Archives pour la catégorie ‘Ilys girls’


Le twerking d’Al-Qaïda

Ilys girls — Article écrit par le 10 février 2014 à 20 h 55 min

Ce doit être parce que je vieillis mais voir cinq jeunes filles russes balancer et secouer le fessier comme une noire de cent vingt kilos de la Nouvelle Orléans ne m’excite pas beaucoup plus que ça. Ce doit être parce que j’ai un peu de mal à m’imaginer mimer un coït frénétique derrière elle. On a beau dire ce qu’on veut, mais ces conneries sont pas faites pour nous. C’est trop exotique. Du folklore pas de chez nous.

Mais voilà hein.

Ça existe.

Ça ferait vieux con de dire que le rap est une musique de merde qui corrompt la jeunesse ? Ça fait Fox News ?

Ben j’assume.

Comme on dit chez les jeunes.

Parvenu là, on peut enchaîner tranquille avec du Alain Soral. Vous savez, sa critique sur le rap qui détourne la jeunesse de banlieue de la lutte sociale.

Faut le voir comme ça Soral, à défaut d’avoir le courage de le lire.

Et c’est pas parce qu’il justifie sa posture anti-rap autrement que Fox News qu’il a une meilleure opinion de cette sous-culture issue de banlieue qui a tant de succès.

C’est d’ailleurs la limite de son appel à la racaille.

Parce que les jeunes de banlieue ils savent bien que s’ils veulent avoir une chance de niquer, ils n’ont pas trop le choix. C’est le rap. Le côté Bad Boy avec ses déclinaisons en gangster de supermarché Lidl ou en lover RnB.

Ça marche entre 15 et 25 ans. Leur bonne période. Et puis ça se tasse. Au mieux ils arrivent à retenir celles qui se sont foutues à la colle à l’adolescence et qui n’arrivent pas à se sortir de ce premier amour. Souvent elles ont le cerveau trop vrillé. Elles sont devenues inadaptées à autre chose qu’à des racailles quarantenaire dans leur vieux survêtement devenu vraiment trop ample.

Leur seule porte de sortie après 30 ans ? Porter un costard et sourire en permanence. Obama ou Mandela style.

Bref, va convaincre nos jeunes de banlieue de lâcher la culture rap pour rejoindre Egalité & Réconciliation.

Honnêtement, il a encore du boulot.

Parce que la solidarité avec la Palestine, dans les banlieues, elle s’arrête au commerce du shit et au cul des filles.

Et c’est pas Mohamed Merah qui a rendu le truc plus sympa hein. Parce que se faire enfiler au Pakistan pour crever tout seul comme un con dans un studio au rez-de-chaussée à Toulouse…

Se fondre dans la masse qu’ils disaient pour justifier que les terroristes du 11 septembre bouffaient du saucisson, se bituraient la gueule et baisaient de la salope amatrice de diversité.

Tu parles.

Les mecs ils kiffaient ça à mort.

Le coup des dizaines de vierges c’est quoi sinon un bon vieux fantasme de rappeur américain ? Une putain de continuation de ce système occidental perverti qu’ils prétendent abhorrer. Mais parce que ça se passe au paradis alors c’est halal.

Va comprendre.

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Bonne année 2014 pour tous

Ilys girls — Article écrit par le 1 janvier 2014 à 0 h 00 min

J’aurais pu vous offrir 14 filles pour 2014 mais, crise oblige, vous n’en aurez qu’une seule cette année. C’est comme ça.

Mais quelle fille !

Je souhaite à tous de bonnes manifestations durant ces prochains mois, de ne pas être trop gazé par les forces policières de Manuel Valls, d’échapper aux potaches juges du Syndicat de la Magistrature qui jouent votre vie sur vos idées et de ne pas être obligé de vendre la deuxième voiture pour payer vos impôts de l’année.

Ce n’est pas gagné.

