Fable pacifiste (ceci n’est pas un fake)
Le 13/04/09 à 20:41 par Robert Marchenoir
Florent Lemaçon, le skipper du voilier Tanit pris en otage par des pirates somaliens, qui a été tué lors de l’assaut des forces françaises, était un “pacifiste”, selon son père.
Florent et sa femme avec Colin [leur fils de trois ans] sur le Tanit ont choisi un mode de vie. A leur manière, ils ont mené des combats avec des convictions profondes: pour la paix, pour l’écologie, pour la tolérance, pour le droit de vivre autrement, pour l’entraide, le partage.
Avec son sens de la morale, un pacifiste est mort. Avec son amour des Africains, de l’Afrique un voyageur est mort. Avec le rejet du confort, du monde de l’argent, un rêveur est mort.
Voilà. Tout est raccord. Le type est “pour la tolérance”, “contre le monde de l’argent”, il “aime les Africains”. Par conséquent, du haut de son “sens de la morale”, il dit merde à ces planqués du Quai d’Orsay, merde à ces connards de l’armée française, qui lui déconseillent formellement de poursuivre sa croisière “pacifiste” dans des eaux infestées de pirates. Qu’a-t-il à craindre ? Il est du Bon côté, lui. Il a décidé de Vivre Autrement.
Il va donc affronter le vent du grand large. Il n’a pas peur d’aller au contact des richesses de l’Afrique. Il ne se laisse pas impressionner par je ne sais quel sentiment d’insécurité. Ce voyage formera son fils ; plus tard, il remerciera son père. Un autre monde est possible.
Dans son journal de bord, il s’émerveille du côté cool et sympa des militaires français, qui lui envoient des mails pour s’inquiéter de son sort, qui le survolent en hélicoptère pour s’assurer que tout va bien. Maman-Etat veille, nos impôts citoyens sont mis à bon usage, tout va pour le mieux dans le merveilleux monde Degauche.
Emmener un enfant de trois ans au large de la Somalie n’est pas l’acte irresponsable d’un père qui a perdu tout contact avec la réalité, qui vit dans sa bulle “morale” et “tolérante” ; ce n’est pas une scandaleuse mise en danger de la vie des militaires français, immanquablement amenés à intervenir en cas de prise d’otages ; c’est une formidable aventure humaine qui va sauver la planète.
Hélas, un malencontreux grain de sable vient enrayer cette belle mécanique. Le clip promotionnel s’arrête. Il commence à pleuvoir de la merde et des pierres plates sur ce “Paris-Plage chez les sauvages”.
Comme dans une tragédie grecque où tout est écrit d’avance, où les dieux ont décidé de perdre ceux que leur immense orgueil égare, Festivus festivus est fait prisonnier, ainsi que sa petite famille et ses copains, par des pirates africains musulmans qui n’ont visiblement pas capté son immense “amour des Africains”.
Florent Lemaçon n’a sans doute pas exercé suffisamment son ouverture à l’Autre. Il a dû louper une marche dans “l’entraide” et le “partage”. Il n’a pas assez potassé sa mallette pédagogique du vivre-ensemble avant de mettre les voiles.
En effet, ses ravisseurs, insensibles à son “rejet du monde de l’argent”, réclament une rançon tellement importante que le gouvernement, pourtant prêt à monnayer sa libération, la refuse. Ironie suprême de l’histoire, la famille de ce “pacifiste” est sauvée par les militaires français, tandis que lui-même est tué, peut-être par les balles de ses libérateurs.
Richard Phillips, le capitaine américain du porte-conteneurs attaqué au même moment par d’autres pirates somaliens, n’est pas un “pacifiste”, lui. Quant à son équipage, il est borderline facho, puisqu’il a déployé le drapeau américain à l’annonce de la libération de son patron. Richard Phillips serait même un atlanto-sioniste que cela ne m’étonnerait pas plus que ça.
Résultat : il a sauvé son bateau. Il a sauvé son équipage. Il est sain et sauf. Aucune rançon n’a été proposée, et encore moins versée. L’honneur de son pays est intact. L’ennemi sait que de nouveaux actes de piraterie à l’encontre des Américains sont extrêmement risqués pour une espérance de gain très réduite, puisque les Etats-Unis ont prouvé qu’ils étaient prêts à mettre en jeu la vie de leurs compatriotes en refusant toute rançon.
Mettez un “pacifiste” français au milieu du golfe d’Aden, et vous avez un mort ; des militaires mis en danger pour rien (le commerce international est vital, pas une balade touristique) ; une armée et un pays ridiculisé (les forces françaises ont peut-être tué l’otage qu’elles étaient chargées de sauver ; le ministre de la Défense a montré sa faiblesse en se vantant d’avoir proposé une rançon ; l’armée a proposé d’échanger un de ses officiers contre deux des otages) ; et des pirates qui ont toutes les raisons d’attaquer à nouveau des Français.
Fromage Plus ou Il Sorpasso auraient voulu faire un fake avec cette histoire de voilier, ils n’auraient pas trouvé mieux que cet éloge funèbre de Lemaçon fils par Lemaçon père.
A part ça, les Américains ne sont pas mieux partis que les Français pour sauvegarder leur identité nationale, leur patrie, leur civilisation.
Ah ! oui. Il y a la vidéo du bus, aussi.

cqfd Bob
“Fable pacifiste (ceci n’est pas un fake)”
Précision utile. On a remarqué depuis peu que certains ne parviennent plus à comprendre textes et commentaires de ce site…
“Hélas, un malencontreux grain de sable vient enrayer cette belle mécanique. Le clip promotionnel s’arrête. Il commence à pleuvoir de la merde et des pierres plates sur ce “Paris-Plage chez les sauvages”.”
Ah les racailles faut toujours qu’elles cassent l’ambiance…
C’était bien parti pourtant : “Il affronte le vent du grand large. Il n’a pas peur d’aller au contact des richesses de l’Afrique. Il ne se laisse pas impressionner par je ne sais quel sentiment d’insécurité.(…)Dans son journal de bord, il s’émerveille du côté cool et sympa des militaires français (…) Emmener un enfant de trois ans au large de la Somalie n’est pas l’acte irresponsable d’un père qui a perdu tout contact avec la réalité (…) c’est une formidable aventure humaine qui va sauver la planète.”
Robin des Bois a adoré (le début)…
@ R M : “Paris-Plage chez les sauvages”…
… Excellent, simplement excellent. Et en prime, ça rime.
Ceci étant dit, s’il était possible de ne pas utiliser le même code typo – italiques maigres non soulignées entre guillemets – pour de vraies citations et pour vos trouvailles personnelles, ce serait un gros progrès pour le confort de lecture, merci d’avance.
Bien vu aussi, le rappel de la cerise sur le gâteau que constituait l’emport du mouflet, compte tenu de l’environnement et des circonstances. On peut le dire : un sacré connard est mort.
Sinon, j’ai beaucoup aimé, dans le communiqué du vieil éploré, le rejet du “monde de l’argent”… le voilier pour un tour du monde ou quasi, étant probablement loin d’être gratuit, surtout en ajoutant les faux frais et le temps. Le “monde de l’argent” non, l’épargne et/ou le crédit et/ou (surtout, on imagine) le mécénat, c’est autre chose.
Fin de l’éloge funèbre et paternel : “Avec une grande passion et connaissance de la mer [pour les cartes de la piraterie, il faudra repasser quand même] un marin est mort. Avec le goût de la liberté, un philosophe, un musicien est mort”, poursuit M. Lemaçon [lequel, clairement, n'avait pas engendré de la merde... un début d'explication de la surévaluation de son propre jugement, par son défunt fils ?].
@ R M : Et si on proposait Florent Lemaçon pour les Darwin Awards ?
Les Darwin Awards, ah oui, bon candidat. Comme quoi la France n’est pas perdante partout.
Quel plaisir de vous lire, Marchenoir ! La comparaison entre Lemaçon et Philips est cruelle mais ô combien révélatrice de l’abîme qui sépare festivus festivus de sapiens sapiens. Il suffit de voir la tronche du pacifiste en question (http://www.ouest-france.fr/of-photos/2009/04/11/SIGE_OTAGE2222_apx_470__w_ouestfrance_.jpg) pour constater qu’il avait le profil idéal pour une si belle fable. Le détail qui tue reste la cigarette roulée / le pétard, négligemment tenu(e) dans la main droite, et qui explique peut-être pourquoi Floflo “scotchait” autant dans la vie comme dans les idées…
Désolé pour le massacre de la mise en page. Deuxième essai.
« Le 4 avril, le voilier et ses cinq passagers sont arraisonnés par des pirates dans le golfe d’Aden. Une éventualité que Florent avait accepté sans trop y croire (…) Il avait même imaginé cette rencontre, à sa manière, utopiste: “Si l’on croise des pirates, on leur offrira le thé et puis on discutera.” »
Ils sont cinglés ou quoi ?
“Si l’on croise des pirates, on leur offrira le thé et puis on discutera.”
http://www.lejdd.fr/cmc/international/200915/il-est-alle-au-bout-de-son-reve_201692.html
@ Arthur : Ne soyez pas mauvaise langue, vous ne savez rien du contenu du clope, le plus probable étant que l’intéressait se les roulait : l’Amsterdamer, rien de tel pour arrêter de fumer…
… Sinon, un garçon de bonne race, dont le sweat-shirt (appremment propre et dépourvu de slogans verts, rouges ou noirs) était d’un gris taupe de très bon goût. Non, Arthur, le problème était à l’intérieur (à l’intérieur de la tête, pas à l’intérieur du sweat-shirt). J’ai d’ailleurs connu des plus réacs que vous, qui étaient au moins aussi chevelus / barbus que le probable sous-cortiqué et plus-que-probable lavé du cerveau, feu Florent Lemaçon.
Mince, Denis, c’était une plaisanterie ! Mea culpa, j’ai omis les ^^ de circonstance… Je vous rejoins sur le reste. Mais j’ai tout de même souri en voyant que la première photo du défunt qui sorte dans Google contienne une “roulée” (combien de fois des sosies de Flo m’ont-ils demandé dans la rue de les “dépanner” d’une clope ou d’une feuille… Diantre, je dois moi aussi avoir la gueule de l’emploi !).
@ Arthur : Oh, vous savez, moi aussi j’ai oublié mes ^^, notamment ceux après “mauvaise langue” (et juste avant le tabac à rouler).
http://www.youtube.com/watch?v=7vJvwD3XADc&feature=related
Excellent ! J’aurais aimé écrire ce texte.
