Barrez-vous ou battez-vous ?

Sozial — Article écrit par le 3 octobre 2012 à 10 h 32 min

Nos amis de fdesouche viennent de lancer un débat sur les solutions réalistes à l’immigration.

Cette tribune est signée. Non par l’anonyme « françois », non pas par notre ami indien Tilak dont la sollicitude concernée à l’égard de la situation française a toujours été admirable, mais par Pierre Sautarel. Celui que la justice française considère comme le responsable de fdesouche. Et qui devrait bientôt se retrouver devant les tribunaux. Me semble-t-il pour des commentaires. Ce que je trouve tout à fait ahurissant à titre personnel. Les commentaires devraient être, à mon sens, de la seule responsabilité des commentateurs -sans évoquer la question de la modération a posteriori.

Quoiqu’il en soit, c’est la première fois que Pierre Sautarel, à ma connaissance, s’exprime en tant que tel sur fdesouche. Jusqu’ici le site avait surtout publié des mises au point (une en mars 2012 assez claire, une en juin 2010 un peu plus ouverte). Et des tribunes libres aussi, mais aucune émanant a priori de ceux qui participent à fdesouche.

Je ne sais pas si fdesouche est un pont entre le FN et les identitaires, je ne sais pas si cette tribune est annonciatrice d’un destin personnel plus large que fdesouche pour Pierre Sautarel, je ne sais pas si la photo accompagnant sa tribune nous dit autre chose que le fait qu’il ait pique-niqué ce week-end en plein soleil.

Le problème des identitaires, ce n’est pas leur scepticisme raisonnable vis-à-vis de la Reconquista (théorie dite de « La Thompson d’Holeindre ») ou du processus d’assimilation.

L’hypothèse qui me semble la plus réaliste est une aggravation de la situation. Les frontières ne sont pas près d’être fermées. Le surplus d’immigrés des grandes agglomérations va être dispatché sur l’ensemble du territoire. Pas un bourg, pas un village ne sera épargné. Dans le même temps, le communautarisme allogène va s’accentuer. Et, c’est peut-être précisément là que réside un espoir. [...] Mais surtout, cette communautarisation des allochtones renforcera inéluctablement celle des autochtones.

Ici, nous parlons plus volontiers de zones. Déjà parce qu’elles existent déjà -et existent depuis toujours en vérité. Mais le fait que celles-ci se multiplient et deviennent de plus en plus impénétrables pour leurs étrangers, renforcera-t-il le communautarisme des autochtones ?

Il y a cinquante ans, j’aurais peut-être répondu franchement par l’affirmative.

Mais depuis, comme le dit Pierre Sautarel lui-même, les frontières se sont ouvertes. En grand. C’est ce qu’on nomme la mondialisation. Qui a fait éclater d’anciennes solidarités et qui menace de ne pas faire naître (renaître ?) cette belle solidarité communautaire française ou blanche que les identitaires espèrent connaître un jour prochain. Ou, du moins, une bonne partie de ceux qui seraient a priori concernés, français et blancs, ne s’y résoudront jamais. Pourquoi ? Parce qu’ils peuvent faire autrement.

Parce que les autochtones, il y en aura de moins en moins.

Entre ceux qui arrivent et ceux qui se barrent, les identitaires seront effectivement une communauté, une communauté comme une autre.

Et pas la plus favorisée.

Disons les choses franchement.

Avant d’être les potentiels « cocus de la communautarisation », les identitaires sont les cocus de la mondialisation en ce sens qu’ils ne profitent que marginalement du phénomène et en tout cas bien moins qu’ils ne pourraient le faire.

Fdesouche fait la promo d’un débat entre Éric Zemmour et Félix Marquardt, qui serait le fondateur des très inintéressants Dîners de l’Atlantique et des Submerging Times Dinners. Le bonhomme en lui-même n’est guère passionnant. Leur tribune « Barrez-vous » ne l’est guère plus.

Il existe néanmoins une réalité que les maladresses intellectuelles de l’ego boursouflé de Félix Marquardt ne peuvent masquer. Une bonne part de la jeunesse française peut se barrer, elle le fait de plus en plus et elle ne compte que médiocrement revenir. Cette jeunesse qui n’a pas envie de travailler pour ceux qui la rançonne, ceux qui plombe son futur et qui maintiennent d’ici-là leur niveau de vie grâce à elle.

Rien de bien neuf dans cette attitude de nos aînés d’ailleurs.

C’est aussi pour ça qu’on fait des enfants depuis l’aube de l’humanité.

Au final, la première moitié de vos amis aimerait être fonctionnaire -s’ils ne le sont pas déjà- et l’autre moitié rêve de l’étranger -s’ils n’y sont pas déjà.

J’exagère à peine.

Et l’auteur de la tribune à front renversé, François-Xavier Bellamy, 26 ans, intitulée « Jeunes de France, battez-vous ! », se retrouve tout naturellement être normalien, enseignant et maire adjoint de Versailles.

Le brave jeune homme.

Peut-être aurait-il pu rajouter pour moi après son battez-vous.

Alors vient la grande hypocrisie de la lâcheté de ceux qui partent à l’étranger. Et ce serait presque drôle si François-Xavier Bellamy n’était pas aussi mortellement sérieux que Félix Marquardt. Mais il est vrai que quand on est normalien, on n’aborde l’histoire que de façon superficielle. Sinon, il aurait pu constater que des départs en nombre d’un pays pour avoir une vie meilleure ailleurs ne datent pas d’hier et ont même lieu aujourd’hui pour les populations de tas de pays autres que la France.

