Les climato-sceptiques, idiots utiles de l’écologie

Science — Article écrit par le 21 mars 2013 à 9 h 38 min

Ces dernières semaines on s’agite du côté de ceux qui se nomment les « climato-sceptiques » et s’imaginent lutter contre les « réchauffistes ». Est-ce la perspective d’un prochain rapport du GIEC ?

Dans la série des articles écrits par nos libéraux cosmiques préférés et publiés sur Contrepoints, de H16 à un éminent membre de l’UDC, on trouve un certain István E. Markó de l’Université catholique de Louvain.

Certes, il ne s’agit pas de l’Université la plus réputée d’Europe en climatologie, mais ils ont au moins un département s’y rapportant. Dont ne fait pas partie István E. Markó néanmoins. Ils sont terribles ces climato-sceptiques, généralement ils ne sont jamais là où on les attend. C’est à dire étudier la climatologie la semaine. Non, eux, ces grands fous, ces bourreaux de travail, ces machines ne se reposant jamais, préfèrent s’y adonner le week-end.

La climatologie en hobby.

Pourquoi pas.

Remarquez, dans le cas d’István E. Markó, c’est quand même dommage qu’il ne se rapproche pas de ses collègues climatologues de la même Université que lui. D’autant qu’ils ont conçu un site internet pour répondre à ses interrogations et à celles de ses amis « climato-sceptiques ».

Voilà sans nul doute un manque flagrant de communication dans le monde universitaire.

Ou une histoire belge.

Quoiqu’il en soit, pour ma part, n’étant pas climatologue ou paléoclimatologue du dimanche, je serais bien en mal d’utiliser le jargon scientifique relatif à ces questions.

Toutefois, alors que je ne suis pas plus ingénieur en structure des bâtiments qu’architecte, je dois avouer que, malgré cette autre lacune, je n’ai jamais souscrit aux théories du complot concernant le onze septembre. Pourquoi ? Premièrement parce que ces théories se révèlent légèrement insatisfaisantes intellectuellement. Et les climato-sceptiques ne font guère mieux de ce point de vue que le premier conseiller du Hezbollah venu.

Deuxièmement parce que les climato-sceptiques sont de gentils guignols de la démarche scientifique.

Et quand je dis guignol je suis néanmoins en dessous de la vérité. Ainsi, dans le cas du sieur István E. Markó, il suffit d’avoir une connexion internet en état de marche pour observer que les références qu’il fait sont tout simplement fausses, incomprises ou introuvables.

A ce propos, on serait bien en mal de savoir où et quand tel scientifique ou telle institution aurait déclaré publiquement telle ou telle chose que lui fait dire István E. Markó… Il n’y a tout bonnement aucune source indiquée dans son texte. Rien. Nada. Alors même que l’auteur montre par ailleurs sa capacité (un autre de ses hobbies ?) à introduire des liens hypertextes dans son article. Heureusement, d’autres font les liens qui vont bien.

Et là, c’est le drame.

Ainsi, étrangement, quand on se rapporte au matériel originel (ce que István E. Markó suggère comiquement de faire au début de son papier) on ne retrouve rien de ce que ce dernier prétend avoir lu ou compris. On s’aperçoit donc qu’il n’y a eu aucune « fuite » du rapport AR5 du GIEC. Ou bien on constate que le MET office ne dit rien de ce que István E. Markó veut lui faire dire en son nom. Et j’en passe.

C’est embarrassant tout de même.

Encore une fois, il ne s’agissait même pas de rentrer dans un débat scientifique autour d’une merguez de barbecue un beau dimanche de printemps et de deux ou trois litres de pastis. Non, il s’agissait juste de se contenter de vérifier si István E. Markó fait dire aux différentes institutions ou personnes ce qu’elles ont réellement déclaré.

Et il s’avère simplement que non.

Ce qui augure mal, vous le reconnaîtrez avec moi, de l’ensemble de son œuvre.

C’est terrible, terrible, de ne pas pouvoir mettre en lien ou reproduire fidèlement quelques études faites par des climatologistes ou des paléo-climatologistes et publiée par une revue scientifique avec une évaluation par les pairs. C’est qu’on se retrouve ensuite réduit à ne pas traduire fidèlement leurs propos ou conclusions. Ou à sélectionner un seul mot, une phrase ou un graphique afin de lui donner un sens tout à fait autre puisque utilisé isolément.

Fichtre.

