L’affaire des bouquinistes
Le 16/10/09 à 14:49 par XP
Reuters
Selon certaines sources, un scandale concernant le Président Français François Mitterrand (1981-1995) serait a deux doigts d’éclater:L’ancien chef de l’état faisait les bouquinistes et passait de nombreuses journées à relire Chardonne et Barrès, si l’on en croit certains témoins qui ont tenu a gardé l’anonymat.
D’après certains témoignages, le Précisent Mitterrand s’habillait tous les jours d’un chapeau mou de poète et d’une écharpe rouge pour aller se promener dans Paris, à la recherche d’éditions rares, alors que l’électeur et le contribuable l’avait mandaté pour qu’il travaille, se fasse un cul gros comme ça et s’avale des dossiers chiants comme la mort dans le silence d’un bureau.
Si le scandale était avéré, il s’agirait de la plus grande histoire d’emploi fictif de tous les temps, et les Français auraient élu sans le savoir un homme de lettre en lieu et place d’un Président de la République.
Le scandale qui se profile est énorme, chacun espère qu’il ne s’agit que de rumeurs malveillantes, mais il semblerait q’elles soient confirmées par un document de l’INA:François Mitterrand aurait accordé une interview de deux heures à Bernard Pivot, en prime time, pour évoquer les mérites comparés de Maupassant et de Zola, tandis que le nombre de chômeurs frisait déjà les trois millions.
Cette magouille épouvantable consistant à ce que des poètes se fassent élire ou nommer à des postes qui dépassent allégrement leurs compétences, Oscar Wilde l’a jadis résumé en rétorquant à son éditeur qui lui parlait de littérature quand lui, l’écrivain, était venu chercher un acompte:”on ne peut pas se comprendre… je m’aperçois que vous êtes un poète, et que je suis un homme d’affaires”.
Ces pratiques perdurent-elle au sommet de l’État? Il semblerait que non. L’actuel chef de l’État, Nicolas Sarkozy, ne ferait pas les bouquinistes. Il travaillerait. Il tenterait même de faire nommer son fils à la tête de l’EPAD, le pôle de la défense, afin d’avoir un homme à lui à sa tête et d’avoir tous les dossiers qui concernent le poumon économique de la France sur son bureau le matin en arrivant.
Cependant, il existe encore dans l’opinion une propension à vouloir distribuer des emplois fictifs jusqu’au sommet de l’état et donner à des poètes déjantés des postes de gestionnaire tous gris, fâchés avec la syntaxe, copains avec Christian Clavier mais efficaces.
C’est ainsi qu’un taré néo-gaullien du nom de Villepin continue a faire du vent avec ses bras comme il fît jadis à la tribune de l’ONU pour réclamer du “souffle” dans la vie politique française, mot qui devrait théoriquement lui valoir une place en psychiatrie.

Savoureux.
Ridicule (comme d’habitude, ceci-dit. Ni plus ni moins. Plutôt plus quand même). Bonne nuit.
L’addendum sur Vileputain est le bienvenu. Sinon, je crois qu’il ne faut pas sous-estimer le sentiment des Français de vouloir se doter d’un roi. C’est d’ailleurs pour cela que le premier ministre existe, afin de pouvoir se payer le luxe d’avoir à côté de lui un souverain, “un symbole de la nation”, “habité par la fonction”, etc. Bref, un roi qui ne dit pas son nom. Il suffit que le Président devienne actif et pragmatique à l’anglo-saxonne pour phagocyter le premier-ministre et ôter tout intérêt à la fonction de ce dernier.
Délicieux. Malgré la provocation sur “l’efficacité” de Sarkozy, qui s’obstine à déjouer votre théorème. ^^
Dans d’autres pays, ce sont d’authentiques artistes qui sont portés par le peuple aux fonctions suprêmes :
http://schikelgruber.net/hitlerF.html
“Si j’avais une province à punir, je la ferait gouverner par un philosophe”
Louis II de Bavière.
En lisant Platon, on le comprend.
Aime des hères !
Croquignolet! J’aime beaucoup, beaucoup.Comme mon gâteau pour le dimanche, avec sa cerise en Villepin.
VV a dégoté une cerise de trop dans l’efficacité aléatoire de Sarko., mais il va certainement la gober sans sourciller et en toute discrétion.
Oui. J’essaye de bien me tenir à table.
Malheureusement l’avocat fiscaliste du moment ne fait pas en sorte de vous permettre d’acheter plus de recueils de poésie …
Excellent malgré tout.
