Feed on
Posts
Comments

About: Nicolas

Nom
Website
http://
Details

Les articles de Nicolas:

Septimaniac Park

septimaniac-park

Réaction de Bidou

— Une réaction Bidou ?
— En tant que chef de file naturel des abstentionnistes, des râleurs, des mécontents, des blancs, et même des nuls, je réclame la présidence des 22 régions métropolitaines.
— Et les autres ?
— On leur accorde l’indépendance dans une large union avec la métropole. Donnez des casquettes avec des galons aux chefs nègres locaux !
— Et pour l’Île-de-France ?
— Je remarque simplement que quand mon ami Jean Tibéri n’est pas sur les listes de l’UMP, les résultats ne sont pas terribles.
— Autre chose ?
— Oui : je félicite Jojo et s’il a besoin des commandos de choc du parti doux pour virer Martine à coups de polochons, nous sommes prêts à l’aider à prendre d’assaut la rue de Solférino ! J’appelle par ailleurs à l’union de toutes les droites et à des listes communes UMP-FN-divers-extrême-droite partout où c’est possible.
— Et même avec Bayrou ?
— Non, Bayrou on lui met un bonnet d’âne et on le fout au coin pendant deux ans !

Assassination of prices


Tatie Daveil

simone-veil-une-vie

Petites pelotes roses

Kitten_by_black__hawk

Frivolité journalistique

Depuis quelques années un phénomène me fascine. Au point que j’en collectionne dans un joli dossier de plastique rouge les manifestations les plus marquantes. C’est ce ton nouveau que prennent de plus en plus les journalistes, fait de pipolisation, de fausse légèreté, d’attention aux tenues des uns et des autres.

De plus en plus, sur les pages d’accueil des sites d’information et les portails généralistes, ce n’est que ça : starlettes inconnues (de moi du moins), chanteurs problématiques, avis de Lilian Thuram sur la civilisation et de Djamel sur la conscience universelle, kikoos, gros titres sur l’absence de lingerie de Carla Bruni sous sa robe (c’est vrai qu’avec sa poitrine imposante la femme de Medvedev aurait du mal à faire pareil, mais curieusement ça n’a pas été noté).

On pouvait croire au début que les vrais professionnels, quelles que soit par ailleurs leur puantes opinions politiques, échappaient au phénomène. L’AFP se tenait encore raide dans son ignorance volontaire de la mort de Leonid Brejnev, quelques autres bastions semblaient résister.

Ce matin j’imprime pour nourrir mon dossier la chose suivante :

AFP. — L’eurodéputée Rachida Dati a apporté samedi une touche de glamour dans la campagne électorale irakienne en profitant de son séjour à Bagdad pour effectuer une promenade médiatisée au coucher du soleil dans un parc des bords du Tigre.

Escortée de membres lourdement armés des forces de sécurité de l’ambassade de France, l’ex-ministre de la Justice, talons hauts, jeans serrés anthracite et chemisier noir, a flâné au milieu de familles pique-niquant au pied de l’Hôtel Sheraton. (…)

Le glamour à Bagdad. « Talons et jeans anthracite. » Il fallait oser. Pas tellement le faire (pauvre Rachida, c’est encore une des plus baisables de la bande, plus que Pécresse en tout cas), mais le dire, l’écrire, faire passer ça pour une information ?

Transposons :

Madame Georges Bidault a apporté hier des colis de la croix rouge aux déportés revenus des camps, gare de l’Est. Accompagnée d’un imposant service d’ordre alors que certains déportés se révèlent aigris et que des provocations ne sont pas impossibles de la part d’anciens volontaire du STO infiltrés parmi les malheureux déportés, Madame Bidault était vêtue d’une robe Dior et chaussée d’escarpins assortis. Une touche de glamour bienvenue pour égayer le triste spectacle du retour des camps. Une réception suivait à l’hôtel Bristol.