En attendant d’observer de nouvelles prouesses d’István E. Markó et de ses amis climato-sceptiques, je rejoindrais néanmoins un autre professeur interviewé en même temps que lui, Edwin Zaccai, déclarant

Il y a toutes sortes d’incertitudes liées aux sciences du climat, mais les grands éléments que j’ai cités [réchauffement climatique, et réchauffement climatique anthropique] sont établis de façon cohérente. Cela dit, il y a beaucoup de débats tout à fait légitimes sur le fait de savoir ce qu’il convient de faire. Faut-il tout de suite, de façon coûteuse, couper les émissions de CO2 ? Est-ce que, d’autre part, le réchauffement va avoir des effets positifs et/ou négatifs sur les sociétés ? Ces questions, pour moi, sont légitimes. Mais lorsque l’on remet en doute le fait d’avoir un phénomène de réchauffement climatique, alors cela ne tient plus.

Et c’est là qu’on se dit qu’il est tout de même atterrant que tous ces débats passionnants soient réduits à leur plus simple expression citoyenne par l’action de climato-sceptiques s’arque-boutant sur le réchauffement climatique et son caractère anthropique.

Ce champ des Merles climato-sceptiques.

Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, de formuler des critiques aux scientifiques des sciences du climat, de repérer des biais, des conflits d’intérêt ou que-sais-je-encore. Mais voilà, sauf à penser que les américains ne se sont jamais rendus sur la lune, l’immense majorité des climatologues ne font pas partie d’un complot écolo-scientifique. Certes, ils peuvent subir, là encore disons-le, des pressions, biais, conflits d’intérêts, influences, etc. Il n’est pas très compliqué, même si les climato-sceptiques ne se concentrent que rarement dessus, d’imaginer lesquels.

Mais comme tout chercheur quelque soit sa spécialité.

Et comme tout professionnel ou homme au-delà. Rien de bien neuf. Pour répondre à tout cela des mécanismes existent. Ils ne concernent pas seulement les climatologues d’ailleurs. Ces mécanismes ne sont pas parfaits et la recherche scientifique elle-même ne se réalise pas hors-sol et hors-époque. Mais voilà. Œuvrant sous le regard des climato-sceptiques névrosés, de lobbys écologistes ou d’industriels, il faut constater que les climatologues sont parmi les chercheurs les plus surveillés. Ce qui n’est pas anormal.

Mais de cela, il n’en est guère question in fine. Et ce malgré le climategate. Qui, loin d’être une critique méthodologique, n’a finalement représenté qu’une tentative de dévoiler un prétendu complot. Autant dire que, encore une fois, on est très loin de la science et très proche du politique.

Eh, ce n’est pas parce qu’un article halluciné de wikilibéral prend un scientifique en point de mire, l’accusant d’être un militant écologiste forcené et membre du complot planétaire, que ce dernier n’a pas vu ses travaux validés pour la publication par ses pairs, repris, testés ou critiqués, etc.

Ainsi va la science.

Elle.

Pourtant, avec les climato-sceptiques, on peut constater que les journalistes tombent dans le catastrophisme, que toutes les parties d’un rapport du GIEC ne se valent pas, que les politiques utilisent ce levier pour imaginer de nouvelles taxes et que les écologistes en font leur petit commerce. De même peut-on aller sans trembler jusqu’à l’idée que l’état actuel de la science du climat n’est pas totalement satisfaisant, que les modèles climatiques ne sont pas parfaits, que certaines variables sont encore mal prises en compte, etc.

Pire, autant je vois peu d’intérêt et de réalisme pour le citoyen de dénier tout sérieux à l’état actuel de la science sur le climat, autant je ne comprends pas qu’il puisse être exclu de la question sur les bénéfices ou les inconvénients qu’il pourrait retirer de ce réchauffement climatique et, encore plus, de ce qu’il convient de faire devant lui aujourd’hui. Et, sauf dans les délires climato-sceptiques, la plupart des scientifiques (qui ne se confondent pas avec les écologistes…) ne voient aucun inconvénient à ce que cela soit discuté largement et librement.

Mais de ce sujet les climato-sceptiques s’en sont-ils emparés ? Pas vraiment. C’est que ces derniers considèrent qu’il ne faut rien faire et rien changer puisque le réchauffement climatique n’existe pas. Vous ne les verrez donc pas s’étendre sur le sujet.

C’est à peine si je ne suspecte pas certains d’entre eux de juger le réchauffement climatique comme quelque chose de fondamentalement mauvais s’il devait survenir.

Comme le premier écologiste venu en quelque sorte.

Les libéraux ont pourtant matière à être présents sur ces questions. Ce n’est pas parce que le réchauffement climatique anthropique existe que le libéralisme serait voué à fermer sa gueule. Sauf si, bien sûr, les libéraux se commettent dans leurs errements actuels et persistent à se montrer inaudibles. Au contraire, il serait bon d’avoir des libéraux qui promouvraient des solutions autres que la décroissance comme seul horizon au changement climatique. Ce serait agréable.

Mais ils ne veulent pas nous faire plaisir.

Moi, à mon échelle, au moins, je fais ma part en laissant tourner le moteur de mon diesel dans mon jardin pendant la nuit.

C’est peu, mais c’est déjà ça.