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Noël pour tous

Ilys girls — Article écrit par le 25 décembre 2013 à 0 h 01 min

Noël, fête chrétienne comme chacun sait, commémore la naissance de Jésus. Et la venue du petit papa noël et les cadeaux qu’ils apporte désormais par millions.

Chrétienté d’un côté, consumérisme de l’autre.

Ce pourrait presque être la définition de l’Occident schizophrène. Mais nous, nous savons gérer ça. Nous l’avons appris avec le temps. Et puis, on avait ce qu’il fallait pour ça. Rien d’étonnant, donc, à ce que le consumérisme soit né en Occident.

D’autres ont plus de difficultés à gérer religion et société de consommation.

D’où le rap d’un côté et le fondamentalisme musulman de l’autre (par exemple hein).

Et cette passerelle incroyable de l’un à l’autre qu’est la prison. Les rappeurs qui y découvrent la foi, les terroristes musulmans qui apprennent à exprimer leur colère par les mots accessibles du rap… Il ne faut pas renier cette culture islamo-racaille que la prison française construit depuis des dizaines d’années maintenant. Cette convergence bien à ces populations pour concilier modernité et tradition. Et qui se fait essentiellement derrière les barreaux.

En dehors de la prison, les populations concernées laissent de côté soit la religion, soit la société de consommation. Malgré des offres pour les réconcilier, comme le halal par exemple.

Il est tout à fait remarquable que cette synthèse indispensable soit opéré dans la délinquance ou le crime. L’islamo-racaille est le produit de la modernité occidentale. Sans nul doute.

Joyeux noël.

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Glacées

Ilys girls — Article écrit par le 1 décembre 2013 à 8 h 55 min

Après les beurettes enflammées, je pars en ce moment sur la nordique glacée. C’est un extrême qui me plaît aussi. C’est juste que, naturellement, on ne peut pas être aussi pervers avec la nordique qu’avec la beurette. Il y a une question de respect vous comprenez. Elles sont des nôtres. Tandis qu’avec la beurette, on peut y aller franco. Et c’est plaisant hein.

Voilà peut-être pourquoi certaines nordiques aiment tant le tiers-monde et pourquoi les beurettes adorent les toubabs.

Les femmes sont universellement des salopes.

Voilà bien quelque chose qui transcende les races ou les ethnies si vous préférez.

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Adopte une FN

Ilys girls — Article écrit par le 7 novembre 2013 à 9 h 18 min

Dans le monde de la séduction entre célibataires (réels ou déclarés), entre le coach black avec des dreads -et look geek martiniquais- qui te réconforte sur ta capacité innée à choper et les petites étudiantes prêtes à te rejoindre à l’hôtel pendant deux heures pour éviter de bosser le dimanche à Mac Do, on trouve les sites pour dénicher le grand amour. Ou une belle histoire. Ou un coup d’un soir.

Le grand amour c’est Meetic.

La belle histoire friquée c’est Attractive World.

La belle histoire trop-trop-compliquée-mais-intense-intellectuellement c’est pointscommuns.

Le coup d’un soir c’est Adopte un mec.

Si j’ai bien compris le positionnement marketing de chacun. Et à ces généralistes on rajoute les sites dits communautaires.

Cette communauté peut-être religieuse, comme Mekteube pour les musulmans. Un site qui vous promet de rencontrer des maghrébins et destinés aux maghrébines et aux amoureuses du Maghreb. On trouve aussi Theotokos pour les chrétiens (orthodoxes acceptés) qui aiment à partager des rencontres, des sorties, mais aussi des compétences.

La communauté peut-être aussi professionnelle, comme le site Rencontre Militaire qui vous promet de rencontrer des militaires célibataires européens.

Elle est enfin politique, avec les sites miroirs Droite Rencontre en bleu, chemise et raie sur le côté et Gauche Rencontre en rouge et tee-shirt (ce qui montre que le concepteur des deux site croit, lui aussi, à la théorie de l’UMPS).

