Archives pour décembre 2010
Principe de diminution des pouvoirs
Droit — Article écrit par Blueberry le 14 décembre 2010 à 0 h 33 minLe ministre de l’intérieur se fait taper sur les doigts par l’Union syndicale des magistrats. Il ne respecterait pas le principe de séparation des pouvoirs. Ce qui, dans la bouche de magistrats, sonne toujours un peu comme un doux rêve d’irresponsabilité et de toute puissance. D’ailleurs, comme d’habitude, cela s’accompagne de menaces très précises. Celle de porter plainte contre l’impénitant osant commenter une décision de justice. Plainte qui sera jugée par leurs pairs.
Attention, il ne sera pas question ici de défendre ces policiers qui ont cherché à faire condamner un homme pour des faits d’une gravité rare. Accuser quelqu’un à tort d’homicide volontaire aggravé alors qu’il n’y a rien de cela… La prison ferme ne constitue donc pas une peine trop sévère. Sauf en ce qu’elle revient à appliquer une double peine puisque cela s’accompagne du licenciement de la police nationale. Or, j’avais cru comprendre que la magistrature n’avait pas opposé une résistance farouche à la disparition d’une autre double peine.
Tout cela ne fait pas de l’homme qui a cherché à se soustraire à un contrôle de police, un innocent. D’autant plus qu’il serait, semble-t-il, in fine disons, la cause du renversement d’un policier puisque ce serait lors de la course poursuite que l’accident serait survenu. Coupable, il l’est donc. Mais de ce qu’il a fait. Et aussi des conséquences que son acte a eu. Ce qui est peut-être moins évident pour certains. Et ce qui pourrait justement être la cause profonde de ce mensonge policier.
Car si les tribunaux jugeaient avec la sévérité requise les gens qui se soustraient à un contrôle de police et qui occasionnent des blessés, ces policiers n’auraient peut-être pas ressenti le besoin de mentir.
Peut-être.
Peut-être que voir des délinquants parader dans les rues en brandissant leur sursis, ce pour des faits parfois graves, incite vaguement les policiers à en rajouter un peu pour maximiser leurs chances d’obtenir une condamnation à la hauteur de ce qu’ils estiment être l’infraction originelle.
Ensuite, on pourrait observer que le tribunal de Bobigny n’est pas spécialement réputé pour sa sévérité. Particulièrement pour sa justice des mineurs mais pas seulement. La disproportion se niche là en réalité. Lorsqu’on observe que dans certaines affaires jugées à Bobigny des maris hyperviolents et multirécidivistes pour des affaires de violences conjugales ne sont pas sanctionnés par du ferme pour éviter qu’ils perdent leur emploi et que la situation familiale empire, certains policiers auront peut-être de la peine à comprendre le jugement frappant leurs collègues. On me dira que les policiers, eux, contrairement au mari jaloux, sont assermentés. Que leur mensonge aurait pu avoir des conséquences tragiques. Qu’un homme à failli croupir en prison alors qu’il était innocent. Certes, certes. Mais alors il appartient à la justice de punir d’autant plus sévèrement les auteurs d’actes contre les forces de l’ordre. Ce qui, d’ailleurs, est prévu par la justice pénale. Or, on en revient là, il n’est peut-être pas improbable que certains policiers se sentent lâchés non seulement par leur hiérarchie mais également par la magistrature. Cette même magistrature qui, plus tôt dans cette affaire, avait estimé que,
La police française, ça ressemble un peu à la Gestapo dans ce dossier
Sans que cela ne suscite d’ailleurs le même tapage médiatique que les récents propos, effrayants de banalité eux, de Marine Le Pen sur l’Occupation par les islamistes de quelques rues le vendredi à l’heure de la prière.
Cette fracture entre policiers et magistrats se double d’une fracture entre la justice et peuple. Et les réactions de plus en plus virulents du Syndicat de la Magistrature sont le signe que cette dernière est en train de perdre, progressivement, la bataille. Ici comme ailleurs. Ainsi, dans la dernière votation Suisse sur le renvoi des criminels étrangers, l’idée importante était celle d’automaticité. Autrement dit, sans que les juges puissent y déroger. De même, les récentes innovations pénales en matière de récidive et de peines plancher vont également à l’encontre de l’individualisation des peines. Autrement dit, de la marge de manœuvre du magistrat. On pourrait rajouter le débat, ravivé par le procès du meurtrier de Anne-Lorraine Schmitt, sur les jurés populaires en matière d’application des peines. On pourrait également observer en creux que les juges des libertés et de la détention, pourtant sommés par la loi de ne pas s’occuper de la solidité des charges pesant sur les mis en examen, essaient en dehors du code pénal de s’attribuer un droit de regard sur cette question. On se souvient de l’idée d’une peine incompressible pour les assassins de policiers ou de gendarmes. On pense également au projet, enterré manifestement, visant à limiter les pouvoirs du juge d’instruction en lui retirant la direction des investigations.
