Le traitement Ludovico

Vidéos, cinéma, éducation — Article écrit par Kid A le 27 juillet 2010 à 6 h 18 min

Ou la rééducation des Européens depuis 50 ans. Kubrick avait tout compris, et tout dit.

Le voici, votre vrai chrétien tout prêt à tendre l’autre joue, tout prêt à être crucifié et non à crucifier


Orange mécanique – Stanley Kubrick

    29 commentaires

  • SSX dit :

    Beurk, de la VF…

  • Kid A dit :

    Je m’attendais à un tel commentaire, à tel point que j’ai songé à l’écrire. Oui, désolé, pour ces passages précis je n’ai pas encore la version originale.

  • Nebo dit :

    « Je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée » !

    Yeshouah de Nazareth

  • Kid A dit :

    C’est la seule citation que répètent en boucle les chrétiens qui veulent bomber le torse. Une phrase contre Nietzsche, c’est assez peu.

  • Nebo dit :

    Kid, vous ouvrez l’Apocalypse et vous lisez, après vous me direz si Dieu n’est pas un Dieu Guerrier quand les circonstances l’exigent.

    N’oubliez jamais que Jésus ne demande pas à Pierre de jeter son épée après que celui-ci ait tranché l’oreille d’un soldat romain… il dit bien « celui qui vit par l’épée, périra par l’épée », au final c’est bien ce qui arrivera aux muzzs, croyez le bien, mais il lui dit « range ton épée ». De même, l’auto-défense est parfaitement justifiée dans les Saintes écritures.

    Ce que Nietzsche par ailleurs condamne c’est exactement le même christianisme que condamnent les vrais chrétiens au sein des trois branches confessionnelles.

  • Nebo dit :

    De plus, Jésus ne parle pas de tendre l’autre joue quand on est frappé, mais de tendre sa joue Gauche (symboliquement chez les juifs le côté impur), lorsqu’on est frappé sur la joue droite (symboliquement chez les juifs le côté de la rectitude)…

    Et Dantec d’ajouter qu’il faut la tendre avec un dédain aristocratique…

  • Panda Bourré dit :

    Et Cavanna, lui, ajoutait qu’il fallait en profiter pour faire les poches, histoire de ne pas s’être fait frapper pour rien.

  • Kid A dit :

    Pour la joue je ne fais que citer le prêtre du film. Qui fait d’ailleurs remarquer que cette culpabilisation est une morale obligatoire qui n’a plus rien de chrétienne puisqu’elle évacue un paramètre sans lequel tout s’écroule : le choix…

    Mais je veux bien vous rejoindre sur le reste. Et puis j’aime beaucoup Dantec, depuis longtemps.

  • Sébastien dit :

    « Le royaume des cieux est soumis à la violence et ce sont les violents qui s’en emparent. » (Mt 11, 12)

    « Et il leur dit : « Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n’en a pas vende son manteau pour acheter un glaive. Car, je vous le dis, il faut que s’accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. » « Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. » Il leur répondit : « C’est bien assez ! » » (Lc 22, 36-38)

    Ensuite, tout est affaire d’interprétation. Pour moi, la violence du royaume des cieux est purement spirituelle. Elle n’a rien à voir avec une violence physique. Deux glaives ne sont pas suffisants pour fonder un royaume terrestre. C’est pourquoi Jésus a demandé à Pierre de rengainer son arme. Il fallait qu’il soit crucifié et compté parmi les scélérats.

  • Tomichi dit :

    Je ne suis pas un grand expert en théologie, mais ce qui me dérange vraiment beaucoup dans le christianisme, c’est la composante universaliste. Des amis chrétiens pratiquants que je connais, c’est hallucinant, ils se contenteraient d’une Europe peuplée d’arabes et de noirs et islamisée jusqu’à la moelle à partir du moment où leur religion s’impose en Afrique et en Asie.
    Je sais qu’il existe des chrétiens sincères racialistes, mais il faut bien se faire une raison, l’Église actuelle s’est complètement soumise à l’idéologie du vivre-ensemble.
    Après la question qu’il faut se poser est la suivante: est-ce que cette Église est corrompue et s’est trahie, ou est-ce qu’elle respecte ses principes fondamentaux?
    Je laisse des connaisseurs y répondre.

