Archives pour avril 2011
Aller sur la lune et ne plus savoir faire la soupe
Actu — Article écrit par XP le 14 avril 2011 à 15 h 58 minEcoutez donc ça.
Si vous êtes attentif,vous allez comprendre presque physiquement ce que c’est qu’un CAB…. Un CAB, c’est un Cathare, un hérétique absolu, celui qui rejette viscéralement le Christ et ses injonctions au mouvement en lui opposant sa nostalgie du village, de la tribu et de la pauvreté que l’on se refile de pères en fils, cet ordre ancestral que précisément, le Christ est venu piétiner avec ses pieds.
La pauvreté et l’absence totale d’ambition et de mouvement en échange d’un contrôle absolu d’un avenir dont on sait qu’il nous réservera plus rien, l’orgueil démesuré et prométhéen de celui qui propose que l’on reste sur place et que l’on ne joue plus jamais avec le feu et les incertitudes.
Méditez donc le concept de CAB, et vous verrez, vous en saurez cent fois plus sur la foi chrétienne qu’en apprenant par coeur tous les sous livres pondus par tous les sous écrivaillons de la NEF.
Poularde
Droit — Article écrit par Blueberry le 14 avril 2011 à 10 h 04 minIl existe, disons-le, une prime à l’intelligence. Comme il existe une prime à la beauté. Tandis que les gens qui s’expriment mieux que les autres sont plus écoutés, les grands sont plus remarqués que les petits. Les personnes séduisantes obtiennent plus que les autres. Les bons coups enchaînent les conquêtes amoureuses. Etc.
Que voulez-vous, la nature est profondément injuste.
Regardez Alain Soral pour mieux vous en convaincre.
Salim, franco-algérien de trente ans, un jeune de banlieue parisienne comme disent ses amis, a été condamné à perpétuité en Algérie pour avoir tenté de ramener en France cent quarante kilos de résine de cannabis*.
Oui, la nature est injuste.
Cet été cela fera trois ans. Entre temps, sa petite amie, Typhanie, vingt-quatre ans, a reçu plus de huit cent lettres de sa part. Faites le calcul. Cela dit, on doit s’ennuyer grave en prison en Algérie. Encore plus qu’en France probablement. Il paraît même que la vie y est très rude. En Algérie. En prison.
Ces histoires de français qui se retrouvent à faire des conneries à l’étranger et qui paient le prix fort, un prix que les habitués du tribunal de Bobigny ne peuvent même pas imaginer, sont classiques. Dix ans de prison ici, perpétuité là-bas. Nourris ici. Affamés là-bas. Ils devraient le marquer dans le guide du Routard. Quoiqu’il en soit, il y a de la place pour un « Devenir un criminel à l’étranger pour les nuls ». Petit conseil quand même, en attendant, la drogue, ce n’est généralement pas une bonne idée. L’exemple de Michael Blanc -qui n’est toujours pas sorti il me semble- devrait suffire à s’en persuader.
Passé l’ahurissement de constater que les législations étrangères sont différentes et moins souples que la nôtre, alors même que nos semi-demeurés locaux discutent encore une fois de la possibilité de dépénaliser -voire légaliser- le cannabis, il convient de s’arrêter sur ce que cette affaire possède non pas d’original, mais de toujours intéressant.
Typhanie veut se marier avec Salim.
Sa fiancée, Typhanie (ci-contre), âgée de 24 ans, secrétaire médicale, ne l’a pas ni vu ni même entendu depuis deux ans et demi. Une période durant laquelle elle a mis sa vie entre parenthèses. Elle ne parvient plus à garder un travail, une mélancolie qui la paralyse. Elle reçoit uniquement des nouvelles de Salim par courriers, plus de 800 lettres d’amours mêlant espoir et désespoir. Son père ne comprend pas forcément, il a essayé de la dissuader de s’accrocher à son fiancé : « Salim est très gentil mais tu es en train de gâcher ta vie, tu devrais passer à autre chose. » En revanche sa mère la soutient dans ses démarches, attristée et outrée par ce qui arrive à Salim. Typhanie redouble d’énergie quand il s’agit de se battre pour l’extradition de sa moitié. Elle a participé à la création de comités de soutiens notamment sur le net et via Facebook «Soutien pour l’extradition Algérie-France de SALIM condamné à PERPETUITE ». Elle enchaîne les rendez vous avec différents avocats algériens et français dont Me Gilbert Collard.