Disons le franchement, la très grande latitude accordée aux magistrats du siège apparait aujourd’hui insupportable. D’autant que la responsabilisation de ceux-ci n’a pas progressé dans le même laps de temps.
Il n’est pas impossible de revenir en arrière.
De même qu’il ne serait pas impossible d’empêcher le juge d’application des peines de retravailler, entouré d’experts en tout genre, les décisions de cour d’assise. De durcir le système des remises de peine. Ou de relever la peine de sûreté à l’intégralité de la peine prononcée -si le jury populaire en décide ainsi.
Responsabilisation accrue des jurés pour les affaire criminelles et peines plancher obligatoires sont deux réformes qui pourraient amorcer une réconciliation entre la justice et ses détracteurs. Au prix, il est vrai, d’une limitation des attributions de la magistrature. Mais ne vaut-il pas mieux cela que de promouvoir les solutions hors cadre juridique comme peut l’être, par exemple, la rétention de sûreté ? Ne vaut-il pas mieux cela que d’empêcher la présence d’un avocat dès la première minute de garde à vue ?
Étiquetté : droitle gouvernement doit-il montrer l’exemple?
Actu — Article écrit par XP le 13 décembre 2010 à 5 h 03 minLe Président de la République Sarkozy dit en tribune que l’État dépense trop, qu’il faudrait lui imposer une cure d’amaigrissement et de modestie, et les habituels donneurs de leçons de nous dire qu’il n’a pas à faire la leçon, que c’est à lui et son gouvernement de nous donner l’exemple et qu’il sera légitimé à tailler dans les dépenses publiques le jour où sa femme et ses ministres prendront le métro.
Ce genre de rhétorique est l’archétype de celles dont on pense qu’elles nous ont convaincu quand elles n’ont fait que nous intimider… Moi, voyez-vous, je ne suis pas sectaire, et je ne rejette pas à priori la thèse selon laquelle le Mammouth de l’Éducation Nationale va se mettre au régime tout seul dans la minute où le Président Sarkozy aura rendu les clefs de son Falcon et dès lors que son chef de cabinet viendra prendre son service en autobus, même si elle me semble farfelue, pour ne pas dire limite sortie d’asile, une fois résumée noir sur blanc…. Seulement, avant de me prononcer sur sa validité, j’attends des arguments, une explication nette prouvant qu’il pourrait vraiment y avoir un rapport de cause à effet.
Les partisans de la thèse curieuse selon laquelle l’exemple doit venir d’en haut cassent les couilles le matin, le midi et le soir à leurs interlocuteurs avec leur putain de Général de Gaulle qui nous disent-ils, payait sur sa cassette personnelle les gâteaux de ses petits-enfants le dimanche et faisait déduire de son salaire l’électricité qu’il consommait dans ses appartements privés, mais pour ma part, je suis enclin à me demander de quelle utilité a été cet exemple venu d’en haut.
Les faits sont là, tout ça n’a servi à rien d’autre qu’à façonner la légende d’un Général de Gaulle austère, à faire qu’il devienne un symbole d’austérité, que l’anecdote fasse office de sustentation spirituelle aux imbéciles, lesquels ont la particularité de ne se nourrir que de signes et de symboles…. Naturellement, il ne viendra jamais à l’idée d’un Mongaulliste que toutes les grimaces de leur grand homme n’ont abouti à rien de tangible, que le spectacle du militaire vivant à l’Élysée comme dans une caserne n’a pas empêché son régime de se transformer en Vème République immobilière et de faire grandir en son sein des Chirac bien plus capricieux et dépensiers que l’Agha Khan.