Le sourire complice d’Aron

Des amis libéraux, ou à peu près libéraux, en tout cas plus libéraux que la moyenne, ont beau me dire que j’ai tort de ne pas considérer Aron ; je n’y peux rien, c’est comme ça. D’abord je ne sais pas si on lit encore beaucoup Aron. Des petits textes peut-être. Ça fait bien dans une dissertation de montrer qu’on a lu les textes politiques mineurs de Raymond Aron. Mais ces vastes ouvrages qui avaient l’ambition de faire le fond de sa philosophie ? Il me semble que sauf à s’intéresser spécifiquement à Raymond Aron, on ne les rencontre plus beaucoup comme des passages obligés en s’attelant à tel ou tel sujet. Ensuite, j’ai du mal à lui reconnaître un certain courage. Seul contre la gauche ? oui, si l’on veut, seul à tenir son rôle, celui où il était cantonné : lanceur de balle, le mur de massive maçonnerie marxiste lui renvoyait la balle avec une certaine placidité. Un lanceur de balle un peu astucieux aurait envoyé une bouteille d’acide plutôt qu’une balle, serait parti chercher un canon pour ébrécher le mur, aurait lancé une balle remplie de peinture, je ne sais quoi ; aurait peut-être visé une des tuiles en haut du mur pour la décrocher. Aron, non. Il envoyait sa petite balle, il la rattrapait comme le mur la lui renvoyait, voilà tout. À quelques rares exceptions près, les libéraux sont d’ailleurs encore comme ça : sur les sujets de société, bien sûr, mais jusqu’à propos de leurs sujets de prédilection, économiques : exactement comme Aron, ils ne cherchent pas à remettre en cause les cadres les plus généraux qu’on leur oppose, comme si la radicalité en matière de pensée n’était pas leur fait ; comme si ce n’était pas sur ses points forts qu’il fallait attaquer une philosophie adverse pour l’abattre, ils se contentent de contester les points les plus faibles, qui sont souvent les plus périphériques. Or sur le terrain philosophique où prétendait se mouvoir Aron, refuser la radicalité de l’exercice de la pensée, c’est perdre par avance. Refuser de se confronter aux limites, c’est rester dedans. C’est défendre une pensée précisément a-philosophique, en ce qu’elle se refuse à inventer des concepts opposés à ceux des autres, en ce qu’elle se refuse à inventer des concepts comme des machines de siège et de guerre. C’est une pensée molle, faite de gloses limitées et raisonnables, au sens étriqué du mot. La petite vidéo suivante l’illustre bien : les questions posées par Boutang sont sensés, frappent juste, décrivent bien ce fait qu’Aron est finalement le comparse indispensable de Sartre, l’utilité qui lui donne la réplique.


retrouver ce média sur www.ina.fr

Elle l’illustre bien et quelque chose de plus : le sourire condescendant et connivent d’Aron sur le plateau, mandarin universitaire invité par les media, déjà, en dit autant que toutes ses impuissances conceptuelles ; et peut-être même en dit-il plus, ce sourire de complicité, que la pauvreté courte de sa réponse.

Didier Julia parle à l’IRNA

On croit avoir tout vu de la détestable politikarabe™ de la France, on croit avoir tout subi de la part des nauséeux thuriféraires d’Idéal du Galouzeau, on croit avoir tout entendu sur l’Iran, des divagations habituelles de Neunœuil aux fauxcuteries habituelles de Didier Julia.

Puis on va voir sur la section en français d’Irib, et on trouve ça :

Un député français apporte son soutien au nucléaire iranien
Vendredi, 05 Mars 2010 11:07

IRIB – Le député Didier Julia, membre de la commission des AE du parlement français a apporté son soutien au programme nucléaire civil iranien, lors d’un entretien avec l’Irna.

” Téhéran a parfaitement le droit d’avoir accès au nucléaire civil et il n’y aucune raison de vouloir interdire les activités nucléaires iraniennes’ a dit M. Julia qui a affirmé que les Etats-Unis et leurs alliés avaient pour objectif d’exercer des pressions sur l’Iran. Il a qualifié d’utile l’accès de la RII au nucléaire civil pour la région du MO en affirmant qu’Israël représente une menace pour la région et continue ses exactions et la colonisation des territoires occupés. Il a également critiqué les Etats-Unis qui ferment les yeux sur l’arsenal nucléaire israélien.

