Derniers vers d’un délateur
Le 08/02/10 à 10:24 par Zulmé et Toné
- C’est quoi ça, Toné?
- Le dernier Jérôme Leroy, Zulmé. Un recueil de poème.
-Qu’est-ce que ça vaut, Toné?
-C’est spécial, dirons nous…Il ne s’est pas foulé..Il s’est contenté de versifier les messages de délation qu’il envoie sur la toile à trois heures du matin, quand il est ivre.
- Lis-moi en des passages, Toné, sans te commander.
.
Je souhaite que vos mères se fassent violer
Et qui plus est sans tarder
.
- Et donc?
-Rien. C’était un poème court.
-Je vois, je vois…Une espèce de haiku…
.
Quand ton père est mort, tu as sucé son cadavre,
Pendant que ta mère te godait.
.
- Tiens, écoute encore celui-là:
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Ta soeur couine bien sous l’homme.
C’est un copain arabe qui me l’a dit
.
- C’est un poète réaliste, sommes toutes. Tout est fait pour que le lecteur imagine parfaitement la déchéance de l’artiste, à poil devant son ordinateur pendant que les voisins frappent à la porte pour lui demander d’arrêter de crier comme un cochon, sans quoi ils appelleront une nouvelle fois les urgences psychiatriques…Un autre, s’il te plait, histoire que j’achève de me faire une idée du style.
.
Allo la police bourgeoise?
Monsieur X l’homosexuel habite rue Y.
Vous pourrez le trouver chez lui le soir à partir de 18 heures.
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- Mais Zulmé, ça ne rime pas?
- Non Toné, ça ne rime pas. Mais ça paye. La police rémunère les balances.
.
Petit enculé
Je me suis renseigné
Tu habites rue des Sauls
2ème étage porte à droite
Je prends la peine de l’écrire
dans l’espoir d’ exciter un psychopate
J’espère qu’il débarquera chez toi
.
- Ca rime encore moins.
- Tu crois que ça va se vendre, Toné?
- Je ne sais pas. Mais JérômeLeroy, c’est le genre de poète dont les oeuvres seront un jour traduites.
-En quelle langue? En Allemand?
- Non, Toné.
-En Italien?
- Non, Toné.
- En Chinois?
- C’est toujours pas ça, Toné.
- Mais alors en quoi?
- En correctionnelle, Toné.
-Un dernier pour la route?
- oui, une ode amoureuse. Accroche-toi aux rideaux, ma fille:
.
CSP, t’es qu’un PD
C’est Josiane qui me l’as dit
Elle t’a dit que j’avais une petite bite,
C’est une folle et c’est même pas vrai.
- Ca déchire, Zulmé… Ca déchire, comme on dit.
- Allez, encore un dernier poème.
- Bon d’accord, Zulmé. La touche humoristique de l’ouvrage:
Allo le MRAP? Allo Mouloud?
Causeur est un site sioniste et fascisant!
Je le sais, j’y travaille,et j’ai l’adresse de la patronne.
-Spécial, en effet, Toné.
- Oui, très spécial, Zulmé.

un grand éclat de rire.
Continuez.
“- JérômeLeroy, c’est le genre de poète dont les oeuvres seront un jour traduites
- En quelle langue?”…
… alors là bravo, qu’est-ce que j’ai ri avec la réponse “en correctionnelle” …
… et j’ai d’autant plus ri que je m’attendais à ce que la réponse soit…
… “en français” !
C’est cruel quand-même^^
D’autant plus que ni lui ni les trois no life qui le lisent n’ont les moyens de répondre… Si ce n’est avec d’autres grossieretés, et encore de la délation. C’est à dire en s’enfonçant toujours plus.
Mais c’est tout de même de sa faute. Qu’il arrête de harceler les gens et ruminer ses rancoeurs et sa jalousie. Il verra que tout le monde l’oubliera et que plus personne ne s’amusera à le ridiculiser et à montrer son vrai visage.
Zulmé et Toné, mes filles, vous lisez n’importe quoi!! donnez-moi ça immédiatement! Poubelles!
Maman^^
Les poèmes de délation… C’est un nouveau genre.
Jérôme Leroy va passer à la postérité.
Bukoswki a écrit des “chefs d’oeuvres” de la même classe célébrés par Cavanna et Libé, et en plus il a gagné de l’argent … c’est peut être pour ça que certains essaient de rivaliser avec le vieux dégueulasse, mais ce porc est battu parce que là c’est du vrai comique quand c’est publié par Zulmé et toné.
Beam, allons!
“ce porc est battu parce que là c’est du vrai comique quand c’est publié par Zulmé et toné.”
Vous tapez où ça fait vraiment mal, mine de rien…Terrasser l’ adversaire en mettant les rieurs de son côté, avoir un public, tout ça, faire rire, émouvoir… Enfin des petites satisfactions qui font qu’on n’a pas de noeuds au ventre et qu’on épprouve pas le besoin de faire le mouchard.
Bukovsky?La grossiereté et la méchanceté au service du talent.
Leroy? La grossiereté et la méchanceté au service de rien du tout.
le haïku qui commence par
“quand ton père est mort…”
ça fait penser à celui du professeur choron
“petit foetus fripouillard je fumais le cigare de mon père”
et à cendrars
“je sentais la matrice de ma mère se contracter contre mon crâne”
comme quoi leroy a de bonnes lectures
on s’explique mal pourquoi le résultat est si médiocre
Allan
Bukowski du talent ? à part Pulp, et quelques lignes de ci de là, c’est vraiment de l’escroquerie gauchiste, je parle surtout de ses prétendus poèmes rivalisant avec des onomatopées de clodos en fin de nuit.
” le jeu de la baise” (Charles Bukowski) (on dirait pas du Leroy?)
un truc vraiment horrible,
c’est
de se retrouver au lit
nuit après nuit
avec une femme que l’on n’a plus
envie de baiser.
elles vieillissent, elles ne ressemblent plus
à rien – elles ont même tendance à
ronfler, à perdre
leur entrain.
Je ne vois pas le rapport entre ce poème et la prose de Leroy. Même en cherchant bien.
