Interracial gang bank
Le 08/06/09 à 18:45 par Zulmé et Toné

— Omar est immortel, Zulmé.
— Omar est forever dans nos cœurs.
— Puissant comme l’éléphant.
— Ah l’Afric, Toné !
— De Libreville à Zurich, Zulmé !
Le 08/06/09 à 18:45 par Zulmé et Toné

— Omar est immortel, Zulmé.
— Omar est forever dans nos cœurs.
— Puissant comme l’éléphant.
— Ah l’Afric, Toné !
— De Libreville à Zurich, Zulmé !
sous le choc
un modèle pour nous tous, jamais la pensée et les actes d’un leader africain ne m’avait autant influencé depuis Amin Dada
c’est dur là
j’appelle au recueillement, le temps des machettes n’est pas encore venu
Dommage, je l’aimais bien le vieux. Quand j’habitais à Libreville, l’avenue principale était bloquée chaque matin pour permettre à Bongo d’arriver plus vite à la présidence… en hélicoptère. Il n’y a rien à comprendre, c’était comme ça. Et tout le monde était heureux.
Dans le monde entier, les agents immobiliers spécialisés dans le très très haut de gamme, sont à présent en deuil. Je propose une minute de silence à la fin de mon comm.
Merci à Julius (”le temps des machettes n’est pas encore venu”) et à Alibekov (l’anecdote de l’avenue principale, excellente, fera le bonheur de mes nombreux amis faisant parfois du business en Afrique).
Et honneur au Président Bongo, qui a tout fait pour que son pays ne soit pas défiguré par le hideux développement, lequel messied tant à nos chers Congoïdes. Une seconde minute, donc.
P.S. : rapide baise-main à la Crevette, accolade express à XP, Restif & Vertumne – je ne fais que passer.
P.S. (bis) : je puis me tromper – je n’ai pas (non plus) le temps de lire tout Ilys, hélas – mais il me semble que Robert Marchenoir se fait rare, ces temps-ci. J’espère qu’il va bien, et qu’il ne va pas falloir programmer encore une minute de silence. En tout cas, son péché mignon anastasien aurait trouvé matière à s’épanouir avec le pseudo assez infâme d’un récent commentateur sur le fil “L’Europe ? Rien à foutre”, pseudo ayant échappé à la vigilance eskaïte.
P.S. (ter) : de même, j’ai l’impression que “Tang” se fait lui aussi discret. Espérons que c’est parce qu’il a enfin pris la bonne résolution de prendre des cours de français en vue de devenir écrivain.
P.S. (quater) : et maintenant, la double minute de silence pour papa Bongo et ses agents immobiliers…
“je ne fais que passer.” O non, oh bon… il vo ci fère, c’est presque cruel ce coming back dragsterisé.Ca fait Thriller, quand l’affreux tueur au tire-bouchon attiré par un Corton Charlemagne piégé s’est fait avoir : éventré trois fois, ayant pris ses 6 bastos et s’etant mangé son camion réglemntaire, les survivants repartent souriant en sifflotant “Oh my darling Clementine” (ou “Mademoiselle from Armentière” pour les fanas de WW1) et que d’un seul coup d’un seul, la main vineuse du ruffian planqué à l’arrière s’abat sur l’héroïne (la solution logique serait de tuer le producteur mais généralement les héros se contentent de sauter de la voiture en flammes qui explose juste après.Très inefficace -Jason, Freddy, Bayrou ont prouvé que les affreux reviennent toujours.
Allez, Denis…BONNE, BONNE CHANCE.
P.S. : rapide baise-main à la Crevette, accolade express à XP, Restif & Vertumne – je ne fais que passer.
Aaaah Denis!! Vous ne faites que passer ???
Et moi qui viens de terminer (pour la millionième fois) “Autant en emporte le vent” !! (le film)
Denis, je tiens à vous présenter mes plus sincères excuses.
C’est un jour de grand deuil pour les amoureux de l’Afrique.
Dieu merci Paul Biya est toujours vivant et alerte.
Bongo vous salue bien :
http://img198.imageshack.us/i/bongo.jpg/
Yeah ! Zulmé et Toné sont de retour !
Ouais… moi je ne vois qu’un putain de tyran qui a maintenu son peuple dans la crasse et l’ignorance et la sclérose politique. Du coup, leur pays ne se développant pas, ils sont venus chez nous avec tous les problèmes que l’on connaît. Je ne vois pas en quoi ce type est digne d’éloges, à moins de faire preuve d’un cynisme extravagant, ce qui est un des traits de caractère de la Droite qui sait rire de tout, contrairement aux minables Gôchistes qui prennent absolument tout au sérieux. Mais bon…
Revenez vite Denis, vous nous manquez. Ti basgiu, mà micca in bocca :-)
Nebo : tout de suite, les gros mots…
@Nébo
Vous y croyez, vous, à la fable du tyran africain “qui a maintient son peuple dans la crasse et l’ignorance et la sclérose politique”?
Vous ne trouvez pas que ces “tyrans” sont au contraire extraordinairement africains? A l’image de leurs peuples?
Les chefs d’états asiatiques, occidentaux seraient donc plus gentils, plus altruistes, plus respectueux de leurs peuples que leurs homologues africains? Vous croyez que ç’est vraiment ça, l’explication?
Et bien éclairez ma lanterne, car je ne vois pas pour ma part l’intérêt de faire l’éloge d’un homme qui a régné sur un pays très riche en ressources premières et en bois précieux, avec une faune et une flore assez bien préservée, sans parvenir à développer l’économie de sa patrie et de tirer son peuple vers le haut. Peut-être suis-je naïf, mais je pense que c’est là la fonction de tout dirigeant qui se respecte. Quelle que soit sa race et son pays. Ni le gaz, ni le pétrole, ni l’uranium, ni le manganèse, ni les bois précieux n’ont fait accéder les habitants de ce pays à une meilleure éducation et un meilleur niveau de vie. Le tourisme ne s’est même pas développé comme il aurait pu. C’est un pays où la moyenne de vie des femmes est sous la barre des 60 ans et les hommes sont juste au-dessus.
Peut-être que Bongo était l’assurance d’une certaine stabilité sur un continent où les candidats aux postes de roitelets sanguinaire sont nombreux, je ne dis pas le contraire, mais je ne vois pas comment ce continent s’en sortira si le seul futur qu’on lui laisse c’est de crever à petit feu tandis que les ventres crachent les haineux de l’avenir et que leurs présidents autoproclamés “à Vie” accumulent juste les appartements, les châteaux et les biens… à l’étranger bien entendu.
Si ces pays ne se développent pas, donnant l’envie à leurs habitants de rester chez eux et de se sentir fiers de participer à une aventure commune d’élévation sociale, les barques continueront d’affluer sur nos plages jusqu’au Clash final.
Et désolé… mais je ne suis pas un viandard assoiffé de sang, qui ne rêve que d’en découdre. J’aimerai éviter à notre continent européen le pire. Mais il semble que ce soit très mal barré.
Et puis j’ai un côté chrétien, si je puis dire, qui affirme l’unicité de la famille humaine et je voudrais de ce fait que mes frères africains s’élèvent, non pas dans notre foireuse diversité républicaine, mais chez eux, comme des grands. Mais tout concoure à les maintenir dans un état d’enfants assistés qui savent peut-être être souriants et aiment danser… Ok… mais savent également manier la machette quand ils pètent les plombs.
A vrai dire, que ces pays soient gérés par des tyrans, je m’en contrefiche comme de ma première colique de bébé, mais à lire ce que vous dites, j’ai l’impression que ce continent ne pourra jamais avoir accès à la modernité d’une manière ou d’une autre pour pouvoir se développer et je ne vois pas en quoi ça lui serait interdit.
Vous êtes tous très vachards avec papa. Vous pourriez penser à toutes ces filles à qui il va manquer, parce que les trépieds – comme le nain Pierral – ça ne court pas les rues.
@Nébo
Je ne comprends pas ce que vous dites dans ce commentaire, Nébo:
1-Je n’ai pas dit qu’il était bien, j’ai dit qu’il qu’il était sans doute à l’image de l’afrique. Je ne vois pas en quoi sa façon de faire, sa conception du monde serait contraire à l’esprit africain. Contraire à ses intérêts, oui, mais ce n’est pas du tout la même chose.
2-”je voudrais de ce fait que mes frères africains s’élèvent, non pas dans notre foireuse diversité républicaine, mais chez eux, comme des grands.”
Moi aussi. Mais je ne vois pas le rapport.
3-”à lire ce que vous dites, j’ai l’impression que ce continent ne pourra jamais avoir accès à la modernité d’une manière ou d’une autre pour pouvoir se développer et je ne vois pas en quoi ça lui serait interdit.”
