American Gnnn
Le 09/02/10 à 9:58 par SK
J’aime bien les publicités American Apparel. On voit bien la coupe des vêtements. Parfaitement ajustés. On devine la qualité du coton biologique, on le touche presque des yeux. La lumière met en valeur les couleurs chatoyantes et souligne les détails des vêtements de qualité équitable.
Quand on voit ça, on se dit “oh ! oh! il faudrait absolument voir ça d’encore plus près, pour bien vérifier la qualité des produits.” Caresser le tissus fabriqué par des ouvrières américaines avec de l’énergie renouvelable, c’est très important pour les ours polaires. Palper le galbe. Pour vérifier. C’est fou ce que ça réveille en moi des préoccupations éthiques et écologiques.
Punaise, les ours. Quand même, hein.







louloudarbois toujours premier sur les actrices de cul, en effet Lauren Phoenix, Charlotte Stokely et Sasha Grey sont égéries de la marque. Elles ont pour point commun d’etre WASP et absolument militantes ”anal interracial”, carrière à l’appui.
Et maintenant la question complotiste à cent balles: Dov Charney les a-t-il choisi pour cela?
Bordel, si les marques de fringues pétasso-mainstreams mettent en scène des actrices porno pattes écartées pour leurs pubs, qu’est-ce qui nous reste ?
C’est assez con ce genre de pub, ça donne plus envie d’enlever les vêtements que de les porter……
Je crois reconnaître en la première Faye Reagan, et il me semble aussi que les publicité AA ont la particularité de ne pas être photoshopées, en France il y a eu Léa Seydoux (wiki : Elle est la petite-fille de Jérôme Seydoux, le président de Pathé, et la petite-nièce de Nicolas Seydoux, PDG de Gaumont, et de Michel Seydoux président du LOSC, club de football de Lille, évoluant en L1. Rien que ça.) http://www.materialiste.com/img/amercanapparelea.jpg
je serais curieux de savoir quelle bière biologique boit le modèle n°2, à base de houblon bio non transgénique et blablabla, et comment elle gère les inévitables éructations générées par la boisson en question, qui, comme le savent tous les écolofascistes contribuent de manière dramatique à l’effet de serre (voir les vaches ces salopes), mais toutes ces filles minces, probablement anorexiques, sont donc écoloresponsables…quelle misère.
Et il me semble que c’est Courtney Ford en bas à droite.
Laid.
Mieux : http://www.abstrait-concret.com/2008/12/17/les-publicites-damerican-apparel-poussent-au-crime/
http://www.paperblog.fr/2278237/american-apparel-made-in-downtown-la-par-des-immigres-clandestins/
“Derrière la façade éthique d’American Apparel semble pourtant se cacher une vérité moins rose: les services d’immigrations américains ont dénombré pas moins de 1600 travailleurs illégaux dans une de ses usines de Los Angeles, entrainant leur licenciement immédiat par la marque afin d’éviter tout recours en justice de l’état américain. Ce nombre est énorme, car American Apparel compte un total de 10000 employés dont la grande majorité sont des personnels de boutique. Autant dire qu’American Apparel a fait de l’immigré clandestin une base de sa politique de production à bas coût, un immigré sans papier ne pouvant cotiser aux caisses de retraite ou de sécurité sociale américaines, ou se syndicaliser. American Apparel n’a pas pour le moment fourni de justification (la nouvelle n’a d’ailleurs fait l’objet d’aucun écho sur leur site internet).”
“As early as 2001, American Apparel has been a vocal advocate for reform of U.S. immigration laws.[112] On May 1, 2002 American Apparel shut down its factory to allow the company’s workers, many of whom are immigrants, to participate in a pro-immigration rally in downtown Los Angeles. Dov Charney, a Canadian immigrant, also marched alongside the workers.[113] American Apparel participates annually in the May 1st Immigration March and Rally in downtown Los Angeles. In 2008, they added a route from their factory that eventually connected with other supporters near the city hall.[114] The company’s politics were eventually spun off into the Legalize LA advertising campaign.”
http://en.wikipedia.org/wiki/American_Apparel#Immigration_issues
http://en.wikipedia.org/wiki/Legalize_LA
Pour moi cette marque se distingue surtout par ses fringues pour “hommes”: sans doute la pire atteinte à l’hétérosexualité que l’Occident ait jamais connu.
