L’Église la plus bête du monde
Le 01/02/10 à 19:33 par Nicolas
Voilà un siècle que dans ce pays les catholiques subissent le laïcisme.
Voilà un siècle qu’on leur imposa par la force la république laïque.
Cela dans le silence de plus en plus grand des évêques qui ont fini par ne plus protester aucunement (je veux dire quand ils n’étaient pas inscrits au Grand Orient et n’avaient pas leur carte du PCF).
Il est aujourd’hui question de peut-être imposer légèrement (rien de comparable aux Inventaires ou à l’expulsion des congrégations) cette laïcité aux musulmans, dont la religion à l’évidence pose des problèmes précisément parce qu’elle réclame une expression et une reconnaissance publiques.
Et voilà que comme par miracle les traîtres mitrés retrouvent de la voix et dénoncent une mesure qui risquerait de stigmatiser les musulmans. Les mêmes qui depuis au moins soixante ans ne protestent jamais quand quelque avanie est imposée aux catholiques au nom de la laïcité.
Et les gogos d’applaudir bien fort derrière leurs cher évêques qui les mènent crosse pastorale en main à l’abattoir hallal.
Vraiment les catholiques français méritent ce qui leur arrive. Vraiment.

MaConnerie quand tu nous tiens !
Aquinus est demandé d’urgence sur le fil…
Il y a un truc que je ne comprends pas dans cette histoire, on nous explique que la burqa n’a rien à voir avec l’Islam (pas de prescription dans le Coran), et juste après, comme si c’était la conclusion logique de ce qui précède, on nous explique qu’il ne faut pas de loi sur la burqa pour ne pas “stigmatiser” (ah que je hais ce mot désormais) les musulmans…
On se fout de notre gueule ou c’est moi ?
Je crois effectivement assez probable que la CEF nous prenne tous pour des cons depuis longtemps.
C’est parce que les ecclésiastiques (et beaucoup de CAB) croient que les musulmans sont leurs alliés “croyants” face au monde laïque “incroyant”. Mieux vaut une femme en burqa qui a le mérite selon eux de manifester une forme de vertu qu’une fille en pantalon taille basse. En réalité, la femme en pantalon ou peu vêtue a plus de liens avec la civilisation chrétienne telle que l’Europe l’a développée et sublimée dans ses arts que la bâchée se couvrant pour ne pas exciter les hommes. Mais ça le clergé ne veut pas le comprendre. En expurgeant tous les éléments typiquement européens (païens) du christianisme ils placent sans s’en rendre compte cette religion dans l’univers oriental du littéralisme et des lois religieuses. Et à ce petit jeu là, l’islam est plus fort parce qu’il joue à domicile. D’où leur attitude de dhimmis et de faibles, laissant les musulmans mener “le combat” à leur place dire tout haut ce qu’ils pensent en réalité tout bas.
Je suis pour le port de la burqa par les évêques. Qu’ils se cachent, ces trous du cul sans fesses.
Nicolas de Bouillon repart en croisade ! :-D
Bon, et si on arrêtait la charge, Godeffroy, pour réfléchir calmement à 2-3 trucs, hum ?
1° Les dits “traîtres mitrés” et les “gogos qui applaudissent” n’étaient pas nés, ou pas bien vieux, à l’époque où les francs-macs et autres encartés communistes régnaient sur l’Eglise qu’elle est en France. Vous serez donc un chouilla plus honnête en n’attribuant pas aux successeurs les aberrations de leurs prédécesseurs. Surtout quand les “gogos” que vous allumez sont plus orientés FN que PCF.
2° Ce qui a été perdu pendant deux siècles de dépouillement organisé (souvent de l’intérieur) est bien PERDU. Il y a donc une sorte d’instinct de conservation primaire qui fait que ceux qui ont hérité des ruines aimeraient bien ne pas perdre encore plus. Surtout quand ils voient le prétexte, gros comme une maison, qui va leur être asséné pour leur arracher tout ce qui reste.
Ca y est, vous pouvez remonter en selle.
Profitez-en pour jeter un oeil sur les commentaires du Salon Beige. Avec de la hauteur, on voit mieux.
PS : les évêques qui ne protestent pas sont souvent les mêmes qui persécutent les prêtres et les fidèles “trop catholiques” dans leurs diocèses, ainsi que leurs confrères qui tentent de l’ouvrir.
Je veux bien croire qu’on a les évêques qu’on mérite, m’enfin faudrait pas pousser le bouchon non plus. Vous voyez, l’Eglise qu’elle est en France, là, présentement, c’est un peu une cocotte-minute : la pression monte, parce que ça pousse sous le couvercle.
@Vertumme
” Mais ça le clergé ne veut pas le comprendre. En expurgeant tous les éléments typiquement européens (païens) du christianisme ils placent sans s’en rendre compte cette religion dans l’univers oriental du littéralisme et des lois religieuses.”
Là, à mon avis, vous vous trompez:ils le comprennent trop bien, au contraire. Parce c’est ça qui leur plait, et le christianisme qui leur déplait foncièrement? Ils se trompent en croyant être chrétien. Pas en faisant de simples erreurs de statégie ou de jugement.
Un texte intéressant :
http://www.perepiscopus.org/article-islam-le-pere-daniel-ange-secoue-le-tabou-episcopal-43363651.html
@ la crevette : Merci beaucoup. Le discours est excellent car présentant la rare caractéristique d’être non seulement fondé mais aussi HABILE. Un peu d’invocation des droits de l’homme (pas ce que je préfère mais il est toujours bon d’émettre quelques signaux rituels en début d’article, plutôt que d’appeler directement à la Croisade^^). Puis une excellente comparaison avec le communisme (avec en prime un juste rappel des complaisances passées des évêques occidentaux) qui permet d’éloigner les aspects culturels au point d’en être quasi ethniques, en faisant un parallèle avec quelque chose issu du monde blanc et posé en référence du Mal. Et plus généralement une critique (justifiée) surtout adressée à d’autres Catholiques (à la hiérarchie, en fait) et à juste titre, ce qui est infiniment préférable aux dénégations de certains qui sont incapables de critiquer l’Institution dans laquelle ils se reconnaissent en principe. Dans l’Eglise romaine comme dans les principales Eglises protestantes historiques, le ver est bel et bien dans le fruit.
@Vertumme : que se passe-t-il avec votre si précieux blog?
@ Denis : En ce bas monde, ll n’y a plus de fruit, mais que des vers (et pas poètes pour un sou) Tiens à propos, espèce de sale parpaillot (^^) pendant que je suis là : Savez-vous qui a dit à l’heure de sa mort : “Nous sommes tous des mendiants” ?