La vérité, c’est que les signes et les symboles sont l’affaire des nuls, des Mongaullo-souverainistes et des mauvais en tout, que le chef de l’État pourrait bien faire savoir aux correspondants de Life Magazine qu’il torche ses fesses avec des billets de cent euros sans perdre son droit légitime à s’attaquer aux dépenses publiques à la scie à métaux…. La crédibilité du Prince qui prétend rabattre les prétentions de ses fonctionnaires ou de ses barons et combattre le fléau du gaspillage dans le Royaume, elle se juge à sa volonté de s’imposer une diète de popularité, pas dans sa propension à faire le clown en couchant sur une planche de bois, pas plus qu’à répondre aux sentiments d’inégalités pour complaire aux chroniqueurs sans talents, aux merdes de la République des Arts et Lettres ambitionnant d’être Joinville ou Saint-Simon…
Il a été question dans cette montaignerie du rapport des foules à la vérité, ainsi que du niveau de la dispute sorbonnarde quand elle est calibrée pour séduire l’homme de la foule fraîchement envoyé dans les collèges et les facs, voire même quand elle est façonnée par ces foules en sous main via des éditorialistes et des Docteurs es Lettres au QI de 104 ayant accédé à leurs chaires en répondant aux critères de la méritocratie républicaine, c’est à dire en bachotant comme des ânes…
Au XXIIème siècle, les historiens honnêtes tiendront la méritocratie républicaine mijotée par les hussards noirs de la République pour ce qu’elle est, à savoir le brouillon de cette positive action qui lui a logiquement succédé… Dans la version originale, il s’agissait de récompenser l’homme de la foule qui se donne la peine d’apprendre par cœur et de singer l’aristocratie, tandis qu’ensuite, il n’a s’agi que de reconnaître son mérite d’être plus foncé qu’un européen… dans les deux cas, l’exercice aura consisté à mettre une couronne sur la tête d’un vilain, à déplacer les bornes et créer du désordre …. On a commencé par demander à l’homo faber de passer des nuits blanches à potasser Aristote et l’apprendre par cœur avant de l’autoriser à parler d’Aristote à des élèves, puis on a envoyé des noirs et des arabes à Science Po…. Aux premiers, on n’a demandé presque rien, et aux seconds, on ne demande rien du tout, si ce n’est de mettre une chemise propre…
C’est ce qu’on appelle une pente naturelle.
Faire ses allumes-feu en gélifiant de l’essence
Survie — Article écrit par Vae Victis le 12 décembre 2010 à 19 h 28 minIl existe de nombreuses sortes d’allumes-feu. On peut en citer des naturels comme l’écorce de bouleau ou ce champignon parasite qu’est l’amadou. Ou des procédés plus artificiels, comme le magnésium qui est très en vogue depuis quelques temps dans l’attirail de survie. Dans tous les cas l’allume-feu sert à dégager une chaleur plus grande à partir d’une étincelle ou du feu d’une allumette, permettant ainsi une montée en température, qui permettra à son tour d’embraser le bois.
On peut aussi facilement réaliser ses propres allumes-feu à partir d’essence et de polystyrène. L’essence dissout le polystyrène ce qui permet de la gélifier, et de créer une masse inflammable facilement transportable qui brûle assez longuement pour allumer un feu de bois. Pour remplacer l’essence on peut aussi utiliser de l’acétone, celui-ci ayant l’avantage de dégager une odeur moins désagréable.

J’utilise ici du polystyrène servant à emballer les colis. Selon le type de polystyrène, la couleur et la consistance de l’allume-feu change sensiblement. Je place un fond d’essence dans un bocal de verre ; une boite de conserve ferait aussi bien l’affaire.

Un bout de bois pour mélanger la mixture et aider le polystyrène à se dissoudre.

L’ensemble forme une masse un peu collante et élastique.

On ajoute du polystyrène jusqu’à ce que toute l’essence soit gélifiée. La quantité de polystyrène à utiliser est assez importante. Le polystyrène étant surtout composé d’air, il en faut beaucoup relativement à la quantité de solvant.
Ensuite on détaille des petits paquets. Cette fois-ci j’essaie du film plastique pour leur donner leur forme. Je fais de petits trous avec une épingle pour laisser l’air à leur contact.

Je réalise avec le fond d’essence 8 allumes-feu. Un de ceux-ci ayant servi à l’expérience.

En séchant l’allume-feu devient solide. Il est ici entouré de papier essuie-tout que j’utilisais précédemment pour réaliser mes petits paquets. Mais le sopalin peut prendre l’humidité et n’est que moyennement inflammable.

Une allumette et c’est parti pour 5 minutes de flammes. J’ai crû remarquer que sec la combustion durait plus longtemps.

Avec ça il est aisé d’allumer le feu d’un bivouac même si l’environnement alentour n’est pas idéal.
Céline et les gardiens de vaches diplômés (G.V.D.)
