Feed on
Posts
Comments

Articles de la catégorie 'Mutation'

Boulogne 0 reste du monde 2.

boulogne2

R.I.P. Yann L.

« C’est pas grave , c’était qu’un fils de pute de facho, il l’a bien mérité, il était membre des Boulogne boys »

Voila résumée la bienséance médiatique dans sa splendeur oeucuménique. Ca me rappelle une autre saloperie, passée et oubliée. Julien Quenemer, supporter du PSG, membre du kop Boulogne mort sous les balles d’un flic au Mcdo de la Porte de Saint Cloud. Horrible endroit pour crever ,un Mcdo, entre les odeurs de Big Mac, de frites et d’anti-vomitif, un soir de match d’une coupe d’Europe… aujourd’hui disparue. Même refrain oeucuménique, même saloperie journalistique…pas grave c’était un nazillon en herbe, il faisait la chasse au juif…retournement sémantique classique, non il ne faisait pas la chasse au juif, il était énervé contre un supporter de l’l’Hapoël Tev-Aviv…de la même manière qu’il aurait coursé un supporter…mettons de Metz. Con, débile, peut être, sûrement même, moment d’oubli dû à l’effet groupe, plus probable… raciste…demandez à son pote Mounir transpersé par la même balle que celle qui a tué Julien Quenemer, ou sa fiancée, une japonaise.

Imagine la même scène ailleurs…disons autour du Vélodrome avec un flic de 50 piges blanc et un Yankee français d’origine algérienne…émeutes, mesures, lois, subventions grands frères style Ali Soumaré. La différence, à Boulogne tu sors ton drapeau français avec fierté, à Marseille t’as pas intérêt.

Trop compliqué tout cela, aucune nuance, l’ennemi n’a qu’une tronche, il faut faire l’amalgame, tout le monde sous le même drapeau…l’ennemi c’est le natio, le patriote, c’est celui qui ne veut pas se mélanger…

« E. Zemmour a fait un amalgame impardonnable lors de l’émission d’Ardisson en affirmant que tous les Noirs et les Arabes étaient des dealers » amalgamez, amalgamez, il en restera toujours quelques chose…Oui amalgamons, utilisons la précision de la langue française…

«la plupart des terroristes de l’ETA sont basques, et les terroristes du FLNC sont corses, et la plupart des mafieux de Cosa Nostra sont siciliens » «  la plupart, pour ne pas dire tous, des terroristes d’Al Qaida sont sunnites » ( Private to Nicolas S.). Cela siginfie-t-il que tous les basques sont membres de l’ETA, les Corses du FLNC, les sunnites d’Al Qaida ? Un peu de bon sens et de raison gardée au pays de Descartes, comme on s’en vante, est-ce trop en demander aux derniers arrivés qu’il « ne faut surtout pas stigmatiser » ?

Donc Yann L. l’a bien mérité. Julien Quenemer aussi…fervent catholique sur le point de se marier ; l’autre père de famille. Tout va bien, on assassine les mauvais, l’ennemi, celui qui ne voulait pas se mélanger. Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien…l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage comme dit l’autre.

Retour sur les événements du 28 février 2010.

Un simple fait divers qui révèle pourtant le futur de ton pays ou de ta civilisation…au choix… c’est pareil. Des supporters d’Auteuil ont lynché un type des Boulogne Boys, Yann L.Vingt mecs qui le tabassent. Vive l’honneur, la loi du nombre. Panache, élégance, style…Valeurs non encore assimilées par les derniers venus apparemment, mais il ne faut surtout pas stigmatiser. Simple querelle de débiles pour les uns, d’animaux selon les autres. Pourtant les médias ont raté l’essence même de ce fait divers.

Rappel historique: le PSG est un club qui naît en 1970. Rapidement un groupe de supporters s’installe dans la tribune Boulogne et commence à construire la mythologie du club autour de quelques symboles: les couleurs, les chants, l’amour du club…avec un fort sentiment patriotique et identitaire.