    • la crevette dit :

      « Je laisse des connaisseurs y répondre. »
      Cette phrase m’embête parce que je suis pas très connaisseuse de tous ces sujets mais tout de même, il faut apporter une réponse aussi bancale soit-elle.

      Il y a une Église temporelle, visible, composée d’hommes pécheurs et il y l’Église invisible, Corps mystique du Christ. . L’Église en tant que réalité concrète composée d’hommes imparfaits a naturellement contribué comme tout groupement humain au déclin de l’occident. Et toutes ces critiques du libéralisme ou son universalisme mal compris ne font pas partie du Dogme à priori et donc sont « rectifiables » par des intellectuels dignes de ce nom.Doit-on dire que ce déclin de l’occident n’est attribuable qu’à la morale chrétienne? Cela me parait exagéré. Et cette morale chrétienne n’était-elle pas justement dévoyée, ce qu’a bien montré Nietzsche visiblement, mais alors qu’en est-il d’une morale chrétienne juste et droite? N’est-ce pas cette dernière qu’il nous retrouver ou continuer à chercher tout simplement? C’est un peu le propos de Chesterton dans Orthodoxie qui parle d’éternelle révolution. Est-ce que Nietzsche, en rejetant ce christianisme perverti, ne pouvait ensuite aller plus loin et faire cette recherche d’une « bonne » chrétienté plutôt que de tout rejeter en bloc?
      A propos de l’universalisme de l’Église, ce dernier concerne le Salut des âmes, cela ne signifie aucunement une forme d’égalité des chances ou autres fadaises!

  • Sébastien dit :

    Je sais qu’il existe des chrétiens sincères racialistes

    Sourire. On ne peut pas être chrétien et racialiste. Du moins aujourd’hui. Peut-être y a-t-il eu dans le passé des chrétiens ayant le souci de la race, je pense à Péguy par exemple. Mais c’est dû à un contexte particulier, une période de l’histoire où l’on parlait beaucoup de la race. Aujourd’hui, c’est fini et je ne vois pas pourquoi l’Eglise devrait s’en préoccuper. Elle a toujours été universaliste. C’est dans ses gènes. Je crois que c’est Maurras qui disait que l’Eglise est la seule internationale qui tienne. Ça ne le dérangeait pas.

    • XP dit :

      Il ne faut pas se demander si on peut être chrétien et racialiste, mais si cette question ne serait pas par hasard une question de CAB. Et la réponse est oui, c’est une question de CAB.
      Est un CAB celui qui cherche à fixer une définition, à en déterminer un sens inamovible et intemporelle…
      Cette notion de racialisme est à peu près comme toutes les notions, elle n’a pas de sens en tant que tel, elle doit être redéfini à chaque fois qu’on réemploie le mot, et à chaque fois que le contexte change.

      Et le contexte, c’est l’invasion ethnique de l’europe, le remplacement de population, l’interdiction faite aux seuls blancs de considérer leur race comme partie prenante de leur identité, cette injonction qui est faite aux blancs de ne jamais se définir selon la race qui va de pair avec une culpabilisation des blancs, etc… C’est aussi, face à cette invasion qui frappe l’ensemble des peuples de souche européenne, ce sentiment d’appartenance commune que l’on se découvre, et par extention, les nouvellles définitions de nos Nations respectives qui s’imposent naturellement.

      Voilà, quand on n’a pas posé ceci, cette question (peut-on être chrétien et racialiste) est bonne pour occuper les QI à deux chiffres, les lecteurs du site la question, les CAB, ou les gardiens de vache diplômés qui s’imagient que leurs dictionnaires vont penser à leurs places.

      • Nebo dit :

        Farpaitement encore !

      • Il Sorpasso dit :

        Le problème n’est pas de savoir si on croit à la race, le problème c’est qu’en face, ils y croient, à mort.

        • XP dit :

          Voilà, c’est ça. On est toujours défini par son ennemi. L’adversaire peut se tromper, l’ennemi, jamais.