Actu — Article écrit par XP le 12 décembre 2010 à 0 h 08 minIls ne feront que « penser » la vie… et ne « l’éprouveront » jamais… même dans la guerre… dans leur sale viande de « précieux », de sournois crâneurs… Encroûtés, sclérosés, onctueux, bourgeoisés, supériorisés, muffisés dès les premières compositions, Ils gardent toute leur vie un balai dans le trou du cul, la pompe latine sur la langue… Ils entrent dans l’enseignement secondaire, comme les petites chinoises dans les brodequins rétrécis, ils en sortiront émotivement monstrueux, amputés, sadiques, frigides, frivoles et retors… Ils ne comprendront plus que les tortures, que de se faire passer des syntaxes, des adverbes les uns aux autres, à travers les moignons… Ils n’auront jamais rien vu… Ils ne verront jamais rien… A part les tortures formalistes et les scrupules rhétoriciens, ils resteront fortement bouchés, imperméables aux ondes vivantes. Les parents, les maîtres. les ont voués, dès le lycée, c’est-à-dire pour toujours aux simulacres d’émotion, à toutes les charades de l’esprit, aux impostures sentimentales, aux jeux de mots, aux incantations équivoques… Ils resteront affublés, ravis, pénétrés, solennels encuistrés de toutes leurs membrures, convaincus, exaltés de supériorité, babilleux de latino-bobarderie, soufflés de vide gréco-romain, de cette « humanité » bouffonne, cette fausse humilité, cette fantastique friperie gratuite, prétentieux roucoulis de formules, abrutissant tambourin d’axiomes, maniée, brandie d’âge en âge, pour l’abrutissement des jeunes par la pire clique parasiteuse, phrasuleuse, sournoise, retranchée, politicarde, théorique vermoulue, profiteuse, inextirpable, retorse, incompétente, énucoide, désastrogène, de l’Univers : le Corps stupide enseignant…
LF Céline 1937
Céline disait ce qu’ils ne m’ont pas pardonné, ce n’est pas la guerre, l’occupation, c’est le Voyage …
On peut en effet imaginer aisément, à la lecture de ce texte, la haine qu’il devait susciter chez les amateurs de Belles Lettres, les gens de la Tradition, qu’ils soient des vieux machins de droite assis à l’Académie Française ou des front populeux croyant à l’émancipation des peuples par les hussards noirs et l’apprentissage du latin-grec aux coiffeuses et aux garagistes.
Il leur a dit : « bas les pattes, ces machins c’est pas fait pour les pauvres »… « les Lettres c’est pas fait pour vous, mais pour moi »… Et pire, il leur a prouvé… Ca valait sans doute bien une chasse à l’homme et de la prison au Danemark, dans l’esprit de ces ratés.
De la Modernité de Céline…
Vous avez dit Cotelec ?
Politique — Article écrit par Nicolas le 11 décembre 2010 à 19 h 12 minLe président du Front national restera à la tête d’un microparti indispensable à la survie du parti.
Jean-Marie Le Pen n’a pas dit son dernier mot. Même s’il ne sera plus président du Front national le 16 janvier, l’ancien candidat à l’Élysée vient de se réserver les moyens de peser lourdement sur les épaules de son successeur. Dans un courrier à ses donateurs en date du 1er décembre, que révèle Le Figaro, Le Pen, au détour d’une phrase et sur le ton de l’évidence, annonce son intention de rester «bien sûr» président du microparti qu’il a fondé en marge du FN voilà plus de vingt ans.
Or, ce microparti totalement inconnu du grand public, appelé Cotelec, collecte tous les prêts et les dons que des sympathisants accordent à Le Pen. Selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) pour la seule année 2008 – annus horribilis pour le FN -, ces sympathisants ont accordé à Cotelec des prêts d’un montant de 2.238.897 € et des dons s’élevant à 235.481 €. Ce microparti a aussi perçu 42.208 € de revenus financiers dus à des placements judicieux. Un procédé légal, puisque plus de 250 micropartis sont actuellement déclarés auprès de la CNCCFP.
Mais Cotelec, que ses statuts présentent comme «un parti politique chargé de promouvoir l’image et l’action de Jean-Marie Le Pen» et dont le siège se trouve à son domicile de Saint-Cloud, est indispensable à la survie du FN, financièrement exsangue. (…)
Le Figaro en parle, Ilys vous montre la lettre, reçue par l’un de nos aimables correspondants.
Notez que M. Le Pen n’explique nulle part dans cette lettre ce qu’est la COTELEC, pourquoi il faudrait donner de l’argent à cette structure plutôt qu’au FN directement, ni même ce à quoi elle sert. Or cette lettre a été envoyée à un nombre considérable de gens qui n’ont jamais eu de rapports qu’avec le FN, et ne savent pour la plupart même pas que la COTELEC existe.
On imagine ce qui arriverait à Bruno Gollnisch s’il lui prenait la fantaisie de signer des lettres pour demander à ses soutiens de financer une structure personnelle et opaque en marge du Front national, qui plus est évidemment destinée à faire pression sur son adversaire s’il n’était pas, lui, élu…
Et comme nous sommes bons, nous allons orienter les journalistes du Figaro afin qu’il tirent un peu le fil, pour peu qu’ils le veuillent : qu’en est-il des fichiers d’adhérents et de prospects du Front ? la COTELEC y a-t-elle accès ? en aurait-elle des copies ? ou pire : seraient-ils, de fait ou de droit, en sa possession exclusive ?
