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About: Robert Marchenoir

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Les articles de Robert Marchenoir:

A nos lecteurs

Toutes les bonnes choses ayant une fin, je mets un terme aujourd’hui à ma collaboration avec Ilys. Je remercie ceux qui m’ont fait l’honneur de m’accueillir ici, ainsi que tous ceux qui m’ont fait l’amitié de me lire et de participer à nos débats. Le combat pour la liberté, la vérité et la beauté continue. Nous nous retrouverons. Le Web est grand, et nul n’est son prophète.

Cela fait des décennies qu’on a la gauche caviar sur le dos. Maintenant, on doit, en prime, se taper la droite cannabique.

Je crois qu’il serait temps que ceux qui se disent libéraux, et militent pour la dépénalisation de la drogue, adoptent l’éthique américaine — ce qui serait un minimum pour un libéral. Cette éthique consiste à déclarer les intérêts personnels que l’on peut avoir dans une cause que l’on s’apprête à défendre.

Je commencerai à prendre au sérieux un « libéral » réclamant la libéralisation de la drogue quand, avant de proposer quelque argument que ce soit sur le sujet, il aura répondu aux questions suivantes :

1. Vous-même, vous droguez-vous ?

2. Si oui, comment justifiez-vous le fait de nourrir, par votre pratique, une criminalité violente, envahissante, meurtrière, qui détruit le tissu social et rend invivable des portions de plus en plus grandes du territoire national ? Sans compter qu’elle finance l’islamisation de l’Occident, l’islam étant l’ennemi juré du libéralisme ?

Parce que c’est bien joli, de supposer que demain, quand on rasera gratis et que le paradis anarcho-libéral sera institué sur Terre (toute ressemblance avec le paradis communiste ne serait pas entièrement dûe au hasard), cette criminalité disparaîtrait comme par magie (ce qui reste bien entendu à démontrer, mais admettons-le pour le moment).

Mais aujourd’hui ? Alors que l’enfer étatiste règne sur Terre, ce qui est crès crès mal, nous en sommes bien d’accord ? La moindre des choses, si ces zélotes de la drogue étaient un tout petit peu cohérents avec eux-mêmes, ne serait-elle pas qu’il s’abstiennent temporairement de leur vice, jusqu’à ce qu’il soit légalisé, comme ils le réclament — et par conséquent rendu inoffensif, comme ils l’assurent ?

M’est avis que si tous ceux qui répondent oui à la question n°1 (et donc seraient incapables de répondre à la question n°2) étaient jugés peu qualifiés pour  participer au débat de façon objective, comme le bon sens le dicterait, cette discussion cesserait d’avoir le surprenant poids qu’elle revêt au sein de la communauté libérale française, pour redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une interrogation secondaire, paradoxale, théorique et peu urgente, confinée aux cercles académiques et aux éditoriaux de The Economist.

Sur un simple plan théorique, d’ailleurs, il faudra que les partisans de la libéralisation totale nous expliquent comment ils comptent s’y prendre sans instaurer l’anarcho-capitalisme simultanément dans tous les pays du monde… ce qui nécessiterait, sans nul doute, d’installer une dictature mondiale anarcho-libérale.

En supposant, en effet, que leurs recommandations soient adoptées dans un, deux ou trois pays –- ce qui nécessite déjà beaucoup d’imagination –, comment feraient-ils face au fait que d’innombrables autres pays du monde continueraient de réprimer le trafic de drogue avec la plus grande sévérité ? Et notamment de nombreux pays producteurs ? Et notamment de nombreux pays musulmans ?

Comment des importateurs français, par exemple, seraient-ils débarrassés du jour au lendemain de tous les effets délétères d’une activité illégale (ou pourraient-ils même travailler à l’abri de poursuites judiciaires), alors qu’ils devraient s’approvisionner auprès de producteurs et via des intermédiaires étrangers issus du banditisme, puisque exerçant en violation des lois de leur pays ?

Ou bien faut-il supposer que nos écervelés anarcho-capitalistes préconisent l’autosuffisance nationale en matière de drogues, la création d’un grand service public d’une grande industrie nationale de l’opium, du cannabis et de la cocaïne ? Ce qui serait  peut être gaulliste et même guainésien, mais pas vraiment libéral ?

C’était mieux avant

Apporte à notre Prince et à tous les puissants
Paix et gouvernement avisé,
Afin que, sous leur règne
Nous menions une vie calme et paisible
Remplie de félicité divine et de respectabilité.

Cantate BWV 42, Jean-Sébastien Bach

Allah à Toi seul l’homme doit toute son adoration, les vrais savent,
On a pas oublié, l’or que le pape porte au cou est celui qui nous a été pillé
[...] Eh négro ! C’est l’heure d’manger,
Brûler leur sperme en échantillons, souder leurs chattes […]
Quand j’vois la France les jambes écartées j’l'encule sans huile […]
J’rève de loger dans la tête d’un flic une balle de Glock

Rap “Temps mort”, Lunatic

Voir aussi les articles Religions du Livre, Il y a des cons partout, C’est social  et Les races n’existent pas.

Sur une idée de Police du monde parodique

Leszek Kolakowski (à gauche) et Benoît XVI

Leszek Kolakowski (à gauche) et Benoît XVI

 

Certains libéraux ressemblent aux gauchistes. A les écouter, il suffirait d’instaurer leur système clés en main pour que le paradis règne sur terre.

Nationalisez les moyens de production, dit le gauchiste, et la justice s’imposera. Faites maigrir l’Etat, dit une certaine variété de libéral, et la main invisible du marché dans la culotte de la nation fera advenir la félicité universelle.

C’est la politique Ikéa : il suffit de choisir le bon kit dans le magasin, de le ramener à l’Elysée, de le monter en suivant les indications du manuel, et là, pouf, pouf, tout va enfin marcher comme sur des roulettes.