Vous partez du postulat qu’ils y ont droit pour décreter qu’ils le peuvent. Ca n’est pas logique. C’est d’ailleurs la principale erreur de raisonnement des souverainistes: ils partent du postulat que tous les peuples ont le droit à la souveraineté sur le principe pour décreter qu’ils en en tous également les capacités.
Moi je pense qu’ils ne peuvent se développer qu’en étant gouvernés par des étrangers, que la colonisation est la seule période de prospérité qu’ils aient connu. Mais c’est une autre histoire.
Nebo,
L’immigration gabonaise en France est insignifiante, dans ce cas précis il n’y a pas de rapport de cause à effets entre le régime autocratique et la fuite de la population autochtone, qui ne fuit pas par ailleurs.
Pour vous l’image d’un pays développé prend quelle forme ? Celle de la côte bétonnée de Malaga ? Le Gabon comporte une forêt primaire de toute beauté, et l’absence de routes préserve son littoral des affreuses baraques à frites que vous devez prendre pour le summum de l’évolution… Aaaahh ces odeurs de de merguez, ces podiums gonflables (Black Label) pour plages à dépressifs du tertiaire… la modernité quoi.
“Le Gabon comporte une forêt primaire de toute beauté, et l’absence de routes préserve son littoral des affreuses baraques à frites que vous devez prendre pour le summum de l’évolution…”
Aaaaaargh ! Si on m’avait dit qu’Alibekov s’exprimerait un jour comme les écolos… peuh ! ;-)
Pour moi la modernité c’est des infrastructures sanitaires qualitatives, des autoroutes sécurisées, une éducation de qualité accessible à tous, des informations et des médias divers, des hôpitaux, des crèches, une économie compétitive sur le plan international, etc…
Les mauvais côtés de la modernité existent… mais je préfère le boulevard Haussmann au Paris labyrinthique avec les pots de chambre qu’on vide par la fenêtre au petit matin, même si on y croise des bobos dégarnis du bulbe et qu’il y a des magasins frous-frous à chaque coin de rue.
“Moi je pense qu’ils ne peuvent se développer qu’en étant gouvernés par des étrangers, que la colonisation est la seule période de prospérité qu’ils aient connu. Mais c’est une autre histoire.”
Moi je suis bien d’accord avec vous, XP. Je crains, pour leur malheur, qu’une nouvelle colonisation ne soit à l’ordre du jour.
En ce cas, on fait quoi ? Parce qu’on en revient toujours au même…
Alibekov, il est vrai que j’ai plus parlé de l’Afrique que du Gabon dans mon commentaire, néanmoins, les divers pays qui composent ce continent méritent un autre destin que celui qui semble être le leur : subir des tyrans qui ne songent, comme Soral, qu’à la taille de leur bite et non au bien-être de leur peuple. C’est tout ce que je veux signifier.
@Nébo
“néanmoins, les divers pays qui composent ce continent méritent un autre destin que celui qui semble être le leur”
Je ne sais pas, qu’et-ce qui vous fait dire ça?
Si c’est un jugement moral, oui, ils méritent la paix, la prospérité, tout ça. Si c’est un jugement de valeur, ça ne saute pas aux yeux.
Ce qui peche, dans votre démonstration, c’est que vous restez sur l’ambiguïté entre ses deux considérations.
Par ailleurs, vous semblez admettre comme un fait avéré que l’incapacité de l’Afrique à se développer est une conséquence de l’existence des potentats prévaricateurs et sanguinaires, alors que pour le moins, l’hypothèse inverse est imaginable.
Entre le roi nègre et le colonisateur, il n’y a peut-être pas de solutions intermédiaires (en tous cas, il faudrait me prouver sur quoi repose l’opinion inverse). Dans ce cas, il n’y a aucune raison de ne pas traiter avec le roi nègre.
Nebo me traite de Cobendit, un vilain coup de braguette magique !
:D
Nebo > “Si ces pays ne se développent pas, donnant l’envie à leurs habitants de rester chez eux et de se sentir fiers de participer à une aventure commune d’élévation sociale, les barques continueront d’affluer sur nos plages jusqu’au Clash final.”
Vous pensez vraiment que ça marche comme ça ? Que si nous sommes incapables de repousser des mendiants en guenilles, nous y arriverons une fois qu’ils seront développés, et qu’ils auront les moyens de leurs politiques d’expansion ?
Gardons nos yeux rivés sur l’Afrique du Sud.
Bien sûr, nous connaissons tous la fin de l’histoire.
“néanmoins, les divers pays qui composent ce continent méritent un autre destin que celui qui semble être le leur”
Je ne sais pas, qu’et-ce qui vous fait dire ça ?
Ce qui me fait dire ça XP ? Une certaine éthique, une considération de l’autre. La parabole du bon samaritain. Jesus. C’est comme vous voulez. Imaginez un instant, un apôtre au temps du Christ dire “nous devons aller aux quatre coins du globe pour porter le message” et se voir répondre par un pharisien, “quel intérêt ? le peuple élu est ici, les autres ne peuvent pas de toute évidence”. Je reste persuadé qu’un homme, quelle que soit son origine, ça s’éduque ! Dieu merci.
Je vous semble ambiguë dans ce que je dis (et qui n’est nullement une démonstration et n’a jamais souhaité en être une) parce que je suis pleinement conscient des qualités comme des défauts des habitants de ce continent africain, de la frustration qui est la leur de ne pas se voir fonctionner comme la modernité, justement, l’exige de leur part. Et ce, particulièrement depuis que les blancs sont partis. Vous devez me connaître un minimum à présent. Je ne suis pas un naïf. Si tous les tyrans africains disparaissaient demain… ils seraient aussitôt remplacés par… des tyrans africains. Mais le massacre raciste anti-blanc mis à part au Zimbabwe, je ne vois pas de différence ontologique fondamentale entre un Omar Bongo et un Robert Mugabe, si l’on exclu leur formation politique. Deux types qui veulent garder le pouvoir au détriment de la qualité de vie de leurs peuples.
Je n’ai jamais dit que nous ne devions pas traiter avec les “rois nègres”. Business is business. Et bien au contraire… Si vous pensez que j’aurais comme argument celui des gauchistes qui consiste à proclamer que la république ne devrait pas traiter avec des tyrans, ça n’est pas mon propos. Mais je ne comprends toujours pas l’intérêt stratégique, même d’un tyran, dans la paupérisation de son peuple, qu’il le fasse selon les procédés de Bongo ou ceux de Mugabe.
Ah ! C’est sûr Vae Victis, nous devrions en ce cas écraser l’Afrique au maximum, non ? Pour ne surtout pas leur donner les moyens, un jour, d’assumer sur nous leur expansion.
“Nebo me traite de Cobendit, un vilain coup de braguette magique !”
Alibekov, voyons, je ne vous ai pas traité de Cohn Bendit, mais le coup de la braguette magique (qui fait rêver les petits n’enfants) c’est bien vu. ha !
Nous sommes en pleine logique Shadock :
- Les Africains dans leur généralité nous aiment peu. Il suffit à n’importe lequel de leur despote de rappeler le spectre de la colonisation, pour détourner la colère du peuple sur nous.
- Alors aidons-les à ses développer, car nous sommes chrétiens.
- Parce qu’ainsi ils seront reconnaissants et plein d’amour pour nous, comme l’enseigne le Christ ?
- Non, mais au moins ils auront les moyens de leur haine.
C’est amusant, car en quelques lignes Nebo a prouvé que le christianisme c’est la mort. :D
Vu comme les choses se passent, c’est surtout l’expansionnisme chinois qui profite de notre absence, et de l’hostilité que les Africains nous vouent. Ils vont avoir de nouveaux maîtres, autrement meilleurs que nous pour les apprivoiser. Eux n’ont pas nos pudeurs de bons Chrétiens ramollis.
“Mais je ne comprends toujours pas l’intérêt stratégique, même d’un tyran, dans la paupérisation de son peuple, qu’il le fasse selon les procédés de Bongo ou ceux de Mugabe.”
Et bien voilà, nous sommes d’accord!
L’afrique n’est pas sous développé à cause des Bongo, elle a des Bongo parce qu’elle est intrinséquement sous développé.
Pour ce qui est de l’ethique, ce n’est pas ce que je reproche à votre raisonnement, mais de faire une confusion entre l’ethique (le jugement moral) et le jugement de valeur.
“nous devons aller aux quatre coins du globe pour porter le message” et se voir répondre par un pharisien, “quel intérêt ? le peuple élu est ici, les autres ne peuvent pas de toute évidence”.
Nous sommes des chrétiens justement: nous ne devons pas nous en référer aux évangiles sans recul, en confondant l’esprit et la lettre et en confondant ce qui devrait être dans l’absolu avec ce qui est, dans la réalité. Nous devons exercer notre libre abitre, lequel nous indique que NON, ils ne sont pas capables de se développer tous seuls.