Le Pen lettre COTELEC décembre 2010
→ voir en pleine page – télécharger en pdf.
Étiquetté : COTELEC, FN, JMLPBB Brune
Ilys girls — Article écrit par Mony le 10 décembre 2010 à 7 h 34 minParaît-il qu’il y aurait un nom de groupe de musique du même nom. Français. Rock. A la mode.
Tout cela n’a aucun intérêt.
Sincèrement, vous pensez qu’ils font le poids face à cette mini galerie photo ? Je ne crois pas. Ou alors pour les midinettes.
Mais bon, celles-ci ne constituent pas notre lectorat principal.
Le grand paf du réel
Citations — Article écrit par Nicolas le 9 décembre 2010 à 19 h 32 minÉtiquetté : étudiants, londres, manifestationsJ’étais sur la ligne de front, j’ai marché jusqu’au cordon de police, mains derrière le dos, pour leur expliquer que leur encerclement était amoral et inhumain.
Des types poussaient des barrières métalliques tout à côté, mais un policier a préféré me taper sur la tête.
— Julyan Phillips, 23 ans, étudiant au Goldsmiths College.
Oummi Oumma
Mutation — Article écrit par Blueberry le 9 décembre 2010 à 17 h 02 minIl est compliqué de parler du halal.
D’emblée, il faut avouer que cette question, dans un monde idéal, ne devrait pas se poser en France. Parce que le halal c’est un peu comme la mosquée ou la burqa. Ce n’est pas un souci a priori. Juste de la viande, comme la mosquée n’est que des pierres et du ciment et la burqa du tissu. Et si ces manières toutes particulières d’accommoder ces matériaux ou matières ne concernaient en France que les riches émirs du Golfe des palaces parisiens et de la Riviera, je n’aurais pas grand chose à dire.
On trouverait une charmante petite réplique de minaret dans un patio oriental du Hilton et tout irait pour le mieux.
Mais nous ne sommes pas dans un monde idéal.
Je ne suis pas marié avec Anna Torv, je n’ai pas un abri ou un refuge confortable et bien équipé en cas d’attaque de zombies et sachez que j’ai l’ongle de mon petit doigt de pied droit tout noir/bleu.
Voilà.
Il faut faire avec.
Le halal est donc un symbole de la France d’aujourd’hui. Du communautarisme. Mais aussi de la nouvelle intégration par le biais de la société de consommation. Noirs, blancs, jaunes, musulmans, catholiques, tous consommateurs des mêmes conneries avec des packagings différents. Les musulmans sont devenus des consommateurs qui se font entuber comme les autres. Et étant donné que ces populations sont relativement habituées à la chose (on en a même tiré un concept post-11 septembre, celui du monde arabe constamment humilié par l’Occident), la joie est grande parmi les musulmans à chaque fois qu’un nouveau produit halal est placé sur le marché. Ainsi les médias n’ont-ils pas manqué de souligner le succès parfois phénoménal du Quick halal.
Ainsi également cette publicité vantant des petits pots pour bébés.
En vérité, ce qui peut déranger ici, avant le fait que les bobos parisiens aux enfants blonds puissent souhaiter que leur marmaille régurgite du halal sans-OGM et sans gluten, c’est le nom du certificateur, AVS.
Parce que, dans le joyeux petit monde hyper-concurrentiel de la certification, on pourrait distinguer deux grands types. Ceux qui ne font pas leur boulot et ceux qui le font. Et AVS, a priori, selon Al-Kanz en tout cas, le fait. C’est à dire qu’ils envoient leur propre certificateur sur le terrain traquer avec sa barbe les senteurs d’alcool et les traces de porc. Ou l’inverse. Je ne sais pas. Tandis que, par exemple, la Mosquée de Paris ou celle d’Evry, elles, se contentent de déléguer aux entreprises cette écrasante responsabilité de bien tourner l’animal vers La Mecque pendant l’égorgement.
Bien entendu, tout cela ne fait pas réfléchir un quart de seconde le musulman sur l’aspect de sa foi qui n’est pas le moins baroque, l’interdit alimentaire, lorsqu’il a le choix entre soit des types qui gagnent de l’argent en mettant des tampons depuis chez eux, soit des types qui se déplacent sur place pour tamponner et effectuer des rondes afin de vérifier que spider-cochon ne s’est pas infiltré en douce dans la chaine de production.
Enfin, je dis ça mais il y a des gens qui donnent volontairement une grande partie de leur salaire à des types qui les feront vivre en communauté dans des fermes isolées et qui violeront leur fille dès qu’elle sera nubile. Donc pourquoi ne pas donner quelques dizaines d’euros chaque année à des tamponneurs ?
