Archives pour 2012


Pulsions

Ilys girls — Article écrit par le 1 novembre 2012 à 9 h 26 min

Je ne suis peut-être pas le plus efficient des amants. Mais Ginette n’est pas la plus voluptueuse des maîtresses. Comme dirait l’autre, elle est brusque, profonde, singulière. Au lit elle déclenche dès le début des mouvements de hanche puissants où elle met tout son poids, sa force, et venant endolorir mon pubis. Ginette est une fille pressée. Pour Ginette il y a deux façon de baiser. Une pour elle (où je n’existe pas sauf quand il faut me donner des instructions) et une pour moi (où elle cède sans enthousiasme et mollement à mes envies du moment).

Un rapport sexuel accompli avec Ginette compte donc deux coïts consécutifs.

Voilà qui est bon pour les statistiques au moins.

Le premier visant son plaisir, le second ayant pour objectif de me satisfaire.

C’est très hygiénique comme façon de voir je trouve.

Cela manque d’un peu de coeur, d’un peu d’âme, d’un peu d’amour qui sait ?

Mais nous sommes trop moches pour nous aimer. Pour avoir envie de nous pétrir.

Alors on baise sans se regarder. Sans s’embrasser. Sans quoique ce soit d’ailleurs.

Elle ne sent pas grand chose et moi non plus.

On essaie cliniquement de satisfaire nos petits émois du bas-ventre.

Et puis c’est tout.

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Gloubi-boulga citoyen

Education — Article écrit par le 31 octobre 2012 à 14 h 16 min

Recette du gloubi-boulga citoyen, selon l’original de Jean Casimir-Badoit :

Education civique

Education civique 2

Ça vient de L’Institution sainte Jeanne d’Arc (la pauvre) où c’est « l’année du vivre ensemble » (merci à J. F.).

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Dans ton cul, Demorand

Actu — Article écrit par le 30 octobre 2012 à 6 h 56 min

Particulièrement savoureux, sous la plume du journaliste-papier-racketteur Demorand, les expressions souveraineté numérique ou jouer à armes inégales des atouts de la déterritorialisation. (Ce qui veut dire en gros comment veux-tu qu’on ait une discussion sereine, d’égal à égal, si je peux pas t’envoyer les flics à la fin?)

Ajoutons que sur Ilys, on ne souhaite pas seulement la mort rapide du journaliste-papier, mais aussi celle du libraire de quartier, du petit éditeur, et du professeur de collège, ce trou du cul qui transmet un savoir qui se trouve déjà sur Wikipédia… Pour ça d’ailleurs que les parents d’élèves et même les élèves les frappent… Quand on se fout de la gueule du monde tout le temps et qu’on en vit grassement (18 semaines de congés payés, le plus gros budget de l’Etat gaspillé dans la paie de ces plantes vertes…), on s’en prend une de temps en temps …

Demorand et tous les parasites dans son genre vont devoir admettre une chose: l’entreprise Google n’est pas à la portée des fusils et de canons du frankistan, il sera donc très difficile de leur envoyer un huissier accompagné d’un commissaire de police pour leur faire les poches.

Par NICOLAS DEMORAND

Le combat, car c’en est un, ne fait que commencer. Il se fonde sur une conviction : l’économie, fût-elle numérique, doit être régulée. Quitte à creuser un peu plus les contradictions qui nous travaillent, nous modernes qui ne pouvons plus nous passer d’Internet, le voulons toujours plus rapide, universellement accessible, le moins cher possible, voire totalement gratuit. Mais la fascination pour le numérique, les miracles qu’il permet, la réalité qu’il façonne, masque la brutalité du capitalisme qui lui a permis de se déployer ; l’inéquité des échanges qu’il suscite; la fragilisation de certains piliers de la démocratie qu’il accélère, du marché régressant à l’âge des monopoles aux journaux incapables, quels que soient leurs investissements, de financer durablement la production d’informations de qualité. Qu’on ne s’y trompe pas : ce combat est politique et civique. Il vise à reconquérir de la «souveraineté numérique», selon la forte expression de Pierre Bellanger. Il doit être mené à échelle européenne, en stoppant le dumping fiscal qui permet aux mastodontes américains du numérique de jouer à armes inégales des atouts de la déterritorialisation. Jadis, ce furent des artistes qui luttèrent pour l’exception culturelle. A l’époque, les quolibets libertaires et les hauts cris libéraux critiquaient toute mesure visant à entraver la libre jouissance du marché, quelles que soient les marchandises qui y circulent. Aujourd’hui ce sont des éditeurs de presse qui en Allemagne, en France, en Italie, portent ce combat. Il est de même nature et de même importance.


La barbe douce de Christian Combaz

Sportivité — Article écrit par le 30 octobre 2012 à 3 h 41 min

Le Parti doux, par la voix de son président Bidou, soutient la condidature de Christian Combaz au Comité de Sanssure de l’Audiovisuel franchouille.

(Merci à K.)

