Johnny and Mary
Le 13/01/10 à 15:43 par XP
Hommage à John Fante
Patrice était un gars nerveux, court sur pattes et doté d’une intelligence située bien en deçà de la moyenne européenne…
Il postillonnait aux visages des gens, quand il les entretenait de choses qui lui tenaient à cœur…A deux mètres d’eux, ils sentaient déjà son alcool, ce qui ne le dissuadait pas de les coller pour mieux se faire comprendre et serrer leurs clavicules sitôt qu’il atteignait le cœur de son récit, à la manière orientale….Moi, je hais les tactiles et n’en démordrais jamais, l’humanité se divise en deux camps : les bons et les mauvais, ceux qui touchent et ceux qui restent à leur place. ..Je ne veux pas que des gens m’envoient leurs miasmes en pleine gueule et ne veux les frôler avant d’en avoir fait le tour, et cela sans doute parce que je tiens l’homme pour un grand mystère, une forêt vierge au cœur de laquelle, sauf exception, il ne faut pas aller….Un proverbe Allemand nous apprend que le Diable se tient dans les détails, et je crois bien que rien ne dévoile mieux sa présence que les envies d’embrassades, les pincements de clavicules, les microbes lancés en pleine figure et les serments d’amour tombés trop tôt; comme la voix d’un chanteur d’orchestre qui ne connaît pas la musique et ne suit pas les musiciens derrière le rideau.
Dans une large mesure pour me foutre de sa gueule, j’ai offert un jour à Patrice un chien. C’était un Rottweiler qu’il s’est empressé d’appeler Johnny…. Cette bête était un monstre, et je l’ai vu de mes yeux choper à la gorge un Danois grand comme un veau, le retourner, le faire couiner comme s’il s’agissait d’un mulot coincé par un balai brosse dans une maison de campagne et l’enculer comme s’il faisait ça tous les jours…Avec un peu d’imagination, on aurait pu se figurer qu’il fumait une clope, le chien, tant ça semblait lui en toucher une sans faire bouger l’autre, que de sodomiser ce clebs trois fois grand comme lui….Johnny était un chien pédé… Le soir où j’ai tendu le panier à Patrice pour le lui offrir, sa sœur avait préalablement placé sous le coussin du futur serial fucker un forfait de douze séances dans un centre de dressage réputé, mais ce fut de l’argent balancé par les fenêtres : la deuxième fois, il fit celui qui ne voulait pas se battre pour qu’on le raccompagne au vestiaire et quand ils y furent seuls tout les deux, il se jeta sur le moniteur pour le sodomiser derrière une armoire… Il était intelligent, Johnny…
Vous ne pouvez pas vous figurer à quoi ressemblait la bite à Johnny…Si j’osais une métaphore, je vous dirais qu’elle était en proportions identique aux salières métalliques qui sont sur les tables des restaurants bobos de Paris, font de la lumière quand on les manœuvre et donnent l’impression, quand on s’en sert, que l’on est Dark Vador et que l’on dîne avec Jabba le Hutt.
Les gens qui ne connaissaient pas Johnny et lui parlaient gentiment, il les fixait d’abord dans les yeux en remuant la queue, leur léchait ensuite les mains tout en sortant la salière métallique avant de coller son museau sur le visage de l‘ami des bêtes, et tout cela sous le regard sardonique d’un Patrice qui finissait par rappeler son chien. Quand les circonstances s’y prêtaient, il leur expliquait qu’il était bien fatigué, qu’il apprécierait beaucoup qu’un autre se charge de le sortir pour le faire pisser, et son grand plaisir dans la vie était de croiser l’enculé trois jours plus tard, pour lui demander si ça allait…. J’en connais plusieurs qui ont bien voulu rendre service et sont encore en analyse, à l’heure où j’écris ces lignes…
Patrice voyait en Johnny un compagnon taillé pour la lutte et susceptible de l’épauler dans un combat à l’issu duquel seraient remmenés à rien la fracture sociale, intellectuelle et morale qui sépare en deux le genre humain depuis Cro-Magnon, voire le Néandertal…Quand il faisait grief à son prochain de ne pas l’estimer à sa juste mesure où de lui avoir parlé mal un jour, il s’arrangeait pour l’inviter chez lui et le convaincre de sortir Johnny.; c’est ainsi, par exemple, qu’à l’heure des poubelles, on a retrouvé le directeur de l’agence du Crédit Agricole de la rue de Lappe à moitié nu , son costume découpé de bas en haut, du foutre plein la bouche, et tout cela parce qu’il avait eu l’outrecuidance, trois ans plus tôt, de refuser un crédit à Patrice, quand il voulait racheter un night-club-bowling-restaurant sans apport personnel, en province, à trente kilomètres à peine de la ville la plus proche.