Si j’en crois mon paternel, qui navigue depuis l’âge tendre, la pratique de la voile se démocratisant peu à peu, on a vu apparaitre une nouvelle race (sic, effet Denis l.) de “marins du dimanche” convaincus que la mer n’est qu’une vaste autoroute pacifiée pour rêveurs lassés de la promiscuité citadine.
Généralement dépourvus de culture littéraire et d’érudition maritime, ils vont et viennent en croyant dominer les eaux.
Manque de bol, on en crève.
Bonjour Monsieur Marchenoir,
A force de vouloir briller par quelques bons mots et l’insatiable nécessité d’avoir un avis sur tout, vous pataugez dans l’indécence.
Quand à ceux qui piétinnent le mort de commentaires jubilatoires, ils allument en moi l’image des tricoteuses de la révolution.
Grand bien vous fasse mais réfléchissez quand même.
Pour être tout à fait complet, il faut noter que le père a remercié les militaires malgré le fait qu’ils aient peut-être tué son fils. Pas commun chez un prog’.
Ce billet est bien plus pertinent que le précédent de R.M. Comme quoi, une saine critique est toujours oeuvre utile^^.
Y’a des Juifs qui ne sont pas de Droite, même si c’est difficile à croire. Ils doivent avoir des gènes de pédés de goyim certainement, LOL
Et certains Américains sont presque critique de l’économie de marché, généralement ce ne sont pas de vrais Juifs non plus, l’honneur est sauf !
Shalom mes frères:wink:
Hank : les alpinistes disent que c’est pareil en montagne.
Polydamas : c’est juste. Cependant, son discours est frappant, car il ne semble pas faire le lien entre les croyances de son fils et sa fin tragique. A moins qu’il n’ait compris ce lien, et que ce rapprochement soit une façon de déplorer l’injustice de la vie, la cruauté du destin. Maintenant, l’éloge funèbre d’un enfant n’est pas le moment de la vie où l’on attend le plus de rationnalité. Et l’on aura compris que ma critique vise le fils, pas le père.
(Bien que Denis l. ait peut-être mis le doigt sur quelque chose quand il relève la vanité qui consiste, pour un père, à accrocher l’étiquette de “philosophe” à un fils qui devait avoir dans les 25 ans tout mouillé… et dont la sagesse ne l’a visiblement pas empêché d’aller se jeter, lui et sa famille, dans la gueule du loup.)
Vertumne : votre compliment m’agrée, mais comment dit-on chutzpah, en corse ?
Ce billet est en parfaite cohérence avec le précédent. Il ne vous a pas échappé qu’il le justifie, même (en particulier sa partie fictionnelle, imaginant une grève sur un cargo français pris en otage, qui vous avait tant indigné). Ce que je cherche à mettre en valeur dans les faits relatés à travers ces deux billets (car ce sont des faits, pas des théories, ne l’oubliez pas…), c’est l’âme d’un peuple. Voilà qui devrait vous parler, pourtant.
Dans le cas présent, on pourrait m’objecter que je raconte l’histoire d’un Degauche type, et que tous les Français ne sont pas à son image.
Mais le fait peut-être le plus accablant pour la France est la réaction du ministre de la Défense (pourtant de drouâte), qui visiblement cherche à se justifier en expliquant qu’une rançon a été proposée. En France, pour flatter l’opinion publique, on explique qu’on a proposé des millions de dollars à des pirates (et que, donc, c’est pas notre faute si tout ça a fini par tourner mal). Aux Etats-Unis, pour flatter l’opinion publique, on explique qu’il n’est pas question de proposer un dollar à des pirates.
Voilà, clairement, qui transcende les clivages droite-gauche, et qui révèle l’âme d’un peuple.
Ce qui m’énerve le plus c’est encore le détournement des mots, qui sont vidés de leur sens dans ce genre de déclaration foireuse:
“A leur manière, ils ont mené des combats avec des convictions profondes: pour la paix, pour l’écologie, pour la tolérance, pour le droit de vivre autrement, pour l’entraide, le partage” écrit-il.”
J’aimerais qu’on me dise en quoi faire le tour du monde en yacht relève, même de très loin, du combat. Je commence à en avoir ras le bonbon de ces gens à l’existence pathétique qui cherchent à coller un romantisme fantasmé dans leurs actions les plus insignifiantes, histoire de dire qu’ils ne sont pas morts pour rien.
En France, pour flatter l’opinion publique, on explique qu’on a proposé des millions de dollars à des pirates (et que, donc, c’est pas notre faute si tout ça a fini par tourner mal). Aux Etats-Unis, pour flatter l’opinion publique, on explique qu’il n’est pas question de proposer un dollar à des pirates.
Vous savez, lorsque le Président français mendie à la radio une libération en s’adressant avec déférence à “Monsieur Marulanda”, chef d’une bande d’assassins trafiquants de drogue communistes, à côté, l’âme de n’importe quel autre peuple semble teintée d’héroïsme et de gloire.
D’autre part, nous n’avons pas le culte des héros. Vous pouvez être sûr que toutes les grosses chaines américaines feront leur une et une édition spéciale sur “le héros du cargo détourné”. Ici, on cherchera à savoir s’il a milité au FN dans sa jeunesse, s’il aime les armes, si sa femme s’est déjà plainte de violence…
Faire l’éloge, même quelques minutes, d’une personne s’étant distinguée par sa conduite dans une situation à risque, c’est “populiste”, “dangereux”, ça fait “le lit des extrêmes”.
La figure du héros ici ça ressemble plus au citoyen qui se laisse chataigner sans “provoquer ses agresseurs”, faisant preuve d’un “sang-froid remarquable”, et qui après son dépôt de plainte refuse “toute récupération politique”, appelle au dialogue” et “fait confiance à la justice” avant de rappeler que malgré tout “ses habitudes n’ont pas changé”.
Excellent texte, bravo. Beaucoup ri.
Personnellement (en fait, comme tout le monde ici), je trouve le dénouement de cette triste aventure à la fois moral et fonctionnel. Moral, car pour la Nième fois, la réalité a rejoint l’utopie sous la forme de quelques grammes de métal meurtrier. Fonctionnel, car j’ose espérer que le petit pourra réintégrer au plus vite une école métropolitaine où il apprendra le wolof et l’éwé. Sa maman sera dorénavant dépressive professionnelle et les “amis” fonderont une assoce in memoriam, grassement subventionnée, dont l’objet sera “la réouverture du dialogue et la renaissance de la tolérance entre pirates des Somali et les ex-colonialistes devenus sympas”.
Vive la France, et surtout son Ministre de la Défonce – j’ai cité Simplet, authentique crétin et bientôt fusiblé marin
[...] je ne suis pas le moins du monde pacifiste, comme l’était semble-t-il le regretté skipper, je suis un jeune con, et inutile de vous dire que j’aimerais bien aller faire le mariolle du [...]
Polydamas : c’est juste. Cependant, son discours est frappant, car il ne semble pas faire le lien entre les croyances de son fils et sa fin tragique.
Generallement avant de faire ce type de lien ou d’ecrire ce type de post,sans prejuger de la pertinence du lien,on attend que ce soit ecoule un certain delai,variable selon les pays et les religions.Cela s’appelle le respect des Morts.
@Scavenger: peut-être la figure du héros est-elle morte une première fois dans les tranchées et une deuxième fois pendant la seconde guerre ? J’avais noté une phrase de Bernanos ou de St-Exupéry qui parlait du héros comme quelqu’un reconnaissant l’inutilité de l’héroïsme mais effectuant pourtant sa mission le moment venu sans forfanterie.
@Scavenger: peut-être la figure du héros est-elle morte une première fois dans les tranchées et une deuxième fois pendant la seconde guerre ?
En effet, c’est probablement vrai…
Sans vouloir parodier Eric Zemmour, ce sont surtout leurs couilles, que les français ont définitivement enterrées après la seconde guerre mondiale.
Sinon, je pense que vous faisiez allusion à cet extrait:
Pour être un héros, il faut avoir au moins une fois en sa vie senti l’inutilité de l’héroïsme et de quel poids infime pèse l’acte héroïque dans l’immense déroulement des effets et des causes, réconcilité son âme avec l’idée de la lâcheté, bravé par avance la faible, l’impuissante, l’oublieuse réprobation des gens de bien, senti monter jusqu’à son front la chaleur du plus sûr et du plus profond repaire, l’universelle complicité des lâches, toujours béante, avec l’odeur des troupeaux d’hommes. Qui n’a pas une fois désespéré de l’honneur ne sera jamais un héros.
Georges Bernanos, Scandale de la vérité, 1939
“Il commence à pleuvoir de la merde et des pierres plates sur ce “Paris-Plage chez les sauvages”.” Excellent !
Pour affirmer des convictions pacifistes, c’est con d’aller se faire flinguer au large de la Somalie quand on peut tranquillement se faire tabasser dans un bus à Paris, quand même.
Pour comprendre…peut-être.
-Vagabond des mers du sud.
-Cap horn à la voile.
-la longue route.
-Tamata et l’alliance.
-Voile mers lointaines îles et lagons.
N’y attendez pas une explication politique, ni un point de vue sur l’âme des peuples.
@Coach : Bernard Moitessier.
C’est principalement à lui que je pensais quand je parlais d’érudition et de culture littéraire maritime.
Bien sûr monsieur Hank, mais il a tout de même échoué tous ses bateaux…sauf le dernier.
Comme quoi, on peut être cultivé et érudit sur un sujet et incapable de mettre en pratique ses théories.
Moitessier etait un amoureux de la mer mais pas un grand marin, je n’invente rien, il l’a écrit lui-même.
@ Hank, Polydamas, Vertumne, Rosco : Bien vu.
@ Kalle : Morin “bientôt fusiblé marin” ^^
(et naturellement tout ce joli monde se mettra d’accord pour dire que la racine du problème corne-de-l’africain, c’est l’intervention mussolinienne)
@ Guillaume, Venik : Petits donneurs de leçons à deux balles.
@ Coach : “Pour comprendre…peut-être. (…) N’y attendez pas une explication politique, ni un point de vue sur l’âme des peuples”…
… Merci, on connaissait Moitessier, et les gens qui balancent des listes de lecture on connait aussi. En quoi la lecture de Moitessier est-elle susceptible de justifier l’emport d’un mouflet de 3 ans chez les pirates somaliens, ou le non-respect des avertissements de la Marine Nationale ? Et puis on vous rappelle le sujet du fil : précisément un ou des point(s) de vue sur l’âme des peuples.
