Gazouillis
Le 27/11/09 à 4:08 par Mike Steve Donovan
Plusieurs dans une voiture. On est jeunes. Il est tard. Et on se trouve non loin de la commission d’une quelconque incivilité. Là-dessus, un véhicule de la Brigade Anti-Criminalité vous arrête. Ils sortent les flingues et nous mettent en joue. On nous intime l’ordre de sortir. Ils nous jettent sans ménagement sur le capot. Les hurlements surexcités ne faiblissent pas. Les policiers nous insultent. Je suis à moitié assommé.
Mais je prie surtout pour qu’on ne me fasse pas un contrôle d’alcoolémie.
Non, finalement tout va bien. Après tout, ce n’est pas notre petite bande qui a braqué la station service du coin. Il y a du gros poisson à cent euros de butin à attraper. Les mecs de la BAC filent donc vers de nouvelles aventures.
Je n’ai pas fait Sciences-Po. Je n’avais pas, alors, de compte facebook. Mon président d’université n’était pas Richard Descoings. Je ne suis pas d’origine maghrébine.
Vous m’avez compris, je veux parler de la non-affaire Anyss Arbib*, contre-feu médiatique de la détestable impression que les dernières soirées Algérie-Égypte ont donné à l’opinion et monument essentiel au non-débat sur l’identité nationale.
Je ne suis pas en train de dire que Anyss Arbib n’a pas rapporté fidèlement les évènements dont il a été témoin. Je n’en sais rien du tout. Je n’y étais pas. Je me suis fais bloquer bêtement une fois sur le rond-point de l’Etoile un soir de victoire turque, on ne m’y reprendra plus. A peine oserais-je faire remarquer que, à cette occasion, il n’y avait eu aucune violence. Aucun crachat. Aucune sourde hostilité.
Il faut dire les choses comme elles sont, d’une part nous n’avons pas l’essentiel de l’immigration turque. D’autre part, la France n’a pas d’histoire particulière avec la Turquie.
Pourquoi je dis ça ? Parce que, bien souvent, on nous explique que si la marseillaise est sifflée et que, plus largement, les jeunes d’origine algérienne ont un problème avec la France, ce serait en rapport avec le passé colonial. Qui ne passerait pas -selon l’expression consacrée. Certains n’acceptent pas cet argument. Pour ma part, je le reçois. Ne serais-ce que parce que, personnellement, quand je vois un drapeau algérien dans la rue, instinctivement, une forme de répulsion et d’hostilité me gagne. Je comprends donc ce qu’ils ressentent pour la France. J’ai le même sentiment pour l’Algérie.
Oui, l’esprit revanchard marche dans les deux sens en l’espèce.
Mais, moi, je ne vis pas en Algérie. Ce n’est pas qu’une histoire de cohérence avec mon peu d’appétence pour le pays et ses ressortissants bien entendu. Il n’y a rien en Algérie qui m’attire. La misère. Le terrorisme rural. La saleté pire qu’à Marseille. Les paraboles. Tous ces trucs de sous-développés quoi.
Ce n’est pas un putain de hasard s’ils viennent ici.
J’en viens maintenant au témoignage de Anyss Arbib. Je passe par charité d’âme sur les moments les plus ridicules de son témoignage. Les indignés s’indigneront. Les chouineurs chouineront. Moi, ça me fait marrer. C’est une autre forme de rencontre avec le réel qu’il a fait. Les agents de maintien de l’ordre maintiennent l’ordre.
Non, ce ne sont pas des danseurs classiques.
J’ai appris au moins une leçon de mes quelques rencontres, plutôt rares, avec la police et la gendarmerie. Ne pas leur répondre. Jamais. C’est lacrymogène. Sur le moment. Et après, quand on raconte ces “gestes injustifiables” et qu’on pleure sur son sort.
