Souverainistes à babouches
Le 07/07/09 à 23:12 par XP
Je viens de comprendre la logique interne des SAB et cerner le vice qui les pousse à s’opposer aux délocalisations des usines européennes vers la Chine, le Maroc ou la Roumanie.
Ils reprochent à ces entreprises de vouloir faire toujours plus de profits sur le dos des ouvriers locaux. …Je conçois que l’on puisse être sensible au sort des petites gens licenciés dans ces occasions, mais je serais plus disposé à croire à la sincérité des pleureuses antilibérales et souverainistes s’ils reconnaissaient que la fantastique série de délocalisations/restructurations qui a rythmé nos trente dernières années a rigoureusement coïncidé avec le plus grand processus d’émancipation vécu dans son histoire par cette classe sociale dont-ils s’autoproclament les avocats.
Pour le dire abruptement, ça fait trente ans qu’on délocalise les usines d’Europe en Chine ou en Roumanie tandis que l‘on casse de la sidérurgie, ça fait trente qu’on nous pourrit les oreilles avec ces pauvres qui de fait le deviendraient de plus en plus, et ça fait trente ans que l’on voit sous nos yeux des portugaises cireuses de cuivres faire une fois l’An des croisières en Méditerranée, des Rmistes oublier leurs tracas en fumant des cigarettes américaines et s’adonner donc à un vice qui dans les polars des 60’ était considéré comme un signe extérieur de richesse assez probant pour qu’un flic soupçonne un vagabond d’avoir tué une vieille pour mieux razzier ses bons du trésor.
Il faut être littéralement un fanatique pour ne pas admettre que des évènements tels que les délocalisations, l’essor du capitalisme financier, la fermeture de Billancourt ou l’exode des paysans pauvres vers les lumières de la ville sont les exacts contemporains de l’inédite et fantastique réduction des inégalités aux quelles nous venons d’assister ici, en occident.
En réalité, je vous le dis, ces antilibéraux souverainistes veulent faire un sort non pas à l’iniquité, mais à au concept de profit. …Si le triomphe du capitalisme les rend hystériques, c’est que leur structure mentale ne leur permet pas de concevoir les profits comme d’éventuels engendreurs d’autres profits, qu’il est inenvisageable pour ces rationalistes que deux et deux puissent faire cinq et à fortiori que la sauce puisse monter jusqu’ à cinq cent, quand ça veut sourire et si Dieu est avec nous.
Selon qu’ils aient une éthique ou qu’ils n’en aient pas, que leurs mauvaises passions soient la luxure ou l’égalité, les antilibéraux sont conquis par les sirènes de la finance islamique où le marxisme, ils envisagent de partager les plus-values ou de s’en servir pour asperger leur djellaba crasseuse avec du Channel 7 tout en se mouchant dans les rideaux du Carlton, mais jamais que l’on puisse remettre le capital au pot
Entre un Roi nègre prévaricateur et Mélenchon, entre Arlette Laguiller et les princes du pétrole qui passent l’hiver à Monte-Carlo, il n’y a Essentiellement rien, si ce n’est une divergence morale qui n’empêche pas cette faune de regarder le monde avec les mêmes lunettes.
Pour comprendre le monde, il faut avoir une pensée transversale, se livrer à des raccourcis saisissants, essentialiser, réduire, ou pour le dire d‘un mot, penser.
C’est ce que l’on vient de faire.

@ XP : ” Pour comprendre le monde, il faut avoir une pensée transversale, se livrer à des raccourcis saisissants, essentialiser, réduire, ou pour le dire d‘un mot, penser. ” …
… D’abord, merci pour la transversalité :-) Ensuite, il y a une expression en anglais, que j’aime beaucoup : “to boil down to”. Passons sur les plaisanteries (d’ailleurs justifiées) sur l’importance excessive du bouilli chez les ancêtres de nos Anglo-Saxons actuels, car l’image est belle : cette idée d’une réduction (au sens physique, ou si l’on préfère, à la fois culinaire et arithmétique, du terme) qui révèle la vérité. L’eau est partie, la vapeur d’eau, l’air chaud (”hot air” = métaphore pour les propos inutiles), ce qui reste au fond de la casserole est plus petit (il y a eu abaissement : “down”), mais c’est l’essentiel. Penser, c’est réduire, et vous l’avez bien dit.