Avez-vous des nouvelles de Restif enfin ?
@ M L : Celui qui a ajouté “hoc est verum”.
Restif ? Je lui ai parlé samedi dernier.
… “Dans l’Eglise romaine comme dans les principales Eglises protestantes historiques, le ver est bel et bien dans le fruit.”
Et donc ? Tous chez les évangéliques !!???
@ Denis : Pff ! Je savais que vous connaissiez votre Luther sur le bout des doigts ! Oui, Restif, samedi dernier, mais bon, et alors ?
@ Laurent : J’ai été baptisé catho dans la plus belle cathédrale de l’univers ; j’ai été enfant de choeur et un peu scout (toujours) ; j’adore Luther et Pascal, Descartes, Shakespeare, Marx, Alain, Bachelard, Vialatte, Yourcenar, Cioran, Einstein (etc) ; je suis un enfant de Jeanne, de Marie, de Zeus, d’Hermès et du Grand Pan ; et je connais l’histoire du ver (serpent) et du fruit (pomme) de r(êve) et du vert Adam ! J’aime beaucoup Wilde et Cocteau, je l’avoue ; pas vous ?
“Nous sommes tous des mendiants”, sans vouloir remettre en cause les connaissances de Denis l., GIYBF.
Merci Denis, c’est vrai qu’il est pas mal du tout ce texte.
Marthin Lothar : Restif tente d’installer son internet sous l’œil et les petits doigts extrêmement véloces de son fils qui arrache toutes les prises sans considération aucune pour les grandes œuvres virtuelles du père. Ces enfants! Un engeance, c’est bien connu! Ils nous ferons perdre la guerre!
Actuellement Restif pond ses courriers à plat ventre devant son clavier (sombre histoire de prise trop courte).
Entre Vertumne-qui-veut-réparer-tout-seul comme un grand et Restif qui tente des bricolages nous vla bien…^^
Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a un parallèle entre la graduelle déchéance de l’Eglise (plus globalement, de la chrétienté) et celle de l’Occident. Aujourd’hui le réel tonne à la porte et en France au moins l’Eglise Catholique est littéralement écartelée entre deux ennemis implacables.
Penser que les musulmans sont des “croyants” qui aideront à lutter contre la sécularisation est je le répète une criminelle position de dhimmi avant l’heure. C’est calquer la posture de perdant que nous catholiques avons depuis un bon siècle dans ce pays, sur le schéma du XXIe siècle qui est tout autre. Nous sommes en plein dans le syndrome de la “divine surprise”. Nombreux sont ceux qui à cet égard prédisent quelque-chose comme un schisme catholique voire un nouveau déchirement chrétien, j’en fais partie.
A l’inverse penser naïvement que les athées, les laïcards anti-catholiques qui ont sapé toutes les bases philosophiques de notre civilisation depuis deux siècles vont tout à coup, devant l’avancée quasi-inexorable de l’islam, réaliser leur tragique erreur, avouer la nécessité d’une transcendance et faire tout à coup les yeux doux aux chrétiens – cela est tout aussi criminel. Parce qu’il s’agit en quelque sorte de plaquer un raisonnement purement rationnel sur quelque-chose qui relève presque du choc intime, de la conversion. Les athées ex anti-chrétiens qui tout à coup changent casaque notamment en réalisant que l’islam est le successeur logique du sécularisme relativiste existent, mais ils franchissent le rubicon à titre purement individuel. La Providence va les chercher un par un. Les Catholiques qui s’inquiètent donc de ce regain de niaque laïcard et gauchiste, craignant que ceux-ci en profitent pour asséner le dernier coup de boutoir à l’Eglise en France ont donc également raison.
Résultat des courses: il faut se battre sur les deux tableaux, sans aucun compromis ni avec les uns ni avec les autres. Nos alliés existent cependant, ce sont tout simplement les chrétiens du monde entier, toutes confessions comprises. Avec eux, compromis, prises de risque et sauts dans l’inconnu sont non seulement possibles mais seront même inévitables si l’on veut se sortir de la nasse.
Mais bon tout ceci est compris depuis fort longtemps en ces lieux, ça ne l’est tout simplement pas par la hiérarchie catholique de ce pays. Que voulez-vous…
@ Nicolas & Aquinus : Les malaises de l’Eglise Catholique que vous évoquez ne datent pas d’aujourd’hui, à mon sens. Ils sont même récurrents dans toute son Histoire. Et dès le plus jeune âge ! A lire, par exemple, la correspondance de l’empereur Julien l’Apostat (Oui je sais VADE RETRO SATANAS !) et l’on est édifié dès l’édification…
@ La Crevette (Par tous les fruits de mer, quel pseudo) : Merci beaucoup pour ces nouvelles de Restifs. Taper sur son ordi à plat ventre est bien original, mais surement pas commode… C’est bon pour le dos, cela étant.
Mais comment certains peuvent penser que l’Eglise a une quelconque autorité, qu’elle pèse quelque chose et qu’elle peut servir à la lutte ? Non seulement elle est dans le camps de l’Invasion, mais en plus elle est sortie de l’histoire il y a 2 siècles. Je ne comprends comment Aquinus peut dire que le christianisme ou l’Eglise jouent un rôle alors que la France est athée depuis 2 siècles et que les chrétiens y sont sans influence, sinon néfastes…
Un peu comme de lire des royalistes vous expliquer que les monarchistes jouent un grand rôle et que le salut est porté par eux…
Ce que je dis c’est que l’Occident, les peuples occidentaux, nos familles, notre culture, notre sang, nos us et coutumes suivent exactement le même chemin que celui de l’Eglise – du christianisme – sur notre continent ; mais avec un décalage temporel. C’est frappant. Mieux encore: incroyable de voir si l’on veut bien s’y pencher combien l’anti-chtistianisme philosophique est omniprésent dans les ressorts du cancer mental qui nous ronge.
Il n’est plus question d’évaluer la place de l’Eglise en France mais simplement de constater que maintenant que le catholicisme représente une petite minorité en France, et bien le peuple français s’apprête à tout à fait disparaître de l’Histoire.
@ M L : On n’est pas baptisé “catho”, pas plus qu’on n’est baptisé “parpaillot”. “Un seul baptême”, etc.
Sinon, votre description laisse penser que vous avez été baptisé dans ce qui fut le plus haut édifice de la planète durant 227 ans, et dans un édifice municipal qui fut arraché à ses propriétaires pour être attribuée à une micro-minorité catholique, essentiellement étrangère, en 1681 – vous ai-je bien compris ?