Grâce à Johnny, Patrice avait même trouvé du travail. Un emploi de gardien de nuit, dans une zone industrielle…tout allait donc pour le mieux, et comme de bien entendu, ce conte de fée ne pouvait pas durer. Un soir, aux alentours de vingt-trois heures selon la police, des yougoslaves sont sortis d’une Mercedes SE sous les yeux de Johnny et Patrice pour faire un coffre, et le Maître s’est fait défoncer le bide sans que le chien ne réagisse. Pire, il le regardait pendant le carnage en dressant ses oreilles comme s’il s’agissait d’un jeu, et si les voyous ne l’avaient pas aspergé avec une bombe lacrymogène, ils auraient été bien en peine de l’empêcher de prendre la fuite avec eux.
Patrice fut enfermé en hôpital psychiatrique, et Johnny placé chez des paysans de la Beauce moyennant 100 € par mois versés conjointement par la SPA et le service adulte handicapé.
A Saint-Anne, Patrice a eu le droit d’adopter un caniche et des souris blanches qu’il s’amusait à se faire battre entre elles… Comme il allait mieux, le médecin en chef nous a autorisé un dimanche à le sortir à la campagne, pour qu’il puisse rendre visite à Johnny.
Nous l’avons trouvé dans un enclos qu’il partageait avec Mary, une truie de 110 kilos dont il était si amoureux que s’il a bien reconnu Patrice et le lui a signifié, ce fut sans plus, en levant discrètement une oreille. Derrière les barrières, Mary se comportait littéralement comme une grosse dame mal polie et parcourait son territoire de long en large comme si elle était seule, tandis que l’ex-terreur des rues de Paris la suivait pour lui lécher le groin. Au bout d’un moment, lasse, elle l’a coincé sur un piquet, lui a mordu une patte pour le faire crier de douleur, et c’est en boitant mais satisfait de son sort que son amant s’en est allé dormir dans sa niche.
Quand Patrice fut déclaré apte à reprendre une vie normale, il a dépensé le pactole que lui a donné l’Etat pour acheter Johnny et Mary au paysan et s’est marié avec une aide soignante rencontrée pendant son internement, une grosse noire pas commode nantie du cul d’un éléphant qui n’entend pas qu’un homme manque de respect à sa femme.
Tous les quatre, ils squattent une vieille ferme au fin fond de la Creuse et coulent des jours heureux. Il se murmure même que les deux filles de l’histoire seraient pleines…C’est très bien…Il faut repeupler les campagnes de France, emménager le territoire et donner une ardeur nouvelle à ce cher et vieux pays.

Vous n’avez décidément de respect pour rien, le bon dieu passe encore mais le chansons cultes des années 80…il y a des choses qui ne se font pas.
http://www.youtube.com/watch?v=INPHeK05bDA&feature=related
Cher XP, j’attends avec une certaine impatience le jour où vos écrits disponibles pour “le grand nombre” seront décortiqués par nos critiquailleurs de service et que les uns iront de telle interprétation et les autres de telle autre. Je me bidonne d’avance.
Alex, j’en ai emballé de la donzelle sur ce titre lors de mes boums en colonies de vacances…^^… en 1980 j’avais 15 piges… c’est un des très rares morceaux des eighties que j’arrive à écouter, tellement, musicalement parlant, je méprise cette décennie.
Rhaah! Mais c’est quoi cet horrible chien?! Un monstre pervers à l’esprit dépravé!!
Vous avez de très mauvaises lectures, XP, je suis dans l’obligation de vous le dire, tout de go. Si.
@La crevette
Je plaide non coupable. Moi, au départ, je suis un grarçon sain, qui a des lectures saines. Mais des ami(e)s mal intentionné(e)s font rien qu’à m’offrir des livres tout bizzares pour me faire écrire des trucs tordus.
Je suis une victime, dans cette affaire.
