Archives pour la catégorie ‘Images’


Hereford, Newcastle, Croydon…

Citations, Images, Journalisme — Article écrit par le 8 octobre 2013 à 19 h 19 min

Jules Vallès, La rue à Londres (1883):

« Les femmes, ce parfum de la rue française, se divise crûment, là-bas, en deux espèces : celles en sucre et celles en corne ; celles qui ont des profils d’ange et celles qui ont des profils de bêtes; celles qui ont seize ans et celles qui en ont cent: des joujoux et des magots. (…)

Chose horrible! Ce sont les femmes surtout qui salissent le pavé de leurs vomissements et qui battent les murs avec leurs têtes ; non pas seulement celles en haillons, mais aussi celles en chapeau frais et en robe neuve; non pas seulement les vieilles, mais les jeunes. Celle qui vous a heurté tout à l’heure était la sœur d’un avocat ou la fille d’un révérend, elle sortait du temple ou elle y allait ; elle s’est arrêtée à un bar pour siffler du whisky ou du gin et elle festonne et elle chante! Les seuls éclats de voix humaine qui crèvent le brouillard de Londres sortent des poitrines brûlées par le poison des public-houses. Ce peuple ne parle fort dans les rues que quand il est saoul. (…)

Les hommes, de leur côté, débraillés et décoiffés se démènent, comme des fous, entre les bras des amis qui veulent les retenir, mais en vain, quoique les prenant aux cheveux et leur tordant un peu les membres. la force de résistance contre la douleur est une des vertus de l’Anglais. Il trouve même une joie sauvage aux mêlées aveugles, aux poussées terribles. Une caboche d’Englishman peut supporter des coups de poing, gonfler, saigner, et rester, malgré tout, menaçante, garder un branlement de défi. L’ivresse exagère encore cette vigueur et affole cette bizarre fierté. (…)

Si les policemen n’apparaissent pas dans le débat quand il n’y a que des trognes en danger, ils interviennent, en revanche, avec une énergie terrible, quand ils y sont contraints par l’appel d’un faible ou le remous de la foule. si c’est contre eux que l’ivrognerie moutonne, ils attaquent le flot, tête basse, comme on tirerait un coup de canon contre une vague ; ils font une besogne de bélier, sans merci, sans pitié! Gare à l’innocent ou au curieux! Malheur aux faibles! En ces heures de saoulerie féroce, l’Anglais brutal ne se fâche pas de la brutalité ; on lui laisse la liberté de ses vices, il comprend que la loi ait droit de défense et ne regarde pas si la pesée est fausse même si les poids écrasent un homme quand la police remue la balance. (…)

L’Angleterre est toute entière dans l’ironie ou la force. Elle est ironique à la façon des dédaigneux, et elle adore la force, parce que c’est le succès. Les Anglais rient quand ils voient un homme volé parce qu’il est niais et rossé parce qu’il est lâche. Ce n’est pas amour de l’indélicatesse, éloge du filou, excuse du vol : c’est mépris de la sottise et de la faiblesse. (…)

C’eût été l’instant de filer, fausser compagnie… plus une petite seconde à perdre… rompre le charme néfaste brutalement! Delphine elle c’était un petit gnome qui y avait sauté sur le rabe du haut du Tunnel… nous c’était là notre sinistre, notre arsouille d’odeurs qui s’en payait de nous ébaubir… il me sortait plus ses bouts de boyaux, on allait trop vite. Standwell Road à une rude allure… on trottait trop pour des éclopes! Puis Briars… puis Clapenham… Je reconnaissais les coins de rue… mais à partir d’Acton Vale la bouteille à l’encre! plus que des lacis des détours, il nous perdait qu’on aurait dit… des impasses du labyrinthe… Il nous payait une belle promenade… C’était noir, de plus en plus noir… je quittais pas là-haut le ciel des yeux, les petites cheminées qui se découpent… c’était gris là-haut… la lune… les nuages rabattent de loin, du fleuve… d’où il vient le vent? d’où il vient?… J’ai mal à la jambe… Je rattrape Virginie, je lui serre la main… « Virginie! Virginie! » Je l’appelle, elle me répond pas… elle va elle va et c’est tout…

Louis-Ferdinand Céline, Guignol’s band (1944)

 

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Le jeu des ressemblances

Actu, Images — Article écrit par le 21 mai 2013 à 12 h 16 min

Quand je lisais l’Équipe Mag, il y avait une rubrique qui s’appelait le jeu des ressemblances, on mettait la photo d’un sportif à côté de celle d’une personnalité. Il fallait trouver le nom des personnes sur les photos. Vous avez compris…tous ne sont pas forcément sportifs. Bonne chance. Rien à gagner.

 

 

 


13 vieux bien sapés

Images, Style — Article écrit par le 2 janvier 2013 à 19 h 38 min

« Grand âge, vous mentiez : route de braise et non de cendres… »

Non y en a 10. Mais gloire aux vieux bien sapés. Aux anciens, aux darons magnifiques, aux « nobles vieillards » bibliques rassasiés d’années qui aiment à porter le complet-veston même pour seulement descendre acheter le pain.

Photos: the Sartorialist et Hedi Slimane

 

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Une université

Education, Images, Mutation — Article écrit par le 27 décembre 2012 à 13 h 35 min


Darbois (commune de)

Images, Récit — Article écrit par le 19 octobre 2011 à 20 h 57 min


Ami policier…

Images — Article écrit par le 18 juillet 2010 à 0 h 11 min

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