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    36 commentaires

  • nicolasbruno dit :

    Le débat autour du climat se décompose en 4 thémes :
    - Y a t il réchauffement?
    - S’il y a réchauffement, est il d’orgine anthropique?
    - Quelles conséquences ce réchauffement sur nos vies?
    - Comment l’humanité doit-elle agir?
    Vous nous expliquez en 2 articles qu’il serait bien plus intelligent de ne traiter que le 4ème. En cela, je vous suis, c’est sans doute le vrai débat philosophique qui se pose.
    En revanche, là où je vous suis beaucoup moins, c’est qu’il me semble que vous commettez le même péché que ceux que vous critiquez. En prétendant que les 3 premiers thèmes sont actés. C’est un choix, basé que quelques lectures de week-end que vous faites.
    Et vous faites par ailleurs l’impasse sur un domaine qui est bien plus de l’ordre de la philosophie que du scientifique. La capacité infinie des socialistes de tout poil à la désinformation organisée.
    La thèse du complot du 9 septembre a été réfutée des centaines de fois sur la toile. En revanche, au moins certains sceptiques ne font que dire qu’ils sont sceptiques. Une certaine différence tout de même.

    • Blueberry dit :

      On peut même traiter les deux derniers. Les conséquences du réchauffement se retrouvent dans le deuxième groupe de travail du GIEC, pas le premier. Les « conséquences du réchauffement » sont un objet hybride où il y a matière à discuter largement des capacités d’adaptation ou encore du calcul des aspects positifs ou négatifs. C’est un sujet beaucoup plus mouvant et politique. Tandis que sur la première partie, étant donné que nous n’avons pas encore la géoingénierie du professeur Miloch Georgevitch…

      Sinon, non, ce n’est pas un choix. Ce n’est pas ma lecture du week-end. C’est simplement l’état de la science du climat aujourd’hui. Point. Après, la recherche scientifique n’est pas gravée dans le marbre, mais qu’est-ce qui l’est ? Bien. Donc, les climato-sceptiques ont beau sortir de leur chapeau deux ou trois climatologues (toujours les mêmes) s’y opposant, il se trouve qu’ils ne représentent numériquement rien dans la communauté scientifique s’occupant du climat. C’est pas une opinion. C’est un fait. Qui est d’ailleurs reconnu par tout le monde, climato-sceptiques compris, sinon ils n’auraient pas besoin de parler complot et autres.

      Enfin, c’est encore tout mélanger. Bien sûr que les écologistes désinforment. Mais, ici, sur ce sujet, les libéraux ont décidé de désinformer aussi et tout à fait sciemment. Entre les deux, il y a les scientifiques qu’on cherche à instrumentaliser de toute part, climato-sceptiques, écologistes, pays du Nord, pays du Sud… Le climat mondial est devenu un objet politique autant qu’il est l’objet d’une recherche scientifique. Cela n’est pas neutre sur la recherche scientifique, certes, et sans doute peut-on formuler des critiques. Mais il est ahurissant que les climato-sceptiques, et parmi eux une bonne part de libéraux, se dédouanent de cet état de fait alors qu’ils en sont co-responsables.

  • VonMises dit :

    Au départ personne ne conteste qu’il y a une augmentation de la présence des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.Mon scepticisme personnel sur le global warming vient du fait qu’à l’époque reculée où j’étais étudiant les mêmes autorités scientifiques avec les mêmes arguments irréfutables m’expliquaient que ça allait entraîner une nouvelle ère glaciaire et que si on ne faisait rien nous serions tous écrasés par des mammouths laineux.

    • Blueberry dit :

      En fait c’est toujours le même problème. Dès le milieu des années 60 (si je puis me permettre) il y avait plus de chercheurs qui parlaient de réchauffement que d’ère glaciaire, mais ce n’était pas, alors, ce qui était vendeur pour toute une série de gens et pour différentes raisons. Et aujourd’hui on oscille entre « c’est un complot » et « nous allons tous mourir ». C’est désespérant.

  • VonMises dit :

    Il n’en demeure pas moins qu’on a effectivement assisté à une baisse des températures de 1945 au milieu des années 70.Alors maintenant de quelles températures parle t’on , ce n’est jamais précisé.Est ce que du fait de la guerre froide et du quadrillage d’une grande surface de la surface terrestre par l’US army on a disposé de plus de relevés en rase campagne par les bataillons géographiques , on n’en sait rien.De la même façon depuis la fin de la guerre froide je crois que 80% des relevés en rase campagne sont faits sur le seul territoire des USA , pour les besoins agricoles.On n’est même pas fichu de se mettre d’accord sur la définition d’un indice de mesure de départ et sa constance dans le temps.