Gabriel Matzneff dans “Elie et Phaeton – Journal 1970-1973″ chez François Mitterrand, Montherlant s’est suicidé il y a quelques semaines :
“Nous causons divorce donc, mais aussi guerre, littérature, suicide. Mitterrand m’apprend qu’il existe plus d’une dizaine de fausses éditions originales des Liaisons Dangereuses. A propos de Montherlant, il me dit :
- J’ai pensé à vous. Je sais combien vous êtes triste. Moi aussi je suis triste. Montherlant, Drieu la Rochelle, tous les maîtres de ma jeunesse sont à présent morts !
Je lui suggère de faire de moi son ministre des Cultes lorsqu’il sera président de la République. Je rendrai au clergé l’autorisation de faire des processions dans les rues, et j’exigerai que tous les curés portent des soutanes de chez Lanvin, comme Virgil Gheorghiu.
Nous ne parlons pas de politique. Les Mitterrand semblent surtout soucieux de leur prochain déménagement : ils vont quitter la rue Guynemer et s’installer dans un hôtel particulier de la rue de Bièvre. C’est plutôt rassurant. Le Grand Soir n’est pas pour demain.”
http://images.amazon.com/images/P/2710304708.08._SCMZZZZZZZ_.jpg
Parmi les chefs d’ Etat de pays démocratiques on peut citer sans risque Ronald Reagan, pas vraiment une réputation de bourreau de travail .
Du côté des dictateurs, Hitler, Staline et Mao étaient pas mal non plus ( 2 heures maximum de travail par jour ).
L’ actuel de la Corée du nord ne doit pas courir après le travail non plus.
“Si j’avais une province à punir, je la ferais gouverner par un philosophe.”
Frédéric II ( 1712-1786 ) Roi de Prusse
…^^
“Du côté des dictateurs, Hitler, Staline et Mao étaient pas mal non plus ( 2 heures maximum de travail par jour” : vous avez lu ça où ? c’est un souvenir du lycée ?
mischka : Je ne sais pas si ce que vous dites au sujet de Reagan est vrai, mais ce serait tout à son honneur ma foi.
“Government is not the solution to our problem; government is the problem.”
En revanche, concernant les illustres socialistes que vous citez, permettez moi d’avoir de gros doutes. C’est que ça prends du temps d’organiser, d’ordonner, de légiférer, de pactiser, de théoriser, de classer, de trier, d’enregistrer, de taxer, de monopoliser, de guerroyer, etc. Je n’y crois pas une seconde. Ces gens étaient très certainement des acharnés de travail.
“Government is not the solution to our problem; government is the problem.”
Quel sale anarchiste ce Reagan !
@SK et nexus
J’ avoue SK avoir cherché, à tort, un effet en attribuant allégrement aux trois despotes marxistes « 2 heures maximum de travail par jour « . Je souhaitais simplement contester une idée reçue à savoir que tous les despotes aient été des bourreaux de travail comme le pense nexus.
S’ agissant d’ Hitler c’ est en tout cas l’ impression que j’ ai eu en refermant les livres de Traudl Junge ( secrétaire du Führer ) » dans la tannière du loup »et de L’universitaire anglais Ian Kershaw qui parle à propos d’ Hitler de ” dilettante ” au pouvoir.
Bradley F. Smith dans son livre », Adolf Hitler. Sa famille,son enfance et sa jeunesse » dépeint Hitler jeune comme un » homme dont les principaux défauts sont la paresse et la passion pour les jeux romantiques. Karl Dietrich Bracher également dans son livre « hitler et la dictature allemande ». fait état de l’ « incapacité (ou son manque de goût ) d’ Hitler pour le travail soutenu ». Bacher évoque » la famille du jeune fainéant » qui « refuse à apprendre un métier(…) et perçoit cher l’ intéressé” une volonté personnelle de fuite devant le travail ».
Enfin mon avis d’ un Hitler pas acharné du tout au travail n’ a pa été démenti par la lecture du livre « J’étais garde du corps de Hitler » de Roschus Misch qui a accompagné le Fuhrer au nid d’aigle de Berchtesgaden Le Berghof l’endroit où Hitler passa le plus de temps durant la guerre.
En ce qui concerne Staline les avis divergent .Selon les auteurs Staline est présenté soit comme un bourreau de travail (nocturne) ou au contraire comme un paranoïaque, débauché et paresseux ( dixit trotsky et khrouchtchev).J’ ai pris ce deuxième avis pour les besions de ma cause.Mea culpa.