@ Mr. Tanaka : Vous êtes insultant. Ces mots de Luther sont connus de millions de Chrétiens dans le monde (pas seulement allemands, pas seulement luthériens). En revanche, grâce à (vous et) Google, je viens de découvrir GIYBF (”Google Is Your Best Friend”). A titre indicatif, lorsque je dois quelque chose à quelqu’un ou à quelque chose, je le dis spontanément : “Doctus cum Googlo”, “Wiki dixit” – les habitués vous le confirmeront.
Hoc est verum, et nihili nisi verum. Non mais.
le christianisme en France ne représente plus rien depuis 1789 et le triomphe de la Raison. Le XIXe siècle est celui de la passation du pouvoir. Au XXe et surtout de nos jours, le christianisme est inexistant, inoffensif (c’est pour cela que l’on peut diffamer les papes ou jésus sans rien craindre) et sans quelconque pouvoir. Il faut vous y faire: la France est déchristianisée depuis très longtemps et la religion y fait figure de carnaval superstitieux arriéré.
@ bayle : oh mais il y a bien plus simple dans le genre – c’est la France elle-même et surtout son peuple qui sont en train de disparaître définitivement. Il s’agit donc d’élargir un peu votre raisonnement et votre perspective et là tout à coup, on s’aperçoit que ni le catholicisme ni a fortiori le christianisme, ne sont morts.
@ Denis : Il s’agit de celle d’Amiens (mais c’est pur chauvinisme, je vous l’accorde) Cela étant, j’aime toutes les cathédrales qui sont chacune différente tout en se ressemblant toutes — et se rassemblant rarement, c’est vrai. (comme la foi des chrétiens, d’ailleurs et à la base)
Quant au baptême, j’afflue (!) en votre sens, sachant que cette sublime tradition ne coule pas forcément “de source” de chez le Baptiste — mais j’arrête là compte tenu du nombre d’inquisiteurs incultes, morts-vivants cannibales de tout poil courant dans nos rues, de nos jours, mon pôvre Môssieur…
@ M L : Votre description était donc trompeuse. “La plus belle cathédrale de l’univers picard” aurait été justifié, contrairement à cette tentative d’usurper le rang naturel et évident de la cathédrale de Strasbourg.
Par ailleurs, je respecte profondément les Baptistes, qui ont je pense intellectuellement raison sur ce point. Cependant le Salut n’est pas une course à l’exactitude avec élimination des égarés.
La France disparait oui. Mais le christianisme dans cette histoire est hors-jeu, je ne vois pas comment ni pourquoi vous en parlez. Le combat est ethnique (les racailles arabes crient “nique les blancs” et non pas “mort aux kufars”p) et à ce jeu l’Eglise par sa xénophilie congénitale est de toutes façons un ennemi.
@ bayle :
Hors-jeu, peut-être… mais pas suffisamment pour cesser de prendre des baffes. L’athée moyen s’accroche encore à un épouvantail clérical imaginaire qu’il agite avec des cris affolés dès qu’un évêque pointe le bout de son nez.
Si le christianisme avait totalement disparu, il n’y aurait pas de “soeurs de la perpétuelle indulgence”, de profanations “artistiques” (cf. St-Pierre du Mahalon), d’incendies criminels dans des églises (Bourges la semaine dernière), d’injures taggées sur les mêmes églises, de simulacres sacrilèges de “mariage” homo à Notre-Dame, de hurlements des chiennes de garde/MRAP/unions de libre pensée/Act-Up/politicard en baisse dans les sondages dès qu’un responsable catholique ouvre la bouche.
Le catholicisme, à défaut d’être “physiquement” présent en France, l’est en tout cas en tant que “moulin à vent” contre lequel tous les don quichotte en mal de révolte sans risque se ruent sans arrêt. Un indice : cette semaine commence la 5ème polémique nationale sur le Pape en un an (levée des excommunications et affaire Williamson, préservatif, affaire Recife, décret sur les vertus héroïque du Pape Pie XII).
Par ailleurs, les racailles ne crient pas seulement “nique les toubabs”.
Un prêtre de Toul s’est fait dégager de son église à coups de pierres cet été, le voile du djidah recouvrant la croix et tous les vitraux brisés. Il suffit de lire les commentaires des vidéos catholiques ou musulmanes sur dailymotion pour constater que le christianisme, réel ou fantasmé comme chez nos braves athées de combat, est bien considéré comme un ennemi à abattre. De toute façon, le Coran le répète tellement qu’il faudrait être complètement imbécile pour ne pas l’avoir compris (j’en suis à la 2ème sourate, ça fait au moins 10 explications sur le sort à réserver aux “associateurs” – ie les chrétiens – … et il paraît que ce sont les sourates les plus “modérées” – youpi, ça promet pour la suite).
Si le christianisme semble politiquement hors-jeu (enfin… le catholicisme fait encore un beau score à l’extrême-droite et le protestantisme est massivement encarté au PS), il est certain que ce n’est pas le relativisme du “chacun pour soi, le plaisir pour tous” qui va sauver quoi que ce soit.
L’avantage de la Foi, voyez-vous, c’est qu’elle est un absolu. Elle habitue l’homme à s’engager, à faire des choix, à remettre en question son propre confort et son intérêt immédiat pour un intérêt plus lointain et plus grand. Ce n’est pas pour rien si la résistance allemande était, dès les débuts du nazisme, massivement constituée de catholiques. Et les résistants français de la première heure, ils sentaient plus l’Action française que le Capital.
Rares sont les gens qui n’ont pas de religion et qui arrivent à percevoir quelle menace représente l’islam… pour la simple et bonne raison qu’ils ne tiennent pas particulièrement à un “patrimoine” dont ils voient peu l’intérêt immédiat… et n’ont donc rien à défendre. Pour quoi voulez-vous qu’ils aillent perdre leur vie ? Le saucisson de leur charcutier ? Leur cubi de pinard ?
Le catholique “tradi-compatible” voit dans l’islam une menace physique directe et revendiquée, un risque de persécutions déjà effectif dans tous les pays à majorité islamique. Mais l’athée moyen, que voulez-vous qu’il y voie, lui ? Islamisation ? Bah, c’est pas grave, il mettra une barbe ou un voile, et il n’y paraîtra plus. Quel intérêt de mourir pour si peu !
Là où le catholicisme est indispensable, c’est que pour nous, l’avancée de l’islam signifie le choix (passablement désagréable) entre mourir et abjurer. Vu comme ça, d’un seul coup, la résistance devient un tout petit peu plus motivante. ^^
En résumé : il est impossible de lutter contre l’islamisation de la France sans passer par une rechristianisation. Parce qu’à quelques exceptions près, les seuls pour qui le danger est réel et imminent, ce sont les chrétiens.