Ils ne sont pas tous perçus chez eux comme des lâches et des traîtres.

Et s’ils le sont ici par un adorable gros garçon de 26 ans, croyez bien que c’est pour autre chose que ce qu’il écrit.

Maintenant, certes, une bonne partie de la population française ne peut pas se barrer. Pour des tas de raisons. C’est à eux que s’adresse le discours sur la communautarisation. Il a de bonnes chances, à terme, de fonctionner sur cette population. D’ailleurs, disons-le, il fonctionne déjà très bien, les scores du Front National démontrent assez son pouvoir d’attraction.

Mais au Front National on parle beaucoup de la nation. Ce machin qui n’existe plus guère que dans son administration.

Les identitaires, me semble-t-il, en parle nettement moins.

En cela, oui, ils anticipent.

Mais qu’on comprenne bien que question d’anticiper et profiter du phénomène, il y a déjà eu pour eux le raté de la mondialisation. On parle donc bien du fait de ne pas en rater un deuxième, concomitant -ou plutôt découlant de la mondialisation.

Mais encore.

A force de dénoncer le racisme anti-blanc, qui est un racisme que personne ne nie mais dont tout blanc devrait se foutre royalement, on se demande si la réussite est au bout du chemin pour les identitaires.

La discrimination se fait encore majoritairement à l’avantage des blancs aujourd’hui. Il y a donc tout intérêt quand on est blanc à ce que le système perdure. Certes, chacun comprend bien que le racisme anti-blanc est une manière d’attaquer les associations anti-racistes qui sont le véritable ennemi, mais bon, puisque presque tout le monde comprend de quoi il s’agit vraiment, à gauche comme à droite, que personne n’est dupe, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait dire les choses clairement.

On a toujours intérêt, in fine, à l’être.

On peut en penser ce qu’on veut après, mais les identitaires et les libéraux sont des gens qui se définissent par rapport à la mondialisation. Les seconds embrassent -ou tentent de le faire- le phénomène et essaient d’en tirer avantage, les premiers ne pouvant -ou ne voulant- pas le faire tentent de définir une autre voie, qui n’est plus nationale de facto, pour s’en sortir.

Je comprends que certains identitaires comprennent les candidats au départ français et blancs comme des traîtres, mais qu’ils entendent également que la solidarité nationale n’a plus de sens aujourd’hui (ce qu’ils reconnaissent) et que la solidarité raciale est moins forte que la solidarité familiale. Le Pen ne disait pas autre chose quand à la hiérarchie de ses préférences et il me semble que les identitaires ne prétendent pas autre chose non plus. Or, quand vous pouvez assurer un meilleur futur à votre famille et à vos enfants en dehors de la France, pourquoi devriez-vous vous en priver ? Pourquoi se priver d’être nomade dans un monde sans frontière ? Et puis quand on est vaguement futuriste, comment être identitaire ?

Enfin, ce n’est pas nous qui l’avons édifié ce monde là.

Alors…

    71 commentaires

  • Vae Victis dit :

    La mondialisation est un concept creux. Des mondialisations l’humanité en a connue des milliers.

    Hier j’écoutais de vieilles ganaches moisies parler de la suprématie actuelle de l’économie sur le politique, ce qui était nécessairement ignoble. Sauf qu’il en a toujours été ainsi. Car le nerf de la guerre a toujours été l’argent. Les nations riches ont toujours dominées les nations pauvres. Si l’URSS a perdu la guerre froide c’est parce que son économie était largement inférieure à l’économie américaine, au final le volontarisme politique soviétique s’est cassé les dents sur l’économie US. On pourrait citer mille exemples.

    La mondialisation est aujourd’hui plus visible qu’au XIX et début du XXème siècle, siècles des nationalismes, mais est-elle vraiment beaucoup plus accentuée sur de nombreux aspects qu’elle ne l’était au Moyen-Age ? Au Moyen-Age on voyageait beaucoup, on allait de ville en ville, de cour en cour, sans beaucoup se soucier des frontières. On était plus Européen quelque part qu’aujourd’hui.

    Les identitaires sont destinés à perdre parce qu’ils ont une mentalité de perdants.

    • Cherea dit :

      on avait même d’avantage de mondialisation mettons dans les années 20. On avait les mêmes contrats commerciaux, financiers dans la même devise à Londres, à Bombay…ou encore à Paris, Alger, Abidjan, Saigon…c’était totalement uniforme au moins pour les textes. Maintenant, essayez d’aller établir des relations commerciales en Inde, Afrique de l’Ouest, Algérie, sans avoir à embaucher une armée d’experts juste pour rédiger un contrat…

      • Anne Onyme dit :

        « Maintenant, essayez d’aller établir des relations commerciales en Inde, Afrique de l’Ouest, Algérie, sans avoir à embaucher une armée d’experts juste pour rédiger un contrat »

        Un problème de leadership européen… La décolonisation est passée par là.

    • Anne Onyme dit :

      La grande différence entre la mondialisation du XIXème siècle et aujourd’hui est la démographie européenne. Conquérante au XIXème siècle, en reflux aujourd’hui.

      Le problème n’est pas la mondialisation mais la déseuropéanisation du monde.

      Au XIXème siècle, 25% de la population mondiale était de souche européenne. C’est seulement 10% aujourd’hui. Et 3% des naissances sont le fait d’Européens.

      Notre destin est donc scellé si nous ne renaissons pas démographiquement.