Waq Waq tu te trompes, il est impossible d’attaquer AA sur le traitement que cette boite offre à ses ouvriers. Justement ce fdp de Dov Charney a intégré dans la stratégie marketing de AA le recours à la main d’oeuvre immigrée au nom de principes éthiques. Tout cela a un nom que j’ignore, cela doit s’apprendre en ecole de commerce. Lui meme la joue ”chui immigré canadien”. Leur strategie est inattaquable. Ils sont partis pour écraser completement leur segment de marché pendant les dizaines d’années à venir ainsi qu’à etre beaucoup copiés et repris. Pour une raison simple: ca marche, c’est COMME CA qu’il faut faire pour vendre des fringues aux jeunes aisés.
Sauf erreur de ma part il n’ya aucune entreprise au monde qui a aussi bien compris notre époque, ce que veulent les jeunes, ce que veut la foule, ce qui l’excite et ce qui peut la choquer sans pour autant la détourner de l’intéret pour la marque. Juste comme ca quelques éléments:
- En dessous de chaque signature de la marque il est écrit ”made in downtown LA” ce qui signifie en gros ”nous on produit local on est sympas on ne délocalise pas”. Think global, act local.
- La campagne de publicité ”LegalizeLA” en 2008 que l’on pouvait trouver en supplément du torchon ”Vice magazine” communiquait sur 2 choses : l’immigration comme facteur bénéfique sur la société américaine, et l’éthique immigrationniste en pensée et en acte de AA. En conclusion la brochure appelait à changer la loi sur les travailleurs immigrés.
- Les ouvriers qui sont quasiment tous mexicains d’origine sont extremement bien traités: couverture sociale, salaire plus élevé que la moyenne, locaux charmants, des tas de privilèges sociaux et ”dev durable”.
- Les publicités avec principalement des salopes actrices de cul qui semblent sélectionnées exprès pour 1) leur blancheur et 2) leur reputation dans la categorie ”interracial” (voir les declarations de ces meufs en cherchant un peu sur youtube etc…).
Mais tout cela n’a de valeur que parce que AA communique la-dessus et se positionne comme un exemple de ce que veut voir la majorité des jeunes des pays riches dans le monde. Donnez aux masses ce qu’elles demandent. Ces masses sont en phase terminale de culpabilité et d’antiracisme, elles ne jouissent que sur des visions de chute de l’empire romain.
Voilà c’est tout faut comprendre l’obscénité de notre époque. American Apparel en est un digne ”appareil”.
Lou : Exact. AA la joue très fin, très malin.
Terminatormoule (hum) : Pourquoi donc ? Expliquez vous ?
Bien vu Loulou, mais je doute que les gens achète AA en raison du sort réservé aux Mex qui triment dans les usines. En ce qui me concerne, il m’arrive de leur acheter des t-shirts parce que le rapport qualité/prix est bon (la qualité incluant la coupe, entre autre), bien que j’ai quelques scrupules à nourrir cette entreprise qui se place sur le créneau came/porno/white trash cher à l’immonde Vice Mag, avec un vague sous-entendu limite pédophile (genre jeune fille tout juste pubère habillé en pyjama).
@ Rosco : A présent que le militantisme immigrationniste est démontré, le moment est venu de boycotter. Dans la lignée de Benetton avec ses pubes multicolores et de Timberland (”Give racism the boot”).
@ TOUS : http://en.wikipedia.org/wiki/Dov_Charney#Controversy
(ce qui précède s’expliquant par ce qui suit)
http://images.businessweek.com/ss/07/08/0829_eccentric_officers/source/6.htm
@ Loulou : Dov Charney promeut des actrices intéressées par l’interracial, en ce sens qu’elles symbolisent les partenaires dont il a besoin pour fourrer de la Blanche. La photo qui précède est assez claire (si j’ose dire) sur ce point.
Encore un peu de sordide ?
http://www.jewishjournal.com/articles/item/unfashionable_crisis_20050729/
Ok pour le boycott, rien que la tronche du type, ça fait froid dans le dos.
Je note aussi que d’après les éclairants articles de denis, le bestiau est né à Montréal, ville d’où sont également originaire, si mes informations sont bonnes, les fondateurs de Vice Mag…
Et si je voulais pousser le bouchon, je dirais que l’article du Jewishjournal, c’est pain béni pour un type comme Hervé R. et ses tendances monomaniaques.