PS : il faut distinguer, lorsque vous parlez de “xénophilie congénitale”, les “conciliaires” des “fidèles à Rome”. Ce n’est pas vraiment le même discours. ^^
L’ennui étant que les “conciliaires” (et les “catholiques non pratiquants”, dont on aimerait bien qu’ils se taisent au lieu de se faire passer pour ce qu’ils ne veulent pas être) sont plus nombreux, temporairement mais tout de même, que les “fidèles à Rome”.
PS 2 : pour parler de “xénophilie” catholique, évitez SVP de vous référer à des propos du Pape tirés de leur contexte, comme aiment à le faire certains commentateurs. Défendre la patrie est, et a toujours été, un devoir justifié par l’Eglise (quelque chose à voir avec la vertu de Justice ou celle de Force, je ne sais plus). L’idéologie du “village global” est un relent chamallow du modernisme, qui n’a rien de catholique (enfin si : autant que toutes les autres hérésies catholiques). Le modernisme a certes pris beaucoup de place dans l’Eglise (d’où les confusions courantes, en particulier en Europe de l’Ouest), mais n’est pas plus assimilable au catholicisme que l’arianisme qui avait submergé l’Eglise il y a de cela 16 siècles.
(Hum… j’ai fait des fautes dans mon dernier commentaire : “une” engeance et “feront”. )
Oui Martin Lothar, j’ai un stupide pseudo. Mais en réalité, je porte le plus beau prénom de l’univers, en toute objectivité ^^ et c’est une lourde responsabilité. J’aime être presque rien de temps à autre. Une crevette, ça me va.
J’aime particulièrement la cathédrale d’Amiens, dont la famille de mon mari est originaire. J’y ai beaucoup promené des enfants agités durant les offices. Il y a un sol particulier, composé de labyrinthes, tout à fait magnifique…. Les enfants suivaient les dédales dessinés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_d%27Amiens#Le_pavement_et_le_labyrinthe
Et puis il y a le chef de Saint Jean Baptiste!!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_d%27Amiens#Le_tr.C3.A9sor_et_les_reliques
C’est vraiment, vraiment la plus belle de tout l’univers, dans mon cœur certainement!^^
Oh! suis-je bête! Il fallait conclure en lien avec le titre de l’article : la cathédrale d’Amiens est l’Église la plus belle du monde…
@ ancilla : “le protestantisme est massivement encarté au PS” …
… Pour ce qui est du corps pastoral, c’est fort possible. Mais pour ce qui est des autres, soit plus de 99 % ? Les choses ont bien changé :
http://www.reforme.net/dossiers.php?id=203
@ la crevette : ” la cathédrale d’Amiens est l’Église la plus belle du monde ” …
… Sur le fond, je ne me répèterai pas. Ce qui est certain, c’est qu’elle est une église avec minuscule, comme tout bâtiment – gardons les “E” en capitale pour les institutions.
Allons, accordons-lui le prix du plus beau labyrinthe. Et même (sincèrement) celui du plus beau zodiaque :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zodiaque_de_la_cath%C3%A9drale_d‘Amiens
Strasbourg se contentant de la plus belle rosace, de la plus belle flèche, du plus beau pilier, de la plus belle sonnerie, de la plus belle horloge astronomique, en plus que d’un très haut niveau en termes de vitraux, de statuaire, de façade, d’orgue et de chaire. Pas terrible, mais on fera avec^^
N’oublions pas que dans cathédrale il y a cathèdre, et là, la victoire d’Amiens est totale. Par abandon – la concurrence s’étant enfuie, horrifiée^^ :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Cathedrale_Notre-Dame_d‘Amiens_-_Cathedre.jpg
On prendra bien sûr la mention du crâne de Jean le Baptiste, pour ce qu’elle est sur le fond, à savoir une bonne blague :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Amiens_cath%C3%A9drale_(cr%C3%A2ne_de_Saint_Jean-Baptiste)_1.jpg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Jean_Baptiste#Reliques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zodiaque_de_la_cath%C3%A9drale_d‘Amiens
(deuxième tentative)…
(lassant…)
Ciel! des muslims qui prétendent posséder le vrai crâne de JB!! Quelle bande de voleurs tout de même… Je m’insurge. En toute objectivité et sans argument et sans preuve il est ÉVIDENT que le vrai crâne est celui d’Amiens!!^^
Les stalles de la cathédrale d’Amiens :
http://www.stalles-dg.info/Pag/accueil.htm
A montrer aux enfants mais aussi aux plus grands.
c’est comme ça et ça ne changera jamais…
@ La Crevette : J’ai toujours apprécié les crevettes réelles ; désormais, je les adore virtuelles ! Par ailleurs, pour ce qui concerne le crâne de Jean-Ba, disons que c’est son os à 25 ans (les autres auront des reliques d’un autre âge ^^)
@ Denis : Nan na nère heu ! Vous ne vous sentez pas un peu seul dans votre rougeâtre temple strasbourgeois — du reste aussi, une splendeur d’architecture qui de plus, domine de sa flèche spirituelle une province, un pays qui est encore un des rares (seul ?) à conserver son ” âme ” ungula et rostro (comme ils disent) Ce qui n’est pas rien de nos jours ?
@ ML : Rougeâtre peut-être, et strasbourgeois certainement, mais ni “temple” (comme dit plus haut, il a été volé par la soldatesque louisquatorzesque à la Ville libre d’Empire de Strasbourg, et l’Eglise romaine est gravement coupable de recel depuis… et d’ailleurs même avant cet acte de piraterie, il s’agissait d’une église luthérienne et non d’un temple protestant) ni “mien” pour la même raison, et aussi parce que je suis expatrié.
@ ML : Par ailleurs, “unguibus et rostro” peut-être, mais en rêve seulement. Le premier est exclu de par la mollesse de la classe politique alsacienne (notamment à l’égard de l’Etat jacobin), et pour ce qui est du second, de moins en moins d’Alsaciens “parlent comme le bec leur a poussé”…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zodiaque_de_la_cathédrale_d%27Amiens
…^^
@ Nebo : la cathèdre ! la cathèdre !
Si Nebo se montre obligeant sur ce coup-là avec Denis, je viendrais comme la foudre en bétaillère et poêle à la main pour lui rappeler la galanterie la plus élémentaire…Non mais.^^
Je persiste et signe : la cathédrale d’Amiens ou rien.
