Attila contre l’art contemporain
Le 22/02/09 à 13:02 par SK
Depuis le farceur Duchamp, l’art contemporain, c’est surtout de l’évènementiel. Orchestrer l’évènement, créer le buzz. La réalité artistique d’une oeuvre, et surtout la célébrité de l’artiste, sa reconnaissance, dépend de la mise en scène de l’évènement et de sa diffusion.
La grande force de l’art nul, c’est qu’il se nourrissait des résistances à la nullité. La moindre critique, la plus petite réserve, et la grosse artillerie anti-fasciste était mise en marche ; les critiques ne pouvaient être que de vils réactionnaires tout rassis, des suppôts de la bête immonde ; on invoquait en vrac Le Pen, Hitler, Attila, tous les ennemis de la beauté et du progrès. On osait tout, jusqu’à l’obscène. Alors le pari était gagné : le buzz était crée. Susciter les réactions des affreux, désignés comme tels grâce à cette admirable petite mécanique agit-prop faite d’amalgames et d’audacieux raccourcis, puis convoquer au chevet de l’oeuvre, ainsi exposée à la vindicte fasciste, tous les zélés défenseurs du progrès, c’était l’assurance du succès. L’oeuvre était sauvé de sa nullité objective.
Mais voilà. La petite mécanique s’essouffle. D’une part, la question de l’objet d’art n’est plus qu’une baudruche dégonflée, qui n’intéresse presque plus personne, sauf les étudiants en première année. D’autre part, il devient très difficile de choquer, de faire réagir. Et cela sera de plus en plus difficile. Dés l’âge de six ans, les gamins sont dopés à la déconstruction, au relativisme, à l’apologie de la différence, il n’y plus ce cadre étroit qui rendait possible la transgression. La rebellion aujourd’hui, c’est quoi ? Pour quoi faire ? Il n’y a presque plus de culture officielle, il n’y a plus ces normes qui permettaient la subversion. Quand la seule culture est déjà à la marge, quand la transgression devient officielle, la subversion perd tout son sens et sa substance. Le monde est blasé, voilà tout.
Le dernier refuge de l’art nul, c’est la pornographie et la scatologie. Mais contempler des étrons en bocal, des danseurs s’agiter avec des godes dans le derrière (tendance lourde, le stade anal comme ultime régression de l’art nul), ou pisser sur scène en poussant des cris d’animaux, ça va aller cinq minutes. Ca choquera peut-être les derniers bourgeois momifiés du 16ème, et encore… Les gamins d’aujourd’hui, saturés de gonzos qui feraient passer les pornos de grand-papa pour d’aimables documentaires pédagogiques, regarderont tout cela d’un oeil éteint.
Parce que tout cela est en train de crever, parce que les rebelles d’hier sont devenus les rentiers repus et écoeurants du système, parce que leur art officiel et ennuyeux sent véritablement le rance, l’hospice et la pisse de vieux, j’en suis convaincu, le monde est mûr pour une révolution esthétique.

Allez un petit tuyau pour tous les merdeux des beaux arts qui lisent ce blog : Le dernier refuge de l’art nul est à la moisissure extrême. Pire que le caca et le cul… L’authentique revendication hitléroLePéniste. L’agit prop révisionniste… Que du bonheur.
Plus sèrieusement si le fond du problême est de choquer… Autant utiliser d’aussi viles supports pour faire de la bonne propagande non ?..
Et les plus faux-culs pourront toujours se retrancher derrière le vieil alibi de l’artiste engagé qui prend le gueux par la main et le force à faire marcher son petit cerveau fainéant afin de réchéflir sur les enjeu du temps…
En vérité ça sera toujours aussi médiocre mais au moins ça fera chier les cons.
Je crains, bien plus que les dernières bribes de provocation impossible, la transformation de l’art contemporain en support militant (évidemment d’ultra-gauche). Il me semble deviner la même crainte dans le comm de D F G.
“Il me semble deviner la même crainte dans le comm de D F G.”
ça n’est pas une crainte mais un constat indifférent. Quant à l’éventuelle utilisation de l’art comptant-pour-rien à des fins militantes qui se veulent bien intentionnées mais équivalant finalement à de la démagogie pure et simple d’enfonceur de portes ouvertes… Je suis pas vraiment spécialiste en la matière mais… pour ce que j’ai pu en juger depuis que je m’intéresse au phénomène d’un oeil distrait… Il me semble que le fond commerce de l’art conptantpourien à toujours été plus où moins se que vous semblez craindre pour l’avenir.
La brève fréquentation de jeunes étudiants aux beaux arts n’aura pas vraiment infirmé ce constat.
Je crois malheureusement que les “artistes” sont majoritairement des wannabee esclaves du système, bon pour l’auto-célébration perpétuelle du dit système. L’educ nat ne prendrait pas la peine de débloquer un budget pour bourrer le mou çà ce genre de branle bite s’ils était pas utiles au bout du compte.
Il est d’ailleurs assez amusant de savoir qu’aux beaux arts on apprend tout sauf la technique. Et, selon les témoignages que j’ai recueillis à ce sujet, les notes correspondent au degré d’inféodation aux révoltes autorisées.
Pardonnez les fautes d’orthographes, j’ai répondu un peu hâtivement.
- Vous vous gourez totalement, SK. L’art contemporain prospère sur les cons, et les cons, il n’y en a jamais eu autant, l’Education nationale en produit chaque année des millions.