Le parallèle avec la kénose chrétienne, est également frappant.
J’approuve totalement le texte de XP.
Je voudrais cependant ajouter un élément – le monde est complexe, n’est-ce pas – concernant les délocalisations.
Même si la poursuite du profit est certainement une des causes du phénomène, je pense qu’il y en a une autre, jamais mentionnée sauf, à ma connaissance, par le sociologue d’entreprise François Dupuy dans Les Echos du 25 mai dernier. C’est ce qu’il appelle le sous-travail, dont il pense que c’est “un fléau qui gangrène la société française”.
Le sous-travail, c’est-à-dire le tire-au flanquisme. Si le phénomène est bien connu pour affecter la fonction publique, notre sociologue prétend après enquête qu’il affecte aussi les grandes entreprises privées, au fonctionnement plutôt bureaucratique et aux syndicats puissants.
Il explique : “Dans une usine d’une grande entreprise industrielle française dont je tais volontairement le nom, le poste de travail est d’une durée de 7 h 38. Sur ce total, l’engagement de l’ouvrier, c’est-à-dire le temps réel qu’il a passé à travailler, a été mesuré à 4 h 20. La différence ? Les pauses, les conversations avec des collègues, les congés maladie qui sont aujourd’hui considérés comme un dû dans certaines entreprises. Le sous-travail, c’est tout cela. Je pourrais multiplier les exemples. Avec un constat : loin d’être cantonné, comme on le pensait, à l’administration publique, le sous-travail touche tout aussi bien les entreprises privées.”
En conséquence de quoi, “L’objectif premier de nombreuses délocalisations n’est pas de faire travailler des gens moins payés… mais de faire travailler des gens !”.
Evidemment, après publication de son interview, ledit sociologue s’est fait descendre en flammes par une armée de contradicteurs.
J’espère qu’il a tout de même ouvert une nouvelle brêche dans le mur de la pensée unique !
En bon français : réduire par ébullition
Y’en a vraiment qui s’la pètent.
@ Alice du pays des merdiques / au pays des merveilleux : “En bon français : réduire par ébullition. Y’en a vraiment qui s’la pètent.” …
… L’expression “réduire par ébullition” est utilisée par quelle proportion de la population francophone, et à quelle fréquence ? Poser la question, c’est y répondre. Et surtout, elle n’est JAMAIS utilisée de façon métaphorique. En anglais, c’est tout le contraire : “to boil down to” est employé fréquemment et métaphoriquement – presque exclusivement de façon métaphorique, en fait – dans la langue des débats.
@ Cyrano34 : Merci pour la citation des Echos.
@Denis
Bin c’est moi qui vus remercie, pour le coup^^
@Cyrano 34
Tout à fait.
Il faut avoir aucun sens des réalitée, du sacro-saint “terrain” pour plaindre la classe ouvrière et la middle classe.
J’ai en particulier à l’esprit un ouvrier à la retraite de 70 ans, immigré italien, qui sait à peine lire et écrire et qui a fait sa “carrière” comme manoeuvre dans une usine américaine dont je ne citerais pas le nom mais qui fabrique des tracteurs: le monsieur à 1700 euros de retraite, un logement social de 100 M2, qui lui avait été attribué parce qu’il avait 4 enfants, mais qu’on lui laisse parce que sa femme déprime à l’idée d’un déménagement.
Son fils de 35 ans est ouvrier, lui aussi, il est marié à une femme de ménage, et ils viennent de se payer leur première croisière.
Autre exemple, très médiatique: un type de ma connaissance, ouvrier aussi, licencié à 53 ans de chez Caterpillar: 50 000 € D’indemnité, dont il va se servir pour faire une piscine.
Notez que je suis très content pour eux, et je ne suis pas en train de dire que c’est trop, je constate.
Il est d’ailleurs à noter que lorsque Besancenot ou Royale sont aller voir les grévistes pour leur dire “il faut faire péter le système”, ils ont été reçu dans l’indifférence, et personne n’a noté que les couillons genre Villepipin qui ont dit “nous sommes en 1788″ se sont ridiculisés.
