Bégaudeau, patoi du Bégaudeau, région du Bégaudeau
Le 10/09/09 à 16:56 par Il sorpasso
Tarantino ne dit rien car il a mieux à faire. Il a à faire des scènes. La somme de ces scènes fait un film, rien qu’un film, mais un film est tout sauf rien. La dernière partie, nommée symptomatiquement “la vengeance du gros plan”, est joliment traversée par le fantasme que par sa seule puissance matérielle, le cinéma puisse solder la guerre (toutes les huiles nazies calcinées par le nitrate enflammé des copies de films). Chaque œuvre de Tarantino est une “opération kino” qui littéralise cette métaphore. En fabricant les films qu’il fabrique, méthodiquement ludiques, rigoureusement fantaisistes, ce type rend le monde meilleur.
Extrait de l’article “Tarantino n’a-t-il vraiment rien à dire ?” du dernier numéro de Transfuge, 5,90€, plus précisément, du dernier paragraphe, la page et demi et la grosse photo (moche) n’”apportant” rien de plus (et surtout n’ont pas le moindre sens), le tout signé François Bégaudeau. Reprenons calmement, les textes entre crochet sont de moi :
Tarantino ne dit rien car il a mieux à faire
[ah, bon, comme François, alors ? pourtant tout ce que dit François en général se rapporte à la bouillie mentale de François, qu'il déverse avec une satisfaction non feinte, hey ! mais ?! je viens de comprendre ! ah non, pardon]
. Il a à faire des scènes
[rhétorique de ouf, on sent le passage par l'éduc' nat' réussi avec brio..]
La somme de ces scènes fait un film, rien qu’un film
[François jalouse secrètement les dialogues et aphorismes ineptes des films de Tarantino, on comprend qu'il prenne sa défense]
, mais un film est tout sauf rien
[bis-repetita, confucius sous mauvais shit, humour Degauche, on ne doit pas s'emmerder dans les soirées-raclettes au coin du feu avec François]
. La dernière partie, nommée symptomatiquement
[ terme judicieux, que Tarantino, comme François, souffrant de diarrhée du non-sens verbale, s'engage à placer aux endroits-clés de son raisonnement]
“la vengeance du gros plan”, est joliment traversée par le fantasme que par sa seule puissance matérielle
[la puissance immatérielle étant bien plus efficace, c'est bien connu, surtout pour la dernière partie d'un film]
, le cinéma puisse solder la guerre
[palme d'or, plume d'agent et bec de canard de bronze de la pensée pensante sur le vide conceptualisé]
(toutes les huiles nazies calcinées par le nitrate enflammée des copies de films)
[s'agit-il d'une référence au film ou d'un rappel historique ? mystère]
. Chaque œuvre de Tarantino est une “opération kino” qui littéralise cette métaphore
["opération kino" littéraliser une métaphore au cinéma : la forme s'enlise dans les métaphores traversantes; quant au fond "solder la guerre" on est bien en mal d'en saisir le sens, dans l'absolu, et en particulier dans les œuvres gentiment abruties du genre "Kill Bill" "Reservoir dog" ou "Pulp fiction"]
. En fabricant les films qu’il fabrique
[ouèche, m'sieur, qu'est-ce tu racontes, truc de ouf, là, gros ]
, méthodiquement ludiques, rigoureusement fantaisistes
[il doit être payé au signe, je ne vois pas d'autres explications]
, ce type rend le monde meilleur
[ cette conclusion démontre bien que Bégaudeau ne parle pas de Tarantino, mais du Bégaudeau de cinéma US, qu'il flatte donc de ne rien dire et de le faire très bien, pour l'humanité, qui plus est]
.
Bégaudeau me fait un peu penser aux schrtoumpfs : il s’empare d’un sujet et le schtrourmpf sous toutes les schtroumpfs. Ce qui donne, traduit : Bégaudeau me fait penser à Bégaudeau : il se Bégaudeau d’un Bégaudeau et le Bégaudeau sous toutes les Bégaudeaux, du coup, Bégaudeau retombe sur ses Bégaudeaux quoiqu’il arrive, tel le Bégaudeau.

Vous vous êtes sorpassé. Cet article à crochets est illisible.
Oui. C’est vrai. Je vais essayer de corriger tout cela.
bordel
“faire des scènes… symptomatiquement… joliment traversée (sic)… le fantasme… puissance…”
l’ultra-violence – fantasme toujours inavouable du gauchiste qui jalouse la brute fachiste – l’ultra-violence, hystérise l’hystérique bigodon. CQFD
TODOMODO.
En début de papier la Bégaude recycle la phrase (de Valéry, Mallarmé?) qui disait en gros qu’on écrit pas des poèmes avec des idées mais avec des mots. Le reste du papier nous montre (laborieusement) le contraire. Bégueulle est un nain assis sur les épaules d’un cul-de-jatte.
C’est une traduction Google ?
si je vous dit de qui begodouille s’est inspiré qu’est ce que je gagne
bon facile
de marguerite duras !
(aucun mérite y a une rétro sur france cul)
[...] je sens bien que mon article en laisse quelques-un sur leur faim. Si, si.. Moi le premier. Ca manque un peu de concept. Bon, pas [...]
5,90 € ? Non : gratuit !
http://lix.in/-57c30c
Bégaudeau fait surtout du patchwork. En gros, les trois premières phrases font en effet éminemment penser au charabia durassien tandis que les trois suivantes ne font que singer la critique cinématographique post-Libé, dopée aux adverbes, aux néologismes, au mélange des niveaux de langues, à l’hyperbole, aux phrases qui tournent à vide, etc. Bref, Begaudeau est un pur produit de l’époque, qui n’a que peu de choses à apporter, dans la forme comme dans le fond.