Cette vision mécaniste de l’humanité suppose que les dysfonctionnements sociaux peuvent être réparés à coup sûr par un simple changement des institutions ou du système économique.

C’est oublier que le facteur humain frappe toujours deux fois.

Leszek Kolakowski, philosophe polonais mort le 17 juillet dernier, tirait le bilan suivant du marxisme, en 2002, dans son article Ce qui reste du socialisme,  publié dans la revue américaine d’études religieuses First Things :

 

Toutes les prédictions importantes de Marx se sont révélées fausses.

Il a prédit […] la disparition de la classe moyenne. […] C’est le contraire qui s’est produit. […]

Il a prédit la paupérisation, non seulement relative, mais aussi absolue du prolétariat. Cette prédiction a déjà été démentie de son vivant. […]

Il a prédit l’inéluctabilité de la révolution prolétarienne. Une telle révolution n’a eu lieu nulle part. La révolution bolchévique en Russie n’avait rien à voir avec les prédictions marxistes. Elle n’a pas été provoquée par un conflit entre la classe ouvrière industrielle et le capital, mais a été conduite sous l’égide d’un slogan dépourvu de tout contenu socialiste, et encore moins marxiste : « La paix et des terres pour les paysans ».  Inutile de dire que la réalité ultérieure fut à l’opposé de ce slogan. […]

Quatrièmement, il faut mentionner la prédiction de Marx sur la chute inéluctable du taux de profit. […] Comme les autres, elle a été démentie par les faits. […]

La cinquième croyance  marxiste dont la fausseté a été démontrée est la prévision que le marché empêcherait le progrès technique. Il est évident que c’est exactement l’inverse qui s’est produit. […]

Kolakowski poursuit en énumérant un certain nombre d’autres erreurs et faiblesses du marxisme, et notamment celle-ci, qu’il est bon d’avoir à l’esprit quand on se heurte aux innombrables trolls gauchistes qui brassent des électrons pour rien :

 

L’une des raisons pour lesquelles le marxisme a été si populaire parmi les classes cultivées, c’est que, sous sa forme simplifiée, il est très facile à maîtriser ; même Sartre a remarqué que les marxistes étaient paresseux.

Grâce à cette théorie, ils avaient enfin une clé qui ouvrait toutes les portes, […] un outil qui permettait de maîtriser toute l’histoire et toute l’économie sans les avoir jamais étudiées.

Après avoir réduit ainsi le marxisme à l’état de ruines fumantes, Leszek Kolakowski fouille dans les décombres, et en sauve tout de même un diamant : l’idéal socialiste.

 

Le socialisme, en tant que philosophie sociale ou morale, était basé sur l’idée de la fraternité humaine ; or celle-ci ne peut jamais être instaurée par des moyens institutionnels. […] La fraternité obligatoire est l’idée la plus perverse des temps modernes ; c’est le chemin le plus sûr vers la tyrannie du totalitarisme. Conçu ainsi, le socialisme est l’empire du mensonge.

Mais ce n’est pas une raison, cependant, pour renoncer à l’idée de la fraternité humaine. Ce n’est pas quelque chose qui peut être obtenu par l’ingénierie sociale, mais c’est un but qu’il est bon de se fixer.

L’idée socialiste est morte en tant que projet pour « une autre société ».  Mais, en tant qu’expression de solidarité avec les exclus et les opprimés, en tant que motivation pour rejeter le darwinisme social, en tant que phare qui nous montre le chemin de quelque chose de plus élevé que la concurrence et l’avidité – pour toutes ces raisons, le socialisme (l’idée, pas le système) nous est encore utile.

Benoît XVI ne dit pas autre chose dans sa récente encyclique Caritas in veritate  (L’amour dans la vérité), qui est un magnifique manifeste libéral. Elle est aussi une formidable réponse aux détracteurs de “l’ultra-libéralisme”,  et une planche de salut indispensable pour les libéraux inquiets des insuffisances de leur doctrine :

 

[17] […] Le développement humain intégral suppose la liberté responsable de la personne et des peuples : aucune structure ne peut garantir ce développement en dehors et au-dessus de la responsabilité humaine. Les « messianismes prometteurs, mais bâtisseurs d’illusions »  fondent toujours leurs propositions sur la négation de la dimension transcendante du développement, étant certains de l’avoir tout entier à leur disposition. […] Le développement ne peut être intégralement humain que s’il est libre; seul un régime de liberté responsable lui permet de se développer de façon juste.

[35] Lorsqu’il est fondé sur une confiance réciproque et générale, le marché est l’institution économique qui permet aux personnes de se rencontrer, en tant qu’agents économiques, utilisant le contrat pour régler leurs relations et échangeant des biens et des services fongibles entre eux pour satisfaire leurs besoins et leurs désirs. […]

Abandonné au seul principe de l’équivalence de valeur des biens échangés, le marché n’arrive pas à produire la cohésion sociale dont il a pourtant besoin pour bien fonctionner. Sans formes internes de solidarité et de confiance réciproque, le marché ne peut pleinement remplir sa fonction économique. Aujourd’hui, c’est cette confiance qui fait défaut, et la perte de confiance est une perte grave.

[36] […] L’Église a toujours estimé que l’agir économique ne doit pas être considéré comme antisocial. Le marché n’est pas, en lui-même (*), et ne doit donc pas devenir, le lieu de la domination du fort sur le faible. La société ne doit pas se protéger du marché, comme si le développement de ce dernier comportait ipso facto l’extinction des relations authentiquement humaines.