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Bullshit comedy club

Politique — Article écrit par le 26 octobre 2012 à 17 h 47 min

Pro Milone ? pro Murena ? Fuck off, je le fais pro domo !
— Richard Descoings, 2011.

Déjà, un concours d’éloquence, ça porte à rire.

Quand en plus ce concours porte le nom du désastreux, poussahesque et médiocre Philippe Séguin, qui d’œillades en haussements d’épaules était un peu à l’éloquence politique ce que Louis de Funès était au théâtre classique, ou Bézu à l’art lyrique, on rit de plus belle.

Puis on les regarde. Ce que vous allez voir, ce sont les six meilleurs, si j’ai bien compris. Sur cent. Un peu comme à Masterchef mais en plus dur à avaler.

Et là on passe du rire à l’inquiétude. Tant de médiocrité flattée par un jury et un public eux-mêmes triés, ça laisse rêveur et interdit.

 

 

(Edit : et comme les moins éveillés ont besoin qu’on le leur fasse remarquer, on notera la présence parmi les sponsors de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière.)

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C’était mieux avant

Actu — Article écrit par le 25 octobre 2012 à 19 h 30 min

Cette jolie chanson devrait faire rougir de honte les cathos pro-life qui ne décolèrent pas contre Simone Veil et sa loi, mais qui regrettent le bon temps où le mot était interdit et la chose implicitement autorisée par Monsieur le curé, pratiquée dans les granges de tous les villages de la France traditionnelle, rurale et pleine de foutre à rabord.

Ils s’en tapent, les Catholiques pro-life, de l’avortement, ils veulent juste que la pratique ne soit pas institutionnalisée, comme ils disent.

Ils devront l’expliquer devant Dieu, ce monstrueux péché contre l’Esprit.


Ginette en réalité augmentée

Ilys girls — Article écrit par le 22 octobre 2012 à 8 h 25 min

- Tu m’emmerdes.

- Quoi ?

- Tu me fais chier. T’es un mec chiant. Pas dans le sens que t’es pénible, non, t’es juste ennuyeux à en crever.

- Mais…

- T’es conciliant, t’essaies toujours de comprendre que cela en devient insupportable. J’ai même pas eu besoin d’essayer de te couper les couilles, t’en as jamais eu.

- J’essaie de te comprendre.

- Voilà. Exactement. Mais moi j’aurais envie d’avoir un vrai mec. D’un beau mec qui me fait suer. Un beau mec que j’aurais besoin de comprendre, avec qui j’aurais besoin de faire des efforts. Un type qui me corrigerait quand j’agis mal et pour qui j’aurais l’impression qu’il y a des choses impardonnables.

- Mais c’est n’importe quoi !

- Un mec qui en a quoi.

- Mais pourquoi tu fais ça ?

- Si encore t’étais beau ou que tu me baisais bien, je te garderais peut-être sous le coude ou comme plan cul régulier, par amitié, mais non, même pas…

- Alors c’est fini ?

- Non.

- Ben… Je comprends pas.

- Je sais que je ne suis pas belle vois-tu. Que je ne suis pas la fille moyenne, passe-partout et qu’on peut baiser un soir sans même avoir vraiment trop bu. Non, je suis moche. Alors j’aurais pas mieux que toi physiquement. Donc quitte à faire, autant en prendre un mec qui soit une lavette. C’est moins d’emmerdes au final.

- Ah ben merci…

- Pfff… Ça va changer quelque chose entre nous ce que je viens de te dire ou tu vas consciencieusement fermer ta gueule pour avoir ta petite fellation hebdomadaire ?

- Je vais passer au-dessus tes insultes plutôt. Je suis au-dessus de ce genre de comportement tu vois.

- Merci de confirmer…

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Le Hollandistan tourne à l’ineptocracie

Citations — Article écrit par le 19 octobre 2012 à 0 h 26 min

Urban dictionary :

Ineptocracy (in-ep-toc’-ra-cy) – a system of government where the least capable to lead are elected by the least capable of producing, and where the members of society least likely to sustain themselves or succeed, are rewarded with goods and services paid for by the confiscated wealth of a diminishing number of producers.

L’ineptocracie est un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire, et où les membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle.

Ça finit rarement bien.

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Leçon de marketing ultra-ciblé

Citations — Article écrit par le 16 octobre 2012 à 19 h 34 min

Chère Madame Lamblin,

Ayant appris que vous avez investi les produits de votre industrie dans sexecolo.com, je me permets de vous faire part de mon incompréhension.

En effet, moi-même travailleur du sexe, je constate que vous ne vendez pas de préservatifs de grande taille. C’est un oubli que je trouve dommageable à la qualité de ce site.

Je reste à votre disposition pour vous faire toucher le problème qui consiste à enfiler un préservatif trop étroit.

Bien à vous pour même pas l’équivalent d’un sachet d’herbe une heure en soirée en semaine. Devis nuit complète, week-end ou vacances sur demande.