  • Vae Victis dit :

    Et je ne suis pas vraiment d’accord avec vous. Les zids ne sont pas les perdants de la mondialisation. La plupart d’entre eux il y a 50 ans auraient bossés à l’usine et aurait garder les vaches, aujourd’hui ils ont suffisamment de temps pour glander et s’intéresser à la politique, tout en vivant aux crochets des populations les plus dynamiques. Tout le monde en France profite pleinement de cette dernière mondialisation, par une redistribution sociale stratosphérique et par des coûts d’achat faibles.

    • Blueberry dit :

      Ils se vivent, en vérité, comme les perdants de cette mondialisation. C’est écrit noir sur blanc dans la tribune de Sautarel sur fdesouche. Ont-ils tort et moi avec ? J’ai la prétention de croire qu’ils ont raison. Et que cela n’a rien d’étonnant d’ailleurs. La mondialisation n’est pas le seul processus de l’humanité qui ne ferait pas de perdants. Et pas besoin d’avoir du temps pour glander et s’intéresser à la politique pour se rendre compte de qui en profite le moins aujourd’hui -comme hier. Je veux dire, c’est d’une banalité terrible, affligeante, que de constater que les populations « autochtones » -et peu mobiles pour différentes raisons- sont celles qui profitent le moins de l’ouverture des frontières d’une nation.

      • Vae Victis dit :

        Je vous trouve très consensuel sur ce coup là. Si vous voulez dire que les QI faibles profitent le moins des opportunités de manière générale, je vous suis. Mais c’est vrai partout et tout le temps.

        • Aquinus dit :

          Il n’y a pas que cet aspect-là des choses. Le FDS de base d’aujourd’hui doit baisser la tête en sortant de chez lui, raser les murs; lorsque sa fille se fait violer ou son fils racketter par les néo-colons, il doit souffrir de voir leurs agresseurs à peine inquiétés par une justice croupion entièrement aux ordres du processus de colonisation. Certes, son niveau de comfort matériel a largement augmenté, mais faut voir à quel coût « mental »… il ne peut effectivement que fuir ou se battre, la seconde option n’étant pour l’instant pas disponible.

          Avant les QI faibles faisaient partie d’une peuple. Ils étaient protégés et bénéficiaient à plein de la bienveillance des couches dudit peuple les plus douées et dynamiques. Cette solidarité nationale n’existant plus, alors qu’elle continue d’exister pour la plupart des autres nations, ils se trouvent en effet en situation de perdre gros. La dernière protection à laquelle ils s’accrocheront comme des damnés sera l’Etat socialiste, mais nous savons très bien que cette dernière chimère ne tiendra pas, la séquence de sa liquéfaction a déjà largement commencé et rien ne l’arrêtera.

          Sans solidarité nationale/ethnique, sans Etat, sans élites, les FDS au QI moyens peuvent en effet s’attendre à morfler sévère, isolés et désarmés au sein d’un pays qui s’appauvrira et où les groupes de pression de gens plus dominateurs et mabitieux, dicteront leur loi.

          • Vae Victis dit :

            Il n’y a pas de causalité entre immigration de masse et « mondialisation ». Rappelons que l’immigration de masse commence plusieurs décennies avant ce qu’on appelle « mondialisation » et sous la prérogative de l’Etat qui voulait évacuer le trop plein de main d’œuvre agitée d’Algérie, avant l’indépendance.

            Ensuite le Frankaoui baisse la tête aujourd’hui, mais il la baissait déjà hier… Les dominants sont plus diversifiés mais le mécanisme sophistiqué de soumission volontaire existait déjà. Le Français défendra sa soumission de toutes ses forces. Il se battra avec acharnement pour que l’Etat socialiste continue de le traiter comme un ver de terre.

            Quand on n’a pas de tête et qu’on n’a pas de couilles forcément c’est pas très bon…

            • Aquinus dit :

              Il n’y a pas de causalité parce que, comme vous l’avez rappelé, la mondialisation est un concept creux. Il y a 80 ans, l’empire français était largement plus « mondialisé » et « diversifié » que ne l’est le Frankistan aujourd’hui. L’immigration de masse commence à partir du moment où les Français cessent de vouloir dominer, cessent de se penser en tant que peuple.

              Quant à l’Etat socialiste, oui vous avez raison, une grande partie des FDS accepterait des sacrifices inouïs pour le voir survivre. Mais ça ne suffira pas, ce modèle politique est tout aussi condamné que ne l’était celui du communisme. Même les Français finiront par le réaliser.

              Mais bon, les gens comme Mélenchon seraitn prêts à aller très loin, admettons-le. Ils vendraient volontiers l’Etat qu Qatar pour qu’il tienne encore 20 ans, ils baiseraient volontiers les pieds des émirs pour que le CE d’EDF continue à exister, et les J Leroy à pouvoir manifester en bus, bouteille de rouge à la main, dans Paris.

            • Anne Onyme dit :

              « Ils vendraient volontiers l’Etat qu Qatar pour qu’il tienne encore 20 ans »

              Et on comprend pourquoi : parce que dans 20 ans, démographiquement la France est morte si on continue sur la même pente.

        • Blueberry dit :

          Et j’ajouterais que ce n’est même pas forcément une question de QI. Ni même forcément de revenu. Et qu’exclure tout ancien membre du Rotary (enfin, remonter jusqu’à Giscard me semble étrange pour plusieurs raisons) du mouvement identitaire est franchement discriminatoire.

    • Anne Onyme dit :

      « Tout le monde en France profite pleinement de cette dernière mondialisation »

      Vous avez le sens de l’humour.

