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Articles de la catégorie 'Bidou 2012 !'

Septimaniac Park

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Bulletin Karcher pour voter aux régionales

Téléchargez le bulletin Kärcher-régionales 2010.

Peut aussi s’envoyer par voie postale à notre petit Leader bien-aimé, en dispense d’affranchissement.

Saint Valentin

- Tu fêtes la Saint Valentin cette année ?
- Je ne sais pas Bidou…
- Je te préviens, je ne passe pas la soirée avec toi et ta dépression.
- Peut-être.
- Comment ça peut-être ? Tu devrais pourtant savoir si tu es avec quelqu’un ou pas !
- C’est un peu plus compliqué que ça. Sur facebook, comme dirait Yann Moix, il y a même une option pour dire cela. “It’s complicated”.
- Il n’y a rien sur ton facebook. Même pas d’amis.
- Oui. J’ai un minimum de pudeur quand même. Je ne suis pas encore à me foutre à poil sur le site. Et puis inscrire un tel statut, cela signifie qu’on a envie que la situation se clarifie très vite et de manière radicale…
- Ouais, tu es dans une “open relationship” donc. Parce que la fille veut aussi pouvoir se satisfaire sexuellement de temps en temps…
- Non. Pas la même chose. L’open relationship c’est faire fi de l’exclusivité, c’est juste marquer une préférence pour quelqu’un. Et puis cela veut aussi dire que tu baises quoi. Le complicated, c’est un peu l’inverse. Tu es dans une relation exclusive qui ne dit pas son nom et tu ne baises pas beaucoup.
- Comme toujours tu as pris la meilleure voie.
- Ce n’est pas parce que c’est compliqué et qu’il y a plein d’implicites que c’est moins intéressant. Au contraire.
- Oui, pourquoi baiser alors qu’on peut discuter pendant des heures de comment s’est passé sa journée ?
- Arrête. On a plus dix-huit ans. Qu’est-ce qu’on en a foutre maintenant ? Pas plus de deux coups de fil et on trouve une fille avec qui baiser pour la soirée.
- Ce serait plus sain.
- Comment ça ?
- Ce serait plus sain que ta volonté de merde de faire ça avec des sentiments. Des sentiments… Est-ce que tu es une femme putain ?
- C’est quand même mieux avec. Cela donne du sens.
- Voilà. Il est là ton problème. Tu veux leur mettre du sens au lieu de leur mettre ta petite queue. Tu devrais voir la chose de manière hygiéniste. Comme une purge. Comme un exutoire. Je ne sais pas. Mais tu es un hypocrite, tu veux emballer tes pulsions ou tes besoins par un bel enrobage de grands sentiments. Tu ne baises pas certaines filles parce que tu n’es pas amoureux d’elles, mais parce que tu ne peux pas bander sans que la fille ne s’abandonne entièrement à toi. Et une fois que c’est le cas, tu n’en as plus rien à foutre.
- Et alors ? A chacun sa perversion.
- Ordure.
- Hum. Je pourrais te remettre dans le placard…
- Nazi.
- Bien, je vois que tu reviens à de meilleures dispositions, mais il est inutile de me flatter, contente-toi de ne pas m’insulter.
- Dis-moi Adolf, tu as gardé ton facebook en anglais ?
- Oui.
- Parce que ça fait moins plouc français ?
- Peut-être, oui. Et aussi parce que cela me rappelle d’où ça vient. Facebook.
- Et les films américains tu les vois en VO ?
- Absolument.
- Dis-moi, Valentin, c’était pas le nom d’un mec qui avait baisé ton ex-copine avant qu’elle se barre ?
- Bon. Hop. Au placard.
- Au placard.. Quelle blague. Ah, tu es un vrai dictateur. Une terreur. Tu envoies tes opposants au placard. Et tu les prive de dessert aussi ? Tu pourrais au moins prétendre m’envoyer à la douche… Mais… Repose moi au sol ! Et puis c’est normal que tes copines te trompent toutes ! T’es pas capable de les satisfaire ! Je pourrais te donner la liste de toutes celles que j’ai du baiser dans ton dos pour qu’elles acceptent de rester un peu plus longtemps avec toi ! Ça te ferait bander hein, petit informateur de la Stasi, l’idée d’une liste, hein ? Non ! Non ! Pas dans le noir ! Pas là ! Ne ferme pas la porte ! Non ! Je t’interdis de fermer la porte ! Rouvre cette porte immédiatement ! Tu m’entends ?