Elle lutte aussi pour pouvoir le serrer dans ses bras ne serait-ce que quelques minutes. Il faut savoir qu’en Algérie, les fiancées ne peuvent en aucun cas obtenir un permis de visite. Seuls les membres de sa famille sont autorisés à le voir. Elle se bat pour qu’on lui accorde le droit de voir son bien-aimé. Typhanie s’est donc rendue à plusieurs reprises en Algérie afin de faire les démarches nécessaires pour pouvoir se marier en prison. Elle a du se convertir à l’islam, une obligation à laquelle elle s’est pliée même si elle n’est pas croyante, car en Algérie toutes les demandes de mariage passent par le ministère des affaires religieuses qui exige que les époux soit de confession musulmane. Sinon pas de mariage.
Son dossier est toujours en cours de traitement. En attendant elle continue de militer pour obtenir son retour en France.
Bien entendu, si je prends le temps de réfléchir quelques secondes, j’ai plusieurs pistes pouvant expliquer le comportement de Typhanie. Enfin. Plusieurs… Une seule plutôt.
L’amour actif.
Ce que dit Sacha à Ivanov à l’acte III, scène VII, me semble d’une parfaite vérité pour les jeunes filles.
Mais qu’est-ce qui motive alors une femme bien plus âgée ? Qu’est-ce qui motive Béatrice à devenir Leprince et attendre son Dany à la sortie de prison et, peut-être, aujourd’hui, à son retour en prison ? C’est ça ou le club de bridge quand il faut s’occuper ? Est-ce le fol désir d’être appelée par RTL et interviewée par France 2 à la sortie du palais de justice ? Une envie de problèmes, comme une sale manie qui ne passe pas avec l’âge ? L’idée d’avoir un homme, un vrai puisqu’il est en prison, qui est tout à soi, qui ne regarde pas d’autres femmes, qui est heureux à chaque fois qu’il vous voit au parloir, qui ne peut pas vous foutre sur la gueule, qui va vous jouer la comédie de l’amour parce qu’il a trop peur d’être seul à la sortie et avec qui vous n’êtes même pas obligée de passer à la casserole ? Un peu de voyeurisme aussi ? Avec l’excitation du face-à-face avec un criminel ?
* Merci à Von Mises pour avoir débusqué ce mirifique fait divers.
Un peu plus
Ilys girls — Article écrit par Mony le 14 avril 2011 à 7 h 49 minJ’ai un goût prononcé pour les jeunes femmes photographiées de dos. Pourquoi ? Parce que j’aime forcer les filles. Une femme consentante, cela n’a pas grand intérêt. Une femme qu’on ne prend pas par surprise, ou qui ne prends pas la peine de feindre celle-ci, une femme qui ne vous dit pas non, même faiblement, même si son corps vous raconte l’inverse, c’est vaguement répulsif quand même. En tout cas, cela enlève une bonne partie de l’excitation. Et puis cette vilaine impression de n’être alors qu’un objet devant répondre à son désir… Prends-moi vous signifient-elles en des termes plus ou moins crus ? Ah. Bon. Eh bien s’il le faut. Obéissons. Mais c’est plus par sens du devoir que par plaisir qu’on s’y met alors. On aimerait être un soudard et on se retrouve presque violé. Traumatisme. Est-ce vraiment trop demander que de manifester, mesdemoiselles, un peu de pudeur ?
Le rire de Stephane Guillon
Actu — Article écrit par XP le 12 avril 2011 à 19 h 26 minL’URSS a produit une satire officielle, antisémite, anti-américaine, pour unir ses citoyens contre ses ennemis: d’abord les Mencheviks et les Russes blancs, puis les Allemands, les Juifs, les impérialistes… Staline a utilisé l’humour et la satire comme un moyen d’affaiblir ses adversaires avant de les écraser. La moquerie était l’étape qui précédait l’élimination. Elle avait pour fonction de prévenir puis de réprimer la réapparition de raideurs, d’inadaptations observées chez un sujet et menaçant la vie sociale.
Aurore CHAIGNEAU, Dans pleurer des larmes de Krokodil
Les États-Unis au prisme du basket-ball.