  • Nebo dit :

    « Une équipe de physiciens serbes, dirigée par le professeur Dragić, avec un budget serbe, c.à.d. quasi-nul, démontre que les rayonnements solaires, indépendants de toute activité humaine, jouent un rôle prépondérant dans le phénomène du réchauffement climatique. Potentiellement, c’est tout le système du mandarinat climatique, avec toute sa suite: taxe CO2, colloques alarmistes, manuels scolaires culpabilisants, sinécures prodigieuses, qui risque de s’effondrer. L’étude est publiée dans une revue faisant autorité, « peer-reviewed ». Mais la presse anglo-saxonne ne manque pas de relever le point saillant : « Ce sont tout de même des Serbes »  »

    Hu hu hu hu hu hu ! :-D

    http://incarnation.blogspirit.com/archive/2011/09/14/le-complot-serbe-est-partout.html

  • GriBleu dit :

    HS mais l’article « Les USA définitivement pris au piège de l’immigration-nationalisation sans fin des latinos » est payant. Le lien là est gratuit : http://latinosusa.blog.lemonde.fr/2013/03/20/les-republicains-se-font-a-lidee-dune-amerique-multiethnique/

  • Ann dit :

    je ne peux pas comprendre que certaines personnes avalent tout cru ce que les « experts » leur raconte. N’ont-ils jamais entendu des « experts » se contredire? le propre du scientifique est d’analyser critiquement les informations qu’il reçoit. Il n’y a aucune preuve scientifique que le « réchauffement » climatique, entretemps tombé en panne depuis bientôt 17 ans est dû au CO2, et encore moins au CO2 anthropique. Il ne faut pas être climatologue pour savoir lire une courbe de température et une courbe de CO2. Ceux qui ne veulent pas voir cela et se cachent derrière les rapports du GIEC sont des idéologues. Le réchauffement climatique (avec le développement durable) est devenu la nouvelle religion. Une religion on y croit ou on n’y croit pas, on ne peut pas la remettre en question. Le professeur Marko, lui, fait de la science, il analyse, critique, pose des questions. C’est son droit et je dirais même plus, son devoir. Ce n’est que comme cela que la science peut avancer.

  • nathan dit :

    « Au contraire, il serait bon d’avoir des libéraux qui promouvraient des solutions autres que la décroissance comme seul horizon au changement climatique. Ce serait agréable. »

    Vous êtes un petit marrant vous. Vous faites semblant de ne pas comprendre pourquoi les libéraux-démocrates s’acharnent à nier le réchauffement climatique d’origine anthropique au lieu de proposer des alternatives? Avez-vous songé au fait que la principale cause pouvait être le fait d’être passé de 2,5 Milliards d’êtres humains à 7 milliards en 60 ans?
    J’essentialise, mais l’idée c’est ça, lutter de façon efficace contre ce phénomène tiendrait (je mets le conditionnel car la réalité scientifique ou non du réchauffement n’a pas vraiment d’importance) principalement à mettre fin à l’époque actuelle, à devenir Malthusiens et Darwinistes et à abandonner l’idéologie des droits de l’homme, à enterrer définitivement 1789.
    Le libéralisme actuel s’étant dévoyé en une pensée à système socialisante, il n’est absolument pas étonnant que nos libéraux nient farouchement quelque chose qui les obligerait à revoir complètement leurs fondamentaux.

    « La capacité infinie des socialistes de tout poil à la désinformation organisée. »

    La désinformation, le mensonge est une élément essentiel de la vie. A un moment donné, si l’on veut s’imposer, on est forcément obligé de se mentir à soi-même, on ne part pas à la guerre si on est pas persuadé de défendre quelque chose de juste, et pour cela on est obligé de déformer la réalité, il n’y a pas d’autres solutions. La philosophie de la Raison et de la Science ne peut que nous conduire à être envahi par des hordes d’africains haineux, qui eux n’ont aucun scrupule à prendre totalement leurs distances avec la vérité, au même titre que leurs protecteurs socialo.

    Le problème n’est pas le mensonge, mais la raison pour laquelle on le prononce.

    • Blueberry dit :

      J’ai effectivement l’impression que beaucoup de libéraux estiment qu’en cédant sur la question du réchauffement climatique anthropique, on céderait ensuite et comme mécaniquement sur tout et que régnerait alors la décroissance, le malthusianisme, le socialisme et que sais-je-encore.

      Comme si reconnaître le réchauffement climatique anthropique devrait forcément entraîner une « lutte » contre ce dernier.

      C’est très étrange de concentrer l’ensemble de ses forces sur ce pari aujourd’hui scientifiquement ubuesque et de n’ouvrir et tenir coûte que coûte que ce seul front.

      Comme si le combat contre le réchauffement climatique anthropique était la ligne Maginot des climato-sceptiques. Si elle s’effondre, tout est perdu derrière. Ce serait la débâcle.