Mobilisez-vous

chats-haiti

Slogan

SGOMBRATELI TUTTI !

Soit en français : « virez-les tous ! »

On ne saurait avoir meilleur programme.

Message personnel

Cher monsieur Borloo,

Le Conseil constitutionnel a annoncé, mardi 29 décembre, avoir annulé la contribution carbone, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, etc.

(…) Cette équivoque sera-t-elle jamais levée ? Ne se trouve-telle pas au cœur même de l’œuvre de Mistral ? Et partant, à un degré moindre, jusque chez Maurras ? N’oublions pas que tout savoir est un pouvoir, que collectivement, les intellectuels se définissent par rapport à une instance politique, objective ou virtuelle, incarnée dans des institutions ou entée sur une sociologie évidente. Si cette instance vient à faire défaut, serait-ce que les masses sont demeurées à la périphérie de leur histoire, dépossédées par une étroite bourgeoisie culturelle ? Il est certain qu’hier comme aujourd’hui les élites d’Oc, félibréennes ou occitanistes, en prétendant exprimer le peuple, n’ont surtout engagé qu’elles-mêmes.

Mais les masses existent-elles quelque part, en dehors des lieux privilégiés où évoluent ceux qui s’efforcent de parler en leur nom ? Plutôt, ne représentent-elles point, comme le soupçonne Jean Baudrillard, une puissance d’absorption et de neutralisation dans laquelle viennent se perdre l’information, l’histoire, le sens, trous noirs de la sociabilité, voués en retour à d’inéluctables implosions ? Dorénavant exclus d’un ordre qui a évacué le cyclique et le rituel, dont toutes les structures et tous les mythes exaltent la nécessité de l’expansion et du progrès, sans possibilité aucune de réversion sous peine d’effondrement, ordre qui se définit exclusivement comme réel, le seul réel (entendons matériel), les morts ne participent plus au vaste échange symbolique avec les vivants qui garantissait l’existence des sociétés traditionnelles (c’est-à-dire toutes les autres, sauf la nôtre). Seuls les historiens, ces professionnels du passé, entretiennent encore quelque familiarité avec eux. Aussi n’a-t-on jamais tant parlé de cultures populaires que depuis qu’elles ont cessé de l’être, manipulées désormais par les spécialistes de l’animation et des mass-média, quotidien s’avilissant en spectaculaire ou en idéologique. En effet, la réversibilité des travaux et des jours, des alliances et des saisons a fait place partout, ou à peu près, à une double projection à l’infini, production/consommation. Renvoyé à ce défaut généralisé de symbolisme, le destin de l’Oc, de quelque nom qu’on le traduise, civilisation, ethnie ou nationalité, ne serait-il pas, afin de survivre à l’aliénation qui lui a été faite historiquement, menacé de se muer aujourd’hui en territoire de la grammaire, en espace du texte et du discours, où la parole vivante aura été normalisée par le signe mort, sous la haute direction de quelques maîtres de la langue ? Promu source, figure et moyen du Pouvoir, comment l’Oc, à la recherche de lui-même, évitera-t-il de dégénérer en ce que l’on appelle, de l’autre côté du rideau de fer, une langue de bois, langage substituant à la sémantique l’idéologie, seule habilitée à reconnaître les vrais locuteurs, à désigner les bons citoyens ?

Pour n’avoir point voulu séparer la langue des traditions qu’elle véhiculait, pour n’avoir point coupé l’histoire du passé, au risque de paraître s’enfermer dans la ruralité, l’archaïsme et le folklore, Mistral, le Félibrige et avec eux Maurras, n’ont pas fini de nous interpeller. Car leur refus de la modernité terroriste constitue un défi viscéral autant que raisonné dont le compte n’est pas près d’être rendu, ni le bilan dressé. On ne saurait y répondre en effet que par un défi similaire, de valeur sans doute retournée, mais qui en soit la juste équivalence. Et, à cet égard, une certaine raison marxisante, qui s’y annonce maximaliste, ne signifie pas mieux qu’une autre, bourgeoise et minimaliste, sa réplique inversée par jeu de miroir.