(je me souviens plus de cette fichue cathèdre? Elle est si terrible que cela?)
Ah! je l’ai retrouvé votre cathèdre : dans wiki http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_d%27Amiens
au chapitre : Le chœur baroque [modifier] : il y a même une photo à droite avec ce texte :
“La cathèdre de la cathédrale est de style baroque et date du XVIIIe siècle. Remarquez à l’arrière plan les superbes grilles en fer forgé, baroques elles aussi, conçues par Michel-Ange Slodtz et exécutées par Jean Veyren.”
Oui, bon tout ceci est un peu flamboyant…
A propos du labyrinthe, cette chose intéressante :
La cathédrale Notre-Dame d’Amiens se distingue des autres cathédrales par son dallage. Il comporte toute une série de dessins différents répartis entre les différents secteurs de l’édifice. Ce dallage restauré au XIXe siècle, a été conçu et dessiné au XIIIe siècle. Parmi la variété des motifs dessinés on trouve, entre autres, le motif de la svastika ou croix gammée.
@ La Crevette : “Parmi la variété des motifs dessinés on trouve, entre autres, le motif de la svastika ou croix gammée.” Hein !!!! Quoi !!!! Vade retro satanas ! J’en suis tout retourné là ! la svastika est le contraire, l’inverse voire l’opposé de la croix gammée ! En fait, elles n’ont rien à voir l’une et l’autre (autrement que par la forme, évidemment)
Cela étant, nous pouvons nous interroger sur la présence de la svastika (symbole — pas forcément hindou du reste, bien plus ancien que le Christ, voire des Grecs) dans ce fabuleux et symbolique labyrinthe ! Bonne question, non ?
@ Denis (et les autres non papistes présents ici) : je n’ai toujours pas trouvé “mon” Eglise, et comme vous disiez qu’un chrétien sans Eglise est la pire des choses…
Le souci, c’est que dans ma région actuelle (Bourgogne du Sud), on trouve, outre l’ERF présente un peu partout, des évangéliques, des pentecôtistes (Assemblées de Dieu) et des Frères surtout (notable implantation ici), notamment des “frères larges” (Brethren, issus des Frères de Schwartzenau, via les USA) et des “frères étroits” (Darbystes), les derniers étant un peu trop sectaires.
Plus quelques Eglises indépendantes “nondenominational”, et une mission tzigane.
Tout proche, à Lyon, évidement, l’offre est plus large, avec l’ERF (6 temples et 9 pasteurs), 1 temple luthérien, 1 anglican (mais le service y est en anglais) et l’Armée du Salut, entre autres, pour les protestants historiques.
Et à côté, une quarantaine d’Eglises évangéliques en tous genres (ADD et divers Pentecôtistes, Baptistes, Frères, Réveil, Evangéliques libres, Eglises ethniques et Indépendants). Et une église de l’UNEREI (Réformés conservateurs), mais assez peu tolérants concernant ma vie sexuelle d’après ce que j’ai vu… ^^
Le luthéranisme faisant un peu trop “monde germanophone”, et l’anglicanisme ‘monde anglo-saxon”, j’ai une nette préférence pour les Réformés, avec qui j’ai déjà pris contact il y a quelques temps, mais j’ai peur de me retrouver au milieu de gens trop “progressistes”.
Mais d’un autre côté, je veux pas aller chez les évangéliques qui vomissent les gays, ni chez les ethniques et les pentecôtistes (je ne crois pas être capable de parler des langues inconnues quand je rentre en transe ^^).
Je vais essayer de pousser mon contact avec l’ERF (où je pourrai pratiquer un peu partout), et peut être avec les Anglicans (pour améliorer mon anglais, et voir des étrangers).
Le but serait d’intégrer une Eglise évidement, mais aussi de me faire des contacts dans la bonne société protestante, et peut-être (ça n’est pas exclu) de rencontrer une fille de bonne famille ^^
Vous en dites ?
Laurent (oui je sais je suis papiste!^^ mais là on s’en fout) : ne pensez-vous pas que vous prenez le “problème” à l’envers? Peut-être devriez-vous songer d’abord à vous déterminer de façon aussi définitive que possible dans un choix hétéro qui a l’air de vous attirer (et que vous connaissez déjà me semble t-il) et puis envisager de trouver une communauté ecclésiale qui vous conviendrait au mieux?
@ la crevette : malheureusement, je n’ai pas choisi cette situation, et je n’ai pas envie de penser (en l’état actuel des choses) finir comme un homosexuel refoulé, marié avec enfants, et qui a une double vie… (je crois savoir que ça existe assez). Le “retour”, ça viendra naturellement, ou ça ne viendra pas.
@ Laurent : Je réfléchirai à votre problème ecclésial. En attendant, je pense que l’idéal pour vous serait de passer un accord sur des bases saines avec une lesbienne (certaines sont conservatrices, voire mieux encore) pour laquelle vous pourriez éprouver une certaine amitié réciproque (la qualité la plus difficile à atteindre dans le mariage, un peu comme le Graal ou le goût de pétrole dans un grand Riesling). Sur ces bases-là, rapports inexistants et remplacés par l’éprouvette, ou rapports limités à la reproduction (et plus si entente^^), mais transmission de la vie assurée, ainsi qu’un cadre stable puisque dédié au “projet parental” comme on dit aujourd’hui. Stable et assurant la structuration hétérosexuelle symbolique de l’environnement de la progéniture. Pas de cachotteries, pas d’adultère, pas de petites mauvaises odeurs. Les petits bénéfices matériels de la cohabitation et du mariage, en prime. Je ne serais même pas choqué par un mariage religieux, à la limite. Etant bien entendu que dans mon esprit et j’espère dans le vôtre, le mariage n’est pas un sacrement (et si on tient tout de même à ce que c’en soit un – le mot recouvrant une réalité indicible et donc floue – certainement pas dans la même catégorie que le Baptême et l’Eucharistie). Songez-y. Un peu de prière ne nuisant pas à la réflexion, soit dit en passant (et contrairement à ce que croient athées et païens).
(j’ajoute qu’une vie bonne – surtout pour un homme, un vrai, et plus encore pour un Occidental, un vrai – repose notamment sur l’acceptation d’un certain degré de refoulement, également connu sous le nom de maîtrise de soi)
@ Denis : mouais… moi je pensais que le refoulement, c’était plutôt une institution des sociétés arriérées musulmanes… où l’homosexualité n’existe tout bonnement pas, et où on fait tout en cachette, en donnant le change par surenchère virile… bref, tout ce que je déteste chez les rebeus gays.