Maintenant, si vous aimez vous extraire de la réalité, je crois savoir que vous fréquentez un blogue à la fois bourbonnais, féminin et pathologique, retournez-y fissa, et laissez là les horribles rationnels cyniques sans coeur, que nous sommes.
Bloutou : wouaaah… la belle bleue… “Si l’on croise des pirates, on leur offrira le thé et puis on discutera”. Je l’avais pas vue, celle-là. Merci d’avoir linké l’article du JDD.
On leur offrira le thé : Florent Lemaçon vivait dans une pub. C’est une pub pour le tourisme au Maroc, en ce moment même, dans le métro parisien. Un bobo et sa femme se font offrir le thé, accroupis sur un tapis, dans la demeure noble mais modeste, modeste mais si digne, d’un Marocain (sûrement un musulman modéré), de qui émane l’infinie sagesse du monde.
“Il y a des pays qui font grandir l’âme”, dit le slogan. Sous-entendu : le bobo français, tout à son capitalisme matérialiste, est un sous-développé spirituel. Il a bien besoin d’un coup de main du Maroc et des Marocains pour retrouver “la grandeur de l’âme”. Tout cela est parfaitement raccord avec la propagande immigrationniste : ces peuples ont beaucoup à nous apprendre ; leur culture nous enrichit.
Et puis on discutera : de quoi, grands dieux ? La religion du dialogue, toujours. Le dialogue résout tous les problèmes. Quand quelque chose va de travers, c’est toujours qu’il y a un manque d’écoute. Faisons une table ronde participative avec des fous furieux musulmans armés d’AK-47.
Encore plus ahurissant, le JDD rapporte ces propos de Florent Lemaçon : “Le risque existe, mais il est minime pour un bateau comme le nôtre, d’autant plus que nous n’emportons ni appareil sophistiqué de navigation ni argent ou bijoux.” Visiblement, il n’avait pas pris en compte les demandes de rançon, qui sont l’unique objectif des pirates somaliens. Et ça se prend pour un grand aventurier…
Guillaume et Venik : je l’attendais, celle-là. Quand il y a des morts médiatiques, il y a toujours un ou deux olibrius, que votre opinion défrise, et qui viennent vous faire la leçon au prétexte qu’ “on attend que ce soit écoulé un certain délai, variable selon les pays et les religions. Cela s’appelle le respect des Morts.”
Ben, non. On attend que se soit écoulé un certain délai quand on est soi-même en deuil. Quand on fait partie de la famille.
Mais Guillaume et Venik font partie de ces gens intoxiqués par l’idéologie ambiante qui abolit la frontière entre l’individu et la société, qui met le nombril de tout un chacun aux commandes, qui ne fait aucune différence entre l’émotion et la politique.
Pour ces gens-là, il est inconvenant de porter un jugment négatif sur un mort tout frais, puisqu’il est mort, et que c’est bien triste. En général, ce sont des gens de gauche, d’ailleurs. Cette gauche qui crache, habituellement, sur “les religions” (enfin, surtout sur l’une d’entre elles).
Mais cela ne l’empêche pas de venir faire la leçon à autrui parce qu’il y a le “respect des Morts” (avec une majuscule) et un délai, “variable selon les religions”. Une conception touristique de la religion, en quelque sorte. Un peu comme le bobo de la pub sur le Maroc. Ou Florent Lemaçon, qui prévoyait d’amadouer des pirates à kalachnikov avec du “thé”.
Cela dit, le “respect des Morts” de ces gens-là est, en général, à géométrie variable. Ne vous attendez pas à ce qu’ils suspendent leurs critiques sur la guerre d’Irak au motif qu’il conviendrait de “respecter un certain délai” afin d’honorer la mémoire des soldats américains tués sur le champ de bataille.
Le Journal du Dimanche nous apprend que, parce qu’un imbécile a fait passer son idéologie gauchiste avant les instructions des autorités (et le simple bon sens), pas moins de 70 commandos de marine ont dû venir à son secours, dont cinquante venus de France et parachutés en mer.
Et il faudrait se taire, et s’abstenir de critiquer, sous prétexte que cet imbécile, comme c’était largement prévisible, est mort, victime de sa bêtise. Et qu’il a mis en péril pour longtemps la vie, non seulement de soldats français, mais aussi de marins civils français, qui eux, auraient une raison impérieuse de naviguer dans cette zone, et sont désormais une cible toute désignée.
@ Bloutou : Oui, merci beaucoup, ça se déguste, ça. Journal du Dimanche = miroir des âmes^^…
Concernant le père du défunt, il avait fait dans l’humanitaire ponctuellement en compagnie de son fils. “Graphiste”, on voit bien l’artiste raté (mon quartier à bobos est plein de graphistes à Macintosh). Apparemment, la profession d’informaticien du défunt n’avait pas suffi à le rapprocher du monde réel. Idem pour sa veuve, qui tenait pourtant un magasin de chaussures (dommage qu’elle ne l’ait pas tenu dans le 9-3, parce qu’à mon avis, jamais elle n’aurait souhaité voir encore plus de XXXs ni de YYYs pendant ses vacances).
“Finalement, le couple décide qu’il faut poursuivre tous ensemble ce voyage qu’ils veulent initiatique pour leur fils”…
… Il a bon dos le mouflet, il a bon dos. Assez répugnant camouflage cynique (dans leur univers, qui voudrait priver un enfant de quoi que ce soit ?) d’une obsession purement personnelle ? On ajoutera qu’à trois ans, un mouflet ne se souvient de quasiment rien, lorsqu’on lui fait faire du tourisme. A six ans non plus, d’ailleurs. Outre le côté new age à deux balles, et à supposer que la remarque soit sincère, elle rappelle que dans leur univers, un mouflet est aussi intelligent qu’un adulte, et doit être placé au centre de tout dispositif (pédago ou autre).
@ Denis: “Outre le côté new age à deux balles, et à supposer que la remarque soit sincère, elle rappelle que dans leur univers, un mouflet est aussi intelligent qu’un adulte, et doit être placé au centre de tout dispositif (pédago ou autre).”
http://trucsdebobo.wordpress.com/2008/04/28/11-avoir-des-enfants-omniscients/
Monsieur Denis, j’avais écrit “peut-être” je vois que ce n’est pas le cas, alors merci de votre accueil.
Pour votre information mon navire habituel est plus couillu, poilu et testostéroné que celui que vous citez. (pour m’y avoir repéré, vous devez y passer souvent…)
@ Coach : J’y passe au contraire très rarement (je parle du blogue de la ravagée de l’Allier), pour des raisons de prophylaxie mentale. En revanche, j’ai la mémoire des noms – enfin, des pseudos. Il est vrai que si peu de personnes commentent chez l’intéressée, et pour cause !
(quant à votre navire habituel et couillu etc, je ne vois pas duquel il s’agit ; j’espère pour vous qu’il est moins pathologique que le précédent)
@Robert Marchenoir
Vraiment très bon, votre billet. J’ajouterai simplement ceci : je ne sais pas si Florent Lemaçon avait lu beaucoup de récits de (vrais) marins, en tout cas je l’imagine préparer son bateau en écoutant Renaud (”Dès que le vent soufflera”) et JJ Goldmann (”J’irai au bout de mes rêves”).
Sur son site (http://tanit.over-blog.fr/), on trouve encore ce lien au titre moqueur, voire méprisant : “Les attaques des gros méchants pirates”.
Cerise sur le gâteau : sa femme s’appelle Chloé et son fils Colin. Ca sent son Boris Vian à plein nez (”L’écume des jours”). Pour faire du cabotage dans le golfe du Morbihan, pas de doute, ça peut suffire.
@ Temps à venir: le blog de ce type est absolument génial:
Et quelle prescience!
http://tanit.over-blog.fr/article-28655934.html
Maintenant serait plaisant de savoir ce que deviendra le Colin. Sa vie démarre fort en tout cas, enfin que pensera-t-il d’un père aussi stupide, à la mort si grotesque, quand plus mûr ?
Merci Robert Marchenoir, merci car c’est à ce genre de comparaisons incroyables, tellement incroyables qu’il semble que Dieu les a placées ainsi pour que ceux qui veulent voir voient, que l’on peut comprendre le GOUFFRE entre Américains et Européens. Au-delà des analyses socio-économico-politiques à la noix, au-delà de l’inévitable critique d’une certaine Amérique libérale qui a contaminé ce qu’il pouvait encore rester de bon en Europe, comment ne pas voir qu’il y a d’un côté un peuple encore nouveau et cabossé mais vivant, et de l’autre une épave? comment ne pas voir qu’au-delà d’Obama et de tout ce qui est pourri là-bas il leur reste bien souvent une âme au bout de leurs guns, alors que chez nous tout est déjà en place pour une capitulation façon 1940 mais puissance dix…
Merci aussi pour cela:
Ce n’est pas de notre faute, voilà le rêve de tout Français festivien qui se respecte désormais. Ne jamais prêter le flanc, être droit dans ses bottes de bisounours pour que rien ni personne ne puisse jamais vous classer dans le camp du mal; parce que ceux qui se retrouvent dans le camp du mal finissent en camps de concentration et que cela tout le monde en a une trouille bleue. Ne jamais prêter le flanc pour que jamais aucun satané curé ne vienne vous torturer en vous disant qu’il y a sûrement en grattant bien, une once de mal en vous aussi et qu’il faut faire bien des efforts pour l’admettre, puis tenter de la dompter un peu – et que fermer les yeux sur cela équivaut à un aller simple pour l’Enfer. Le rêve de pouvoir être un saint sans le martyre qui va toujours avec. Epoque hérétique de merde.
A défaut d’autre chose que j’aurais pourtant souhaité, je n’ai pas le choix que de me dire américain pour avoir peut-être la chance un jour de servir sous les ordres d’un capitaine Richard Phillipps, et de n’avoir plus à supporter un hérétique comme Lemaçon.
La Bretagne regorge et dégorge de bobos-gauchos déconnectés de la réalité. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Quand je pense qu’il y a une trentaine d’années, la Bretagne était encore catholique pratiquante et votait à droite !
Ces bolos-bolos vannetais allaient prêcher le vivre-ensemble et la tolérance à Zanzibar. Manque de bol, le réel africain leur est revenu en pleine gueule. Voir et revoir le film “y’a bon les blancs”.