Ils sont indépendants depuis cinquante ans, des étrangers les ont éduqués, vaccinés, équipés, leur ont payé leurs matières premières…. Citez moi un peuple (ou des peuples qui ont été autant aidés, dans l’histoire. Ca n’existe pas…La logique nous indique que la seule solution, c’est la mise sous tutelle.
La fable du vilain roi nègre qui empêche le gentil peuple de se développer, c’est une connerie monstre;
Vieux sujet :
http://ilikeyourstyle.net/2008/01/31/4446/
http://ilikeyourstyle.net/2008/01/31/bleu-presque-transparent/
Vous dites ça parce que vous n’avez pas encore osé vous aventurer dans le labyrinthe de ses prophéties et que vous le limitez à son cercle post-moderne, JMJ & co…
“Vu comme les choses se passent, c’est surtout l’expansionnisme chinois qui profite de notre absence, et de l’hostilité que les Africains nous vouent. Ils vont avoir de nouveaux maîtres, autrement meilleurs que nous pour les apprivoiser. Eux n’ont pas nos pudeurs de bons Chrétiens ramollis.” C’est sûr… en attendant, les chinois encerclent, aussi, l’Europe par le sud.
Très bien vu SK. Les blancs crèvent d’inconséquence. Eux aussi ont ce qu’ils méritent, comme ces Africains qui n’en finissent pas de ne pas se développer. Ce n’est pas une question morale, c’est de la physique. Il n’est pas question de “mérite”, mais de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas. Nebo ce n’est pas en mettant toute votre énergie en battant des bras pour vous envoler, que vous y arriverez. Alors certes, certains trouveront peut-être que votre détermination à battre des bras mérite que vous vous envoliez, mais ça ne marche pas comme cela. La nature ne fonctionne pas au “mérite” et à la tentative, mais seulement au résultat. Que le monde est dur !
@ la Crevette, Restif, Vertumne : Merci, merci…
(Vertumne – à la limite, Restif aussi :-) – il faut traduire un peu, le Gaffiot est coincé sous des piles de dossiers en retard)
@ SK : Votre enthousiasme suite au retour de Zulmé & Toné fait déjà plaisir à voir. Mais votre enthousiasme suite à mon (certes provisoire) retour, lui, est d’une sobriété d’expression confinant à la perfection :-)
(les plus grandes joies sont muettes, et je vous en sais gré, sachez-le)
@ xyr : Votre commentaire, inattendu, m’a quelque peu désarçonné. Sans vouloir me livrer à une autocritique dépassant mes ressources mnémoniques, j’ai confusément le souvenir d’avoir suffisamment à me reprocher de mon côté, pour que vous puissiez à présent tenir mes excuses sincères comme acquises.
(n’hésitez surtout pas à me faire savoir ce qui a été l’élément déclencheur de cette purge réciproque et bénéfique, purge dont l’initiative demeurera à votre crédit : conversion au Christianisme, ouverture des yeux sur la réalité du cas Millie, argumentation Ixpéenne, que sais-je… j’avoue être curieux, sans pour autant être indiscret j’espère)
@ Nebo : Pour mon retour / bref passage, j’aurais vraiment souhaité vous lire moins plan-plan, moins premier degré. Enlevez le cynisme et la provocation, et Ilys perd d’un coup une bonne part de son charme, non ?
Mais puisqu’il faut être sérieux pour vous plaire, sachez qu’on peut être Chrétien et radicalement rétif au “développement” de l’Afrique. Si l’on est croyant, Dieu a créé certains (nos ancêtres, disons) avec certaines aptitudes, et d’autres avec d’autres aptitudes (du genre jouer du tamtam, piler le mil, chasser à l’arc rustique, palabrer). Respecter Dieu, c’est respecter sa création, et notamment sa diversité. Pourquoi donc chercher à uniformiser / égaliser ?
Certes, comme Chrétiens nous avons l’obligation de partager l’Evangile avec nos frères humains, indifféremment de leurs aptitudes, de la forme de leur nez ou de la texture de leur chevelure (je m’interromps un instant pour laisser passer une brève nausée). Mais notre impact sur leur manière de vivre, doit se concentrer sur / se limiter à l’essentiel : fin des fétiches, fin du cannibalisme, fin de la polygamie.
Certains, et on peut les comprendre car ils étaient inconscients des conséquences à long terme, de leurs actes, ont cru que l’obligation évangélique incluait vaccinations et autres ingrédients de l’explosion démographique. Aujourd’hui, on sait que cela débouche sur une équation intenable, si l’on veut être cohérent et étendre cette logique de partage, au niveau de vie. Ce que les écolos disent n’est pas toujours absurde : il est VRAI qu’il faudrait plusieurs planètes si l’ensemble de l’humanité devait vivre comme nous, or cela est impossible, même si nous devenions raisonnablement vertueux (le gaspillage des ressources est anti-chrétien, et nul besoin de manipulations à la Al Gore pour nous le rappeler – sur ce terrain, il faut reconnaître que les Evangéliques US n’ont pas adopté le bon positionnement, niant les évidences et se laissant manipuler par le Big Business jusqu’à gober que l’identité américains inclurait, outre ledit Evangélisme et le sympathique droit de porter des armes, le droit de consommer vingt litres au cent dans des véhicules dinosauriens ; heureusement, ils évoluent).
Or, lorsque quelque chose se révèle absurde, ce quelque chose révèle en fait son origine, laquelle est non point à chercher chez notre Patron, mais chez l’Autre. L’Autre, qui n’aime rien tant que détourner des principes évangéliques au servir de sa cause de destruction. Exemple : les Droits de l’Homme, qui débouchent sur l’immigration de masse, le “mariage” homosexuel et l’homo”parentélité”, la délinquance et la criminalité croissantes, etc etc. Le projet même de faire rouler les Africains en voiture et de leur fournir vaccins ou air conditionné, est de cette essence.
Pour les vaccins, pourquoi pas, d’ailleurs ? Mais avec cette précision impérative qu’un contrôle des naissances hyper efficace (et par définition contrôlé par nous, au même titre que les vaccinations d’ailleurs), aille de pair.
La position chrétienne doit donc être celle d’un apartheid à échelle planétaire, les uns vivant au rythme de leurs innovations techniques (sous réserve de ne pas abandonner, et d’adapter sans la dénaturer, la Foi chrétienne), les autres vivant à l’âge de pierre (rectifié par les principes de base de ladite Foi chrétienne) ou quasi. Les uns prenant les décisions pour la Planète (y compris la gestion des ressources faussement considérées comme propriété des autres, puisque découvertes par les premiers seulement, et utiles aux premiers seulement), les autres se concentrant sur de considérables chantiers (surtout à l’échelle de leurs aptitudes) comme la lutte contre la superstition ou pour la monogamie, le tout dans un contexte de simplicité matérielle… fort évangélique, on l’avouera.
Et pour en revenir à Bongo, il se trouve que ce personnage largement consternant, évidemment répugnant (et néanmoins Africain d’élite, hé oui) a eu une politique moins éloignée, par ses effets, de cet idéal chrétien sauce denis l., que d’autres. La place de l’argent des ressources naturelles soi-disant “africaines” est EVIDEMMENT dans nos banques, pour des raisons tant morales (ces ressources sont à nous et rien qu’à nous) que pratiques (nous seuls pouvons le faire fructifier, notamment à travers des investissements dans notre fascinant capitalisme et dans notre non moins fascinante haute technologie, si tant est d’ailleurs qu’il y ait une différence). Certes pas sur des comptes au nom de Rois Nègres, mais faute de grives on mange des merles.
(pardon au Serbe que vous êtes en partie, pour cette référence, bien involontaire, aux merles…)
Voilà, ami Nebo, je manque cruellement de temps et pourtant je viens de me fendre – rien que pour vous – d’un long comm, pour la dernière fois avant un bon moment.
Merci de boire, par gratitude, une slivovits à ma santé.
On dira ce qu’on voudra de Cohn-Bendit, mais lui au moins il sait ce qu’il veut. Il ne tourne pas de l’œil en méditant ses sombres pensées. Au contraire il les réfléchit, il les planifie, il met les moyens, et toute son énergie depuis 40 ans dressée vers le même but. Il sait très bien ce qu’il engendre, et il en jouit. Ce n’est pas lui le naïf.
Denis > Vous rendez ses lettres de noblesse au christianisme, qui sous votre plume redevient cette religion estimable que partageaient nos ancêtres, et avec laquelle ils ont su édifier une civilisation brillante.
Désolé pour la slivovits, denis, mais je n’en n’ai plus à la maison depuis les fêtes de fin d’année. Merci, en tout cas, pour le temps accordé.