Enfin, mon avis concernant Mao au travail m’ est venu également de la lecture du livre de Jung Chang et Jon Halliday, auteurs de Mao, l’histoire inconnue qui décrivent un être pervers, sale, avide de plaisirs.…
Milles excuses pour ce manque avéré de rigueur historique.
Parmi les ramiers qui ont dirigé des états, un nom se pose là:le Général de Gaulle.
“Mao (…) un être pervers, sale, avide de plaisirs…”
Sollers le confirme… ^^Il précise que Mao refusait même de se laver les dents… sympa pour les nymphettes qu’il se tapait sur son lit à baldaquins…
@ Mischka: Staline, contrairement aux rumeurs, était un véritable bourreau de travail. Il se levait très tard (vers 13h-14h de l’après midi) puis bossait sans interruption jusqu’au petit matin, forçant tout l’appareil soviétique à adopter son mode de vie. Celui que ce crétin de Trotsky appelait “la plus éminente médiocrité du Parti” disposait d’une bibliothèque de 30 000 livres, tous lus, annotés, commentés par ses soins. Il semble donc que ce n’est pas au kilo de livres ingurgités que l’on peut juger la “qualité” d’un chef d’état.
Sa meilleure biographie (à mon humble avis) reste à ce jour celle de Sebag-Montefiore: Staline, la Cour du Tsar Rouge, où l’on découvre avec ravissement la personnalité des hiérarques du régime, Ejov le nain bisexuel paranoïaque, Béria le psychopathe violeur quasi-capitaliste, etc.
@Vertumme
“Il semble donc que ce n’est pas au kilo de livres ingurgités que l’on peut juger la “qualité” d’un chef d’état.”
Ce n’est même pas au kilo de livres ingurgités que l’on peut juger de la qualité d’un lecteur.
“Ah, mais oui, mais Sarkozy, il n’a pas lu la Princesse de Clèves, je l’ai lu dans Marianne, meuh!!”
@ vertumne
Merci pour le conseil de lecture du Staline de Sebag-Montefiore que je ne connais pas encore.
@ Mischka : Un vrai paresseux : Franco. Un semi-paresseux : Reagan. Avec Staline à l’opposé, on voit se dessiner la tentation de décrire les chefs d’Etat comme bienfaiteurs de façon inversement proportionnelle à leurs horaires. Ce n’est hélas pas si simple, Miss Maggie ayant été une travailleuse acharnée.
@ Nebo : Evitez de citer Matzneff par les temps qui courent…
@ XP, Nebo : Frédéric II, Louis II, même combat – tous des pédés^^
@ XP : Merci de préciser le sens de votre “ramier(s)”.
@Denis
Ramier: paresseux.
C’ est vrai que c’est plus compliqué que ça. Mais disons qu’on peut mettre au créditde Sarko d’avoir cassé de l’intérieur les institutions de la 5ème république.
La 5 ème était adaptée au GdG, c’est à dire un militaire de carrière qui n’avait aucune appétence pour l’execrcice du pouvoir au quotidien…D’ou le fameux”le président détermine la politique de la France, le gouvernement la met en application” qui était déjà à l’origine de pas mal d’échecs du temps du Général, notament l’explosion des dépenses publics qu’il regrettait mais sur lequel il n’avait pas vraiment prise.
C’est à cause de cette constitution batarde que la France vient de se taper deux rois feinéants. Qui ont pulvérisé leurs seuils de compétence en accédant à l’Elysée.
Toutes proportions gardées, Sarko réajuste le tir comme Louis XIV l’avait fait en supprimant le poste de “président du conseil du Roi” et en rassemblant son petit monde à Versailles. Avec Sarko; les arbitrages ministeriels se fixent à l’Elysée… Ce qu’on appelle dans la presse “l’hyperprésidence”, qui, en réalité, témoigne d’une vision plus modeste du pouvoir executif, mais adaptée aux réalités, plus conforme à la place réelle de la France dans le monde et plus conforme à la vraie marge de manoeuvre du pouvoir.
Or, au risque de me faire incendier, j’affirme qu’à bien des égards, c’est payant:la réforme de la carte judiciaire, des hopitaux, des casernes, de la poste, ce sont autant de dossiers que les rois paresseux n’avaient pas osé toucher.
Alors, qu’il veuille gérer en direct le pole de la défense, ça relève de la bonne gouvernance.
Que veulent les gens? Qu’il joue au golf tous les lundis et les jeudis, pour que des assayistes à deux balles écrivent qu’il a”acquis une stature d’homme d’état”, qui s’est “bonifié”?