Il est dommage d’ailleurs que ce concepteur émérite ne soit pas allé plus loin. Avec un site Extrême-Gauche en rouge sang, cheveux sales et vêtements amples, bariolés et crades. Et aussi un site Extrême-Droite avec blonds, veste allemande et berger allemand à côté.

Un dernier site de ce genre me manque vraiment. J’aimerais beauc… Ah ! Mais si. Il existe. Et par le même détenteur ! Front Rencontre qu’il s’appelle.

Insécurité, chômage des jeunes et des seniors, accroissement de la précarité et mise à mal de nos valeurs républicaines et patriotiques : là ne sont que quelques-uns des innombrables dégâts de la politique déplorable depuis des dizaines d’années de la congrégation UMPS qui n’a rien fait pour ralentir ou stopper l’immigration à tout azimut ou les dangers d’une mondialisation ravageuse.

N’attendez plus pour partir au front de l’amour.

Parce que les sympathisants de la droite nationale sont de plus en plus nombreux à se joindre à la vague bleu Marine qui submergera bientôt notre beau pays et qu’il est malheureusement difficile de faire connaissance entre patriotes assumés sur les sites de rencontre classiques où règne le politiquement correct, notre site se consacre uniquement aux Françaises et Français célibataires désireux de rencontrer celles et ceux qui, comme eux, veulent le meilleur pour leur pays et souhaitent se mettre en couple avec une personne dont ils partagent les idéaux.

Ne vous moquez pas.

Sinon le concepteur du site a empêché les rencontres homosexuelles sur le site, délicate attention, MAIS n’a pas décoché le choix entre « Love » et « Sexy ». Et ça, c’est franchement sympa.

D’autant que c’est vraiment donné. De 33 euros à 45 euros par mois selon si on s’engage trois ou un seul mois. 45 euros pour dénicher l’amour frontiste, c’est quasiment donné.

Mais allez savoir pourquoi, j’hésite encore.

Cependant, j’aimerais réellement rencontre une frontiste. C’est mon rêve en ce moment. Envie de me poser. Envie d’avoir quelqu’un qui puisse me choquer de temps en temps autrement qu’en m’expliquant à quel point Mélenchon est un responsable politique formidable. J’ai envie de me laisser la possibilité d’être choqué sur ma droite. D’être, pour une fois, la belle âme de gauche. Celui qui est généreux. Le xénophile. Celui qui est ouvert d’esprit. Celui qui regarde un peu affolé si les tables à côté peuvent entendre ce que l’autre dit. Celui qui supplie l’autre de fermer sa grande gueule lors des dîners de belle-famille.

Il a fait comment Varg Vikernes ?

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Des filles de Pontarlier

Ilys girls — Article écrit par le 24 octobre 2013 à 10 h 00 min

Le vrai scandale Leonarda, quand même, c’est le fait qu’elle sortait jusqu’à quatre heures du matin. Et qu’elle avait visiblement un petit ami, un certain Alexandre P. Qui était quant à lui probablement originaire de Pontarlier. Ou de Levier. Du pur souche quoi.

Trois éléments donc. Les sorties nocturnes. Le petit ami. Pontarlier.

Énoncé juste comme ça, oui, Leonarda semblait parfaitement intégrée en France. C’est vraiment le triptyque de toute adolescente un peu rebelle ou un peu à la marge dans les petites villes françaises. Jusqu’à son accent qui, à défaut d’être franc-comtois comme le soutenait Cécile Duflot, est authentiquement racaille.

Faut voir ce que c’est Pontarlier. Et il y a pire. Levier tiens.

On parlait beaucoup, on se baladait à Levier ou à Pontarlier, tous les soirs.

Faut imaginer ce que ça peut être de se balader tous les soir à Levier ou de pousser la folle bringue jusqu’à Pontarlier. Il y a de quoi avoir la haine. Il y a de quoi chercher à se défoncer (patrie de l’absinthe quand même) et/ou à se faire défoncer. Il y a de quoi, quand on vient d’un milieu social pas spécialement réputé pour son amour de la culture et pas forcément connu essentiellement pour manier avec aisance la langue française, prendre l’accent d’une racaille de base. L’accent racaille étant essentiellement un moyen socialement accepté de masquer le fait qu’on est plus ou moin illettré. Entre passer pour un con avec deux mots de vocabulaire ou pour une petite frappe qui se la joue, les gamins font vite leur choix.