Mutation — Article écrit par Cherea le 11 avril 2011 à 13 h 15 minDeux réflexions que je m’étais faites. Les deux touchent aux évolutions sociales, démographiques des États-Unis au travers du prisme du basket-ball. La première concerne le projet d’un homme de monter une ligue de basket-ball uniquement réservée aux joueurs blancs, cela date d’il y a quelques mois; la seconde a trait à l’internationalisation de la ligue professionnelle américaine de basket-ball, la NBA.
Un type du nom de Don « Moose » Lewis voulait créer une ligue de basket-ball réservée uniquement aux joueurs blancs. Évidemment, tout le monde lui est tombé dessus en l’accusant de racisme…l’article de libération fait encore une fois une mauvaise lecture. C’est exactement le contraire du racisme. De plus, Liberation fait montre de racisme puisque » Dans le milieu du basket, personne n’imagine que cette ligue blanche puisse vraiment voir le jour : non seulement les joueurs seraient médiocres, mais les sponsors ne voudront jamais s’associer à un tel projet. »
C’est en effet le contraire du racisme pour les raisons suivantes:
- Les Etats-unis sont un pays communautariste au sein duquel les Blancs formaient la communauté la plus puissante et avaient fondé des institutions en convenance avec leur particularisme.
- Voulant « décommunautariser » ces institutions, des lois ont introduit le principe de Affirmative Action.
- Les institutions ne répondent désormais plus aux canons de la communauté blanche américaine.
- Une partie de cette communauté blanche américaine ne sentant pas à l’aise avec ces nouvelles institutions décident de fonder de nouvelles institutions répondant aux spécificités de la communauté blanche américaine (ne me demandez pas lesquelles…?) imitant ainsi les stratégies de communautés minoritaires dans le passé.
- Par cette action, une partie de la communauté blanche montre qu’elle est une communauté comme une autre…
- Il se passe la même chose en France à une échelle moins importante, combien de clubs de football amateurs se regroupent par communautés? Combien de clubs s’appellent Black Star, Créteil Babel Club…?
- C’est bien le contraire du racisme puisque cela prouve que nous sommes arrivés à l’ère post-raciale qu’Obama appelait de tous ses voeux lors de sa campagne dans son célèbre discours de Philadelphie…
Ma seconde réflexion concerne le nombre croissant des joueurs non nord-américains dans les clubs professionnels de NBA. Jusqu’au milieu des années 90, 99% des joueurs des franchises NBA étaient américains. Désormais on compte pas loin de 17% de joueurs étrangers dans cette ligue. Les Noirs américains représentent encore la majeure partie des effectifs de ce sport, mais elle diminue en valeur absolue. Nombre de ces joueurs noirs venaient des ghettos US, le sport étant avec la musique une des voies classiques de promotion sociale pour les noirs américains. Venant de ces ghettos, ces professionnels multimillionnaires réinjectaient une part non négligeable de leur revenu dans leur communauté d’origine à travers différents moyens: consommation, aides directes à la famille et aux amis. Avec l’accroissement de joueurs non américains dans cette ligue, ce sont quasiment autant de joueurs non noirs américains qui n’intègrent pas la NBA, avec les revenus qui vont avec et partant une manne qui n’est pas redistribuée aux ghettos noirs américains. C’est le classique coup, ce sont les étrangers qui viennent prendre notre boulot, à l’exception que ce boulot a un nombre de places très limitées, moins de 450 places. Le revenu total de l’ensemble des joueurs NBA en 2010 était de 2.3 milliards de dollars. Considérant que les joueurs non américains prennent 17% de cette manne, c’est donc pas loin de 400 millions de dollars qui leur reviennent. 82% des joueurs NBA sont noirs (pas de distinction entre américains et européens), c’est donc à peu près 330 millions de dollars qui ne reviennent plus à des noirs américains. Il est difficile de chiffrer le pourcentage que les joueurs noirs américains redistribuaient à leur milieu d’origine, mais on peut considérer que ce n’est pas loin de 100 millions de dollars (estimation basse) qui étaient ventilés vers les classes américaines les plus défavorisées, chaque année. Ce n’est pas énorme à l’échelle des Etats-Unis, mais suffisamment significatif pour le mentionner. Imaginez que 100 millions de dollars, c’est 10 000 dollars par an pour 10 000 personnes. Évidemment, une telle démonstration ne s’appuie que sur mes hypothèses mais l’idée générale est là…
Programme du PS
Politique — Article écrit par Cherea le 7 avril 2011 à 11 h 29 minPremière fois de ma vie que je vais sur le site du PS, vous savez ce parti de professeurs à la retraite… et conseillers généraux, pour aller examiner d’un peu plus près leur programme. Franchement, c’est pas bandant du tout, alors quelques mesures pour rire:
- Pour encourager les comportements écologiques: une TVA éco-modulable.