Canal+ reprend le club aux débuts des années 90 et souhaite promouvoir un nouveau groupe de supporters plus à l’image de la chaîne…à la mode, dans le vent…

Personnes bigarrées, issues de toutes les ethnies et de la banlieue parisienne, toutes avec leur folklore et leurs valeurs plus exotiques, qui sentent moins le ranci… cette campagne atteint son acmé avec l’équipe composée des Anelka, Luccin, Dalmat…(Anelka qui se présente au club avec sa peau de bête son pantalon relevé) et tout ce qui représente cette image que la chaîne veut donner au club…on a vu comment ça a fini.

Contrairement aux récits journalistiques, Boulogne n’a jamais été sectaire, à une époque il y avait aussi des Noirs et des Arabes (il y en a toujours) qui se reconnaissaient dans la mythologie façonnée par Boulogne. L’assimiliation par les valeurs dans toute sa splendeur. Dire que Boulogne est raciste, c’est disqualifier la tribune, c’est amalgamer, c’est lui donner une sale image, c’est un mensonge pour faire monter Auteuil et ses supporters qui ont d’autres valeurs…métissées, sans drapeau français… une autre mythologie que celle installée par les premiers. Entre Boulogne et Auteuil, c’est un combat plus profond, c’est une lutte pour un territoire. Les nouveaux arrivés veulent prendre la place des premiers. Éternelle histoire du monde… De la guerre, comme dirait Clausewitz, revisitée par Canal+.

Dès lors comment ne pas établir un parallèle avec la situation actuelle en France?

Des allogènes ramenés par un pouvoir irresponsable désireux de changement pour d’obscures raisons…mettons économiques, idéologiques… d’un côté, de l’autre des autochtones adhérant à des valeurs ayant cours depuis longtemps…autochtones relativement ouverts du moment que tu respectes ses valeurs. Les allogènes arrivent avec les leurs, les autochtones ne veulent pas céder, le pouvoir fait la politique de l’autruche…la suite…ce sont les affrontements. Dans dix ans, vingt ans…les incidents du Parc des Princes seront démultipliés par vingt, cent, mille. On ne parlera plus d’un mort, mais d’une vingtaine et une centaine puis d’un millier…et quoiqu’il arrive tu auras un vainqueur..le vrai combat n’est pas celui des personnes, mais celui des valeurs, du territoire. En somme comme a écrit Thucydide dans La guerre du Péloponèse la raison de toute guerre est le Butin ou comme dirait Lounès le Vagin.

Multiculturel

obamasvictory

 « On ne saurait tolérer la parole raciste car celle-ci est une parole qui exclut ».

Cimade, Halde, Mrap, Cogip, ils y vont tous de ce couplet, de ces phrases automatiques pour discours solennel, depuis Ruquier en robe du dimanche au proviseur du collège Paul Eluard le lendemain du meurtre d’Ibrahim Ali en 1995.

« Le racisme est la lutte pour le vagin des jeunes femmes » écrit quant à lui Houellebecq, et cette vérité immanente, nous le croyons,  se joue du débat public.

Dans cette lutte, les Blancs adoptent généralement une attitude cohérente avec leurs gènes récessifs : ils quittent la cité, ils se barrent, ils se « referment sur eux-même ». Instinct de conservation.

Les non-Blancs eux, se déploient, investissent l’espace vide, cherchent à déborder sur la couleur de l’autre. Des « conquérants ? ». L’idée de conquérant appellant davantage l’image d’un drakkar vent arrière que celle d’un ferry subventionné, nous dirons qu’ils sont plutôt des “Naturels” agissant de façon cohérente avec l’axiome « la nature a horreur du vide ».

 

Pour faire du Alain Soral, l’on dira que l’antiracisme des Blancs est la condition objective pour que le racisme des non-Blancs puissent s’exprimer efficacement. D’un côté les Blancs antiracistes disent « il faut s’ouvrir se mélanger », de l’autre côté les non-Blancs racistes disent « faut leur baiser leurs meufs qui sont trop bonnes à ces fissdeput’ ». Leur racisme à eux n’est pas une parole qui exclut mais une parole qui inclut, ainsi leur racisme a vocation à rester parfaitement impuni.