Non, ça n’a pas pété. Et pour cause.
Sur le fond, je suis d’accord avec vous XP, tant il apparait certains que le moteur essentiel des souverainistes (termes génériques qui mériterait cependant quelques distinctions) n’est pas l’amélioration du niveau de vie de la classe populaire mais plutôt le refus que cette classe ne réponde plus au fantasme qu’ils s’en font !
Par ailleurs, juste une remarque, car si, et cela est vrai, le rapport qualité de vie/travail s’est grandement amélioré en 30 ans, il convient de constater qu’il s’est fait au détriment d’une sécurité qui, si elle n’est pas le lot de l’Occident dans sa nature intrinsèque, est au moins le dû que l’Occident doit aux humbles ! A l’inverse des CAB qui jouissent à l’idée de voir une famine raser un village médiéval sous prétexte de volonté Divine, le véritable respect que la civilisation doit à ses prolos ce n’est pas l’amélioration de leur niveau de vie mais la garantie d’un minimum vital qui les laisse en paix…. alors, n’y aurait-il pas une voie médiane entre la violence psychologique (à ne pas sous estimer) qu’engendre une délocalisation et cette violence sadique que réclament les CAB dans leur amour de cette terre terrible qui génocide une région sous prétexte de gel ? Pour le dire différemment la haine du profit ne serait-elle pas le symétrique exact de cet amour effréné du profit qui dans un cas comme dans l’autre rompt avec la seule tradition occidentale en matière d’investissement mondain, et qui, des grecs au moyen-âge a fait le génie de l’Europe plus qu’aucune conquête militaire: la sagesse de la mesure ?
@Mort de rire
L’insécurité, on peut en parler, en effet. Seulement, il faut éviter un piège sémantique dans lequel les contempteurs du libéralisme économique font tomber tout le monde: Ils commencent par reprocher au système d’appauvrir les masses, et si on leur fait remarquer que ce n’est pas vrai, ils se livrent à des amalgames et reprochent au système des choses totalement inverses dont on peut par ailleurs discuter (sentiment d’insécurité, transformation des gens en zombies consuméristes…) montrant qu’ils ont décidé quoi qu’il arrive de condamner le système avant d’en faire le procès, et pour ma part, c’est cette haine viscérale qui m’intéresse.
En gros, ils disent, “le système appauvrit les ouvriers, et ils seraient plus heureux s’ils étaient mins riches”. C’est ce qui se cache derrière cette irrationalité, qui est passionant.
Il faut donc séparer absolument cette question de l’insécurité et l’évaluation de ce que la machine apporte financièrement aux classes modestes.
Cela dit, il me semble que l’insécurité est dans une certaine mesure 1/ intrinsèque à notre civilisation 2/ Le corollaire inévitable de l’enrichissement (on à plus à perdre quand on a beaucoup…) 3/ largement à relativiser: aucun licenciéé ne craint vraiment de se retrouver à la rue ou de ne plus manger à sa faiim.
Concernant la “mesure”, il me semble qu’une multinationale qui licencie MAIS qui verse des indemnités ou finance des stages de reconversion EST dans la mesure.
Par ailleurs , la démesure consisterait à se conduire en prince Saoudien, c’est à dire toucher des bénéfices astronomiques sans investir. Or, l’idée de l’actionnaire qui se goinfre au détriment des investissements est un mytrhe, une foutaise. Il me semble que la règle, c’est qu’un tiers des bénéf va dans la poche des actionnaires.
@ Denis : kénose ???
Je voulais juste vérifier que vous étiez toujours aussi touchy, on edge.
Rassurez-vous, je connais tous les sens de to boil down, largement utilisé également dans les cuisines.
Avouez que la métaphore est intéressante.
Le discours dominant consiste à dire “il ne faut pas généraliser, pas faire d’amalgame”, ce qui en vérité de dire “il ne faut surtout pas penser”.
C’est d’ailleurs la conséquence la plus néfaste de la sociologie sur les esprits:elle empêche de faire des rapprochements, cerner les points communs entre des choses qui “a priori” n’ont rien à voir.