Un Hitler paresseux et voué aux jeux romantiques… un Staline qui se levait à 14h… un Mao pervers…
Sainte merde ! je savais bien que j’avais raté ma vocation moi, j’étais fait pour être dictateur :p
“Frédéric II, Louis II, même combat – tous des pédés^^”
Z’êtes sûr ? Moi je croyais que la décadence n’avait commencé qu’avec Tata Mitterrand ! ^^
Moi je croyais que la décadence n’avait commencé qu’avec Tata Mitterrand
La décadence a commencé bien avant. Avec l’empereur Héliogabale, on a atteint des profondeurs de turpitude inouïes dans l’histoire :
Il nomma préfet du prétoire un danseur qui avait été histrion dans Rome ; il mit à la tête de ses gardes de nuit le cocher Gordius, et nomma commissaire des vivres Claudius Censor ; toutes les autres charges furent distribuées suivant que l’énormité de leur membre lui rendait les gens recommandables. Il établit procurateurs du vingtième sur les successions un muletier, un coureur, un cuisinier et un serrurier. Toutes les fois qu’il se rendait soit au camp, soit au sénat, il se faisait accompagner de son aïeule Varia, dont nous avons parlé plus haut, afin que son autorité lui donnât plus de dignité, puisqu’il en avait si peu par lui-même : avant lui, comme nous l’avons déjà dit, jamais femme ne fut admise à venir au sénat donner son opinion et sa signature. Dans les festins, il se plaçait de préférence auprès des hommes prostitués, il prenait plaisir à leurs attouchements, et jamais il ne recevait de personne, plus volontiers que de leurs mains, la coupe, après qu’ils avaient bu.
http://fr.wikisource.org/wiki/Vie_d%E2%80%99Antonin_H%C3%A9liogabale
Le népotisme de Sarkozy, c’est de la gnognotte à côté.
Le népotisme de Sarkozy, c’est de la gnognotte à côté.
Tata Mitterrand et la Thaïlande aussi je pense… ^^
@ Nebo : J’aime bien le parallèle / opposition entre Frédéric II de Prussse et Louis II de Bavière. Des points communs : l’homosexualité, l’adoration de figures masculines charismatiques (Voltaire dans un cas, Wagner dans l’autre), et pourtant… le second incarnant une décadence, le premier incarnant tout le contraire.
Ceci étant, bien sûr que nous nous vautrons dans la décadence ! Mais les aspects proprement sexuels de celle-ci ne sont aucunement décisifs, et relèvent bien plus des conséquences que des causes.
@ Sébastien : Il faut tout de même s’interroger sur l’objectivité de certains portraits d’empereurs^^…
Hitler dictateur paresseux, cela ne m’est apparu ni à la lecture du livre de Kershaw, ni des mémoires de Warlimont, ni des témoignages glanés ici et là de ses chefs militaires, qui le détestaient presque tous, mais qui ne l’ont jamais décrit comme fainéant . Mais j’ai peut être oublié. Quant aux occupations romantiques… avec Blondi, c’est ça ?
Mes souvenirs de lecture du livre de Kershaw sont que Hitler, incapable d’ouvrir un dossier et de s’atteler à un travail suivi, aurait été un adepte du « darwinisme politique », une méthode de gouvernement consistant à charger plusieurs collaborateurs du même dossier pour les faire s’étriper et donner raison au vainqueur.
J’ observe que ce tempérament du Führer n’ est aucunement incompatible avec le fait que ce dernier fût doté des qualités exceptionnelles suivantes:mémoire, concentration, sens de l’essentiel, connaissance des hommes, suite dans les idées et surtout courage bref la panoplie qui devrait être exigible de tout candidat à de hautes fonctions.
Et c’ est le point oû je suis en désaccord avec le dernier commentaire de XP qui impute aux qualités de bosseur de NS « la réforme de la carte judiciaire, des hopitaux, des casernes, de la poste (..) autant de dossiers que les rois paresseux n’avaient pas osé toucher ».Sur ces dossiers délicats c ‘est le courage politique de NS qui prévalu essentiellement.
La réforme d’ un pays tel que la France est surtout affaire de courage politique. Ce dont on a besion c’ est d’un homme d’ Etat courageux c’ est à dire prêt à affronter et tenir bon face aux tirs croisés provenant du camp autoproclamé du bien : partis,syndicats, associations médias,…
A choisir, je préfère un homme d’ Etat paresseux et courageux à un homme d’ Etat bosseur mais peureux.
“A choisir, je préfère un homme d’ Etat paresseux et courageux à un homme d’ Etat bosseur mais peureux.”
Il me semble que les deux qualités sont consubstantielles.