Cela me rappelle un fait divers il y a quelques mois. Deux italiennes étaient parties en Turquie en auto-stop et en robes de mariées… Quelles niaises ! Encore des bobos-gauchos bien évidemment. Que croyez-vous qu’il arriva ? L’une des deux s’est fait violée et trucidée quelque part en Turquie. Les nuits de noces sont sanglantes, c’est une tradition …
@ Robert Marchenoir, Aquinus : “En France, pour flatter l’opinion publique, on explique qu’on a proposé des millions de dollars à des pirates (et que, donc, c’est pas notre faute si tout ça a fini par tourner mal). “…
… S’il est permis de nuancer (et fortement, sur CE point précis, non sur la thèse sous-jacente, à laquelle je souscris) je voudrais rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, les autorités françaises ont accepté de payer une rançon, et qu’une fois les otages relâchés, on a envoyé les commandos pour récupérer le flouss (c’est pour la couleur locale) et, hélas, quelques pirates au passage, lesquels coulent des jours confortables à nos frais, pour plusieurs années, au lieu de nourrir les chacals (à supposer qu’il y en ait là où l’intervention s’est faite).
Merci RM – vous voyez j’ose. Mais je vous remercie pour ce texte, et le texte avant. Je n’ai pas eu le temps de lire tous les commentaires (je le ferai demain j’espère si j’ai le temps) mais je suis – comment dire – par terre avec le comportement de ces gens. Unbelievable. (avec leur enfant??? non mais quoi encore…)
Richard Phillips serait même un atlanto-sioniste que cela ne m’étonnerait pas plus que ça.
Ok, ici Tanit, je suis là »
« Et qu’est-ce que vous faites là ? »
« On se balade… on va à Al Mukalla puis au Kenya
nickel
@ Benneteau : Alors, toujours pas en faillite^^?
Bienvenue, Expat. Revenez quand vous voulez. (Pfff… Une Américaine qui me remercie… Je vais avoir l’armée corse sur le dos, moi.)
“On se balade… on va à Al Mukalla.” (Des types qui prennent un yacht pour faire le tour de l’Afrique, comme ils prendraient un Vélib en bas de chez eux pour aller au marché bio.)
Al Mukalla au Yémen, qui est, d’après un rapport des Nations Unies, l’un des ports où les pirates somaliens se ravitaillent plus discrètement que dans leur propre pays. Et d’où leurs informateurs peuvent leur signaler des proies intéressantes qui viennent de faire escale. Le Tanit, par exemple…
Comme le signale le magazine Foreign Policy :
Foreign Policy, qui explique que les pirates somaliens ne sont plus des va-nu-pieds en barcasse, mais constituent désormais une force organisée. A un million de dollars en moyenne la rançon, ils peuvent, en effet. Rançons qui financent d’ailleurs directement un groupe islamiste lié à Al-Qaeda:
Objectivement, comme disaient les marxistes, l’écervelé du Tanit était donc non seulement un gauchiste, mais un islamo-gauchiste. La rançon que le gouvernement français s’est vanté d’avoir offerte aurait directement subventionné la subversion islamiste anti-française. Mais, comme ce grand connaisseur du monde l’expliquait avant sa disparition, du haut de sa chaire de bobologie appliquée :
Comprenez : ce sont des pauvres, ils sont donc du côté du Bien. Ils ne peuvent faire de mal à personne. Ou alors, leurs méfaits sont sanctifiés. Excusés d’avance. Un peu comme ceux des racailles de la vidéo du bus, voyez.
http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4817
@ Robert Blackstep: “je vais avoir l’armée corse sur le dos, moi”.
Détrompez-vous, je suis américanophile, j’ai vécu là bas et je connais assez bien certaines parties du pays. Il y a certains aspects de leur culture qui sont admirables et d’autres franchement pathétiques. Américanophile donc mais davantage francophile! La France est mon pays, ma patrie, l’Amérique n’est qu’une nation que j’ai visitée. Faut savoir hiérarchiser et ne pas faire passer les désirs et la légitime admiration envers un pays devant ses devoirs nationaux. Il n’y a même pas de “choix” possible. Vous voyez, mon point commun avec les Américains c’est que je suis patriote, moi ;-)
Vous la cachez bien, votre américanophilie, Vertumne. Et puis les devoirs nationaux de la France ne comprennent pas la lutte contre ses alliés. Surtout pas contre le plus important d’entre eux. L’anti-américanisme français ne peut se développer qu’à l’abri de la protection américaine. C’est ce petit fait têtu qui rend fous les “anti-atlantistes” de gauche comme de droite.
Et le pillage des ressources nationales par l’hydre fonctionnariste n’a certainement rien à voir avec le patriotisme. Même les racailles syndicales ne se revendiquent plus du patriotisme, pour se livrer à leur mise du pays en coupe réglée.
@marchenoir
“Cela dit, le “respect des Morts” de ces gens-là est, en général, à géométrie variable. Ne vous attendez pas à ce qu’ils suspendent leurs critiques sur la guerre d’Irak”
Ne prejugez pas de mes opinons politiques ou de mon appreciation du bien-fonde de la guerre en Irak SVP,je ne vous connais pas,M.Marchenoir.
J’avais seulement cru remarquer que vous mettiez en avant des vertus morales reniees par “notre” societe(bien que je n’y vive plus) depuis longtemps,mais je m’apercois petit a petit qu’en fait vous n’etes que le pendant de la racaille,son double inverse,bref : des decadents.
excellent Marchenoir ! Félicitations.
Je m´étonne que personne n´est fait observer une fois de plus la pertinence de Philippe Murray qui l´a écrit et même chanté:
”
Rien n’est jamais plus beau qu’une touriste blonde
Qu’interviouwent des télés niponnes ou bavaroises
Juste avant que sa tête dans la jungle ne tombe
Sous la hache d’un pirate aux manières très courtoises.
Elle était bête et triste et crédule et confiante
Elle n’avait du monde qu’une vision rassurante
Elle se figurait que dans toutes les régions
Règne le sacro-saint principe de précaution”
J´espère que cette chanso sera chanté pour les obsèques du gogol pacifistes.source . http://neodyme35.blogspot.com/2007/09/de-quel-bord-est-la-mode.html
Venik :
1. Moi, je vous connais. On a assez vite percé à jour des gens comme vous.
2. J’ai écrit “ces gens-là”. Vous n’êtes pas au centre du monde. Votre personne m’intéresse assez peu. En revanche, j’ai croisé de nombreuses personnes qui ont les mêmes ahurissantes réactions que vous face à une mort médiatique, au mot près. J’ai la faiblesse de croire que cela signifie quelque chose. C’est cette signification qui m’intéresse.
3. Votre présente réaction sur-justifie le commentaire auquel vous faites allusion. Qui portait sur la confusion entre l’ego et la société. Vous faites, à nouveau, cette confusion.
@ RM : l’armée corse cela veut dire quoi sorry ça doit être de l’argot ;>?
@ vertumne : “j’ai vécu là bas et je connais assez bien certaines parties du pays. Il y a certains aspects de leur culture qui sont admirables et d’autres franchement pathétiques.” Oh God how many times have I heard this ??? c’est comme ‘oh ils sont géntils les américains’. sorry mais c’est à gerber (désolée d’être si… si… pas correcte mais c’est plus fort que moi).
Un autre argument peut-être ? (avec un peu de cerveau? apprenez nous quelque chose please).
Expat : Vertumne est corse, et, euh… faut pas lui dire que le fromage corse pue, que les Corses sont paresseux, fonctionnaires, et qu’ils jouent trop avec les allumettes.
A moins, bien entendu, d’avoir la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours.
http://www.audiard.net/tontons.html
@ Expat : 1° “armée corse” est une référence au fait que Vertumne, malgré son pseudonyme étrusque, est en fait corse 2° en Corse, ni une femme ni un étranger ne dit d’un local que ce qu’il a dit ou écrit est “à gerber”, or vous êtes les deux à la fois 3° le but du commentaire de Vertumne, personne d’une grande intelligence (la qualité de son blogue en témoigne), n’était pas de concourir pour le commentaire universitaire le plus pertinent, ni pour le commentaire littéraire le plus créatif, mais tout simplement de rappeler qu’il n’était ni américanolâtre ni américanophobe, en expliquant pourquoi – en l’occurence, que son expérience des USA avait été mitigée 4° en termes d’ignorance de ce qui se passe hors frontières et d’incapacité (pour ceux qui en sortent) à décrire finement les pays étrangers visités, les blogues et forums de votre pays (que j’aime beaucoup), sont insurpassables.
[Denis l., votre misogynie agressive commence à me les briser menu. Si vous tenez à faire l'explication de texte de mes propos auprès de tiers, la moindre des choses serait de tenter d'expliquer mon opinion et non la vôtre.
Je ne sais pas ce que les Corses prétendent imposer en Corse, et ce n'est pas le sujet. En revanche, ici, on n'est pas en Corse, Dieu merci. Vous êtes chez Ilys, rayon Marchenoir, et ce n'est pas vous qui faites les règles. Les femmes, les étrangers et même les Américains ont parfaitement le droit de critiquer, y compris rudement, les propos des personnes qui s'expriment ici (ce qu'a fait Expat).
En revanche, attaquer les personnes (ce que vous faites ici de façon passablement ignoble) n'est pas admis. Vous comprenez la différence ? Exceptionnellement, je laisse votre commentaire en ligne pour que tout le monde comprenne bien le film. Robert Marchenoir]
@ Robert Marchenoir : “Vous la cachez bien, votre américanophilie, Vertumne.” …
… Merci de tenir compte du fait que Vertumne est, de par ses sujets de prédilection, disons, ethno-culturels ou ethno-religieux, comme on voudra, est proche d’un courant de pensée (néo-paganisme européen, néo-droitisme) obsessionnellement antiaméricain. Or, précisément sur ce terrain, Vertumne s’en distancie. J’en ai été moult fois le témoin, non seulement sur Ilys mais ailleurs. On pourrait d’ailleurs, dans une certaine mesure, le trouver tout aussi atypique par rapport à sa “famille” “naturelle”, sur le terrain de l’antisémitisme/antisionisme.
“J’ai écrit “ces gens-là”. Vous n’êtes pas au centre du monde. Votre personne m’intéresse assez peu.” (@ venik) …
… Quelle inhumaine réaction au propos d’un humaniste non-réactionnaire. Si ça se trouve, il en a pleuré. Vous n’avez pas honte de vous attaquer à un lâche^^???