Que les WASP d’Amérique deviennent minoritaires presque en même temps que l’élection de leur premier président non-Blanc n’aura échappé à personne. Et l’on ne s’étalera pas sur « Obama le métis ». Le personnage est la preuve vivante que le métissage est une affaire de paternité et seulement de paternité. Celle-ci donne l’apparence physique, le patronyme, et l’identité ethnique de l’individu dans le monde. Bien qu’ayant été élevé uniquement par sa famille blanche Barrack Hussein est poussé presque instinctivement à s’affirmer comme Noir, chose qu’il explique clairement dans son livre « Les rêves de mon père ».

D’autres exemples ? Les cas de métis connus comme Marie N’diaye, Booba, Dieudonné, Disiz la peste, Yannick Noah, Harlem Désir enfoncent le clou : homme noir + femme blanche = enfant « à fond pour les Noirs contre les Blancs». Simplification à deux balles ? Peut être mais c’est ainsi, et l’identité d’un enfant, tout comme celle d’une société, ne peut pas être multiculturelle. Un choix se fait, un plébiscite que la nature semble orienter systématiquement vers l’identité du père. Il n’est pas un seul de ces glorieux métis pour montrer autre chose envers la France terre et vagin d’accueil, qu’une forcenée ingratitude elle-même recouverte de mauvaise foi « c’est pas la France le problème c’est Sarkozy ». Ils n’acceptent la francitude et la blancheur que si totalement livrées sans défense à l’ethnie de leurs pères.

 

Alors tu m’étonnes que quand les blédards débarquent chez les Blancs ils font les yeux ronds. La magnifique aubaine !… Regarde ça frère à perte de vue des imbéciles tolérants, à perte de vue leurs femmes les plus belles du monde les plus accomplies porteuses de santé… et les nôtres en backup en cas de râteau, et voilées, reservées pour nous. RIEN A PERDRE. Le déracinement, le mal du bled mon cul… Le bled c’est pas l’Atlantide… Ca l’était peut être du temps de Carthage et de Saint-Augustin, mais il y a eu quelques invasions apporteuses de désert depuis. Sait-on les trésors d’architecture qui recouvraient l’Algérie sous l’antiquité ? Des colonnes grecques en marbre blancs comme des Parthénon du Djurdjura… A croire si l’on adopte un point de vue « macro-chronologique » que l’humanité s’enlaidit et s’uniformise, se nivelle au diapason des phénotypes les plus laids, des mentalités les moins innovantes, que « c’était mieux avant » puisqu’il y a eu une déperdition du génie en chemin. Difficile de croire à des lendemains meilleurs parfois. C’est ça le problème, cette impression de déclin objectif, couvert par toutes sortes de mensonges révoltants « s’ouvrir aux nouveaux arrivants », le métissage comme alternative à la consanguinité. Cette lecture imbécile. Plus c’est gros plus ça passe le mensonge. Car rien de plus consanguin que les Africains chez qui le mariage entre cousins est chose inhérente à la culture. Rien de plus pauvre, de moins « diversifié » que ces gammes chromatiques uniformes. A la lumière du visage d’une Emilie Dequenne toute en nuances multicolores le mensonge paraît au grand jour : ce sont eux qui ont besoin de nous pour ne pas sombrer dans la consanguinité, pour « s’enrichir ». Ils en ont besoin à peu près autant que la Chine a besoin de pétrole. Ce sont eux qui sont uniformes, arriérés, fermés, qui sentent le renfermé, qui en hoquètent de rage de cet encrottement. « Marine viens chez nous c’est coloré c’est jovial » s’écrie Diam’s sur un ton de Cruella velue et charmeuse. « Ce temps est celui des substitutions : chaque chose est remplacée pas son faux » lui répond Drieu.

Blackblanbeur c’est absurde. La société multiculturelle ne peut pas être linéaire elle ne peut être qu’un processus dynamique. Blackblanbeur c’est le temps qu’il reste avant Blackmétisbeur et avant Blackbeur. Connaissez-vous l’histoire d’Haïti ? C’est une leçon de l’histoire pour apprendre ce qui se passe lorsque les Blancs perdent. Il s’est passé que les hommes blancs ont été exterminés et leurs femmes violées mais laissées en vie. Sont nés des métis. Par la suite ces métis ont développés des capacités surprenantes par rapport aux Noirs qui eux constituaient la majorité de la population. Les métis formaient alors la classe dominante. Les métis ont tous été massacrés avant qu’Haïti ne rentre dans le vingtième siècle.