          Ce n’est même pas qu’ils « y croient à mort », auquel cas on pourrait envisager l’hypothèse qu’ils se trompent, mais qu’ils nous ressentent d’instincts comme blancs et fondamentalement differents d’eux.

          • Nebo dit :

            Et ils regrettent de ne pas être aussi blancs que nous… leur ressentiment à notre égard est plein de ce regret.

          • Tomichi dit :

            Il ne faut absolument pas placer le débat sur la « blancheur » sinon on ne s’en sort plus. Si on fait une séparation raciale entre les européens du sud et les arabes, on peut très bien faire une séparation entre les européens du sud et du nord. J’ai déjà discuté avec des nationalistes allemands, ils ne font guère la différence entre les noirs et les serbes, j’en ai été estomaqué. Il faut trouver un point commun entre nous mais pas la couleur de peau, c’est trop dangereux et diviseur. Surtout que nos ennemis n’ont strictement rien contre ceux qui adoptent leur façon de vivre, ils ne sont pas très racistes et certainement pas racialistes.

  • Tomichi dit :

    « Sourire. On ne peut pas être chrétien et racialiste. »

    Pourtant, je vous jure que ça existe. Mais ils sont très rare.

    « Elle a toujours été universaliste. C’est dans ses gènes. »

    C’est bien là le plus gros soucis, au-delà de savoir si c’est une religion qui peut être guerrière ou non. Donc ce qu’est devenue l’Église est une suite logique de son essence…c’est bien ce que je pensais, l’Europe peut-être islamisée jusqu’à l’os, les chrétiens seront heureux que les coréens se convertissent en masse.

    • Il Sorpasso dit :

      Je ne vois pas pourquoi un catholique s’encombrerait du racialisme. C’est très réducteur. Il gagnerait beaucoup à être anti-racialiste :

      1 il ne se prend pas la tête
      2 il garde bonne conscience
      3 ça lui permet de justifier l’expulsion de tous les allogènes qui sont racialistes à mort (la très grande majorité) et des identitaires, ces pénibles forts-en-gueules qui veulent qu’on bouffe du saucisson toussenssembles; on pourra aussi faire une place aux amateurs de « fêtes de voisinage » également, un immeuble partagé n’étant pas un marqueur d’amitié ou d’identité, qu’on se le dise, et je pense également aux catholiques tradis qui ne parlent qu’aux cathos tradis sous prétexte qu’ils ont été tripotés par le même séminariste (un cousin, d’ailleurs)..
      4 et de mettre dans les mêmes bateaux tous ceux qu’il juge, par d’habiles raisonnements théologiques, hérétiques : Michel Onfray, Roselyne Bachelot, Noel Mamère, Christine Boutin, les journalistes de gauche ( oui je sais ), etc, etc.

      Et pour ce qui est du racisme, étant donné à la vitesse à laquelle se développe la liberté d’expression dans ce domaine chez les non-blancs dans notre beau pays, il devient plus qu’urgent, il me semble, de redevenir sainement antiraciste.

      • Nebo dit :

        Il Sorpasso… Farpaitement !

      • Tomichi dit :

        « ça lui permet de justifier l’expulsion de tous les allogènes qui sont racialistes à mort (la très grande majorité) »

        Lol, des racialistes qui fantasment comme des ânes sur les femmes blanches, j’en redemande encore. En virant les racialistes, vous mettrez dans le charter que Kémi Séba et les dix clampins du MDI.

        « Et pour ce qui est du racisme, étant donné à la vitesse à laquelle se développe la liberté d’expression dans ce domaine chez les non-blancs dans notre beau pays, il devient plus qu’urgent, il me semble, de redevenir sainement antiraciste. »

        Idée intéressante, mais vous sous-estimez gravement ces gens: ils pensent exactement la même chose, ils savent pertinemment que c’est l’antiracisme qui leur permet de nous envahir et de vivre sur notre cul. Ils ne sont pas racistes mais assimilationnistes: le petit blanc qui adopte leurs « mœurs » est toujours le bienvenu.
        Là seule chose où l’on peut peut-être les attaquer c’est sur l’antisémitisme, mais là encore la grande majorité ne se feront pas piéger par ça. Ils sont juste antisioniste, ce qui est une banalité vu que la sionisme est une émanation du nationalisme détesté.