Après tout, si cela peut leur permettre de se sentir mieux…
Le problème étant qu’AVS représente la version fondamentaliste du halal.
En ce sens que ce certificateur veut respecter à la lettre les prescriptions religieuses en la matière. Alors, oui, on me dira qu’il occupe aussi une niche commerciale. C’est vrai. Mais pas n’importe laquelle. Et pas celle de la qualité contrairement à ce qu’on pourrait croire. Sauf si on considère que le respect des prescriptions du coran est un critère de qualité objectif pour de la viande…
Voilà d’ailleurs, afin que même les petits gars de Al-Kanz comprennent, la différence entre un label bio sérieux et un label halal sérieux. Le premier a une incidence sur la viande -et éventuellement sur la santé de celui qui la consomme (même si certaines normes bio peuvent être considérées comme fondamentalistes également). Le second non. Rien. Nada. La seule incidence notable de ce dernier se situant au niveau du taux de mauvaise conscience de certains musulmans. Vous me direz que cela joue aussi sur la santé. Certes, mais ils feraient peut-être mieux de se déculpabiliser autrement. En résumé, que le travail de certificateur soit bien fait ou pas n’a aucune importance tant que cela ne se sait pas. À la limite, on pourrait considérer que tamponner, même sans envoyer de vérificateur, suffit à rendre halal.
Le simple fait de voir inscrit halal sur un produit étant la seule et unique valeur ajoutée du halal.
Tandis que si on certifie que telle ou telle viande est bio, c’est certes également pour partie pour rassurer le consommateur inquiet, mais la différence dans la production est également censée se retrouver gustativement in fine dans le produit.
Bref, avec AVS on ne rentre plus vraiment dans l’intégration par la société de consommation dont je parlais. Voilà pourquoi, plutôt que de lutter contre le halal de chez Carrefour, qui existera demain s’il n’existe pas aujourd’hui et cela qu’on gueule ou non, il faut au contraire encourager la production halal de complaisance.
Enfin, je dis tout cela pour ceux qui souhaitent que les musulmans s’intègrent bien sûr.
Étiquetté : halalDîner en ville
Récit — Article écrit par Cherea le 9 décembre 2010 à 12 h 23 min« T’es prêt, Cherea » criait-elle, à travers tout l’appart’, encore à se faire belle, voulant à tout prix gagner la compétition de la pouliche la mieux sapée, parfumée, maquillée de la soirée. Il y aurait trois autres candidates à ce titre officieux. Quasiment une plombe que j’étais prêt, zappant la télé tout en surfant sur le net, à lire les dernières bilets d’ILYS et toute une autre liasse de sites internet, beaucoup traitaient d’économie et d’internet.
- Ça fait une heure que je suis prêt, je n’attends que toi.
- Et bien va acheter un truc, une bouteille de vin ou de champagne, me répondit-elle.
Sûrement que j’allais leur acheter une bonne bouteille, la dernière fois que j’avais agi de la sorte, ils l’avaient remisé par devers eux, une bouteille que j’avais payée 30 € chez Nicolas. Ils ne l’avaient même pas débouché. J’optais pour des fleurs achetées chez l’arabe du coin, un bouquet sans charme mais certainement pas moche.
Ma régulière fit un peu la tronche à la vue des fleurs que j’avais achetées, et devant mon impassibilité, déposa les armes. Dans l’ascenseur, elle me rappela quelques règles de bienséance…
- Alors, tu ne bois pas trop et puis tu ne parles pas du conflit au Moyen-Orient, ni de politique, ni d’argent et surtout pas de football…Tu as bien compris?? me fit-elle en redressant une dernière fois le col de ma chemise.
- Et je peux parler cul?
- Tu m’as bien compris, tu ne parles d’aucun sujet qui fâche…
- Ok, je ne lancerai pas les hostilités, mais si on me provoque, sache que je relèverai le soufflet…
Elle souffla, renonça à commenter ma dernière répartie puis sonna à la porte.
Pour l’instant tout se passait bien, aucun souci majeur…faut dire que je venais à peine de poser mon manteau et de saluer la maîtresse de maison. J’entrai dans le salon, ils avaient un verre à la main, me servirent du vin que j’acceptai. Nous nous saluâmes. Le maître de maison était pieds nus et me dit que si je le désirai, je pouvais faire de même. Je ne répondis pas à son invitation. Il m’expliqua que son vin était un vin bio qui venait tout droit du Chili et que lui avait conseillé son caviste habituel et qu’il y avait un label écolo. Elle me regarda avec ses gros yeux. Je me mordis les lèvres pour ne pas lui expliquer que c’était débile de faire venir un pinard de l’autre bout du monde pour avoir une étiquette écolo. On me servit un deuxième verre, d’un Bordeaux bien de chez nous cette fois. La discussion tutoyait des sommets de superficialité et de platitude, ce qui ne pouvait que ravir mon adorée. On passa enfin à table.