Simplifions outrageusement : Après le blanc il y a le gris et après le noir il n’y a que le noir. Comme une bobine de film qui arrive en fin de course et qui tourne à vide parce qu’elle a bouffé toute la pellicule.

 

Certains individus issus de peuples singuliers savent très bien de quoi je veux parler. On fait de très intéressantes rencontres chez les Serbes chez les Libanais et chez les Araméens, peuples spoliés s’il en est. Pour avoir eu une copine serbe, des collègues de travail libanais chrétiens et résider non loin d’un bar fréquenté par des Araméens nous pouvons dire qu’à eux il est n’est pas possible de faire le coup du « multiculturel » pour justifier de les vampiriser. Ils savent que le métissage, que la coexistence pacifique et toutes ces choses portent un autre nom. Celui de « guerre des berceaux », même de « guerre par le ventre » si l’on est un peu vicieux. Qu’il faut engendrer pour exister dans le monde, à la manière de ces Hassidim qui font des enfants pour Israël, de ces catholiques qui prient la nuit entière de la naissance de leur premier fils, qu’il ne faut pas déconner avec son mariage ce genre de choses…

Satori in London

Un drame nippo-japonais va se jouer sur le sol d’Albion : un duel à mort entre une sorte de minuscule cigale, Aphalara itadori, importée du Japon, et une redoutable plante invasive, Fallopia japonica, capable de transpercer routes, tarmacs et bâtiments, elle aussi originaire du pays du Soleil Levant

Pour éradiquer l’intruse, capable de pousser d’un mètre en un mois, par des moyens traditionnels (arrachage, pesticides), il en coûterait dix fois plus. Aussi le Département pour l’environnement, l’alimentation et les affaires rurales (Defra) a-t-il décidé de faire appel à un mercenaire qui connaît parfaitement l’envahisseuse, puisqu’elle constitue son mets de prédilection au Japon.

Cette stratégie de lutte est émaillée d’échecs, parfois retentissants : le crapaud-buffle, originaire d’Amérique centrale et du Sud, introduit dans les Caraïbes et en Australie pour lutter contre les ravageurs des cultures, est devenu un fléau incontrôlable.

En Grande-Bretagne, le duel à mort entre un insecte et une plante invasive venues du Japon, Le Monde, 13 mars 2010

Les inégalités tuent

goulag

Tandis que l’égalité rend libre et en bonne santé

C’est une étude internationale qui le dit. On peut trouver l’article complet sur le sujet ici. Je ne vais pas m’arrêter sur l’article lui-même, il n’a aucun intérêt. Je ne vais pas plus m’arrêter sur l’étude elle-même. Nul besoin d’être prix Nobel d’économie pour comprendre que leur indice Gini corrélé n’a qu’un sens très restreint et des biais monstrueux.

Toutefois j’aimerais aller encore plus loin que cette étude.

Non seulement l’inégalité des revenus tue par sa seule existence, mais l’inégalité tout court tue également. Prenons des exemples. Inégalité selon sa naissance, selon le lieu et le niveau social des parents. Inégalité génétique, prédisposant à telle ou telle maladie et autres. Inégalité esthétique, entrainant des rapports sexuels plus tardifs si jamais ils ont lieu. Inégalité dans l’intégration sociale touchant les plus timides. Inégalité intellectuelle dont les journalistes de Rue89 sont un témoignage vivant et pathétique.

Le bonheur ne se répartit pas de manière égale.

Il existe bel et bien des laissés-pour-compte.

A toutes ces inégalités que je viens d’énumérer, il existe des solutions. Imparfaites, sans doute, mais existantes. La méritocratie, la médecine, la chirurgie plastique, la réussite sociale, etc. Et tout cela me semble excellent.