  • Cherea dit :

    Le racisme anti-blanc, c’est très mauvais comme expression, c’est une expression pour victimes réelles ou supposées, c’est aussi un terme pour les minorités. Parler de racisme anti-blanc c’est prendre les blancs pour une minorité opprimée, laissons cela aux faiblards et pleureuses professionnelles. Il faudrait parler, disons, d’hostilité envers la France ou de haine de la France et des Français.

    • Anne Onyme dit :

      Parler de racisme anti-blanc c’est faire le jeu du Système, c’est réduire les Français de souche européenne à une communauté parmi d’autres.

    • Sulik dit :

      Je vous présente en exclusivité un extrait de mon prochain livre « Tous ensemble éradiquons le racisme ». Mais d’abord, permets-moi de te tutoyer, camarade, comme il sied aux imbus des principes républicains et révolutionnaires.

      Donc, tu te promènes clopin-clopan le nez dans le vent quand, à quelques encâblures en avant tu avises un groupe de charmants bambins issus de la respectable communauté des gens du voyage.

      Changes-tu de trottoir et fais-tu passer ton portefeuille de ta poche-révolver à la poche intérieure de ton blouson, celle doublée de cuir et fermée par une fermeture-éclair comac? En ce cas tu es un vil stigmatiseur raciste, hou le vilain facho nauséabond!

      Ou bien continues-tu, toujours le nez dans le vent, le portefeuille dépassant hardiment de ta poche-révolver? En ce cas, tu as les félicitations du jury, citoyen camarade, tu n’es pas raciste, c’est bien, bravo le beau beau. J’espère seulement pour toi qu’il n’y avait pas lerche dans ton larfeuille.

      Conclusion: con, supercon et archicon c’est bien, du moment con n’est pas raciste.

  • Il Sorpasso dit :

    Excellent. Le pire c’est que ce que dit ce texte existe depuis 10 ans et qu’il s’agit encore de science-fiction dans beaucoup de cerveaux. A commencer dans les médias.

    Lorsque les libéraux et les ids auront compris qu’il faut qu’ils mixent leurs mouvements, ils auront tout compris. hum.

    Et puis, pour les blancs, la solidarité raciale ça n’a jamais existé. Ça en parfois eut la forme, mais c’était uniquement parce que les intérêt personnels étaient plus ou moins convergents.

    • Anne Onyme dit :

      « Le pire c’est que ce que dit ce texte existe depuis 10 ans et qu’il s’agit encore de science-fiction dans beaucoup de cerveaux. A commencer dans les médias. »

      Concernant les médias, ce n’est pas étonnant puisqu’ils sont à la botte du Système.

      • Il Sorpasso dit :

        Certes. Ce que je voulais dire, c’est que cette analyse n’est qu’effleurée dans les deux exemples d’articles que donne Blue.

        Et que sur ce sujet, la bêtise des médiatiques l’emporte à mon avis sur leurs intérêts (ou c’est mélangé comme pour Bellamy).

        Et, qui plus est, je n’ai rien lu non plus d’équivalent sur la blogosphère.

        Je veux dire que cet article de Blue, s’il aurait déjà pu être écrit il y 7-8 ans, est en avance sur le temps médiatique, et qu’en fait cette analyse va exactement dans le sens médiatique. C’est aussi dans l’intérêt du système de faire croire encore et encore qu’il touche au but du communautarisme, mais qu’il y a encore des oppositions. Et que ça flatte les opposants. Alors que ces derniers devraient avoir deux coup d’avance, comme dans les coms plus bas.

  • VonMises dit :

    Exactement.Les vrais perdants de la mondialisation en cours sont plutôt à chercher du côté des adhérents du Rotary sous Giscard , qui ont perdu leurs rentes de situation locale , à savoir cadres de grosses PME maintenant filiales de grands groupes et professions libérales devenus salariés de gros machins US.Le zid se voit comme un perdant alors qu’il bénéficie de biens et de services dont il n’aurait même pas pu rêver en disons 1966.

    • Anne Onyme dit :

      « Le zid se voit comme un perdant alors qu’il bénéficie de biens et de services dont il n’aurait même pas pu rêver en disons 1966″

      Heureusement que l’existence ne se résume pas à votre vision matérialiste.

  • Aquinus dit :

    On peut déjà prédire un scénario possible de ce qu’il va advenir à la classe moyenne FDS.

    Lors d’une première séquence qui vient de s’ouvrir en Mai 2012, elle sera assomée de taxes et verra son épargne et ses revenus rogner. Pour quoi? pour investir lui dira-t-on, dans l’Etat-providence socialiste sans quoi la majeure partie des service spublics (santé et éducation principalement) pérécliteraient, expliquera-t-on à cette classe moyenne. Or l’Etat socialiste sert aussi, très largement, à alimenter le processus de colonisation des FDS et à voler leur épargne pour la donner aux néo-colons. Au fur et à mesure de cette séquence, le FDS s’apercevra que d’une part, on le force à investir dans un tonneau des danaïdes et que d’autre part, les gens qui prédisent l’apocalypse en cas de la fin de cet Etat-providence, n’ont en réalité plus aucune prise sur la vie économique et ne sont que des pantins qui rackettent leurs administrés.