Avouez qu’il faut être sacrément con pour prendre Jean Nouvel pour un architecte. Jean Nouvel, c’est quoi ? Un discours heideggerien branlant, du mec qui a appris Heidegger dans “Philosophie magazine”, un discours pour en foutre plein la vue à Michel Drucker ou Laurent Ruquier, dans le genre “ni vu ni connu je t’embrouille” des frères Bogdanoff, algébriques crétins qui se font aisément passer pour des savants, eux aussi, sur un plateau de télé.
Et, à ce discours para-heideggerien, Portzamparc ou Nouvel ajoutent une aptitude particulière à prostituer l’art au Capital. Les mecs du “Bauhaus” : Kandinsky, Klee, l’Avant-garde russo-boche, Malévitch, tout ça, au moins ils s’étaient un peu cassé la tête, ils avaient fait un effort sincère pour entendre l’art (bien qu’il ne fasse aucun bruit). Maintenant, plus besoin de se casser la tête, la boutique marche toute seule, les troulecteurs d’étronimes sottises passent comme une lettre à la poste.
- Le mécénat est une façon pour des types comme Arnault et Pinault de faire un investissement rusé dans un produit d’appel, de “décorer le hall de la banque”. Le musée granguignolesque de Dali à Figuéras a servi de modèle à c’te bande de chacals pour leurs foirails d’art, même s’ils n’ont jamais réussi à faire aussi bien dans le genre (le Pompidou, à côté, pue la fonction publique à plein nez, l’usine à gaz, des caissières en uniformes aux bouquins de Céline et d’Aragon qu’on met dans des vitrines pour rehausser la valeur du reste -procédé spéculatif dit de “titrisation”).
Même quand la décote du plastique interviendra, que le goût et l’odeur du concept auront filé la gerbe jusqu’à leurs promoteurs, Pinault et Arnault seront “rentrés dans leur investissement” depuis longtemps.
- Il n’a en outre jamais été plus facile de choquer : lisez un peu la presse du XIXe siècle, et vous verrez la différence avec la presse actuelle ! Cabu, je l’aime bien, mais il a le ministère de l’Intérieur derrière lui, pas contre lui, comme Daumier.
Quand vous mettez des photos de petites filles en train de se faire tripoter dans une expo., vous êtes sûr de choquer, et pas que dans le XVIe arr. étant donné la sacralisation pédophile de l’enfance, de choquer tous les ennemis de Marc Dutroux et de Michel Fourniret.
Question “marketing”, un artiste contemporain est un pro qui n’a rien à envier à Beigbeder ou à Séguéla, ou il n’est pas. Paraît qu’il y en a même qui sous-traitent dans les pays de l’Est ou en Chine la production, pour mieux se consacrer aux relations publiques et au service après-vente.
- Mais on n’est pas tombé aussi bas du jour au lendemain. Pinault et Arnault ne sont que des pions, des maquignons.
On voit bien d’ailleurs que la “réaction” de Cézanne et Picasso est très faible si on la compare à celle des révolutionnaires de la fin du XVIIIe, les David, Géricault, Ingres, pour prendre les plus solides, qui sont plus ou moins méprisés, qualifiés de “pompiers”, mais que Picasso, Manet, Cézanne, ont largement “pompés”, sans qu’aucun de ces “pompistes” n’atteigne l’érotisme, la flamme de David, Géricault ou Ingres, pompiers peut-être, mais pyromanes dans ce cas, pas du côté de la lance à incendie et de la débandade.
- On ne peut pas faire le tour de la question, SK, sans ajouter que, bien plus que des maquignons comme Nouvel, Pinault, Arnault, Sollers, tous les fonctionnaires de l’art contemporain à la suite, ce qui a joué un rôle destructeur profond de l’art, c’est le cinéma. Parce qu’il a un rôle destructeur sur l’imagination, il désapprend à regarder la Nature. Aussi parce qu’il véhicule, de fait, la conception la plus radicalement opposée à l’art grec de Phidias ou Zeuxis, Aristote, art grec où les artistes s’abreuvent dans les périodes de superstition aiguë et de science-fiction.
- S’il y a bien un “procès”, comme dit Marx, qui coïncide avec l’aporie de la “fin de l’histoire” du national-socialiste Hegel, et accessoirement du “réac” Muray, c’est le cinéma, qui enferme dans un cercle et procure l’illusion que le passé est l’avenir, et vice-versa, mortel tropique.
Les fonctionnaires laïcs de l’art tentent bien de le dissimuler comme ils peuvent, mais les derniers vrais artistes “réacs” -je ne parle pas de la parodie d’intello pour auditeurs de “France-Culture”, l’académique Jean Clair- non, les derniers vrais réacs : Baudelaire, Delacroix, Ingres, Chenavard, tous les quatre, aussi diverses soient leurs idées sur la direction et le sens de l’art, la manière de peindre, après l’avoir expérimentée plus ou moins, ont unanimement rejeté la photographie avec dégoût, et je dirais même : avec la sainte horreur du prêtre à qui Satan propose un pacte.