(Victor Nguyen, Maurras et le Félibrige, éléments de problématique, 1979.)

Eliminer la concurrence


Extrait

L’illusion de notre jeunesse, écrivait-il en 1904, fut de penser que la décentralisation et la fédération pourraient être obtenues en France par en bas, par l’initiative des groupes et avant la restauration du pouvoir central. L’expérience m’a fait comprendre que nos groupes naturels sont trop dispersés, trop faibles, trop flottants pour n’être pas maintenus indéfiniment dans leur état présent d’inorganisation, par tout gouvernement qui y a intérêt, c’est-à-dire par tout gouvernement électif. Toutes les fois qu’un groupe s’organisera sérieusement il devra s’appuyer sur des idées absolument révolutionnaires afin de pouvoir repousser et exclure dans tous les cas toute ingérence de l’État : ce groupe devra donc s’orienter dans une direction anarchiste et anti-nationale ; au lieu de fortifier la patrie par le réveil des groupes locaux il la diminuera par des tentatives de scission, d’ailleurs puériles et sans aucun profit pour ces groupes eux-mêmes.

L’analyse est aiguë de ce que Maurras appelait, le morbus democraticus, mais où surtout il faut saisir l’exemple typique d’une aporie française dont s’inscrit en creux le diagnostic rigoureux, celui d’une déstabilisation qui s’effectue sous nos yeux : en raison de la construction nationale par en haut (les quarante Rois qui ont fait la France), rassemblant au surcroît des populations bien plus hétérogènes qu’on a bien voulu le dire (mais moins hétérogènes qu’en réaction certains l’affirment aujourd’hui), l’État s’est arrogé ici une telle dotation d’autorité, autant historique (vocation permanente au rassemblement toujours jugé en défaut) qu’historienne (dévalorisation systématique de l’histoire précédant l’entrée dans l’orbite nationale) que le simple citoyen est voué a demeurer un perpétuel sujet abîmé dans la révérence envers le pouvoir central ou attaché à sa contestation. Par conséquent, toute volonté d’autonomie, de self-government, qu’elle soit de l’ordre social ou de l’ordre régional, si elle est tant soit peu cohérente se voit, pour persister dans l’être, acculée au séparatisme virtuel. À cet égard, la Révolution a donné une terrible accélération à un processus déjà à l’œuvre, quoiqu’en pensait Maurras, sous l’Ancien Régime, en privant de surcroît cet État des ressources de légitimité propres à la vieille monarchie : d’où à la fois cette rigidité et cette instabilité de la vie politico-administrative de la France contemporaine. À la dissidence de la bourgeoisie a succédé, après son accession au pouvoir, une dissidence non moins typique de la classe ouvrière. De même les particularismes historiques dits « régionaux » promis au dépérissement n’ont dû qu’à leur évolution radicale dont nous sommes aujourd’hui les témoins de ne pas sombrer dans la folklorisation qui les a toujours menacés. Nul n’en était plus conscient que Maurras à la veille de l’Affaire Dreyfus qui pour lui précipitera seulement les choses.

(Victor Nguyen, Maurras et le Félibrige.)

Alterlibéralisme

J’ai reçu un long message d’Alternative libérale.

Auquel je n’ai rien compris : les élections internes ont été gagnées par le courant (comme au P.S.) de Bachelot (Louis-Marie, pas Roselyne), mais il faut encore, je cite :

En support de la Commission Electorale, organiser l’élection des 8 conseillers locaux élus sur les circonscriptions européennes par les présidents des comités locaux.

Bien malin qui peut dire ce que cela signifie. Enfin je suppose que les 80 militants actifs d’A.L. le savent et que tout ça est le fruit de longues discussions ampoulés où l’on s’est dit que la circonscription la plus familière aux électeurs était la circonscription européenne, la seule qui ne correspond à aucune réalité géographique, historique ni même purement administrative. Et cela alors que les prochaines élections se tiendront dans d’autres circonscriptions.

Mais le pire c’est que j’ai cliqué. Et là, sur la page d’accueil d’A. L., que découvre-t-on ? Qu’ils sont des participants réguliers aux débats qui se tiennent en anglais sur France 24.