    La deuxième phase sera la fin de l’Etat-providence, l’effondrement des services publics et par appel d’air, la prise de pouvoir graduelle sur le territoire de tous les groupes d’intérêts puissants qui auront des capitaux, des compétences et des hommes à investir. A ce moment-là, l’unique chance des FDS moyens serait que les FDS expatriés et enrichis, les meilleurs d’entre eux, reviennent conquérir leur propre pays, par le capital. De la même façon que cela se passe en Israël ou au Liban, les expatriés étant la clé de la survie des communautés locales. Face à eux ils auront des concurrents puissants – arabes, russes, chinois – qui chercheront à conquérir des parties de territoire, ici en sauvant un hôpital de la ruine, là en ré-ouvrant une raffinerie, etc…

    Les identitaires devraient accepter l’inéulctabilité de la phase 1, et anticiper la phase 2 en s’efforçant de gagner un maximum d’argent, et de créer des structures d’intérêt qui préparent son utilisation lors de la phase 2. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de zids à Davos ou dans les grands salons internationaux, qui cherchent à tisser ces réseaux.

    • Vae Victis dit :

      Il y a une pierre d’achoppement dans votre scénario : les Français ne s’aiment pas. Si les Français adorent l’Etat c’est parce qu’ils détestent leurs voisins. Ils préfèrent fournir 50 papiers à un guichet administratif que de demander de l’aide à leur famille, amis, voisins, etc… Le Français est très individualiste, mais son individualiste se nourrit de l’Etat pour éviter les rapports humains avec des compatriotes, là où les Américains vivent en communautés.

      Ça signifie pas de phase 2.

      • Anne Onyme dit :

        Effectivement, les Français ne s’aiment pas. Mais on peut quand même définir deux groupes de Français : ceux qui sont encore favorables à une identité française et ceux qui veulent la dissoudre dans quelque chose d’universel.

      • Aquinus dit :

        La phase 2 aura lieu, ça signifiera seulement qu’il n’y aura aucun lobby français pour en profiter et que les FDS seront baisés, puis dissous, et rapidement oubliés.

        J’espère qu’il existe un nombre non négligeable de Français qui préfèrent leurs familles et leurs amis, à ce putain d’Etat. Même s’il n’y en a que 20%, ça n’est pas rien. N’oublions pas que nous vivons sous une propagande de tout instant, soft mais néanmoins écrasante. En Russie en 1979, vous n’auriez pas trouvé beaucoup de gens pour se dire anti-étatiste…

        • Anne Onyme dit :

          « N’oublions pas que nous vivons sous une propagande de tout instant, soft mais néanmoins écrasante »

          Cette propagande n’a rien de soft puisque certaines opinions conduisent à une mort sociale inéluctable.

          Le volet violent de l’abrutissement des masses par la propagande est assuré par les crimes imputables aux allogènes, trop souvent légèrement condamnés par notre justice officielle.

        • Vae Victis dit :

          > « J’espère qu’il existe un nombre non négligeable de Français qui préfèrent leurs familles et leurs amis, à ce putain d’Etat.Même s’il n’y en a que 20%, ça n’est pas rien. »

          Oui mais ils feront souche dans leurs pays d’accueil.

          • Aquinus dit :

            Même dans les pays les plus pourris, corrompus et socialistes (l’Algérie par exemple) nous sommes très loin d’atteindre de tels niveaux d’émigration.

            En outre, je ne sais pas exactement pourquoi, mais les Français ont un mal fou à se détacher totalement de leur pays. La quasi-totalité des expatriés riches que je connais gardent des liens très forts avec la France, y investissent (immobilier principalement), y passent une grande partie de leur temps, voire y reviennent.

            Il sera encore plus difficile de faire des Français un peuple de nomades, que de les faire se détacher du culte de l’Etat (qui est plus récent).

            • Anne Onyme dit :

              « Il sera encore plus difficile de faire des Français un peuple de nomades, que de les faire se détacher du culte de l’Etat (qui est plus récent). »

              Si les Français peuvent se détacher du culte de l’Etat, c’est bon signe. Surtout s’ils restent encore attachés à leur pays.

            • j.ax dit :

              « les Français ont un mal fou à se détacher totalement de leur pays »

              Cela dépend sans doute du profil, un ami sorti d’une ESC me disait que les 3/4 de ses camarades de promo se sont expatriés, 3/4 c’est énorme, même si c’est une partie infime des diplômés sur le total.
              (Il faut dire aussi que la France reste un pays exceptionnel, avec des gens exceptionnels, quand on peut capter ces bouts de France encore intacts).

              En ce qui me concerne je voulais mettre les voiles mais j’étais timoré, c’est mon père qui m’a poussé. Il avait cent fois raison. Cette situation fait beaucoup de mal, elle finit par atteindre les plus valeureux, gâcher leur vie.

              Mais tout peut changer et on peut être sûr que les politiques n’y seront pour rien… nouvelles énergies, révolution industrielle avec l’imprimante 3-D…
              http://www.economist.com/node/21553017

          • Anne Onyme dit :

            « Oui mais ils feront souche dans leurs pays d’accueil »

            A la limite ce n’est pas un problème de gestion socialiste à la française, puisque c’est l’ensemble du monde blanc qui décline.

            A quoi bon faire souche ailleurs si c’est pour se métisser avec les envahisseurs du coin ?

    • pinuche dit :

      La France est un pays formidable, riche de son terroir, de son passé, de sa culture … bref de son identité.
      On souhaite sauver la France mais on ne pourra sauver les Français malgré eux. A partir du moment où les gens continuent d’inventer des nouveaux discours leur permettant de justifier leurs capitulations malgré l’augmentation des coup-de-boutoirs incessants contre tout ce qui représente la France, on ne peut rien pour ces gens-là. On ne les sauvera pas malgré eux, nous dépendons d’eux, ils sont malgré tout la France … bref c’est mal barré et comme le dit Blueberry ce sont peut-être ceux qui choisissent l’exil, qui semblent se sauver du pays pour se sauver eux-mêmes précisément, qui ont tout compris.