Malheureusement, contre les inégalités de revenu nous n’avons pas encore trouvé de remède pour les réduire efficacement sans que cela ne soit plus mortifère que de les laisser prospérer -raisonnablement. A part de favoriser la mobilité sociale en réduisant non pas les inégalités de revenu mais les inégalités dues à la naissance, il n’y a pas encore de recettes miracles. Les multiples tentatives au cours de l’histoire d’harmoniser les revenus s’étant toutes terminées dans des bains de sang, d’une manière ou d’une autre. On me dira qu’on peut changer la nature humaine, construire un homme nouveau, mais cela aussi a été tenté, avec la réussite qu’on connait.

La vie est vraiment chienne.

Frivolité journalistique

Depuis quelques années un phénomène me fascine. Au point que j’en collectionne dans un joli dossier de plastique rouge les manifestations les plus marquantes. C’est ce ton nouveau que prennent de plus en plus les journalistes, fait de pipolisation, de fausse légèreté, d’attention aux tenues des uns et des autres.

De plus en plus, sur les pages d’accueil des sites d’information et les portails généralistes, ce n’est que ça : starlettes inconnues (de moi du moins), chanteurs problématiques, avis de Lilian Thuram sur la civilisation et de Djamel sur la conscience universelle, kikoos, gros titres sur l’absence de lingerie de Carla Bruni sous sa robe (c’est vrai qu’avec sa poitrine imposante la femme de Medvedev aurait du mal à faire pareil, mais curieusement ça n’a pas été noté).

On pouvait croire au début que les vrais professionnels, quelles que soit par ailleurs leur puantes opinions politiques, échappaient au phénomène. L’AFP se tenait encore raide dans son ignorance volontaire de la mort de Leonid Brejnev, quelques autres bastions semblaient résister.

Ce matin j’imprime pour nourrir mon dossier la chose suivante :

AFP. — L’eurodéputée Rachida Dati a apporté samedi une touche de glamour dans la campagne électorale irakienne en profitant de son séjour à Bagdad pour effectuer une promenade médiatisée au coucher du soleil dans un parc des bords du Tigre.

Escortée de membres lourdement armés des forces de sécurité de l’ambassade de France, l’ex-ministre de la Justice, talons hauts, jeans serrés anthracite et chemisier noir, a flâné au milieu de familles pique-niquant au pied de l’Hôtel Sheraton. (…)

Le glamour à Bagdad. « Talons et jeans anthracite. » Il fallait oser. Pas tellement le faire (pauvre Rachida, c’est encore une des plus baisables de la bande, plus que Pécresse en tout cas), mais le dire, l’écrire, faire passer ça pour une information ?

Transposons :

Madame Georges Bidault a apporté hier des colis de la croix rouge aux déportés revenus des camps, gare de l’Est. Accompagnée d’un imposant service d’ordre alors que certains déportés se révèlent aigris et que des provocations ne sont pas impossibles de la part d’anciens volontaire du STO infiltrés parmi les malheureux déportés, Madame Bidault était vêtue d’une robe Dior et chaussée d’escarpins assortis. Une touche de glamour bienvenue pour égayer le triste spectacle du retour des camps. Une réception suivait à l’hôtel Bristol.

Bulletin Karcher pour voter aux régionales

Téléchargez le bulletin Kärcher-régionales 2010.

Peut aussi s’envoyer par voie postale à notre petit Leader bien-aimé, en dispense d’affranchissement.

Farid_Boudjellal_Soleil_LanfeustMag_n°128 p5

Les Voeux 2010 de Farid Boudjellal

Lanfeust Mag, Février 2010, n°128, p5

…depuis ses débuts, [Farid Boudjellal] s’est emparé du thème de la différence. Et des dangers du réflexe identitaire ou communautariste. [...]. Il crée le personnage d’Abdullah, un travailleur immigré, sans doute l’un des premiers héros « beur », avant la création de SOS Racisme, le succès de Smaïn et la marche des Beurs. Et pressent déjà les pièges du discours sur l’intégration : « Le mot même est un peu piégé. Il fonctionne à sens unique, avec ce sous-entendu que pour être intégré, il faudrait que je change. Alors que c’est forcément un mouvement qui emporte tout le monde : je ne peux pas changer si tu ne changes pas un peu, aussi. »
[...]
Musulman, Farid Boudjellal est depuis toujours fasciné par l’imagerie chrétienne. « Je ne me sens jamais plus musulman que dans une église », dit-il en souriant. Il ne supporte pas les clichés, la « bien-pensance » anti-religieuse. « La religion, c’est un lien, ce sont des gestes. C’est le boulanger musulman qui vous offre une datte pendant le ramadan. C’est l’humilité absolue de la prière. »