      Eh bien ils prennent un gros risque de ne pas être déçus…

      • nathan dit :

        « beaucoup de libéraux estiment qu’en cédant sur la question du réchauffement climatique anthropique, on céderait ensuite et comme mécaniquement sur tout et que régnerait alors la décroissance, le malthusianisme, le socialisme et que sais-je-encore. »

        C’est parce que les libéraux d’aujourd’hui cherchent à nourrir les hommes et plus à remplir les caisses. Ils sont devenus des petits socialistes cherchant et décidant ce qui est bon pour l’être humain. Les projets du PLD ou d’un Guy Sorman sont en cela guère différent de ceux de Mélenchon.
        Un réchauffement climatique anthropique néfaste à terme, et ils seraient obligés soit de prendre leurs cartes dans un parti altermondialiste, soit de reconnaitre qu’un projet axé sur l’Homme n’a aucun avenir ici bas.

    • XP dit :

      Excellent commentaire!

      J’ajouterais que les complices du mensonge sont aussi ceux qui font semblant d’y croire, et qui eux aussi se persuadent que c’est la vérité, par intérêt…

      les gens qui dénoncent le mensonge et misent tout sur la réinformation sont des idiots.

      Prenez l’écologiste de base, vous croyez qu’à titre personnel i a INTERET, de reconnaitre qu’il s’est trompé, accepter de ne plus prendre son pied en pronant la décroissance et en renonçant à sermonner se voisins?

      Pareil pour l’immigration. Vous croyez que le type qui prône le vivre ensemble à intérêt à ne plus être du bon côté du manche, à ne plus proner le vivre ensemble tout en filant discètement dans une banlieue pavillonaire à l’abri de l’insécurité? Vous croyez que ce serait un bon calcul, pour lui et sa famille, d’ajouter de l’insécurité à l’insécurité, de devenir un paria politique en plus d’être menacé physiquement par des bandes ethniques?

      Les gens ne croient pas à quelque chose parce qu’ils pensent en leur âme et conscience que c’est juste où faux, ils cherchent à se persuader de la conviction la plus rentable.

      Mais tout compte fait, ceux qui pronent le réinformation ne sont peut-être pas si idiots que ça. Eux aussi défendent leurs intérêts…. Raisonnements simpistes, donc pas fatiguants, qui permettent de remplir une vie et de se constituer un petit public.

  • Nicolas dit :

    Chez moi, ils ne prennent plus les poubelles de déchets de jardin en hiver, au prétexte qu’il fait froid.

    J’ai donc acheté un incinérateur de jardin.

    Si bien que plus il fait froid, moins ils ramassent les poubelles, plus je déverse dans l’atmosphère des tonnes de gaz à effet de serre sous forme de fumée.

    « Vivement que ça se réchauffe », conclut mon chat qui tousse.

  • NOURATIN dit :

    Votre manière de voir me réchauffe le coeur autant que votre diesel l’atmosphère.
    Il n’y a rien de plus stupide que de transformer une question d’ordre purement scientifique en controverse politique.

  • Vae Victis dit :

    Je trouve ce post daté, très fin XXème siècle. Le réchauffement climatique c’était le sujet pour bourgeois trop bien nourris qui s’ennuyaient, et qui jugeaient que le développement d’une conscience proprement politique était trop passéiste. Ayant lâchés leurs icônes ouvrières et prolétaires, voire immigrées, ils se voulaient développer une conscience plus globale, à l’échelle de la planète, avant de s’attaquer à l’univers. Inclure celle-ci dans leurs préoccupations quotidiennes leur donnait un côté tellement responsable ; l’altruisme à l’échelle de la Terre. L’Homme, l’Humanité était devenue trop petit pour eux, leur conscience éveillée au firmament ne connaissait plus de limite.

    Et puis il y a eu la crise, la vraie, celle où quand vous vous levez le matin vous avez perdu vos économies. Celle où les petits blancs ne dominent plus le monde et doivent lutter contre des puissances nouvelles ayant sacrément envie de s’imposer. Et les petits sujets pour les bourgeois blancs, qui s’ennuient, et qui sont trop bien nourris, sont par magie passés au millionième rang des préoccupations.

    On utilise toujours l’écologie, le réchauffement machin, pour taxer ; un motif parmi tellement d’autres. Mais devant les vrais sujets de premier plan (chômage, pauvreté, logement, faillite de l’Etat, hausse interrompue des impôts, ect…), je ne serai pas spécialement étonné qu’un peuple excédé ne finisse par empaler Dufflot sur un pieu en essence régionale éco-reponsable et non traité.

    Dans les décennies à venir je doute que l’écologie, le réchauffement climatique, ne passionnent des peuples luttant pour ne pas être déclassés.

    • nathan dit :

      Je vais prendre la défense de Blueberry: ce post ne traitait pas du réchauffement climatique mais de sa perception par les libéraux, et ça c’est toujours d’actualité car très révélateur de ce qu’est devenu le courant de pensée libéral aujourd’hui.