Il est certainement vrai que le marché peut être orienté de façon négative, non parce que c’est là sa nature, mais parce qu’une certaine idéologie peut l’orienter en ce sens. Il ne faut pas oublier que le marché n’existe pas à l’état pur. Il tire sa forme des configurations culturelles qui le caractérisent et l’orientent. En effet, l’économie et la finance, en tant qu’instruments, peuvent être mal utilisées quand celui qui les gère n’a comme point de référence que des intérêts égoïstes. Ainsi peut-on arriver à transformer des instruments bons en eux mêmes en instruments nuisibles.

Mais c’est la raison obscurcie de l’homme qui produit ces conséquences, non l’instrument lui-même. C’est pourquoi, ce n’est pas l’instrument qui doit être mis en cause mais l’homme, sa conscience morale et sa responsabilité personnelle et sociale.

[38] […] La solidarité signifie avant tout se sentir tous responsables de tous, elle ne peut donc être déléguée seulement à l’État.

[39] […] Quand la logique du marché et celle de l’État s’accordent entre elles pour perpétuer le monopole de leurs domaines respectifs d’influence, la solidarité dans les relations entre les citoyens s’amoindrit à la longue, de même que la participation et l’adhésion, l’agir gratuit, qui sont d’une nature différente du donner pour avoir, spécifique à la logique de l’échange, et du donner par devoir, qui est propre à l’action publique, réglée par les lois de l’État.

On notera que le précédent passage s’applique parfaitement au capitalisme de connivence français, dont les interactions malsaines et consanguines avec la machine étatique socialisante  alimentent directement la défiance entre citoyens. Défiance dont les Français sont, selon différents sondages, parmi les champions du monde.

 

[42] […] Malgré certaines de ses dimensions structurelles qui ne doivent pas être niées, ni absolutisées, « la mondialisation, a priori, n’est ni bonne ni mauvaise. Elle sera ce que les personnes en feront ». Nous ne devons pas en être les victimes, mais les protagonistes, avançant avec bon sens, guidés par la charité et par la vérité.

Nous n’échapperons pas à la question des valeurs.

Il existe un test très simple pour vérifier si une société est viable, si elle fonctionne, si elle est en bonne santé : observe-t-on, dans l’espace public, ces minuscules signes de connivence, de solidarité gratuite et spontanée entre inconnus, ces gestes de déférence ou d’empathie, ces sourires, ces menues paroles qui sont l’expression d’une raison de vivre partagée, passant par autrui ?

Les maçons bâtissent-ils des maisons en prenant soin du confort de ceux qui les habiteront une fois qu’eux-mêmes seronts morts ?

L’homme a la société qu’il mérite. Le consumérisme est une impasse, y compris en politique. Certains systèmes, politiques ou économiques, sont certainement plus efficaces et plus respectables que d’autres. Mais aucun système n’est bon si les hommes qui le composent ne se montrent pas à la hauteur. Il est des choses que personne ne fera à notre place. Et ces choses, c’est l’essentiel.

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(*) Traduction légèrement adaptée ; la version française officielle n’est pas très claire dans ce passage.

Voir aussi l’analyse de l’encyclique Caritas in veritate  par Polydamas, notamment pour les passages qui concernent le multiculturalisme et le relativisme culturel, non cités ici. Je le remercie d’avoir, par son billet, attiré mon attention sur Caritas in veritate et son rapport au libéralisme.

Race supérieure

Une dépêchounette de l’AFP parmi tant d’autres :

Incendie de Mantes-la-Jolie : les corps vont être rapatriés au Maroc

(AFP) – VERSAILLES — Les corps des quatre personnes d’origine marocaine décédées dans l’incendie de leur pavillon mardi à Mantes-la-Jolie (Yvelines) vont être rapatriés au Maroc par un avion militaire affrété par le souverain chérifien.

Bon. Jusque-là, c’est la routine. Nous sommes habitués à ce que des musulmans, “plus français que vous”  quand il s’agit de bénéficier des allocations, aillent se faire enterrer “au pays”  une fois le pognon empoché. Il ferait beau voir qu’ils côtoient des cadavres impurs dans un cimetière chrétien. J’ignore si le coup de “l’avion militaire”  est également une pittoresque coutume marocaine, mais ça ne m’étonnerait pas plus que ça. Remarquez que les médias ne s’apesantissent jamais particulièrement sur ces détails.

Vous noterez que si vous êtes marocain et que vous avez le malheur de claquer dans ce pays de merde qu’est la France, “le souverain chérifien”  viendra personnellement vous ramasser à la petite cuillère. C’est quand même la classe.

La femme de 34 ans et trois de ses enfants – des garçons âgés de 7, 4 et 3 ans-, décédés lors de l’incendie, sont bien morts par “asphyxie”,  selon les conclusions du rapport d’autopsie.

Le père de famille, 39 ans, avait pu s’extraire du pavillon avec sa fille aînée, 11 ans. Entendu mercredi après-midi par la police, le père avait indiqué “avoir été surpris dans son sommeil par le feu”.  Il a expliqué avoir réussi à évacuer sa fille mais “n’avoir pas pu rentrer dans le pavillon”  où se trouvait le reste de la famille.

Le drame aurait pour origine un court-circuit qui se serait produit “au niveau d’une prise électrique”  située “en bas dans l’entrée, sous l’escalier”,  avait indiqué une source policière.

Heureusement, la police française raciste, pour une fois, n’est pas impliquée dans ce drame islamophobe. Vous noterez la présence de quatre enfants dans cette famille, dont trois, hélas, ne pourront pas payer nos retraites.

Mardi après-midi, l’ambassadeur et le consul du Maroc s’étaient rendus à la grande mosquée de Mantes-la-Jolie pour rencontrer les autorités religieuses, selon la mairie.

De plus en plus classe. Non seulement “le souverain chérifien” envoie un zinc militaire (le journaliste ne va quand même pas écrire simplement “le roi du Maroc”  — ce qui serait du dernier rustre —  voire “le Maroc”  tout court — ce qui éviterait de cirer les pompes à M 6), mais l’ambassadeur et le consul en personne se dérangent, ce qui dénote tout de même un effort concret de leur part. (On se doute bien que “le souverain chérifien”  n’est pas personnellement au courant de cette catastrophe planétaire.)

