No comment
Le 25/05/09 à 7:48 par XP
« Une logique de guerre entre jeunes et forces de l’ordre »
Directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), laboratoire rattaché au CNRS, Laurent Mucchielli* est spécialiste des politiques de sécurité.
Que vous inspire ce fait divers ?
Laurent Mucchielli. Il ne faut pas tirer des généralités d’un cas isolé, aussi grave soit-il.Cela étant, il me semble illustrer ce que nous constatons, depuis plusieurs années, dans les quartiers populaires : la dégradation des relations entre les policiers et les habitants.
De quelle manière appréhender ce phénomène ?
La violence est un processus circulaire. Dans cette spirale, les jeunes et les policiers sont tour à tour, les acteurs. Quand les uns haussent le ton, les autres le font également. Aux provocations des jeunes répondent les humiliations gratuites des autres… et réciproquement. C’est un cercle vicieux. Pour les chercheurs que nous sommes, il est primordial d’éviter le piège du discours qui consiste, chez les uns comme chez les autres, à dire « je suis une victime ». Il nous faut nous hisser au-dessus de la mêlée pour tenter d’observer les choses le plus objectivement possible.Que constatez-vous ?
Ces dernières années, les policiers ont considérablement augmenté le niveau de leur violence, en particulier depuis qu’ils sont dotés de flash-balls et de pistolets électriques Taser. On le constate : ils font un usage extensif de ces armes, qui blessent gravement mais ne tuent pas. Au quotidien, cela fabrique des relations absolument détestables avec ceux qui en sont la cible privilégiée, c’est-à-dire les jeunes des quartiers.Ces derniers ne sont pas en reste, comme en témoigne l’usage d’un fusil-mitrailleur ce week-end…
C’est exact. On se heurte à une logique de guerre entre deux groupes de jeunes gens, virils et violents, qui se provoquent et s’affrontent. Bien que les uns aient la légitimité de l’Etat et pas les autres, il est étonnant de constater que le seul mode de dialogue entre eux est le rapport de forces. Ils partagent, en outre, une omerta qui consiste à ne pas dénoncer les dérives individuelles. Dans les rencontres en face-à-face, nombre d’entre eux se plaignent du comportement de certains collègues ou copains de quartier. Mais, dès qu’ils retrouvent le groupe, ils se taisent.Pourquoi les policiers se disent mal vus dans les cités ?
Cela fait partie des préjugés qu’il faut démolir. Ce que les habitants des quartiers populaires rejettent, ce n’est pas la police, mais des façons de faire, brutales, qui amplifient les problèmes. Ils veulent des policiers qui arrêtent les délinquants. Mais ils souhaitent que ces derniers ne se contentent pas de passer sous leur nez en voiture. Un souhait partagé par de nombreux policiers qui ont compris que la logique du rapport de forces les conduit dans le mur.Est-ce encore possible ?
Il n’est jamais trop tard. Il en va d’ailleurs de l’intérêt de tous, y compris des policiers.* www.laurent-mucchielli.org

Parmi tous les sociologues socialauds, le plus taré de tous est certainement l´islmao-trotskyste Laurent Mucchieli (cela va faire plaisir à Vertumne, une famille d´universitaires corses originaire de Ghisoni).
No comment, mais deux paires de claques et un coup de boule bien placé, à titre d’expérimentation, histoire de constater si oui ou non la violence engendre la violence. On pourra noter que sa théorie couille molle s’est vérifiée dans les faits avec l’expérience dite de “l’ectoplasme du noctilien”.
“Bien que les uns aient la légitimité de l’Etat et pas les autres”
Je me demandais quand il allait bien finir par rappeler cette évidence…
La prochaine fois que je lis ou entends “jeunes des quartchés” au lieu de “africains des zones occupées”, je pousse un hurlement sauvage.
Des jeunes gens “virils et violents”, ça plaît à certains flics ça.
Il a parfaitement raison, c’est inacceptable que des membres des forces de l’ordre aient recours à “la logique du rapport de forces “, au fond c’est cette obsession du maintient de l’ordre qui conduit au désordre par l’affrontement entre ces deux bandes également coupable: le gang des policiers et les honorables jeunes issues de la diversité.
Je propose d’organiser un match de foot citoyen pour que puisse s’établir “une logique de dialogue”. De cette logique ressortirait un accord, les jeunes accepterait de laisser passer les policiers sur leurs territoires, et les policiers cesseraient de contrôller, de nuire au commerce, d’appliquer ces lois si discriminantes (parce qu’elles disent que certaines choses sont interdites et d’autres pas).
“”"”"[...] il est étonnant de constater que le seul mode de dialogue entre eux est le rapport de forces [...]“”"”"
>> Bah oui, étonnant, ça, alors que les “jeunes” de banlieue, d’évidence, ne demandent rien d’autre qu’une confrontation virile dans un esprit festif et citoyen. Seulement, craintifs, ils n’osent pas s’adresser directement aux policiers, aussi, essaient-ils de se faire comprendre tant bien que mal en tirant quelques coups de fusil-mitrailleur sur les policiers en question. Ces derniers, malheureusement, n’entendent rien au cri du coeur de nos adorables “exclus”.