      Pour le reste, je suis assez d’accord avec vous, les écologistes ne pèseront rien dans les années qui vont venir, et pourraient même être pendus à des crocs de boucher. C’est bien sympa de culpabiliser et de cracher sa haine de l’homme blanc, mais le fait est que c’est lui qui fait tourner la machine, et le trainer dans la boue au point de lui demander d’arrêter de faire marcher le système qui finance le vivre-ensemble et la sur-natalité africaine est un excès que les Duflot et Joly paieront très cher.

      • Blueberry dit :

        Sur le réchauffement climatique nathan a eu la gentillesse de répondre pour moi, mais sur l’écologie je vais aller plus loin pour ma part. L’écologie a déjà gagné. Il suffit de voir ce qui est invoqué par les différents acteurs lors des conflits d’aménagement ou d’usage (en hausse constante d’ailleurs…) pour comprendre à quel point l’écologie -au sens large- est solidement ancrée dans toutes les têtes. Certes, bien souvent, cela cache d’autres enjeux. Mais quand bien même, cela reste particulièrement significatif. Il suffit de constater que l’argument écologique est invoqué en presque toute circonstance pour s’imaginer que ce n’est pas pour rien et plutôt parce qu’il porte (ce qui n’empêchera pas accessoirement Duflot de se faire empaler un jour d’ailleurs précisément pour cela) Et il me semble toujours aussi significatif qu’on ne se rende plus compte que l’écologie est absolument partout. De votre logement neuf BBC aux ampoules à LED dans celle-ci. De votre voiture sans malus à vos pneus basse consommation. De votre supermarché avec ses sacs en papier à votre emballage de produit certifié développement durable. Du passant qui vous invite aimablement à éteindre le contact de votre voiture quand vous stationnez à votre copine qui ferme consciencieusement le robinet quand elle se lave les dents. L’écologie c’est effectivement surtout des taxes et quelques comportements bénins ou guidés par la perspective d’économie financière, mais il faut être très optimiste pour considérer que tout cela n’a aucune autre incidence.

      • Vae Victis dit :

        Les libéraux par définition ne peuvent pas s’aventurer sur ce terrain-là.

        La climatologie n’est pas une science du climat c’est une science fiscale. L’annonce d’un centième de degré d’augmentation de température se matérialise par de l’imposition et par une industrie de la lutte contre la « pollution », avec moult groupes industriels, cabinets d’avocats, sociétés de lobbying, commissions internationales.

        Même si nous avions des données incontestables, la climatologie devrait restée une science pour oisifs au même titre que la géologie, parce que ces données n’ont vraiment d’importance que sur des périodes longues qui dépassent l’existence d’une vie humaine.

        Si la climatologie intéresse autant c’est qu’elle est directement utilisable sur le terrain politique et économique. Qui dit réchauffement global, dit problème mondial, donc solution mondiale, donc commissions mondiales, donc gouvernance mondiale pour imposer des solutions pour le bien de tous et de Gaïa. Nous sommes déjà sur un terrain où les libéraux n’ont aucune place puisqu’ils luttent justement contre cette logique d’un énorme gouvernement.

        Les études positives sur le réchauffement permettent un retour sur investissement pour les Etats qui les matérialisent quasi instantanément en fiscalité. La thématique écologique permet en outre de s’immiscer dans tous les foyers, de créer des polices des cuisines, des chaudières, des cheminées, des voitures, de l’isolation des murs, ect… Les Etats se servent de la climatologie comme d’un pied de biche pour dépouiller leurs populations et les fliquer.

        La climatologie génère une économie de la « pollution » qui arrose la finance, les groupes d’avocats d’affaire, les groupes de lobbying, les sociétés de communication, les politiciens. Le monde des affaires ne devient plus qu’un concours de lobbying pour les industriels où leur capacité à créer des normes hostiles aux concurrents devient un élément déterminant.

        Les libéraux face à tout cela sont complètement désarmés. La seule position tenable c’est la défense des peuples contre un alibi écologique.

        • nathan dit :

          « Les libéraux par définition »

          Parce que vous seriez capable de donner une définition de ce qu’est un libéral vous? Moi pas, et j’irai même jusqu’à dire que l’on s’éloigne du libéralisme dès l’instant où l’on cherche à le définir.
          La même chose vaut pour le christianisme d’ailleurs.