Donc, voilà : si vous êtes assez con pour à la fois faire quatre enfants et négliger d’entretenir correctement la prise électrique sous l’escalier, le roi du Maroc vous envoie un avion pour récupérer les morceaux, et vous avez à la fois l’ambassadeur et le consul qui se bougent les fesses pour vous présenter leurs condoléances.

Mais ce n’est pas tout.

Le maire, le sous-préfet et le commissaire de police de la ville étaient “venus présenter leurs condoléances aux autorités religieuses, comme il est d’usage dans la communauté musulmane”,  selon cette source.

Précisons, pour nos lecteurs rendus distraits par l’oisiveté estivale et le réchauffement climatique: le maire français,  le sous-préfet français  et le commissaire de la police française  de la ville française.

Qui, donc, nous apprend l’Agence “France”-Presse, ont désormais coutume (depuis quand ?) de se plier aux “usages de la communauté musulmane”.

Bien entendu, si jamais vous, brave con de Français de merde, négligez de changer la prise électrique de 1959 qui crépite sous l’escalier, et que votre famille, consécutivement, disparaisse en fumée, ne comptez pas sur un défilé à domicile du maire, du sous-préfet et du commissaire de police, venus présenter leur condoléances attristées. 

Ca, c’est réservé à la race supérieure.

Une unique famille musulmane disparaît dans un accident comme il y en a des dizaines de milliers tous les ans ? Aussitôt, les notables pétainistes locaux endossent leur costume de dhimmi, et viennent, à trois, faire allégeance à leurs nouveaux maîtres. A la mosquée. C’est tout juste s’ils ne présentent pas leurs excuses.

Autrement dit, la charia est d’ores et déjà en vigueur en France. Mais, pour s’en rendre compte, il faut décrypter le dernier paragraphe d’une dépêche de l’AFP consacrée à un fait-divers local de troisième ordre.

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Mise à jour qui n’a sûrement rien à voir – 29 juillet 2009

Le site marocain Yabiladi.com vient de nous apprendre l’heureuse nouvelle qui suit :

La ville de Rabat vient d’abriter la signature d’une convention de partenariat entre le ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger et la mairie de la ville française de Mantes-la-Jolie, portant sur la construction d’un centre culturel marocain dans cette ville. [...]

A travers cette convention, la mairie de Mantes-la-Jolie accorde au Maroc,  un lot de terrain d’une superficie de 755 m2, alors que le ministère prendra en charge la construction du Centre culturel qui se veut un espace de dialogue et d’échange culturel permanent.

D’après un communiqué de ce ministère, l’édification de ce centre entre dans le cadre « de la mise en œuvre du programme gouvernemental relatif à la protection des intérêts des MRE [Marocains de l'étranger] et la satisfaction de leurs besoins et leurs attentes notamment dans le domaine social et culturel ».

Oui. Il est clair que les nombreux et pressants besoins des Marocains de Mantes-la-Jolie ne peuvent être valablement satisfaits par ces connards de Français de merde, même pas capables de venir changer préventivement (et gratuitement) une prise électrique sous l’escalier de sujets du souverain chérifien.

Le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, M. Mohamed Ameur, avait souligné dans des déclarations reprises par la MAP, lors d’une rencontre organisée à Barcelone par la Fédération des entités culturelles catalanes d’origine marocaine, que «son département a mis en place un programme intégré d’animation culturelle et d’encadrement religieux pour les enfants de cette communauté».

Voilà : c’est le mot que je cherchais. Encadrement religieux.  C’est clair que c’est ce qui a manqué dans cette affaire : un minimum d’encadrement islamique de cette foutue électricité française de merde, qui aurait sans doute permis d’éviter le pire. Alors que là, des sujets du commandeur des croyants, faisant à la France l’honneur de résider sur son sol, ont été les victimes innocentes de l’effroyable injustice de la loi de Joule.

Joule, c’était pas un Juif, par hasard ?

Il y a quelques semaines, je me suis rendu au magasin Auchan de la Défense, près de Paris, afin de faire des stocks de l’une des plus belles inventions de l’humanité, désormais interdite par les gnomes supranationaux-socialistes de Bruxelles : l’ampoule à incandescence de 100 watts.

Pour ceux qui ne seraient pas au courant (*), je signale que par une logique qui m’échappe, il est désormais infiniment plus difficile de se procurer ce produit de première nécessité que de l’héroïne, des travailleurs clandestins ou des mortiers de feu d’artifice destiné à être tirés sur des policiers.

Après avoir fait chou blanc — Auchan ayant anticipé sur la date obligatoire de retrait du marché –, je m’apprêtai à regagner la sortie avec quelque babiole, histoire de ne pas être venu pour rien. 

Hélas, Albert Speer, pressenti pour dessiner les plans de cette estimable épicerie de quartier, s’est défaussé à la dernière minute, sous prétexte qu’il était retenu par un projet plus urgent du côté de Nuremberg. Il a donc été remplacé au pied levé par le docteur Mengele, bien connu pour ses sinistres expériences sur des cobayes humains lâchés sans défense dans des labyrinthes interminables.

J’avisai donc un vigile appartenant à une minorité visible — probablement échappé d’un des autres travaux du docteur.

” — Excusez-moi”,  lui fis-je, “où sont les caisses ?”

Et ce probable ambassadeur de l’Unesco me répond, avec une expression d’incompréhension totale sur son visage : ” — Hein ? Quoi ?”

Plein d’enthousiasme, j”entrepris alors de m’ouvrir à l’Autre et d’entamer un dialogue avec les cultures différentes : ” — Je cherche les caisses, afin de régler mes achats“.