Un malentendu, tout ça, je vous le dis.
@ Agg
Je commençais à m’énerver comme d’habitude à lire ces déchets mucchielesques, et puis vous m’avez détendu ^^
Tiens, ça me rappelle ce qu’avait dit Zemmour sur ce fameux “dialogue” qui serait rompu entre la police et les euh… jeunes.
“Depuis quand la police doit ‘dialoguer’? Non mais qu’est-ce que c’est que ces conneries? (bis)”
Un peu plus ancienne, cette saillie drôlatique de Finky:
“Non mais, on se fout de ma gueule ! (bis)”
Non mais! (bis)
Oui Lettow, j’ai honte de partager peut-être ne serait-ce qu’un bout d’hélice d’ADN avec cette crapule. Vous savez, quand un Corse “scorda di a fileta” (c’est une expression utilisée pour les expatriés acculturés) il ne vaut pas mieux que le péquin de base au niveau politique. Comme par exemple s’étonner benoîtement qu’il existe des “rapports de force” entre criminels allogènes et policiers…
C’est d’autant plus dommage pour Ghisoni, qui a donné bien des hommes remarquables à la France:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ghisoni#Personnalit.C3.A9s_li.C3.A9es_.C3.A0_la_commune
@Vertumme
Pour un village de 297 habitants, c’est impressionnant. Hallucinant, même.
Pour en revenir au texte, l’intérêt, je crois, c’est de faire l’effort de le lire avec un oeil vierge, comme si on ne connaissait rien de ce discours… Et on s’apparçoit que l’on n’est plus du tout dans le registre de l’erreur, ou de la fumisterie, ni même de la connerie ordinaire. Il s’agit d’autre chose. D’un délire collectif, lequel va bien au delà de la communauté des sociologues.
Que des gens puissent regretter qu’il y ait un rapport de force entre les gendarmes et les voyous, entre la justice et les délinquants, etc, et que plusieurs dizaines de millions de gens ne crient pas instantanément aux fous, c’est ça le délire collectif. Au fond, tenter d’expliquer en quoi ç’est une connerie, c’est déjà participer au délire.
C’est objectivement des propos dignes de Saint-Anne.
@ Temps à venir
“”"”"Tiens, ça me rappelle ce qu’avait dit Zemmour sur ce fameux “dialogue” qui serait rompu entre la police et les euh… jeunes.
“Depuis quand la police doit ‘dialoguer’? Non mais qu’est-ce que c’est que ces conneries? (bis)””"”"”
>> Je dirais personnellement que ces conneries, ce sont plus de 30 ans de gavage au modèle classique des sciences sociales, avec cette idée que l’autorité est mauvaise en soi et que partout, toujours, il convient de favoriser le dialogue, l’ouverture, la tolérance et autres valeurs féminines. Le plus extraordinaire, c’est le retournement auquel cela a abouti : l’agresseur devient victime, son agression témoignant d’un quelconque malaise (psychologique, social, etc.) à *traiter*, tandis qu’en face la victime qui a l’outrecuidance de réagir devient coupable d’avoir posé, par son geste de légitime défense, un acte fasciste, qu’il s’agit de *condamner*. Comme le dit XP, c’est l’autre coté du miroir. Je me demande si en cassant la glace tous les sachants hallucinés du genre de Mucchielli se retrouveraient prisonniers. ^^
En fait le problème de Mucchielli (que je connais un peu, il était conseillé de lire un de ses bouquins pour entrer à Sciences-po Lille, et comme un con, j’ai cru que ce livre avait un vague rapport avec le concours, ce qui n’était évidemment pas le cas) c’est qu’il ne fait pas de la sociologie mais de l’idéologie. Presque tous les sociologues médiatiques le font, mais chez lui, c’est quand même poussé à un niveau assez hallucinant. Après si on regarde sur le fond, ce qu’il dit n’est pas toujours idiot (il se trouve que sur ce cas là, ça l’est profondément, certes), ce qui est insupportable, c’est l’enrobage moral qu’il met autour.
“On se heurte à une logique de guerre entre deux groupes de jeunes gens, virils et violents, qui se provoquent et s’affrontent. Bien que les uns aient la légitimité de l’Etat et pas les autres, il est étonnant de constater que le seul mode de dialogue entre eux est le rapport de forces.”
I’m sittin’ on the dock of the bay
Watching the tide roll away
Ooo, I’m just sittin’ on the dock of the bay
Wastin’ time…
Sur le lien wiki donné par Vertumne, j’ai aimé:
Francis et Ange Carlotti qui chassent un détachement allemand. Z’ont des burnes bien pendues quand même, les Corses.