L’article du jewish journal est complet, mais ne permet pas de conclure sur la culpabilité de Charney. Ok, cela paraît être un garçon un peu dérangé, voire complètement tordu. Mais le contexte est un peu particulier : hyper sexualité revendiquée, environnement sexualisé cause marketing, et surtout, pognon. Beaucoup de pognon.
A suivre.
Rosco, denis l. pour la tronche, vous vous trompez. Vous savez bien que le moteur du cul, c’est le fric. Et puis, il a un look, Charney, ce n’est pas un pur freak. Il me fait beaucoup penser à Terry Richardson.
“Le moteur du cul, c’est le fric” : pour les femmes. Pour les hommes, c’est le contraire.
Explication : une femme est prête à baiser avec n’importe quel type plein aux as (ou presque), même s’il est vieux, chiant et pervers (cf Hugh Hefner). Par contre, un mec moche, chiant et pervers ne peut se taper des tas de gonzesses que s’il est d’abord plein de fric (et éventuellement célèbre, ce qui va parfois avec – voyez Woody Allen, Polansky : sans leur pognon, ces mecs-là se seraient tapé au mieux trois boudins dans toute leur vie. Sans parler de Sarko ou de Karambeu.)
@ Rosco : Même une engeance comme le Ricène (une huile parmi les antisémites) a besoin de se nourrir de petits morceaux de réalité avec des vrais Juifs dedans.
@ SK : L’objectif n’était pas de refaire le procès de DC sur Ilys. De toute façon les faits sont clairs quant à l’équilibre de l’intéressé, comme vous l’avez noté vous-même. Pour le reste, faites gaffe, ou sinon vous allez passer pour le Finkie pro-Polanski d’Ilys^^. A cette différence près que vous ne bénéficierez pas des services d’un avocat-de-l’avocat aussi talentueux (et teigneux) (et néanmoins modeste) que votre serviteur.
@ SK, Rosco : Non, toutes les gonzesses ne sont pas achetables. En l’occurence il faut que les Blanches concernées soient à la fois vénales et, si j’ose dire, altérophiles.
@ Rosco : Pour ce qui est de Woody Allen, n’oubliez pas l’importance du talent comique pour ces dames. Soyons justes, et ne mettons pas WA dans la même catégorie Ricénienne que DC.
@ Rosco : Par ailleurs Polanski est plutôt bien de sa personne. Et n’a nul besoin d’altérophilie chez ses partenaires potentielles.
Les gonzesses ne sont pas toutes achetables : ok, mais on voit plus souvent des riches que des smicards avec des reproductrices de qualité supérieure physiquement parlant.
Ok pour le talent comique de WA, qui est cependant un sacré malade lui aussi, puisqu’il a épousé sa fille adoptive. Je laisse le cas Polanski de côté, qui a déjà été abondamment débattu.
Bon, j’imagine que Karambeu reste un exemple à peu près pertinent, bien qu’un peu pathétique comme argument je le reconnais.
Les femmes sont à la fois plus vénales et plus superficielles que les hommes. Autant il arrive fréquemment de rencontrer des couples où l’homme est bien plus beau que sa partenaire, autant l’inverse est très rare, où alors c’est que le facteur $ intervient. Regardez autour de vous, vous le remarquerez aisément.
@ VV : euh non, je croise tous les jours des jolies connes maquées avec des gros lourdauds, franchement pas terribles, mais très virils et très musclés ^^
Mais bon, ça peut être aussi imputable à la superficialité ^^
Peut-être n’êtes vous pas le plus amène à juger de la beauté féminine. ^^
Si vous arrivez à dire qu’un homme est beau, alors moi je suis capable d’en faire de même pour les femmes. ^^
Je n’ai pas qu’il était beau, mais qu’il était plus beau que sa copine ; qui pour le coup peut vraiment être moche. Alors qu’une très belle fille avec un type d’un physique banal, ça n’existe pas, sauf si l’argent entre en ligne de compte. Au contraire il est fréquent que des types avec un physique supérieur à la moyenne se trimballent un boudin.