L’incroyable famille Boudjellal, Témoignage Chrétien, Luc Chatel

Claude Ribbe,

Il me semble qu’au XXIe siècle, il est plus que temps de faire entrer dans la tête des Français que le mot « nègre » ne peut plus, en aucun cas, être utilisé impunément pour désigner un être humain qu’on exploite d’une manière ou d’une autre et qui serait méprisé du fait de cette exploitation. Je demande donc au producteur et au distributeur du film The Ghost Writer d’appliquer aux sous-titres et à la version française la même doctrine que celle qu’ils ont appliquée au titre et de s’abstenir de véhiculer gratuitement en France un racisme qui n’est pas dans l’esprit de l’œuvre dont est tiré le film.

Ceci est un extrait d’un très intéressant articulet qu’on trouvera ici intégralement et dont le titre est “Racisme français : pour en finir avec l’expression de « nègre» en littérature”.

Faire entrer dans la tête des français. A ces mots j’entrevois déjà la trépanation. Au XXIème siècle. Je crois qu’il faudrait pendre en place publique tous ceux qui, même incidemment, utilisent notre siècle pour le transformer en argument. Impunément. J’imagine la Halde pourlécher ses crocs de boucher.

Étrangement, j’ai la sensation que ce nouvel interdit qu’on veut nous imposer -et, ne rêvons pas, il le sera- vient du fait que le mot de nègre est plutôt réhabilité. Puisque adopté par certains noirs eux-mêmes. De manière ironique souvent, mais pas seulement -notamment en littérature. Cette nouvelle fierté noire, de Thuram à Lozès, avec les revendications qui vont avec (acteurs noirs, présentateurs noirs, quotas, etc.), ne veut plus qu’on associe sa couleur de peau à l’esclavage. Et le terme nègre avec l’esclavage ou, comme il dit, l’exploitation d’un être humain par un autre. Savoureuse schizophrénie avec d’une part des revendications mémorielles et, de l’autre, le refus de ce passé guère reluisant.

Je n’ai rien, cependant, contre le fait qu’un terme tombe en désuétude. Un peu plus avec le fait qu’on l’évacue en maniant la menace de l’ostracisme ou du boycott. Je ne suis pas spécialement attaché au terme de nègre pour qualifier ces écrivains de l’ombre. Mais, d’une part le terme me semble parfaitement correspondre à sa condition et, d’autre part, je n’en vois pas de meilleur. A croire que la popularité du terme de nègre pour qualifier ces écrivains dont les noms n’apparaissent jamais n’est pas totalement infondée.

Certains y verront le signe que la France raciste (ou, avec Claude Ribbe, le racisme français) conserve ses vieux réflexes. Le nègre c’est l’esclave. Celui qui sue sans voir son travail récompensé à sa juste valeur. Forcément, donc, l’écrivain de l’ombre est un nègre. Il semblerait, selon Wikipédia disons, que le terme de “teinturier” était employé dans le même sens en littérature que le mot de nègre aujourd’hui. J’ai une vague idée de pourquoi, mais je suis certain qu’un commentateur en saura bien plus que moi. Toutefois, il n’y aurait rien d’étonnant que le terme de nègre ait eu, au XIXème siècle, un écho plus important et une signification plus juste que celui de teinturier pour caractériser le travail de ces écrivains de l’hombre.

Nul doute, également, qu’un jour le terme de nègre ne soit plus employé pour les qualifier mais qu’un autre mot, plus adapté, plus évocateur, soit alors utilisé à sa place.

Claude Ribbe veut hâter le cours de l’histoire. Alors même que, spécialiste de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation des Antilles, il ne cesse de ramener la France à son passé esclavagiste.