Euh…Aviez-vous compris que JL n’a PAS écrit les poèmes dont parle le billet? Que c’est un pastiche? Qu’il ne s’agit pas d’une critique de ses poèmes ou de son style mais du personnage, sa vilenie ses méthodes ordurières et de sa jalousie maladive?
Eric Besson a promis de se convertir à l’islam:
http://www.fdesouche.com/articles/97981
hum pas d’accord avec mister beam, “pulp” est un pensum pénible, allégeance obligée à Céline pour faire “littéraire” et justifier une intrigue (le mot est fort…) indigente et un style misérable: Bukowski ça passe quand on a quinze ans, c’est provocateur et gras comme des cheveux d’adolescent: j’ai essayé trente cinq ans plus tard (à peu près): oh la vache c’est aussi nul que Richie Blackmore! (mais si mais si souvenez vous, un guitar hero à la con qui venait de deep purple) bref pas de nostalgie camarade! il y a maintenant d’excellents shampoings… Ah j’oubliais, étant bouquiniste, Bukowski ça se vend encore et même très bien, effectivement auprès d’un lectorat, disons npa-altermondialiste pro palos-rock n’roll de gauche mrap antifasciste de mes fesses… les lecteurs de l’ex-maurassien repenti Leroy?
Oui Avigdor, Pulp est un plagiat de roman de gare, qui reste quand même amusant, ( par rapport à ses poèmes) je voulais seulement sauver un peu de reste…
sinon Bukowski c’est du pur foutage de gueule mais comme il a gagné de l’argent avec, je pense qu’il existe certains malades qui veulent (comme le sujet d’analyse Leroy), imiter son personnage, se forger un style, prendre la pose…avec des saillies salaces et des provocs genre je suis un artiste alcolo et fier, maudit par les Bourgeois, mais je rêve de passer à la télé.
Allan avez vous compris ma tentative de passer au rayon X les borborygmes de Leroy ?
@ avigdor : Adolescent, je recourais au shampooing quotidien, vous savez. Il y en avait déjà à l’époque.
@ Vertumne : “aurait” promis.
Encore une fois, je ne vois pas trop ce que Bukowsky vient faire dans cette histoire.
Ce n’est pas le “style” de Jérôme Leroy qui me semble visé dans cette pochade, ni même la propention de ce type à recourir au langage ordurier, mais le fait qu’on a affaire à une authentique pourriture, ce qui apparait d’autant mieux, par contraste, quand on rappelle qu’elle a des prétentions poétiques, la dite crapule.
“Relisez le papier, relisez le vraiment. C’est du Gringoire. Je suis blessé? Bah oui, gros con, je suis blessé.”
via le blog du gros chauve
Touchant, n’est-ce pas?
Le fait de dévoiler au grand jour le vrai visage de Jérôme Leroy a aussi le mérite de nous révéler la vraie personnalité des quelques individus qui le soutiennent, et c’est très bien comme ça.
Par exemple, tout ça nous en dit long sur le dénommé David Desgouilles de Causeur, dont on sait désormais que la délation et la calomnie sont pour lui des méthodes tout à fait acceptables… On comprend maintenant pourquoi ce genre de personnage reproche avec autant d’insistance la levée de l’anonymat de qui ose le contredire.
Les assassins qui harcèlent Robert Redeker peuvent le faire parce qu’ils ont réussi à passer l’obstacle de cet “anonymat”, et il y a fort à parier qu’ils sont renseignés par un Jérôme Leroy ou un David Desgouilles quelconque.
Du coup, je suis allez voir chez JL. Et suis tombé sur ça
Un photomontage assez grossier, mais rigolo pour illustration.
Et ben la groupie Nadia a cru que c’était une photo d’archive ( voir en commentaire) .
Qu’est ce qu’on se marre !
Quand je vous dis qu’elle est simplette et qu’il faut lui ficher la paix. La pauvre.
Oh punaise, je viens de lire l’article de notre ami CSP et les commentaires, il y a du grabuge ! C’est sanglant ! Ca se traite de facho à tout va, comme au bon vieux temps ! Social-traître ! Réactionnaire ! Meurs agent du Capital ! et la Nadia qui voit Je Suis Partout partout à la rescousse, avec son style inimitable ! C’est sûr, une gogole comme soutien, il y a de quoi carburer au Lexomil… Ces gens là s’égorgeraient entre eux à la première occasion, comme ils l’ont toujours fait. C’est rassurant, rien ne change, tout est en place.
Par contre, je suis d’avis qu’on arrête de parler de Leroy maintenant les filles, parce que je ne voudrait pas qu’ILYS soit mêlé à ce carnage. Laissons les se démolir entre eux.
ça conforte ce que je pense de ce dingue avec sa petite cour de mièvres célibataires accros aux Blogs et aux anxiolytiques, il se prend pour Bukowski, c’est sûr, il y croit, il y a tout les ingrédients (pense t il) pour qu’il puisse les embarquer dans son lit avec des cadavres de bouteilles vides autour : la pseudo poésie, la rébellion, la haine des capitalos et des US, la fin de l’idéologie, une “pose esthétique” communiste, “l’amouur” de la femme… mais il lui manque l’amouur de Libé…et aussi la moquerie revendiquée de ces simplettes aux couettes de débiles ( ce qui les excitait encore plus, en ce qui concerne Bukowski…)
@SK
qu’elle soit simplette ne l’empêche pas d’être immonde. De ricaner et faire la claque quand l’autre pourriture dit ce qu’il dit.
@SK
Vous avez raison. Le spectacle des gorets qui se dévorent entre eux jusqu’au dernier, c’est très amusant.
C’est terrifiant. Coup bas, délation, manipulation, mensonge, menace, déballage, c’est nauséabond. Ca me rappelle les HLPSDNH.