Et le tout est repose sur une arnaque sémantique, qui consiste à confondre le verbe “généraliser” avec le verbe “systématiser”.
Si je dis “les Japonais sont généralement petits et les portuguais sont généralement bruns” il y aura toujours un sociologue à la con pour me dire que c’est faux, qu’il connait un Japonais de 2 mètres et un portugais qui ressemble à Patrick Juvet.
Or, pour se faire unee idée correcte du monde, il faut simplifier, généraliser, réduire.
“Cela dit, il me semble que l’insécurité est dans une certaine mesure 1/ intrinsèque à notre civilisation 2/ Le corollaire inévitable de l’enrichissement (on à plus à perdre quand on a beaucoup…) 3/ largement à relativiser: aucun licenciéé ne craint vraiment de se retrouver à la rue ou de ne plus manger à sa faiim.”
Exact, cependant, il y a un corrélat à cela, la misère spirituelle (au sens très large), surconsommation d’antidéprésseurs, explosion de la famille ce qui engendre une solitude assez extrème, l’enrichissement matériel allant de nos jours de pair, hélas, avec un appauvrissement affectif terrifiant… Cela dit comprenez moi bien, je ne fais sous aucun cas l’apologie de ce pétainisme dégueulasse que l’on retrouve chez les CAB et qui, à bien des égards n’est que la pièce inversée de l’ultra progressisme, mais force est de constater que la misère n’est pas uniquement d’ordre matérielle…
L’insécurité c’est l’histoire de la vie. Il faudrait que je retrouve un article qui recensait les crises économiques au Moyen-Age. Car les crises économiques ne sont pas récentes, ni liées à l’économie capitaliste, mais à l’économie tout court. Au changement, dans un monde qui n’a jamais été statique. Même si autrefois on pouvait le penser, car les évolutions étaient plus lentes.
Ca vous mènera guère loin de penser des mensonges comme la
“fantastique réduction des inégalités”, il aurait fallut suivre suivi le récent débat sur les salaires des patrons. “Who ruined Britain” d’un rédac-chef du Financial Time avance le contraire en rappelant que depuis Blair le travail au Royaume-Uni, Navire-Amiral du capitalisme, est imposé à 40% alors que le gain en capital (la spéculation) l’est à 10% auquel on peut se soustraire en se déclarant non-résident. Des deux cotés de l’atlantique les inégalités se creusent vertigineusement.
Faire des raccourcis, c’est sûr que ne vous vous en privez pas, comprendre le monde grâce à la taille des Japonais ou au visage des Portugais, c’est une formidable et innovante démarche intellectuelle, (nul philosophe n’y avait jamais pensé) mieux que des raccourcis, vous procédez par décapitation, ne restent de vos idées que les pieds, aussi votre si infatué “penser” est une sorte d’injure à la nature humaine
@ Mort de rire
“il y a un corrélat à cela, la misère spirituelle (au sens très large), surconsommation d’antidéprésseurs”
Je ne sais pas…. Je n’en suis pas sûr du tout, et surtout, je me demande s’il y a réellement une relation de cause à effet.
Je me demande si en disant ça, on est pas dans le truisme, le conformisme intellectuel, s’il ne s’agit pas d’une bequille.
Je pense à ce que disait Durkeim (je cite de mémoire):il ne suffit pas de s’extraire du monde et de ne pas respecter ses conventions pour ne pas en être totalement impregné, et inversement, on peut s’y adonner sans retenu sans qu’il vous marque durablement.
Il suffit de se livrer à une observation empirique pour s’en rendre compte: on connait tous des gens qui se croient des esprits libres parce qu’ils ne respectent pas les conventions de la société marchande, qui se vantent d’interdire la télé à leurs enfants, n’ont pas de portable et pas de voiture…. Et qui sont d’un conformisme et d’une superficialité à pleurer.
Concernant la pauvreté affective, l’explosion de la famille, là aussi, il me semble qu’il faudrait regarder ça de plus près. La famille a changé, pour autant, elle n’a pas disparu. Les trois quart des jeunes ménages achètent leur premier logement grace à un apport de leurs parents, lesquels ont donc consacré l’essenciel de l’argent que le systèmer leur a fait gagner non pas à consommer egoïstement, mais pour la famille.