(”Ontologiquement”, comme disent les crétins de la Sorbonne, le communisme marxiste est une doctrine artistique, comme le catholicisme, le vrai, celui de Shakespeare ou Bloy, aussi ne devez-vous pas être étonné qu’un adepte de la “théologie de la Libération” comme moi, s’intéresse à cette question que vous soulevez de la subornation de l’art, plus qu’à aucune autre, même si bien sûr, tout est lié – voyez par exemple, à quel point l’idéologie kopernikienne de la terre qui tourne autour du soleil est “cinématographique”, le nombre de scénarios de cinéma que cette superstition scientifique engendre, à quel point elle exalte le temps.)
Nous approchons de l’horizon des événements au delà duquel toute chose manifestée peut assumer la signification de son exact opposé et inversement mais non-exclusivement : être français, c’est ne pas être français, mais ne pas être français, ce n’est pas nécessairement être français ; être rebelle, c’est être conformiste et être conformiste c’est être rebelle, mais pas nécessairement ; être criminel, c’est aussi être victime donc être victime c’est quelque part un peu criminel etc …
C’est une psychose civilisationnelle déréalisante.
Money, Power and Modern Art, dans Asia Times Online. Sur la création du marché de l’art contemporain, qui doit être le seul marché au monde constamment haussier, quelques soient les séismes politiques et économiques.
… précision :
être français, c’est ne pas être français, mais ne pas être français, ce n’est pas nécessairement être français ou n’être que français
Autrement dit, Isha, nous sommes tous nés ici dans la galerie des Glaces, c’est-à-dire dans un panier de crabes et de scorpions. Nul ne sait d’où va venir la piqûre mortelle – de son père ? de sa mère ? -, et la survie des enfants relève du mystère.
J’ai vu des artistes se suicider, ou, pire, se prostituer. Et les chacals cracher sur leurs cadavres, le cadavre de Drieu La Rochelle.
Les commentateurs et vous préparez sans doute une exposition sur l’art dégénéré.
L’Exposition génitale de l’art est permanente, Robin du Bois joli, et on croise cinquante Goebbels dans les allées de la Fiac si on s’ennuie au point d’aller traîner ses guêtres dans ce désert.
Va plutôt jouer aux fléchettes dans un “happening”, ducon, sucer la bite de Pinault ou Arnault en croyant qu’il va en jaillir du miel.
Qu’en beau langage cela est dit Lapinos! SK, si vous voyez se lever une esthétique nouvelle, ne regardez pas trop du côté de Lapinos à moins, qu’au travers de ses mots, il ne s’agisse de votre conception de l’esthétique.
Docteur, vous êtes dur.
Toutefois, ayant moi-même passé trois ans dans une école provinciale des Beaux-arts (autant dire pas grand-chose), force m’est de constater qu’à part des soirées de beuverie et des coucheries favorisées par le statut social sur-valorisé ( et totalement usurpé à mon avis, mais qui fut sûrement cause de mon choix de cette filière) de l’artiste en nos temps troublés, on n’y fait pas grand-chose.
Quant à la technique, si elle n’est guère enseignée (allez, on trouve un ou deux vieux professeurs grincheux et réactionnaires pour enseigner l’art de la lithographie ou de la pointe-sèche), c’est aussi parce que le personnel enseignant ne la maitrise pas : des professeurs de sculpture ne sachant pas dessiner j’en ai croisé.
Et effectivement, pas besoin de savoir dessiner pour empiler des objets hétéroclites, les fixer ensemble et baptiser ça « sculpture ».
@ ObservateursDuDéliros(TM) : “Autrement dit, Isha, nous sommes tous nés ici dans la galerie des Glaces, c’est-à-dire dans un panier de crabes et de scorpions. Nul ne sait d’où va venir la piqûre mortelle – de son père ? de sa mère ? -, et la survie des enfants relève du mystère. J’ai vu des artistes se suicider, ou, pire, se prostituer. Et les chacals cracher sur leurs cadavres, le cadavre de Drieu La Rochelle.” …
… Tout ça, c’est évidemment direct au best of, mais dans un monde parfait, ce serait direct à Sainte-Anne pour l’auteur. La dégradation de l’état de ce dernier s’accélère. Et à propos de scorpions, une piqûre finale et libératrice s’impose.
L’art nul, c’est le nouvel art pompier. Conformiste, ennuyeux, radoteur.
RDB : Ah cela vous ferait plaisir hein qu’on parle ici d’”art dégénéré” ! Ca fleure bon le Berlin des années trente !
L’art nul est-il “dégénéré” ? En tous cas il est coupé des racines depuis longtemps, et il y déjà un moment qu’il tourne en rond. C’est un peu pareil pour la musique nulle , Roland de Candé explique cela très bien.
Et puis vous savez, vous devriez vous méfier des lieux communs, les réacs contre l’art contemporain tout ça. Vous connaissez Léon Daudet ?
@Denis L. : tu ne m’auras pas, vieux dard !
Lapinos : croyez-vous que les mécènes d’antan, forts riches et grands profiteurs/exploiteurs des masses laborieuses, concevaient l’art autrement qu’au service de leur éloge et de leur prestige ? N’était ce pas là aussi une forme juteuse d’investissement ? Lorsqu’un aristocrate anglais ou un riche bourgeois hollandais commandait un portrait à Van Dyck, le faisait-il en amateur éclairé ?
Bon, il y a les cinglé(e)s, comme Peggy Guggenheim, dont les motivations relèvent plutôt de la psychiatrie (et encore) , mais sinon ?