Quant à me trouver une Eleanor Roosevelt, je ne sais pas. Et rassurez vous, dans mon esprit j’ai toujours été protestant, dans la mesure où en matière de sacrement, j’ai toujours été pour le strict minimum (n’ayant quasi aucun intérêt pour eux).
Eh bien ! Laurent, ce que vous propose denis l. est pourtant fort raisonnable. Il ne s’agit pas de “refoulement”. Hypocrisie ? et alors ? n’est ce pas le lot commun ? Faites vous partie de ces nouveaux enragés puritains qui pourchassent l’hypocrisie partout où elle fait ses preuves ?
@ Laurent : En fait, il faudrait supprimer le refoulement… le MOT “refoulement”. L’humanité arrivait à penser à peu près correctement avant les fumeuses théories freudiennes.
Le problème est que ce vocabulaire nous a été imposé à un tel point que certains mots de Freud sont aujourd’hui passés dans la langue courante. D’où la formulation de mon # 53, laquelle ne devait rien au hasard.
Ce que vous aviez en tête au sujet des Gnoules porte un nom, c’est l’hypocrisie. Un mot éprouvé.
Par ailleurs, je ne comprends pas très bien votre allusion à ER. On a vaguement parlé d’une liaison lesbienne, mais les arguments sont peu convaincants. Alors que l’hétérosexualité de l’intéressée est, elle, indiscutable.
Moi non plus je n’ai pas compris. Il me semble bien qu’ER avait eu une affaire avec un tout jeune homme un peu agité, non ?
Il y avait surtout eu cette longue liaison avec son garde du corps (présumée non platonique) et dans les ultimes années avec son médecin (présumée platonique).
(Wiki dixit dans le second cas)
Excusez cette intrusion dans la conversation, mais on m’a dit qu’il y avait nombres de chrétiens qui trainaient leurs guêtres par ici.
Si l’un d’entre eux était assez bon pour nous expliquer le pourquoi du comment de cette merde – http://conditoralmesiderum.blogspot.com/2010/02/jesus-or-not-jesus.html , Dieu le lui rendrait au centuple.
@ H H : Perdre du temps avec quelqu’un qui non seulement accorde du crédit à “Zeitgeist” mais s’en flatte, non merci.
Ah c’est donc ça le fameux denis l., on m’avait parlé de lui aussi, c’est vrai qu’il a l’air gentil comme tout…
Je suis tout à fait enchanté de cette rencontre, mais bon, moi, je veux parler à quelqu’un de chrétien… et puis je n’accorde pas vraiment de crédit à Zeitgeist ni ne me flatte, et encore moins je crois, de lui en accorder (quelle déduction étrange vous faites là Monsieur) si vous voulez tout savoir: je me contente de poser une question qui me taraude.
J’ajoute que la thèse émise par Zeitgeist a été reprise dans le documentaire Religolo de Bill Maher (mais attendons l’avis éclairé de denis l. pour savoir s’il faut accorder du crédit ou non à ce film).
“je n’accorde pas vraiment de crédit à Zeitgeist ni ne me flatte, et encore moins je crois, de lui en accorder (quelle déduction étrange vous faites là Monsieur) si vous voulez tout savoir: je me contente de poser une question qui me taraude” [ au # 61 ] …
… “J’ai découvert cette théorie (ma foi, plutôt convaincante), il y a quelques temps, dans le fameux Zeitgeist de Peter Joseph” [ sur son blogue ] ….
… No comment.
C’est la théorie que je juge convaincante (et vous? non? pourquoi?), pas Zeitgeist…
Pourquoi jouer sur les mots et tenter d’humilier le pauvre Hoppy, depuis deux commentaires maintenant, de manière grotesque et puérile?
Il y a quelque chose qui vous défrise mon vieux?
@ Denis et SK : j’ai toujours entendu parler d’une lesbienne cachée en ER, après, comme vous dites, ce sont peut être des rumeurs (éventuellement propagées par les anti-féministes ou l’Eglise catholique ^^).
Pour le reste, je prends note, mais malheureusement, comme disait St-Thérèse d’Avila : “Nos désirs sont sans remèdes”…
Si ce mot “refoulement” est passé dans la langue courante, il a dû perdre le sens que lui attribuait la psychanalyse, alors. Du moins si la langue courante donne bien à ce mot le même sens que vous et Laurent.
Je crois en revanche que, selon Freud, un désir “refoulé” n’est pas un désir conscient mais inconscient : il émane du “ça” (de l’insconscient) et ne parvient pas (ou pas encore) à se frayer un chemin jusqu’au “moi” (à la conscience, pour aller vite(1)), car le “surmoi” – soit la force des interdits que l’individu a inconsciemment interiorisés, qu’il s’agisse d’interdits posés par le père, ou plus généralement, par la société – y fait obstacle.
Or, le désir de type homosexuel de Laurent est pour le moins conscient. Laurent ne saurait donc devenir, comme il le redoute, un homo refoulé (notion impliquant l’incapacité de s’avouer à soi même son homosexualité) mais plutôt – si ça devait finalement être son choix – un homo réprimé : il aura choisi de réprimer consciemment sa pulsion.
Si je mentionne ça, ce n’est pas que je croie à la psychanalyse, notez bien. Mais, quitte à lui emprunter certains de ses termes – même pour en prôner la suppression – autant connaître leur véritable signification (que la langue courante a vraisemblablement déformée).
(J’ai dû apprendre ça en cours de philo de Terminale ; on devait en avoir une ou deux heures par semaine, à mon époque…)
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(1) Le “moi” freudien n’équivaut cependant pas exactement à la conscience dans la mesure où certaines pensées peuvent quitter cette dernière et faire encore partie de votre “moi”. Mais vous pourrez vous en rappeler facilement, sans que le “surmoi” y fasse obstacle.
@ M M : Dans un monde parfait, vous auriez noté que je m’en prenais à un MOT et non à un CONCEPT. Je n’ai d’ailleurs rien contre le concept freudien de refoulement en particulier, rejetant les théories de Freud en bloc.
Il me semblait clair, vu le contexte, que j’employais le mot “refoulement” au sens courant, bien plus étendu que le sens freudien originel. J’admets que la phrase suivante (la seconde de mon # 56, donc), en revanche, pouvait générer une ambiguïté à cet égard. Vous avez choisi, et je vous reconnais bien là, de retenir l’interprétation qui vous permettait de nous donner, en réponse, une de ces charmantes petites conférences dont nous raffolons. Soyez-en remercié^^
P.S. : j’ai aussi eu un peu de Philo en Terminale, merci bien. En prépa aussi, d’ailleurs. Ainsi qu’en d’autres lieux. Et alors ?
http://www.firstthings.com/article/2007/01/europersquos-problemmdashand-ours-9
“Pourquoi le problème de l’Europe est aussi le nôtre”.