Néanmoins, votre conception du respect de la Création Divine vous est toute personnelle, ou tout du moins si elle ne vous ai pas personnelle, disons que je ne la conçois pas exactement de la même manière. Si je tiens compte de la réalité et ne puis me résoudre à marcher contre elle, je laisse cela aux progressistes qui savent le faire si bien (c’est-à-dire “très mal”, mais vous l’aurez compris), je pense également que les individus, mais aussi les peuples, ont des capacités qui ne demandent qu’à leur être révélées, ce qui au vu de leur situation semble difficile puisque comme l’a dit avec précision XP : “L’afrique n’est pas sous développée à cause des Bongo, elle a des Bongo parce qu’elle est intrinséquement sous développé.” Bon, à cette différence près, que je n’aurais pas dit qu’elle l’est intrinsèquement, car je crois, c’est encore mon côté chrétien, qu’il y a toujours une porte dérobée vers la Rédemption.
Une manière de respecter la création de Dieu consiste peut-être à prendre en considération l’Autre dans son altérité et à agir en conséquence. La Foi et l’Espérance ne sont rien sans l’Amour. Voyez 1 corinthiens 13…
C’est très bien que l’Occident, ou les pays émergents aient le pouvoir et la science qu’ils ont, mais ça n’est pas, à mon humble avis, un but en soi, mais juste des outils.
13.1
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.
13.2
Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.
13.3
Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
13.4
La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil,
13.5
elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal,
13.6
elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité;
13.7
elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
13.8
La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra.
13.9
Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie,
13.10
mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.
13.11
Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.
13.12
Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu.
13.13
Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité.
“C’est amusant, car en quelques lignes Nebo a prouvé que le christianisme c’est la mort. :D” (Vae victis “ecrasons l’infâme” )
Une religion qui est contre l’avortement et qui met le respect de la vie humaine au premier plan de sa dogmatique est une “religion de mort”. Grandiose (je prévois le superbe numéro de contorsionnisme rhétorique destinée à prouver que c’es justement ça qui dans un monde supruplé est la mort. Inutile de jouer les hommes-serpent. 1) d’abord le Pape qui papotait à l’époque de la découverte du vaccin s’est déclaré contre (googlez donc!). Non par amour de la mort mais parce que la nature doit s’auto réguler. Si on continuait à faire les quelque 8 gosses par moyenne de 1910 (à vérifier hein), sachant qu’on en paumait la moitié dans la première année et que sur les autres un seul dépassait les 50 ans… (tjr en gros mais c’est à peu près ça.)
Dont religion de la vie, infiniment. Religion de la complexité aussi : savez vous que dans l’Islam Dieu est créateur du bien ET DU MAL. Ce qui retire une sacrée épine théologique du pied, celle qui a hanté toute la vie de Bloy, et donc son oeuvre. D’ou son Paraclet -Lucifer. Mais pas bloy seul, pauvre ver de terre scribatoire : toute la théologie chrétienne s’est pas cassée mais ébréchées les dents sur ce sujet. C’est l’une des raisons que m’ont donné certains individus de leur conversion à l’Islam (je les croise chez XP qui a toujours un thé à la menthe pour eux) : la résolution du problème du mal. Ils trouvent plus logique d’expliquer la mort d’un enfant (l’enfant marche mieux en tant qu’exemple, compassionnellement) brûlé vif par la volonté de Dieu. Allah l’a voulu. Nous, on est dans le complexe, le difficile à appréhender : le mal et l’impuissance divine à l’empêcher,nos explications c’est
1) le libre arbitre, d’abord. Et le péché originel. Puis théologiquement, pour ceux à qui ça parait léger pour expliciter la mort souvent atroce de millions d’innocents, et bien voilà la réponse métaphysique :
2) C’est du à la solidarité universelle, à la réversibilité des mérites ; certains sans avoir rien commis sont nés pour s’immoler au nom du salut de tous : ce sont les justes, piliers de la création selon Maistre. De même que les souffrances de Jésus ont racheté (« en espérance », S. Paul. Faudrait pas rêver non plus)l’humanité pécheresse, de même le sacrifice d’un martyre (pourvu qu’il ne soit pas recherché, qu’on attire pas sur soi le martyre. Par exemple en gueulant en plein Colisée « Néron, tu chantes comme une amphore ! » -évidemment, vexé il a voulu montrer qu’ Rome même il pouvait mettre le feu ! ceci dit c’était parait-il un excellent barde, et les poèmes qu’il rédigea pour les grands jeux de la ville restèrent d inchangé pendant 4 siècles.)
Je remarque en passant que le détonateur nazi n’a rien à voir avec le christianisme qu’Hitler haïssait -comme tous les vrais nazis. “Le poison chrétien écrit Borman”, un homme qui aurait plus à Nicolas sur ce point. J’invente la reductio ad Bormanus ! ?
Non, je remarque simplement que le calque est totale entre Hitler, Borman, Rosenberg . Le matérialisme marxiste pense de même, « La religion opium du peuple. Pour reconnaître un totalitarisme -tel celui originel de la Révolution avec Déesse raison de Fouché et Chaumette ou la théophilantropie de La Revellière, observez cette constante : la haine du christianisme « religion des faibles » « poison psychologique » Sade , chantre du droit de tuer, révolutionnaire, membre de la section des piques, théoricien du droit du plus fort à génocider, ce pour quoi il m’intéresse entre autres raisons, il représente l’impensée révolutionnaire, l’auteur érotique connu comme chevalier de Saint Just est un Sade raté littérairement, réussi politiquement.
L’Islam si admiré par Hitler qu’il le salue comme une force amie du national socialisme dans son testament politique (ce n’est pas rien d’écrire « “Les Japonais, les Chinoix et les PEUPLES REGIS PAr L’ISLAM seront toujours plus proche de nous que la France, par exemple.”
“Dans un monde qui sera de plus en plus perverti par le venin juif, un peuple immunisé contre ce venin doit finir à la longue par l’emporter. De ce point de vue, le fait d’avoir éliminé les juifs d’Allemagne et d’Europe centrale demeurera un titre de reconnaissance durable à l’égard du national-socialisme.”
Bref l’antichristianisme c’est l’antiracisme du 21ème siècle (et toc !)
“Religion de vie”, “religion de mort” ? ça veut dire quoi ? Y’a un contenu conceptuel précis sous le slogan pour excités des meetings JMJ ? parce que je peine un peu à comprendre de quoi on parle là.
Je crois que la plupart des gens — y compris pas mal de catholiques qui ne font pas tant de bruit que les excités — se contentent de ne pas vouloir qu’on leur impose quoi que ce soit qu’ils n’approuveraient pas eux-mêmes. L’ennui c’est que les partisans minoritaires mais bruyants d’un certain revival actuel prennent les plus vieux et éculés prétextes (bien commun, loi naturelle, thème mal compris de l’accord entre la foi et la raison…) pour prétendre non seulement qu’il faut être catholique comme eux, mais encore que même si l’on n’est pas catholique ni même en aucune manière religieux, il faudrait vivre comme eux. Et ils réclament que la loi traduise ces demandes comme le ferait n’importe quel bon petit taliban.
Le tout fonctionne à peu près comme du terrorisme, au sens étymologique du mot : si la foi et la raison sont d’accord personne ne peut les refuser sans être en dehors de la foi et même de la raison. On est quand même fort près de certains écrits de Saint-Just par exemple, de leur fonctionnement veux-je dire.
C’est ça qui est en cause. Pas les rêveries de Maistre, dont on me pardonnera peut-être charitablement de dire que s’il était docteur de l’Église, ça se saurait.
“Religions de la vie” c’était une simple réponse à “religion de mort” trouvaile due à Vae. Perso je n’aime pas les étiquettes de ce type, mais là c’était trop tentant comme réponse. Et ne me dites pas que vous n’avez jamais cédé à ce péché rhétorique Nicolas…
Quant à Maitre, la citation que j’en ai faite synthétise la position chrétienne selon Lydie Parisse (je ne garantis point, je suis dans Zibaldone et je n’ai aucune envie de me plonger dans les Pères; je préfère encore avoir tort). Amen (ma culotte est pleine – rajoutions nous finement à S.François d’Evreux, l’une des villes les plus grisaillante de la galaxie normande).
Cedi écrit je reitère, on retrouve ce colossal point commun de l’antichristianisme (anticatholicisme surtout, les révolutionnaires français foutirent une paix totale aux protestants) chez les marxistes, les nazis, les révolutionnaires français qui sont les inventeurs du concept de régénaration de l’homme (CF TAINE, Les origines de la France contemporaine). Quand je dis “antichristianisme, je ne parle pas de l’atheisme,de la position d’un Freud dans “Moise et le monotheisme” , d’une discussion sur les “implants” platoniciens de cette religion, sa responsabilité dans les droits de l’Homme etc,etc. Je parle des excitès à la goebbels hitler , des fêlés du “poison chrétien” à la Borman Rebatet, François Genoux , membres d’Avalon et autres clans des écumants.