Pour en revenir au texte de SK, quoi de plus conventionnel aujourd’hui qu’un leucoderme en dreadlocks barbouillant au fusain la silhouette d’un congénère mélanoderme entrain de jouer du tam-tam à Beaubourg ?
Je pense que la subversivité consisterait plutôt à faire bouffer sa bombe de peinture à un taggeur.
Considération prosaïque, mais qui peut avoir son importance : l’art nul vieillit souvent mal. “Physiquement” parlant, j’entends : les matériaux employés ne résistent guère au temps. Les tableaux d’autrefois étaient protégés par divers moyens (vernis et autres). Aujourd’hui, allez donc vernir une “technique mixte” mêlant caca, sable, boîte de conserve et chiffon. Au final, même pieusement conservés dans un Frac, ces trucs se détériorent rapidement et ressemblent assez vite à ce qu’ils sont : des déchets.
L’art est mort avec la mort de Dieu et avec Jack Lang (discours du “l’art est pour tous” et du “nous sommes tous des artistes”.
“L’art est mort avec la mort de Dieu”
Sortez les violons…
non l’art n’est pas mort, mais le retour à des formes primitives de l’art, avec la dégénérescence de la technique, est inscrit dans le grand cycle spenglérien.
Pour étayer les propos de l´Homme Singulier (pseudonnyme ô combien baudelairien):
les musées qui possèdent les trÈs célébres pièces “mierda di artista” (1961) de Piero Manzoni ont un souci, sous l´effet de la fermentation, les boites de conservent explosent… c´est une grande perte pour l´humanité.
[...] Attila contre l’art contemporain [...]
@SK : Si ma mémoire est bonne, l’objection que vous me faites (Bernard Arnault = Jules II ou François Ier, Frédéric II, Rodolphe II, Fouquet, etc.) est exactement celle que brandit à la télé une espèce de petit parasite capitaliste, rédac’ chef d’une gazette obscurantiste subventionnée, « Télérama » ou quelque chose comme ça, contre Jean-Philippe Domecq, crétin BCBG dans le genre de Jean d’Ormesson qui attaquait la crèmerie du parasite. Non, le magazine en question, c’est l’ ‘Œil’, et c’est encore mieux comme on parle aussi de cyclone et de cyclopes, de possédés.
Ce Domecq, amateur d’aimables paysagistes anglais de l’ère industrielle ne s’est même pas aperçu que s’en prendre à la décadence de l’art, de son point de vue « jardinier », y’a pas plus stupide, vu que ce genre marque lui-même une étape vers le tarissement de la source d’inspiration naturelle.
C’est comme croire que Darwin est ‘naturaliste’, au prétexte qu’il cause de singes. Ou se placer du côté de Proust pour défendre l’art, alors que celui-ci n’en a aucune idée, pire, qu’il semble vouloir l’étouffer à la manière des fétichistes (de la muse au musée, c’est la morale fétichiste, le culte macabre de l’art, typique du tribalisme laïc sophistiqué : Lévi-Strauss). S’il vous faut une référence plus « à gauche », prenez Malraux et sa collec’ de jouets ; même Picasso, puisqu’il est à la mode, Pablitoto a aussi ce côté fétichiste où le collectionneur finit par prendre le pas sur sa science et se moquer du peuple.
La peinture de paysage précède le cinéma. Tenez, le goût d’Adolf Hitler pour le cinéma, Hitler peintre mineur de « paysages architecturés », comme Ruskin ou Turner, c’est on ne peut plus logique de sa part. Sa conception politique totalitaire, voisine, trahit le même penchant, qu’on peut qualifier de « lyrique ». Hitler n’est pas seulement peintre impressionniste, il est aussi chef d’orchestre, et des tas de bourgeois dans le genre de Proust ont été saisis aux tripes, transportés par les changements de rythme d’Hitler, ses respirations, ses charges (Hitler a tout piqué à Wagner beaucoup plus qu’à Nitche ou Darwin, et je vous accorde que ce chambard n’est pas très raffiné – succès d’estime aussi de Picasso auprès des officiers SS, plus cultivés que les nôtres, sortis de Saint-Cyr ou de l’X).
J’insiste, vous l’avez deviné, sur Hitler, vu que les actionnaires de cette comédie bien peu française de l’art contemporain essaient de se faire passer pour des gens « de gauche » aux yeux du public comateux, afin de mieux dissimuler leur « hold-up », comme le gangster qui se fait appeler « Robin des Bois ». Alors que, de toute évidence, ce sont des héritiers d’Albert Speer et, mon devoir de marxiste est de le souligner ici, des héritiers de Speer « en plus cons ». Il y a dans l’urbanisme nazi une conception de l’espace-temps moins stupide que celle de Jean Nouvel ou Portzamparc, même si on est déjà en pleine superstition relativiste.
Et on retombe sur le problème du mécène, que vous m’avez posé je pense, dans le seul but de me « tester », pas vrai, SK ? Car je ne pense pas que vous voulez rabaisser le niveau de votre blogue au niveau d’un débat télévisé animé par Frédéric Taddéi ou Isabelle Giordano, si ?
Avouez que si je prends l’exemple Bernard Arnault = François Ier ou Fouquet, c’est un petit peu trop facile à résoudre, même pour celui qui n’a pas un niveau d’éducation excédant celui d’un élève de terminale (surtout pas trop élevé, le niveau, merci, pour ne pas entraver le business).