Parfaite analyse de la situation européenne de George Weigel, penseur catholique américain, si vous avez la patience de lire. Y sont évoqués, en vrac, l’humanisme athée européen, Soljénitsine, la Pologne, le gouffre civilisationnel de la Grande Guerre, la dialectique Mars/Vénus de Robert Kagan, les illusions de la “paix perpétuelle”, la crise démographique, l’immigration et ses conséquences… presque une base de projet de re-civilisation…
@ Denis
Comme vous faisiez un peu le procès de la psychanalyse, il m’a semblé que mes précisions n’étaient pas sans liens avec votre discussion.
Laurent exprimait sa crainte de devenir un “refoulé”. Vous avez déploré, en substance, qu’il se pose des questions inspirées par la psychanalyse – ou du moins qui témoignent de la façon dont cette dernière a été reçue dans le grand public.
Or, je ne suis pas sûr que Freud entendait justifier, ni le relâchement des moeurs, ni le laisser aller dans quelque domaine que ce soit au motif que l’on disposerait désormais, grâce à la psychanalyse, d’excuses pour se conduire comme on le fait. Voilà donc à quoi je pensais lorsque j’ai précisé le sens, pour Freud, du mot “refoulement” : aider ses patients à comprendre ce qu’ils refoulent devait, dans son idée, leur permettre de cerner les motivations cachées de certains de leurs actes, qui leur paraissent aberrants et qu’ils déplorent. Mais comprendre son désir n’implique pas qu’il soit moral de lui donner libre cours.
Donc, vous le voyez, le contresens que faisait Laurent dans l’emploi du terme “refouler” (”Ah non, alors ! Si je me surveille trop, je risque de devenir un refoulé !”), par rapport au sens qu’en donnait Freud, était tout de même trop considérable.
Pour juger des torts de Freud, prenons donc aussi en compte ce qu’il a réellement prôné, nonobstant la façon dont ses idées furent reçues. Le grand public voulait peut-être bien être influencé de la façon dont il l’a été, et si ça n’avait pas été par les théories de Freud, ça l’aurait été par d’autres, sans doute.
Il demeure, évidemment, d’excellentes raisons de snober la psychanalyse : comme le fait qu’on ne puisse lui attribuer – de façon vérifiable – aucune amélioration réelle de l’état des patients.
C’est déjà assez. La délégitimation de cette doctrine sera d’autant plus efficace qu’elle s’appuira sur les meilleurs arguments.
Pour conclure, si mon propos n’était certes pas d’excuser la psychanalyse, je prétendais un peu, je l’avoue, proposer un élément d’explication au fait que certains conservateurs/réactionnaires (1) lui font une bonne part dans leur discours : c’est qu’ils ne doivent pas y discerner, contrairement à vous, de vraies justifications au progressisme actuel.
C’était pour dire que je n’ai pas fait d’efforts spécifiques pour être au courant de certaines notions de psychanalyse. Pour ne pas être catalogué ainsi, des fois que.^
(Et c’était aussi pour rappeler qu’on ne saurait faire abstraction, quitte à le déplorer, de l’influence de la psychanalyse dans l’histoire des idées – notamment philosophiques – au point que cela pouvait figurer dans un programme de terminale ; ce qui n’allait peut être pas de soi).
Cordialement.
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(1) cf Zemmour, mais il n’est sûrement pas le seul. L’Eglise actuelle, par exemple, s’appuie sur la psychanalyse pour expliquer l’homosexualité comme un échec à parvenir à la véritable maturité sexuelle. De cette façon, elle croit sans doute sauver un peu de libre arbitre ; puisque, selon l’explication freudienne, l’homosexualité ne serait pas innée mais acquise (certes très tôt) et s’apparenterait davantage à une anomalie qu’à une simple différence ayant sa place dans la Nature.
@ Misanthrope et Denis : que ce soit refoulé ou réprimé, ça revient au même. J’ai vécu une sexualité en grande partie refoulée jusqu’à mes 24 ans, c’est pas pour me réprimer quelques années plus tard et retomber dans le désert affectif et sexuel que j’ai connu (puisque bon, les filles, c’est bien gentil, mais quand on se fait chier avec, on se fait chier).
Quant à savoir si l’Eglise (de Rome ou autres) est capable de détenir la vérité sur un mystère scientifique, j’ai quelques réserves… je suis bien placé pour savoir que ça n’est pas acquis.
Vous a-t-on jamais demandé de refouler entièrement vos sentiments et votre sexualité, à vous ?
@Laurent
Ah mais vous faites bien ce que vous voulez. Moi, je ne vous prescris rien en matière de moeurs, puisque je ne suis ni chrétien, ni freudien. :-))
Simplement, il se dégageait de votre discussion avec Denis que la psychanalyse aurait fourni je ne sais quelles munitions théoriques à l’apologie de morales dites permissives. C’est du moins ainsi, m’assure-t-on, qu’elle aurait été comprise par le grand public. J’ai alors fait valoir que le grand public aurait commis, dans ce cas, un contresens, et que les concepts psychanalytiques eux mêmes n’y sont pas pour grand chose.
Mais non non, rassurez-vous, pas de jugement de valeur de ma part sur votre mode de vie.
D’ailleurs, pour revenir au sujet, je considère plutôt que l’Eglise catholique en particulier et le christianisme en général sont souvent conservateurs/”sévères” sur des questions non-fondamentales – telles que les moeurs – et progressistes/”cléments” sur des choses importantes, comme la question migratoire.
(Je ne peux pas vous dire mieux. J’ai même failli vous suggérer de résoudre votre problème en vous autoproclamant pasteur. Vous pourriez alors prôner la doctrine chrétienne adaptée à vos besoins : progressiste ou conservatrice selon ce qui vous convient dans les différents domaines qui vous intéressent. Vous mettriez ainsi à profit la spécificité du rapport protestant aux Ecritures.)
Cordialement.
@ Laurent : ” Vous a-t-on jamais demandé de refouler entièrement vos sentiments et votre sexualité, à vous ? “…
… Je perçois ici le double écho d’un égalitarisme mal placé dans le cas précis, et d’une geignardise toujours déplacée.
Egalitarisme mal placé, car une sexualité fertile, que ce soit effectivement, potentiellement ou symboliquement, ne saurait être mise sur le même plan qu’une autre. Idem pour une sexualité autour de laquelle toute la société est structurée.