- Pour les retraites, nous rétablirons l’âge légal à 60 ans et nous engagerons la réforme des retraites promise aux Français, fondée sur des garanties collectives, permettant des choix individuels et assurant l’avenir des régimes par un financement du premier au dernier euro. Pour organiser sa vie, chaque Français disposera d’un compte temps-formation.
- Pour une plus juste répartition des richesses: Nous limiterons les rémunérations abusives : rémunérations variables n’excédant pas la part fixe, écarts de rémunérations de 1 à 20 maximum dans les entreprises à participation publique, présence des salariés dans les conseils d’administration ou de surveillance et les comités des rémunérations.
Alors là je m’interroge. La Gauche et le PS ont crié au scandale au moment de la loi sur la Burka répétant à l’envi que c’était une folie de faire une loi pour 2000 burka en France. Donc cette loi, le rapport de salaire de 1 à 20 pour les entreprises à participation publique concerne combien de patrons: 5, 10, 15, 20, 100 maximum.
Bon, en fait, c’est très chiant leur programme, pas rock’n roll du tout…aucune mesure forte, du charabia de bac+5 en sciences économiques et humaines avec du langage de modernoeud pour faire des appels du pied à bobo, modulable, écolo-tva, facture énergétique, superprofits, 300 000 emplois jeunes d’avenir…c’est ici.
Bon revenons à des choses sérieuses. Je lance comme idée pour les primaires socialistes que chaque candidat fasse montre de son patrimoine personnel avant les élections, le vainqueur devra le faire pour l’élection présidentielle, alors autant le faire lors des primaires. Si tel est le cas, je donne pas cher des chances de DSK, connue la jalousie et la haine crasse des adhérents du PS envers l’argent, tradition héritée de Mitterrand « l’argent qui corrompt…. ».
Dans les lombes
Ilys girls — Article écrit par Mony le 7 avril 2011 à 9 h 53 minPendant très longtemps j’ai cru, jeune fou que j’étais, que c’était la rondeur qui m’attirait. La beauté d’une courbe parfaitement dessinée. Le galbe magique. Or, je n’aime pas du tout les rondeurs sur une voiture par exemple. Tout cela ne collait donc pas. Il m’a fallu quelques années pour comprendre que ma fascination tenait non pas tant à la fesse elle-même (même si une jolie rondeur joue bien sûr) qu’à la chute des reins ou bas du dos. Et cela qu’on regarde la femme de dos ou de côté. On retrouve très bien cela sur les flancs d’une BMW série 1 coupée par exemple.
Fanatisme religieux
Actu — Article écrit par XP le 6 avril 2011 à 22 h 34 minLe nombre de crédits immobiliers a ainsi progressé de 18% par rapport à 2009 et retrouvé un niveau supérieur aux années qui ont précédé la crise.(…) Profitant de l’amélioration de la conjoncture et des conditions de taux historiquement basses, 1,38 million de ménages a emprunté en 2010 pour habiter un logement ou l’acquérir pour le mettre en location, et éventuellement pour le rénover.
Paradoxalement, La proportion des ménages français détenant un crédit n’a plus été aussi faible depuis 15 ans (…) Egalement pour la première fois depuis 15 ans, le nombre de ménages détenant un crédit immobilier (30,5%) est supérieur à celui ayant un crédit à la consommation (30,1%).
Jamais, depuis très longtemps, la part des Français ayant un crédit à la consommation n’avait été si basse.
Elle n’a l’air de rien, cette information… Pourtant, elle vaut largement les 300 meilleurs pages que pourraient écrire à vingt mains les dix meilleurs économistes du monde, et je m’en vais vous expliquer pourquoi : si l’on discute avec un contempteur du capitalisme et de la société de consommation (on a le droit d’être jeune et de ne pas savoir encore que ça n’est pas enrichissant, de discuter avec ceux qui ne pensent pas comme nous), que ce soit un communiste ou un catholique à babouches, il commencera toujours par instruire leur procès en avançant qu’avec la crise, les gens s’appauvrissent de plus en plus… Quand vous lui ferez remarquer que c’est rigoureusement faux, que jamais les français n’ont jamais été aussi riches et que depuis le début de la crise en 1973, ils n’ont pas cessé une seule année de s’enrichir, il vous sortira son joker : oui, mais en s’endettant de plus en plus, jusqu’au jour où ils ne pourront plus payer… Fouillez votre mémoire, et vous verrez, ça ne rate jamais.