@Vae Victis
le facteur $ n’explique pas tout, en fait je suis relativement persuadé que c’est une idée fausse. Il y a des années j’ai eu parmi mes connaissances un séducteur de première catégorie, il emballait qui il voulait en 5 minutes, n’importe où, c’était fascinant. Les relations dépassaient rarement deux semaines, mais les filles étaient ravies, aucune ne lui voulait jamais. L’archétype Casanova constitue un pourcentage infime de la population masculine, mais il existe bel et bien.
Depuis quelques années est apparu en Amérique du Nord une “seduction community”, en grande partie grâce à Internet. Le pire y côtoie le meilleur, mais certains de ces mecs sont vraiment intéressants. Aucun ne cite l’argent comme un facteur déterminant. J’ai bien aimé en particulier The Game de Neil Strauss, et les sites de Johnny Soporno et Zan Perrion.
@ VV : Moi je parlais plutôt de jolies filles qui sont avec des mecs moches, mais grands et baraqués, Rebeus ou beaufs. Mais c’est aussi à mettre sur le compte de la superficialité des filles, puisque sur ce point là de toute façon, on est d’accord.
Et alors les mecs relativement plus beaux que leur gonzesse, vous pensez que c’est seulement du désintéressement de la chose physique ? moi je crois aussi que c’est de la fainéantise, de pas à avoir à aller draguer, puisque l’homme moderne n’a plus envie de prendre de risques.
Et ça j’en vois beaucoup, des mecs mignons mais mous, avec moins de personnalité que leur gonzesse qui les mènent un peu à la baguette/braguette… ^^
Ce que je voulais dire, c’est qu’à ce moment là ils ne sont plus vraiment moches. Ils se sont hissés dans l’échelle de la beauté à coup d’haltères. Développement personnel, tout ça. Une chose est sûre et vous l’admettez vous-même, sans cela, ils ne seraient pas avec elles.
Je crois que globalement les hommes cherchent autre chose. Ils sont évidemment intéressés par le physique, mais pour beaucoup moins que les femmes, ils cherchent je dirai un confort. Avoir une gentille copine pour l’essentiel. C’est du moins le cas de la plupart de ceux que je connais.
Mishima disait que notre époque était celle des hommes gentils et des femmes dominatrices. Il l’écrivait à la fin des années 60 dans “Le soleil et l’acier” où il décrit sa transformation, de jeune intellectuel chétif jusqu’à atteindre l’esprit du guerrier en soulevant de la fonte. Son intuition s’est vérifié au-delà de toute proportion. Ce n’est pas une question de personnalité, mais plutôt de guerre lasse, je crois que les hommes sont désarmés. Ce que décrit fort bien Lounes dans un post que j’avais linké.
Merci à Loulou Darbois pour le portrait-marketing qu’il dresse de la société American Apparel.
Vous parlez des pays riches mais qui chez nous achètent du AA si ce n’est la petite-bourgeoisie fashionable ?
Au sujet de la mode des moins de 18 ans, il y a ce documentaire très intéressant paru il y a peu sur Canal +:
http://www.megavideo.com/?v=C7X8HFM2
Malheureusement, les médias ne regardent les tendances qu’aux travers d’une minorité particulièrement aisée des centre-villes (dramatiquement dévirilisé et égotiste), celle qui s’adonne le plus au blogging et qui impose désormais ses codes à tout le monde (le style fluo, chemises de bucheron et vintage, c’est eux).
Chez ce qu’il est convenu d’appeler les classe moyennes et populaires, le genre de stratégie d’American Apparel n’aurait aucune prise.
Les ados “normaux” choisissent encore les marques pour le Prestige qu’elle assure et non le Hype qu’elle suggère. Ce qui explique le retour en force des Lonsdale, Fred Perry et compagnie. Contairement aux élites bobos cosmopolites qui n’hésitent pas à marier les genres issues de différents courants sous-culturels, le jeune “moyen” se tribalise par marque interposé (Goéland pour les punks à chien. New-Rock, Alchemy et Doc Martens pour les les chevelus et les goths. La panoplie Lacostes/Imitation Vuitton pour les racailles).
Si vous regardez bien, en Angleterre, le phénomène de la caillera touche principalement les classes laborieuses blanches. Les wesh rosbeef s’habillent en survêtement, avec des contrefaçons Burberry, écoutent du Grime (rap anglais), non sans mépriser les minorités valorisées par la discrimination positive (tapez Chav racism dans Youtube). Comme en France, ces racailles sont méprisées mais le racisme qui s’exerce à leur encontre est, par contre, valorisé (ils sont blancs, vulgaires, violents, xénophobes et consanguins).