Finalement, le beurre et l’argent du beurre, voilà une attitude toute française…

Is that real ?


L’interview du Régis Debré par Elisabeth Lévy éveille en moi des connections. Debré dit notamment :

La fin d’un monde n’est pas la fin du monde. Nous perdons certaines compétences, nous en gagnerons d’autres. Le latin-grec s’en va, mais « Avatar » arrive. C’est une merveilleuse fable qui dit l’essentiel du moment : condamnation de l’arrogance technique, rêve de douceur, fusion avec la nature, retour aux sources, tout y est. Au passage, cela montre que l’empire américain a de beaux jours devant lui, car il est le seul à pouvoir produire aujourd’hui un grand récit planétaire, capable de toucher toutes les générations de tous les pays, Chine comprise. Cameron parle au monde en 3D comme Victor Hugo le faisait avec « Les misérables

Dans le livre original de K. Dick “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques” il y a des passages qui ont été totalement occultés dans la version cinéma (Blade Runner, 1993, de Ridley Scott ) : les gens se connectent via des lunettes à une espèce de vidéo mystique étrange : ils voient un vieil homme inconnu gravir pnéiblement une montagne sous un ciel gris, puis se prendre des pierres tombants d’on ne sait où, la vision dure chaque fois un peu plus longtemps, mais le spectateur n’en voit jamais la fin, ce qui ne l’empêche pas d’y revenir, justement, comme hypnotisé. Dans le film Strange Days (Kathryn Bigelow, 1995, scénario de James Cameron, réalisateur dudit Avatar) il existe une sorte de caméra-casque qui capte aussi les émotions de celui qui la porte, ce qui permet à celui qui visionne de ressentir les mêmes choses, finalement un marché de vidéos prohibées se forme, qui reproduisent des faits, donc réels, à haute teneur en sensations : braquage, viols, meurtres, et tout ceci se déroule alors que les quartiers pauvres des villes occidentales sont en proies à des bandes violentes, et le final a lieu lors du passage au nouvel an à LA, en pleines festivités, donc. Dans plusieurs Kronenberg c’est du même tonneau (ExistenZ, 1999, Videodrome, 1982) : immersion virtuelle-mysticisme apocalyptique.

Mais c’est surtout la mini-série Wild Palms (1996, plusieurs réalisateurs, dont Bigelow encore (qui a aussi été l’épouse de James Cameron), scénario d’Oliver Stone et Bruce Wagner) qui va le plus loin (bien qu’avec un scénario confus): un parti politique, en réalité une secte ressemblante à l’Eglise de Scientologie, produit sur une chaine télé une espèce de sitcom religieux new-age premier degré, et se prépare à la diffuser en trois dimensions, dans laquelle l’immersion sera totale via l’absorption d’une drogue (addictive, qui provoque des hallucinations dans la réalité : on tombe en extase devant des église blanches).

Lorsque je lis certains articles à propos du futur de la télé en 3D (à nos portes), littéralement enthousiastes, à la limite de l’attente mystique, et que je met cela en liaison avec les délires chamaniques contemporains (écologie millénariste) je me dis que la jonction finale est plus que proche. Plus l’attirail technologico-virtuel se précise, plus le contenu-proprement archaïque-se promet d’être proche de l’addiction sectaire, au sens propre.

Le XXIième siècle sera virtuel, et donc ne sera pas. Malraux avait bien sûr vu juste, mais ne se doutait pas de ce qu’allait devenir le religieux : à la fois une réponse, une compensation, à la technologie et une fusion avec cette technologie.

NB : j’oublie volontairement le navet “Matrix”, navet essentiellement parce que justement à l’envers, si j’ose dire, du programme qui nous attend

On avait du mal à respirer, on est tombé avec les barrières, c’est n’importe quoi. Juste pour un canadien qui a 16 ans, c’est n’importe quoi.

Juste pour un canadien qui a 16 ans. Autant je cautionne tout ce qui peut nuire, intellectuellement parlant, à la ******** anglophone du Canada. Autant je trouve cette réaction saine, humaine, et rassurante. Prometteuse même.