        Bref désolé de vous le dire mais vous êtes un peu à côté de la plaque mon pauvre vieux. Et je ne vous permet pas de critiquer les identitaires, du moins pas avant que vous m’ayez démontré toutes vos qualités d’homme d’action.

        • Vae Victis dit :

          Je ne sais pas si Il Sorpasso est sérieux, mais je trouve le raisonnement très naïf. On devrait se jeter comme des morts de faim sur les idéologies que la gauche a abandonné, comme si c’était les idées qui portaient. L’important ce ne sont pas les idées, ce sont les vecteurs de communication. Qu’on dise A, B ou C ou même D, et jusqu’à l’alphabet étrusque, cela ne changera rien si on ne peut pas imposer un discours.

          Que Le Pen reprenne Valmy, l’intégration, Zemmour la IIIème, ect… ça ne change rien si les vecteurs de communication sont hostiles.

          Les tradis me fascinent par leur capacité à faire tout ce qu’on ne fait pas. A savoir, créer des communautés, vivre dans un entre soi dans un milieu ouvert, faire des enfants relativement nombreux, entretenir un rapport au passé.

          Les identitaires essayent de préserver quelque chose de français, même si leurs moyens d’action sont dérisoires et leurs méthodes maladroites. Je ne crois pas qu’on ait le droit de s’en moquer si légèrement.

        • Il Sorpasso dit :

          @Tomichi
          Oh ? Un défi ? Je relève le gant ! Dès que j’aurai fini de ranger mes chaussettes. Et je ne critique pas les identitaires. Je ne me m’en moque même pas. Je ne fais que les décrire. C’est vous qui concluez à ma place.

          @VV
          Moi, naïf ?

          Et je ne me moque jamais légèrement, ce sont les autres qui sont lourdement, massivement, obèsement, sérieux

  • Kid A dit :

    Toute pensée digne de ce nom est universelle. Ce qui ne veut pas dire « universaliste », mais une pensée « pour les Blancs » n’a aucune épaisseur, c’est au mieux une doctrine politique, au pire une connerie sans nom.

    Ceci dit, la crevette, je vous invite à lire ce que Restif dit sur Nietzsche sur ce fil :

    http://ilikeyourstyle.net/2010/07/21/nicolas-sarkozy/

    A savoir que le philosophe au marteau n’attaque pas un christianisme dévoyé mais l’essence même du christianisme. Il est moins hostile au Christ dans la mesure où il considère qu’aucune haine de la vie ne motivait le fils du charpentier, uniquement une idée naïve et faible du monde.

    Mais non, Nietzsche n’attaque pas que l’Eglise, il attaque le christianisme sur ses fondamentaux, en son cœur, jusqu’à ses racines juives. Et c’est bien ce qui donne de l’importance à Nietzsche, il n’est pas un simple anticlérical.

    A partir de là, oui, mettre sur pied une nouvelle pensée. Mais ce à quoi Dantec ne répondra jamais, parce qu’il ne peut pas, c’est comment créer un « néochristianisme » qui exclut totalement l’essence de cette religion, pourquoi en garder ne serait-ce que le nom ?

    Les dangers des nihilismes modernes conduisent à se dire que le christianisme n’est pas si mauvais, que Nietzsche d’ailleurs n’était pas pour un athéisme intransigeant, etc. Mais ce serait oublier que FN a aussi dit que le christianisme et l’idéal qu’il représente est en grande partie la mère de ces nihilismes modernes. Dans ma vidéo, le prêtre s’oppose à la fin à ce qu’il a lui-même créé.

    Le christianisme a mûri, il a gagné le monde, il l’a tellement gagné en Occident qu’il n’a même plus besoin de rappeler ses règles tous les dimanches à l’Eglise. Il s’est tué lui-même puisqu’il est devenu inutile, plus besoin du christianisme ni même de Dieu lorsque tout le monde voit l’univers en chrétien.