PS : facture avec objet discret possible pour votre comptabilité.

— Comme vous savez pénétrer le marché, monsieur Gaston !

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Kss kss, allez Joseph, mords-le !

Citations — Article écrit par le 15 octobre 2012 à 11 h 56 min

Il y a des moments où l’incroyable servilité des journalistes français à l’égard du pouvoir — quel qu’il soit d’ailleurs — se mesure particulièrement.

Ainsi TF1-Bouygues, qui nous livre ce morceau d’anthologie, façon célébrons quand même celui qui peut nous faire vendre du béton :

François Hollande, en visite à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) pour le 14e sommet de la Francophonie, s’est posé en ardent défenseur des droits de l’Homme et de la démocratie lors d’un entretien avec le président Joseph Kabila.

Le président François Hollande s’est fait l’avocat des droits de l’homme et de la démocratie lors d’un entretien « franc et direct » samedi avec le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila.

François Hollande, venu à Kinshasa pour participer au sommet de la Francophonie, a tout particulièrement insisté sur la nécessité que le procès des assassins du journaliste et militant des droits de l’homme congolais Floribert Chebeya se tienne et que ses agresseurs soient condamnés.

« S’il y a eu des progrès, encore trop timides, ces derniers jours, il y a un processus en RDC et je souhaite qu’il soit conduit jusqu’à son terme », a-t-il déclaré à la presse, à l’issue de son entretien avec le président congolais. Les ministres français Laurent Fabius (Affaires étrangères), Yamina Benguigui (Francophonie) et Pascal Canfin (Développement) assistaient à cet entretien d’une trentaine de minutes.

« Ardent défenseur… » Ca pour arder il arde. C’est même à peu près la seule chose qu’il arrive à faire : des discours assez ridicules écrits par un sous-Guaino à petit gilet, où il allie dans l’ardeur de son propos une élocution hésitante, une gestuelle de Playmobil incertain et une force de conviction attendrissante, façon j’ai cinq ans et je plaide ma cause devant mes jouets assemblés.

Au total, on retient de TF1-Bouygues — mais ce serait à peine différent avec le Figaro-Pravda ou n’importe quel autre — que notre brave gouvernement est allé avec ardeur faire la leçon aux nègres et leur apporter les progrès de la civilisation et de la démocratie, à ces peuples inférieurs comme disait Jules Ferry, auquel Hollande a rendu un hommage appuyé le jour de son investiture.

La France phare des nations. — Jouez la Marseillaise s.v.p. et dites-nous où sont les rafraîchissements, il fait une foutue chaleur moite dans votre pays. Non, vous êtes gentils, mais on ne fera pas de virée chez les putes locales cette fois, Dominique n’a pas pu venir.

Si on lit le beaucoup plus sec BQ, dans son édition d’aujourd’hui, on retire de toute cette cacofrancophonie une impression moins policée et moins à l’avantage des envoyés-missionnaires de la République éclairée et de leur si ardent président :

Sommet de la Francophonie : M. François HOLLANDE s’attire les foudres du président de la RDC Joseph KABILA en dénonçant une situation démocratique « inacceptable »

La Francophonie a demandé hier « des sanctions ciblées » contre les auteurs de violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), à la clôture de son sommet à Kinshasa, marquée par la vive réplique du pouvoir congolais aux critiques extérieures sur l’état de sa démocratie.

Le président de la RDC Joseph KABILA a saisi l’occasion de la conférence de presse finale du sommet pour avoir le dernier mot dans les échanges qu’il avait eus la veille avec le président français François HOLLANDE, reparti samedi soir. « La RDC, notre pays, est fier de la démocratie exercée dans ce pays. La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de démocratie, de liberté, de la situation des droits de l’homme », a-t-il insisté. « Nous pratiquons la démocratie dans ce pays par conviction. Conviction, et non pas par contrainte », a-t-il dit. M. François HOLLANDE avait estimé samedi que la situation en RDC était « tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l’opposition ». Il avait aussi tenu à rencontrer, à Kinshasa, le principal opposant, M. Étienne TSHISEKEDI, qui conteste toujours la victoire de M. KABILA aux élections de 2011, marquée par de nombreuses fraudes.

Aux côtés de M. KABILA lors de la conférence de presse finale, la ministre déléguée chargée de la Francophonie, Mme Yamina BENGUIGUI, a dû répondre, embarrassée, à une question ironique sur « le jeu du chat et de la souris » joués par la France et la RDC sur la question des droits de l’homme. « Il n’y a pas de jeu », a-t-elle répondu. Présentant la RDC comme un « immense pays avec une jeune démocratie », elle a ajouté: « si l’on peut apporter un peu plus sur la situation des droits de l’homme, ce pays, déjà très grand, sera beaucoup plus fort ». Le président KABILA a quitté la salle sans saluer Mme BENGUIGUI.

Avouez que tout cela fait remonter Joseph Kabila dans votre estime…

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