fais pas, évidemment, mais je sais en revanche qu’un salaud qui confond en toute bonne conscience la Vérité avec la vérité judiciaire m’enverrait sans l’ombre d’un scrupule au Goulag, s’il en recevait l’ordre écrit…. A ma sortie, après la libération des camps, cet imbécile fondrait sans doute sur moi pour me serrer la main et prendre des nouvelles de la petite santé, en me disant qu’il a fait ce qu’on lui a dit, et que si j’étais innocent, il n’en avait pas la preuve… Pus j’y pense, et plus elle me renvoie au souvenir d’Eichmann à Jérusalem, la présomption d’innocence…

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