Vous n’êtes rien, vous n’existez pas

Actu — Article écrit par le 3 juin 2013 à 2 h 30 min

Jubilatoire, très grand moment de télévision.

Jean-Pierre Mocky explique à des journalistes qu’ils ne sont rien, qu’ils n’existent pas, que leurs avis n’ont pas plus d’importance que celui d’une chaise, et qu’il faudrait être cinglé, pour discuter avec sa chaise.

Si vous commencez à parler avec quelqu’un qui n’est rien, il a gagné. Si vous avez la présence d’esprit de lui dire que vous ne discutez pas avec les chaises, il a perdu… Regardez-bien les têtes de Polony et de Caron, à la fin, et vous comprendrez que le mépris, s’il est sincère, s’il vient du cœur, il n’y a que ça de vrai…

Poil au nez.

    10 commentaires

  • kobus van cleef dit :

    on peut pas la voir ,vot’ vidéo, l’ami

  • XP dit :

    Observez bien le changement sur les visages des deux connards entre 15,00 et 15,30, c’est fascinant.

    Les deux connards font semblant de trouver Mocky très drôle, jusqu’à ce qu’il leur dise vous n’êtes rien, vous êtes des vermisseaux… Grande leçon de vie.

  • XP dit :

    Réplique culte à 19;00:

    Je ne sais pas qui vous êtes, je ne vous connais pas, je ne sais pas ce que vous avez fait(…)expliquez-moi qui vous êtes, parce que moi, je ne sais pas à qui je parle.

  • NOURATIN dit :

    En effet, ça vaut la peine d’être vu. Il leur a remarquablement claqué le bec, Mocky à ces deux minables représentants de la bien-pensance politiquement correcte. En même temps, c’est parce que c’est Mocky…il peut se permettre, on peut pas complètement l’interdire, lui…ce serait Dupont il en irait sans doute différemment.

  • Lounès dit :

    Mocky repère bien le traquenard et remet bien les choses à leur place en attaquant la légitimité des critiques. C’est un genre de « clash » que l’on a vu souvent depuis quelques années à la télé. Mais toujours ces clasheurs vous laissent sur votre faim c’est là le problème. Pour être tout à fait intègre et honnête c’est l’animateur qu’il faudrait attaquer, le petit ricaneur planqué d’animateur qui fait la politique de la bascule, qui pouffe un peu trop fort dans les aïgues comme une tarlouze (qu’il est) et qui l’instant d’après redevient sérieux à la commande « non mais sérieusement Jean-Pierre, sérieusement hein…

    Je n’ai jamais compris que l’animateur dans un débat ne sois pas attaqué directement alors que son jeu est gros comme le nez au milieu de la figure: faire faire les attaques par des tiers (les critiques) et en fonction de là ou le vent tourne interrompre les débats pour prétendre « défendre ses collègues » (mais si tu souhaites les protéger pourquoi tu les envoies au casse-pipe?) ou bien « défendre notre invité » (mais si tu aimes ton invité pourquoi tu lui envoies tes cerbères?). C’est comme un jeu pour Ruquier : ce gros et grossier attrape-nigaud passe systématiquement invisible à travers les mailles de la répartie des antagonistes, mailles pourtant extrêmement resserrées. Et même Mocky tombe dans le panneau, lui dit qu’il est « un type bien » faut quand même le faire.

    Le plus grand moment de télé ce serait lors d’un direct comme celui-ci, qu’un genre de Mocky brut de décoffrage refasse le même numéro, puis sans prévenir se tourne vers Ruquiouze et lui dit « et toi sale petite merde écrasée ferme ta gueule je t’ai pas demandé de me défendre je suis pas une tarlouze comme toi je marche seul avec mon intégrité et mes idées que j’ai certes larges mais pas autant que ton trou du cul de pédale et je te dois rien pour m’avoir invité tu voulais juste ricaner à mes dépens fais pas l’humaniste » et là il faut se lever, cracher sur Ruquier ce qui est la moindre des choses et sortir. « oooooh bah Jean-Pierre est décidément en colère ce soir hein? ouh ouh ouh! hein Ssteevy? »
    Bonne vidéo merci.

    • Vae Victis dit :

      Tout est calibré. L’invité qui fait des films que personne ne regarde depuis des décennies et qui se fait connaitre pour ses coups de gueule. (Attitude payante puisque l’émission lui consacre une demie heure. Ce qui est énorme au vu de ses entrées habituelles). L’animateur qui garde toujours le beau le rôle en organisant ses combats de chiens, et qui l’invite parce que c’est un bon client que le public aime voir gueuler. Les asticoteurs professionnels qui font leurs guignols, tout à tour obséquieux ou ignobles, et à qui on donne de bons et de mauvais points selon le scénario. Le public de décérébrés qui répond aux stimuli envoyés avec gourmandise.

      Ici la seule chose qui change c’est que l’invité a le cuir plus dur que les asticoteurs.

  • Vae Victis dit :

    Sur allocine : « Sur plus de 100 films pas une seule note supérieure ou égale à 3,5, voilà l’exemple même du réalisateur qui profite des subventions de l’Etat sans avoir une once de talent mais certainement beaucoup de relation. Vive la france et ces real bidons ! »

    Je n’arrive même pas à trouver un chiffre relatif à ses entrées concernant ses 20 derniers films. Je suis certain que bien des blogueurs réalisant des petites vidéos avec 0 euros font bien plus de spectateurs. Et pourtant il trouve toujours un peu de blé pour réaliser…

    Et pourtant on lui consacre 30 minutes exclusives. 30 minutes ! En France on doit compter 15 politiciens et 40 célébrités qui peuvent en exiger autant. Et pourtant il n’a jamais rien produit digne du moindre intérêt. Ce garçon est un cirque ambulant, il est bien meilleur acteur que réalisateur.

  • Alcofribas dit :

    Bof, Mocky fait penser à quelqu’un qui veut vendre sa vieille bicoque à un prix nettement supérieur à celui du marché, mais qui insulte l’agent immobilier qui lui explique que, compte tenu du fait que l’électricité n’a pas été refait depuis 1956, il n’est peut-être pas très raisonnable d’en demander tant. Le vendeur, ceci dit, peut avoir de très bonnes raisons de garder un certain attachement « sentimental » pour le bien qu’il s’est résigné à vendre, mais l’agence immobilière en a aussi de très bonnes de lui expliquer qu’il ne vendra pas à ce prix. Dans le cas présent, c’est pire car l’agence de prend pas d’honoraires…

  • Alcofribas dit :

    Précision : à la relecture, je m’aperçois que ma dernière phrase est mal formulée. Je n’ai pas voulu dire que le paiement d’honoraires autorise à insulter, mais seulement que, dans le cas de Mocky, il trouve le moyen d’insulter des gens qui, au bout du compte, allaient quand même lui offrir 30mn de promotion. Tous les créateurs et vendeurs de bien culturels n’ont pas le droit à 30mn de promo chez Ruquier…

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