@Nébo
Oui, ça va être drôle. Ca va psychologiser sec! Raison de plus pour faire encore pire. Parce que là, je me retiens, en fait. Vous n’avez encore rien vu
@ Nebo : ” musicalement parlant, je méprise cette décennie “…
… Oh non. Ma préférée.
Cher denis, il y a des exceptions qui confirment la règle… ^^
Nan, mais sérieusement, il y a des artistes qui ont émergé dans les années 80 qui sont restés dans ma besace… ^^mais alors la production à grands coups de synthés, de boîtes à rythmes et de réverbérations caverneuses, en tant que “musicien” ça n’était pas du tout ma tasse de thé, mais, disons, que c’était un passage obligatoire pour que, dés les années 90, les vrais artistes apprennent à maîtriser, enfin, tout cet appareillage. Moi qui admire un artiste comme David Bowie, pour ne donner que cet exemple, dans les années 80 il s’est perdu… pour mieux se retrouver dés la décennie qui a suivi… ;-)
Maintenant, peut-être faites-vous référence à vos jeunes années ? ^^
” il y a des artistes (…) qui sont restés dans ma besace ” …
… Les pauvres. Ils en sont ressortis tout encannabissés^^.
Seul un roqueur roturier, que dis-je, un barbare balkanique, pouvait à ce point insulter la musique des années 80. Monstrueux.
“Ils en sont ressortis tout encannabissés”
Ha ! Si vous saviez ! S’ils n’avaient été qu’encannabissés par mes soins, ç’eut été une bonne nouvelle. La plupart étaient déjà cocaïnés et alcoolisés à mort avant même que je ne les découvre…
“Roturier”… vous y allez fort. Nietzsche a dit quelque part qu’un roturier était, pour lui, quelqu’un qui ne regardait guère plus haut que… son grand-père, alors qu’un noble c’était quelqu’un qui avait une Haute Conscience d’être “de” quelque part, “de” quelqu’un, “de” quelque chose. La particule. Et cette personne, consciente de tout ça, souhaitait léguer quelque chose (une façon d’être, au moins, quelques idées… vous voyez, je suis humble), à quelqu’un (ses enfants ? Ses amis ?) et transmettre ce quelque part (Son pays ? Une identité ? Une Histoire ?)…
Bon… vous voyez les questions… ^^
Message personnel à l’endroit d’un gros rouge qui tache, un ivrogne communiste bien connu de nos services:
inutile de bombarder ce fil de commentaires salaces, avec à chaque fois un pseudo différent mais la même adresse IP renvoyant à Lille:
1:aucun ne sera publier, tu pisses dans un violon.
2:il n’y a pas qu’Ilys dans la vie, arrête de ruminer. C’est mauvais pour ton ulcère. Ca plus ton cancer du foie, si tu continues, tu risques de ne pas passer l’année.
3:Ce n’est pas de notre faute, si tu es mauvais en tout et te retrouves sur ton blog avec trois détraqués faisant avec toi l’éloge des camps de concentration communistes. Prends toi en plutôt au Dieu des communistes, c’est lui qui t’a fait comme ça, pas nous.
4-arrête de boire, parce que je t’assure, tes commentaires puient l’alcool et le délire poivrotique.
On s’emmerde autant que ça, dans le 59? On s’emmerde autant que ça, dans la vie d’un ivrogne communiste sans lecteurs?
C’est parce que vous avez employé le terme de “truie”, m’est avis, XP. Je crois que Jérôme Leroy voit (et pas “boit”) rouge lorsque ce mot apparaît sous votre plume. Mais il faut lire Mon chien Stupide, de Fante : c’est un merveilleux petit roman, vraiment drôle, et la fin comporte un épisode mythique avec une truie qui éclaire la “variation”
d’XP. C’est tout.
@la crevette
Ici comme presque partout ailleurs, on se fout de ce que peut dire ou penser Jérôme Leroy. Comme d’une façon générale, on se fout des délateurs, des provocateurs qui se plaignent de harcélement si par hasard on leur répond, des gens qui ponctuent leurs phrases de “bites”, de “couilles” et de “caca” et finissent leurs démonstrations en souhaitant que les mères de leurs adversaires politiques subissent des viols collectifs.
Je voulais juste signaler pour le fun que ce taré continue à s’exciter derrière son ordinateur.