Il me semble au contraire que la famille tient bien le coup, au contraire; c’est même ce qui tient le mieux, m’est d’avis.
C’est d’ailleurs, à ce jour la famille qui offre la resistance passive la plus efficace à la submertion ethnique: les gens tendent tous leurs efforts pour mettre leur famille à l’abri, se sacrifient pour aquerrrir un pavillon dans des coins épargnés…. S’ils étaient aussi consuméristes, ils auraient d’autres priorités.
VV : oui, vous avez tout à fait raison. Il y a eu par exemple une crise majeure au XIV à Venise, quand le souverain anglais a décidé d’annuler ses dettes auprès de ses débiteurs, des banquier Vénitiens, entraînant une série de ruines et de misère impressionnantes dans la Cité.
C’est toujours amusant de voir ces ânes prédirent la fin du capitalisme avec cette crise annoncée comme un tsunami.. Il faudrait être plus inquiet par l’état des finances de la France, avant même cette crise providentielle qui excuse les saligauds. En effet, ils auront la crise pour prétexte.
“Concernant la pauvreté affective, l’explosion de la famille, là aussi, il me semble qu’il faudrait regarder ça de plus près. La famille a changé, pour autant, elle n’a pas disparu. Les trois quart des jeunes ménages achètent leur premier logement grace à un apport de leurs parents, lesquels ont donc consacré l’essenciel de l’argent que le systèmer leur a fait gagner non pas à consommer egoïstement, mais pour la famille.
Il me semble au contraire que la famille tient bien le coup, au contraire; c’est même ce qui tient le mieux, m’est d’avis.
C’est d’ailleurs, à ce jour la famille qui offre la resistance passive la plus efficace à la submertion ethnique: les gens tendent tous leurs efforts pour mettre leur famille à l’abri, se sacrifient pour aquerrrir un pavillon dans des coins épargnés…. S’ils étaient aussi consuméristes, ils auraient d’autres priorités.”
Sauf que cela est en train de s’effriter, maison de retraites, familles recomposées difficile à assumer d’un point de vue strictement financier etc etc… maintenant je suis absolument d’accord avec vous sur le général
@Vae Victis
A la réflexion, je pense que l’insécurité est moins grande aujourd’hui qu’hier: demandez a des gens de 60, 70 ans si dans leur enfance, ils n’ont pas vu leurs parents ouvriers ou paysans avoir peur, vraiment peur nde plus rien avoir dans l’assiete à la fin du mois. Aujourd’hui, on peut avoir peur de finir avec des pates et du pain dans le café, au maximum. Pas très agréable, mais pas dramatique non plus.
@Mort de rire
Paradoxalement, en déduire que la famille a disparu parce qu’elle n’a plus la forme a laquelle on est habitué, c’est en avoir une vision matérialiste. Le matérialisme, c’est considérer que l’essence des choses correspont à une forme intengible…. Mais les CAB sont des matérialistes, c’est une affaire entendue.
Je ne partage pas cette idée convenue sur les maisons de retraite. D’abord, la plupart des gens qui y mettent leurs vieux font des sacrifices plus grands que s’ils les gardaient chez eux. Ensuite, c’est leur offrir une sécurité et un confort qu’ils n’auraient pas en restant chez eux.
Petite chose au passage: on parle souvent des maisons de retraites pour fustiger l’occidantal égoïste qui se sépare de ses vieux, contrairement aux gens issus de socités plus traditionnels, tout ça…. Or, les foyers Sonacotra sont pleins à craquer de vieux maghrébien qui sont eux, pour le coup, dans la merde et dont les familles se foutent totalement.
@Mort de rire
“Sauf que cela est en train de s’effriter”
Non, ça ne s’effrite pas. Les francais battent en ce moment des recort en matière de planquage de frics dans le matelas.
@Galafron
““fantastique réduction des inégalités”, il aurait fallut suivre suivi le récent débat sur les salaires des patrons.”
Les inégalités se réduisent dans la mesure ou de moins en moins de choses ne sont inaccessibles qu’aaux seuls riches. Après, on s’en tape qu’ils gagnent 10, 100, 1000 fois plus que les pauvres.