Je rappelle que le boulot d’un vigile consiste à s’assurer que tous les clients passent par les caisses.

Je pense que la vie quotidienne ne va pas être facile dans les années qui viennent.

Quelques instants auparavant, j’étais passé au rayon des téléphones portables. La vendeuse me demande quel genre d’appareil comblerait mes désirs les  plus fous. Je lui dis : “Je veux le moins cher”.  Surmontant une envie bien naturelle de me laisser tomber comme une vieille merde, elle me conduit à la vitrine réservée aux cas sociaux.

Je croise alors un couple de clients dont la vérité m’oblige à dire qu’ils étaient, euh, noirs. Une autre vendeuse leur demande : ” — Quel type de téléphone recherchez-vous ?”.  Et le gars  lui répond : ” — Je veux le plus cher”.

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(*) Gag.

Tchika tchika poum

Ca y est. Ils l’ont fait. Ils ont mis leur “musique”  dans les pharmacies.

On passe la porte automatique, et… tchika tchika poum.

L’insupportable diarrhée sonore vous tombe sur la gueule et vous enveloppe de partout.

On ne pouvait déjà plus prendre l’autobus sans qu’un abruti vous impose ses flatulences électroniques sorties de son hippode ou de son téléphone portable.

Tchika tchika poum.

On ne pouvait déjà plus se réfugier au bistrot ou au restaurant sans subir le bombardement obligatoire d’une espèce de bruit conçu par des SS et produit par des dégénérés.

Tchika tchika poum.

On ne pouvait même plus se promener tranquille dans la rue sans qu’un singe à casquette ne vous chie dessus avec sa bagnole transformée en baffle géant.

Tchika tchika poum.

Et maintenant, c’est les pharmaciens qui s’y mettent.

On leur a tout passé, à ceux-là.

Les médicaments déremboursés qui triplent de prix du jour au lendemain. Leurs prétendues “officines” transformées en Barbès pour dealers de potions à maigrir. Les slogans de “santé publique” calligraphiés dans leur vitrine avec une écriture d’institutrice de maternelle gauchiste. Leur insupportable prétention à se proclamer “professionnels de santé”  tout en trouvant normal, sous couvert de “parapharmacie”,  de fourguer des produits qui vaudraient à n’importe qui d’être poursuivi pour abus de faiblesse et publicité mensongère. Leur insistance à “vérifier”  le travail des médecins alors que ce n’est qu’un prétexte pour maintenir leur statut. Leurs revenus de 100 000 francs par mois, sur le dos de la Sécurité sociale, alors qu’ils ne sont que des épiciers-fonctionnaires de luxe.

Et maintenant, ils se mettent à la musique en tube.

Il fut un temps où, dans la rue, à l’approche des hôpitaux, on trouvait des panneaux : “Hôpital, silence”.

Vous imaginez, le type, il a un cancer. Il sait qu’il n’a que quelques mois à vivre. Il va finir ses jours chez lui. Il n’en veut à personne, il sait que c’est notre sort à tous. Il cherche simplement à deviner une fraternité muette dans le regard de son frère humain. Il sait que ses médicaments ne le sauveront pas, mais qu’il faut les prendre quand même. Il entre dans sa pharmacie.

Et là, il entend : tchika tchika poum…

La cuistrerie tue

“Comparer l’islam au nazisme est une ineptie”, nous assure Aurélien Véron, président du parti libéral-démocrate, à la suite de son dernier billet islamo-complaisant et pro-immigrationniste, sentencieusement titré “L’islamophobie tue”.

Hélas ! ce n’était pas du tout l’avis d’Hitler.

En 2009, les collaborateurs islamo-gauchistes voudraient nous convaincre que lutter contre l’islam relève du néo-nazisme. Mais, en 1942, Hitler, conférant avec sa garde rapprochée, regrettait que l’Allemagne ne fût pas devenue musulmane.

“Si Charles Martel n’avait pas été victorieux”, disait-il, “nous aurions, selon toute vraisemblance, été convertis à l’islam, ce culte qui glorifie l’héroïsme, et qui ouvre le septième ciel aux seuls guerriers courageux. Alors, la race allemande aurait conquis le monde.”

L’islam, expliquait Hitler à Albert Speer, “est parfaitement adapté au tempérament germanique”. Si les musulmans avaient remporté la bataille de Poitiers, toute l’Europe serait devenue musulmane au VIIIème siècle, et “l’envahisseur arabe, en raison de son infériorité raciale, n’aurait pas résisté, à long terme, au climat et à l’environnement plus rudes de l’Europe. Il n’aurait pu contenir les indigènes, plus vigoureux. Par conséquent, ce ne sont pas les Arabes, mais les Allemands islamisés qui auraient fini par prendre la tête de cet empire musulman.”

Comparer l’islam au nazisme était également une évidence pour le grand mufti de Jérusalem, Amin el-Husseini, allié de l’Allemagne nazie, ami intime de Himmler, qui a organisé des massacres de Juifs en Palestine dès 1929, et avait la swastika pour emblème. Après 1945, il a été recherché comme criminel de guerre par la Grande-Bretagne… tandis que que la France lui donnait refuge.

Déjà une préfiguration de l’asile donné, bien plus tard, à l’imam Khomeiny (grâce auquel celui-ci a pu établir le totalitarisme islamique en Iran), et de la fameuse “politique arabe de la France”… qui, avec le recul, ressemble de plus en plus à la continuation du vichysme par d’autres moyens.

Comparer l’islam au nazisme était une évidence pour les soldats de la 13ème Waffen SS, division musulmane formée en Bosnie en 1943, nommée la division Handzar. En 1993, le gouvernement musulman bosniaque a reformé la division Handzar, en faisant explicitement référence à son passé nazi. Elle comprenait aussi bien des Albanais que des moudjahidines afghans et pakistanais.