Le Chav est un croisement improbable entre le fan de 50 Cent, c’est à dire un Whigger, et le Skinhead belge amateur de thuning. Il est fréquent de rencontrer des Chav dans les manifestations de l’English Defense League.
http://images.google.fr/images?hl=fr&source=hp&q=Chav&oq=Chav&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wi
Régalez-vous. ^^
J > Je crois que les sociétés contemporaines, qui sont des sociétés ouvertes où les barrières traditionnelles n’existent presque plus, sont un terrain de chasse formidable pour les personnalités sociopathes, qui y sont particulièrement bien adaptées. Il usent de leur capacité de manipulation pour charmer, qui n’est que le corollaire d’un besoin exacerbé d’être le centre d’attention, qui s’accompagne d’une négation d’autrui, et d’un besoin parallèle de le contrôler.
L’un des exemples les plus parlant c’est Madoff. Le type qui se construit un empire de papier en volant des amis vieux de 20 ans. Ca signifie les fréquenter régulièrement, aussi bien en affaires qu’à la ville, bâtir une relation de confiance, jouer au golf avec eux, et pourtant les voler. Prendre plaisir à les contrôler, à les manipuler, tout en appréciant de les rencontrer. Le vrai manipulateur n’est pas un escroc qui en ferait profession, séparant son activité de sa vie privée. C’est quelqu’un qui mélange amitié et escroquerie, et qui prend plaisir à ce que tout gravite autour de lui, car il en a besoin.
Les dragueurs compulsifs me semblent complètement coller à cette définition.
Wag wag > Le thuning c’est une forme d’assassinat que pratique les Thugs ? ^^
“Alors qu’une très belle fille avec un type d’un physique banal*, ça n’existe pas, sauf si l’argent entre en ligne de compte.”
http://www.casafree.com/modules/xcgal/albums/userpics/38023/Melissa_Theuriau_et_Jamel_Debbouze.jpg
* si tant est que l’on puisse qualifier le physique de la Bouze de “banal”, sauf peut être dans un film de Tim Burton.
“Moi je parlais plutôt de jolies filles qui sont avec des mecs moches, mais grands et baraqués, Rebeus ou beaufs.”
Ceci est lié à la “tropicalisation” de nos moeurs. Les filles, plutôt indépendantes financièrement, recherchent de plus en plus des “mecs à pecs” (archétype du reproducteur) plutôt que des maris potentiels:
http://declinisme.blogspot.com/2009/09/tropicalisation-de-l.html
D’où l’importation par de nombreux hommes des classes moyennes de fiancées originaires du Tiers Monde ou d’Europe de l’Est, où l’archétype du “pourvoyeur” est encore vivace.
# 35 > En plus de l’argent il y a le facteur “je suis une star”. On imagine difficilement Theuriau avec le même type, tout aussi drôle”, tout aussi “typique”, s’il n’était pas connu et s’il ne brassait pas un peu de monnaie.
De la même façon qu’on trouve des cadres masculins sortant avec des caissières de supermarché, mais pas l’inverse, parce que étrangement le charme du caissier ne fait pas recette.
Je crois d’une manière générale que les hommes ne se focalisent pas sur le métier de leur compagne, il n’y a pas vraiment de métier qui les fassent rêver, à part hôtesse de l’air (mais parce qu’il y a encore quelques années ça valait certificat de beauté), ils cherchent plus une femme que ce qu’elle fait. Alors que la profession, l’activité est beaucoup plus importante pour les femmes. Ce n’est pas tant l’argent qui joue que la capacité à éblouir un tant soit peu ; mais les deux vont souvent de paire.
@ V V #33 : je crois que vous avez parfaitement raison et que vous visez dans le mille.
Désolé de remettre encore ça sur le tapis mais une explication profonde d’un tel phénomène se trouve chez René Girard et sa théorie du désir mimétique. A partir du moment où les “modèles” mimétiques extérieurs à la sphère intimes ont tendance à disparaître (dans l’ordre Dieu, les saints, les héros d’épopée, les ancêtres, le père…) alors se prennent toute la place ceux que Girard qualifie de mauvais modèles, c’est-à-dire les rivaux. Là où le désir mimétique devient une lutte à mort, un pur combat de séduction et de domination où le gagnant aimante littéralement le perdant à ses basques.