Je relis les commentaires de Nadia. C’est trop énorme. Elle va prétendre que c’était de l’humour. Je ne vois pas d’autre issue pour elle. Parce que sinon, vraiment, cela confine à la débilité légère. C’est comme ça que ça s’appelait à l’époque, avant les psychologues scolaires. Chez elle, les mots s’enchaînent pour former des phrases, pleines et lourdes comme les bourses de Soral, mais elles ne veulent rien dire, elles sont ailleurs. Elles appartiennent à un registre indicible pour un esprit sain : celui des mystères abyssales d’une conscience abrutie.
@SK
“Parce que sinon, vraiment, cela confine à la débilité légère.”
C’est vrai qu’ils font l’effet d’une bande de débiles légers, mais ça renvoie à quelque chose de presque sympathique, et Dieu sait qu’ils ne le sont pas.
Ce sont aussi des déparavés, délateurs, bouffés par le ressentiment et la jalousie, rongés par leur absence de talent et de lecteurs, enrageant chaque jour de voir qu’on se moque d’eux sans avoir ni les moyens intellectuels, ni la maîtrise de la plume, ni l’humour qu’il faudrait pour répondre….
Le plus pathétique de la bande étant le vieux mouchard Patrick Mandon, illettré absolu, (personne n’a jamais lu un texte de ce pauvre type qui ne donne pas envie de pouffer au bout de trois lignes, d’où son maigrissime public exclusivement composé de débiles mentaux) qui n’a rien trouvé de mieux, pour calmer ses frustrations, de non seulement faire de la délation, mais aussi encourager des islamistes à la violence sur son blog de clochard… Les islamistes qui pourrissent la vie de Redeker doivent être rancarder par des larves dans son genre, des ratés qui devraient se mettre dans la tête que la terre entière ne mérite pas leur haine, qu’elle n’est pas responsable du fait qu’ils sont très mauvais en tout.
“des phrases, pleines et lourdes comme les bourses de Soral”
Ah ah, excellent. Comme celles de Laurent allais-je dire mais on me dit dans l’oreillette qu’une vaste opération pour le mettre (enfin disons l’orienter quoi sinon on n’en sort pas) dans le droit chemin est en cours.
Ce type, c’est vraiment le Morsay de la littérature. Et encore : Morsay est génial dans la nullité, alors que Legland est simplement médiocre et il ose tout.
C’est à ça qu’on les reconnaît…
N’empêche, le dandysme/l’esthétisme et la médiocrité, c’est une longue histoire d’amour. Soit qu’on aime les foutages de gueule, soit qu’on veuille être berger (au sens noble du terme, heideggerien, donc qui n’a rien à voir avec Legland & co).
@ SK:
Lisez donc ce qui va suivre:
http://www.stello-backstage.net/?p=2025
je crois que l’illuminée s’appelle Albertine, ma parole, il sont tous dans un trip fusionnel, avec en prime une allusion en leitmotiv à Sade, que ce soit par les photos montages ou les surnoms. Evidemment l’analyse de cette bande dégénérée qui se paluche en imaginant des camps de concentration ne serait absolument pas intéressante si elle n’était pas un reflet de l’horreur moderne, les débiles qui se prennent pour des intellos, les rebuts qui voudraient être des donneurs de leçon.
Beam:
J’avais vu une fois que la Nadia et le Patrick Mandon sont membres d’un blog à tendance partouzeurs/Zoophiles… Faudrait aller voir ça…C’est vrai que le sujet d’étude devient vraiment intéressant…
Que ça sent mauvais tout ça…
quand je vous dis qu’ils veulent imiter Bukowski, ça me rappelle une nouvelle du fou furieux où un clodo se tape une femme qui vit dans une ménagerie et qui se fait prendre tous les soirs par une collection d’animaux et à la fin devinez quoi, l’enfant de la chienne (une hippie alcolo gauchiste anti capitaliste, hyper courageuse et sans complexe ) cet enfant dis-je est un mutant genre Navi fusionnel avec gaïa, prêt à renouveler l’humanité et à planter la révolutioon dans le monde pourri par l’argent. C’est beau comme du gros rouge qui tache.
Que l’on excuse tout à Jérôme Leroy où que l’on n’excuse plus rien, ce qui revient au même, il reste au centre de la scène.
Selon certains causeurs il aurait dit ci ou ça sur mon compte et pire encore, etc…
Mais maintenant cela n’a plus aucune importance. C’est plus sain.
@Beam
La comparaison avec Bukowski ne me parait pas satisfaisante, dans la mesure où elle induit qu’ils JOUENT aux dépravés, alors que ce SONT des dépravés.
Vous confondez peut-être la fêlure soigneusement entretenue de l’artiste où canalisée par le travail artistique avec le spectacle que donne cette bande de malades qui ne tentent pas de faire quelque chose de leurs tares ou les sublimer mais seulement de faire passer tout ça pour une démarche artistique.
Moi, ce qui me fascine, c’est cette correspondance entre la pourriture morale, la dépravation qui confine à la pathologie et le décalage entre leurs prétentions intellectuelles et leurs valeurs dans ce domaine.
On a ici un cocktail très riche, de la matière à l’étude.
A XP, je pense qu’ils sont vraiment dépravés mais comme Bukowski a été reconnu et encensé, ( argent, filles, aura du berger et du sage ) ils essaient de se placer dans son sillage, mais la comparaison avec lui que je risque consistait surtout à dénoncer le fait que dans notre modernité triste, on essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, des bouts de phrases sans queue ni tête pour des poèmes, des insultes pour des analyses, des abominations ( genre “les camps de concentrations, mouhais, tu sais mec, le libéralisme en a tué plus, tu traves pourquoi jsuis stalinien ?”) pour des poses esthétiques, des menaces pour de l’humour.
Après les attaques ou contre attaques contre Leroy, on s’en fout c’est clair, c’est un ectoplasme mou qui est incapable de dire un jour qu’il a eu tort, comme tout bon gaucho orgueilleux. C’est juste une mascotte, une allégorie, disons un sujet de laboratoire, c’est vrai.
@Allan : “J’avais vu une fois que la Nadia et le Patrick Mandon sont membres d’un blog à tendance partouzeurs/Zoophiles”
: ça les regarde. On s’en fiche. On ne va pas commencer ici à jouer les moralisateurs à deux sous, ce que justement nous exécrons.