Je sentais qu’on allait enfin causer de sujets plus sérieux où je pourrais enfin m’exprimer surtout après le troisième verre.
- Non, mais tu sais, j’ai grand espoir qu’Obama réussisse à faire la paix au Proche-Orient, après tout, ce n’est pas pour rien qu’il a obtenu le prix Nobel de la paix, dit invité nº1.
- Oui, c’est sûr, il est temps qu’il mette la pression sur Israël et sur cette armée qui ne respecte aucune des conventions de Genève, rebondit celui qui nous recevait.
Ma chérie me lança un regard suppliant, presque plaintif. Je l’ignorai superbement.
- Tu peux me rappeler ce qu’il y dans la convention de Genève, en quoi ça consiste concrètement parce que moi j’en sais rien. J’entends toujours les conventions de Genève, mais il y a quoi dedans, rebondis-je.
- Ben, tu sais bien, c’est les règles de la guerre, tenta un peu surpris, celui qui nous recevait…
- Ah oui, il y a quoi dedans, tu dois faire la guerre sans armes, tu ne dois pas tuer…les gens.
- Bon écoute, ce que je dis, c’est que Obama va essayer de mettre de l’ordre et contraindre Israël à négocier, fit invité 1.
- Négocier quoi? Faut que tu piges un truc, c’est qu’il n’y pas de négociation possible quand des peuples et des États veulent la disparition d’un autre. Tu ne négocies pas ta propre survie.
- Mais qu’est-ce que tu racontes? fit celui qui nous recevait.
- Que le Hamas, le Hezbollah et cie…veulent tout simplement détruire Israël mais qu’ils ne le peuvent pas car ils n’ont pas les moyens militaires et technologiques alors qu’Israël a les moyens militaires et technologiques de détruire des États ennemis et ne le fait pas. Elle est de quel côté maintenant la raison.
Un long silence ponctua mon monologue. Nous revînmes à des sujets plus consensuels.
- Tu sais que Théo a intégré l’équipe de foot des poussins, fit invité nº1. Il joue en équipe première…
- Bien, répondis-je, et il joue quel poste?
- Il est attaquant, il marque beaucoup de buts et il forme une très belle paire avec Oussama.
- Avec qui? Répondis-je, interloqué.
- Avec Oussama, répéta-t-il, c’est le deuxième attaquant.
- C’est une blague, fis-je?
- Non, pas du tout, dit-il sans comprendre ou je voulais en venir.
- Rassure-moi, dis-je, ton fils, il joue en poussins, il doit avoir 8 ans, donc son copain Oussama, aussi fis-je.
- Tout à fait, et qu’est-ce qui te surprend là-dedans?? demanda-t-il sincèrement étonné par mes questions.
- Rien du tout, à part que des parents appellent leur gamin Oussama…
- Et pourquoi cela?
- Quand je te dis Oussama, qu’est-ce qui te vient tout de suite à l’esprit…
- Ben Laden, fit-il, de but en blanc sans toujours capter de quoi je lui causai…
- Et toi tu trouves ça parfaitement normal que des parents appellent leur gamin Oussama à peine un an après le 11 septembre, que ces gens-là qui vivent en Occident nomme leur môme d’après le chef de celui qui a déclaré la guerre à l’Occident…ou ce sont des gens qui par idéologie partagent le combat de Ben Laden ou bien ils sont complètement cons…
- Tu vas loin, là, c’est juste un prénom.
- Pas dut tout, si tu avais eu un gamin dans les années 50 en France ou en Israël, est-ce qu’il te serait venu à l’idée de l’appeler Adolphe, après tout c’est qu’un prénom aussi….
Des liens du sang
Actu — Article écrit par XP le 8 décembre 2010 à 13 h 46 minJ’ai cinquante-sept ans.
Je ne suis pas n’importe qui, car je suis le chef du service de cancérologie de l’hôpital de Saint-Etienne… Figurez-vous que des présidents de la République nègres versaient des bakchichs au Secrétaire Général de l’Élysée pour être soigné par moi, et que Mitterrand en personne se faisait déposer en toute discrétion par hélicoptère devant ma boutique pour que j’ausculte sa prostate….Quand j’étais interne, j’ai même soigné Michel Rocard, qui s’était cassé la jambe au ski.