Pas besoin d’avoir fait l’Ecole des Chartes pour distinguer Chambord de l’Opéra Bastille ou du CNIT-La Défense. Les princes saoudiens ne font pas la différence, c’est vrai, mais, comment dire, ce ne sont que des bédouins enrichis grâce aux Yankis, des bédouins à qui il ne s’agit que d’extorquer des fonds. A ces types on peut même faire gober que Karl Lagerfeld avec son déguisement de guestapette est un artiste.
La différence entre Catherine Millet ou Jean Clair et un humaniste, alors ? Trop facile encore. J’en profite quand même pour en intercaler une bien bonne à propos de Jean Clair. Elle est d’actualité puisque ce gnome vient d’être élu à l’Académie française. Trop con pour émettre une idée personnelle, ce prototype découpe de Baudelaire ou Diderot ce qui lui est nécessaire d’érudition pour abuser les Béotiens. Et où ce Clair de notaire pas très net va prendre une partie de sa science picturale -pardon : « esthétique » ? Je vous le donne en mille, dans la « Lettre sur les Aveugles » de Diderot (où Diderot essaie de démontrer que ceux qui ne voient pas voient aussi bien que ceux qui ont la vue).
Et encore, il ferait ça à la manière d’Alphonse Allais, pour jouer sur les mots, se moquer gentiment de son auditoire et le « réveiller » en douceur… mais pas du tout ! C’est au premier degré. Exactement comme ces criminels qui ont besoin de se persuader qu’ils accomplissent, si ce n’est une bonne action, du moins une action aveugle. Il faut situer le crime contre l’art au niveau où il est, celui du crime contre l’Humanité.
Des gars comme Dutroux ou Fourniret, ce ne sont que des lampistes. Et Louis XVI et Marie-Antoinette se sont fait couper la tête pour beaucoup moins que ça. Seul un esprit bourgeois étriqué, un vieux flan comme Domecq, conférencier pour dames-paroissiennes (comme La Charbinière), peut arriver à penser, qu’après tout, on doit bien pouvoir vivre sans art, idée qui ne ferait sans doute pas l’unanimité dans une tribu d’anthropophages à qui on demanderait son avis.
Donc j’en reviens à Hitler, exemple plus récent de mécène-amateur d’art éclairé, dans la mesure où il le pratique lui-même un peu, pour le comparer à Bernard Arnault. Pour convaincre Hitler de ses plans, un architecte comme Speer doit se montrer persuasif, prouver qu’il a un peu réfléchi à son programme. Peut-être même Speer s’intéressait-il vraiment à l’architecture ? Ses arguments s’en ressentent : on est plutôt au niveau de Hegel que celui de Heidegger ou de Baudrillard. Les arguments de Portzamparc ou Jean Nouvel sont fonction de leurs interlocuteurs, des crétins comme Pinault, qui n’a du doge que la bicoque, des comités d’experts bidons, de « responsables pas coupables », où tout le monde s’en fout. Si Speer n’a pas bossé un minimum son sujet, il ne passe pas la rampe. Les arguments de Nouvel, on les croirait sortis d’un distributeur automatique d’arguments, c’est tout juste s’il ne manque pas des verbes et des compléments dans son petit texte au prompteur. Bref, de la passion inquiétante de Napoléon, Baudelaire ou Hitler, on passe à la morne indifférence actuelle, qui a bel et bien l’odeur, je vous le répète, de la pourriture du Danemark et de l’immonde cinéphilie. Le cinéphile est un coprophage : c’est on-to-lo-gique, comme disent les cons.
De manière qui va vous paraître un peu systématique, je suis obligé d’aller jusqu’à l’empyrée, SK, le problème de l’idéologie de Kopernik. Puisque c’est d’abord là que triomphent la science-fiction sur la science et le cinéma sur l’art, qu’on bascule tragiquement de la forme (virile) à l’information (femelle) (Cf. aussi sur le sujet génération/création, « Partie des Animaux » d’Aristote, immense artiste trahi par le clergé catholique au profit de sataniques patenôtres).
On a bien d’un côté les « cameramen » Kopernik, Galilée, Bruno, Newton, Huygens, Descartes, toute la clique, Descartes étant sans doute le moins charlatanesque (10/20), et de l’autre les physiciens, solides savants à la science éprouvée, l’astronome Tycho Brahé, François Bacon alias Shakespeare (ennemi de Benoît XVI), Robert Fludd qui taille en pièces Newton, pour citer quelques-uns de ces “amis de Cassiopée” contre “les amis d’Hercule” (les astronomes, les vrais, comprendront).
Allez au Louvre, vous verrez, dès le XVIIe siècle on voit l’astre de l’art pâlir sous l’effet de la photographie. Rembrandt, déjà, suinte l’algèbre, annonce Jekyll et Hyde. Ou Vélasquez, un des peintres espagnols chez qui le satanisme est le plus sensible, plus que chez Zurbaran ou même Goya.
Qu’est-ce que l’art en définitive si ce n’est : « Convaincre un pauvre con de ne pas se damner ». Je vous parle en toute sincérité et en connaissance de cause, SK, car s’il y a bien quelque chose qui m’a écarté de la damnation, où les malversations du clergé démocrate-chrétien comme du clergé laïc autour de moi me poussaient petit à petit, trois pas en avant, deux pas en arrière, c’est la peinture de la Renaissance, fière et érotique, où les gonzesses n’ont pas l’air de sortir d’un camp de concentration ou de s’y préparer.