“le travail au Royaume-Uni, Navire-Amiral du capitalisme, est imposé à 40% alors que le gain en capital (la spéculation) l’est à 10% auquel on peut se soustraire en se déclarant non-résident.”
Parfait. Vous illustrez à merveille mon billet. Pour vous, un actionnaire qui fait du profit, c’est un type que se les met dans la fouille. Et bien non. Ca marche comme ça en Islam ou chez les rois nègres. Partant, un capitaliste se sert de ses profits pour faire encore d’autres profits. C’est donc une très bonne chose qu’on ne le taxe pas.
@Robin des bois
“comprendre le monde grâce à la taille des Japonais ou au visage des Portugais, c’est une formidable et innovante démarche intellectuelle”
Vous êtes un imbécile. C’est incroyable à quel point vous êtes con. Il faudrait vous exposer à la foire du trône. Vous avez le QI d’un débile léger.
VV dans la Bible vous trouvez déjà la notion de cycle économique :
après 7 années de vaches grasses , viendront 7 années de vaches maigres.
xp, je partage en grande partie votre analyse. J’aimerai juste rajouter que j’avais vu une étude je ne sais plus où, qui montrait que les ménages américains et britanniques avaient plus le moral que les ménages français (l’histoire des anti-depresseurs). Essentiellement parce que paradoxalement, l’assistanat et les diminutions de temps de travail était plus un facteur de déprime que l’odieux système anglo-saxon et les semaines de plus de 40 heures. C’est peut-être très con mais l’être humain a besoin de se sentir utile pour se sentir heureux. Ainsi si je vous rejoins entièrement sur l’analyse économique et sociale dirons nous, je pense qu’il ne faut pas sous-estimer la dimension psychologique de la délocalisation. Certes les indemnités sont confortables, mais pour beaucoup de gens, l’impression d’être déconsidéré, cette de façon de dire en quelque sorte “que ce soit un chinois ou toi c’est pareil”, est un facteur de désunion sociale. Mais à cela des réponses libérales sont possibles, et plus appropriées. Les petites gens comme vous dîtes sont plus attirés par un discours libéral que souverainiste, ce qui montre que vous êtes plus dans le vrai que Villiers ou dupont-aignan.
@tomichi
Le problème de ces gens-là, c’est que les petites gens, ils parlent à leur place, pensent à leur place, ce qui est, à bien y réflechir, la façon la plus aboutie de les mépriser.
Moi, si j’étais Dupont-Aignan, que je m’étais fait pendant deux ans l’avocat du peuple (”la souveraineté populaaire”) face au méchant Sarko et son méchant bouclier fiscal, et que je me retrouvais avec 1,3 % quand le méhant Sarko fait 27%, je me poserais des questions.
Pareil pour Le Pen, d’ailleurs. Si j’avais dit “Sarko a cocufier mes électeurs” et si au bout de deux ans, j’en avais pas vu revenir un seul, je me demanderais si par hasard, mon analyse ne serait pas foireuse.
A propos de Sarko: amusez vous à comparer sa crédibilité dans les urnes en 2009 par rapport à celle de Chirac en 1997 (assemblée déjà dissoute), ou de Mitterand en 1983 (défaite en en 1986 presque certaine, trois ans plus tard!!!!)
Preuve en ait que son image de libéral ne dérange pas son électorat, et que l’antilibéralisme ne rapportze rien à ses opposants.
Au PS, d’ailleurs la jeune garde (Emmanuel Vails) semble l’avoir compris.
Petite chose amusante: Sarkozy, excellent communiquant, se défend extrêmement mal quand on le pilonne sur le paquet fiscal.
Il voudrait encourager ses opposants à continuer de l’attaquer sur cet angle qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
xp@: décidément vous ne comprenez rien à rien. Si les gens continuent à voter Sarko, c’est parce qu’ils sont manipulés par la presse sioniste. D’ailleurs le monde entier, par le biais la finance est dominé par les sionistes et les francs-maçons, qui tous les soirs organisent des soirées rituelles-partouzes et sacrifient des enfants chrétiens devant des statues de divinités sataniques (ne rigolez pas, c’est ce que j’entends très souvent de la part des SAB et CAB).