           » Les Etats se servent de la climatologie comme d’un pied de biche pour dépouiller leurs populations et les fliquer. »

          Là vous touchez un point. Mais justement, ne faut-il pas distinguer l’écologie comme paramètre et l’écologie comme idéologie socialisante? Quel rapport il y a-t-il entre un scientifique lambda qui pense que le modèle actuel est néfaste à l’humanité sur le long terme, et ceux qui utilisent cette opinion pour enfermer l’homme blanc (parce qu’il ne s’agit toujours que de lui hein) dans un système de culpabilisation?
          Vous le dite vous-même, on peut très bien vivre avec l’idée du réchauffement climatique d’origine anthropique sans s’enfoncer dans une idéologie socialisante, car c’est au final un marché come un autre. C’est là que Blueberry touche très juste, le fanatisme dont font preuve les libéraux en la matière est très grand de signification sur leurs rapports avec le libéralisme.

          • j.ax dit :

            c’est sûr que de Cohn-Bendit à Murray Rothbard en passant par Alain Duhamel, le spectre est large.

            Un marché comme un autre, c’est exactement la position d’Al Gore quand on critique le fait qu’il a amassé une véritable fortune avec le réchauffement. Et si le réchauffement et beaucoup des remèdes avancés, sont juste une vaste escroquerie – et non, ce ne sont pas juste « deux ou trois » marginaux qui le pensent – c’est encore un marché comme un autre? Ce pourquoi les « libéraux » anti-réchauffement, quelle que soit la définition qu’on en donne, et aussi cons que certains puissent être, n’ont pas à céder sur quoi que ce soit, s’ils ne sont pas convaincus, s’ils estiment par exemple, avant toute autre considération sérieuse et scientifique, que le GIEC, la science par consensus, est la pire façon qui soit de faire de la science, en quoi ils ont parfaitement raison…

            • nicolasbruno dit :

              Beaucoup d’entrepreneurs privés tirent parfaitement profit de l’hypothèse du réchauffement climatique d’origine anthropique. Cela développe de nombeux secteurs industriels comme l’éolien, le solaire, etc… On peut même dire que cela fait probablement progresser techniques et science. Et même ajoûter que cela fâche les écologistes qui se trouvent pris à revers par certains lobbies comme celui du nucléaire. Areva saute de joie dès qu’on évoque le CO2 et les énergies fossiles. Pour une fois qu’ils peuvent dire aux « Nein Danke » que le nucléaire, c’est bon pour la planète!
              En conclusion, je ne vois pas en quoi, l’acceptation de la thèse du réchauffement d’origine anthropique serait en contradiction avec les thèses libérales, ni en quoi elles conduiraient nécessairement vers le seul choix de la décroissance. On peut juste s’inquiéter que cela crée de nombreuses bulles spéculatives et que le jour où le doute était confirmé, de nombreux secteurs d’activités risqueraient de s’effondrer.
              Chez un libéral, l’homme s’adapte et le marché permet de trouver des solutions pour améliorer son bien être.
              Ainsi, je pense que si de nombreux libéraux contestent les thèses du réchauffement anthropique, cela n’est pas tant par le lien de cause à effet « Réchauffement anthropique => décroissance », que par une différence d’approche philosophique sur ce qu’est l’homme et sa relation avec la nature.
              Il y a une différence essentielle entre une propriété mathématique qui une fois démontrée est démontrée. Et les sciences de la vie qui ne font que progresser pas à pas, ouvrir de nouvelles voies de compréhension, mais qui restent très loin de pouvoir tout expliquer. Newton avait partiellement tord avec sa théorie de la gravité universelle. Einstein l’a partiellement contredit avec la relativité générale. Et encore récemment, on s’est demandé au CERN s’il n’était finalement pas possible de dépasser la vitesse de la lumière (hypothèse contredite depuis).
              En résumé, ce dont on est sûr, c’est qu’on est sûr de pas grand chose, quant à l’évolution des températures terrestres et sur son origine. Et je pense que c’est quelque chose qu’un libéral peut accepter fondamentalement. Le doute. Se poser des questions. S’interroger en permanence. C’est impossible pour un écolo socialisant. L’écolo, il a besoin de certitudes. Et son fondamental, c’est que l’action de l’homme est nécessairement mauvaise. Donc, un écolo et un socialo, ils prendront n’importe quel résultat experimental, n’importe quelle simulation, qui iront dans leur sens comme arme rhétorique pour tordre la réalité et pour obtenir des décisions politique de contraintes. Pour stopper l’action de l’homme, le progrès technique. Contrairement à ce que j’ai lu plus haut, je ne crois pas du tout que ce soit une démarche de libéral de chercher la seule et unique vérite sur le climat. Le libéral va douter et contester les affirmations trop péremptoires. Et va contester surtout que des milliers de normes contraignantes et extrèmement onéreuses soient imposées par la technocratie et les Etats.