Charitablement, je ne m’étends pas sur le thème de la geignardise.
Par ailleurs, je me permets de vous faire observer que ce que je vous ai aimablement suggéré comme pis-aller, ne vous contraindrait pas à “refouler entièrement vos sentiments et votre sexualité”. Quoique je sois gêné par la mention de “sentiments” chez quelqu’un qui fait dans l’exotisme… Je ne me ridiculiserai pas en suggérant que l’homosexualité est incompatible avec d’authentiques sentiments. En retour, merci à vous de ne pas ridiculiser les sentiments – le mot comme le concept ;-) – alors que tous les échos que vous nous donnez de votre vie “sentimentale” sont d’un sordide achevé.
@ M M : Ce que vous suggérez du Protestantisme (on s’autoproclame pasteur, le rapport aux Ecritures est parfaitement libre) est hilarant. Parce que ce que vous suggérez est dans le premier cas le contraire de la vérité(*), et dans le second cas le résultat d’une confusion (l’examen est libre, pas le rapport aux Ecritures que les Protestants ont la faiblesse de croire plus étroit et rigoureux chez eux qu’au Vatican). Car effectivement, c’est Rome qui s’autorise des libertés parfois spectaculaires (pour ne pas dire éhontées) avec les textes.
(*) le Protestantisme dans lequel on peut (en théorie) s’autoproclamer pasteur (ce qui ne servira à rien si on n’est pas reconnu par des tiers), bref le protestantisme évangélique, est aussi celui qui serait le plus “père sévère” à l’égard de la sexualité Laurentienne. Plus encore que le Catholicisme romain.
D’ailleurs, si l’on veut adopter une perspective homosexuelle, les Evangéliques sont les plus brutaux des méchants persécuteurs, les Papistes étant moins brutaux mais infiniment plus hypocrites (les penchants d’une forte minorité de leur clergé étant ce qu’ils sont).
Je termine en rappelant qu’historiquement, les pays protestants (du temps où ils prenaient l’Ecriture plus au sérieux) étaient plutôt plus répressifs à l’égard de l’homosexualité, que les pays catholiques. Ce qui s’explique par une plus grande prise au sérieux de l’Ecriture bien entendu, mais aussi plus spécifiquement par un rapport plus étroit avec l’Ancien Testament (lequel ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit des Ben Laurent de l’Antiquité), et plus généralement par un niveau d’exigence morale, plus élevé^^ (la relative tolérance des Romains pour l’homosexualité étant mise par les Protestants d’autrefois en parallèle avec leur tolérance plus grande pour la corruption, ou pour la paresse)
@ Denis : LOL !
Je ne suis aucunement geignard, et je ne réclame pas l’égalité, simplement qu’on me foute la paix avec ma vie sexuelle (je parle dans la société en général, pas ici, c’est un défouloir pour moi ^^).
Ma vie sexuelle, ET sentimentale, j’insiste. Je vois que l’histoire des “rebeus” vous a profondément marqué, mais pour autant, au risque de vous surprendre (ou de vous choquer), il arrive que des couples gays durent, parfois même plus que les couples hétérosexuels, dont je ne rappellerais pas le taux de divorce/séparation.
Ravi que ça vous fasse rire, parce que ça ne se voulait en effet pas très sérieux, même si je n’ai pas mis de smiley.
Rassurez-vous, j’avais vaguement conscience que le rapport historique des Protestants aux Ecritures n’a pas simplement consisté à interpréter ces dernières en fonction des convenances personnelles des premiers. Je me demandais bien, en revanche, si mon outrance vous ferait tiquer, ou si son énormité même vous aurait convaincu de la prendre en bonne part, c’est à dire comme une pique sans aucune prétention à la bonne foi^.
Vous n’avez cependant jamais contesté – n’est-ce pas ? – que même les lectures les plus fondamentalistes de la Bible supposaient un minimum d’herméneutique (”Il n’y a plus ni homme ni femme”, ce n’est pas littéralement vrai…). J’imagine donc que les exégètes les plus progressistes ont considéré – puisqu’il est constant que certaines parties des Ecritures doivent absolument être interprétées – qu’un grand nombre d’autres vérités également tirées des Ecritures – et comprises jusqu’à présent au sens littéral – nécessitaient sans doute, elles aussi… un travail d’interprétation. Travail qu’il leur revenait donc à eux – exégètes progressistes – d’accomplir.
C’est à mon sens le caractère incontournable de l’herméneutique – fatalement plurielle chez les Protestants (1) – qui explique le si large éventail de tendances en leur sein, tendances parfois plus fondamentalistes que le catholicisme, comme vous le souligniez, mais parfois aussi plus tolérantes (ou laxistes), et vous m’accorderez que l’on rencontre également ce dernier cas de figure, surtout de nos jours.
Toutefois, l’éventail de toutes les interprétations possibles des Ecritures n’a peut-être pas encore été complètement exploré… Je me disais qu’il devait bien exister, dans l’ensemble des herméneutiques possibles, une lecture de la Bible correspondant à ce que Laurent recherche. Après l’Oulipo – la littérature potentielle – pourquoi pas l’herméneutique potentielle ?
__________
(1) davantage plurielle que chez les Catholiques, dont les réflexions dans ce domaine demeurent soumises à l’autorité du Pape.
Euh oui, chez les Réformés de l’ERF, justement.
En même temps, puis-je me dire “réformo-anglican” si je fréquente aussi la Lyon Anglican Church de temps en temps ?
Mais pas trop longtemps non plus, étant donné que j’ai cru lire quelque part que les Anglicans se rapprochaient de l’Eglise catholique à grands pas (Anglicanorum Coetibus etc.).
@ Laurent : Seuls des Anglicans ayant quitté l’orbite de Canterbury depuis des années voire des décennies (par exemple au sujet de l’ordination des femmes), sont l’objet des “attentions” vaticanesques. Et même ceux-là ne rejoindront pas Rome en masse. Vous feriez mieux de vous intéresser d’un peu plus près à ce genre de sujets, si vous voulez éviter de dire des énormités.
@ Denis : de la Traditional Anglican Communion, vous parlez ? Oui.
En revanche, plus sérieusement, je m’inquiète du risque évoqué de schisme au sein même de la Communion anglicane avec les Eglises du Sud, notamment.
Si ça peut aider au débat:
http://www.davidetjonathan.com/
^^
” risque évoqué de schisme au sein même de la Communion anglicane avec les Eglises du Sud, notamment ” …
… Oui, on se demande bien quel sujet empoisonné peut être à l’origine de ce risque de schisme.