Je ne suis pas l’homme le plus fin de la terre, c’est le moins que l’on puisse dire, mais j’ai un excellent diagnostic, comme on pourrait dire d’un musicien génial mais con comme un âne qu’il a une oreille… Dans La recherche du temps perdu, Proust évoque d’une certaine manière mon cas en décrivant le Docteur Cottard, un imbécile qui fait des plaisanteries de garçon coiffeur dans les salons mais qui est touché par la grâce quand il s’agit de cibler l’origine d’une maladie…. En quelque sorte, Proust a pondu un roman complet et universel, tout y est, si l’on veut me passer l’expression, et le personnage du Docteur Cottard fait toucher du doigt au vrai lecteur qu’il ne sert à rien de faire faire leurs humanités à 60 millions de Français, que le génie surgit là où il veut et quand il veut, que Dieu est capricieux et que c’est une foutaise, que de faire étudier la philosophie en terminale à 80% d’une classe d’âge.
Proust, je le lis depuis que je suis en préventive à la maison d’arrêt de Varces, près de Grenoble…. Je suis accusé d’avoir tué mes deux parents et de l’avoir fait pour toucher plus tôt mon héritage….Les deux ont été retrouvés sans vie dans leur salon, assis à la place qu’ils occupaient dix-huit heures sur vingt-quatre de leur vivant, et dans la position qu’ils avaient toujours à l’heure de la sieste…. Rosetta, la femme de ménage, a pensé en les découvrant qu’ils dormaient, mais un doute lui est venu lorsque en prenant son service du lendemain, elle a vu qu’ils étaient rigoureusement à la même place et que des mouches prenaient leurs habitudes sur les lèvres de papa et de maman… Le médecin légiste a conclu à des crises cardiaques, mais mon frère aîné, un garagiste-auto de Clermont-Ferrand qui vient de prendre sa retraite n’a pas voulu en rester là…. Il a mis dans la tête des enquêteurs et des journalistes du Dauphiné Libéré que j’avais tout ce qu’il fallait dans le placard à pharmacie de mon hôpital pour empoisonner nos parents et que j’avais d’ailleurs un mobile, moi qui était selon lui couvert de dettes.
C’est vrai, en fait, que je suis couvert de dettes… Je palpais 7850 € par mois, quand j’étais dehors, mais entre la femme de ménage, le Golf, le bridge, l’école privée des gosses et la négresse en camping-car qui travaille sur la route nationale qui va de Grenoble à Valence que j’allais voir tous les vendredi soir, je tournais allègrement à 20 000 € de sorties mensuelles…. Soit-dit en passant, Papa aussi, allait voir des négresses dans leur camping-car, comme l’a révélé mon avocat à la cour… Mon frère aîné garagiste aussi, va voir des négresses dans des camping-car, et même si je n’ai aucune preuve, j’affirme que ça se voit sur sa gueule.
En fait, ce qui a vraiment convaincu le juge d’application des peines qu’il fallait me foutre en taule, ce sont les conclusions du psychiatre : ce salaud a su me faire parler, et je lui ai dit que selon mon intime conviction, le concept de lien du sang relève de la foutaise absolue, que je n’ai jamais vraiment aimé ma génitrice et que passé l’heure de son décès, j’étais habité par l’indicible sensation qu’elle nous avait quittés il y a vingt ans.
Plus je rumine dans ma cellule, et moins je l’aime, d’ailleurs, cette dame… Quand j’avais quatre ans et que papa la rouait de coups, elle souffrait, c’est entendu, mais elle l’avait cherché en amont, je vous le jure… Une femme qui crie deux heures d’affilé, c’est aussi insupportable que le bruit d’un aspirateur, et même les chats fuient le bruit des aspirateurs en dressant leurs oreilles sur leurs têtes…. En fait, ce que je reprochais à cette femme sans l’avoir réalisé de son vivant, c’est de s’être plaint jusque dans ses derniers jours d’avoir pris des coups sans évoquer une seule seconde le mal que ça m’a fait de la voir se prendre des coups, et d’avoir suggéré jusqu’au bout à ses auditeurs qu’elle avait bien du mérite, d’avoir fait un professeur de médecine en dépit du fait qu’elle avait pris des coups.
Je hais le mensonge. Pas le mensonge de circonstance ou de finesse, comme disait Marcel Pagnol, mais le mensonge suggéré, celui qui est pavé de demi-vérités, qui permet à l’égoïste ordinaire de broder une histoire selon laquelle il est un parangon de vertu.
Je détestais cette femme qui se trouvait être ma génitrice, quand elle disait en public il m’a donné bien du souci, mais j’en ai fait un grand médecin…
Oui, c’est moi qui les ai tué tous les deux. Je vais continuer à nier mordicus, ça va payer, je vais sortir dans six mois, je vais même hériter, mais nous n’avons pas fini de nous parler, elle et moi.

Tweeter ça
Facebook
Delicious