A part ça Nicolas, vous ne m’empêcherez pas de penser que le christianisme est bien plus une religion de la vie que l’Islam fondé par un tueu – la cher Mahomet (que son nom soit pétris de lisier de porcs tuberculeux).
A part ça non, Maistre n’est pas docteur d’une Eglise qu’il gêne plus qu’autre chose aujourd’hui et déjà hier. Et les catholiques dont vous parlez, j’en suis bien d’accord, font partie de cette race d’emmerdeurs dont j’entretenais l’audience tétanisée d’intérêt l’autre jour, les gaches -la-vie/fais comme moi, les délations-ma-passion, gens qui doutent au fond tellement de leurs croyances qu’ils rêvent de l’imposer à tous. En plus ce sont des pervers, des rapiécés du bulbe qui jouent à “plus pur que moi tu meurs” (oui -c’est tout le problème d’ailleurs : moins pur tu meurs, plus pur tu me tues. )
J’espère que votre pharmacienne laotienne va bien et malgré vos lectures subversives (je suis sûr qu’Emmanuel Schmidt ne vous apparait pas encore pleinement comme un titan littéraire ) je ne suis pas absolument mécontent de vous (re)lire.
Nebo disait à Denis que sa vision du christianisme était très personnelle, en fait du tout, c’est une vision on ne peut plus classique qui a perduré des siècles, et qui a fait notre civilisation.
Quand un courant religieux ou politique, quel qu’il soit, s’acharne à installer sur nos terres des gens qui nous haïssent. Ce qui met en danger ma personne, mes biens et les miens, je suis en droit de dire que c’est la mort. En contrepartie, il peut bien essayer de sauver tous les fœtus qu’il veut, pour les donner plus tard à manger au Moloch, que cela ne le rendra pas moins morbide. L’émoi du Saint-Siège, alors que Berlusconi fait mine de durcir sa politique d’immigration, est à se titre on ne peut plus révélateur. Ca place chacun d’un côté de la barricade. Le christianisme moderne est dans le camp d’en face, avec les ennemis de notre civilisation, c’est comme ça, c’est pas moi qui ai décidé. Ce qui est amusant, c’est cette détermination sans faille à nourrir le serpent en son sein, à lui prodiguer tous les soins, pour qu’il nous puisse mordre. Développer l’Afrique, c’est l’armer. Vu le degré d’amour que nous voue ces gens, c’est l’armer contre nous. En conséquence c’est mal. Vous voyez c’est pas si complexe, mettre en danger les siens c’est mal. :D Au moins Cohn-Bendit, lui est cohérent. Si seulement nous pouvions avoir un leader qui ait le quart de son talent dans notre camp, au lieu de ces pleureuses…
Ce qui a fait notre grandeur, ce ne sont pas des dissertations à n’en plus finir sur le bien et le mal en tant que catégorie abstraite, c’est la recherche de NOTRE bien. Jules II aurait très pu faire le choix de bloquer les budgets destinés à la rénovation de Rome, et à la reconstruction de la basilique Saint-Pierre, pour les réorienter vers des œuvres sociales, pour financer des services venant en aide aux femmes enceintes et secourir les avortons. Selon l’idée moderne, faisant cela, il aurait un fort bon chrétien. Il n’a pas fait ce choix, gonflé d’orgueil il a privilégié la pierre, le faste, l’apparat, la grandeur, associant son nom à l’un des plus beaux édifices de l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui les chrétiens délaissent la pierre, leurs églises sont d’hideux monuments qui transpirent la mort. Ils peuvent bien secourir tous les clandestins et SDF qu’ils voudront, les sauver du froid, il n’en restera pas moins que leurs églises ne mentent pas, et révèlent sous ces paravents leur vraie nature. Ce qui démontre par ailleurs leur degré d’adhésion à la modernité.
Notre situation n’est pas inédite, les Jésuites du Paraguay en sont les prémices. C’est la répétition à plus petite échelle, d’un mouvement qui nous a chassé d’Afrique, et qui conduit à notre colonisation. La même vieille alliance entre philosophes des Lumières, Jésuites et métèques, qu’on rejoue aujourd’hui. Car si les Jésuites et les philosophes, en particulier Voltaire, se détestent copieusement, les derniers ne peuvent s’empêcher de saluer les mérites des premiers pour leur action en faveur des populations. Lorsque la haine est plus forte, c’est la mauvaise foi qui les en empêche.
Restif > “Religions de la vie” c’était une simple réponse à “religion de mort” trouvaile due à Vae. ”
Vous plaisantez ? Il n’est pas un tradi pour se gargariser de ces expressions. Il me serait injuste d’en accepter la paternité. Notez tout de même que je ne les emploies pas dans ce sens.
Restif > “A part ça Nicolas, vous ne m’empêcherez pas de penser que le christianisme est bien plus une religion de la vie que l’Islam fondé par un tueu – la cher Mahomet (que son nom soit pétris de lisier de porcs tuberculeux).”
A votre insu, vous mettez le doigt sur le mal qui nous pourri. Merci.
1°) Première affirmation : le christianisme est une religion de vie.
2°) Deuxième affirmation : l’islam est une religion de mort, car Mahomet est un conquérant. Et la guerre c’est mal.
On doit donc en conclure qu’en exportant militairement l’islam, Mahomet l’a tué. (sic) Ce qui n’a évidemment aucun sens, d’un point de vue logique comme historique. La conclusion ne serait donc pas celle-là. N’oublions pas, il est chrétien et moderne, universaliste et relativiste. Il parle d’un BIEN abstrait, d’une vie qui n’est celle de personne, et certainement pas la notre et celle de sa religion. Donc le christianisme est une religion de vie parce qu’il est gentil et protège les fœtus, alors que l’islam est une religion de mort parce qu’il est politique, et qu’il assimile le bien à celui de l’Oumma, c’est-à-dire à SON bien.
Donc s’aimer, aimer sa famille, sa patrie, sa communauté, c’est mal, tandis que de penser le monde à travers un filtre indistinct, c’est bien. Hum… on m’excusera ensuite de ne plus faire la différence, entre un gauchiste lambda (un chrétien ne croyant pas en Dieu) et un croyant.
Heu Vae si vous pouviez éviter de penser à ma place…Ou ai-je écris “Et la guerre c’est mal.” ?? SaintAugustin la justifie la guerre, vous devez avoir lu ça. J’observe simplement que dans le monde l’Islam bien loin de se contenter de protéger “les siens” cherche à conquérir les autres. Demander aux Serbes…
Mais le plus comique dans cet échange dérisoire, c’est que j’ai répondu à Nicolasque l’expression “religion” devie n’était qu’un pur lexèmede l’instant pour votre “Religion de mort”, reflexion en skaï lu 5000 fois.
Ah ok, si en plus ils font des guerres offensives… Je l’ignorais, là c’est indéfendable. ^^
Rien que l’acceptation dans laquelle vous utilisez le mot “bien” vous met à nu.
Moi, dans la réactivité pathologique je ne fais pas de différence entre un gauchiste et un droitiste. L’un entend “immigration” et a aussitôt envie de crier “au racisme”. L’autre entend que quelqu’un dit, par exemple, que “le racisme c’est de la merde” et il a aussitôt envie de crier “au gauchisme”. On n’en sort pas. Les mots ont vraiment du plomb dans l’aile comme le disait Xyr dans je ne sais plus quel post.
Il est vrai que le droit à la défense est inscrit dans l’ancien testament. Il est vrai que le Christ chasse les marchands du temple à coups de pompes dans le cul. Il est vrai que le Christ demande à Pierre de ranger son épée et non pas de la jeter. Mais il est vrai, aussi, que l’Ancien Testament affirme que “la vengeance n’appartient qu’à Yahvé” et que dans le Nouveau, Jesus précise que “celui qui vit par l’épée périra par elle”.
Et moi je dis simplement que l’armure dont je veux me revêtir est plutôt celle de l’Amour que celle de la Haine. Mais vous inquiétez pas… au jour “J” on verra qui a des couilles… et “Nebo le serbe” en a. Et il aime la France bien plus que certains “identitaires” qui l’aiment par posture (je ne parle pas de vous VVictis, je ne vous connais pas assez).
L’église était assez puissante pour faire les deux : et construire Rome et s’occuper d’oeuvres de bienfaisance. ^^
Mais il n’y aura pas de jour J… Ce sont les historiens, qui quelques siècles plus tard, on décrété dans leur manie du classement, que le 4 septembre 476 marquait la fin de l’Empire romain. Les Romains eux ne se sont rendus compte de rien, c’était un jour comme un autre.
Mieux vaut cette erreur là – si tant est que ce soit une erreur – que l’erreur symétrique, vous ne croyez pas ?
Il n’aurait pas tort de crier au gauchisme.
Quand sa maison brûle, on ne s’inquiète pas que l’eau des lances à incendie puisse abimer la tapisserie. Le faire, c’est encore une fois de l’inconséquence. “Je ne veux pas d’immigrés, mais bouh vilain raciste.”