(Hello happy tax payer! glad to see you again).
Bukowski rongé par l’alcool de basse qualité à vécu ans la double illusion qu’il était un poète –avant tout !- et un romancier novateur. La seule chose dont je le remercie c’est de m’avoir indiqué son grand inspirateur, John Fante qui sans être Céline a quand même écrit des textes fort lisibles et qui plus est, porteur de titres superbes « Demande à la poussière » « Rêves de Bunker Hill ». Comme Fante n’avait pas le génie d’histrion de Buk’ ce faux Verlaine au petit pied, il n’a jamais pu, lui, accéder aux grasses prébendes que confère la notoriété médiatique qui systématiquement se porte vers des médiocres, phénomène peu nouveau certes mais qui s’accélère du fait de la surmédiatisation. Comme on ne parle que de ce qui marche déjà ou de ce qui est lancé comme un shampoing par une maison d’édition et agent littéraire connaissant leur métier, le vrai talent tend à devenir invisible. Tiens ça me fait penser aux textes d’XP que j’ai relu il y a peu. Il y a chez lui une veine réalistico-fantastico poétique, quelque chose d’un originalité réelle que je n’ai certes pas découvert dans la production littéraire française .(je pense déjà aux accusations de cirage de bottes des vers de vase qui trainent parfois leur gadoue sur ilys s’ils lisent ça. Bon indifférence pour ces ténias. )
Ah XP! j’estime que tu as pour ton écriture des chances uniques et notamment d’avoir échappé à l’uniforme sorbonnard (moi aussi parce que je ne l’ai enfilé que passé 30 ans…mais toi tu as fait mieux en ne portant que du XP). Oui, tu possèdes un ton bien à toi, qui ne doit rien à quelque fabuleux maître si ce n’est un peu à Kafka –parce qu’on n’échappe jamais complètement aux prédécesseurs, et les plus grands n’ont pas fait autrement (Rousseau qui engendra Chateaubriand qui engendra Hugo et Flaubert lequel à un autre homme-source pour pater : Balzac qui accoucha de Goncourt et Zola et de tout le roman “réaliste”, quand lui est egalement un “voyant”, dixit Baudelaire.)
Oui j’ai été frappé par cette parfaite couture où nulles sutures ne se voient, entre un ton dit « réaliste », très simplement descriptif du personnage, de son action, sans adverbes ou épithètes bourgeonnant indûment et l’histoire qui souvent cotoie et va jusqu’au fantastique le plus franc. Ca touche au grotesque le plus moderne, un grotesque sans effets spéciaux si j’ose dire, sans caricatures à gros traits, un grotesque qui naît du décalage entre ce ton qui frôle le prosaïque –sans y tomber- et l’absurdité de l’histoire. Enfinvje dis ça au débotté, je n’ai pas assez relu et ca vient juste de me pousser sous la plume parce que j’ai lu tes coms plus haut.
Un dernier mot sur Bukowski moi, je ne l’aime pas, je me souvient que ses « Contes de la folie ordinaires » m’ont très ordinairement ennuyé, et je crois que s’il ne s’était pas bourré la gueule en directe son succès eut pu être assez mince. Mais enfin, il a des amateurs qui ne sont pas tous bêtes, loin de là, et j’invite ceux qu’intéressent une défense à aller voir le blog de Raphaël Juldé.Il y pointe notamment des défauts de trad. enfin moi je donne ça par honnêteté.
http://raphaeljulde.blogspot.com/search?updated-max=2007-07-27T16%3A16%3A00%2B02%3A00&max-results=3
Dernier point : je sais que certains ont eu la gentillesse de s’enquérir des aléas de mon existence. “Avant trente ans il faut que le cœur se bronze ou se brise” a dit je ne sais plus qui (Chamfort ?Nicolas vous devez savoir ça vous), il faut croire que le mien est fort abimé car je reste sensible aux plus frêles marques d’intérêt (par contre s’agissant des –très rares il faut bien le dire – tentatives de me vomir copieusement par com, j’en suis très réellement fort peu touchées. La courtoisie, la gentillesse l’honnêteté intellectuelle dans le débat d’idées me touchent, l’invective à tendance à glisser (sauf quand le jeu est manié par un maître comme Denis- qui d’ailleurs ne s’abaisse pas à l’invective se contentant généralement de poil à gratter d’excellente qualité – alors là, oui, ça devient de l’art. Mais comme ça reste à fleuret mouchetés…)
Ah, oui, il paraît qu’on parle ici d’un certain Gérard, Jérome je ne sais plus trop. C’est qui ?
En tous les poèmes cités me coupent le souffle. C’est à mettre en anthologie avec l’Eluard du “Cerveau d’amour de Staline” et l’Aragon du “vive le guépéou!”. Ils suent l’authneticit” ces poèmes! Ils ont été capt&s lors des balbutiements nocturnes de cette âme morte.
Au fait, quelqu’un a-t-il entendu parler de la fabuleuse bévue d’Henri Lévy qui a pris Botule au sérieux et s’en est servi contre…Kant !? Alors là, on va voir si le ridicule tue encore en France.
Un jour céline a écrit en substance ( le pensait il vraiment ?) qu’ on pouvait le lire sans faire attention au fond et ne retenir que la forme, ce qui est intéressant c’est la petite musique…OK d’accord. Depuis on justifie tout et n’importe quoi pourvu qu’il y a de la musique…et le fond ? nada. Bref à cette allure là on décerne à Beigbeider des lauriers, (puisque son écriture est fluide, le fond c’est du prout caca, oh oui ça y est je jouis mais attention y a la musique) on décrète que Sollers est un grand ( il écrit après avoir écouté des opéras de Mozart, il y a effectivement du rythme, c’est sûr, mais le fond…qui pourra un jour synthétiser la pensée de Sollers ?)
Moi si je veux écouter de la musique je mets un disque ou j’acoute la radio, je n’ouvre pas un livre.
@Beam
Vous n’avez rien compris. Mais alors rien.