Autant cette vidéo me donne des sueurs froides.

l’Empire Doux

tumblr_ky8of9Lapm1qzfhblo1_500

Laissez-nous vous apporter votre bonheur.

Kiffe l’armée

Philipe Gautier ne s’est pas montré assez visionnaire dans son fameux livre, la Toussaint Blanche. Il faut dire qu’il date : 1981. C’est à dire un siècle.

Il imaginait un gouvernement issu de la diversité faisant appel à l’armée algérienne pour rétablir l’ordre dans l’hexagone ( j’utilise cette formule journalistique ignoble parce que la France n’est plus réduite qu’à sa dimension géographique). Pour mater la rébellion des souchiens un peu rochons face au bonheur obligatoire qu’on leur propose, forcément, le sens commun de 1981 dictait qu’il faudrait faire appel à une armée étrangère.

Et bien c’était un peu court. C’est daté. Nul besoin d’appeler à la rescousse l’Algérie revancharde, la Libye, la Turquie, ou qui sais-je encore, dans cette perspective complètement improbable, bien sûr, où le pays sombrerait dans la guerre civile. L’armée française y pourvoirait très bien.

Les Inrock, journal de vieux, aussi crédible en pop-rock que l’était Best en son temps (les Inrock sont devenus ce qu’ils redoutaient le plus, ils sont devenus Best : la ringardise, c’est ce qui a de pire pour la gauche indie) se réjouissent  que :

Dans certaines banlieues, l’armée serait devenue le premier recruteur. Spécialement dans le 9-3, où le taux de chômage des jeunes explose.

Merveilleux. De bons soldats. L’avenir. Nos Illyriens.

Mohamed, 22 ans, bac + 5, s’apprête à intégrer Saint-Cyr, la prestigieuse école d’officiers. “L’armée est sans doute l’un des endroits où la discrimination est la moins importante”, explique-t-il. Il admet que sa famille a été surprise par son choix, “par rapport aux clichés sur le militaire raciste”. Il s’est engagé pour vingt ans minimum.

Ca s’accélère, moi, je trouve.

Toute ressemblance avec…


toné et zulmé

Si nous voulions encore une preuve éclatante que les mots sont aujourd’hui plus pris au sérieux et entrainent un plus violent ostracisme médiatique que les actes, nous l’avons aujourd’hui avec l’affaire Soumaré.

Ainsi, il semble bien plus grave de dire que ce monsieur est un délinquant multirécidiviste et de se tromper sur une condamnation (sur cinq faits reprochés), que de :

- Voler son prochain avec violence,
- taper sur la gueule de deux femmes,
- rouler sans permis de conduire,
- se rebeller contre les forces de l’ordre.

Il faudrait faire le tour de toutes les réactions de ces derniers jours, d’Eolas pour les blogueurs aux hommes et femmes politiques de presque tout bords, pour se rendre compte de l’ampleur du désastre intellectuel auquel nous devons faire face.

Délire, stade terminal

Les députés français doivent approuver ce jeudi à l’unanimité une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes, avec notamment la création d’un délit de “violence psychologique”.

Cette innovation, dans un code pénal qui réprime déjà violences, menaces et autres faits concrets, suscite de vives critiques dans la magistrature, où l’on craint des problèmes de définition et de preuve. La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie soutient pourtant cette disposition.

Le délit de violence psychologique est défini par “des actes répétés, qui peuvent être constitués de paroles et/ou d’autres agissements, d’une dégradation des conditions de vie entraînant une altération de la santé physique ou mentale”.

La peine maximale encourue est de trois ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, a défendu la disposition sur I>Télé.

“Le juge pourra statuer au regard de lettres, de SMS, de messages répétitifs puisqu’on sait très bien que les violences psychologiques sont faites d’insultes”, a-t-elle dit.

On pourra aussi avoir recours aux témoignages des proches et à des certificats médicaux démontrant l’existence de dépressions nerveuses, par exemple, a-t-elle estimé.

Dans le domaine pénalophile, si ça peut arriver, ça va arriver.

Les députés français doivent approuver ce jeudi à l’unanimité une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes, avec notamment la création d’un délit de “violence psychologique”.

Page 1 of 1312345»...Last »