            • nathan dit :

              « Et si le réchauffement et beaucoup des remèdes avancés, sont juste une vaste escroquerie – et non, ce ne sont pas juste « deux ou trois » marginaux qui le pensent – c’est encore un marché comme un autre? »

              Oui, parfaitement, je ne comprend vraiment pas pourquoi des gens sois-disant libéraux, donc censé diposer de la souplesse d’esprit qui va avec ont un tel problème avec ça.
              De Adam Smith à Milton Friedman, l’essence de la pensée libérale a toujours été de prendre en compte et de s’adapter à un contexte, certainement pas de trouver la formule magique qui a réponse à tout. Quand je constate que les pays quasi-socialistes d’Europe du Nord sont les pays les plus riches du monde et les seuls pays occidentaux à continuer à avoir une belle croissance, pendant que nombre de pays d’Europe de l’est peinent à décoler économiquement sous les privatisations et les baisses des revenus fiscaux, je me dis qu’il faut avoir l’esprit aussi obtu qu’un gauchiste lambda pour continuer à prôner l’école de Chicago sans autres tentatives d’adaptation.
              La théorie du réchauffement climatique est utilisée par des ordures, c’est un fait, mais la lutte des classes en est un autre. Qu’allons nous faire, prétendre que les classes sociales n’existent pas parce que les communistes l’utilisent comme alibi pour leurs lubies meurtrières? Je dis ça sur le ton de la plaisanterie, mais je suis sûr que nombre de libéraux pensent ça aussi sincèrement.
              Le réchauffement climatique, s’il était avéré avec certitude, entrainerai comme conséquence que le modèle actuel basé sur l’humain, préoccupé par le taux de chômage et la pauvreté et qui utilise l’économie pour assurer le bien-être général n’a aucun avenir sur le très court-terme si l’on prend comme référence l’histoire de l’homme (la planète invivable en 2100, c’est dans très peu de temps). Ca ne vous fait pas doucement rigoler que ceux qui prônent la décroissance soit aussi les premiers à pleurnicher pour une usine qui ferme ou un clandestin africain expulsé? Moi si.

            • Blueberry dit :

              j.ax > La science par consensus ? Gné ? Dans le pays des lutins magiques alors ? Parce que dans le monde réel et par exemple, on ajuste (et donc on critique et améliore) des modèles absolument en permanence par le biais de nouvelles recherches. Mais il est également vrai que lorsqu’une démonstration finit par être convaincante (après avoir été critiquée souvent) on ne la remet plus en cause tous les quinze jours en hurlant à la mort si on n’a pas de nouvelles données.

              nicolasbruno > On peut se poser la question du niveau de certitude scientifique nécessaire pour engager des politiques coûteuses, cela me semble hautement légitime. Mais ce n’est pas ce que font les climato-sceptiques malheureusement puisqu’ils préfèrent se la jouer complotistes. Et l’impression que cela donne, finalement, c’est que les taxes liées au réchauffement climatique seraient parfaitement justifiées si on pouvait certifier dans le marbre qu’il y a réchauffement climatique. Les libéraux par ailleurs climato-sceptiques ne contestant pas tant en ce domaine le principe ou la légitimité même de la taxe, mais la validité scientifique du prétexte qui la sous-tend. Allez comprendre. Pour ma part, ce qui peut expliquer un tel comportement irrationnel, dangereux et inefficace tient en plusieurs explications. La première étant probablement le fait que nombre de libéraux se vivent en libéralisme comme un écologiste en écologie. Avec l’handicap supplémentaire, peut-être, de se vivre en minorité et tout ce que cela peut entraîner.

            • XP dit :

              Le vrai problème des libéraux, c’est que la plupart ne le sont pas vraiment, voire pas du tout. Comme le premier socialiste venu, ils ont toujours les mots « doctrine » et « tradition » dans la bouche, alors qu’ils devraient intrinséquement leur faire horreur. Ils cherchent dans Fridedman ou Bsatiat des réponses définitives, qu’il suffirait d’appliquer.

              Le libéralisme, c’est avant tout un état d’esprit, une philosophie de vie, et même une ascèse… Se guérir de l’envie de penser à la place des autres, s’imaginer comprendre mieux qu’eux se qu’ils ressentent, ce dont ils ont besoin, et se foutre en retour de se qu’ils peuvent penser. C’est ça le libéralisme, pas une doctrine magique qui se trouverait dans les oeuvres complètes de Hayek ou Friedman.

  • sbouillo dit :

    Pour étoffer votre collection de prouesses climat-sceptiques, en voici une autre assez hilarante du Pr. Henri Masson, un habitué des colonnes libérales:
    http://www.nlslash.nl/climategate/massonchaos.pdf

    Pour lui les changements climatiques s’expliquent par
    « Astrophysical origin (conjunction of planets, supernovae,…) » (hahaha… trop drôle…)
    et il explique les cycles climatiques par analogie à
    « Pendula synchronisation in a same room » (Wouahahaha… Pseudo-sciences, nous voilà!)

    J’ai quand même pu trouver une phrase sensée:
    « Given that the climate system is changing due to anthropogenic effects »

    Bon amusement.

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