Le fond n’a strictement aucune importance. Seule compte la forme. La forme ne détermine pas plus le fond qu’elle ne le soutient ou qu’elle le sert, elle EST le fond.
C’est à cela qu’on reconnaît que vous êtes, XP, ultra moderne.
Ce que Céline a voulu vous dire, c’est qu’l ne vous appartient ni de déterminer ni d’exprimer le fond, qu’il inutile de s’en soucier, et que la petite musique vous le livrera.
“C’est à cela qu’on reconnaît que vous êtes, XP, ultra moderne.”
Et je m’en vante. C’est en cela que je suis un vrai réactionnaire. C’est à dire quelqu’un qui rejette cette tentation contemporaine ET regressive de fixer, d’arrêter le temps, de basculer dans cette “fin de l’histoire” décrite par Philippe Muray.
Les post-modernes sont des bougistes, ils aspirent à vivre dans un présent perpetuel. En cela, ils sont les clones des traditionnalistes. Dans les deux cas, il s’agit de fixer le temps, fixer les mots, fixer les concepts…
C’est pour ça qu’il est intérssant de voir, au jour le jour, la tentation qu’ils ont de se rapprocher, de faire la chronique de ce rapprochement, ce à quoi nous nous attelons sur Ilys.
La LCR qui investit une bâchée aux élections, ça nous ne parle de rien d’autre que de ça.
Le Concept de CAB ne parle pas d’autre chose.
XP
Je crois que c’est l’inverse, c’est le fond qui régit la forme, autrement dit si vous avez quelques chose à dire : la musique viendra…mais alors on se rejoint peut-être, je dis bien peut-être…
A priori, on peut affiirmer que vous, vous avez quelque chose à dire, c’est cette force qui vous donne votre musique.
Vous ne jouez pas de la guitare électrique sur votre clavier, comme ça… sans rien avoir à dire, n’est ce pas ?
Le mardi, je suis assez relax à la maison : je ne travaille pas, les enfants sont à la cantine le midi et je vaque à mes occupations tout en suivant paresseusement quelques conversations sur Ilys. Et ce matin, je pensais avoir rempli mon sac de provisions : le retour de Vertumne, un beau post de Restif qui évoque Fante et XP, bref, j’étais contente.
Et puis, là, à l’instant, je suis tombée presque par hasard sur une pépite d’or pur et j’ai failli, moi la crevette la louper!! Incroyable!
Les commentaires 40 et 41 d’XP :
“Le fond n’a strictement aucune importance. Seule compte la forme. La forme ne détermine pas plus le fond qu’elle ne le soutient ou qu’elle le sert, elle EST le fond.
Ce que Céline a voulu vous dire, c’est qu’il ne vous appartient ni de déterminer ni d’exprimer le fond, qu’il inutile de s’en soucier, et que la petite musique vous le livrera.”
Voilà, tout est dit en deux lignes.
Je ne sais pas si XP est moderne ou ultra moderne mais je sais une chose et je le dis sans emphase (vous avez déjà vu une crevette pleine d’emphase?!) : il est génial.
Cette phrase de Bloy :
« Il est indispensable que la Vérité soit dans la Gloire. La splendeur du style n’est pas un luxe, c’est une nécessité. » ( Journal de L. Bloy, Août 1894 ).
@Beam
“A priori, on peut affiirmer que vous, vous avez quelque chose à dire, c’est cette force qui vous donne votre musique.”
Non, pas du tout. je n’ai rien à dire à priori. Mais j’aime la musique. C’est de la musique que surgit la vérité… Essayez donc de partir du concept de la dépravation, et vous n’arriverez à rien. Essayez en revanche de partir de l’observation de patrick Mandon, de Jérôme Leroy et de la dénommée “Nadia”, et Vous aboutirez sur une idée précise de ce ce que c’est qu’un dépravé.
“Vous ne jouez pas de la guitare électrique sur votre clavier, comme ça… sans rien avoir à dire, n’est ce pas ?”
Si, justement.
Evidemment que le style est une nécessité, mais Bloy ne dit surtout pas que le fond est secondaire. Au contraire.
Xp, votre musique est dictée par votre intuition, vos visions, et non l’inverse,
on se pose peut-être la question de savoir de qui la poule ou l’oeuf…enfin bref, est ce vraiment important après tout ?on aime ou on n’aime pas ….c’est tout. Non ?
@Beam
J’essaye de vous expliquer que le style, ce n’est pas une nécessité, que c’est même le contrire rigoureux d’une nécessité, à davoir quelque chose qui ne sert à rien, puisque se suffisant à lui-même.
“Xp, votre musique est dictée par votre intuition, vos visions, et non l’inverse,
on se pose peut-être la question de savoir de qui la poule ou l’oeuf…enfin bref, est ce vraiment important après tout ?”
Non seulement c’est important, mais cest la seule chose qui est importante.
Au demeurant, je n’aime pas votre façon d’évacuer la complexité.
je n’évacue rien, je voulais seulement vous faire préciser votre pensée, alors ok on n’est pas d’accord,
selon moi il est évident que si vous n’aviez rien à dire, vous n’auriez aucune musique sous vos doigts.
et je parlais de la modernité comme d’un consensus. Et force est de constater que la littérature médiatique est accaparée aujourd’hui par des kapos mais aussi par des joueurs de Jumbé, de tamtam et de fifrelin, qui n’ont pas de verbe.
C’est bien le verbe qui est à l’origine de la littérature et non pas le tamtam ou la grosse caisse.
On aime Céline, non pas seulement à cause de sa musique mais surtout parce qu’il raconte des histoires, parce qu’il se moque ou qu’il triture les opinions, c’est bien le fond qui est important, c’est bien le fond qui a conçu sa musique hallucinée, bégayante. C’est la puissance de l’imaginaire qui est l’important. Le rythme suit.