Chouiner est d’ailleurs aussi français que de dire “Je fais Sciences-Po” alors qu’on se fait brancher par un flic. Dans le genre, et pas si loin de là, il y a aussi “Je suis le conseil en communication de Raffarin”. D’ailleurs, nul doute que le petit Anyss, bientôt, usera encore et toujours de cette réplique mais montera en grade au fil des ans. Jusqu’au jour où, et il faut le lui souhaiter car ce sera le signe que nous avions raison ici, sa route sera précédée par deux motards de la police nationale.
On imagine déjà un numéro du Point sur la merveilleuse histoire de Anyss Arbib, ministre des affaires étrangères, de gazé à Gaza.
Comment ? J’ai évité depuis tout à l’heure de parler du problème principal ? Le racisme ? Le “sale Arabe” ? Certes. Vous avez raison. J’ai évité d’en parler jusqu’ici. Pour deux bonnes raisons.
D’une part parce que je ne vois pas le problème puisque je ne vois pas de solution. Une sensibilisation des gendarmes aux richesses de la diversité ? Le passage annuel d’un test d’ouverture d’esprit sous détecteur de mensonge ? Franchement ? Bref.
D’autre part parce que le prisme du racisme permet de réhabiliter la République. La donnée que tout le monde retient ici, c’est que des flics racistes s’en sont pris à d’inoffensifs supporters français de l’Algérie habillés aux couleurs de ce pays. Bref, c’est une vilaine ratonnade. Comme aurait pu le faire une bande de ces jeunes d’extrême-droite avec le crâne rasé et qui sont si nombreux dans nos rues. Or, que nenni, c’est la République qui est ici en cause. Le régime. Celui-là même que Anyss Arbib, puisqu’il veut manifestement faire l’ENA, souhaite servir. Régime qui n’a pas demandé aux CRS d’y aller fort par racisme. L’ennemi de la République ce n’est pas l’arabe, c’est celui qui menace la pérennité et la sérénité du gouvernement d’alors.
Que Anyss Arbib, s’il parvient un jour aux plus hautes affaires politiques se rassure, il donnera un jour très exactement les mêmes ordres.

Je n’ai jamais été confronté à un membre de la BAC ou à un CRS, mais il est évident qu’en cas de contrôle, je ne répondrais pas à leurs minables provocations. Juste se taire afin que tout se passe bien. Et vite. Pour ne pas endurer leur présence désagréable une seconde de plus.
je pense que c’est un contre feu médiatique aux violences algeriennes , une maniplation mediatique
“Pour ma part, je le reçois. Ne serais-ce que parce que, personnellement, quand je vois un drapeau algérien dans la rue, instinctivement, une forme de répulsion et d’hostilité me gagne. Je comprends donc ce qu’ils ressentent pour la France. J’ai le même sentiment pour l’Algérie.”
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Ce qui est intéressant, c’est que ce mec est rentré à sciences po grâce aux mesures de Descoing, des bonnes grosses mesures républicaines au nom de l’égalité des chances, comprendre discrimination positive déguisée, et sans cela, il n’y serait jamais parvenu. Et il continue à chouiner contre les représentants de l’Etat raciste. La République pousse elle-même à l’investissement de ses élites par les jeunes issus de la diversité, et je ne suis pas sûr que cela ne change rien à court terme. Arrivés en nombre au sommet de l’Etat, ces gens là se comporteront exactement comme nous pouvons le prévoir. Ils ne seront jamais nos Illyriens, jamais. Et c’est la grande erreur des natios naïfs du FN ou d’ailleurs.
Ce qui est assez amusant, c’est que lui-même témoigne des “débordements” commis par “les jeunes” sur les champs, comprendre pillage en règle par les arabes, ce qui confirme tous les préjugés infâmes dignes des heures les plus sombres etc..mais sur quoi se focalise t-on ? ces petits malheurs de chouineur…. Je crois que ces évênements montrent surtout aux français que le grand rêve d’intégration républicaine est complètement mort. Les français vont prendre conscience qu’il n’y aura plus jamais d’intégration, mais juxtaposition de communautés revendicatives, prêtes à l’affrontement. On continuera à agiter ces mots creux, intégration, identité, république, mais plus personne n’y croira bientôt plus.