    L’égalité des âmes devant Dieu n’est pas l’égalité des droits ? Mais c’est bien pire enfin ! La première légitime aussitôt l’autre, dévalorise toute hiérarchie.

    Que les Occidentaux doivent croire à nouveau, je n’en doute presque pas, mais vouloir à tout prix appeler ça nouveau christianisme, sauver les meubles, c’est précisément agir en chrétien au sens nietzschéen du terme, au sens de la citation :

    « On doit appeler prêtre tout personnage qui règne par la perpétuation de la culpabilité (…) de la peur de changer, d’assumer la force de se révolter. »

    • Nebo dit :

      – Être catholique et lire et apprécier Nietzsche : n’est-ce pas contradictoire ?

      Dantec — J’ai répondu 10,000 fois à cette question. Lisez la Bible, Lisez Nietzsche, puis appuyez sur ON, dans votre neurone de mise en route.

      Source ici :

      http://www.surlering.com/article/article.php/article/300-questions-a-maurice-g-dantec-religions-partie-1-5335

      et là :

      http://www.surlering.com/article/article.php/article/300-questions-a-maurice-g-dantec-religions-partie-2-5336

      Vos questions sont légitimes, Kid, mais respirez.

      L’Universalité chrétienne signifie simplement que tout homme peut être sauvé devant Dieu. Revoyez, éventuellement, « Mission » de Roland Joffé. Tout chrétien se proclamant « racialiste » n’est pas chrétien.

      Par contre la promesse Abrahamique est bien, si ma mémoire est bonne : « Je ferai de toi UN GRAND PEUPLE issu de TOUTES LES NATIONS !«  Une volonté, donc, de détruire les Nations est une attaque directe contre Dieu lui-même puisqu’il les a créées lui-même à partir de BABEL.

      De plus, lorsqu’on possède la connaissance de la Bible, un minimum, sans péter plus haut que son cul, humblement, mais sérieusement, on réalise que les cheminements spirituels sont tous différents. Ce que l’un comprend, l’autre ne le comprend pas. Il y a une hiérarchie, des étapes, des paliers… Une échelle de Jacob ?

      Etant faits à l’image de Dieu nous nous devons d’être chacun, individuellement, une singularité !!!!!

      Nulle nécessité d’un nouveau christianisme ! Tout est déjà là. In da Holy Book !

      • j.ax dit :

        Je n’ai rien contre Nietzsche mais c’est quand même le faire-valoir de tous les nihilistes à la petite semaine. J’entendais encore tout à l’heure un théâtreux pontifier à la radio sur la mort de Dieu, banalités sur le déclin du christianisme, puis référence « obligée » à Nietzsche, et enfin de poser le dilemme fatidique: l’homme peut se lamenter, ou assumer « joyeusement » et faire son possible pour changer le monde (comme si on n’avait pas entendu ça 10 000 fois, et comme si le XXe siècle n’avait jamais existé). Applaudissements du public, cela va de soi.

        L’urgence me paraît plutôt de se réapproprier le livre saint que plus personne ne comprend, parce que lectures fausses et traductions fausses, déjà, et refus tout simplement d’entendre ce qu’il veut nous dire.

        • Nebo dit :

          Cher j.ax , Nietzsche constate La Mort de Dieu et pressent quel vide cela va laisser. Il n’adopte aucunement les postulat du théâtreux que vous avez décrit… il passe le plus clair de son temps à pourfendre ces postures-là.

          Quant au Livre Saint… son incompréhension n’est qu’un Signe des Temps. Relisez le Chapitre XXIV de Matthieu.

  • Restif dit :