  • la crevette dit :

    J’ai tout faux dans cette histoire : j’ai tout de plein de gosses qui se battent entre eux et qui ne se barrent pas assez vite ni assez loin à mon goût de la maison! ^^

  • Aquinus dit :

    On peut même aller plus loin et dire à l’inverse que ceux qui ne s’expatrient pas, alors qu’ils le pourraient, sont des lâches. D’un point de vue « zid au potentiel élevé », il y a 3 priorités:

    1/ s’enrichir. Le Frankistan n’est pas le meilleur endroit pour cela, à moins d’avoir de vastes entrées dans le PS/l’UMP/la franc-maçonnerie. Ce qui demande beaucoup de temps et pas mal d’humiliations.

    2/ soustraire son épargne et ses investissements à l’Etat socialiste, d’abord parce que c’est de la spoliation à ce niveau de taxation, et ensuite parce que cela finance le processus de colonisation.

    3/ oeuvrer à l’effondrement du socialisme en France. Or sa seule façon de prolonger son sursis, est de spolier l’épargne des FDS qui en ont. Sa plus grande crainte, un exil fiscal massif.

    Voilà 3 excellentes raisons pour dire que le devoir d’un zid doué et dynamique, est de partir, en tous cas tant que l’Etat-socialiste est en place en Frankistan.

    • Anne Onyme dit :

      Votre raisonnement ne marche que pour quelques individus. Sinon, la France se vide complètement de sa population d’origine et de ses talents. Cet exode est d’ailleurs un des facteurs de détérioration de la situation actuelle.

      • Aquinus dit :

        Evidemment que ça ne marche que pour les gens les plus doués et surtout, les plus déterminés. Il est très difficile d’émigrer et de prospérer, cela demande une débauche d’énergie importante et de grands sacrifices.

        Le FDS moyen, sans compétence particulière, fonctionnaire ou salarié avec sa famille à nourrir, n’a aucune intérêt à s’expatrier – un peu de la même façon qu’il n’avait aucun intérêt à entrer en résistance en 1941, ou en 1793.

        • Anne Onyme dit :

          Le FDS moyen ne s’expatrie pas, mais il est malgré tout un Emigré de l’intérieur. Il quitte les zones infestées pour s’installer dans le périurbain.

          Le Français erre dans son propre pays tandis qu’il continue de voter pour perpétuer un Système qui veut sa peau.

          • Aquinus dit :

            La vraie émigration, à notre époque, est fiscale. Il n’existe, à ma connaissance, aucun endroit en France qui permette d’échapper à l’Etat-colon et ses agents percepteurs. Echapper aux néo-colons, oui c’est possible, mais pas à l’impôt qui finance leur installation toujours plus massive.

            • Anne Onyme dit :

              L’Etat français pratique légalement un système qui est du pur racket.

              La seule solution consiste en une Révolution.

  • Aquinus dit :

    Sur fdesouche, il devrait y avoir une section indiquant toutes les astuces possibles pour éviter l’impôt de l’Etat qui finance notre propre colonisation. Ca aurait du succès et ça élargirait un peu plus le spectre d’audience.

  • Anne Onyme dit :

    Fdesouche n’a rien de révolutionnaire. En faisant la promotion du communautarisme, il va dans le sens du courant dominant : faire des Français de souche, renommés les Blancs, une communauté parmi d’autres. Le rêve du Système.

  • Nebo dit :

    Que les forces vives se barrent… que les entrepreneurs et les génies fassent grève comme dans « Atlas Shrugged » d’Ayn Rand… qu’on rigole un coup pour de bon.

    Chers camarades d’I Like Your Style… avez-vous entendu parler de ce mouvement en train de se mettre en place ? Les Pigeons ?

    http://defensepigeons.org/

    Certains parlent déjà de coup monté :

    http://www.visions-csfa.org/site/un-pigeon-peut-en-deplumer-un-autre/

    Je voudrais connaître votre opinion, moi qui, bien qu’ayant pleinement l’esprit libéral, suis loin d’être une flèche en libéralisme lui préférant la poésie et vivre d’amour et d’eau fraîche chaque jour que Dieu fait ? ^^

    Thanx les gars… :-D

  • XP dit :

    Feu d’artifice de neurones offert par Aquinus comme d’hab!

    • Cherea dit :

      N’y avait-il pas une règle non écrite, un gentlemen’s agreement ici qui expliquait que pour les nouveaux venus, on ne devait pas intervenir plus de 3 fois sur le même fil…et que de toute façon au-delà de trois commentaires, on ne vous lit plus.

  • Igor dit :

    Anne Onyme : « Notre destin est donc scellé si nous ne renaissons pas démographiquement. [...] ce n’est pas étonnant puisqu’ils sont à la botte du Système. [...] Heureusement que l’existence ne se résume pas à votre vision matérialiste. [...] La seule solution consiste en une Révolution. [...] Le rêve du Système. »

    Zavez oublié de dire que nous sommes victimes d’un complot de l’oligarchie mondialiste, que les riches s’enrichissent et que les pauvres s’appauvrissent, qu’il n’y a plus de repères et que de toutes façons bientôt ça va péter.