@ Robert Marchenoir : Votre réaction à mon # 42, m’honorerait.
um eh oh, sorry les gars je n’ai toujours pas lu tous les commentaires; (je vais m’y tâchez promis) mais désolée, j’étais mariée à un corse pendant 20 ans, donc vous n’avez rien mais rien a dire. Les corses (au moins les corses du sud, parce qu’evidemment ce n’est pas la même chose) je les connais…
@ vertumne : vous êtes Corse dites vous ; d’où ? vous avez habitez aux USA ; où ? un peu plus de précision. Si vous en voulez de ma part, no problem. You just need to ask.
Denis, quelques remarques/questions vous attendent sur le post des femmes à babouches.
@ Robert Marchenoir : 1° Merci de moins surinterpréter (je ne prétendais aucunement me faire l’interprète de votre pensée) 2° Merci de moins surréagir (”de façon passablement ignoble”, c’est peut-être un poil beaucoup, non ?) 3° Je ne suis pas plus misogyne que je ne suis américanophobe 4° Je ne fais aucune “règle” (comment le pourrais-je ?), mais je fais une remarque, des remarques même, qui parlent des Corses et non d’Ilys (et moins encore du “rayon Marchenoir”), et qui en parlent avec un vocabulaire parfaitement irréprochable 5° à propos de vocabulaire, vous savez parfaitement qu’en d’autres circonstances, un vocabulaire du type “à gerber” aurait été censuré ou au minimum pointé du doigt. Par vous.
@Marchenoir
“Moi, je vous connais.”
Si ca peut vous rassurer sur votre compte..
@denis l.
“Vous n’avez pas honte de vous attaquer à un lâche”
Vous cherchez a vous faire apprecier de Marchenoir ?
N’etiez-vous pas valet de chambre dans une autre vie ?
(arretez avec vos manieres de precieux,vous etes avec les hommes ici..)
Denis l. : c’est bien ce que je craignais. Vous ne voulez pas comprendre. Ce n’est pourtant pas faute de vous avoir expliqué, et personnellement, par mail, et publiquement, ici même. Je vais donc arrêter de me fatiguer, et revenir à la bonne vieille méthode : supprimer les commentaires qui ne respectent pas les normes les plus élémentaires de respect d’autrui, et qui dégradent les débats.
@ Denis: merci beaucoup pour votre soutien l’amicu. Vous êtes un des très rares internautes capables de ne pas réduire une argumentation à une politique. Bien des commentateurs de la réacosphère (y compris “parmi les meilleurs” ;-) ) ne pouvant pas comprendre qu’on puisse être américanophile tout en étant anti-américanolâtre.
@ Bob Blackstep: “En revanche, ici, on n’est pas en Corse, Dieu merci.”
Heureusement pour vous. En tout cas je la trouve à géométrie variable votre censure, impitoyable envers les insultes “antisémites” et “misogynes” et d’une impressionnante complaisance envers les insultes corsophobes, surtout lorsqu’elles viennent de vous :-)
@ expat: j’ai fait le Midwest et la Californie mais j’ai principalement vécu en Nouvelle-Angleterre.
@ Expat: “j’étais mariée à un corse pendant 20 ans, donc vous n’avez rien mais rien a dire.”
Arrêtez, vous allez faire exploser mon compteur d’américanophilie :-)
@ Vertumne : oui et j’ai survécue… et je dois dire que j’ai découvert la Corse, ce qui n’est pas rien. Je lui remercierai toute ma vie.
Ce qui m’emmerde aux Etats-Unis, expat? le culte poussé à l’extrême de la liberté individuelle sans borne ni béquille et qui aboutit à des horreurs du genre: se faire payer USD 1M parce que l’on s’est brûlé avec un café au Mcdo, ou encore des publicités poussant les femmes au divorce parce que c’est la crise et que c’est un bon moyen de se faire du pognon sans trop se fatiguer. Les corps intermédiaires aux EAU, du genre le couple, la famille élargie, la corporation ou même la paroisse: y’a plus.
S’il n’y avait pas une foi en l’Evangile aussi nue et littérale, qu’intense et sincère, pour contrebalancer l’hérésie majeure sus citée et bien les EAU seraient un enfer anarchique. En l’occurrence ils ne le sont pas (en tous cas pas partout), mais sont un drôle de pays suspendu à un fil et que menace de plus en plus ouvertement une guerre civile. Ils produisent le pire de ce qui a infecté l’Europe, mais ils produisent aussi les meilleurs anticorps qui ont appris à combattre le pire.
@ Aquinus: “…les EAU..”
Les Emirats Arabes Unis ? :)
Le seul truc d’intéressant dans cette histoire, c’est de voir jusqu’où peut aller une passion, en l’occurrence ici la mer.
Appeler son fils Colin…
^^
@ Aquinus : c’est le prix qu’on paie. Les US est un pays d’extrêmes, l’importance est d’identifier les ‘bons’ extrêmes et les ‘mauvais’ (ou au moins là où on adhère, et là où on n’adhère pas).
Ce qu’il y a de frappant avec les US, c’est que c’est un pays dont on part à regré et ou l’on se sent très vite chez soi, même quand on a le mal du pays (du sien). Les gens mutés six mois, ou partis s’installer dfinitivement expliquent invariablement qu’ils ont le blues quand ils reviennent en France (définitivement ou même pour viviter la famille), et jamais quand il faut repartir la-bas. Engénérale, ils regrettent l’éloignement de la famille et des amis (et peut-être accessoirement le saucisson et le camembert), et c’est tout.
Par ailleurs, les anti-amérains parlent toujours du manque de protection sociale, l’absence de couverture maladie, etc….. Or, jamais vu un travailleur précaire américain chercher à s’installer en france pour jouir des délices de l’état social.
PS: J’ajoute que la précarité et l’absence (relative) de protection doit être infiniment plus facile à supporter lorsque on sait que la cotrepartie est qu’on pourra se débarrasser plus facilement de sa pauvreté.
Inversement, la pauvreté est plus préjudiciable quand on sait que l’assistance que l’on reçoit rend beaucoup plus difficile une émancipation. Il n’y a rien de pire pour un pauvre que de lui dire “on t’aide, mais si tu t’enrichis, on se payera sur la bête.” Avc se discours, on ne peut pas s’attirer les classes populaires, mais le lumpen, c’est à dire des pauvres moralement détruits et sans espoirs d’évolutions sociales.
En faisant une petite disgression, c’est ce que “Sarko l’américain” a compris (je parle de son discours) et ce que le Front National soralisé n’a pas compris. D’ou le siffonage des voix du FN.
@ XP: “Or, jamais vu un travailleur précaire américain chercher à s’installer en france pour jouir des délices de l’état social.”
Oui bon d’un autre côté, un travailleur “précaire” n’a par définition pas les moyens d’aller faire du tourisme à l’étranger pour tenir une comptabilité des mérites comparés des différents régimes sociaux. La liberté de ces personnes est quasi-inexistante. Ce qui intéressant par contre c’est qu’aux USA même les pauvres n’ont pas honte du travail manuel, alors qu’en France il est très dévalorisé.
Oups!
Pour résumer: les casses moyennes iront mécaniquement et de plus en plus chez Sarko, tandis que le Lumpen et les divers au PS. Le front n’a plus rien à mettre sur la table en terme d’offre électorale, et pour faire encore 10%, il a du bénéficier d’une sorte de “vote d’habitude”.
Un jour j’avais vu un film, pas terrible d’ailleurs et dont le nom m’échappe, dont le héros était un jeune plombier blanc et père de famille dans une ville de province. Incarné par Ben Affleck, donc le gars plutôt bien de sa personne. Je ne suis plus très sûr mais il me semble qu’il était veuf, fréquentait une jeune femme, et qu’il avait l’opportunité d’aller bosser comme cadre à NYC. Et puis qu’à la fin, ne voulant ni quitter sa copine, ni ses potes de chantier, ni enlever à son fils la vie communautaire qu’il avait toujours connu, il renonçait à partir et restait sur place à nettoyer les égouts la journée et écluser de la Bud le soir sur fond de country.
Imaginez ça en France bordel! si un réalisateur s’y lançait, le héros serait un loser cocu incarné par Michel Blanc, qui finirait par monter à Paris pour un taf de merde alors que son fils resterait à la campagne élevé par sa mère et son nouveau compagnon, un noir fonctionnaire à la poste.
Les Américains arivent encore à admirer des héros blancs, jeunes, beaux, provinciaux et pères de famille. Ne vivant pas avec la mère de leur enfant certes, mais parce que celle-ci est morte – pas parce qu’ils se sont lâchement barrés. C’est à cela, à l’instinct, que l’on comprend pourquoi il vaut mieux vivre là-bas qu’ici.
“La liberté de ces personnes est quasi-inexistante.”
Ah bon? Les pauvres et les précaires ne cherchent pas à aller là où on lui donnera des allocations? Tiens, j’avais cru.
En plus, quand on dit “précaire”, ce n’est pas seulement d’un vrai pauvre, mais d’un américain moyen qui en aurait marre de cotiser à une asurance privée et qui en aurait plein le cul de changer de boite tous les six mois, de connaitre des périodes de chomage sans indemnités, de cumuler plusieurs jobs,….Et qui serait aller faire du touriste en france un été et qui déciderait d’y trouver du travail, après avoir vu un film de Mikaël Moore sur notre merveilleuse protecton sociale…hors, ça n’arrive jamais…Parce que es ricains venant en France, ou même les francais expatriés ont la même impression que nous quand on va en Martinique…On trouve ça joli, mais on ne voudrait surtout pas y vivre et encore moins y travailler, même pour toucher les allocations braguettes…
@Vertumme
Ce que je veux dire c’est que “notre-modèle-sacial-que-le-monde-entier-nous-envie n’attire absolument personne, alors que le détestable modèle social américain ne rebute absolument personne, y compris ceux qui on le choix entre les deux.
(en prenant en compte que les divers ne “choisissent” pas notre modèle social, ils en profite, ce qui est différent).
Quelques précisions quand même, un régime de chômage existe aux USA, comme un régime de retraite (notre Sécurité Social à nous) comme les soins qui sont obligatoires quand on se déplace dans les urgences (je le dis car je pense que les français pensent souvent qu’il n’y a rien à ce niveau et c’est faux). Certes ce n’est pas le même niveau qu’en France (heureusement !) mais il y a un minima (que je pense va augmenter avec notre cher nouveau président).