Elles le sont en tous cas ici et maintenant. En ce moment, selon moi, le courage, pour un chef de l’état, consiste d’abord à redescendre sur terre, à se passer du confort que les institutions de la 5ème confère au chef de l’état.
La chance de Sarko, c’est d’avoir presque vécu dans l’intimité familiale de Chirac depuis qui celui-ci avait 40 ans passés, qu’il était un jeune loup. Il a vécu de près toutes les étapes, de celle du jeune loup, donc, presque idolatré par le peuple de droite (si, si….), jusqu’au président de la république qui arrive au pouvoir et ne sait pas quoi en faire, qui se requinque dans une cohabitation, et qui se fait réelire par miracle et fait une sieste de cinq ans à l’ Elysée, persuadé que tout ça ne sert à rien.
Autrement dit, Sarko sait très bien qu’un Président de la République Française, ce n’est pas grand chose. D’ou d’ailleurs, la joie presque enfantine qu’il manifeste:s’il était impressioné par la fonction, il se serait raidi, comme ses prédessesseurs.
@ XP : pas faux tout ça mais un bémol tout de même concernant la Ve. La démocratie médiatique, celle qui a véritablement émergé dans les années 1960, incite dans sa nature même à a lâcheté. Se prendre la meute bien-pensante, media en tête, en pleine face est un risque électoral qui s’avèrera un échec 99 fois sur 100. Le seul qui puisse se permettre d’être un peu au-dessus de la mêlée et donc de faire preuve de courage, comme le fait Sarkozy sur un certain nombre de dossiers (tout en faisant montre d’une incroyable lâcheté sur d’autres, plus décisifs), c’est le président et ceci précisément grâce à la constitution monarchique de la Ve.
Les appels incessants de la gauche pour une VIe république parlementaire n’ont pour but que de dégommer la dernière fonction étatique qui ne soit pas totalement soumise à la démocratie médiatique. Ils reconnaissent eux-mêmes que la présente constitution est un obstacle dans son essence, à leur prise de pouvoir complet.
@ sébastien : sur Hélogabale :
” (…) ses biographes, partiaux, ayant en effet fortement exagéré ses vices. Ces écrivains antiques, en racontant sa vie, se montrèrent en l’occurrence plus moralistes qu’historiens. Par des descriptions violemment contrastées, ils opposèrent un empereur qu’ils voulaient totalement pervers à son cousin et successeur, Alexandre Sévère, qu’ils présentaient (avec tout autant d’exagération) comme le parangon de toutes les vertus.”
Surtout qu’Hélogabale (203-222) est arrivé au poste a 14-15 ans, pour finir à 19… C’est comme si Sarko mourrait et que c’était le petit Louis qui prenait la suite directement !
Héliogabale. Avec un i.
Merci pour la citation. Je savais que sa biographie est en grande partie légendaire. Mais ça m’amusait de citer ce texte.
Je vous recommande le petit livre qu’Antonin Artaud lui a consacré. C’est de la bonne littérature.
http://www.amazon.fr/H%C3%A9liogabale-Lanarchiste-couronn%C3%A9-Antonin-Artaud/dp/2070284727
100 % d’ accord avec l’ analyse d’ Aquinus.
La réforme de 1962 du Général De Gaulle visant à faire élire le président de la république au suffrage universel direct a effectivement « monarchisé » la fonction présidentielle.Le président est oint par le suffrage universel duquel il tire son immense légitimité qui lui permet de résister à toutes les attaques des contre-pouvoirs non institutionnels c’ est à dire les médias et la rue ( défilés , manifestations ).
La mainmise idéologique de la gauche est une donnée fondamentale dont doit tenir compte tout candidat futur (et courageux ! ) à la réforme du pays. La gauche en effet garde la haute main sur la société française à travers l’école, les syndicats et les médias.
C’ est pourquoi je ne peux souscrire à votre affirmation XP selon laquelle « un Président de la République Française, ce n’est pas grand-chose ». Je pense que la gauche pense le contraire et elle en a peur comme le souligne Aquinus.
Le président et sa majorité parlementaire dispose du pouvoir de changer les lois et c’ est pas rien ( rétablissement du droit du sang , de la double peine, …) et surtout celui de modifier la constitution afin de couper l’ herbe sous le pieds de la gauche , des associations et des contre-pouvoirs institutionnels tels que le Conseil d’ Etat, le Conseil Constitutionnel et la Cour Européenne de Droits de l’ Homme.
L’ établissement de la préférence nationale, le rétablissement de la peine de mort,etc,….ne pourront se faire sans ce détour normatif.