Attention, je n’ai rien contre le Doubs. Mais premièrement, si on est employé dans l’industrie ou l’artisanat, c’est quand même beaucoup moins joli que le Jura et deuxièmement, le seul intérêt du coin quand on a moins de 25 ans c’est quand même de tâcher de s’enfuir en Suisse toute proche.

Est-on même si sûr que Leonarda dépareillait vraiment dans son collège ?

Faut quand même voir qu’au collège, il n’y a quand même pas que de futurs prix de beauté. Et en France, quand on est pas joli ni très intelligent, il faut avoir du caractère. C’est dans le manuel de survie de base au collège. C’est pourquoi la culture racaille s’est finalement si rapidement installé en France. Tandis que l’accent franc-comtois, qui avant était le symbole de classes populaires à qui il ne fallait pas la faire mais qui depuis se sont gentiment faites défoncer quand même, a disparu. Et est devenu, quand ses idiomes sont encore pratiqués, un déjà-élitisme du pauvre. Autrement dit, une affirmation identitaire régionale avec des codes n’appartenant pas forcément à tout le monde -et certainement pas aux nouveaux arrivants. L’accent franc-comtois appartient désormais à une frange socio-culturelle un peu moins appauvrie que dans les familles où les enfants parlent racaille. Attachée à sa terre parce qu’elle a pas tellement le choix et que cela fait partie des différences face aux derniers arrivants. Bref, celle qui est visée par les Identitaires.

Les filles du coin, un peu plus sérieuses à l’école en moyenne, rêvent de se barrer. Les mecs du coin, un peu plus cons, se mettent à colle avec les petites immigrées. Enfin, quand leurs grands frères ne veillent pas. Reste les autres filles. Qui se mettent au parler racailles et sortent avec celles-ci. Et, comme elles préfèrent l’original à la copie… J’trouve qu’on parle pas assez de ces petits blancs de province et y étant coincés. Ils ont tout intérêt au Front National. Une fille élevée dans une famille FN, elle pourra plus facilement leur revenir. Les filles racistes, après le collège et le lycée (où on peut encore attraper celles qui ont de l’ambition), c’est quand même celles qui sortent avec toi. Et il peut y avoir des canons hein. Mais pas beaucoup. Faut se dépêcher quoi. Sinon on se retrouve avec Leonarda puisque Yasmine, elle, est quelque peu privée de sortie si elle souhaite survivre.

Faut pas croire que rien ne se joue à Pontarlier.

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Paris, quatre heures du mat’

Ilys girls — Article écrit par le 14 octobre 2013 à 19 h 00 min

Mais qu’est-ce qu’elles branlent encore ici ces salopes ? me demande B*.

Franchement, passé quarante ans, se retrouver à se faire draguer par deux connards totalement torchés comme nous, ça la fout mal.

J’aime pas les MILFs.

B* me lâche avec les deux vieilles pour draguer de la bourrée de 23 ans se prétendant bisexuelle dans la file d’attente des toilettes d’un bar dégueulasse de Bastille. Celui à la pinte à trois euros. Quand t’as quarante ans et qu’on te ramène dans ce genre de bar de mongoliens, ça devrait être un énorme signe quand même. Faut se respecter en vieillissant.

C’est important.

Et là, une de nos deux connes fait son putain de cinéma et commence à me reprocher que mon pote s’intéresse plus à de la « chair fraîche » qu’à elles. Connasse. Bien sûr que oui. Elles sont largement plus baisables. On a l’air d’avoir l’âge d’apprécier les MILFs pour faire bien devant les potes ? Moi j’ai déjà donné à l’époque. J’y reviendrais plus. Quitte à me faire chier, autant que ça soit ferme si vous voyez ce que je veux dire.