(PS : Si vous permettez, SK, mon commentaire n’est pas dédié qu’à vous, mais à tous les artistes, et Dieu sait qu’ils sont nombreux, que le régime totalitaire capitaliste et laïc a poussé au suicide ; je pense notamment à Drieu La Rochelle, pauvre pécheur qui aurait voulu « être Watteau », le pauvre ange, et ne fut qu’une bête traquée, jusqu’à aujourd’hui.
Maintenant les chacals peuvent venir, nous les attendons de pied ferme.)
Eh bien, il me faudra admettre que je suis un “petit parasite capitaliste”, grand lecteur -presque amoureux- d’un Proust béotien fétichiste et transporté par les changements de rythme d’Hitler, bien que décédé en 1922.
@SK
Pour Proust et Hitler, vous ne saviez pas?
Et l’admiration que Rimbaud portait à Staline, non plus?
Tout une écucation à refaire….
J’ai peur d’apprendre que Proust est en fait décédé dans le bunker d’Hitler en avril 45, une sturmgewehr dans les mains avec les derniers défenseurs de la Charlemagne…
@ ObservateursDuDéliros(TM) : “Hitler, peintre (…) de ‘paysages architecturés’ (…)”
http://nobeliefs.com/mementoes/HitlerMaryWithJesus.jpg
@ ObservateursDuDéliros(TM) : “Hitler, peintre (…) de ‘paysages architecturés’ (…)”
http://pics.nerdnirvana.org/d/11140-1/adolf-hitler-painting-11.jpg
@ ObservateursDuDéliros(TM) : “Hitler, peintre (…) de ‘paysages architecturés’ (…)”
http://www.flatrock.org.nz/topics/history/assets/eagles_nest.jpg
@Denis.
Ces tableaux ont été peints par un autre Hitler. Un dédommé Henri Hitler. Un social-démocrate grand admirateur de Jeanne Arendt, et mort en 1903. Encore un truc que Jean Clair cherche à cacher au public….
@ ObservateursDuDéliros(TM) : “Hitler, peintre (…) de ‘paysages architecturés’ (…)”
http://wearestjohns.com/wp-content/uploads/2008/11/hitlers-paint3.jpg
La petite sonate de Proust ne séduit pas que les cobras, mais aussi tous les gosses de Hamelin. Moi aussi j’ai aimé Proust quand j’avais dix-sept ans, et je ne dis pas que je n’ai jamais regardé un dévédé : “Sed perseverare diabolicum” (puisque bientôt on parlera plus de théologie sur votre blogue qu’au Saint-Siège).
Le truc infaillible et qui ne trompe pas chez Proust (je ne dis pas qu’il a moins de goût qu’Hitler), c’est Vermeer. Tous les peintres savent que Vermeer n’est qu’un procès photographique, ce qu’on appelle un “faiseur”, même pas sûr qu’il ait vraiment su dessiner. Voyez, comme quand une gonzesse vous dit : “J’adooore la littérature ; d’ailleurs j’ai adoré le dernier Bret Easton Ellis !”
(Quel mec n’a pas vécu une histoire plus ou moins dans ce goût-là, où il maudit la Fnac et son rayon “Génitaleries en tous genres”.)
@ SK, XP : Proust-Hitler, Rimbaud-Staline, tout ça c’est d’une importance fort relative.
L’essentiel, pour le Déliros(TM), c’est l’admiration, doublée d’affection (en tout bien tout honneur car il n’était PAS bisexuel même s’il était bigame puisque marié sous le nom de Francis Bacon ET marié sous le nom de William Shakespeare), du grand Will pour Karl Marx. Comment, d’ailleurs, ne pas lire clairement dans Hamlet un hommage à la lutte des classes s’achevant par la dictature du prolétariat ?
Le symétrique de cet amour étant la haine, que dis-je, l’aversion démoniaque de Copernic pour Drieu la Rochelle.
@ ObservateursDuDéliros(TM) : “j’ai aimé Proust quand j’avais dix-sept ans” …
… Faut tout de même être sacrément pervers pour avoir des goûts pédophiles à l’adolescence.
@ ObservateursDuDéliros(TM) : “Hitler, peintre (…) de ‘paysages architecturés’ (…)”
http://i18.tinypic.com/6opl8w7.jpg
Hitler ET Churchill. C’est le devoir des blogueurs de révéler ce que les médias laïcs et capitalistes s’efforcent de dissimuler, à savoir que les deux fauteurs de la dernière guerre (moi je mets même Churchill devant Hitler question culpabilité, quoi que ça peut se discuter), les deux fautifs sont deux peintres impressionnistes. Etant donné qu’on ne cesse de nous rabattre les oreilles avec les impressionnistes et leur nénuphars. Blum est plutôt une sorte de sous-Proust, lui, pas très loin de “La Petite Maison dans la Prairie”.
- Hitler : http://www.art-for-a-change.com/blog/images/june08/chapman_hitler.jpg
(il y en a plein d’autres, mais j’ai choisi celui-là à cause de l’arc-en-ciel gay, bien sûr.)