    « Cependant certains passages, certaines scènes contrastent avec ce doux mystique des béatitudes… « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la Terre ? Non, vous dis-je, mais la division. »(Luc ch.12, v.51) Jésus profère des malédictions contre les prêtres, les théologiens, les scribes falsificateurs et les pharisiens hypocrites, et ses paroles sont extrêmement dures, injuriantes même. Il se met en colère pour chasser les marchands du temple. Il arrive toujours à s’esquiver. Ses compagnons-disciples portent des épées et sont des zélotes, des sicaires (Judas l’iscariote). Peu avant son arrestation, Jésus demande à ceux qui n’en ont pas de se procurer des épées afin de le défendre de ses ennemis (Luc XXII 36). Cet homme était-il aussi un rebelle, un dissident pour la caste dominante ? Les Romains réprimèrent durement les révoltes qui eurent lieu à cette époque.
    Et pourquoi Jésus était-il appelé « seigneur » dans cette tradition ? N’était-il pas de lignée royale davidique ? L’annonciation faite à Marie par le messager (l’ange) que Jésus « montera sur le trône de David et qu’il régnera sur la maison de Jacob éternellement » ne s’est pas réalisée ! Et son retour glorieux sur les nuées non plus. On l’attends toujours…
    Les enfants d’Israël n’admettaient pas d’autre maître que Dieu. En ce cas, a-t-il d’abord proclamé rétablir le royaume d’Israël à ceux qui le suivaient et a-t-il renoncé ensuite en comprenant que que ce petit royaume importait peu aux yeux de Dieu et que, tel Osiris, son royaume n’était pas de ce monde ?
    Jésus a-t-il été condamné et exécuté parce qu’il était le roi des Juifs, descendant du roi David (Jean ch.18, 37), un « fils de roi terrestre » qui ne paye pas d’impôts (Matt ch.17, 26) ou parce qu’il troublait l’ordre établi ? C’est Caïphe qui le livra aux Romains, parce que son autorité était menacée et qu’il craignait pour la nation juive (Jean Ch.8, v.44; ch.11, 48-51 et ch.18, v.14)( idem dans Matt. ch. 26, 3-5). Hérode, l’usurpateur du trône, voulait lui aussi sa mort (Luc Ch.13, 31 et ch.23, 10) et les Romains également, eux qui avaient mis Hérode sur le trône. Et ce prophète de malheur n’annonçait-il pas la guerre, les épidémies, la famine, et une grande détresse pour les habitants de Judée (Matt XXIV 16) ? « Cette génération ne passera point que tout cela n’arrive. »(v.34) – Le texte primitif de l’apocalypse vient-il de lui ? Mais avant ces malheurs, devaient venir de faux messies se réclamant de Jésus (v.5)…
    Plus tard vint Saul, celui qui en a fait « l’égal de Dieu notre Sauveur ». Or, Jésus n’était qu’un homme, une sorte de magicien. Sa renommée ne dépassait pas les limites de la Judée. Et ses malédictions concernaient la Judée. Son frère Jean Baptiste a été décapité, son frère Jacques a été exécuté et lui-même est mort sur la croix entre deux larrons. Pas de quoi pavoiser ! Selon le Talmud, il serait le fils d’une femme adultère. Son père était sans doute Juda le Galiléen, un résistant mort lors de la révolte du recensement. On ne parle que de sa mère et de ses frères et sœurs, dans les textes. La grotte, le charpentier Joseph, tout cela vient de légendes anciennes (dionysos serait né aussi dans une grotte).
    Mais quoi ; Jésus serait mort pour rien ? C’est ce que certains n’arrivaient pas à croire. Il ne fallait pas que cela s’arrête là ! On connaît la suite du feuilleton… Le héros ressuscite toujours.
    Ce n’était pas le premier à ressusciter ; Osiris, Horus, Dionysos, Mithra, Orphée, aussi, mais c’est déjà oublié… Et à l’écran aujourd’hui, Terminator ressuscite pour le Jugement Dernier.
    L’origine de la religion “chrétienne” et de l’Église romaine est assez mal définie par l’Église catholique qui tient à la légende qui accrédite sa filiation directe jusqu’à Pierre et en fait le “prince des apôtres”, le fondateur de l’Église de Rome, avec Paul. Il semble plutôt que ce soient Paul et Barnabé qui fondèrent l’Église chrétienne des Païens.