On retrouve le processus dans la séduction homme-femme, jeu nécessaire mais terriblement dangereux et addictif, qui doit en principe n’être que temporaire et dont on se libérait autrefois par le mariage. Ce coupe-feu là ayant aussi sombré, il n’y a plus de fin à la séduction permanente et aux tentatives de domination de ses rivaux/rivales.
Nous sommes donc au beau milieu d’une gigantesque crise mimétique telle que magistralement décrite par Girard, laquelle voit toujours une progression parallèle de la violence débridée d’un côté, de la perte de tout sens jusqu’au langage, de l’autre. Nous avons assez de recul désormais pour constater que c’est bien ce à quoi nous assistons.
A mon avis il est humainement impossible de mettre un terme à une telle crise, d’où le phénomène des “réacs” qui sont les rares assez lucides et conscients de tout ceci, mais réalisent bien vite qu’il n’y aura pas de branche à laquelle se raccrocher et qu’ils ne pourront pas éviter le grand chaos de toutes façons. D’une propension à se taper la tête contre les murs. Entre tous les blogueurs celui qui me semble le mieux symboliser cette attitude est HANK, son dernier billet est encore une fois une merveille de lucidité, d’éloquence et aussi d’avoeu d’impuissance.
Il n’existe je crois qu’une seule façon d’échapper individuellement à la spirale, c’est une attitude qui est celle des saints catholiques mais aussi des stoïciens en leur temps. Il faut se dérober autant que possible à cette médiation interne, à ce désir mimétique de proximité. Se dérober c’est le grand mot, la grande geste contemporaine, et c’est d’ailleurs ce que les gens de la trempe de ce Dov machin, les grands dominateurs, les grands gagnants du jeu répugnant de la rivalité mimétique, craignent et redoutent le plus.
La société contemporaine se veut la grande émancipatrice, la société où chacun pourrait exprimer sa personnalité par des codes vestimentaires, des comportements, une façon d’être, et sans que personne ne puisse les juger. Il y a aussi des thèmes à la mode tel que le retour à la nature. Des aides sociales telles que le RMI. Et pourtant une figure récurrente de l’histoire de l’humanité a totalement disparue, il s’agit des ermites. De ces gens s’étant mis de tout temps volontairement en marge de la société. Ils se sont volatilisés, car sans doute la société n’a-t-elle jamais imposé de modèles avec autant de force, avec autant de persuasion, par tous les médias et constamment. On comprend alors que l’appel à l’émancipation n’est qu’une accroche commerciale, et que le conformisme de notre époque a paradoxalement peu de chose à envier à celui des colons du Mayflower. Il y a chez les individus une incapacité à s’extraire de la société, à s’en libérer, les êtres qui en sont exclus, et y sont nombreux, ne la rejettent pas, ils aimeraient plus que tout y être intégrés. La grande peur, la plus grande, c’est celle de la solitude. C’est la marque d’infamie par excellence ; être seul un instant, vous extraire temporairement de la société, vous classe dans les pires rebuts de l’humanité. Aujourd’hui il faut être un communiquant, d’une sociabilité maladive, les Dov n’ont jamais été si valorisés.
Je suis d’accord globalement mais je voudrais affiner le propos, aller dans le détail, parce qu’il y a plein de paradoxes qui s’entrechoquent. La grande, l’immense erreur des modernes (je pense par exemple à ces courants nihilistes du genre existentialisme) est de croire que toutes les contraintes, que tous les conformismes, que toutes les lois, que toutes les normes se valent en ce qu’elles privent de liberté et aliènent l’individu.
C’est faux, dramatiquement faux.
Il existe une rivalité mimétique nécessaire et cela Girard le montre très bien. Sans rivalité mimétique il ne peut pas y avoir de culture, il ne peut pas y avoir d’éducation, il ne peut pas y avoir de hiérarchie dans quelque domaine que ce soit; il faut donc bien accepter un minimum de sens, un minimum de collectivité, un minimum de comformisme et apprendre – c’est cela la civilisation – à distinguer l’acceptable du mauvais, le moindre mal de ce qui va conduire à l’hubris et déchaîner la rage mimétique.