@Expat
Vous faites bien de le préciser, mais c’est pour ça que j’ai parlé d’une absence de protection “relative”.
Disons qu’il faut parler d’un système de protection social différent, ou les les gens se voient remettre une très grosse partie de leur salaire réel avec obligation de s’assurer eux mêmes, comme pour une assurance auto c’et ça?
c’est ça. Quand j’ai eu ma première fiche de paie en France j’ai failli tomber par terre… et à l’époque l’Etat ne prenait ‘que’ 18 %. Aux US (faut dire ça fait longtemps pour moi) mais l’état ne prenait que 7-8 % dont une bonne partie qui était les impôts relevés à la source (et qui sont remboursés pour les petits salaires).
@ XP:”alors que le détestable modèle social américain ne rebute absolument personne, y compris ceux qui on le choix entre les deux.”
Oui mais notez tout de même qu’après bien des tergiversations, les USA se dirigent de plus en plus vers l’instauration d’une sécurité sociale universelle (je ne parle pas de Medicare évidemment), chose dont nous disposons depuis 2/3 de siècle. Et si l’on compare l’espérance de vie moyenne des habitants des deux pays, notre “modèle” ne doit pas être si mauvais que cela finalement.
A ce propos, il faut préciser pourquoi ceux qui pensent s’attirer les sympathies de la classe ouvrière pauvre en fustigeant le libéralisme et en misant sur son attachement à notre modèle social sont déconnectés de la réalité (souverainistes, front national, néo-gaullo-villepiniste, royalistes….):
Un smicard qui émargera à 1000 € net par mois (et quelques) sera le plus souvent en début de vie, donc très loin d’une retraite plus qu’hypothètique, en meilleur santé que la moyenne des français, avec peu ou pas d’enfants: par ailleurs, il sera considéré comme suffisemment “riche” pour ne pas toucher d’allocations logement, avoir des réductions sur les transports, etc….
Ce qui veut dire qu’il ne percevrera rien, mais vivra très mal avec un salaire de misère, tout ça parce que l’état social lui prendra 750€ par mois pour se financer.
Or, si on lui laissait faire valoir auprès des assurances privés qu’il est un bon client (jeune, en bonne santé, loin de la retraite, mobile et capable de retrouver facilement un emploi,etc…), il pourrait avoir un salaire net plus conséquent et percevoir les 200 ou 300 € qui lui permettrai de franchir le palier “salaire décent”.
Vertumne : vous faites exactement la même confusion que Denis l. J’ai critiqué les Corses. C’est tout à fait conforme à la règle que j’impose ici. Je ne vous ai pas insulté, vous, en tant que Corse.
Il est vrai que beaucoup n’arrivent pas à faire la différence : les musulmans, les Français (les Corses ne sont que des super-Français à cet égard, et à bien d’autres)… Les Américains, eux, y arrivent beaucoup plus facilement.
XP, quand vous dites que les Français qui ont vécu aux Etats-Unis ne regrettent pas la France, je suppose que vous faites allusion à des témoignages directs. De quel type de personnes est composé vote échantillon ? (Age, situation sociale, métier, situation familiale…)
@ Vertumne : “les USA se dirigent de plus en plus vers l’instauration d’une sécurité sociale universelle”
Je n’y crois pas. Quand les Américains comprennent l’ampleur des dégâts potentiels, ils vont refuser (voir les ‘tea-parties’ d’hier – totalement non-partisans – contre les hausses d’impôts).
S’il y a une chose qu’on déteste nous, c’est que le gouvernement décide où dépenser ‘notre’ argent (à part pour des services ‘collectives’ comme les rues, les autoroutes, les déchets etc.).
Bon on n’est quand même pas parfait (loin de là), mais ce genre de dépense ‘universelle’ smells like communism et nous n’aimons pas ça…
@ Aquinus : Votre éloge de l’Amérique est fondé. Par opposition à un soutien-réflexe, inconditionnel. Il n’en est que plus convaincant.
(votre film, ce n’était pas “Jersey Girl” – “Père et Fille” ?)
@ XP : La première mesure, préalable à tout choix en matière de système de protection sociale (ou d’absence de système, ou de choix laissé entre les deux, etc), c’est la vérité des coûts. Que coûte réellement tel acte médical ? Sans réponse à cette question, tout autre calcul est vain.
Sinon, vive la concurrence, oui, mais en ne perdant pas de vue que le système américain est lui aussi effroyablement coûteux (un peu comme le système français, en ce sens que la multiplication des bureaucraties – privées, dans le cas américain – ça finit par coûter cher). Il y a pas mal de pragmatisme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, les Pays-Bas aussi sont une fréquente source d’inspiration dès qu’il est question de gros sous – or dans tous ces pays le niveau de la médecine est fort élevé, et le système est mixte.
@ Laurent : D’accord, je reconnais avoir souri avec votre “Colin” prénom de fils de marin d’eau douce, mais n’y revenez pas : c’est un fort beau prénom, et un très ancien prénom français. Je sais bien que les filiations ce n’est pas trop votre truc, mais tout de même, un peu de respect…
@ R M : “la même confusion que Denis l. J’ai critiqué les Corses. C’est tout à fait conforme à la règle que j’impose ici. Je ne vous ai pas insulté, vous, en tant que Corse.” …
… Il n’y a pas plus de “confusion” chez moi, que d’insultes corsophobes chez vous ni que d’insultes misogynes chez moi (sur ce fil, du moins), ni d’ailleurs (chez moi toujours, et toujours sur ce fil) de propos “ne respect[a]nt pas les normes les plus élémentaires de respect d’autrui, et (…) dégrad[a]nt les débats” … hormis un commentaire du type “c’est à gerber”. Qui n’était ni de vous ni de moi.
Vous avez tenu à imposer vos normes de vocabulaire ? Fort bien, j’en ai tenu compte depuis quelque temps déjà (et vous pourriez au moins le reconnaître au passage). Mais sur ce coup-là, il est manifeste que vous avez dérapé (dire cela n’est pas une insulte, et ne dégrade pas les débats) et il semblerait que je ne sois pas le seul à le penser, ce qui peut-être devrait vous mettre la puce à l’oreille ? Hélas, pour des raisons qui vous regardent, vous affichez une posture d’infaillibilité. Déjà que ça ne réussit pas totalement au Pape…
… Ceci étant, si les femmes ou les citoyens US ou les plombiers mélomanes bénéficient ici d’une “affirmative action”, merci de le dire. Si tel est le cas, ce serait tout de même sympa, “rayon Marchenoir” ou pas, d’accorder un peu vos violons avec – notamment – V V, lequel a clairement récusé, sur un autre fil et fort récemment, ce type de démarche. Et puis ça permettra à tel ou tel, à commencer par votre serviteur, de s’abstenir totalement de commenter sur vos fils, ne serait-ce que pour ne pas subir l’arbitraire.
(à l’occasion, merci de réagir à mon # 42 / 57, lequel n’était nullement là pour dégrader les débats, bien au contraire)
@ denis l. : “hormis un commentaire du type “c’est à gerber”. Qui n’était ni de vous ni de moi.”
Non, c’était de moi, et ce n’était pas un critique sur une ‘personne’ mais sur une façon de parler qu’ont bcp de français. voici mon commentaire “Oh God how many times have I heard this ??? c’est comme ‘oh ils sont géntils les américains’. sorry mais c’est à gerber (désolée d’être si… si… pas correcte mais c’est plus fort que moi).”
Donc franchement je ne vois pas l’insulte personnelle. Je commente une attitude courante chez les français, et je pense que dans le contexte j’ai droit ?
@Denis
Pour le peu que je connais du sujet, j’ai cru comprendre qu’aux US, l’absence de suivi des patients quand ils sont en bonne santé fait qu’on détecte moins bien les maladies à leurs naissances et qu’on est donc obligé de soigner plus de pathologies lourdes, alors qu’il aurait été moins onéreux de les traiter à leurs débuts….
@ XP : où est-ce que vous avez entendu ça ? On a l’habitude aux US d’aller voir nos médecins de manière régulière, de faire des ‘check-ups’ une fois par an (tous les 6 mois pour les dentistes – c’est important les dents blanches ! joke joke).
@expat
J’ai dû avoir de mauvaises lectures:)
Mais peut-être s’agit-il de la frange la plus pauvre de la population, qui n’a pas les moyens d’aller chez le médecin, et qui au final sera pris en charge par la collectivité, alors que si les visites avaient été gratuites, ils auraient été soignés avant (je pose des questions, hein, je n’affirme rien)
@XP : peut-être, mais vous savez, les franges existent dans toutes les sociétés. Comme a dit quelqu’un sur ce fil, l’essentiel est de savoir combien cela coûte. Quelle est la dynamisme de nos sociétés, combien peut payer ceux qui sont ’solvent’ pour ceux qui ne le sont pas ? quel est le seuil où on taxe des gens qui travaillent pour payer pour les autres ? à un point où ils se disent ‘je me barre ailleurs’. D’après tout, (et oui je suis une capitaliste) si l’Etat me prends trop, ben je me barre. Le fruit de mon labeur doit quand même reviens à moi-même, pas aux autres (au moins pas aux glandeurs).
@expat
Vous prêchez un convaincu, c’est le moins que l’on puisse dire:)
Je me faisais juste l’avocat du diable sur un point précis, c’est tout.
N’aubliez pas que vous êtes sur un site que des simplets taxent un peu partout sur la toile de “néo-con” et de pro-américain, ce qui dans certaines bouches du frankistan est la pire des insultes!
@Vertumne : « Oui bon d’un autre côté, un travailleur “précaire” n’a par définition pas les moyens d’aller faire du tourisme à l’étranger pour tenir une comptabilité des mérites comparés des différents régimes sociaux. La liberté de ces personnes est quasi-inexistante. »
J’ignore si les « travailleurs » précaires Africains ont les moyens de faire du tourisme, mais il me paraît qu’ils savent fort bien tenir « une comptabilité des mérites comparés des différents régimes sociaux » .
Et ne s’y pas tromper.
Devrons-nous considérer que ces Africains sont plus informés que les travailleurs « précaires » des États-Unis ? Ou, ce qu’à Dieu ne plaise, plus en mesure d’arbitrer en faveur de leurs intérêts propres ?