Comparer l’islamisme au nazisme est une évidence pour tous ceux qui peuvent voir, sur des photos de presse, les soldats du Hezbollah, ceux du Hamas et la police de l’Autorité palestinienne faire le salut nazi. Curieusement, je n’ai jamais lu un journaliste français relever cette pittoresque gestuelle…

Comparer l’islam au nazisme était aussi une évidence pour Shahid Nickels, Allemand converti à l’islam, membre de la cellule d’Al-Qaida de Hambourg, proche de Mohammed Atta, le chef du commando du 11 Septembre: “La conception du monde d’Atta”, a-t-il déclaré à son procès, “était basée sur un mode de pensée nazi. Il était convaincu que le but des Juifs était de dominer le monde. Il considérait New York comme le centre de la juiverie mondiale, ellle-même étant l’ennemi public n°1.”

D’ailleurs, Mohammed Atta n’est que l’exécutant de Hitler. C’est ce dernier qui a planifié le 11 Septembre. Pour punir New York “l’arrogante”, “centre de la juiverie mondiale”, Hitler a fait concevoir l’Amerikabomber, un avion à long rayon d’action. Arrivé à proximité du continent, il devait larguer un appareil plus petit transporté sous son fuselage, bourré d’explosifs, conduit par un pilote-suicide, destiné à s’écraser sur les gratte-ciels de Manhattan. L’Amerikabomber a été construit. Mais la Seconde Guerre mondiale s’est achevée avant qu’il ne puisse être utilisé.

Soixante ans plus tard, les islamistes, animés par la même pathologie anti-juive, la même haine du capitalisme et des Etats-Unis, exécutaient le testament d’Hitler. Et ils ne cachent pas leur but ultime : conquérir le monde entier.

Mais je suppose qu’Aurélien Véron, en compagnie de tous les autres islamo-complaisants de l’Occident, continuera à nous expliquer qu’il connaît mieux le nazisme qu’Hitler, et qu’il connaît mieux l’islam que les musulmans.

Servitude volontaire

On a beau haïr l’islam, il faut admirer – comme certains monstres peuvent susciter l’admiration – sa capacité à instiller une mentalité d’esclaves chez ses victimes, qu’elles soient musulmanes ou non. L’islam paralyse avant de soumettre. Mille quatre cent ans d’expérience de la perversité, cela donne, en 2009, cette dépêche de l’AFP relevée par Yves Daoudal :

Un “jeune homme” de 17 ans, soupçonné d’avoir tué sa sœur avant de brûler son corps dans la cave d’une cité d’Oullins, dans la banlieue de Lyon, a été mis en examen et écroué pour “homicide volontaire”.

Le procureur de la République de Lyon, Xavier Richaud, a appelé à la plus grande prudence quant aux hypothèses concernant le mobile, l’adolescent niant toujours les faits après 48 heures de garde à vue. “Il est dès lors prématuré, vu son absence de déclarations, d’échafauder une quelconque hypothèse sur les mobiles… Rien ne permet de soutenir en l’état qu’il puisse y avoir une connotation religieuse“, a-t-il déclaré à l’AFP.

Or on sait que l’autopsie du corps a révélé que la victime avait eu un récent rapport sexuel avec son petit ami.

Et une source proche de l’enquête, prudemment anonyme, a déclaré à l’AFP que Mohammed, garçon “violent” et “religieux”, vivant dans “une famille avec des valeurs religieuses”, n’aurait pas accepté le “mode de vie” de sa sœur aînée.

Mais ce n’est pas tout :

Regroupées sur un pont à l’entrée de la commune, une petite centaine de jeunes femmes, se disant “amies”, “copines de collège” de Fatima ou “habitantes du quartier”, ont souhaité rendre hommage à la jeune femme, d’origine algérienne, qui a été enterrée jeudi “en catimini”.

“C’était une fille bien, elle aimait la vie, elle aimait danser, elle rigolait tout le temps”, lâche Samira (le prénom a été changé à sa demande, ndlr), la meilleure amie de Fatima, qui arrive en pleurant, drapée dans un drapeau algérien.

Puis, tout à coup, s’énervant, elle s’exclame: “J’ai la haine, on se fait frapper parce qu’on est des femmes, c’est un quartier pourri”. La jeune femme s’effondre, réconfortée par ses amies. Elle raconte qu’elle est la dernière à avoir vue Fatima, deux heures avant sa mort. “Elle allait se fiancer, elle avait trouvé un travail”, sanglote-t-elle.

Après quelques instants, les jeunes femmes décident d’entamer une marche silencieuse, bougies à la main, jusqu’à l’immeuble où a été retrouvé le corps de leur amie, le 1er juillet, par des pompiers venus éteindre un incendie de cave. Des bouquets de fleurs fanent au pied de l’immeuble dont la façade porte encore la trace des flammes. Les jeunes femmes accrochent le drapeau algérien et déposent des bougies.

“C’était ma soeur, sur La Mecque, je ne t’oublierai pas !”, dit Samira en tombant à genoux, des sanglots dans la voix. Plusieurs dizaines de jeunes femmes la rejoignent pour une courte prière.

Dans le reportage du Progrès, on lit ceci :

“Depuis cinq ans, le quartier change. J’ai vécu la libération de la femme en France, mais ce genre de drame et la multiplication du port du voile dans notre commune m’inquiète pour le devenir des droits de la femme. Je n’incrimine pas la religion mais le manque de discernement”, explique Marinette, une septuagénaire vivant à Oullins depuis vingt ans.

“Qu’est-ce que vous faites ici ? Vous n’êtes pas les bienvenus”, hurle Fadia s’adressant à Marianne Touré et à Sihem Habchil, la présidente de l’association Ni putes ni soumises. Elle leur reproche d’avoir parasité cette marche. “Si certaines amies de Fatima sont absentes aujourd’hui c’est à cause de votre présence. Nous avons organisé cette marche de manière indépendante. Nous sommes en deuil, il ne s’agit absolument pas d’un acte militant”, s’indigne Fadia.