Vous voulez dire que quand on est sioniste, on est pété de thunes et qu’on profite d’activités socio-culturelles de premier ordre ? Arf, on m’a menti pendant des années. Moi aussi je veux être sioniste et franc-mac. :D
Blague à part, c’est vrai que le FN ne semble toujours pas avoir compris que l’électorat de droite voulait entendre un discours libéral. Quand j’entends les Le Pen, ça me donne envie de pleurer. En continuant comme ça, on va droit vers les 5% en 2012…Enfoiré de Sarko, il est malin comme un singe ce bougre.
@ tomichi
parler de bougre pour un descendant de magyar ,c’est un peu la faute de gout
le bougre est le bulgare
bougre et bogomille
XP qui est toujours après ses CAB/SAB… toujours à chercher à comprendre, alors qu’il n’y a rien à comprendre quand il s’agit de connerie crasse, de mauvaise foi et de traitrise.
Je suis tombé par hasard l’autre soir sur un article expliquant que l’ineffable Aymeric Chauprade (qui, bien qu’il se dise catholique tradi, ressemble davantage, avec sa barbe, à un musulman… comme quoi, jusque dans l’apparence physique on tient à ressembler à l’allié) a été réincorporé dans le corps enseignant du Collège interarmées de défense, suite à une décision de justice invalidant la celle de Morin de l’en faire exclure…
De sa petite vie, présentée sur wiki, tout est à vomir ; on ressent un désagréable sentiment de malaise, comme si on était un juif en train de lire la notice d’un bourreau nazi…
Et dire que j’ai déjà vu ce con, de près, à une convergence de l’UNI, juste après le 11 septembre en plus, où il commençait déjà à raconter ses énormités, mais où aussi fort heureusement, siégeait à côté de lui le délicieux recteur Yves Durand (+), qui l’a interrompu en plein discours pour lui dire en substance : “on est pas à l’UNEF ici, ce sont les Américains nos alliés, pas les autres !!!”.
Le même recteur Durand, qui, lors de son intervention à lui, avait notamment déclaré qu’il ne fallait pas faire de distinction entre les musulmans, pas plus qu’on en avait fait entre les Allemands en 40… ^^
Laurent je n’vous le fait pas dire : Chauprade trouve les babouches décidément très confortables.
La preuve : même en faisant une “analyse” des mouvements de “résistance” musulmans, on le sent sous le charme, comme ici :
http://www.lepost.fr/article/2009/02/01/1408660_la-guerre-de-civilisation-islamique-contre-la-modernite-occidentale.html
(Et pour le texte entier :
http://www.theatrum-belli.com/archive/2007/12/04/la-guerre-de-civilisation-islamique-contre-la-modernite-occi.html).
Le jour ou on j’apprendrai que le sieur Chauprade a franchi le pas et s’est converti à l’islam, je serai le dernier surpris…
Laurent, je ne le vous fait pas dire : Chauprade trouve les babouches décidément très confortables.
Même en faisant une simple “analyse” des mouvements de “résistance” musulmans, on le sent sous le charme; comme ici :
http://www.lepost.fr/article/2009/02/01/1408660_la-guerre-de-civilisation-islamique-contre-la-modernite-occidentale.html
(Et pour le texte en entier :
http://www.theatrum-belli.com/archive/2007/12/04/la-guerre-de-civilisation-islamique-contre-la-modernite-occi.html).
Le jour ou j’apprendrai que le sieur Chauprade s’est converti à l’islam, je sais pas pourquoi mais serai le dernier à être surpris…
@ XP : “les foyers Sonacotra sont pleins à craquer de vieux maghrébins qui sont eux, pour le coup, dans la merde et dont les familles se foutent totalement” …
… malgré tous les mandats envoyés pour payer la dot de la nièce, la maison du beau-frère, les soins pour les maladies génétiques des enfants du cousin (marié avec une proche cousine), etc etc
@ Kalle : la kénose ? un concept théologique qui pourrait se traduire par l’abaissement volontaire, l’exemple typique étant le Christ, Dieu fait homme.