  • Fascisme Fun dit :

    @Vae Victis

    Le jour où vos enfants seront sommés par un Pôle Emploi mondial d’aller travailler au Bengladesh ou au Pérou pour ranger des boîtes de conserves, on sera allé au bout de la logique mondialiste (qui est à la mondialisation ce que le racisme scientifique est au racisme tout court : un délire programmatique carabiné).

    On délocalise déjà les cerveaux et les industries, alors pourquoi ne pas délocaliser la populace elle-même ? ^^

    Dans le remake 2012 de Total Recall, il y a cette idée très intéressante d’une navette ultra-rapide qui transporte d’un bout à l’autre de la Terre (et en temps records) les travailleurs de la Colonie (Océanie pouilleuse et séditieuse) pour fabriquer des androïdes dans l’Union Fédérale (sorte d’Europe totalitaire, friquée et sur-peuplée).

    Le monde vu comme une immense roulotte (pour paraphraser Blueberry). Ce film est un putain de chef d’oeuvre

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Total_Recall_:_M%C3%A9moires_programm%C3%A9es

    C’est probablement ce qui nous attend tous.

    S’opposer à la racaille, au métissage et à la restriction des libertés individuellles, dans un contexte aussi hallucinant, cela n’aura bientôt plus aucun sens (car il faudra toujours plus de surveillance, toujours plus d’infirmières sociales, toujours plus de solidarités étatiques pour pallier à l’atomisation générale).

    XP parlait de ces caissières « inutiles » qui font la conversation aux vieux.

    Je peux d’ores et déjà affirmer qu’XP a eu une idée de génie (que j’ai expérimenté dans mon propre travail) mais aussi un jugement de vieux con.

    Idée de génie : Oui le caissières seront habilités dans quelques années à converser avec les vieux esseulés (cela fera partie de leur travail, elles seront payées pour enregistrer les articles et donner quelques minutes de « chaleur humaines » à des pré-mourrants). C’est ce que font tous les comerçants de quartier avec leur public de vieux croûtons (pour fidéliser le client d’abord).

    Jugement de vieux con : Ce n’est aucunement un gaspillage financier puisque ça rapporte du pognon (j’en suis le premier témoin quand je regardai mon CA bondir en quelques mois à force de papoter avec des clients, très heureux d’avoir à commercer avec un « humain » et non une vieille obèse qui vous demande votre carte de fidélité en faisant une tronche de suicidaire).

    • Vae Victis dit :

      C’est amusant, tout à l’heure je travaillais avec un Péruvien qui vient de s’installer en France, après avoir passé 5 ans en Espagne. Il parle couramment trois langues, il est compétent sans son domaine et il est agréable. Quelque chose me dit qu’il n’est pas prêt de ranger des boites de conserve au Pérou en professionnel.

      • Fascisme Fun dit :

        On délocalise bien les élites alors pourquoi pas les ratés qui font des « dead end job » ?

        Nous sommes en 2050 après JC. Votre gosse veut se rôder au monde du travail ? Pourquoi n’irait-il pas travailler à Kaboul : il y a une place qui s’est libéré dans un Burger King hallal.

        L’intuition géniale du remake de Totall Recall, elle est là.

    • Nicolas dit :

      « S’opposer à la racaille, au métissage et à la restriction des libertés individuellles, dans un contexte aussi hallucinant, cela n’aura bientôt plus aucun sens »

      Bien sûr que si. C’est prétendre le faire pour tout le monde ou pour toute une population « nationale » dans une optique universaliste qui n’aura plus aucun sens. Et ce sera un sacré bon débarras.

      • Fascisme Fun dit :

        Les « français » n’ont strictment aucune assise communautaire qui puisse leur donner une déstinée à l’arménienne. Ce n’est pas leur fonction d’évoluer en diaspora mais plutôt de se faire « parasiter » par toutes les diasporas du monde.

        Si vous enlevez la Terre à ce peuple, il ne restera qu’une vaste bouillie métissée (ce qui est déjà plus ou moins le cas).

  • Fascisme Fun dit :

    @XP

    Je voulais vous remercier avoir dit que le commerce était le plus beau métier du monde (chaque millième de seconde que j’ai passé à mon taff me rappellait sans cesse cet aphorisme).

    C’est le plus beau métier car c’est celui qui vous dégoûte le plus sûrement des hommes.

    J’ose croire qu’une intelligence légèrement supérieure à la moyenne qui travaille comme « commercial » finit 11 fois sur 10 par devenir dingue ou misanthrope.

    Pas besoin de faire une spécialisation en psychiatrie ou de sortir d’HEC : déposer un CV au Franprix du coin en fait apprendre d’avantage sur la nature humaine que 40 ans de psychanalyse.

    Pour une intelligence légèrement supérieure à la moyenne, la conclusion est presque toujours terrifiante : l’Humanité est un gros tas de merde puant et il faut devenir riche à crever pour s’en éloigner le plus possible ! S’acheter une villa en Toscane comme Léo Ferré et dresser des murs de 5 mètres de haut avec des tessons de bouteilles incrustés dans le béton, je crois que c’est ça le but profond de toute intélligence légèrement supérieure à la moyenne.

    Tous ces connards à gros bide que je vois pavanner dans leur Yacht de merde à 14 heures de l’après-midi, en train de bouffer des sabayon avec leurs pattes huileuses, pendant que leur équipage de matelots n’en branle pas une (putain j’ai même vu un qui jouait à la PSP pendant qu’un péchêur balançait son hameçon dans les cordages !). Le but de tout ce fric et de ce luxe : c’est de n’avoir à répondre de rien ni de personne.

    Devenir un gros bâtard de riche, ça vous enlève 99% de la haine du populo.