- Et Churchill : http://www.ukauction.info/wp-content/uploads/2008/04/winston-churchill-auction.jpg
L.-F. Céline avec son personnage de Courtial des Péreire dans “Mort à Crédit” a parfaitement compris que le personnage emblématique du capitalisme, c’est l’ingénieur frappadingue, l’ancêtre de ceux qui, aujourd’hui, en fabriquant des joujous à trois milliards d’euros comme le collisionneur LHC, balancent sans vergogne l’argent par les fenêtres, et qui osent en plus réclamer des augmentations à Sarkozy (!), hypocrisie sans nom puisqu’ils sont, au moins autant que Sarkozy, les employés du CAC 40.
Mais Céline a oublié que le peintre impressionniste fait partie de la physionomie du capitalisme aussi. Pas tout à fait oublié, vu que le daron de Céline est lui-même peintre impressionniste amateur, à côté de son job à l’Abeille-Assurance, un excité de première comme l’Adolf, qui tient toute sa famille sous son joug, et contre lequel Ferdinand se rebiffe quand même.
Dieu = pédé
(signé : le Déliros(TM))
* * *
Livre de la Genèse, chapitre 9, versets 12 à 17 :
“Et Dieu dit: C’est ici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours:
j’ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre.
Quand j’aurai rassemblé des nuages au-dessus de la terre, l’arc paraîtra dans la nue;
et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair.
L’arc sera dans la nue; et je le regarderai, pour me souvenir de l’alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la terre.
Et Dieu dit à Noé: Tel est le signe de l’alliance que j’établis entre moi et toute chair qui est sur la terre.
Oh là là, j’en ai mal au crâne.
je me souviens qu’avec un ami on avait un peu forcé sur le chirouble dans un bar gauchiste pittoresque du 11ème. Cela me fait le même effet.
@ SK : Mal au crâne, pour six malheureux petits versets ? Vous êtes bien sensible.
Il y a moins de risque à être bisexuel, Denis L. Au moins on ne court pas le risque comme un fier hétéro de se rendre compte à quarante ou cinquante balais qu’on s’est gouré en fin de compte de parties.
Si les tenanciers de ce blogue permettent un petit aparté moral dans une rubrique consacrée à l’art, on peut dire qu’au plan religieux :
- le judaïsme tend vers l’hétérosexualité ;
- la religion réformée ou sa petite soeur laïque, profondément réactionnaires, tendent vers l’homosexualité ;
- et que le catholicisme tend, lui, vers ce que vous appelez la ‘bisexualité’, et qui serait plutôt, disons le contraire du féminisme laïc, une émancipation de la femme, mais pas par l’argent – surtout pas le nivellement par le bas !
Il est évident que Shakespeare est “bisexuel” dans ce sens-là, plus encore que Karl Marx, certainement parce que François Bacon vit dans une société beaucoup plus avancée que la nôtre ou celle de Marx. La propagande gay se sert en fait, Michel-Ange par exemple, de ce qui est le plus éloigné de sa conception déterministe artificielle. Et ça marche parce qu’il y a des tas de fiers hétérosexuels disposés à croire en face que Michel-Ange est une tapette parce qu’il ne dessine pas des gonzesses anorexiques avec des gros nibards comme on voit au cinoche !!
S’il y a bien un artiste qui n’est pas articifiel, c’est Michel-Ange, mais c’est extrêmement difficile à faire comprendre à un cinéphile aujourd’hui, pour qui en quelque sorte le cinéma, c’est la nature, et la science de Michel-Ange l’artifice. L’inversion est totale parce que la téléologie est complète. Le cinéma c’est la réflexion pure : le temps/la mort.
C’est pas à vous que je vais apprendre l’importance des reines et des femmes dans l’histoire de la Renaissance britannique, Denis.
Ce qui n’empêche pas Hamlet d’envoyer Ophélie se faire voir au couvent, et plutôt deux fois qu’une, parce qu’elle est le prototype de la gonzesse hyperconventionnelle dans le genre Caroline Fourest ou Christine Boutin, obsédées du PACS (variante laïcarde du mariage chrétien de droit divin et composante de la théologie de la “bonne mort”. Vous avez déjà entendu parler de la “petite mort” ? Ainsi les sado-masochistes ou les suppôts parlent du sexe, pour qui l’art et le sexe constituent une déviance, la diagonale du fou).
Bien sûr que la lutte des classes est dans “Hamlet” !
La pièce de Bacon est une des charges les plus terribles de l’histoire contre le Léviathan. Hamlet ne règle pas ses comptes avec tel ou tel traître. Ils le sont tous, Y COMPRIS Horatio. Marx ne cherche pas plus à régler des comptes personnels. Les coups de poignards d’Hamlet sont contre l’Empire, cette grosse baleine, vous savez, celle dans laquelle Jonas finit par bien se sentir (Jonas est un précurseur de Proust).
Il n’y a qu’un connard comme Berthold Brecht pour voir en Hamlet un “bourgeois”, pour croire qu’il renonce à sa vengeance. Hamlet ne renonce à rien. Restif vous a dit comme Léon Bloy est troublé par la ressemblance entre le Paraclet et Satan ? Pour Hamlet, chevalier du Saint-Esprit, c’est la même chose : il est troublé. Ce qui vaut mieux que de se vautrer dans une bauge pleine de spéculations germaniques, comme un cardinal écarlate.