À ma connaissance, ni Didier Julia n’a démenti ces paroles parues ce matin, ni l’UMP n’a réagi à ces paroles de l’un de ses députés.

Poussière mauve, grise, rose

Hier j’ai un peu par hasard écouté Lang. Pas Jack, hein, ni Fritz. Carl. Chez Martial.

Je précise que j’aime bien Lang, il m’était plutôt sympathique jusqu’à hier soir.

Au milieu des habituelles rhétoriques de campagne — il est candidat en Normandie — il a un peu évoqué les causes. Pour en dire quoi ? Prenons trois sujets essentiels :

  • Le chômage et la sécu : il faut remettre des frontières, des taxes, des gabelles, des droits de douane contre ces salauds de chinois qui osent vendre des trucs moins cher que les usines installées à Vernon ou à Bayeux. Pas un mot pour parler du coût effarant du travail dans nos sociales-démocraties européennes, et singulièrement de tout l’argent qui doit être pompé sur le travail des Français pour financer leur système de santé ou d’assurance chômage délirant, aucune mention de ce qui est la vraie cause des délocalisations : le coût de nos systèmes sociaux monopolistiques et du vol légal par lequel ils se financent.

  • L’assurance vieillesse : la faillite est patente, la solution est de faire rentrer encore plus de gens à égalité dans cette faillite : réintégrer les agriculteurs, les artisans, etc. dans ce système en faillite, pour qu’il assure quand même un minimum commun. Minimum est le mot. Lang précise qu’il tient beaucoup à la répartition, et que ce ne sont que des systèmes complémentaires qui pourraient se livrer à ce qu’il semble tenir pour un péché et qui s’appelle capitalisation. Encore peut-on le soupçonner, même s’il ne l’a pas dit explicitement, de vouloir faire gérer collectivement cette capitalisation et d’obliger à sa sortie en rente plutôt qu’en capital. Résumons : Lang est de toute évidence un tenant du collectivisme, et à terme envisage des cotisations quasi perdues, aggravées d’un système complémentaire servant de roue de secours capable de payer, peut-être, autre chose que des queues de cerise.

  • La solution à long terme : les allocs, la politique familiale. Sans bien entendu, une fois de plus, nous expliquer ni en quoi il serait en soi bon que les générations successives soient toujours plus nombreuses, ni surtout comment il limiterait ces allocations de manière à ne pas favoriser essentiellement les pondeuses de barbus ou de négrillons. Plus de cotisants, plus de cotisations, plus de rentrées nous dit-il. En oubliant que les cotisants qui n’ont pas de clients solvables parce qu’ils ne sont pas concurrentiels ne risquent pas de cotiser beaucoup sinon en monnaie de singe sans cesse dévaluée (ou le déséquilibre corrigé par quelque artifice financier et étatique moins visible qui y reviendrait).

Pas un mot non plus, notons-le, pour dire que renvoyer pêle-mêle chez eux immigrés légaux et illégaux serait la seule manière de décharger un peu le système social français — pas assez pour assurer sa pérennité, mais assez pour en limiter les dégâts. Peut-être Lang le pense-t-il, mais il ne l’a pas dit.

Au total, au-delà même de l’inanité de ces positions, de leur conformisme (quelle différence essentielle avec ce que disent Mélanchon, Guaino ou Aubry ?), de leur pauvre ambition qui ne vise qu’à essayer de vendre aux électeurs la perpétuation de l’État providence qui précisément ne peut s’en tirer provisoirement qu’en aggravant l’immigration contre laquelle prétend lutter Lang, quelle conséquence politique ?