  • VonMises dit :

    18 ans et demi ? quel est l’intérêt d’être riche si c’est pour se taper des vioques ?

  • Aquinus dit :

    Ils s’enterrent tout seuls. Je découvre:

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/05/le-bonus-malus-sur-les-tarifs-de-l-energie-comment-ca-marche_1766905_3244.html

    et n’en reviens pas. Comment peut-on imaginer une telle usine à gaz? qui peut expliquer quel genre de cerveau, formaté par quelle quantité d’inepties depuis un jeune âge, peut arriver à sérieusement proposer ça, avec des cartes et des couleurs et des coefficients, comme projet de loi?

    Ils sont complètement mabouls. L’asile.

    • Nicolas dit :

      X + passage par l’ena.

      Mais c’est l’X qui est déterminante. On voit bien que vous n’avez jamais eu affaire à un polytechnicien ingénieur de l’armement qui entreprend de remplacer une production de blindés en série déjà presque mise en route par des « séries de prototypes » (sic). Naturellement inconciliables entre eux pour l’approvisionnement en pièces comme pour le montage, comme pour l’électronique. Et sur lesquels on ne peut pas former les personnels tant militaires que d’entretien d’une série à l’autre. Et il faudrait remercier ces cons les deux genoux en terre en les traitant de génies quand vous avez la documentation de cette merde à fabriquer et gérer. Sans compter que le tout doit coûter quarante fois plus cher qu’une production industrielle normale. Mais ça permet au copain de promo qui est chez l’industriel de multiplier ses coûts par quarante. Et c’est le contribuable qui paye.

      Au total on a de beaux blindés. Sans doute les meilleurs au monde pour la dernière série de prototypes. Mais on en a 12, plus d’argent pour en doter les troupes qui pourraient les utiliser, que de toute façon on ne peut pas former dessus, et personne pour en acheter, sauf quelques états du Golfe qui en échange demandent la construction de mosquées en France.

      Alors l’énergie ils peuvent encore faire bien pire. On peut tout imaginer. La prise en compte des zones climatiques, une sur-taxe dégressive en fonction de la géographie du sol pour financer la géothermie, un bonus supplémentaire pour les maisons de retraite où les vieux sont frileux, un malus pour les gens qui sont reconnus aptes à faire des mouvements de gymnastique pour se réchauffer par leur médecin-référent ; il n’y a par définition pas de limite au délire harmoniste du régulateur, puisque faisant un usage de la raison qui n’est jamais critique, il poursuit des optima qui n’existent pas et qui seraient de toute façon inattingibles s’ils existaient autre part que dans l’esprit malade dudit régulateur.

      Ils se représentent la société comme une machine à vapeur dont il faut obtenir le meilleur rendement en poussant des manettes et en tirant des leviers, pas du tout comme une association d’être libres et responsables.

      • Aquinus dit :

        C’est incroyable, franchement les bras m’en tombent. Ils sont encore plus fous que ce que je croyais. Rien que mettre en place un truc pareil, va coûter une fortune à l’administration. Il faudra former les agents, modifier les plate-formes logicielles; tout le monde se plaindra, il y aura dix modifications de la loi, on appellera ça des niches fiscales, la tricherie explosera. Un truc de doux dingues, un truc de grecs. Sans parler de l’idéologie communiste derrière, qui veut aligner la facture en proportion des revenus.

        Quant à votre chaîne de prototypes… dans l’industrie, passer d’un modèle à un nouveau, à cheval sur deux, chaînes, est ce qu’il y a de plus complexe à gérer. Mal fait, les coûts explosent. J’imagine les dégâts dans l’exemple que vous avez décrit; impensable dans le privé, la boîte coulerait immédiatement.

      • nicolasbruno dit :

        Je verrais plutôt l’ENA, comme principale responsable.
        Les ENArques savent qu’une fois le diplome en poche, leur rétribution dépendra de leur capacité à inventer des concepts shadoks et à s’entourer de nombreux fonctionnaires. Sécurité de l’emploi, grosses paies et jamais responsables. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle rien ne peut bouger réellement dans ce pays avec un fonctionnariat qui a toutes les manettes du pouvoir.

      • Restif dit :

        Oui, les X sont de dangereux givrés arrogants et persuadés d’incarner le génie technologique. Pour mémoire la mise au point du Bi Bop alors que le portable commençait à cartonner aux USA. http://www.rue89.com/2009/06/04/les-plus-gros-flops-12-bi-bop-to7-rafale

  • Restif dit :

    Il n’y qu’à rendre le mandarin obligatoire aux examens, on les fournira avec EDf /Aviva aux chinois, en prime.(à propos, avez-vous vu les manœuvres de Proglio (PDg d’EDF) pour se faire avec les courageux libéraux du parti son petit contrat spécial avec transfert de technologie dans le dos des politiques? Sans aval du président? Amusant.

    • Nicolas dit :

      A bien des égards nous sommes déjà une Chine : on leur fait faire de la note de synthèse et de la comptabilité publique, un peu comme on faisait des concours de lettrés avec de la poésie classique chinoise. Faire un budget d’intercommunalité ou de l’imitation de la poésie des Han, c’est un peu pareil : tout le monde s’en fout, ça ne sert à rien, on pourrait s’en passer et même externaliser, ça n’a aucun rapport avec aucune compétence utile, et on devient mandarin ou haut-fonctionnaire quand même en y excellant.

  • Restif dit :

    Ps « du parti » des ex Mao’s boys s’entend. Les épicemards du gigantesque, la grande muraille bridée.

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