Les modernes ont eu le mérite d’avoir compris sans toujours le dire ainsi, la nature de la rivalité mimétique. Ils ont décrit l’aliénation sociale, les ravages du comformisme, les processus d’exclusion toujours à l’oeuvre, cette mécanique du dominant/dominé qui est implacable. Nous sommes la première et l’unique civilisation à avoir compris cela et ce terrible constat nous le devons à Jésus-Christ de ceci je n’ai aucun doute.
Mais c’est un cadeau empoisonné car ce qui pouvait nous arriver de pire était d’en conclure, ayant compris la nature du drame qui est celui de l’humanité, qu’il fallait une sorte de rébellion permanente de l’individu contre toute forme d’ordre, de sens. Jusqu’à attaquer ce qui est le plus fondamental à notre anthropologie, la famille et le langage. Nous ne sommes pas sortis de cette crise, portée par les forces progressistes et que les forces conservatrices n’ont pas été capables d’endiguer parce qu’elles n’ont pas su renverser le paradigme que je viens de décrire, elles n’ont pas su redonner un sens à l’humanisme, briser la tentation de l’hubris gauchiste et ré-apprendre à connaître les formes de coercition sociale qui ne généreront pas trop de mauvaise rivalité mimétique.
Il faudra bien y parvenir pourtant, sinon c’est au sens propre du terme l’apocalypse. L’être humain de toutes ses forces tentera d’éviter l’apocalypse. Nous allons recréer des barrières, des frontières, des hiérarchies et naturellement celles qui sont le plus solides s’imposeront. Elles auront partie liée avec la violence.
J’ajoute que je ne suis pas certain que vous ayez raison au sujet des ermites. D’abord parce que la figure de l’ermite surgit en général précisément au plus fort de ce genre de crise mimétique; ensuite parce qu’elle existe déjà peut-être cette figure, n’est-ce pas ceux que l’on appelle les “no-life”, ceux qui restent cloîtrés chez eux à vivre dans des mondes virtuels? n’est-ce pas là une forme – massive – de retrait du monde mimétique ravageur qui est le nôtre?
On peut percevoir les ermites de deux façons, et plus globalement les gens qui se mettent en retrait du monde. On peut penser que c’est la conséquence d’une absence de choix, que la solitude s’impose à eux. Mais il y a aussi une tradition très forte qui fait de l’ermite un être à part, qui se met à l’écart de ses semblables pour réfléchir sur le monde, ou adopter un mode de vie différent. C’est le cas des Saints, des prophètes de la Bible, des moines pour certains, mais aussi de beaucoup d’hommes de dieu quelque soit la religion, comme des sadhus en Inde. Ainsi que de certains intellectuels comme l’auteur de l’Hagakure. Et cela a totalement disparu. A peine médiatise-t-on les “retraites” en monastère pour se remettre de ses beuveries et multiples excès, comme on le ferait dans un gite à la campagne.
@ Vertumne : j’espère que vous avez sauvegardé sur de beaux fichiers Word ou OpenOffice les nombreux commentaires auxquels vos articles ont donné lieu, et que pour nous consoler de leur perte vous les republierez sous forme d’articles, même si c’est long à faire et un peu interminable comme lecture.
En ex-Yougoslavie, le “pourvoyeur” comme vous dîtes a un nom: on l’appelle SPONSOR.
Il est souvent bien plus vieux que la demoiselle, ou fils de nouveaux riches, ce qui a l’air de donner à ces filles la confiance en soi nécessaire pour défiler dans les centres-villes habillées comme des filles de joie.
L’âge avancé des partenaires ainsi que l’insouciance pédante et délicate de leurs compagnes permet à n’importe quel lecteur de romans ante-féminisme (je vois en ce domaine de la description des couples comme une cassure) de se remémorer les archétypes du couple vieil aristocrate-jeune donzelle si présent dans les ouvrages littéraires anciens.
@jjg : l’archétype vieux barbon/jeune donzelle, exactement. Quelle que soit la direction dans laquelle on regarde, on constate que l’illusion libérale-libertaire post 68 et sa morale sexuelle trompeuse ne cessent de se dissiper et ne mène jamais qu’à la reproduction, en pire, des comportements qu’elles prétendaient vaincre.
De ce point de vue, d’ailleurs, la pub AA constitue un bel exemple de nihilisme libéral-libertaire abouti. Elle a tous les attributs d’une tentation satanique grossière, d’autant plus effrayante qu’elle ne s’embarrasse presque plus de subtilités.