Karl Marx et Engels sont très loins d’êtres des connards comme Brecht. Si vous croyez que Marx fait apprendre à sa fille des pièces de Shakespeare plutôt que des pièces de Corneille ou de Victor Hugo par hasard, c’est que vous confondez Marx avec Freud ou à peu près.
Un gauchiste qui boit du chirouble est sans doute moins près de l’Enfer qu’un luthérien qui détourne la Bible. Pour Denis, Hitler = Dieu.
Pourquoi Lapinos a-t-il rebaptisé son blog Ilys?
@ Restif : Bonne question…
En mémoire d’un collectionneur de lampes de poche du nom de Mercutio, Restif, qui m’avait proposé de collaborer à ILYS, et qui se marre peut-être s’il lit ça, s’il s’est pas engagé dans les troupes de Ben Laden, comme j’avais parié avec un pote qu’il finirait (Les Saoudiens sont fous de gadgets eux aussi).
Quant à vous mes lascars, vous n’avez même pas de blogue il me semble, vous êtes donc ce qu’on appelle de vrais squatteurs. XP, SK, WW, IS et BB ont plus qu’à faire péter les gonzesses en technicolor et nos deux tontons flingueurs réacs rappliquent pour commenter la chair fraîche.
@ Restif : “vous mes lascars, vous n’avez même pas de blogue il me semble” …
… C’est parce qu’on n’a pas le niveau^^
denis l. : je ne parlais pas de ces versets, non, mais du déluge lapinesque.
Lapinos: “En mémoire d’un collectionneur de lampes de poche du nom de Mercutio”. C’est sûr, là, il va se marrer.
C’est votre grand-frère, c’est ça ? Ou vous étiez un de ses louveteaux ?
“… C’est parce qu’on n’a pas le niveau^^” (denis I) Exact. De plus je blogue déjà. Sur papier. Chez Dassault. qui me paye grassement pour décrire par le menu les amours de Bloy et de Shakespeare (. N’écoutez pas les historiens démocrates chrétiens qui vous racontent qu’ils ne sont pas de la même époque. Shakespeare-Cervantès-Bacon tenait de Paracelse l’élixir de longue vie. Il refit carrière fin 19e sous le masque de Mirbeau…
(je vous croyais initié La terrine,d’où mes allusions.)
@ Restif : “Chez Dassault. qui me paye grassement pour décrire par le menu les amours de Bloy et de Shakespeare” …
… Ah bon ? Vous aussi ? Si on n’était pas libéraux, on devrait faire un syndicat^^
(maintenant que je suis au courant, je vais leur faire une offre moins cher pour récupérer votre part du bizness – vous ne m’en voudrez pas : survival of the fittest, you know…)
@Denis -N’y pensez même pas! Je sais deux-trois choses sur la compta-qui-n’existe-pas. Ne m’obligez pas à des mesures…regrettables.
Tiens… Survival of the Fittest c’est aussi le titre d’un morceau qui va réjouir les zoreilles de denis l. … il va trouver ça très cool. Hu hu hu hu !
http://www.deezer.com/track/survival-of-the-fittest-T50914
Plus sérieusement…
à propos de l’art contemporain… voir l’intervention de Finky chez moi :
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/03/14/vous-avez-dit-art-contemporain.html
et également, écouter l’EXCELLENTE émission en mp3 du Canal Académie consacrée à l’Art Contemporain qu’on peut trouver tout à la fin de cette note-là :
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/03/17/vous-avez-dit-art-contemporain-ii.html
Je suis profondément navré que d’habilles employeurs de la langue française tel que vous semblez l’être ne soient pas capables d’avoir un vrai débat de fond sans se rabaisser au niveau de l’école maternel en y ajoutant le lexique des insolants. Les idées naissent dans le respect et la compréhention. Chacun d’entre vous tente pompeusement d’argumenter non pas dans l’optique de trouver un équilibre mais juste de faire taire son “opposant de fortune” en revendiquant avec véhmence son nom. J’imagine que l’égo doit en prendre un coup et je ne me dit pas meilleur que vous. Je pense juste que la tolérance dans les idées est plus utile qu’une juxtapopsition de pamphlets fossilisés balancé entre deux insultes en vue d’une gratification personnelle par la démonstration. Voilà tout est dit vous avez maintenant un objet de coalition en la hargne commune contre ma personne. Je vous laisse vous entre déchirer comme des lâches planquer derrière leurs claviers dans l’espoir que ces quelques mot aie changer votre façon de vivre une dialectique sur un forum, mais j’en doute.
Analysons ce commentaire. Il commence par nous appeler à plus de respect et de tolérance. A faire taire nos égos. Et à œuvrer au rapprochement des individualités autour de débats constructifs et apaisés, car les idées naitraient du respect et de la compréhension. Juste avant de nous traiter de lâches, pour quelque chose que nous n’avons pas encore fait (qui appartient donc au domaine du procès d’intention), et de nous accuser de nous “planquer derrière nos claviers”. Absurde quand l’auteur du commentaire écrit sur ces mêmes claviers (ce qui semble logique pour publier sur le net), et se cache alors tout autant. Insultes totalement gratuites et auto-réalisatrices, qui doivent susciter “la hargne commune contre [sa] personne”. Scénario bien rôdé, où l’insulteur se dépeint comme une victime, après nous avoir reproché notre véhémence. Heureusement qu’il glisse : “je ne me dit pas meilleur que vous”. Ouf !