Pendant ce temps-là, Momo et Allah comptent les points.

Tout est relatif

Monsieur “Le Figaro avec AFP”, l’un des plus grands journalistes de sa génération, s’est encore surpassé ce matin :

Des voitures et un bâtiment ont été brûlés cette nuit à Firminy, dans la Loire mais il n’y a pas eu de nouvelles échauffourées après la mort d’un jeune homme qui s’est suicidé dans un commissariat.

“Kevin a cassé la gueule à Mamadou, mais il s’est abstenu de remettre une branlée à Mohammed comme il l’avait fait la veille.”

“Adolf a procédé à une tournante participative avec sa chouette bande d’amis skins sur la personne de Samira, mais il a inexplicablement omis d’essayer sa nouvelle lampe à souder sur Fofana, son brave éboueur africain, estimant que les tests auxquels il s’était livré la veille, auprès d’un campement de clandestins voisin, suffisaient amplement à valider les capacités de l’appareil.”

Hospitalisé lundi après sa tentative de suicide au commissariat de la banlieue de Saint-Etienne, le jeune homme de 21 ans est finalement décédé mercredi soir. Mohamed Benmouna avait été placé en garde à vue au commissariat de Chambon-Feugerolles pour une affaire d’extorsion de fonds. Il s’était pendu dans sa cellule avec la toile d’un matelas, selon la police.

L’annonce de sa mort a été suivie dans la nuit par l’incendie de cinq voitures et d’un bâtiment désaffecté à Firminy, où vivait le jeune homme. Un important dispositif de sécurité avait été mis en place, avec quelque 200 CRS et gendarmes mobilisés. Aucun incident majeur n’a été constaté. La violence n’a pas atteint le niveau de la nuit précédente, marquée par des échauffourées entre les jeunes et les forces de l’ordre, suite à une rumeur de bavure policière à l’encontre du jeune homme.

L’incendie volontaire d’un bâtiment et de plusieurs voitures, crimes punis par la cour d’assises, ne constitue donc même pas un “incident majeur”, selon notre prix Pulitzer du matin.  Une incivilité, tout au plus. Un désagrément. Un peu comme quelques gouttes de café atterrissant malencontreusement sur une chemise propre, voyez.

C’est fâcheux, mais vous n’allez pas nous en chier une pendule, non plus.

Bon, ben je vais faire une sieste, moi.

Tout le monde sait ce qu’est un “jeune” : un voyou issu de l’immigration, dont l’âge peut varier de 10 à 30 ans (après, soit on est mort, soit on est en prison, soit on s’est fatigué).

C’est pourquoi il convenait de trouver un terme plus inoffensif, moins connoté, plus absurde : d’où le surgissement, sur la scène médiatique, des “gamins”.

L’entropie du langage étant ce qu’elle est, les “gamins”  eux-mêmes sont déjà dépassés. Maintenant, nous en sommes aux “bébés”.  Sachant qu’un “bébé”  est un voyou de 17 ans, ayant commis 14 hold-ups en bande organisée, ayant déjà ouvert le feu sur un automobiliste confondu avec un policier en civil, et déjà emprisonné pour d’autres méfaits.

Ca donne : “Un gang de bébés braqueurs arrêté”. Comme c’est mignon. C’est dans Le Figaro, un journal de droite.

Qui semble avoir oublié que l’histoire est pleine de guerres menées par des soldats de 17 ans.

Sur France-Culture, reportage consacré au Jeanne d’Arc, navire-école emblématique de la marine française.

Le commandant répond à une question qu’on ne lui a pas posée et qu’il formule lui-même: “Qu’est-ce que ça vous fait de diriger un mythe ?”  Et il fournit obligeamment la réponse : “Du bonheur”.  Je ne jurerais pas qu’il n’ait pas dit : “Que du bonheur”.

Pour parler des élèves-officiers qu’il est chargé de former, il dit : “Ces jeunes qui nous mettront dehors”.

Il ne dit pas : “C’est un honneur pour moi de diriger le Jeanne-d’Arc”.  Il ne dit pas : “Je suis fier qu’on m’ait jugé digne d’assumer cette lourde responsabilité.”  Il ne dit pas : “Notre rôle est de transmettre notre savoir et nos valeurs à ceux qui seront chargés, demain, de défendre la France”.  Ou toute autre formule similaire qui découlerait naturellement de sa fonction.

Non. Au coeur même de l’institution qui est censée incarner au plus haut point les valeurs viriles, le dévouement, le sacrifice, l’autorité, la tradition, la permanence, la défense et la transmission du patrimoine, un officier supérieur, placé à un poste médiatique et prestigieux, se vautre dans les valeurs féminines, hédonistes, narcissiques, jeunistes, démagogiques, défaitistes, qui font l’ordinaire de la société moderne.

Il éprouve “du bonheur” à l’idée d’occuper sa fonction, comme n’importe quel “équipier”  de McDonald prenant la parole devant ses collègues, lors d’un séminaire de remotivation à Chuligny-les-Cacaouhètes. Comme n’importe quel intermittent du spectacle expliquant à un blogueur “vigilant”  ce qu’il ressent, à l’issue d’un “cercle de silence”  en faveur des “sans-pap’ “.

Patron d’un navire capable de porter 12 hélicoptères et 6 missiles Exocet, dernier recours pour la survie du pays s’il était un jour confronté à une agression militaire, il se ridiculise face à l’ennemi  et s’avilit devant ses élèves en suggérant, publiquement, qu’un jour, ils le “mettront dehors”.