Dieu sait — et les lecteurs d’Ilys auront peut être remarqué — que je ne suis pas un maniaque francophon. Mais quand même ! quelle idée géniale ! pour espérer progresser en termes de voix, puisqu’ils participent aux élections, dans un pays où l’immense majorité des électeurs a un problème pour simplement comprendre une phrase énoncée en anglais BBC-standard, nos braves libéraux s’en vont essentiellement (quatre vidéos sur les quatre de leur page d’accueil) faire des débats en anglais sur une chaîne d’abord vouée à la diffusion à l’étranger — et de plus complètement marginale (vous connaissez des gens qui regardent vraiment France 24, vous ?)

Génial, vous dis-je.

S’ils ne passent pas de 1,5% à 1,7% aux prochaines élections avec ça, ce sera à désespérer.

Naufrage-type

Celui du 104 :

(…)

La Mairie de Paris n’y trouve pas son compte, au regard des sommes engagées : seul financeur public du 104, la Ville verse une subvention annuelle de 8 millions d’euros, après avoir investi 100 millions d’euros pour sa restauration, avec le concours de la région Ile-de-France. Adjoint à la culture de Bertrand Delanoë, et président du conseil d’administration du 104, Christophe Girard ne cache pas son impatience : “Comment remplir ce vide ? Il faut un peu plus de démesure, inventons des installations extravagantes !”, lance-t-il à l’attention de “ceux qui dirigent le 104, et de ceux qui le dirigeront à l’avenir”. Certains redoutent un virage à 180 ° : la friche culturelle va-t-elle devenir une boîte à événements ? “Dans la lumière aveuglante du spectacle, on ne voit pas la lueur des lucioles “, souligne le cinéaste Nicolas Klotz, actuellement en résidence avec Elisabeth Perceval, pour préparer leur prochain tournage, Low Life. La métaphore vise tout ce labeur invisible dans les ateliers, “qu’il faut financer sur la durée”, insiste le cinéaste.

Mais comment faire décoller le lieu ? Cantarella et Fisbach demandent qu’on leur donne du temps. Et un peu plus d’argent. L’enveloppe actuelle de 8 millions d’euros, à laquelle il faut ajouter quelque 2,5 millions d’euros de ressources propres (location d’espace, mécénat), ne suffirait pas. Cantarella est catégorique : “On a besoin de 2 millions supplémentaires. Tout, ou presque, part dans le fonctionnement du bâtiment.” Chauffage, entretien, sécurité… et salaires. Le 104 a été calibré pour un volant de soixante salariés permanents. Un effectif qui s’est vite révélé insuffisant. De nombreuses personnes qui ont été embauchées en contrat à durée déterminée réclament aujourd’hui la pérennisation de leur poste.

(…)

Mode d’emploi

(…) Il y aurait une bordée de protestations de la part des habitués du genre, mais tout se tasserait rapidement.

« Et j’avais raison, n’est-ce pas ? lui dit plus tard Henry.

— J’aurais dû me fier à ton jugement politique, comme toujours.

— Oh, ce n’est vraiment pas compliqué. » Henry se baissa pour mettre un nouvelle bûche dans la cheminée. C’était un après-midi froid et sombre au début d’octobre 1989, et ils prenaient du thé et des muffins dans une des salles privées du club Heartland. « Le truc, c’est de faire sans cesse des choses scandaleuses. Il ne faut pas laisser aux autres le temps de réfléchir après avoir fait passer une loi révoltante. Il faut aussitôt faire passer quelque chose de pire avant que le public ne puisse réagir. Vois-tu, la conscience britannique n’a pas plus de capacité que… qu’un petit ordinateur domestique si tu veux. Elle ne peut conserver en mémoire que deux ou trois choses à la fois. » 

Thomas hocha la tête et mordit avidement dans son muffin. « Le chômage par exemple, poursuivit Henry, Depuis quand n’a-t-il pas fait les gros titres des journaux ? Il ne fait plus hurler personne désormais. »

(Jonathan Coe, Testament à l’anglaise, Folio-Gallimard, p. 433.)

Une corne une voix

Ce post parlant de bêtes à cornes qui meuglent, il parlera de Roselyne Bachelot.

Puisqu’on en parle dans une autre article, précisons deux ou trois choses.