Et qu’est-ce qu’il raconte, Céline, dans Féerie ? Calaferte dans Septentrion? Un incroyant peu lire Bossuet -Boudard en témoiggne -rien que pour l’incroyable splendeur du style. Il est rhytme et, oui, musique. A son apogée, c’est Les Illuminations rimbaldiennes (et qu’on aille pas me séparer le poète de l’écrivain, tous travailleurs du mot). Qu’est ce qui sacre l’écrivain? son style, uniquement, qu’on le reconnaisse au plus petit morceau de prose. Sinon..Philo, ou rien. Des phrases qui sentent la mort. Pas de rythme dans Bebgbeider, c’est mou; flasque, la phrase s’écroule.Rien de charnu, pas de muscles. Sollers, l’octosyllabe au creux de la prose, l’imitation Rocher-Bobois de Ferdinand, la perpetuelle tricherie. Pour qu’il y ait rhytme musique qui fasse danser l’âme, bien sûr que le clavier ne doit pas sonner le creux. Mais c’et justement quand l’émotion se délivre, se dégage du mot à travers sa musique qu’on vibre. Et ça dépasse la raison. Ca touche à l’indicible, seul manière de conter le pas racontable. Les auteurs uniquements “à raison” déperissent. Même Stendhal à sa folie, son Italie inventée, sa construction fabuleuse. Enfin ce que j’en dis…
Puisque on cause Céline, sa corespondance en Pleiade est une merveille.
c’est vrai qu’on ( que je ) n’arrive jamais à finir un livre de Celine, ( à part le Voyage) c’est peut-être justement pour cela, parce qu’il privilégie la musique. Au début c’est génial et comique, les humains sont « peints » ou « filmés » avec justesse, c’est mordant, c’est les travers des hommes qui insupportent le narrateur dans Rigodon ou Mort à crédit, on voit toute la moquerie avec la musique de son écriture, mais après ? Le chef d’orchestre est parti et l’orchestre continue tout seul. C’est le délire. Dionysos. Il est préférable qu’Apollon reste pour calmer l’emballement.
Restif, heureux, ami, de te voir de retour… :-)
Sinon… fond et forme…
« Ah ! ces Grecs, ils s’entendaient à vivre : pour cela il importe de rester bravement à la surface, de s’en tenir à l’épiderme, d’adorer l’apparence, de croire à la forme, aux sons, aux paroles, à tout l’Olympe de l’apparence ! Ces Grecs étaient superficiels — par profondeur ! Et n’y revenons-nous pas, nous autres casse-cous de l’esprit, qui avons gravi le sommet le plus élevé et le plus dangereux des idées actuelles, pour, de là, regarder alentour, regarder en bas ? Ne sommes-nous pas, précisément en cela — des Grecs ? Adorateurs des formes, des sons, des paroles ? A cause de cela — artistes ? »
Friedrich Nietzsche, « Le Gai Savoir »
Et comment Nietzsche peut il construire une thèse aussi perfectionnée dans les termes et les idées expliquées, sans une approche classique de la philosophie ? Comment peut il proférer des sentences dans le but de célébrer Dionysos sans passer par la construction appollonienne ?
En même temps citer Nietzsche sans arrêt et faire en parallèle l’apologie du christianisme a un je-ne-sais-quoi de schizophrénique. Schizophrénie tout à fait dans la veine du monothéisme des religions du désert d’ailleurs. Comme quoi.
Nebo, what a pleasure ! Mon plus chaleureux shake hand. Je suis bien heureux de reprendre l’affiliation… au fil (ne nous défilons plus!)
Parce qu’être chrétien Bayle, ce serait s’enterrer dans un ghetto intellectuel, s’ériger des barrières, ne plus dépasser le dogme d’un poil? Mais comment on fait les Pères qui connaissaient aussi bien que possible à l’époque leur Platon et leur Aristote? On aurait pu lancer dans les pattes de S Thomas d’Aquin que citer Aristote dont le prima mobile n’a pas grand chose à voir avec l’Incarnation était le signe d’une insigne schizophrénie. Quand au terme “religion du désert” qui a son petit côté cliché type “l’abstraction juive”, “religion des pleutres” “illusions” et autres logos de la maison Epinal & co il fait une singulière impasse sur tout ce que l’occident, notamment à travers Alexandrie, puis plus tard la Sorbonne à apporté au dogme, qui ne s’est certes pas forgé dans le désert. Par pitié, pas de raccourcis caricaturaux et factuellement faux!
Heidegger n’est pas plus que Nietzche favorable aux chrétiens. Sans doute même moins si on y regarde bien (pas d’éloge de l’”illusion” chez Heiddy). Il n’empêche qu’un Ricoeur y a trouvé du foin à neurones bénis. il existe même un article sur la réception de la pensée heidegerienne dans la théologie catholique qui cite une bonne dizainede nom.
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=2884856
Dont Jean Luc Marion lequel, dans “L’homme et la distance” part précisément, oh surprise, de Nietzsche. Mais on ne va pas reprendre ce débat déjà si bien alimenté par Nebo concernant Nietzsche -qui se permet tout, pense tout et ose penser par contraire pour qu’explose les pré-pensés, les cadres déjà forgés,ce qui dérange- et la religion chrétienne.
Sinon, le dictionnaire de Bayle est une bien belle oeuvre!
Beam -j’aime votre franchise. Et me demande quel est votre auteur de chevet. Montaigne? Balzac? En tous cas là on retombe sur l’idée qui m’est chère de subjectivité de la littérature. On ne l’aime pas forcément pour les mêmes raisons. Nicolas n’aime pas Bloy (ni Bernanos) et aime duras que je déteste. Parce que Nicolas aime comment un livre est fait, le côté machine à produire du langage, ce qui me laisse parfaitement froid moi qu’attire le grand lyrisme ou le plaisir, la jouissance à écrire de, par exemple, la Chartreuse.
Forme et fond c’est aussi complexe comme sphinx que l’inné et l’acquis -nature et culture. Je n’aime pas la poésie surréaliste parce qu’elle est le triomphe d’un Dyonisos qui a perdu tout sens (direction et signification). Par contre je me retrouve très bien dans Céline parce que sa vision de l’homme sans Dieu, sans plus aucune illusion, me semble d’une justesse rare. Et puis evidemment à cause du style. Il est quand même certain que s’il n’y a pas une grande vision derrière, un caractère, l’esprit qui souffle, l’écriture pure ne suffira pas. C’est toute la grâce du génie. Sa prédestination…
“Et comment Nietzsche peut il construire une thèse aussi perfectionnée dans les termes et les idées expliquées, sans une approche classique de la philosophie ?”