Métier de fachos

La dernière promotion de guides de haute montagne de l’Ecole nationale de Chamonix présente une étrange particularité, relève malicieusement Fdesouche, après avoir compulsé de près la rubrique locale du Dauphiné : en ces temps de métissôlatrie galopante, elle comporte 100 % de noms de blancs, de whites, de blancos (© Manuel Valls).

Normal. Pour être guide, il faut être humble face aux éléments, apprendre la montagne et la météo, prévoir, réfléchir avant d’agir, faire un immense effort sur soi-même, reculer ses limites mais savoir ne pas les dépasser, assumer ses responsabilités et au-delà.

Dans l’alpinisme, on ne peut pas tricher. On ne peut pas faire le kéké. On ne peut pas rejeter ses fautes sur les autres. On ne peut pas exiger de la montagne qu’elle devienne « anti-raciste» .

La moindre erreur, la moindre faiblesse se payent par la mort, et nul ne peut faire d’expédition punitive contre la montagne par la suite.

Même si l’on est un excellent montagnard et que l’on ne commet aucune erreur, la malchance peut vous ôter la vie. L’alpiniste le sait et l’accepte.

Etre guide, c’est aussi la solidarité, la vraie. C’est risquer sa vie pour sauver celle des autres, même si ce sont des imbéciles, même s’ils ont commis d’énormes imprudences.

Bref, c’est à l’exact opposé des valeurs de l’islam, et de celles de nos enrichisseurs culturels.

Social-traître

Il est tout à fait naturel que les industries faiblement productives soient délocalisés vers les pays où le travail est bon marché. Les pays où le travail est plus cher ne pourront conserver un secteur industriel que s’ils innovent, s’ils se concentrent sur des produits de haut de gamme, s’ils font en sorte d’être les meilleurs du monde dans les marchés qu’ils occupent.

Mais si une entreprise n’est pas compétitive, elle ne doit pas survivre. Maintenir des emplois dans des entreprises qui ne sont pas viables ne rend service à personne.

Quel est le salopard ultra-libéral qui ose encore tenir des propos de ce genre, après que la crise financière a démasqué l’arnaque capitaliste ? Alors que tout le monde voit bien qu’il faut mettre en place un gouvernement mondial, dirigé par Obama et Sarkozy, une fois qu’ils auront appris par coeur les Saintes Ecritures de John Maynard Keynes ?

Il s’agit d’Aleksandar Zuza, un responsable du syndicat de gauche suédois IF Metall, qui représente les ouvriers de Saab.

Saab, le constructeur automobile qui faisait la fierté de la Suède avant de passer sous le contrôle de General Motors. Il vient d’être revendu à Koenigsegg, un constructeur suédois de voitures de sport de très grand luxe qui n’emploie que 45 personnes. Dans un climat de septicisme général : comment un repreneur aussi minuscule pourrait-il faire les investissements nécessaires, là où l’énorme General Motors a échoué ?

Nous devons essayer de relancer la marque, dit Aleksandar Zuza. Mais il ajoute : si, dans un an ou deux, Saab ne redevient pas compétitif, il faudra mettre la clé sous la porte.

On dervait leur envoyer Henri Guaino, pour leur expliquer l’économie. Vous savez, celui qui vient de se prendre le réel dans la gueule, sous la forme de caillasses propulsées par quarante enrichisseurs culturels de Montfermeil, destinées à une patrouille de police qu’il avait accompagnée, pour voir.

Extrait d’une brochure commerciale de Gaz de France :

Vous avez le choix entre :

- Le tarif réglementé (notre tarif historique). [...]

- Le prix fixe de marché: c’est GDF Suez qui fixe le prix de marché. Pour aller plus loin, pour que vous ayez plus de visibilité sur votre budget, nous avons voulu que ce prix soit fixe pendant un ou deux ans selon l’offre choisie. Pendant ces durées, vous êtes à l’abri des hausses.

Voilà voilà. Partout dans le monde, les prix de marché sont fixés par le marché. Dans la France stato-gauchiste, membre de l’Union européenne des républiques socialistes soviétiques, “c’est GDF Suez qui fixe le prix de marché.”

Trop forts, les mecs. Au-delà de cette limite, vous entrez sur le territoire hexagonal, les lois de l’économie sont suspendues. Par décret royal, 2 + 2 est différent de 4.

Certes, il s’agit d’indiquer que la fixation du “prix de marché” relève du fournisseur, alors que celle du “prix réglementé” relève de… tiens, ils ne disent pas qu’elle est décidée par l’Etat : simplement qu’il s’agit du “tarif historique” (ce qui ne veut rien dire).

Chacun sait bien, cependant, que l’histoire, c’est vieux, c’est poussiéreux, c’est ringard, c’est facho. On ne va tout de même pas prendre un “tarif historique”. On n’est pas des pédés, nous (*). On veut le dernier modèle de tarif, celui qui vient de sortir, celui avec le GPS, la peinture métallisée et toutes les options.

Ecrire que le tarif réglementé est fixé par l’Etat, cela risquerait trop d’inciter le client à y rester (ce qu’il a, bien entendu, intérêt à faire), vu qu’en France, tout ce qui vient de l’Etat est bien.

On notera aussi cette délicieuse contradiction: “prix fixe de marché”. Ben, banane, si c’est un prix de marché, c’est pas un prix fixe…

Ah, pardon : “Pendant un ou deux ans, vous êtes à l’abri des hausses”.

Donc c’est un prix de marché (mais c’est nous qui le fixons), et s’il varie, cela ne saurait jamais être qu’à la hausse.

Pile tu te fais baiser, face je t’encule.

___

(*) Je veux dire : on n’est pas des beaufs homophobes arc-boutés sur leurs préjugés moisis d’un autre temps, fermés à l’Autre et à ses richesses multi-culturelles. Mais le lecteur aura rectifié de lui-même.

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