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Pour que les jolies filles redeviennent vraiment distantes

Ilys girls — Article écrit par le 16 septembre 2013 à 19 h 00 min

Je me souviens.

Je me souviens d’il y a dix ans, dans les bars parisiens. Les jolies filles étaient un peu moins communicatives. Prétentieuses toujours, il y a des choses qui ne changeront jamais. Mais, quoiqu’il en soit, elles vous parlaient bien moins facilement qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui, si vous êtes attablé à côté de quelques jolies filles, vous finirez par échanger à un moment. C’est forcé. La densité de population dans les bars pousse à ça. C’est d’ailleurs le deuxième facteur de choix de bar. On paye avant tout cette proximité obligée qui, naturellement, permettra d’engager la discussion. Quant aux filles, si j’y comprends quelque chose, je présume que pour elles il s’agit de maximiser la chance de se faire draguer, voire de se faire payer un verre dans les bars.

Nous sommes follement enthousiastes.

Les jolies filles se mettent à nous parler.

Elles ne sont pourtant pas moins chieuses ou plus intéressantes qu’hier.

Mais entre temps, on a connu dix ans de Friends et de How I Met Your Mother.

La jolie fille de bar parisien a désormais l’obligation sociale de montrer un peu d’esprit. Enfin. D’afficher une répartie de bon aloi.

Pitié…

Foutue modernité de merde.

Avant, si ça ne se passait pas très bien, elle se contentait de vous toiser de manière méprisante, sans même tourner la tête parfois. La jolie fille n’ouvrait pas la bouche et tu la respectais. Et elle aussi, quelque part, te respectait.

Désormais, elle se sent obligée de tenter de se foutre de ta gueule. Et ça, c’est insupportable. Déjà, la plupart des mecs n’osent alors pas leur répondre sur le même ton et les mettre minables. Certains parce qu’ils ne le peuvent pas, d’autres parce qu’ils ne sont pas parisiens et n’y sont pas habitués, d’autres par un optimisme sans faille et cet espoir fou d’arriver quand même à les baiser-sait-on-jamais.

Une sorte de Ridicule pour et par la meute de BAC+5 semi-mongoliens et paupérisés dans les bars à sept euros le demi.

Tragique.

La drague de bar parisien est devenue encore plus moche qu’avant parce que toutes les filles, jolies ou pas d’ailleurs, ont dix ans de séries américaines derrière elles.

Avant, il y avait un vrai truc qui empêchait. On était pas assez beau pour la jolie fille, ou on avait pas assez d’argent, ou un appartement vraiment trop petit et merdique. On savait quoi faire pour y remédier et les choses semblaient ancrées dans la réalité. C’était un temps où il subsistait encore quelques valeurs. Maintenant, si tu joues le jeu facile d’un ersatz de Gaspard Proust et autres dandy de supermarché, tu peux presque baiser n’importe quelle jolie fille parisienne et la ramener sur un scooter pourri dans ta chambre de bonne du IVème arrondissement.

Vroum vroum !

La dégénérescence n’est plus limitée à une élite dégénérée.

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Adieu Ginette

Ilys girls — Article écrit par le 1 septembre 2013 à 7 h 24 min

J’ai quitté mon domicile vers seize heures trente. Je devais passer à pôle emploi, mais je me suis arrêté au bar sur le chemin. J’ai bu quelques verres. J’ai joué au Rapido aussi. A dix-neuf heures j’ai trouvé la porte du pôle emploi close. Alors je suis retourné au bar. Oui oui. Je suis un habitué. Ils me connaissent tous là-bas.

Ils confirmeront.