Je sais comme Flaubert que la bêtise, c’est de conclure, mais il me semble tout de même qu’avec une telle pièce dans le dossier, l’affaire est close: les adversaires du libéralisme et de la société de consommation ne parlent jamais d’économie et ne défendent jamais des opinions mais des croyances… A elle toute seule, cette information démontre qu’ils ne pensent pas que le capitalisme est une catastrophe actuelle ou future pour le petit peuple mais qu’ils le croient, comme on croit que Gilbert Tronchart, ancien représentant en chaussettes et grand Maître du Temple Solaire est le fils qu’une extra-terrestre a eu avec le Christ, et ils croient à la chute prochaine du système capitaliste comme on croit que Gilbert va tous nous emporter dans sa fusée, à la veille de fin du monde, qui aura lieu le 13 septembre 2012 vers les cinq heures du soir, heure française.
Merci de votre attention.
Débat public en République sociale du Frankistan
Actu — Article écrit par XP le 5 avril 2011 à 19 h 52 minLa population fait de plus en plus savoir par les urnes qu’elle n’en peut plus de l’Islam et des musulmans, qu’il serait grand temps de les stigmatiser, c’est à dire parler d’eux librement et confronter les opinions de ceux qui voient dans leur présence un problème avec celles des gens qui ne voient rien…. C’est du reste une presque obligation, dans un pays libre, que de se montrer du doigt les uns les autres en permanence, de mettre en accusation des catégories entières de la population et danser sans cesse au bord de la guerre civile sans y tomber jamais…. C’est en tout cas la seule solution que l’on ait trouvée pour se garder de toutes les religions de paix, de cette mauvaise passion pour la paix qui imbibe tant les totalitaires qu’ils ne supportent pas la moindre stigmatisation ni l’ombre d’une guerre civile sémantique, au point de creuser des charniers pour y mettre les belliqueux… C’est avoir une définition paresseuse de la liberté d’opinion, que de la résumer au droit à se contredire et s’engueuler… Les hommes libres doivent surtout pouvoir s’accuser, sans quoi ils s’engueulent sur rien, en retenant leurs coups et en caviardant leurs analyses avant même que le censeur n’ait à le faire.
Pour lui répondre, ses représentants ont improvisé un débat entre ceux qui ne veulent pas d’un débat sur l’Islam qui pourrait être stigmatisant pour les musulmans et ceux qui ceux qui souhaitent l’organiser pour que l’on puisse conclure à la fin qu’il ne faut pas stigmatiser les musulmans…. pour le dire autrement, le droit de parole que l’on use à dire qu’il ne doit pas y avoir de liberté de parole s’appelle en France liberté de parole, pareil à ce qu’en URSS il était vivement conseillé de critiquer les dirigeants que l’on ne trouvait pas assez socialiste, et parce que ça relevait du droit de parole en pays socialiste, il fallait débattre du sujet et s’abonner au journal contestataire Krokodil.
Ainsi, on monopolise le crachoir pour dire qu’il ne faut pas parler de l’Islam et stigmatiser les musulmans, ce qui permet dans la foulée de se plaindre qu’on ne parle que de l’Islam et que l’on stigmatise les musulmans… Pour le coup, ceux à qui l’on explique qu’ils n’auront pas la parole s’entendent dire dans la foulée que l’on entend qu’eux et qu’il va falloir que ça cesse.
Dieu que c’est laid, la démocratie, et tellement contraire à la liberté d’expression… Il n’est pas étonnant que le seul pays où elle est un droit constitutionnel soit les USA, c’est à dire non pas une démocratie mais une monarchie dont le monarque est la constitution, et ceci n’est pas une simple formule: c’est le seul parmi ceux pratiquant le suffrage universel où les votants sont minoritaires sans que personne ne s’en n’émeuve, alors qu’au pays de la Halde et du blasphème idéologique on croit voir des chars à l’horizon quand le taux de participation passe en dessous des 70% et qu’il s’éloigne ainsi des 98% observés dans les démocraties bananières comme le Mexique… Si même le plus liberticide des présidents US ne pourrait pas toucher à ces deux libertés consubstantielles que sont le droit d’avoir une arme et d’ouvrir sa gueule, c’est bien parce qu’une écrasante majorité n’aurait pas voté pour lui, et même qu’une petite majorité se foutrait tellement de sa personne ou sa fonction qu’elle n’aurait même pas pris la peine de se prononcer pour son adversaire.