Que vient foutre cette question ici ? ^^En quoi Nietzsche n’aurait-il effectué le parcours de l’approche classique de la Philosophie ? Sa malle contenait 1000 titres ! De plus, sa formation de philologue lui a fait bouffer les textes des pré-Socratiques directement dans la langue d’origine… le dabe savait de quoi il parlait. C’est quand on a appris les règles qu’on peut les envoyer valdinguer !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bibliothèque_de_Friedrich_Nietzsche
“Comment peut il proférer des sentences dans le but de célébrer Dionysos sans passer par la construction appollonienne ?”
En marchant sur deux jambes… l’une Dionysiaque et l’autre Appollonienne… suffit de jeter un oeil sur son tout premier livre, “La Naissance de la Tragédie”…
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Naissance_de_la_tragédie
Restif, ami, à propos de l’excellent Jean Luc Marion, et pour clore ces histoires de… “Ouîîîîî… cômment peut-on citer Nitche et faire l’apologie du christianisme”… (Peut-être parce que les Temps l’exigent ! N’est-ce pas ?), Jean-Luc Marion insiste que dans “La Mort de Dieu” c’est uniquement le dieu moral qui est réfuté, à savoir le même dieu que réfutait Bloy… celui du bourgeois repu de lui-même, couché sur son ventre et dans sa merde… j’ose : son nom est Légion… et il pratique avec détermination l’art d’élever les idées chrétiennes vers la connerie (voir Gilbert Keith Chesterton)… bref, ce que Nietzsche appelait : la moraline…
Je ne dis pas que Jean Luc Marion a raison… je dis que c’est une lecture qui vaut la peine d’être entendue… ^^
C’est vrai Restif, le préfère Balzac, en tout cas j’y reviens plus qu’à Celine, et j’aime beaucoup Bloy, je dois préférer les peintres aux musiciens, c’est probable.
En ce qui concerne cette analyse complexe et très ardue de la source de l’écriture, ça rejoint la distinction que l’on fait de l’idée par rapport à la parole. l’idée et la paroles étant disctinctes de la conscience de la pensée (la réflexion).
La source métaphysique de la création est à ce propos à mettre en parrallèle avec la théologie de la Trinité, Dieu à l’image duquel nous sommes faits. Il y a trois Hypostases ou Personnes distinctes, mais il n’y a qu’un Dieu. Et pourtant chacune est Dieu.
Le Père pourrait être comparé à l’idée qui engendre Le Verbe. L’Esprit quant à Lui est la conscience.
L’image de la cymbale qui ne peut résonner toute seule est parlante, parce qu’effectivement il lui faut un souffle.
Nebo,
Je pose une question : Nietzsche envoie valdinguer les règles mais gardent les termes qui ont créé ces règles. A moins de changer la substance des mots, comment peut il vouloir changer les règles ?
Comme dirait Hayek (Droit, législation et liberté, en I.I. je crois), il faut utiliser les mots dans un certain sens pour les utiliser correctement, et c’est le langage usuel qui a créé en nous des associations d’idées s’éveillant à l’usage de ces mots.
Nietzsche ne parle pas comme les autres, son langage à lui est fait de renvois, de synthèses, d’intuitions. Il est systématique sans logique, hégélien sans l’être. Je ne sais pas si son langage a beaucoup changé les règles (quelles règles d’ailleurs ?) mais il a décrit des choses comme personne ne les avait décrites avant, dans un univers qui lui était propre, avec dedans des intuitions et du dithyrambe plutôt que de l’analyse.
Après tout, c’est aussi, et peut-être plus, un chemin d’accès à la vérité.
@ Nebo : ” pour clore ces histoires de… “Ouîîîîî… cômment peut-on citer Nitche et faire l’apologie du christianisme”… (Peut-être parce que les Temps l’exigent ! N’est-ce pas ?) ” …
… “parce que les Temps l’exigent”… Que voilà un beau raccourci. Vers une clôture qui, si j’ose dire, ouvre des perspectives…
@ Restif : J’essaie de vous écrire en privé, sous peu.
Beam… vous êtes un sophiste !
Votre rhétorique, elle est à ravaler au niveau de la cuisine post moderne, ou dite “nouvelle”, elle ne sert qu’à flatter les passions comme la cuisine nouvelle ne sert qu’à flatter les papilles. Comme beaucoup d’orateurs vous en abusez pour gagner flatterie ou faveur, je ne sais, par l’Art de revenir à la charge en donnant à vos questions un semblant de dimension alors qu’elles ne sont que du rabâchage et de la découpe des cheveux en quatre ; vous laissez entendre que Nietzsche désire changer les règles alors que sa Philosohie n’entend que déplacer les problèmes, les appréhender sous un angle nouveau et non changer la manière de raisonner qui n’a pas bougée d’un poil depuis le “miracle grec”.
Nebo
non, le dialogue n’est pas nécessairement une tentative de sophisme. c’est peut-être le manque de place qui nous oblige à raccourcir nos phrases…
Comme dit Lanternier, Nietzsche crée un univers bien à lui avec des mots qui n’ont plus le même sens.
selon moi, changer la substance des mots c’est changer les règles, qu’on le veuille ou non. Mais Nietzsche “marche”, c’est vrai, sur deux jambes, Apollon et Dionysos, pour construire son expression, tout en proclamant le “Pessimisme joyeux” de son Homme. C’est pour cela que j’affirme ( sans sophisme) qu’il est bancal, puisque selon moi, il privilégie l’apparence, le superficiel, nie l’existence de l’âme, attaque Socrate, se retrouve en contradiction avec lui même. Bref il célébre Dionysos et oublie Apollon lequel lui a permis de consruire un raissonnement. Enfin, selon moi on n’en sort pas, de la construction classique, de l’âme, de l’idée qui précède la musique, du fond qui dirige la forme, du soufffle qui modèle l’apparence. Qu’on le veuille ou non. Il ya toujours une idée, une volonté, un sens. Bref “l’art pour l’art” n’est qu’une phrase. ça n’existe pas. il y aura toujours volonté de prouver quelque chose.