On peut raisonnablement penser que le jour où un CRS “issu de la diversité” gazera en le traitant de “sale blanc” ou de “sale bâtard de Français” un fils de bobo défilant bruyamment avec ses amis dreadlockés et foulardpalestienisés pour l’entrée au Panthéon de Julien Coupat, Libération n’en fera pas sa Une.
Je peux parler de ce type il est dans ma classe.
Il est pas forcément con mais disons qu’il a l’intelligence instinctive, pas plus. Ce type a sans doutes de très gros pistons derrière lui.
Vous vous souvenez d’algerie France , le premier envahisseur du terrain était une fille qui a agit sur ordre de l’embassade d’Algerie en france , c’etait meme une proche de bouteflika .Peut etre qu’il s’agit là d’une meme manipulation …
SK > Qu’on ne s’illusionne pas une seconde, ce que Richard Descoing fait n’est pas de la justice sociale. Personne ne pousse à la création d’une nouvelle élite qui empiétera au moins un peu sur celle dont on est issu si on n’attend pas de celle-ci quelques bénéfices. Richard Descoing n’a jamais songé à faire entrer plus de fils d’ouvrier ou issu de la classe populaire française à Sciences-Po. Il est allé chercher les fils de l’immigration dans les cités. Très exactement pour les mêmes raisons qui pousse Sarkozy à parler de discrimination positive. Se concilier cette population. Les uns font le pari qu’elle votera à gauche (surtout si on écoute Pascal Boniface). Sarkozy espère en amener une partie à droite. Le tout chapeauté par quelques éminences grises qui, elles, au-delà même de cet aspect politique, ont fait le pari de l’intégration par le multi-culturalisme, le métissage, l’apprentissage de la diversité et la tolérance à l’école et toutes ces idées pour que, au plus vite afin d’éviter la guerre civile, nous nous mélangions. Et vous savez quoi, je crois que d’une certaine manière, sans que cela ne fonctionne totalement, cela suffira à éviter cette guerre civile.
dhomochevsky > Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une manipulation de la part de l’Algérie. Je pense que le petit jeune homme est manipulé gentiment, il le reconnait d’ailleurs lui-même, par Richard Descoing. Qui l’a poussé à écrire sa mésaventure sur facebook. Ce qui a autorisé d’envoyer Libé et toute la force médiatique de gauche pour étouffer ce qui s’est passé les soirées de match de l’Algérie par la bonne vieille ficelle du racisme. Comme on avait sorti Mustapha Kessous après Hortefeux pour faire perdurer le scandale et pour tenter, encore et toujours, de faire peser toute la responsabilité du racisme sur la France intégralement raciste à tous les étages.
Je ne crois pas qu’ils soient capables d’entretenir la baraque.
@ Ma
“Je peux parler de ce type il est dans ma classe.”
Mettez-lui une taloche de notre part, merci.
Une taloche non-raciste si possible (il nous en ferait tout un flan)…
Ce gugusse là (Anyss Arbib), va manifester sa joie lors de la qualification de l’Algérie pour le mondial de foot, bien. Mais il est marocain non? Je n’ai jamais vu de français (belges, suisses, italiens) descendre dans la rue fêter la qualification de l’Allemagne.
Il fait science-Po, tant mieux pour lui; dommage que Descoing ne fasse pas la même chose pour les berrichons, ardèchois…
En tout cas, il faudra se souvenir que cet imbécile manifestait sa joie pour la qualification d’un pays qui n’est ni le sien, ni celui où il réside, le jour ou il se présentera à des élections.
p.s.: @ Ma: Mettez-lui en une de ma part aussi!
Je pense que comme Mike Steve
Beaucoup d’Algérien sont là pour faire chier le monde, moi je suis libanais , et je peux vous assurer que j’ai rencontré des algériens , ils sont vraiment désagréble, et insupportable, et pourtant je suis libanais et j’ai un peu de culture arabe, c’est incroyable, ils se croie en pays conquis, ils crachent sur le pain que tu lui donne à manger, c’est une population de merde.