Quand est-ce que j’ai quitté le bar ? Je ne sais plus trop. C’est un peu flou. Après ? Après je suis rentré tout droit. Enfin, directement à l’appartement je veux dire. J’ai regardé une émission à la télé. Les douze coups de midi que ça s’appelle. Non, je sais, il n’était plus midi… Mais je l’avais enregistré. C’est qu’à midi je regarde Tout le monde veut prendre sa place et après je me fais une petite sieste. Donc je regarde le soir Les douze coups de midi. En rattrapage. Voyez, il y a une explication. Faut pas vous fâcher hein. Mais je sais quand même à quelle heure je me suis couché ce soir là. 23h30. Je suis formel. J’ai une sonnerie sur mon téléphone. Celle du réveil. Je le mets à 23h30. Ça veut dire qu’il faut que j’aille me coucher. Vu que je ne le fais pas sonner le matin, je me suis dis que je devais au moins mettre un réveil le soir. Pour garder une hygiène de vie. Tout ça quoi. Après ?

Ben après j’ai dormi.

Le lendemain matin ? Ouais, vers 11h00. Comme d’habitude aussi. Je suis un homme d’habitude en fait. J’avais pas réalisé avant. Oui. Je sais que ça ne me donne pas d’alibi. Mais je vous jure que c’est pas moi. Oui, je sais qu’elle est morte dans l’appartement entre 21h30 et minuit. Vous me l’avez dit. Mais à minuit, moi, je dormais. Et avant… J’en sais rien. J’étais devant la télé que je vous disais, alors j’ai pas tout vu. Oui, je sais que c’est un studio. Mais quand je suis absorbé par un truc je vois rien d’autre vous savez. Je me ferme. J’entends plus que ce qui m’intéresse, je ne vois que ce que je veux voir. Vous savez ça comme moi. Que au bout d’un moment dans un couple, on n’entend que ce qu’on veut entendre… C’est ce que tout mec sensé apprend rapidement à faire en fait.

Et je suis plutôt doué de ce point de vue là.

Pourquoi je n’ai appelé la police ? Ben j’ai pas du voir non plus le corps. Je me suis pas inquiété de ne pas la voir vous savez. Ça fait des mois qu’on dort chacun de notre côté du lit, sans se toucher ou se parler. Et puis Ginette avait fait installer deux matelas d’une place dans le lit, parce que je bouge beaucoup la nuit qu’elle disait. Donc je me suis pas inquiété de rien sentir bouger. Sentir tout court ? J’ai le nez bouché depuis plus d’une semaine. Je sens rien du tout. Non, je me fous pas de votre gueule. Demandez à mon médecin, il confirmera. Il m’a même proposé de me donner des jours d’ITT. Mais bon, vu que j’ai pas de boulot, j’ai pas vu l’intérêt hein.

Appelez-le je vous dis.

En tout cas, dès que j’ai vu le corps, j’ai téléphoné direct. A ma mère ? Ben ouais, au début j’ai un peu paniqué quand même. Alors j’ai appelé ma mère. C’est naturel non ? Les soldats blessés, c’est pas leur mère qu’ils appellent tous ? Comment ça ? Les griffures que j’ai sur le visage ? C’est le chat. Le chat de la voisine. Demandez-lui. Enfin, pas à la voisine, elle était pas là. Mais au chat. Il confirmera.

Je suis con.

Ça parle pas les chats. Mais vous pouvez peut-être étudier le chat remarquez. Il doit avoir des traces de ma peau sous ses ongles, de l’ADN qu’est à moi. Vous pouvez faire ça hein ? A la télé, en tout cas, ils le font. Enfin, après j’ai téléphoné aux pompiers hein. Peut-être pas tout de suite, tout de suite, mais j’étais sous le choc vous comprenez.

Des regrets ?

Ben je sais pas. Je devrais en avoir ? Je veux dire, étant donné que je vous dis que je l’ai pas tuée…

Ah…

Des regrets parce qu’elle est morte.

Ouais, bien sûr que j’en ai. J’ai des tas de regrets. Je veux dire, il y a des trucs que j’aurais aimé lui dire avant qu’elle meure quoi. J’ai le regret de pas avoir pu lui dire ces trucs-là. Quels trucs ? C’est un peu personnel. Puis c’est pas des trucs précis. Laissez moi réfléchir… Ah si.