    Ce furent eux les véritables fondateurs de la religion chrétienne et de l’Église des Païens, ainsi que les historiens la nomment pour la distinguer de celle des disciples – tous Juifs – l’Église de Judée. Jésus leur avait bien précisé : »N’allez pas chez les Païens… Ce n’est qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël que je suis envoyé. » (Matt. ch.15, v.24).
    Il y avait donc deux Églises. Les historiens l’affirment tous: celle des apôtres, l’Église de Judée, rassemblée à Jérusalem, disparut au début de la guerre des Juifs, vers l’an 66, guerre qui se termina par un désastre pour les Juifs en l’an 70 avec la prise de Jérusalem par Titus. Le siège eut lieu juste avant la pâques et les Juifs s’étaient rassemblés en grand nombre à Jérusalem. L’historien Flavius Josèphe, dans la Guerre des Juifs, le raconte: 1100 000 Juifs furent exterminés et 100 000 prisonniers furent déportés en esclavage. Jérusalem fut détruite par les incendies et le temple aussi. L’apocalypse annoncée s’abattit sur les Juifs et l’on assista alors à un renversement de situation: la « secte pernicieuse » des Antéchrists prit la place du judéo-christianisme primitif disparu. C’est alors que l’Église des nations païennes, celle de Paul, entama sa destinée triomphale, et sera appelée la Grande Église ou Église des Gentils.
    “On aboutit à un renversement de la situation: le judéo-christianisme, triomphant en 49, s’effondre et cet effacement fausse l’histoire des origines chrétiennes”, note Jean Danielou dans la Nouvelle Histoire de l’Église, (Éditions du Seuil, 1963) écrite 18 ans après la découverte des fameux manuscrits de la Mer Morte. La scandaleuse rétention des documents par des religieux a duré 50 ans ! Lire notre enquête sur ce scandale du siècle. Cette découverte majeure aurait dû entraîner une cascade de bouleversements. Les personnes en recherche de vérité ont réagi, la presse s’en est fait l’écho, mais si les ministres de la religion chrétienne n’en n’ont pas parlé, c’est pour qu’aucune modification profonde n’en découle.
    Qu’y a-t-il d’historique dans les évangiles ? Toute la Bible n’a-t-elle pas été révisée, réécrite pour la faire coller aux oracles de la bible juive, remaniée plus d’une fois ? C’est St Jérôme qui révisa toute la Bible vers 385-405 pour gommer ce qui ne convenait pas. Eh oui, comme les vies des saints, embellies, parsemées de prodiges, de miracles. Le but était de donner une leçon, d’émouvoir, d’éveiller un sentiment. Il est même douteux que toute cette histoire de Jésus ait quelque chose de vrai. (cf.Recherches).
    Alors, qui est l’être innommable ? »
    http://www.webnietzsche.fr/scandale.htm
    (C’est le troisième texte du « fil » Origine du christianisme », qui en compte d’autres.D’après ce que j’ai pu en lire, un honnête vade mecum de la pensée de Nietzsche sur ce sujet).
    Au fait, bien sûr qu’on peut-être chrétien et lire et apprécier nietzsche. Mais on n’a pas le droit de dire que le message de Nietzsche corrobore celui du christ TEL QUE SAINT PAUL l’a traduit (et derrière lui toute l’Eglise, toute la chrétienté, orthodoxe et protestants compris -Luther a fait sa réforme a partir d’une réflexion sur saint Paul quand même!-).Si « déviation » du christianisme il y a,elle commence à Saint Paul pour Nietzsche. On ne pas pas dire honnêtement qu’on peut être paulinien et nietzschéen. Ou alors on pourra dire qu’on peut être communiste et aristocrate, spinoziste et incarnationiste, les mots n’ont plus de sens.
    Lire Nietzsche est infiniment constructif, il oblige aussi le chrétien à se confronter à sa vérité, à son acceptation ou non acceptation du paulinisme. On peut vivre dans la tension. Mais on ne peut être dogmatiquement chrétien (paulinien) et nietzschéen. Nietesche ne crois pas en l’Incarnation.
    Courage Kid! suivez votre instinct, vos lectures, les mots ont un sens, et on ne défendra pas le christianisme en cachant des évidences.

    adresse du site nietzschéen entier (un honnête vade mecum,bis repetita) :
    http://www.webnietzsche.fr/index.html.
    voir Origine du christinanisme et Critique du C. clicker sur la flèche à droite en bas pour avancer au chapitre suivant!