Celle-ci : ce discours du PDF — sigle génial, je ne croyais pas qu’il fût possible de faire pire que F-Haine, ils y sont arrivés — ne se distingue en rien du discours du FN. Si bien que l’accusation de simple politicaillerie et de volonté de nuire au Front national porte malgré les dénégations de Lang : si c’est pour dire la même chose, pour proposer les mêmes recettes ressassées que JMLP et Marine, le départ de Lang du FN ne peut s’expliquer au regard de l’observateur que par l’ambition personnelle ou quelque autre motif de boutique.

Humour publicitaire

journée-sans-immigrés

Je les hais

urssaf bande de cons

Ninchat



Et après on me dira que les mitrés ne méritent pas de coups de crosse dans la partie la plus charnue de leur anatomie ?

Fadela Amara ment

Ce n’est certes pas une information, sa double qualité de *** et de politicienne la prédisposant doublement à mentir.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Mme Amara estime que la polémique instaure une “confusion” entre “communautarisme et diversité” : “Dans cette affaire de fast-food, on mélange, à tort, communautarisme et diversité. Le communautarisme, c’est autre chose. Le voile intégral, par exemple, ça, c’est un véritable scandale”, estime la secrétaire d’Etat.

“Aux dernières nouvelles, Quick n’est pas un service public (…) Nous parlons bien ici d’une entreprise privée, qui veut occuper un marché pour faire du business”, ajoute-t-elle, jugeant la la réaction du maire de Roubaix “exagérée et dangereuse. Il n’y a rien de discriminant dans cette histoire : les consommateurs ont le choix de leur menu et peuvent très bien prendre du poisson.”

Rappelons que les lecteurs d’Ilys savent depuis le 19 décembre dernier que Quick est possédé par l’État français via la Caisse des Dépôts et Consignations et plus spécialement CDC capital investissement.

Quant à ce que dit cette saleté de Duflot, c’est d’une telle mauvaise foi que ça ne vaut pas la peine d’être rapporté : cette collabote ne mérite pas qu’on la cite, et mériterait à peine qu’on la tondît.

Benjamin et Mohamed

Les deux captifs furent menés devant le tribunal qui, chaque jour, siège en permanence pour juger les ennemis du peuple.

Benjamin qui comprenait de moins en moins, tenta de dissiper ce qu’il prenait pour un malentendu. Il expliqua qu’il venait en Russie pour rejoindre son cousin Abramovitch, gouverneur de Tourduskopol, car lui-même appartenait à cette race élue qui libéra le pays de l’oppression, et dont le plus glorieux représentant était Davidovitch Branstein, que les Russes, par un diminutif affectueux, appelaient familièrement Trotsky.

Les juges se regardèrent, horrifiés, et le président demanda à Benjamin Lévy si, en quelque sorte, il se foutait de la justice du peuple.

Puis le tribunal délibéra.

— Qu’est-ce qu’ils disent ? Demanda Mohamed.

— Ils disent que nous sommes convaincus du sacrilège et que, par surcroît, dans une intention de sabotage du régime soviétique, nous avons fait dérailler des trains… Ils ont des renseignements sur nous par le capitaine du Tovaritch qui nous a amenés de l’île Barrabagh où il nous avait trouvés, suivant l’expression de ces messieurs, parmi « un ramassis de Juifs »…

— Ils croient que nous avons fait dérailler des trains dans l’île de Barrabagh ! fit Mohamed au fait comment il faut s’y prendre pour faire dérailler un train…

On ordonna aux accusés de se taire pour entendre le prononcé du jugement.

— Nous allons encore voyager, dit Benjamin pendant qu’on les dirigeait vers la sortie. Nous allons en Sibérie pour visiter une mine de sel appartenant au gouvernement. Il paraît que c’est une mine modèle qui pourrait être proposée en exemple aux exploitations capitalistes, car elle donne d’excellents résultats financiers par suite des bas prix de la main d’œuvre.

— Inch’Allah ! Murmura Mohamed.

L’Histoire d’un petit Juif, de Georges de la Fouchardière, est une curieuse adaptation de Candide où le héros devient Benjamin et où Pangloss devient Mohamed. (La numérisation est un peu fautive, mais c’est très rigolo.)

Page 1 of 3812345»...Last »