Dans le meilleur des mondes, on devrait pouvoir défendre ses intérêts sans haïr, même quand ils sont quelque peu éthérés. Mais c’est rarement possible, les hommes ont besoin de haïr pour faire souffrir. Et expulser, quoiqu’on en dise, c’est faire souffrir. Surtout quand des immigrés s’automutilent, comme dans les camps australiens .
Soyons pragmatique, Vae Victis: on fait comment pour distinguer les nôtres désormais? les électeurs de notre ami à tous Cohn-Bendit, qui sont tous blancs, seraient donc des nôtres?
Même pendant la République Romaine, lorsque Hannibal et ses Africains sillonaient les campagnes (on y imagine aisément leurs ravages), il s’est trouvé nombre d’Italiens et de chefs pour faire allégeance aux envahisseurs venus d’ailleurs. Ils étaient pourtant tous païens, tous imbibés de ces préceptes philosophiques et virils qui nous font soi-disant tant défaut. Comment Rome s’en est-elle sortie? par l’audace, en attaquant Carthage là où elle ne s’y attendait pas, en trouver des alliés contre Hannibal à Carthage même, en ne prêtant jamais le flanc à ce redoutable guerrier.
Il se peut que quelques prélats excités et vieillissants fassent des sorties douloureuses, mais n’en doutons pas l’Eglise a cette capacité à focaliser sur elle la haine de nos pires ennemis et cette capacité portera un beau jour ses fruits. Il faut être patient. Et puis que je sache, cela n’a pas l’air de poser beaucoup de cas de conscience aux Italiens d’être à la fois catholiques et berlusconiens. Ni de faire courbette devant Khadafi pour mieux le rouler dans la farine. Tout ce que les ritals doivent faire désormais c’est faire en sorte qu’il y ait une pression démographique de leur côté qui élimine pendant 3 générations tout argument pro-immigration. Le christianisme pourra sûrement les y aider.
A l’apogée du système Bongo , tout gabonais de souche
avait droit à une allocation de 3000 francs mensuels.
Ce qui provoqua une immigration massive
et la fortune de l’expression “fainéant comme un gabonais”.
Aquinus > Une amie étrangère m’a posé la même question. Pour plaisanter j’ai évoqué le test du peigne dans les cheveux. ^^ Si le “nous” existe encore (on peut avoir de gros doutes à ce sujet), il se définit par rapport aux autres, au camp d’en face. C’est une reconnaissance en négatif. Ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir.
Vous faites une grosse erreur d’interprétation, du souverainisme à rebours. La constitution de l’Italie comme Etat-Nation, c’est 1870, et on ne peut pas dire que l’essai soit complètement transformé. Si certaines cités et certains peuples d’Italie font alliance avec les Carthaginois, c’est par patriotisme, pour se libérer de la férule romaine. Et non pas, comme aujourd’hui, par amour christique de l’étranger, fatigue de vivre et soif d’en finir. Dans l’Antiquité gréco-romaine, la loyauté revient à la Cité. Sous l’Empire romain, on parlera de “petite patrie” pour désigner sa cité, et de “grande patrie” pour désigner l’Empire. Mais nous n’y sommes pas encore.
Ce sont des peuples comme les Samnites, ennemis héréditaires des Romains, qui s’allient avec Hannibal pour défendre leur liberté. Le calcul se tient, Hannibal est victorieux, mais avec ces quelques dizaines de milliers d’hommes, il est incapable de tenir l’Italie comme le font les Romains. Sa victoire définitive mettrait les Romains dans l’obligation d’accepter une paix très défavorable, de renoncer à nombre de leurs possessions et prétentions, d’être soumis à un tribut, de libérer les cités, ect… Les cités italiennes ennemies de Rome seraient entrées dans une alliance avec Hannibal assez lâche, et pas trop contraignante. Malheureusement pour elles, les Romains comprenant bien que l’effort d’Hannibal ne pouvait être que de courte durée, temporise, le harcèle, l’enferme en Italie et le coupe de ses bases logistiques, avant de reprendre l’offensive.
J’ouvre une parenthèse. Il est amusant de voir que la situation d’Hannibal à Capoue est très proche de celle de Napoléon à Moscou. Les deux grands chefs de guerre s’ouvrent une route dans le dispositif ennemi, en remportant des victoires écrasantes. Cela fait, ils font des offres de paix, car ils sont incapables d’avaler un morceau trop gros pour eux. Hannibal ne peut pas prendre Rome, Napoléon absorber la Russie. L’ennemi vaincu, il devrait transiger. Seulement celui-ci refuse, s’obstine. La guerre dure, et là le déséquilibre des forces se renverse. Le potentiel humain, la logistique, la maitrise du terrain font la différence.
Dernier point. Il ne s’agit pas de quelques prélats gâteux, isolés, et faisant sous eux. Mais déjà du premier d’entre eux, célébrant chaque année la journée du migrant – en des termes qui lui faudrait la corde devant n’importe quel tribunal d’épuration -, parmi tant d’autres événements et prises de position. Et d’une quasi unanimité publique de la hiérarchie catholique. Alors si les Italiens sont catholiques, c’est contre l’Eglise. Mais est-ce alors leur catholicisme qui les préserve, ou leur patriotisme et leur bon sens ?
Mon cher Vae (l’homme qui est capable de me dénuder à la seule lecture de deux com’s. Que faire comme un tel titan de la pensée ?!)
L’affaire me semblait close, les lances s’étaient agréablement rompues et mon Dieu, qu’ajouter ?
Je me pose quand même une question : comment se fait-il que ce faible, débile, cacochyme égrotant système chrétien ait battu 1) le nazisme 2) le soviétisme communisme. Et que l’Islam qui vous plait tant végète depuis des siècles loin de tout génie technique , à la merci d’une religion qui lapide, tue les pd et autre choses qui doivent vous paraitre le summum de la virilité et de la protection des siens.
J’ajoute que quand il s’agit de faire griller joyeusement du boche ou du jaune le chrétien n’hésite pas. Ce chrétien si décadent qu’il domine la planète depuis un bon bout de temps. Je suppose que vous allez me parler du futur. Rien de plus facile quand le passé ne répond pas à votre idéologie et à ses préjugés d’en appeler au futur, au règne chinois à venir etc. Facilité… : l’innovation scientifique vient en grande majorité de pays formés par la mentalité chrétienne. J’ose y voir un étroit rapport de cause à effet avec la complexité de cette théologie qui fournit à un Heidegger son premier sujet de thèse.
Les cités italiennes n’ont pas agi par patriotisme mais par opportunisme, exactement comme les Wisigoths du sud de l’Espagne le firent avec les Maures. Elles se sont dit: “tiens, un Africain qui écrase Rome, quelle divine surprise!” et ont mis au panier une proximité ethnique et culturelle naturellement bien plus forte avec leurs seigneurs romains qu’avec les Carthaginois et leurs auxiliaires numides. Et Rome a gagné aussi parce qu’elle est allée dans l’antre de l’ennemi, avec ses armes, a menacé Carthage et tissé des alliances à rebours contre Hannibal avec ses propres frères.
Qu’avez-vous contre les migrants? n’est-il pas juste et bon de célébrer les migrants, précisément au moment même où nous sommes submergés? La clé c’est précisément d’arriver à distinguer, à établir des frontières et celles-ci ne peuvent être que culturelles. Il faut contribuer à ce qu’advienne dans ce grand foutoir post-moderne, une sorte d’apartheid culturel et l’Eglise même contre le gré d’une grande partie de son clergé, est un pilier de cette stratégie. Tant qu’il y a distinction il y a futur, il y a possibilité de reconquête, il n’y a pas fusion et métissage complet et irrémédiable. Ce que les Italiens expriment tranquillement c’est qu’ils ne souhaitent pas se mélanger, en tous cas pas trop. L’Histoire leur donnera raison, et leur bon sens leur indique que si l’Eglise ne peut rien face à leur détermination identitaire, elle pourra beaucoup à d’autres moments lorsque se définir par le seul négatif comme vous le proposez ne suffira plus. Lorsque les Autres se mettront vraiment à faire de la politique, à amorcer le rouleau compresseur de la conquête effective, alors là il s’agira d’avoir un programme qui se tienne à leur opposer et pas seulement de dire: nous sommes contre eux! suivez-nous!
Mes enfants vont à l’école catholique et ne subissent quasiment pas la diversité. Ils baignent dans le même environnement, à peu près intact, que celui dans lequel j’ai grandi il y a 30 ans. C’est pas la panacée mais c’est toujours ça qui tient, et en plus je peux justifier ce choix devant un large public en mettant en avant ma catholicité, et personne ne trouve rien à y redire. Tout ce qu’il nous faut, l’apartheid culturel est en route. Laissez mijoter une génération de plus et le gouffre sera tel entre une école publique de la banlieue de Toulouse et l’école de mes enfants, que toute mixité forcée devra être appliquée à la force des baïonettes tellement le choc sera énorme.