Le lien entre la liberté d’expression et celle de se balader avec son flingue dans la rue est l’une de ces évidences qui aveuglent tellement qu’on ne les voit pas: Aux USA, Robert Redeker n’aurait pas besoin de se cacher, puisque un musulman s’avisant de pénétrer dans son jardin serait mort criblé par les balles des voisins à la fenêtre avant d’arriver sur le palier, et aucun éditorialiste ne se verrait de fait interdit de lui emboîter le pas ou même de le défendre…. C’est l’une des premières mesures qu’avait pris Adolf Hitler, ça, que de supprimer le droit au port d’arme… Il savait bien qu’on doit choisir entre la liberté de parole et la liberté de faire taire par la menace et l’intimidation…. On peut dire par extension qu’il existe un lien entre le laxisme à l’égard des racailles et les atteintes à la liberté d’expression, que toutes choses égales par ailleurs la gauche aime ses délinquants comme les soviétiques aimaient en leurs temps ses droits communs, parce qu’ils pressentent plus ou moins inconsciemment qu’il vaut mieux laisser quelques psychotiques en liberté, si l’on veut intimider les Chalamov putatifs.
Si les américains jouissent encore du premier amendement, c’est parce qu’ils ont le droit aux armes, donc, mais aussi celui d’appliquer via leurs juges élus des peines de mort ou de 834 années de prison à ceux qui, en liberté, pourraient donner l’envie au tyran de s’en faire des alliés contre Chalamov…. Les crapules communistes ou affiliés savent tout cela mieux que personne, et ce n’est pas sans calculs qu’ils crient au racisme et à l’islamophobie…. Ils savent que ça ne tombe pas dans l’oreille des sourds mais de petites frappes suspendues à la même ligne politique qu’eux…
Rap Français
Politique — Article écrit par Cherea le 5 avril 2011 à 18 h 13 minComme beaucoup, j’ai eu une période durant laquelle, je me suis intéressé au rap, d’abord américain et ensuite français. Avec le recul nécessaire, j’ai compris deux-trois choses…La première est que le rap français est au rap ce que le rock français est au rock. Trois quatre groupes valables, pour chaque genre musical, en Français. Le reste n’était que de la mauvaise imitation de ce qui pouvait se faire aux États-Unis. En effet, qui en France à part NTM et IAM, peut essayer de tenir la comparaison avec ce qui se fait outre-atlantique. L’âge d’or du rap français commence en 93-94 et s’arrête vers 1998. On peut se demander pourquoi une telle période, relativement courte au final. Tout simplement, du fait du législateur. En effet, prenez le début des annés 90, Gainsbourg est mort, rien de génial au niveau musical en France…l’industrie se meurt…la loi Toubon qui impose 40% de musique en langue française en diffusion sur les radios. Il fallait donc deux choses pour nos maisons de disques: de la nouveauté et des chanteurs français…le rap avait cet aspect novateur, on a été cherché ceux qui représentaient cette musique en France si bien qu’entre 94 et 98, n’importe quel type qui arrivait de banlieue avec une maquette se faisait produire. Assez savoureux de constater que 99% des rappeurs Français doivent leur carrière à des types comme Lang et Toubon, doivent les quelques argents qu’ils ont gagnés à ceux qu’ils insultent à longueur de journée…De plus, l’idéologie du rap est assez libérale, du moins aiment-ils le croire, lorsqu’ils doivent leur succès à une distorsion de marché propre à la France. Évidemment, l’aspect de fraîcheur du rap s’est vite atténué dû à une trop grande production de trop mauvaise qualité…ils ont juste été remplacés par la nouvelle scène française, Delerme, Benabar et autres chansonniers.
Ces connards de rappeurs pourraient au moins avoir la reconnaissance du ventre, mais ils passent leur temps à insulter les politiques qui ont fait leur carrière. Pathétique mais tellement prévisible.

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