Que je l’aimais.

Et puis qu’elle était une compagne vraiment sympa aussi. Ah oui. Qu’elle était la seule à me comprendre vraiment. C’est vraiment un truc vachement important. Donc voilà. J’aurais bien aimé lui dire ça. Non, non. C’est pas parce qu’on se parlait plus qu’elle ne me comprenait pas.

A la limite, je dirais même au contraire.

Non, non. J’ai pas besoin d’avocat. Je suis innocent. Les avocats, c’est fait pour les gens qu’on des choses à se reprocher. Moi, je m’en fous, j’ai la conscience tranquille. Enfin, si ce n’est les regrets bien sûr. Les regrets de pas voir dit les trucs que j’aurais aimé dire hein. Ces regrets là. Me faites pas dire ce que je veux pas dire.

Ouais, ouais.

Je sais que ça a l’air dingue. Je sais que vous pensez que c’est moi. Mais je vous jure sur la tête de qui vous voulez que c’est pas moi. Que je suis innocent. Non, non. Je peux pas vous expliquer comment c’est possible. J’en sais autant que vous. Je sais pas comment le mec a fait pour tuer Ginette à deux mètres de moi et que je ne m’en rende compte que le lendemain matin. C’est un truc de fou. C’est une histoire à la chambre jaune si vous voulez mon avis. Si je curieux de savoir ? Carrément. Faut retrouver le gars qu’a fait ça à ma femme hein. Je peux compter sur vous ? Ouais ?

Bon, ben je suis content.

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Les temps sont durs

Ilys girls — Article écrit par le 15 août 2013 à 9 h 47 min

Je ne sais pas quoi faire avec Ginette. Cela fait longtemps qu’on est ensemble. Enfin. C’est la théorie. En pratique, elle baise en dehors du couple et moi pas. Elle m’a bien proposé de venir regarder ses ébats, mais j’hésite. Elle me dit que ce serait une masturbation améliorée pour moi. Sans doute. Je ne suis toutefois pas sûr que cela soit plus satisfaisant. J’ai bien essayé de la ramener dans un club échangiste, histoire d’en profiter, mais elle préfère plutôt y aller avec ses amants qu’avec moi.

Je ne peux toutefois pas la quitter.

Depuis que j’ai perdu mon job, j’ai du laisser mon studio et j’ai emménagé dans le sien. Heureusement qu’elle continue à bosser d’ailleurs. Sinon, étant donné que je reste cloîtré toute la journée dans les vingt-cinq mètres carrés de l’appartement, cela serait vite devenu invivable. Cela dit, elle découche deux soirs sur trois. Donc ça va bien.

Elle dort de plus en plus souvent à l’extérieur d’ailleurs.

J’ai peur qu’elle parte vivre avec son amant le plus régulier.

Je me retrouverais à la rue.

Alors j’essaie de me rendre indispensable. Je nettoie une fois par mois le studio. Je range ma vaisselle sale dans l’évier. Je fume à la fenêtre et non plus sur le lit. Je fais des efforts quoi. Mais, Ginette est une dure, ça ne semble pas marcher. J’ai bien essayé de coucher avec elle pour me l’attacher. Mais elle ne veut plus que je la touche. Elle a même acheté un godemichet. C’est un peu humiliant quand même. Surtout quand elle fait ça lorsque je suis là. Et que je n’ai même pas le droit de regarder. D’ailleurs, un soir où pudiquement je lui tournais justement le dos, elle a essayé de me sodomiser avec. Ça m’a un peu choqué. Elle, ça la faisait rire. Mais elle m’a menacé de me foutre dehors si je résistais.

Alors voilà…

J’ai essayé d’en parler avec son frère, mais il m’a foutu une beigne en me traitant de gros dégueulasse. Alors j’ai téléphoné à XP, voir s’il pouvait pas m’héberger provisoirement. J’ai laissé quelques messages sur son répondeur mais il ne m’a pas encore répondu.

Il doit encore être en vacances.

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