Restif > Vous ne comparez pas sérieusement les chrétiens qui ont vaincus les nazis avec ceux d’aujourd’hui ? ^^ Je ne doute pas qu’il en reste beaucoup dans l’Amérique profonde, mais ce n’est pas l’espèce dominante en nos eaux. Ils appartiennent presque à deux humanités différentes.
Ne parlons pas même du futur, le présent est assez éloquent. Il a de quoi inquiéter, car où qu’on regarde, il n’y a rien à quoi s’accrocher. Plus de Nation, de peuple, d’Eglise, de cause, auquel s’agripper. Juste la sphère intime.
Aquinus > Je ne vois pas en quoi le patriotisme exclue l’opportunisme, l’un est une motivation, l’autre un moyen. Et il faut arrêter avec ce simplisme du choc des civilisations, la réalité est naturellement bien plus complexe. Il ne suffit pas de partager des liens civilisationnels pour se faire des bisous partout, au contraire, on fait la guerre généralement à ses voisins ; cad souvent des gens qui vous ressemblent. Par exemple, à propos de l’ilot Persil, toute l’UE a soutenu l’Espagne contre le Maroc, sauf la France et le Portugal. Et l’ensemble du monde arabe a soutenu le Maroc, sauf l’Algérie et la Lybie. Ces antagonismes supplantent les liens culturels. C’est l’intérêt propre de chacun qui domine.
Le calcul comme je l’ai dit n’était pas mauvais, et ne faisait pas peser de risque de domination carthaginoise sur ces cités. Contrairement par exemple aux Gaulois, qui en faisant intervenir César dans leurs conflits internes, a amené leur conquête.
Et l’armée d’Hannibal était un ramassis de mercenaires de toutes les nations, des Numides, des Carthaginois, des Celtibères, des Gaulois des plaines padanes, ect…
Pour le reste je suis plutôt d’accord avec vous, même si je ne propose pas de reconnaissance par le négatif, je constate simplement.
Qu’on me laisse seulement quelques années, pour que je quitte ce “pays” dans des conditions propices. C’est mon seul vœu.
@Vae Victis: je respect vos arguments comme ceux d’un Ivane, mais je persiste sans naïveté débile à chercher des signes par-delà les évidences. Je ne crois pas que ce soit une coïncidence que des trois pays latins, celui qui ait le plus abandonné son catholicisme soit le plus gangréné et gémissant (la France), que celui qui comme par hasard semble redevenir de plus en plus catholique soit la dernière Nation d’Europe Occidentale à montrer des signes d’espoir (l’Italie) et que le troisième soit profondément divisé sur cette question comme tant d’autres, et que comme par hasard la ligne de fracture passe très précisément là où passent les dogmes catholiques.
Au-delà des apparrences et du raisonnement, tout ceci me semble significatif, d’une signification toute providentielle.
A l’instinct je sens qu’une grande partie des Italiens et une bonne partie des Espagnols, ne se vautreront jamais et se rebelleront un jour. A l’instinct je sens que même une minorité de Français aura du mal à le faire. Et je place cela sous le signe d’un manque de foi.
Le troisième dans mon comm #56 étant l’Espagne, faut-il le préciser?
Vous négligez un fait. L’Espagne comme l’Italie avaient un retard économique, ce qui en faisait des pays d’émigration. Ca fait 20 ans qu’ils accueillent des immigrés d’Afrique, nous 50 ans. Leur sous-développement les a protégé, plus que leur foi.
Non. :D
“Leur sous-développement les a protégé, plus que leur foi.”
Ce genre de fulgurance ne se trouve que sur Ilys.
Aquinus dans vos trois pays latins l’Espagne et l’Italie ont des indicateurs démographiques calamiteux , dignes de l’Allemagne.
@VV #58: mais leur sous-développement passé continuera de les protéger; il suffira qu’ils regardent la France pour voir leur futur comme on lit dans un marc de café. Ca sera tellement évident qu’il n’y aura plus besoin d’épouvantail politique pour leur faire peur en leur promettant l’apocalypse: celle-ci sera sur le pas de leur porte, de l’autre côté des Alpes et des Pyrénées. En outre en ce qui concerne l’Italie, le sous-développement économique est tout de même largement à nuancer.
@VonMises #61: oui. Si la courbe démographique des Italiens se mettait à sérieusement remonter dans les dix années qui viennent alors définitivement ils seraient sauvés. J’y crois.
Beaucoup de choses très intéressantes, comme souvent en ce lieu. Même si la défense du christianisme ne cessera jamais de me surprendre. AdB l’avait qualifié à juste titre de bolchévisme de l’antiquité. Texte qui rappelle, que dès son arrivée en Europe, les sectateurs de cette religion ont sapé les bases de notre civilisation allant jusqu’à ouvrir les portes de Rome aux “Barbares”. Fort heureusement, il s’agissait de Wisigoths. Pour nous trahir, on peut faire confiance au clergé et aux chrétiens.
@ Restif (51) “Facilité… : l’innovation scientifique vient en grande majorité de pays formés par la mentalité chrétienne”.
J’y verrais surtout l’héritage de la pensée grecque, les textes grecques ayant été traduits et commentés tout au long du Moyen-Age (cf. Les Manuscrits du Mont St Michel, de Sylvain Gouguenheim).
@ Nebo (44): il me semble que le Christ dit, à plusieurs reprises, qu’il n’est pas venu apporter la paix.
#60 > “Aide-toi et le ciel t’aidera”, cette formule résume à elle seule, notre rapport à la foi et à la raison, et nous dissuade de tout fatalisme ou de nous en remettre à la Providence en nous croisant les doigts. Le christianisme n’est pas une pensée magique qu’on agite pour se sauver.
Lorsque le pape Léon négocie avec Attila son retrait, il évoque la foi qui a protégé Rome, mais c’est un fort tribut qui éloigne le conquérant Hun.
Nebo,seriez-vous un gauchiste infiltré chez ILYS pour raconter ce que vous racontez là ?
@ Leif : l’héritage grecque et l’héritage chrétien ont énormément en commun (d’autant que pour Denys d’Halicrnasse si les Romains ne sont pas
des Barbares, mais… des Grecs, ces derniers ne sont plus, alors, des vaincus, et la domination universelle de Rome fait partie intégrante de l’histoire. Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, I,3, trad. V. Fromentin et J. Schnäbele. )
Déjà la langue des évangiles, le logos de Saint Jean, en grec tout ça… Il existe toute une école de recherche qui s’attache à cerner les racines grecques de la philosophie évangélique. Rien que ce mot de « logos »… C’est énorme, on est en plein dans une problématique qui pour les grecs est -avec le couple Nomen/phusys qui en est en quelque sorte la dyade émanée – LA question philosophique par essence. “Le logos raconte l’âme grecque et éclaire ses contradictions, ses identités les plus étranges, ses dimensions secrètes. Il est, pour l’historien de la pensée grecque, un mot-sentinelle, témoin du surgissement de l’intelligence grecque, de la formation progressive de l’hellénisme, à la source nourricière
de la pensée occidentale… )G.Colli, La sagesse grecque.
Nos deux pus grands docteurs s’appuient 1) le premier, S.Augustin, sur Platon (”le christianisme, ce platonisme pour la plèbe”, Nietzsche),et l’Aquinate -que je préfère même si son génie littéraire n’existe pas, c’est un génie philosophe -Les confessions de S Augustin inventent un genre et quel écriture! Et La cité de Dieu!!- l’Aquinate donc, que Maurras a chanté dans un beau poème, s’appuie sur Aristote “le maître de ceux qui savent” (Dante).
Une chose m’étonne toujours, moi, dans l’attaque contre le christianisme : lisez Plotin, les stoïciens, les orphistes selon le peu qu’on en sait (par Aristophane notamment…) lisez ce fabuleux bouquin (simple, assez court) “Païens et chrétiens dans un âge d’angoisse” de Dodds, (agnostique) et vous verrez que le christianisme, révérence gardée à l’Esprit saint (mais j’essaye de laisser mes croyances personnelles au vestiaire dans les discussions) ne demandait qu’à naître. Que ce soit Sénèque déclarant les esclaves nos semblables à l’extraordinaire ébullition d’Alexandrie avec notamment Philon (dit précisément d’Alexandrie), le souvenir d’Akhénaton et son monothisme, l’hermétiste païen auteur du Koré kosmou et pour qui l’âme est coupable “d’auto affirmation”, et de désobéissance, tout cela fait boule. Et Numémius, le maître de Plotin pour lequel la ” descente dans le corps est une funeste erreur commise par l’âme curieuse” (l’effrontée!). Peu de temps avant la venue du Christ vous avez les contemplatifs égyptiens décrits par Chérémon, puis ceux qu’on nomme les Thérapeute. Les Esseniens. Et les Perses, de Zoroastre aux Mages à eux qu’on a appelé les Mages Hellénisé (cf à ce titre Joseph Bidetz &F.Cumont, Les belles lettres ). Ostanes, Hytaspe. Voyez ce qu’écrit Festugière des ancètres des gnostiques.