@ XP : oui je le sais bien, mais vous savez quoi ? je me fiche de ce que pense les autres (non pas vrai – je me fiche de ce que pense les bien-pensants). Moi, je suis simplet : je pense que chacun doit penser par lui-même, faire ses propres idées du monde dans lequel on vit, essayer d’avoir un minimum d’intelligence (pas évident ça).
Et je déteste ces termes : ‘réac, néocon, pro-américain… ‘ etc etc etc. Il faut juste être pro ‘liberté individuelle’ yes ! ça, ça me va (mais dans le cadre de la société quand même – punaise c’est compliqué la vie…).
aller voir ça :
ça dit tout…
http://www.realamericanstories.com/wayne-hosmer/?curpage=0
@denis l: “Jersey girl” peut-être oui, parce que ça me revient la bourgade en question était effectivement dans le New Jersey.
Réponse au 86.
Je ne crois pas que Denis soit misogyne, pour la simple raison qu’il traite aussi mal Tang ou Xyr que Millie. Il y a chez lui une soif d’égalité dans les mauvais traitements qui l’honore. ^^ Cela étant dit, il a le don d’envenimer les débats et de se créer des têtes de Turcs et autres souffres-douleur. Ce qui réclame, admettons-le, une attention particulière.
Je trouve ridicule de jouer au chevalier-servant sur internet. Denis pourrait aussi bien être une jolie blonde et Millie un routier tatoué. En plus de nuire à l’esprit de vérité et à la fluidité des débats, en accordant des protections à certains et des handicaps à d’autres, en raison de leur sexe. Le mâle blanc hétérosexuel étant encore acculé à se faire tout petit, alors qu’en ce lieu ça devrait plutôt être le contraire. C’est soit les femmes à la cuisine et les hommes au fumoir, ou l’égalité pour tous sans chouineries. Je me prononce pour cette dernière option.
Pour autant, chaque fil appartient à son auteur, qui peut y régner en tyranneau. :D
Denis l.:
Vous avez écrit ceci à l’adresse d’un autre commentateur, dans votre commentaire n°55 : “En Corse, ni une femme ni un étranger ne dit d’un local que ce qu’il a dit ou écrit est ‘à gerber’, or vous êtes les deux à la fois”. Le commentateur en question est une femme et une étrangère.
Dans le contexte de l’échange, votre texte est gravement insultant, et, j’ajouterais, d’une façon incroyablement perverse. Votre prétention à voir, dans mon rappel à l’ordre, une “discrimination positive” de ma part en faveur des femmes n’est pas différente de celle d’une racaille qui commence par taper, puis qui, lorsque sa victime proteste, hurle au racisme.
J’ai dû, à de nombreuses reprises, vous rappeler à la correction la plus élémentaire. J’ai dû, à de nombreuses reprises, ainsi que Vae Victis, supprimer certains de vos commentaires contenant des insultes. Naturellement, je n’interviens de la sorte que quand vous, ou qui que ce soit d’autre, franchit très largement les bornes.
Vous êtes coutumier du harcèlement d’autres commentateurs. Vous menez de véritables campagnes de persécution qui dépassent de très loin le débat d’idées, même vigoureux.
La règle est simple : on peut critiquer les idées ou les catégories, mais pas se livrer à des attaques personnelles contre les gens qui interviennent ici. La limite peut être subtile, mais elle devrait être facile à trouver pour quiconque a un minimum d’éducation. Et, oui, la sanction éventuelle est “arbitraire”, puisqu’il n’y qu’une seule personne à en juger. Bien évidemment.
Il y a deux raisons à cette règle.
D’abord, les attaques contre les individus conduisent très vite à des guerres inter-personnelles qui polluent les fils, débordent sur des fils voisins, et sabotent la tenue intellectuelle des débats.
Ensuite, la racaillerie, le mépris, la violence, le cynisme et l’égotisme radical règnent suffisamment dans le monde réel pour qu’on ne les laisse pas contaminer une communauté virtuelle.
Si vous ne comprenez pas pourquoi vos commentaires sont insultants, ou si vous n’admettez pas qu’ils soient bannis pour cette raison, vous êtes libre de commenter chez des blogueurs correspondant davantage à votre sensibilité ou à votre tempérament. Il y en a des millions.
Un blog est un espace libéral. C’est une propriété privée. Les invités qui ne sont pas d’accord avec les règles sont libres de tenter de se faire admettre sur d’autres propriétés privées. Ou de créer la leur, où ils fixeront leurs propres règles tout à loisir.
@Robert Marchenoir
J’ai pour principe, en tant que contributeur de ce blog, de ne pas prendre parti dans une querelle ou un différend entre deux personnes ici, et je ne le ferais donc pas plus sur ce coup-là.
Toutefois, je précise une chose: Denis est objectivement un des meilleurs commentateurs de la toile ou pour le moins de la réacosphère, il contribue grandement à sa qualité, et je pense que nous tenons autant à ce qu’il reste parmi nous que nous avons souhaité que le commentateur d’élite que vous êtes nous rejoigne.
Oui, Denis POURRAIT aller voir ailleurs, mais nous serions au moins aussi puni que lui.
Denis contribue à ce que des fils tournent aux règlements de comptes sans intérêt? Admettons. Mais il contribue certainement, et très largement à ce qu’Ilys ne soit pas un vulgaire Causeur dans lequel les commentateurs taille 1 viendrait polluer les fils avec des lieux communs. Parce que Poliment, Denis sait les démonter comme personne.
C’est entre autre pour ça que vous, moi, et tout le monde pouvont échanger longuement avec Aquinus ou Vertumme, lesquels s’épanouissent ici bien mieu qu’ailleurs et contribuent à la qualité du site. Un Vertumme qui devrait passer le barrage de de cinq commentaires l’accusant de racisme aurait forcèment moins de temps pour écrire des choses intéressantes.
C’est en grande partie grâce à Denis que ceux qui ruminent contre Ilys choisissent de le faire de loin, entre eux, sur des blogs que personne ne lit.
@Robert Marchenoir
Il y a quelques temps, quand j’allais consulter Desouche, pour ne pas me taper les commentaires interminables et sans intérêt, j’avais un truc pour ne pas perdre de temps: je faisais défiler pour ne lire que les commentaires de Denis…et de Marchenoir. Tout ça pour dire qu’il serait bien que les choses se tassent.
XP : je ne veux pas débattre d’un commentateur en public. J’ai dit ici à Denis l. ce que j’avais à lui dire.
Je m’en tiendrai, par conséquent, à ce que j’estime être une règle de conduite générale, dépassant largement le cadre d’un blog quel qu’il soit.
On ne peut excuser des méfaits au nom du talent. Pas plus qu’on ne peut les excuser au nom de la race, de la pauvreté, d’un quelconque statut de victime, etc. J’estime, au contraire, que ceux qui ont la chance de posséder un talent doivent s’efforcer d’être d’autant plus exemplaires.
Par ailleurs, en matière de blogs, la simple observation montre que qui se ressemble s’assemble. Les gauchistes ne s’attardent pas longtemps sur des sites ouvertement réactionnaires, et inversement. Personne n’a envie de fréquenter durablement un environnement visiblement hostile.
@Robert Marchenoir
Moi non plus je ne veux pas en débattre en public. Je tenais juste à faire cette mise au point “public” pour qu’il n’y ait pas de malentendu. Je n’excuse en rien Denis, pour la simple et bonne raison que je n’entre pas dans le débat entre vous et lui.
Pour votre deuxième observation, c’est vrai pour les blogs “ouvertement réactionnaires”, militants, et Ilys, comme Causeur est tout de même un peu plus ambitieux que ça, et donc le profil idéologique des commentateurs comme des contributeurs est bien plus floue.
Je visais donc bien “le commentateur taille 1″ et non le “gauchiste qui veut se taper du réac chez eux”… Ce commentateur taille 1 peut être pour l’occasion plus réac que nous et nous traiter de gauchiste (c’est arrivé plus d’une fois)…. Ce peut-être un identitaire qui nous traite de cosmopolites, un catho tradi de naturiste..
Pour les mêmes raisons, on serait bien en peine de définir la ligne éditorial de causeur, et cela feraitt toute la richesse de ce site, s’ils avaient une politique de modération qui empêchait ceux qui à un moment donné viennent y commenter parce qu’un billet semble leur convenir, mais qui s’avèrent incapables de tenir un échange et finissent logiquement par l’insulte.
Je plussoie le commentaire d’XP concernant Denis l. Il est très difficile sur internet (et dans la vie réelle d’ailleurs) de trouver un commentateur démontrant autant d’excellence en matière d’érudition, d’humour, et de qualité d’écriture. Sa personnalité, disons, “fougueuse” ^^ peut certes provoquer des frictions mais je ne l’ai jamais vu s’en prendre à un commentateur lambda sans auparavant avoir été provoqué.
Et puis merde! La colère, la verve, les sobriquets, les engueulades, les insultes oubliées le lendemain cela fait partie de la mentalité gauloise. Rien de plus déprimant que ces débats hygiénistes et politically correct à l’anglo-saxonne où l’on vous expulse pour un pet de travers.
@ tous : je pense que les règles qui sont décrites dans le poste de RM sont bonnes ; la preuve, les fils de Causeur dégénèrent graves. Les conversations interminables entre deux ou trois personnes qui passent leur temps à s’insulter mutuellement sont extrêmement ennuyantes. Je n’ai pas de problème à débattre avec des gens qui n’ont pas les mêmes idées que moi sauf quand ils commencent à avoir recours à des attaques personnelles. Là je dois dire que j’ai une tendance à réagir assez violemment, et ce n’est pas très productif (je reconnais).
Je pense aussi que la réponse de XP est bonne. Et Denis, je ne vous en veux pas !
Je voudrais bien continuer à m’exprimer ici, à partir de moment ou vous me donnez un peu de marge concernant mon français… qui est particulièrement mauvais en écrit (parfois les nuances m’échappent, et j’ai besoin de quelqu’un – comme a fait RM – à éclairer ma lanterne).
@ Vertumne : c’est quoi ‘plussoie’ ? je ne l’ai pas trouvé dans le dictionnaire.
@Expat
Vous êtes la bienvenue sur Ilys, bien entendu.
Je pense que ce que Robert Marchenoir et moi disons est complémentaire:
Pour que les fils ne dégénèrent pas en insultes et en réglement de compte, il est important que ceux qui viennent pour dire des banalités, écrire et réflechir ensuite, au lieu de se contenter de lire et d’apprendre, soient intimidés, et qu’ils sachent que leurs banalités seront reprises et démontées. Parce que ce sont les mauvais commentateurs qui ont recours à l’insulte pour garder la face. Les deux choses sont liées.