Curieusement, la succincte biographie de Roselyne Bachelot sur le site de son ministère, si elle mentionne faraudement sa présidence de « l’assemblée parlementaire euro-arabe », ne mentionne pas que madame Bachelot, avant de fonder avec son mari la Société franco-guinéenne de fabrication de produits pharmaceutiques (une usine à Conakry, deux autres au Burkina), avait travaillé pendant plusieurs années pour Imperial Chemical Industries, plus connu sous le sigle ICI, depuis absorbé par ce qui est devenu Astra-Zeneca.

Lequel Astra-Zeneca a racheté pour 15 milliards de dollars l’américain MedImmune début 2007. Somme jugée excessive par beaucoup. Mais MedImmune avait dans ses brevets Flumist, développé pour lutter contre la grippe H1N1 et tout un tas de compétences autour de ce virus particulier. « AstraZeneca prévoirait ainsi de produire 200 millions de doses du nouveau vaccin d’ici le mois de mars 2010… » me sussure Yahoo finance. Voyez comme tout s’arrange.

Mais je gage qu’on va nous expliquer qu’il est tout à fait normal que le ministre de la santé achète des vaccins à ses anciens employeurs, et même qu’elle soit elle-même directement présente dans l’industrie du médicament, qui plus est sur un continent où c’est l’aide française et européenne qui finance en grande partie cette industrie.

Je retourne donc garder mes vaches.

En donnant ce lien, qu’aucun journaliste responsable diplômé d’une école qui ne soit pas de gardiens de vaches n’a semble-t-il trouvé. Sans même parler des différents dictionnaires biographiques politiques qui mentionnent pourtant tout cela.

C’est à se demander si le diplôme de gardien de vache ne vaut pas celui d’un CFJ. Et même une deuxième année en droit et un billet pour aller chez le coiffeur et changer de lunettes, comme Jean Sarkozy.

Et je précise que je suis toujours pour qu’on donne le droit de vote aux vaches. Car au moins dans le Limousin, elles formeraient une majorité commode et, quand on sait les garder, docile malgré les meuglements.

Annonce

Afin d’aider au redressement patriotique de l’économie, nous répercutons une annonce parue sur ladefense.fr :

«Président de l’EPGD – H/F»
De : EPAD Recrutement
Publiée le 09/10/2009 à 19:01:27 dans Bons plans

A la tête du Conseil d’Administration de l’Etablissement, vous menez aux destinées du premier quartier d’affaires d’Europe, rassemblant 150 000 emplois et 200 000 habitants.

Vous supervisez le processus d’appels d’offres truqués et de dessous de tables liés à l’extension de 300 000 m² SHON de l’offre en bureaux, en maintenant au mieux les relations avec les entreprises amies.
Vous prendrez en charge l’absorption au 1er janvier 2010 de l’Etablissement Public d’Aménagement Seine-Arche, actuellement dirigé par de dangereux communistes amateurs de logements HLM et de mixité sociale.
Vous disperserez toute critique concernant le déséquilibre induit par l’extension infinie de la Défense au détriment des autres pôles d’emploi d’Ile de France, en ne tenant aucun compte de la dégradation des conditions de desserte en transports en commun.

Vous disposerez dans vos missions d’un budget confortable d’1,3 milliard d’euros par an fourni par l’Etat, sur lequel vous aurez toute latitude en ce qui concerne les postes budgétaires ‘notes de frais’ et ‘administration pléthorique et népotisme’ (également qualifiés d’”Ecuries d’Augias” par le Président actuel). Si les moyens mis à votre disposition ne suffisent pas, vous pourrez toujours vous retrouver en déficit de dizaines de millions d’euros comme vos illustres prédécesseurs.

Votre profil :
Diplômé du Baccalauréat, vous ne disposez d’aucune expérience professionnelle.
Des notions élémentaires de Droit seraient bienvenues, même si vous redoublez sans arrêt la fac.
Votre éthique personnelle correspond à la devise de l’EPGD : “Aux âmes bien nées, la valeur n’est pas une nécéssité”.

Toutes nos offres sont ouvertes aux candidats handicapés et/ou issus de la diversité. On aime bien rigoler.

Affectation : 13, place des Reflets -92 081 Paris La Défense

Contact : asalom@epgd.fr

Bidou envisage de se porter candidat contre Jean Sarkozy, qui n’est même pas bourré au kapok.

Doudolf Bidler

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