… “parce que les Temps l’exigent”… Que voilà un beau raccourci. Vers une clôture qui, si j’ose dire, ouvre des perspectives…
Exactement ce que je me suis dit Denis. Peut-être est-il temps -sans toucher au credo ni à l’intangible- de savoir réinterroger notre foi à l’aide des philosophes comme Augustin d’Aquin et tant d’autres de moindre envergure surent le faire en leur temps. En tous cas, je pense que le croyant d’aujourd’hui ne saurait, sous peine de sclérose, perdre sa curiosité intellectuelle. Qui sait vers quelles hybridations nous marchons? Non tant quant au dogme, mais dans la façon intellectuelle de le vivre, dans l’appréhension personnelle. On ne peut plus croire comme au 12ème ou au 17ème, pas plus qu’au début du vingtième siècle. Je ne puis croire que le croyant le plus absolu en surface ne soit pas sourdement travaillé par la raison moderne, par la science et ce qu’elle a remis en cause. Ce n’est pas en s’enfouissant la tête dans le sable comme certains, en affichant une morgue de convaincu qui dissimule mal une terreur grandissante, qu’on retrouvera un évangélisme neuf, un enthousiasme. La foi n’annule pas le questionnement. Sauf peut-être pour les saints…Et encore, Saint Bernard reconnaît que rare sont ces moments où il se retrouve “à la pointe fine de l’âme”, sans plus aucune interrogations. Alors aujourd’hui…
Nebo -je ne sais pas non plus si Marion a raison, mais je trouve également que l’intérêt d’une pensée est qu’elle soit concevable. On s’enrichit au prisme des divers possibilités. On en arriverait à marier foi et tolérance…voire foi et questionnement (quelle horreur pour certains!)
Beam -Balzac est comme l’éléphant de Vialatte, irréfutable. De toutes façons, la question impossible qui suivrait dans ce type de débat est : “qu’est ce que le style” ? Les russes vous diront que Dostoievski écrit “mal” par rapport aux canons classiques. Pareil pour tolstoï qui déclare hautement se foutre du style et qui est pourtant l’empereur de la description, de la notation la plus fine. L’auteur de haut talent forge une forme qui se marie si bien avec son fond que ces questiones là s’abolissent…tout devient indissociable, et la forme EST signification. recto et verso d’une même page…
@Denis -bien noté. j’aurai aussi à vous dire qql mots touchant A.L.
Hum… je voudrais revenir (avec mes mots à moi) au commentaire de départ d’XP qui dit :
“le fond , c’est la forme.”
J’ai vu un très beau film récemment, de George Miller (il a réalisé Mad Max) intitulé “L’huile de Lorenzo”*. C’est une histoire pathétique et vraie d’un enfant appelé Lorenzo, atteint d’une maladie dégénérative et incurable. Les parents vont se battre pour trouver des remèdes pour le petit garçon. Le père, qui n’est pas médecin, se fait rat de bibliothèque, chimiste pour découvrir les clés de cette maladie dont la source problématique se situe dans les enzymes. Il passe des semaines, des mois, des jours et des nuits dans la bibliothèque municipale.
C’est là que ça devient intéressant : il fabrique des chaînes de trombones pour concrétiser les chaînes d’enzymes. Une chaîne de trombones pour représenter les enzymes bons, sains, une chaîne de trombones différents, triangulaires, pour les enzymes malades. Il se triture le cerveau jour et nuit : quel est le lien entre les deux chaînes? Pourquoi des bons et des mauvais? Qu’est-ce qui fait foirer la mauvaise chaîne??
Il s’endort un soir, la tête sur son bureau, au milieu des trombones et des livres ouverts, écrasé de fatigue… Un rêve soudain : son fils malade tire sur les deux chaînes et dit doucement “Dad! Papa!” et les chaînes glissent par terre et s’entremêlent et… Il se réveille! Et il comprend! Il a trouvé la solution!!
Il en est tout illuminé!!Les deux chaînes ne formaient qu’une seule et même chaîne, les enzymes n’étaient pas d’un côté bons et de l’autre mauvais, ils formaient une unique entité!!!
Le fond et la forme, c’est un peu pareil : une seule et unique entité!! La spirale mêlée, l’entrecroisement indissociable de cet ADN particulier. Il faut le dérouler, ça c’est le job de l’écrivain, il ne fait que “dérouler”. Et peut-être bien que l’écrivain découvrira aussi, avec le lecteur, à la fin, cette belle chaîne bien étalée. Il en ignorait tous les méandres, toute la beauté , la signification, le fond mais il a réussi à bien la dérouler. Il a tiré sur un bout et le reste est venu tout seul, ça a glissé tranquillement. Voilà. Il peut contempler maintenant, comme les lecteurs.
Messieurs (dames), c’est horrible… Novopress publie Jérôme Leroy. ici. Tout de même, ils publient de bons articles d’habitude, c’est triste de les voir s’enfoncer comme ça d’un coup.
Hé ! Ce con de Zizek se répands dans les Injazzuptibles, Le Nouveau Radoteur etc.. z’avez pas un papier contre ce gros con vaseux de lacanien hirsute ? Putain… “l’hypothèse communiste”.. avezc Badiou… c’est carrément cadeau les mecs ! Moi je suis une burne et j’écoute LONDON CALLING bourré.. donc pas le temps (et pas le niveau) :)
@ Lanternier : c’est même Valeurs actuelles.
http://www.valeursactuelles.com/culture/actualités/james-ellroy-agent-provocateur.html
Degré zéro de la critique, on est dans le j’aime, à propos d’un autre que Ellroy on sera dans le j’aime pas. Banalités, poncifs, langue à faire joli. Aucun intérêt comme la plupart du temps quand VA se mêle de littérature ou d’art. Pas bien grave. Vous verrez que Leroy finira par solliciter l’Académie, ira faire ses petites visites.