Tout ça pour revenir à ce fait que le christianisme était déjà en gésine, tout ce qui déplait à ses critiques d’aujourd’hui (et d’hier…tout est déjà chez Celse le païen 178 ans après seulement! Ah le chrétien est plus vivace!)- La« haine de la vie » est bien plus forte chez Plotin, l’austérité terrible chez les stoïciens ; chez Maxime de Tyr et les Hermetica on lit «arrête l’activité des sens du corps ». Tout était déjà là. Et si ce ne sont pas les esséniens qui ont décroché le cocotier divin c’est qu’ils étaient trop hébreux,quand Paul “l’apôtre des gentils” commence sa prédication en Grèce ! croyez vous que ce soit un hasard ces évangiles en grecs ? Bref, le christianisme -tout- plan divin mis de côté ici -devait advenir, le monde était prêt. Il n’est que de lire Marc Aurèle pour voir combien le désespoir s’abattait sur l’humanité tandis qu’une rage de magie, de la plus puérile des magies à amulettes etc ravageait le monde. L’heure était venue d’un Dieu unique. Plus de « fées » qu’on ne croit se sont penchées sur son berceau. Mais comme dit l’autre…Ceci est une autre histoire.
@Vae “Restif > Vous ne comparez pas sérieusement les chrétiens qui ont vaincus les nazis avec ceux d’aujourd’hui ? ^^ ”
Salaud. C’est pas des arguments ça ,monsieur, mais un coup de genoux rhétorique dans les hémisphères raisonnantes.
Ceci dit laissez nous rêver qu’il puisse exister dans le christianisme assez d’honneur, de refus de plier le genoux devant qui que ce soit d’autres que Dieu, ce Dieu du père de Foucaud, celui qui hantait S.Exupéry, Péguy. d’Estienne d’Orves. Plus que ça, j’y vois dans ce christiannisme honni (qui a préservé l’Espagne de la pornograhie moderniste) un réservoir idélogique qui permettra le ralliement d’âmes qui se croient seules.
A part ça … Evidemment entre les éminences modernes pour qui la foi est un onanisme narcissique pour problèmes existentielles persos ou l’occasion de causer dans le poste et une poignée de givré – givrés qui ne dépassent pas les quelques centaines dont 15 noms tjrs les mêmes sur les blogs intransigeants dans leur négationnisme- pour qui Jean Paul II est un dangereux démon, le spectacle est décourageant. Mais vous vous gaussez des JMJ. N’y aurait-il chez ces jeunes enthousiastes et quand même singuliers à notre époque que 10 % d’énergie saine de contenue, n’y aurait-ilque 10% capable de comprendre que le christianisme -1) n’a jamais, de toute son histoire été contre la propriété bien aucontraire, ceci étant écrit pour répondre à je ne sais plus quel tortionnaire de clavier qui connaît fort mal les directives papales et les théologiens -2) que la violence est permise quand l’heure est venue selon Augustin.Le Christ arrête le glaive de Pierre parce que ça ne sert à rien à cet instant; ça empêche le plan divin.
Mais c’est Jésus qui déclare “je suis venu apporter l’épée”. (De plus “mon royaume n’est pas de ce monde”. Et puis l’histoire du christianisme est loin d’être morte. Il fallu au shogounat Tokugawa faire des dizaine de milliers de morts pour stopper le christianisme. Lequel prend très bien en Chine. L’aventure ne fait que commencer et nous tissons des San benito à la cave pour le grand jour (ce jour là je sauverai Ivane et Vae à la condition qu’il se fasse protestant tendance suédoise. Un petit plaisir…)
Allez. Histoire de redécouvrir un auteur (non chrétien) qui compris très vite l’élégance des temps qui venaient, voici (roulement de tambours) Leconte de Lisle :
Aux modernes
Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein,
Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde,
Châtrés dès le berceau par le siècle assassin
De toute passion vigoureuse et profonde.
Votre cervelle est vide autant que votre sein,
Et vous avez souillé ce misérable monde
D’un sang si corrompu, d’un souffle si malsain,
Que la mort germe seule en cette boue immonde.
Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin
Où, sur un grand tas d’or vautrés dans quelque coin,
Ayant rongé le sol nourricier jusqu’aux roches,
Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches.
Ah Restif, j’avais évoqué ce poème de Leconte de Lisle… il y a un moment déjà…
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2007/01/31/aux-modernes.html
Dindon, c’est vrai, je jette le masque, je suis un infiltré du NPA, piloté (en vérité, mais ne le répétez pas) par Arlette qui m’a formé à la dure. Je suis un infiltré trotskyste et je suis là pour semer la merde, bien entendu.
T’as pas autre chose à foutre mon con ?
Sinon… Vae…
“Mais il n’y aura pas de jour J… Ce sont les historiens, qui quelques siècles plus tard, on décrété dans leur manie du classement, que le 4 septembre 476 marquait la fin de l’Empire romain. Les Romains eux ne se sont rendus compte de rien, c’était un jour comme un autre.”
Vae, on ne parle pas de la même chose… je pense que le 11 septembre 2001 était un jour comme un autre. N’est-ce pas ? Le jour où les allemands ont défilé dans Paris également. Le débarquement du 6 juin 1944 aussi. Un jour comme un autre. Peut-être pour l’indien dans le trou du cul de l’Amazonie, mais certainement pas pour les habitants de Normandie. Il y aura un jour “J” et beaucoup de masques tomberont…
Leif… le Christ affirme qu’il n’est pas venu apporter la paix, mais à mes yeux c’est une référence aux jour de l’Armageddon, d’une part… et d’autre part… il signifie que son Glaive (dans l’Apocalypse il le tient à la bouche, c’est curieux n’est-ce pas ?) créera des séparations, des discriminations au sein même des familles, parce que certains le reconnaîtront pour ce qu’il est… et d’autres non.
On peut essayer de trouver ce que l’on veut comme arguments… moi je sais simplement que le Christ nous invite à une voie qui n’est pas celle que certains croient : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes. » (Matthieu 7, 12)
Maintenant, je peux tendre l’autre joue (“avec un dédain aristocratique”… dixit Dantec), la joue gauche plutôt, considérée dans le monde sémite comme le côté impur… mais la bible n’interdit pas l’autodéfense, encore faut-il l’appliquer en ayant une éthique, celle contenue dans les Evangiles, par exemple et, ensuite, ne pas se soustraire à la justice des hommes. Voilà. Car il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.
Notre usage de la Raison vient de la Grèce, c’est évident, mais lorsque cette Raison s’est confrontée à l’esprit juif, en particulier dans les premiers temps du christianisme lorsque celui-ci était surtout porté par des juifs qui avait reconnu Jésus comme le Messie, ça n’a pas fait que des étincelles négatives, si je puis m’exprimer ainsi. Le commentaire de Restif, d’ailleurs à ce sujet, fourmillant de références a dit l’essentiel. Et je songe même à l’épisode de Paul à Athènes briefant les philosophes aux alentours à propos du Dieu Inconnu. Un Dieu Inconnu que certains semblaient bien attendre. Si certains frémissent à l’idée de la judaïsation de leurs consciences, c’est qu’ils n’ont jamais ouvert un livre de Charles Mopsik ou Gershom Scholem sur la Mystique Juive pour voir à quel point on peut dresser des ponts entre leurs intuitions et celles de nos saints. Vous me direz, un Alexandre de Rhodes ou une Sainte Thérèse d’Avilla étaient d’origine juive… alors…
Thomas a Kempis, qui a écrit “L’Imitation de Jésus-Christ “ au 15ème siècle, a dit :
“Au dernier jour, on ne vous demandera pas ce que vous aurez su, mais ce que vous aurez fait.”
Nebo, vous vous êtes gouré d’endroit. Votre christianisme est très proche de celui des jmj.
BrouteurPro (ça c’est un pseudo), vous vous êtes trompé, VOUS, d’endroit, ici ça n’est pas “La Question”…
C’est marrant, pour ceux qui comme moi lisent le blog de Nebo, il y est régulièrement la cible d’attaques de gens qui le traitent de gros facho, de Dupont Lajoie, de Consanguins etc, etc.
“Aux guelfes j’étais gibelins,aux gibelins j’étais guelfes” Montaigne…
Ps j’avais manqué le Leconte de Lisle. Nebo… Un mal pour un bien, plus en profiteront.
« Les idéologies ne s’intéressent jamais au miracle de l’être. »?Hannah Arendt
Merci, Restif, pour la référence à Montaigne, un Maître.