Plussoyer:aprouver.
@ XP : merci j’adore un nouveau mot.
Ce n’est pas un mot tout-à-fait reconnu, il faut dire. Il est normal que vous ne l’ayez pas (encore… ?) trouvé dans le dictionnaire ; c’est un peu de l’argot internétique.
Je crois que les gens s’en servent parce qu’il était auparavant habituel, pour approuver le commentaire d’un autre participant, d’écrire “+1″ (autrement dit : “je pourrais écrire exactement la même chose”), et que certains ont jugé sans grand intérêt les contributions se limitant à ce pauvre “+1″. Les intervenants souhaitant exprimer leur accord avec autrui ont alors préféré le néologisme “plussoyer”, lequel semblerait davantage s’intégrer au courant d’une conversation. Peut-être…
Puisque vous avez manifesté votre intérêt pour notre langue, si vous le permettez, j’aurais plutôt dit pour exprimer votre idée : “je vais m’y atteler”.
Mais c’est effectivement relatif à l’idée de tâche (task), comme la définition de ce dico en ligne le confirme :
http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/s-atteler-a/
C’est un peu l’idée de s’attacher soi même à un attelage, comme les chevaux qu’on attelle à une charrette (du verbe atteler, transitif, cette fois : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/atteler/)
Enfin, on aurait aussi pu dire, plus simplement : “je vais m’y mettre”.
Si vous vouliez employer le verbe “tâcher” (avec un accent circonflexe qui le distingue du verbe “tacher” ; et indique souvent l’ancienne présence d’un “s” au même endroit ; ce qui tendrait à indiquer une proximité avec l’anglais “task”), vous auriez pu dire : “je vais tâcher de le faire”, “tâcher de m’y mettre”.
Mais “m’y tâcher”, je ne crois pas avoir déjà rencontré cette tournure…
Bien cordialement.
(En passant, je m’associe au soutien, exprimé par d’autres, à la présence de Denis en ces lieux, si tant est qu’on me demande mon avis)
(Sans pour autant approuver systématiquement ses “coups de patte de chaton” ; dont je ne sais s’il mesure toujours les conséquences sur la personne “taquinée”, et dont il s’étonne ensuite de la “surréaction”^ )
(Sans trouver, non plus, tellement d’inconvénients à ce qu’une certaine créature vienne de temps en temps “glisser son joli mufle sous la clôture” ( :-) )
(Et puis, “des éléctrochocs”, non mais vraiment^… Denis ne se targuait pourtant pas d’origines marseillaises…Bon, je ne dirais pas que des médocs, à la rigueur, pour certains troubles de l’humeur… Il paraît que la science a fait de grands progrès, sur ce plan-là, ces dernières décennies… Donc il n’y aurait pas lieu de dramatiser, je crois. Certaines de mes connaissances en prennent ou en ont pris et ce sont vraiment des gens très bien…)
@ MM : merci pour le leçon de grammaire/langage, j’aime bcp ça – mais si “plussoyer” est un néoligisme d’où vient il ? (plus one ?) (plus ’soyer’) bon pas grave, mais merci pour les éclaircissements sur mon français aussi, je pense que j’ai utilisé ‘tâche’ parce que de manière sousconsciente (aie!) j’ai pensé justement à ‘task’. Et j’aime bien le ‘je vais m’y atteler. Really thanks : knowledge is freedom right ?
la question qui reste pendanta ,et à laquelle personne n’a répondu ,c’est :
-ont-ils ,en définitive ,pris le thé avec les bons gros pirates ?
-earl grey ,lapsang souchong ,thé vert ?
-cookies ou muffins pour accompagner ?
-et surtout ,de quoi ont-ils discutté ?
je sais ,c’est ignoble
sinon ,on apprend ce matin (france cul du matin ,malsain ) que aucun fragment de métal ,aucune balle n’a été retrouvée dans le corps du capitaine du tanit (lorsqu’ils se résoudront à dire “l’idéaliste malheureux ” on aura fait un petit bond en avant) à l’autopsie pratiquée en france
deux solutions ,donc:
-il n’est pas mort par balle (vous y croyez ?)
-la balle l’a traversé pour aller se perdre dans l’océan
en général ,une balle qui traverse est un projectile thv (très haute vélocité) ,qui équipe les armes de guerre répandues par l’ex urss et ses alliés dans tous les coins perdus de la planète (mais pas l’europe occidentale ,qui devrait pourtant ,pour son autodéfense ) ,à l’inverse des armes utilisées par les unités antiterroriste dont le projectile a une grande force d’impact et une course limitée ,en bref ,qui s’arrête dans les corps ,non sans leur avoir communiqué une grande quantité d’énergie (les flanquant par terre si aucun organe vital n’est touché) ,ou au moins qui laisse des traces dedans (genre fragments de chemisage )
en conséquence on pourrait ;
-refaire l’autopsie (ça fait penser au bugaled breiz ,vous trouvez pas ?)
-fouiller la zone à la recherche du projectile manquant(ben tiens!)
que pensez vous que vont demander les ayants-droit ?
pour pouvoir incriminer quelqu’un (le commando marine qui a sauvé la femme,le gamin ,et les deux clanpins embarqués en sus et qui n’a pas défouraillé assez vite pour neutraliser le merdeux de 16ans planqué dans le cockpitt ,tétanisé de trouille et l’index crispé sur la queue de détente dans la panique du combat ,une arme automatique ça se vide quasi tout seul dans ces cas là,l’amiral qui n’a pas risqué la vie de ses hommes par un assaut nocturne ,les vents qui n’ont pas soufflé du bon coté…),ils vont exiger une nouvelle autopsie indépendante ,je suis prêt à parier,puis ils remettront en cause la décision de l’option militaire,mais pas un instant ils ne remettront en cause celle d’aller traîner ses guêtres sous le nez des crapules des mers du sud
attendons la suite
@ expat : “si “plussoyer” est un néoligisme d’où vient il ? (plus one ?) ” …
… On peut supposer que l’expression est née sur un forum internet (mais peut-être était-ce un jeu télévisé “interactif” avec le public), où les commentateurs, pour approuver un propos, appuyent sur une touche “plus”, et à l’inverse, sur une touche “moins” pour critiquer. Le côté amusant, en néo-français, vient de la cohabitation “surréaliste” entre un radical à l’origine parfaitement triviale, peu raffinée, et une conjugaison modelée sur du français classique au point d’en être archaïque, que seul des personnes fort cultivées peuvent maîtriser. L’auteur de ce néologisme appartenait sans aucun doute à cette dernière catégorie.
Néologisme à n’utiliser, avec prudence, que dans un contexte Internet, et avec des interlocuteurs d’un certain niveau.
“Denis, je ne vous en veux pas !”…
… Mais j’espère bien. Il n’y avait que RM, dans un moment d’égarement, pour s’être mis en tête que j’étais un misogyne systématique, et qu’en particulier je vous harcelais. Malheureusement, il ne semble pas faire partie des personnes qui admettent avoir surréagi et/ou mal interprété. Par rapport à l’image du commentateur vedette que j’avais, cela est une déception, mais bon, on y survivra. Plutôt que d’évoquer un parallèle désobligeant avec le Principe de Peter, je préfère croire qu’il est peut-être accessible au repentir^^. Pour revenir à votre cas, je maintiens toutefois que l’expression “à gerber” ne sied pas au vocabulaire d’une dame.
@ M M : Merci pour votre générosité. Pour ce qui est des électrochocs, je rappelle que je milite pour la réhabilitation de cette technique qui obtenait de réels résultats (plus que la psychanalyse, en tout cas^^). De manière générale, la sensiblerie contemporaine a diabolisé tout ce qui avait une dimension physique : enveloppements, douches froides, etc. C’est infiniment regrettable. C’est d’ailleurs à mettre en relation avec la diabolisation des QHS, de la peine de mort, du bizutage, des châtiments corporels sur enfants & adolescents, des interrogatoires musclés, de l’autodéfense, du droit de porter des armes, voire de la corrida ou du gavage des palmipèdes. Bref, de tout ce qui est bon.
“que seulES des personnes fort cultivées peuvent maîtriser” (pardon)
Je n’ai pas surréagi, Denis l.
Je m’attendais hélas, de votre part, à une finesse de ce genre. Votre prétention est telle que vous n’envisagez même pas que quelqu’un puisse vous pardonner un comportement qui l’aurait effectivement blessé.
Vous n’avez même pas la dignité de reconnaître en vous-même que vous avez abusé, et d’en rester là tout simplement. Vous êtes tombé en amour avec votre cerveau, et cela vous prive de tout égard envers autrui. Et vous vous prétendez chrétien…
Par ailleurs, ce que je pense de vos agissements et ce qu’en pense Expat sont deux choses différentes. Expat et vous n’êtes pas les deux seules personnes à lire ce blog. Quant à la misogynie et au harcèlement, je ne vous rappellerai pas votre comportement passé envers d’autres commentateurs féminins.
Maintenant, encore une fois, vos interventions ne sont nullement indispensables ici, contrairement à ce que vous semblez croire. Vous êtes libre d’aller voir ailleurs si l’environnement ne vous convient pas. Dernier avertissement.
@ Denis l : j’aurais du dire ‘à vomir’ désolée, mais je n’ai certainement pas le niveau de français que vous, et c’est vrai que parfois je ne connais pas la différence entre argot et français correcte. J’ai appris le français en parlant, avec des amis (donc j’ai un français un peu ‘des rues parisiennes’).
@ RM : il ne m’avait pas blessée – je n’avais pas compris le deuxième degré (ignorance is bliss ? non je ne le crois pas donc je vous remercie de m’avoir éclaircie sur le sujet).
@ tous : je vous prie de bien vouloir prendre en compte le fait que mon français parfois me fait (fasse?) défaut. J’accepte volontairement les corrections et les explications sur la langue française (je ne veux que m’améliorer), mais soyez (un peu) indulgent avec moi.
Bien. Je pense que maintenant, tout le monde a dit ce qu’il avait à dire sur la piraterie dans le golfe d’Aden. La discussion sur ce fil est terminée. Lapinos, c’est inutile de revenir, votre présence est indésirable ici. Mais c’est ce que vous cherchiez, je crois.
[Commentaires fermés sur ce fil. Robert Marchenoir]