Philippe, moi qui suis marocain (par mon père), syrien-libanais (par ma mère), et français (de papier ou de coeur?) je suis entre deux feux! Bien évidemment que c’est une population de merde -et non une minorité. Mais la généralisation se faisant de par et d’autre, des deux côtés, on est forcés malgré soi, et de plus en plus, d’épouser une cause qui n’a pas notre assentiment initial. La liberté est de ne pas tomber dans ces carcans et de savoir rester au-dessus de la mêlée, quitte à aller contre les “siens” fantasmés et savoir ou est la justice et la noblesse: culture arabe ou pas, ces hordes barbares restent une population de merde et il faut se le répéter autant de fois que nécessaire. Quiconque vit parmi eux n’a qu’un souhait: s’échapper et les éviter. Il y a des raisons à cela.
Ces hordes barbares forment une peuplade d’esclaves et comme toujours et partout, ceux-ci progressent grâce à leur grand nombre, leur malignité, leur mesquinerie, leur perpétuelle comédie et leur haine des puissants et des nobles, intériorisée. Leur manigance n’a qu’un but: avoir par la ruse ou la force, ce qu’ils ne peuvent avoir par le talent et l’effort.
Ah oui, Anyss je t’emmerde.
@Patrick, Arzent
Le moment venu, il se n’agira pas d’une taloche.
Je suis dubitative.
N’est-ce pas un rejeton de Sciences po qui se fit récemment agresser par une bande de sauvages casquettés, sous l’oeil intrusif et – en l’occurrence – inopportun d’une caméra planquée près du chauffeur de bus ? Ce pauvre garçon, après s’être fait latter la gueule, a cru bon d’absoudre ses agresseurs dans une interview d’où suintait une lâcheté dérangeante. Les journalistes les plus endoctrinés ont eu peine à broder sur sa version angélique de faits décrits comme ennuyeux, certes, mais surtout révélateurs d’un mal-être profond chez ces agneaux que la France raciste et cruelle fait rien qu’à rejeter continuellement dans les bas-fonds. Après avoir craché quelques articles sans relief, ils ont pudiquement détourné le regard pour passer à autre chose, conservant toutefois, flottant confusément entre deux diktats dans leur cerveau embrouillé, un vague sentiment de malaise.
Or voilà qu’un autre poussin, issu de la même couvée, vient à nouveau exciter leur indignation. Mais dans le bon sens, cette fois. À la régulière, pourrait-on dire, sans élément grossier et non maîtrisable que l’on ne pourrait omettre. Ici pas de vidéo, pas de flic qui la divulgue sur un blog obscur, pas de témoins… Pas de preuves, juste la parole d’un petit gars bien élevé et “brillant”, forcément “brillant”, expression éclatante des succès de l’intégration et de la diversité. Les flics ils l’ont pris à parti ils l’ont insulté “sale arabe” ils ont éructé “ce soir c’est la fête on peut vous tabasser “, “parlez-moi poliment d’abord” il a dit et pan ! gaz lacrymogène dans la gueule c’est odieux révoltant ça ne vous étonnera pas “ce genre de dérives est régulièrement dénoncé par les habitants des cités”, des cités vous dites ? Non des ghettos où l’on parque les jeunes arabes méritants il avait peur il avait froid il est allé pleurer chez Richard Descoings – son patron – qui lui a dit front grave main ferme apaisante “mon p’tit, tu peux pas laisser passer ça”.
Nul doute que Descoings a appelé un pote à Libé, et s’est occupé de la campagne de médiatisation.
Je ne suis pas inquiète pour Anyss Arbib, qui aura effectivement son année. Je serais curieuse, en revanche, de savoir ce qu’il adviendra de l’autre, le pâlichon à écharpe qui, non content de se faire agresser par les mauvaises personnes, n’a pas été capable d’étouffer l’affaire. Pas à la hauteur, le marmot. Suant de lâcheté, liquide de trouille. Pas crédible pour deux sous. Croyez-vous qu’il soit copain avec l’autre ? Descoings l’a-t’il collé au cachot ?